Skip to main content

Full text of "La Cinématographie Française (Jan-Jun 1940)"

See other formats


LIBRARY 

THE  MUÊEU'Vi 
OFMOOERN  art 

fiecêived: 


LIVRAISON  15  FÉVRIER  1940 


GABY  MORLAY  * MICHEL  SIMON 
ANDRÉ  LEFAUR  ★ JULES  BERRY 
CLAUDE  DAUPHIN  ★ JACQUES  BAUMER 

DANS 

UN  FILM  DE 

YVES  MIRANDE 


PARIS 

NEW-YORK 

Mise  en  scène  de  YVES  MIRANDE 
avec  [la  collaboration  de  CLAUDE  HEYMANN 

AVEC 

GISÈLE  PREVILLE 

ET 

RENÉ  ALEXANDRE 

Sociétaire  de  ia  Comédie  Française 

AIMÉ  CLARIOND 

Sociétaire  de  la  Comédie  Française 

MAURICE  E ESCANDE 

Sociétaire  de  la  Comédie  Française 

MARCEL  SIMON 

ET 

MARGUERITE  PIERRY 

VENTE  EXCLUSIVE  POUR  LE  MONDE  ENTIER 


PRODUCTION 

R É G I N A 


Tél  : BAlzoc  13-17,  13-18  Ad.  Tél.  : FRAN'CINEXSO-PAR IS 


CHAMPS-ELYSÉES, 


DISTRI  BUTION 

FILMSONOR 

A R I S- 8e 


4 4 , 


JJI!llllllllllllllillltllllll!!lllllllllllllllllllllll!lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllMIIIIIIII!llllllllllllllli!IIIIIIIIIIIIIIU 

SOCIETES  EN  ACTIVITE 


DEMANDEZ  A 


VEDIS-FILM 

79,  Champs-Elysées,  PARIS 
Tel.  : Elysées  94-03 


le  programme  qui  vous  manque 
pour  assurer  votre  maximum 


of 

Société  anonyme 

122,  Champs-Elysées 

Téléph.  : lialzac  38-10  et  11 
vous  offre  toute  une  série  de  grands  films 


LES  FILMS 


Marcel  Pagnol| 

13,  rue  Fortuny,  PARIS  I 

Téléphone  : Carnot  01-07  ] 


37,  Avenue  des  Champs-Elysées 
PARIS  (VIIIe) 
Téléphone  : Balzac  40-38 
Câbles  : LEREBEN-PARIS 


LES  FILMS  CRISTAL 

63,  Champs-Elysées,  Paris 

Téléphone  : Elysées  60-00 
Ronde  des  Heures  Vignes  du  Seigneur 
Claudine  à l'Ecole  - - Enfant  de  Troupe 
Marraine  du  Régiment  — Moulin  dans  le 
Soleil  Héros  de  la  Marne 
Vous  Seule  que  j’aime 
Cas  de  Conscience  — Saturnin 
L’Ombre  du  2e  Bureau 
Après  Mein  Kampf,  mes  Crimes,  par 
A.  Hitler 


LES  PRODUCTIONS 

FOX-EUROPA 

DISTRIBUTEURS  DE 


LES  ACTUALITES 

FOX-MOVIETON 


FRANCHI  EX 

FRANCINEX 

44,  Champs-Elysées,  PARIS  ( 8“) 
Téléphone  : Balzac  13-17,  13-18 


EDITIONS  EMILE  CAPELIER 

27,  rue  de  Turin,  Paris  (8e) 

Téléphone  : Europe  49-40 

Petite  Peste  2.500  ni.) 

Mot  de  Cambronne  (1.200  ni.) 

Sans  Elle  (800  m.) 

Documentaires  : 

Traditions  marseillaises  (800  ni.) 
Pêcheries  d’ Automne  (600  m.) 


coiip£&tiï’ 


5,  avenue  Velasquez: 

PARIS  (8e)  \ 

Tél.  : Laborde  88-50| 
(6  lignes  groupées)! 


L'ÉCRAN  FRANÇAIS 

31,  rue  Guyot,  PARIS  (17  ) 

= Tél.  : Wagram  18-27 

| Location  de  matériel  et  de  films  16  m/m 
\ sonores  et  parlants.  ( Films  récréatifs 
éducatifs,  scolaires.  Dessins  animés 
\ etc.,  etc...) 


.****, 


c£L Ï222 

^aamounf^ 

1,  rue  Meyerbeer,  Paris  (9e) 
Tél.  • Opéra  34-30 


27,  rue  Dumont-d’Urville,  PARIS 

Téléphone  : Kléb.  93-86 


| ROBERT  JOUAT 

= 24,  rue  de  Trévise,  Paris  (9e) 

ï Provence  38-36 

TOUS  LES  ACCESSOIRES 

POUR  LA  CABINE 

\Lampes  excitatrices  — Cellules  — Charbons 
! Miroirs  — Tambours,  etc... 


PARIS 

FILM 

LOCATION 

79,  CHAMPS-ÉLYSÉES 

Adr.  Télégr.  : PARIFILM 
Téléphone  : Balzac  19-45 


Représentant  général  pour 
Europe  Continentale 
Ernest  WETTSTEIN 
116  bis,  av.  des  Champs-Elysées 
PARIS 

Tél  : BAL.  34-38 
Câbles  ERWETT-PARIS 


[Les  Films  AGI  MA  N S.  A. 

1,  rue  de  Berri,  Paris  (8e) 

Eivsées  81-31  et  la  suite 


= distribuent  pour  la  Région  Parisienne 

KATIA  - EUSEBE  DEPUTE 
| PETITES  ALLIEES  - MARS  N ELLA 
| VIDOCQ  - CHASTE  SUZANNE 

S 


Représentant  de 

FILMS  EMKA 

Bruxelles 

OMNIA  FILMS  Ltd 

Londres 

exclusive  des  meilleurs  films  anglais  : 

ÏPY  IN  BLACK  (Conrad  Veidt 
9^.  Champs- El>s.ci-s  et  Valéry  Hobson)  - Q PLAN  ES 

^SCCS  ’ ' (Laurence  Olivier  R.  Richardson) - 

ROYAL  DIVORCE  (P.  Blanchard  - Ruth  Chatterton) 
TWENTY  ONE  DAYS  (Lauren  ce  Olivier  - Vivian  Leigh) 
THUNDER  IN  THE  CITY  <Edw.  G.  Robinson) 
etc...  etc... 


FILMSONOR| 

44,  Champs-Elysées  = 
PARIS  | 

Nous  vous  rappelons^ 
les  grands  succès  : ^ 

Sons  les  Toits  de  Paris= 
La  Kermesse  héroïque = 
Entrée  des  Artistes |j 

IMF 


CHASSE 

GARDEE 


pillllllllllllllllllllllll!llllllllllll!llll| 

= 2 2*  ANNEE  Ü 


cuve 


= PRIX  J 5 Francs  | 



LE  CINEMA  FRANÇAIS 

REDACTION  ET  ADMINISTRATION  : 

29,  rue  Marsoulan,  Paris  (12e) 
Adr.  Télégr.  : LACIFRAL  Paris. 


RAPHIE 


Directeur  : Paul  Auguste  HARLÉ 

Rédacteur  en  chef  : Marcel  COLIN-REVAL 


i|  N°  1.105  = 

= 6 JANVIER  1940  J 

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiË 

Téléphone  : Diderot  85-35  (3  lignes  group,) 
Compte  chèques  postaux  n°  702-66,  Paris 
Registre  du  Commerce,  Seine  n°  291-139. 

Abonnement  : 

France  : 121  fr.  20. 

Etranger  : 200  et  250  francs. 


Présidence  du  Conseil 
Commissariat  Général  à l’Information 
3e  Division 

Service  Cinéma-Photo 

Réglementation  applicable 
à l’évaluation 

des  Indemnités  de  réquisition 

COMMUNIQUÉ 

La  réglementation  applicable  à 
l’évaluation  des  indemnités  de  réqui- 
sition de  l’espèce  (établissement  à 
usage  d’exploitation  commerciale) 
tait  actuellement  l’objet  d’études  de 
mise  au  point  de  la  part  de  la  Com- 
mission Centrale  de  Règlement  des 
Réquisitions  et  du  Conseil  d’Etat. 

Ces  études  seront  terminées  vrai- 
semblablement au  cours  du  mois  de 
janvier  1940  et  aboutiront  à des  tex- 
tes qui  seront  insérés  au  Journal  Of- 
ficiel. 

En  attendant,  et  pour  gagner  du 
temps,  les  exploitants  des  entreprises 
de  spectacles  cinématographiques  ré- 
quisitionnés pourraient  préparer^  leur 
dossier  de  demande  d'indemnité,  en 
accord  avec  l’autorité  requérante, 
dans  les  conditions  prévues  par  l’ar- 
ticle 45  du  règlement  du  28  novembre 
1938  (J.  O.  du  29). 

L’autorité  requérante  visée  ci-des- 
sus est  l’autorité  au  nom  de  laquelle 
a été  signé  l’ordre  de  réquisition  re- 
mis aux  prestataires  : normalement, 
pour  les  besoins  militaires,  c’est  le 
service  de  l'Intendance,  et  pour  les 
besoins  civils,  c’est  le  Préfet  ou  le 
Maire  par  délégation  du  Préfet. 


La  Taxe  Ornent  est  due  par  tons 


Presque  journellement,  on  nous  si- 
gnale des  incidents  à propos  du  règle- 
ment de  la  Taxe  d’Armement. 

Four  nous-mêmes,  nous  sommes  obli- 
gés de  reconnaître  que  certains  appor- 
tent une  mauvaise  volonté  à admettre 
que  cette  taxe  est  due  par  tous,  Fran- 
çais et  Etrangers. 

Nous  constatons  avec  regret  que 
c’est  parmi  ces  derniers  que  nous  trou- 
vons le  plus  de  récalcitrants  et,  cepen- 
dant, dans  la  période  que  nous  traver- 
sons, ils  devraient  comprendre  qu’ils 
sont  privilégiés  puisque  les  commer- 
çants et  industriels  français  sont  aux 
Armées,  et  paient  la  Taxe  d’Armement 
sans  discuter. 

Heureusement  que  nous  connaissons 
bon  nombre  d’étrangers  qui  compren- 
nent mieux  leur  devoir  et  que  leur  amour 
peur  la  France  n’incite  pas  seule- 
ment à profiter  des  avantages  qu’ils 
rencontrent  chez  nous.  — R.  V. 


L’Exécution  des  Contrats 
en  temps  de  Guerre 

Le  Syndicat  Français  des  Directeurs 
présente  ses  arguments 


Par  une  lettre  datée  du  28  décembre,  M. 
Raymond  Lussiez  répond  à la  lettre  que  la 
Chambre  Syndicale  Française  des  Distri- 
buteurs lui  a adressée  le  23  novembre. 

Nous  publions  cette  lettre  aussitôt. 

La  lettre  des  Distributeurs  a été  lue  dans 
nos  colonnes  le  2 décembre. 

Comme  M.  Lussiez  semble  nous  faire  grief 
de  l’avoir  publiée  avant  L'Ecran,  nous  pré- 
cisons que  le  double  nous  en  a été  remis 
par  le  Syndicat  des  Distributeurs,  avec  la 
recommandation  d’attendre  huit  jours  afin 
que  L’Ecran  la  publie  en  même  temps  que 
nous.  La  semaine  suivante,  le  Syndicat  nous 
informa  qu’il  était  avisé  que  L’Ecran  la  pu- 


Monsieur  le  Président 
de  la  Chambre  Syndicale  Française 
des  Distrilmteurs  de  Films, 

122,  rue  La  Boétie,  Paris. 


Monsieur  le  Président, 

Notre  Association  a reçu,  ces  temps  derniers, 
deux  lettres  émanant  de  rédacteurs  anonymes, 
et  relatives  à la  question  des  contrats  de  films 
passés  avant  l’ouverture  des  hostilités. 

Sur  ces  lettres,  dépourvues  de  signature  et 
établies  sur  papier  ne  portant  aucune  en-tête 
syndicale,  nous  avons  toutefois  relevé  l’indica- 
tion, à la  machine  à écrire,  du  titre  de  votre 
Association  et  de  celui  de  l’autre  organisation 
des  Distributeurs. 

Vous  avez,  au  demeurant,  dû  prendre  connais- 
sance du  texte  de  la  première  de  ces  lettres,  qui 
a été  reproduite  dans  l’organe  corporatif  La 
Cinématographie  Française,  alors  que  ses  desti- 
nataires, c’est-à-dire  les  administrateurs  du 
Syndicat  Français,  n’avaient  pu  encore  être  in- 
formés de  sa  teneur;  ce  qui  constituerait,  vous 
nous  l’accorderez  aisément,  un  procédé  pour  le 
moins  surprenant:  dans  les  relations  intersyn- 
dicales, si  toutefois  ces  lettres  émanaient  des 
groupements  de  Distributeurs,  ce  que  nous  ne 
saurions  croire  sauf  avis  de  votre  part. 

Car  dans  leurs  communications  successives, 
les  rédacteurs  anonymes  ont  ajouté  à leurs  al  - 
légations  erronées  des  commentaires  discourtois 
à l’égard  du  Syndicat  des  Directeurs,  sans  tenir 
compte  d’une  sommation  à publication  à l’en- 
contre de  L’Ecran,  basée  sur  un  droit  de  réponse 
invoqué  sans  fondement. 

Certes,  depuis  les  hostilités  (et  peut  être  par 
suite  du  départ  aux  armées  de  nombreux  dis- 
tributeurs français),  certains  groupements  des 
loueurs  de  films  ont  cru  devoir  tenter  d’appor- 
ter des  solutions  personnelles  à des  problèmes 
présentant  un  caractère  général. 

Sortant  de  la  réserve  à laquelle  semblait 


blierait  bien  dans  le  suivant  numéro.  Nous 
l’avons  donc  donné  à lire  le  2 décembre. 
Mais  L’Ecran  ne  la  publia  pas  et  ne  parut 
plus,  ensuite,  pendant  trois  semaines  ! 

La  querelle  est  de  peu  d’importance. 
Plus  grave  est  le  débat  concernant  les 
contrats,  car  il  prolonge  une  pause  com- 
merciale très  dangereuse,  qui  dure  de- 
puis quatre  mois  maintenant. 

Il  faut  hâter  la  sortie  des  films.  Il  faut 
rétablir  le  rendement  normal  de  la  Dis- 
tribution. Sinon  la  production  française 
sera  frappée  mortellement. 

Est-ce  cela  que  l’on  cherche  ? 

Paul  Auguste  H. 


pourtant  devoir  les  contraindre  la  présence 
dans  leur  sein  de  nombreux  éléments  étrangers, 
ces  groupements  ont  fait  appliquer  par  les  dis- 
tributeurs (qui  exigeaient  alors  termes  et  dé- 
lais de  leurs  propres  fournisseurs),  des  mesures 
coercitives  immédiates,  à l’encontre  des  direc- 
teurs de  cinéma,  mesures  de  coalition  d’autant 
plus  illégales  qu'elles  s’adressaient  en  nombre 
de  cas  à des  Français  combattants  ou  mobili- 
sés, bénéficiant  par  cela  même  des  dispositions 
légales  promulguées  dès  la  mobilisation. 

Ces  mêmes  groupements  de  Distributeurs  se 
sont  cru  en  droit  par  ailleurs  de  déchirer  l’ar- 
ticle 6 des  « Conditions  générales  de  Location 
des  films  »,  pourtant  revêtues  de  leurs  signa- 
tures, en  décidant  que  seraient  dorénavant  sup- 
primés deux,  sur  trois,  des  modes  de  location 
formellement  établis  par  ledit  Contrat-Type; 
et  seules,  les  volontés  solidaires  des  directeurs 
de  cinéma,  répondant  à l’appel  de  leur  syndicat, 
ont  pu  faire  justice  de  cette  prétention  de  ne 
traiter  dorénavant  qu’au  « pourcentage  avec 
minimum  ». 

Quoi  qu’il  en  soit,  notre  Bureau  directeur, 
après  expédition  des  affaires  utiles,  a considéré 
que  cette  fin  d’année  lui  accordait  le  loisir  de 
mettre  au  point  cette  question  des  écrits  des 
rédacteurs  anonymes,  à laquelle  il  n’attache 
d’importance  que  parce  qu’elle  lui  permet  de 
confirmer  une  nouvelle  fois  le  point  de  vue 
unanime  du  Conseil  d’Admiuistration  et-  de 
l’Assemblée  Générale  du  Syndicat  Français  des 
Directeurs  de  Théâtres  Cinématographiques. 

Il  importe  que  les  Directeurs  de  cinéma  adop- 
tent, chacun  en  ce  qui  le  concerne,  une  attitude 
absolument  nette  concernant  les  contrats  de 
films  signés  avant-guerre,  afin  de  se  prémunir 
contre  toutes  difficultés  pouvant  surgir  lors  de 
la  sortie  éventuelle  de  ces  films  pendant  les 
hostilités  ( c’est-à-dire  dans  des  conditions  qui 
n’avaient  pu  être  prévues  lors  de  la  signature 
des  contrats ). 

Il  importe  qu’ils  échappent  au  reproche  de 


rxxxxxx:  cine 


RAPHIE 

5>C 


♦♦♦♦♦♦♦♦ ♦ ♦ ♦ ♦♦♦♦♦♦ ♦ ♦ ♦♦ ♦♦ 


n’avoir  pas  pris  position  en  temps  voulu. 

Il  importe  enfin  que  leurs  interventions  au- 
près de  leurs  fournisseurs  puissent  être  établies, 
le  cas  échéant,  par  une  preuve  écrite. 

C’est  pourquoi  L'Ecran,  organe  syndical  d’in- 
formation et  de  défense  de  l’Exploitation,  a 
consacré  à la  question  une  série  d’articles,  ainsi 
qu’une  lettre-type,  établie  par  son  conseil  juri- 
dique, M"  Georges  Lévêque. 

C’est  pourquoi  L’Ecran  a reproduit  les  par- 
ties essentielles  du  texte  de  l’article  12  des 
« Conditions  générales  de  Location  »,  permet- 
tant dans  le  cas  de  force  majeure  : la  résilia 
tion  ou  la  suspension  (pour  60  jours  au  maxi- 
mum), des  contrats  et,  dans  le  cas  d’événements 
imprévisibles,  détruisant  l’équilibre  des  conven- 
tions intervenues,  la  révision  desdits  contrats 
de  location. 

Dans  leur  première  missive,  les  rédacteurs 
anonymes  des  communications  précitées  ont 
adressé  à L’Ecran  le  reproche  de  n’avoir  pas 
reproduit  le  texte  « intégral  » de  cet'  article  12. 

Ce  reproche  est  puéril,  vous  en  conviendrez 
vous-même,  en  constatant  que  les  alinéas  vo- 
lontairement omis  ont  trait  à des  situations 
particulières  sans  rapport  avec  l’état  présent, 
et  que,  par  conséquent,  leur  suppression  avait 
pour  seul  but  d’alléger  la  lecture  du  texte  gé 
néral,  et  partant  de  faciliter  sa  compréhension 
au  seul  vu  de  la  situation  présente. 

Voici  d’ailleurs  le  texte  intégral  des  alinéas 
sus-visés;  chacun  sera  ainsi  à même  de  juger 
si  leur  non  reproduction  fut  susceptible  de 
changer  en  quoi  que  ce  soit  la  nature  du  pro- 
blème qui  nous  préoccupait  : 

« Sont  notamment  considérés  comme  cas  de 
« force  majeure 

» a)  Le  lock-out  des  Distributeurs  de  films  ou 
« des  Directeurs  de  salles  cinématographiques 
« qui  aurait  été  approuvé  par  le  Comité  de 
« l’Union  Syndicale  des  Distributeurs  de  Films 
« et  par  l’Union  des  Chambres  Syndicales  Fran- 
» çaises  des  Théâtres  Cinématographiques; 

« b)  L’intervention  d’une  mesure  de  police 
« locale  suspendant  ou  prohibant  la  représen- 
« tation  du  film  en  public  pour  des  motifs 
« tenant  exclusivement  au  film; 

« c)  Le  refus  du  visa  par  la  Commission  de 
ii  Censure. 


« Peuvent  être  considérés  comme  cas  de  révi- 
c sion  éventuelle  : l’augmentation  des  taxes 
« existant  ou  la  création  de  taxes  nouvelles  sur 
ii  les  salles  ou  sur  les  films;  l’aggravation  des 
« droits  de  douane  existant  ou  l’établissement 
« de  droits  nouveaux  sur  les  films;  les  restric- 
n tions  à l’imnortation  des  films  étrangers,  l’in- 
« terdiction  d’exporter  des  capitaux  ». 


Il  est  également  de  notre  devoir  de  relever 
une  regrettable  confusion  commise  par  les  ré- 
dacteurs anonymes  lorsqu’ils  prétendent  établir 
la  nécessité,  dans  tous  les  cas,  de  soumettre  les 
litiges  à.  la  Commission  Mixte  de  Conciliation 
et  d’Arbitrage. 

En  effet,  les  trois  derniers  paragraphes  de 
l’article  12  (faisant  obligation  de  citer  devant  la 

Les  Producteurs  américains  annoncent 
une  Réduction  du  nombre  de  leurs  Films 
pour  l’année  I940-J94I 


La  plupart  des  grandes  maisons  de  dis- 
tribution américaines  annoncent  que  leur 
programme  de  production  sera  réduit  quan- 
titativement pour  la  saison  1940-1941.  Los 
films  moyens  dits  de  classe  « B » vont  être 
progressivement  abandonnés.  Des  firmes 
comme  Warner  et  Paramount  annoncent 
que  leur  programme  se  limitera  à 40  ou  45 
films  contre  60  par  exemple  en  1938-1939. 

On  estime  que  la  production  américaine 
de  1940-1941  ne  dépassera  pas  300  films  de 
long  métrage.  Mais  ces  films  seront  exploi- 
tées d’une  façon  toute  nouvelle  et  plus  rému- 
nératrice. Les  salles.  qui  en  sortie  générale 
ne  gardaient  un  film  que  deux  ou  trois 
jours,  les  garderont  à l’affiche  au  moins  une 
semaine. 

On  estime  que  de  cette  façon  les  recettes 
des  grands  films  pourront  presque  être 
doublées.  — Pierre  A. 


Annie  Vernay  et  Paul  Cambo  dans  une  scène  du  film 
Chantons  quand  même.  Production  A.  Bourlet, 
réalisé  par  Pierre  Caron. 


Commission  de  Conciliation),  ne  s’appliquent 
pas  à la  totalité  de  l’article  12;  celui-ci  com- 
prend deux  parties  : 

n Force  majeure  » 
et  « Révision  éventuelle  ». 

Et  c’est  uniquement  à cette  dernière  éven- 
tualité que  s’applique  l’obligation  de  citer  de- 
vant la  Commission  de  Conciliation. 

Il  n’est  que  de  relire  le  texte  de  l’antépénul- 
tième alinéa  pour  s’en  convaincre.  Ne  débute- 
t-il  pas  exactement  en  ces  termes  : 

» La  partie  réclamant  la  révision...  » 
ce  qui  constitue  une  indication  précise  et  limi- 
tative. 

Ceci  établi,  vous  nous  permettrez  de  vous  in- 
diquer - et  ceci  fut  exposé  longuement  à notre 
Assemblée  Générale  — que  le  problème  des  con  - 
trats  d’avant-guerre  est  extrêmement  complexe 
avec  tous  ses  cas  particuliers,  qu’il  s’agisse  de 
salles  réquisitionnées,  de  salles  fermées,  de 
salles  dont  l’activité  est  réduite  (et  pour  quels 
motifs;  et  dans  quelles  proportions),  ou  qu’il 
s’agisse  de  films  sortis  (ou  non),  présentés  (ou 
non),  datés  (ou  non),  avec  dates-limites  expi- 
rées (ou  non),  etc.,  etc... 


Dans  les  principaux  cinémas  de  Rome, 
le  film  français  a toujours  une  place  pré- 
pondérante. 

C’est  ainsi  que  nous  notons  le  succès 
durable  d’«  Orage»,  de  Marc  Allégret 
(Charles  Boyer-Michèle  Morgan)  au 
Diana,  la  permanence  du  « Petit  Roi  », 
de  Julien  Duvivier  (Robert  Lynen)  au 
cinéma  Eden,  et  Filodrammatici,  la  sortie 
du  « Récif  de  Corail  » (Jean  Gabin-Mi- 
chèle  Morgan)  au  Plinius,  et  l’étonnant 
succès  continu  de  « François-I*”  » avec 
Fernandel,  dans  plusieurs  cinémas  de  la 
capitale  italienne,  notamment  au  Prin- 
cipe,au  Signora.  Et  « Katia  » (Danielle 
Darrieux)  tient  toujours  ses  records  au 
Fossati. 

Ajoutons  que  Florence,  Naples,  Milan, 
Turin  affichent  également  plusieurs 
films  français,  notamment  « Orage  » et 
« Katia  » qui  sont,  dès  à présent,  les 
films-leaders  français  dans  la  péninsule. 


C’est  pourquoi  L’Ecran,  interprète  du  Conseil 
d’Administrntion  et  de  l’Assemblée  Générale,  a 
recommandé  aux  Directeurs  d’examiner  le  texte 
de  l’article  12,  et  les  possibilités  qu’il  pouvait 
leur  offrir,  à la  lueur  de  leur  situation  particu 
lière;  c’est  pourquoi  il  leur  a suggéré  de  de- 
mander les  conseils  syndicaux  en  cas  de  doute 
de  leur  part  sur  l’aspect  particulier  de  leur 
situation. 

Mais  nous  ne  saurions  trop  le  répéter,  il  im- 
portait avant  tout  que  les  Directeurs  prissenl 
rapidement  position  nette,  et  écrite  de  préfé- 
rence, devant  leurs  fournisseurs. 

Les  événements  ont'  apporté  à nos  dires  une 
prompte  confirmation.  Dès  à présent,  la  sortie 
des  films  nouveaux  semble  devoir  se  précipiter 
et  de  nombreux  Distributeurs  usent  de  la  lettre 
recommandée  pour  en  informer  les  Directeurs 
contractants. 

Ceux-ci  n’ont -ils  pas  eu  raison  de  prendre 
auparavant  une  position  précise  à l’égard  de 
leurs  fournisseurs  ? 

Que  ces  derniers  n’aient  pas  apporté  une 
adhésion  spontanée  à la  thèse  soutenue  par 
leurs  clients,  le  fait  était  prévisible. 

U est  dorénavant'  établi  de  la  façon  la  plus 
nette,  puisque  les  Directeurs  ont  reçu  des  Dis- 
tributeurs une  réponse  établie  d’ailleurs  sur  un 
modèle  uniforme,  et  constituant  une  fin  de  non 
recevoir  sur  laquelle  nous  aurons  à revenir. 

Il  n’était  donc  pas  « tendancieux  » (ainsi  que 
l’ont'  affirmé  avec  plus  de  légèreté  que  de  cour- 
toisie nos  correspondants  anonymes)  de  prévoir 
cette  réaction  devant  notre  Assemblée  Générale. 

Nous  avons  dit  aux  Directeurs,  je  le  souligne 
à nouveau,  que  leur  Syndicat  était  à leur  dis- 
position pour  examiner  le  cas  sur  lesquels  ils 
ne  croiraient  pas  pouvoir  se  prononcer  eux- 
mêmes. 

Nous  vous  disons  aujourd’hui  que,  fidèles  à 
la  politique  de  conciliation  et  de  collaboration 
qui  fut  toujours  la  nôtre,  nous  ne  refuserons 
pas  d’examiner  avec  vous  tous  les  cas  litigieux 
qui  pourraient  nous  être  signalés. 

Encore  faudrait-il  que  votre  Association  ainsi 
que  l’autre  Chambre  Syndicale  des  Distribu- 
teurs, veuille  bien  renoncer  à prendre  des  déci- 
sions unilatérales  pour  tous  les  problèmes  com- 
muns à la  distribution  et  à l’Exploitation  et 
qu’elle  s’astreigne  à prendre  comme  base  vala- 
ble des  rapports  entre  clients  et  fournisseurs 
les  conditions  générales  de  location  des  films. 
que  nous  avons  signées  les  uns  et  les  autres, 
nue  nous  n’avons  pas  dénoncées,  ni  les  uns  ir 
les  autres,  et  que,  pour  notre  part,  nous  n’avons 
jamais  considérées  comme  un  chiffon  de  pnpie" 

Veuillez  agréer.  Monsieur  le  Président,  l’as- 
surance de  ma  considération  distinguée. 

Le  Président  : 

N.-P.  Déférant  au  désir  de  nos  correspon- 
dants anonvmes,  nous  reproduisons  dans  L’E- 
cran les  lettres  qu’ils  nous  ont  adressées  ainsi 
que  le  texte  de  la  présente  réponse  et  nous  de- 
mandons à La  Cinématographie  Française  de 
reproduire  cette  dernière  comme  suite  à sa  pré- 
cédente insertion. 


line  Nouvelle  Salle  I Bruxelles 


On  termine  à Bruxelles,  dans  le  cadre 
des  Galeries  Saint-Hubert,  une  nouvelle 
salle  cinématographique  dans  laquelle  l’ar- 
chitecte a composé  une  atmosphère  proven- 
çale, tant  par  l’architecture  proprement 
dite,  évoquant  l’intérieur  du  Cloître  Sainte- 
Trophime,  d’Arles,  que  dans  les  hauts-re- 
liefs de  Marc  van  der  Borgt. 

L’optimisme  est  de  règle  à Bruxelles,  où 
ce  cinéma,  en  construction  depuis  septem- 
bre, s’annonce  comme  la  salle  des  grandes 
exclusivités. 


TABLEAU  TELEPHONIQUE 


Nous  prions  nos  lecteurs  de  faire 
la  correction  suivante  dans  le  tableau 
téléphonique  1940  : 

Films  Sefert  : Gutenberg  11-77  et 
non  11-17. 


Le  Film  Français  maintient  sa  place 
dans  V Exploitation  Italienne 


rrTTITTTXTYTXXXXXXXXXIX: 


CSM  «MTQKRAPHIE 


Duvivier  commence  à Nice  « Untel  Père  et  Fils  » 


Donnant  le  bon  exemple  et  bravant  ton- 
ies les  difficultés,  Julien  Duvivier  vient 
d’entreprendre  aux  studios  de  la  Victorine 
la  réalisation  d’un  grand  film  dont  il  a 
composé  le  scénario  en  collaboration  avec 
Marcel  Achard  et  Charles  Spaak. 

Les  studios  de  la  Victorine,  très  éprouvés 
par  le  cantonnement  des  troupes  alpines, 
ont  repris  leur  visage  habituel.  Les  dégâts 
seront  vite  réparés  et  plusieurs  plateaux 
ont  été  immédiatement  remis  en  état  afin 
de  permettre  un  travail  normal. 

Duvivier  veille  depuis  une  dizaine  de 
jours  au  montage  des  décors  très  impor- 
tants dont  les  maquettes  sont  dues  à Guy 
de  Gastyne.  11  me  parle  avec  un  enthou- 
siasme fort  légitime  de  sa  distribution. 

Edmond  Epardaud. 
» 

La  Grande-Bretagne  dégèle  50%  des 
Recettes  nettes  des  Filins  Américains 

Londres.  — Oliver  Stanley,  Président  du 
Board  of  Trade,  a annoncé  la  décision  du 
gouvernement  britannique  d’autoriser  que 
30  % du  revenu  provenant  des  films  améri- 
cains exploités  dans  le  Royaume-Uni  pour- 
ra être  exporté  vers  les  Etats-Unis. 

Cette  décision  était  attendue  avec  impa- 
tience depuis  plusieurs  semaines.  Cinquante 
pour  cent  des  recettes  nettes,  faites  par  les 
films  américains  dans  les  salles  britanni- 
ques, resteront  sous  le  contrôle  d’un  orga- 
nisme composé  de  distributeurs  et  de  re- 
présentants du  Board  of  Trade.  En  fait, 
l’arbitre  décisif  sera  la  Banque  d’Angleterre 
et  sa  décision  en  ce  qui  concerne  l’emploi 
de  ce  pourcentage  est  attendue  avec  un  in- 
térêt exceptionnel. 


La  Présidence  de  la  Biennale  de  Venise, 
en  considération  des  raisons  qui  rendent 
toujours  impossible  la  convocation  du  Jury 
international  pour  l’attribution  des  récom- 
penses aux  films  étrangers,  prévues  par  ie 
règlement  de  la  VIIe  Exposition  Internatio- 
nale d’Art  Cinématographique,  qui  a eu  lieu 
à Venise  au  mois  d’août  1939,  a décidé,  avec 
l’approbation  du  Ministère  de  la  Culture 
Populaire,  compte  tenu  des  votes  exprimés 
par  les  délégués  des  différentes  nations  et 
les  membres  italiens  du  Jury,  de  décerner, 
en  substitution  des  récompenses  susdites, 
les  prix  suivants  (énumérés  par  ordre  al- 
phabétique des  pays)  : 

a)  Coupe  de  la  Biennale  de  Venise  poul- 
ies meilleurs  films  à scénario  : 

au  film  Robert  Kosh.  Prod.  Tobis  Film- 
kunst  (Allemagne); 

au  film  La  Fin  du  Jour.  Prod.  Régina 
Film  (France); 

au  film  The  Four  Feathers.  Prod.  London 
Film  (Grande-Bretagne); 

à la  sélection  des  films  japonais  (Japon); 

à la  sélection  des  films  suédois  (Suède). 

b)  Plaques  de  Bronze  pour  les  meilleurs 
courts  métrages  : 

au  film  Raeuber  unter  Wasser.  Prod. 
U.F.A.  (Allemagne); 

au  film  Koennen  Tiere  denken  ? Prod. 
U.F.A.  (Allemagne); 


New  York  se  plaint  du  manque 
de  Grands  Films  Français 

Nous  lisons  dans  îe  journal  américain 
de  spectacle  Variety  (numéro  du  2S  no- 
vembre) que  ie  cinéma  Fiimarte  de  New 
York,  spécialisé  dans  les  films  français, 
a dû  fermer  ses  portes  le  26  novembre, 
faute  de  films  fiançais  assez  importants 
pour  pouvoir  continuer  avec  succès  ce 
genre  d’exploitation.  Le  même  journal 
nous  apprend  que  le  cinéma  LittSe  Carne- 
gie, qui  passait  aussi  des  films  français, 
doit  donner,  maintenant,  des  films  amé- 
ricains en  seconde  vision. 

Il  y a pourtant,  actuellement,  de 
grands  films  français  terminés  qui  rem- 
porteraient certainement  du  succès  aux 
Etats-Unis.  Nous  sommes  persuadés  que 
des  œuvres  comme  « La  Charrette  fan- 
tôme »,  « ta  Loi  du  Nord  »,  « L’Enfer 
des  Anges  » ,et  plusieurs  autres,  se- 
raient fort  bien  accueillies  là-bas.  Il  se- 
rait temps  de  les  y présenter.  Pierre  A. 


La  Suisse  tourne  un  Film  de 
Propagande  "MOB  39" 


Mob  39  (Sous  le  Casque)  est  un  film 
de  propagande,  tourné  avec  le  concours 
de  l’Armée  helvétique,  et  qui  montrera  la 
défense  des  frontières  suisses  par  l’armée 
et  les  corps  d’élite  montagnards  appelés 
en  Suisse  « Diables  Blancs  ».  Les  lignes  de 
défense  suisses,  les  unités  motorisées,  les 
organisations  du  spectacle  aux  armées 
s’amalgament  dans  ce  film  panoramique  fait 
avant  tout  pour  la  population  suisse,  qui 
suivra  ainsi  les  lignes  frontières  de  son 
pays,  fort  bien  garnies  en  hommes  et  en 
machines  défensives  dans  le  cadre  d’un 
film  où  l’intrigue  romancée  est  interprétée 
par  des  artistes  suisses. 


au  film  L’Agneau  mystique.  Prod.  André 
Cauvin  (Belgique); 

au  film  Chartres.  Prod.  Robert  de  Nesle 
(France)  ; 

au  film  The  Tough’un.  Prod.  G.  B.  Ins- 
tructional  (Grande-Bretagne)  : 

au  film  Tokyo  - Péking  - Chosen.  Prod. 
Board  of  Tourist  Industry  (Japon); 

au  film  Au  Pays  des  Motzs.  Prod.  Sous- 
Secrétariat  de  la  Propagande  (Roumanie); 

au  film  Santorin.  Prod.  Tem  Films 
(Suisse). 

c)  Médailles  de  Bronze  pour  autres  films  à 
scénario  distingués  par  leurs  qualités  artis- 
tiques ou  techniques  : 

au  film  Es  irai-  eine  rauschende  Ball- 
nacht.  Prod.  U.F.A.  (Allemagne); 

au  film  Margarita,  Armando  g su  padre. 
Prod.  Lumiton  (Argentine); 

au  film  Tulak  Macoun.  Prod.  Reiter-Film 
(Bohême); 

au  film  Jeunes  Filles  en  Détresse.  Prod. 
Globe  Film  (France); 

au  film  The  Mikado.  Prod.  Général  Film 
Distributors  (Grande-Bretagne) ; 

au  film  Bors  Istvan.  Prod.  Atelier-Film 
(Hongrie); 

au  film  Veerting  Jaaren.  Prod.  Comité 
National  (Hollande); 

au  film  The  Golden  Harvest  of  the  Wit- 
watersrand.  Prod.  African  Film  Produc- 
tions Ltd  (Union  Sud-Africaine). 


A TOULOUSE 

DEUX  IMPORTANTES  REOUVERTURES 

Les  Variétés  (Siritzky)  : 

Cet  important  établissement  vient  d’effec- 
tuer une  brillante  réouverture,  le  samedi  23 
décembre  sous  la  direction  du  circuit  Si- 
ritzky. 

En  effet,  on  nous  présenta,  en  même 
temps  qu’à  Paris,  la  nouvelle  œuvre  de  Sa- 
cha Guitry,  Ils  étaient  Neuf  Célibataires. 

Cette  excellente  production,  qui  bénéficie 
d’une  interprétation  hors  de  pair,  a re- 
cueilli lin  éclatant  succès  auprès  du  public- 
toulousain. 

En  résumé,  brillante  première  qui  fera 
date  dans  les  annales  cinématographiques 
de  notre  ville. 

Voici  les  premiers  titres  de  films  qui  pas- 
seront ensuite  dans  cet  établissement  : Cir- 
constances atténuantes,  L'Homme  du  Niger, 
Marseille  mes  Amours. 

Le  Plaza  (M.-G.-M.)  : 

Inaugurant  lui  aussi  sa  saison,  le  samedi 
23  décembre,  la  direction  du  Plaza 
(M.-G.-M.)  avait  porté  son  choix  sur  Tarzan 
a trouvé  an  Fils,  présenté  pour  la  première 
fois  en  France.  — B.  Bruguière. 

♦ 

Après  New  York  le  film  Français  “REGAIN” 
remporte  ne  sros  succès  à Hollywood 

De  Hollywood,  M.  Marcel  Pagnol  vient  de 
recevoir  le  câble  suivant  : 

Félicitations  pour  votre  magnifique 
film  « Regain  » qui,  après  avoir  conquis 
la  critique  de  New  York,  est  maintenant 
présenté  à Hollywood,.  Mérite  d’être 
considéré  comme  le  meilleur  film  étran- 
ger présenté  en  U.  S.  A.  l’an  passé. 
Meilleures  pensées  et  Happy  New  Year, 
signé  : Pau!  Kohner. 

Après  avoir  signalé  l’accueil  enthousiaste 
dont  ce  film  de  Marcel  Pagnol  a été  l’objet 
en  Amérique,  nous  pensons  que  le  texte  du 
câble  ci-dessus  se  suffit  à lui-même. 


S Le  French  Cinéma  Center,  distributeur 
de  Harvest,  a acquis  les  droits  pour  l’Amé- 
rique de  la  comédie  de  Marcel  Pagnol  : Le. 
Schpountz. 

Deux  nouveaux  films  français,  Dernière 
Jeunesse  et  L’Emigrante,  ont  été  importés 
par  la  Transatlantic  Distributors  Inc.  aux 
Etats-Unis. 


Claude  May,  Alibert  et  Marcel  Vallée  dans  !« 
Roi  des  Galéjeurs,  film  de  Fernand  Rivers 
(Distr.  D U.C.) 


Les  Prix  de  la  Biennale  de  Venise  viennent  d’être  attribués 

«La  Fin  du  Jour», «Chartres»  et  «Jeunes  Filles  en  détresse » sont  couronnés 


4 

ran 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


LXE  CIINE 


jraphie  miinimmmiiiriT 


LA  PRODUCTION  FRANÇAISE 
a bien  commencé  la  Nouvelle  Année 
Deux  Films  ont  été  mis  en  œuvre  cette  semaine 


UNTEL  PERE  ET  FILS 


Auteurs  : Marcel  Achard, 
Charles  Spaak  et  Julien 
Duvivier. 

Adaptation  : Marcel  Achard, 
Charles  Spaak  et  Julien 
Duvivier. 

Dialogues  : Marcel  Achard. 

Réalisateur  : Julien  Duvi- 
vier. 

Assistants  : Pierre  Duvivier 
et  Robert  Vernay, 

Chef -opérateur  : J. -N.  Krü- 
ger. 

Opérateur  : Alphand. 

Décors  : Guy  de  Gastyne. 

Régie  générale  : Pinoteau. 

Musique  : Jean  Wiener. 

Ingénieur  du  son  : Béjin. 

Photogr.  : Royer  Forster. 

Studios  : Centrazur  (Nice). 

Script-girl  : Fanny  Michel. 

Enregistrement  : W.  E. 

Maquilleur  : Chakatouny. 

Monteuse  : Marthe  Poncin. 


Interprètes  : Raima.  Louis 
Jouvet,  Michèle  Morgan, 
Renée  Devillers,  Suzy 
Prim,  Lucien  Nat,  Jean 
Mercanton,  Colette  Dar- 
feuil,  Pierre  Magnier,  Ro- 
bert Le  Vigan,  Harry  Kri- 
mer,  Sinoël,  Génin,  Berge- 
ron. 

Directeur  de  Production  : 

Lévy-Strauss. 

Product.  : Transcontinental. 

Vente  : Columbia. 

Epoque  : De  1870  à 1939. 

Cadres  : Les  petits  milieux 
bourgeois  français. 

Sujet  : La  vie  d’une  famille 
de  paysans  français,  élevée 
à la  grande  bourgeoisie,  et 
ses  réactions  devant  les 
grands  événements  qui  dé- 
chirent le  pays  en  70  ans. 

Commencé  le  2 janvier  1940. 


LA  DEMOISELLE  DU  TABAC  ( Miquette  et  sa  Mère) 


Auteurs  : Robert  de  Fiers  et 
.4.  de  Caillavet. 

Dialogues  : Jean  Boyer. 

Réalisateur  : Jean  Boyer. 

Assistant-technique:  Chris- 
tian Chamborant. 

Chef-opérateur  : Bujarcl. 

Opérateurs  : Lucas  et  Jan- 
vier. 

Décors  : Jacques  Laurent- 
Atthalin. 

Régie  générale  : Harris. 

Musique  : Jane  Bos.  Chan- 
sons : Van  Parys. 

Studios  : François-ICT. 

Enregistrement  : H amodier. 

Script-girl  : Mlle  Hochet. 

Maquilleur  : Alberti. 

Monteuse  : Mlle  Hautecœur. 

Interprètes  : TJlian  Harvey, 
Lucien  Baroux,  André  Lc- 
faur,  Léon  Bélières,  Mar- 


guerite Pierry,  Suzanne 
Dantès,  Agnès  Capri,  Da- 
niel Clérice,  Madeleine 
Suffel. 

Administrateur  : Forney. 

Prod.  : Union  Française  de 
Production  cinématogra- 
phique. 

Distribution  : G.E.C.E. 

Epoque  : Moderne . 

Cadres  : Une  petite  ville 
française,  Paris  milieux 
théâtraux. 

Sujet  : Miquette,  fille  d’une 
marchande  de  tabac  pro- 
vinciale revient  d’Angle- 
terre avec  des  idées  d’é- 
mancipation. Elle  suit  un 
imprésario  jusqu’il  Paris 
pour  faire  du  théâtre. 
Reussira-t-elle?  En  tout  cas, 
elle  trouvera  le  bonheur. 

Commencé  le  2 janvier  1940. 


BELLE  REPRISE  DANS  LA  REGION  DU  NORD 


(De  notre  correspondant  particulier.) 


Quantité  de  salles,  qui  avaient  fermé  leurs 
portes  en  septembre,  ont  repris  leur  exploi- 
tation avec  succès. 

Constatation  importante  : Un  état  d’es- 
prit nouveau  est  né  de  la  situation  présente, 
principalement  dans  les  grandes  villes.  Ac- 
tuellement, beaucoup  d’amateurs  - — sinon 
tous  — - préfèrent  revoir  un  film  déjà  ancien 
(de  l’an  dernier  ou  d’il  y a deux  ans)  plu- 
tôt que  de  se  passer  de  spectacles. 

Les  militaires  forment  un  appoint  con- 
sidérable à la  clientèle  des  salles  de  la  Ré- 
gion du  Nord  et  de  nombreux  directeurs  af- 
fichent tout  naturellement  un  « prix  spé- 
cial » très  réduit  pour  les  soldats.  Mieux 
même,  dans  certaines  agglomérations,  des 
séances  spéciales,  entièrement  réservées  à 
la  Troupe,  sont  organisées  à des  prix  de 
faveur  par  des  directeurs  avisés  qui  font 
chaque  mois  salle  comble,  tout  en  favori- 
sant l’enthousiasme  et  le  moral  du  soldat 
français.  — G. 

LILLE 

Toutes  les  grandes  salles  ont  repris  nor- 
malement leur  exploitation  et  quelques  éta- 
blissements présentent,  de  temps  en  temps, 
un  film  de  récente  réalisation.  Signalons  en 
particulier  l’effort  de  Cinécliic  (Directeur  : 
If.  Hermez)  qui  a présenté  en  exclusivité 
Toute  la  Ville  danse  en  novembre,  Petite 
Princesse  en  couleurs,  pour  les  fêtes  de  la 
Noël;  de  Familia  (Directeur  : M.  Beseond) 
qui  a présenté  Fric-Frac;  du  Caméo  (Direc- 
teur ; M.  Clamond)  avec  Elle  et  Lui. 

La  formule  générale  est  « permanent  » 
de  15  heures  à 23  heures  ou  23  h.  30  avec 
dernière  séance  commençant  à 20  h.  30. 

Dans  l’ensemble,  reprise  de  films  à suc- 
cès de  la  saison  dernière  ou  des  saisons 
précédentes.  Prix  des  places  : 5 et  8 francs 
avec  prix  réduits  pour  militaires  (rue  de 


Béthune);  dans  les  salles  d’actualités,  prix 
spéciaux  de  2 francs  pour  militaires,  mal- 
gré l’importance  du  programme  ( Alerte  aux 
Indes  au  Cinéac,  Dortoir  de  Jeunes  Filles 
aux  Actualités,  par  exemple). 

DUNKERQUE  ET  ENVIRONS 

Huit  salles  fonctionnent  actuellement  à 
Dunkerque  (4),  Malo  (1),  Rosendæl  (2), 
Saint-Pol  (1)  dans  l’importante  aggloméra- 
tion dunkerquoise. 

Programmes  composés  presque  exclusi- 
vement de  reprises.  Par  exemple  : Palais 
Jean-Bart  : Grande  Illusion;  Royal  : La  Ba- 
ronne et  son  Valet;  Sainte-Cécile  : Raphaël 
le  Tatoué;  Music-Hall  : Saratoga;  Casino  : 
L’ Abbé  Constantin  (séances  organisées  au 
profit  des  œuvres  de  secours  aux  soldats 
mobilisés);  Olympia  : L’Etrange  Monsieur 
Victor. 


André  Lefaur,  Pierre  Brasseur,  Renée  Saint-Cyr, 
et  Henry  Garat  dans  le  Chemin  de  l’Honneur, 


CALAIS 

Les  diverses  salles  sont  ouvertes  eto 
comme  dans  les  autres  villes  de  la  région 
présentent  des  « reprises  » : 

BOULOGNE 

Le  Kursaal  el  le  Rexy,  qui  avaient  fermé 
en  septembre,  ont  rouvert  leurs  portes  avec 
succès  en  novembre.  Au  Kursaal,  la  séance 
de  réouverture  a été  faite  au  profit  des  œu- 
vres aux  mobilisés. 

Même  formule  : Reprises  de  films  à suc- 
cès et  de  temps  en  temps  quelques  films  de 
1939. 

SAINT-OMER 

Le  Familia  a rouvert  ses  portes  en  no- 
vembre; il  y a donc  de  nouveau  Irois  sal- 
les en  exploitation  : Le  Familia,  le  Moderne 
et  le  Gaumont. 

Formule  normale  d’exploitation  : Séan- 
ces le  samedi  soir,  le  dimanche  (deux  séan- 
ces, celle  du  soir  commençant  à 19  h.  30) 
et  le  lundi  soir. 

Le  cinéma  Moderne  donne  chaque  se- 
maine une  séance  spéciale  pour  la  Troupe. 
Ces  séances  sont  exclusivement  réservées 
aux  militaires;  le  programme  est  le  pro- 
gramme normal,  mais  les  places  sont  au 
prix  unique  de  1 fr.  50.  Cette  manifesta- 
tion est  fort  appréciée  de  la  troupe.  — ( 


1 Charles  Boyer,  qui  vient  d’arriver  à 
New  York-  ne  tournera  pas  avec  Deanna 
Durbin  comme  il  avait  été  annoncé,  mais 
dans  un  autre  film.  En  attendant,  il  fait  une 
tournée  de  conférences  de  propagande. 

S Amsterdam,  qui  fait  maintenant  le  ti- 
rage des  films  destinés  à Java  — tirage  fait 
précédemment  à Paris  — est  fort  en  retard 
dans  l’envoi  des  films,  et  Java  commence  à 
s’inquiéter. 

H Le  Canada  réduit  de  10  % les  droits  de 
douane  sur  les  films  britanniques. 

B Le  Mexique  a réduit  les  droit  sur  les 
films  d’Argentine  à la  moitié  de  ceux  payés 
par  les  Etats-Unis. 


ROGER  KARL  DANS 


LE  FILM  LE  PLUS  SENSATIONNEL  DU  MOMENT  ! 


Téléphone  : Elysées  60-00 
Télégr.  ; FILMCRISTA 


DISTRIBUE  PAR 


LES  FILMS  CRISTAL 


63,  CHAMPS-ELYSEES, 
PARIS 


" APRÈS  MEIN  KAMPF... 


MIS 


CRIMES! 

par  Adolf  HITLER  " 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


CINE 


FR 


R/\PHIE 

SE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


ANALYSE  ET  CRITIQUE  DES  FILMS 


Stanley  et  Livingstone 

(Les  Conquérants  pacifiques) 

Drame  héroïque 
parlé  en  anglais  (G) 


Origine  : Américaine. 

Auteur  : Henry  liing. 
Interprétation  : Spencer  Tra- 
cy,  Sir  Cedric  Hardwick, 
Nancy  Kelly,  Richard  Greene. 
Stud.  : Twentieth  Century-Fox. 
Enregistrement  : W.  E. 
Production-Edition:  Twentieth 
Century-Fox. 


L’épopée  de  Henry  Stanley, 
journaliste  envoyé  par  James 
Gordon-Bennett,  à la  recherche 
du  Docteur  Livingstone,  mis- 
sionnaire et  explorateur,  fait 
pénétrer  Stanley  en  plein  cœur 
de  l'Afrique  orientale.  Ce  qui 
n'était  au  début  que  le  prétexte 
d’un  grand  reportage,  le  plus 
sensationnel  de  l’époque,  de- 
vient dans  l’esprit  de  Stanley, 
mieux  que  la  « sensation  » du 
New  York  Herald,  une  sorte  de 
mission  de  la  civilisation  dans 
l’Afrique  sauvage.  Revenu  par- 
mi les  hommes  blancs,  il  por- 
tera le  cri  d’espoir  de  Living- 
stone à ses  compatriotes,  mais 
on  ne  croira  pas  Stanley  qui  a 
pourtant  passé  une  année  à bat- 
tre les  jungles  et  les  montagnes, 
à résister  à tous  les  dangers  : 
hommes,  fièvre,  bêtes  féroces... 
On  est  sur  le  point  de  rejeter 
Stanley  comme  un  fraudeur 
quand  on  apprend  la  mort  de 
Livingstone  qui  a envoyé  son  j 
suprême  message  à Stanley,  en 
lui  demandant  de  reprendre  sa 
tâche,  et  de  continuer  à faire 
pénétrer  la  civilisation  dans 
l’Afrique  barbare. 

A aucun  moment,  ce  film  ne 
donne  une  impression  de 
« Composé  ».  Il  semble  que 
Stanley  nous  ait  emporté  dans 
ses  bagages  portés  par  les  files 
de  noirs.  Cette  valeur  de  vécu, 
nous  la  sentons  intensément,  et 
tout  ce  qui  a été  enregistré  en 
pleine  Afrique  s’allie  fort  bien 
tant  par  le  cadrage  que  par  la 
tonalité  photographique  aux 
scènes  de  studios  ou  aux  rac- 
cords joués  par  les  artistes.  De- 
magnifiques  scènes,  telle  l’in- 
cendie de  la  jungle,  la  nuit  de 
fièvre  de  Stanley,  le  chant  des 
noirs  du  Tanganyika,  l’arrivée 
de  Stanley  devant  Livingstone 
séduisent,  soit  par  leur  ampleur, 
soit  par  leur  émouvante  simpli- 
cité. 

Et  Spencer  Tracy  donne  au 
visage  du  reporter  Stanley,  de- 
venu par  la  contagion  de 
l’exemple,  un  explorateur  pres- 
que missionnaire,  une  flamme 
et  une  chaleur  admirables.  Sir 
Cedric  Hardwicke  a dessiné  un 
Livingstone  émacié,  incompa- 
rable. Le  couple  des  jeunes  gens 
est  campé,  sans  fadeur,  par  Ri- 
chard Greene  et  Nancy  Kelly. 
Ce  film  est  un  très  beau  film,  et 
une  belle  action.  — x.  — 


Trois  Nouvelles  Productions 
Américaines  sur  les  Champs-Élysées 


« Mademoiselle  et  son 
Bébé  » (Bachelors  Mothers), 
production  R.  K.  O.  nous  ap- 
porte la  plus  récente  mani- 
festation du  cinéma  améri- 
cain de  comédie,  pimpant, 
gracieux  et  tendre.  C’est 
vraiment  Sa  réussite  de  la  dé- 
licatesse dans  l’expression. 

Mais  « Stanley  et  Living- 
stone »,  épopée  africaine 
(production  Twentieth  Centu- 
ry  JFoxj  et  « Good  Bye  Mr 
Chïpps  »,  histoire  d’une  car- 
rière d’éducateur,  presque  un 
sacerdoce  (Production  Bri- 
tannique M.-G.-M.),  apparais- 
sent comme  des  œuvres  d’une 
noblesse  et  d’une  beauté  aux- 
quelles le  grand  public  ne  se 

i P — ^ — — 

Mademoiselle  et  son 
Bébé 

(Bachelors  Mothers) 

Comédie  parlée  en  anglais  (G) 


Origine  : Américaine. 
Réalisation  : Garson  Kanin. 
Interprétation  : Gingers  Ro- 
gers, David  Niven,  Frank  Al- 
bertson. 

Studios  : R.  K.  0. 
Enregistrement  : R.  C.  A. 
Production  : R.  K.  0.  Radio 
Pictures. 

Edition  : R.  K.  0.  Radio  Films. 


Cetle  gentille  comédie  toute 
parfumée  de  jeunesse  et  de  ten- 
dresse est  le  premier  film  pré- 
senté, au  moins  en  France,  du 
réalisateur  Garson  Kanin.  Les 
Américains  ont  le  secret  de  ces 
jolies  histoires  sentimentales 
presque  féeriques. 

De  l’aventure  de  cette  jeune 
vendeuse  de  grand  magasin  qui 
passe  pour  la  mère  d’un  bébé 
abandonné  qu’elle  a tenu  dans 
ses  bras  à la  porte  d’un  asile 
d’enfants,  Garson  Kanin  a tiré 
une  suite  de  scènes  plus  fraî- 
ches les  unes  que  les  autres. 
Comment  la  petite  vendeuse 
pimpante  et  jolie  s’attache  au 
bébé  que  le  sort  malin  lui  oc- 
troyé, comment  son  jeune  et  ri- 
chissime patron  s’intéresse  à la 
fois  à la  fausse  mère  et  au  bébé, 
et  finit  par  demander  en  ma- 
riage la  demoiselle  pour  hériter 
de  toute  la  famille,  c’est  ce  que 
nous  raconte  le  film  qui  fait  rire 
el  passe  de  l’attendrissement  le 
plus  ému  au  cocasse  le  plus  dé- 
bridé. Miracle  de  la  mesure  et 
de  la  technique  assouplie  à l’ex- 
pression des  sentiments  les  plus 
fugaces.  Et  quelle  excellente 
photo,  aux  recherches  savantes! 

Ginger  Rogers,  qui  ne  danse 
pas  ici,  au  moins  en  attraction, 
joue  la  comédie  délicieusement, 
et  le  comédien  anglais  David 
Niven,  élégant  et  charmant,  est 
son  parfait  partenaire.  — x.  — 


trompe  pas.  Ces  films  rendent 
un  son  authentique  de  gran- 
deur, et  exaltent  le  courage. 

il  faut  que  la  production 
cinématographique  française 
future  s’inspire  de  tels  exem- 
ples. Nous  avons,  nous  aussi, 
nos  Stanley  et  nos  Living- 
stone... Rappelons-nous  Char- 
les de  Foucauld  et  le  film 
qu’en  tira  Léon  Poirier  : 
« L’Appel  du  Silence  ». 

Et  la  vie  d’un  modeste  mé- 
decin de  campagne  ou  d’un 
instituteur  de  province  peut 
être  le  prétexte  d’un  beau 
film.  Cela  ne  vaut-il  pas  tous 
les  mauvais  garçons  de  tous 
les  ports  ? 

Lucie  Derain. 


Good  byeMisterChipps 

Comédie  dramatique 
parlée  en  anglais  (G) 

Origine  : Britannique. 
Réalisation  : Sam  Wood. 
Auteur  : James  Hilton. 
Interprétation  : Robert  Donat, 
Greer  Garson. 

Production  : M.-G.-M.  Sydney 
Franklin. 

Studios  : Brilish  Studios. 
Edition  : M.-G.-M. 


Une  belle,  grave  et  touchante 
œuvre  qui,  mettant  en  scène  les 
milieux  universitaires  anglais, 
ne  pouvait  être  tournée  que 
dans  des  studios  anglais  et 
jouée  par  des  comédiens  britan- 
niques. 

C’est,  mieux  qu’une  histoire  à 
grande  mise  en  scène,  le  récit 
par  l’image  d’une  vocation  de 
professeur,  d’éducateur. 

Le  héros  : M.  Chipping  d’a- 
bord jeune  professeur,  chahuté 


Les  petits  tambours  au  mn  Vive 


par  sa  classe  apprend  durement 
le  métier  de  maitre.  Des  vacan- 
ces lui  font  connaître  une  jeune 
fille  qui  devient  sa  compagne 
attentive  et  sa  collaboratrice. 
Elle  influe  sur  sa  vie  de  telle 
sorte  que  le  grave  et  sévère  M. 
Chipping,  détesté  parce  que  ce 
timide  ne  savait  pas  se  faire 
obéir,  devient  M.  Chipps,  pro- 
fesseur respecté.  Cette  carrière 
se  poursuivra,  après  la  mort  de 
la  délicieuse  Mme  Chipps,  et  M. 
Chipps,  qui  aura  voué  toute  sa 
vie  à l’enseignement  mourra 
après  plus  de  soixante  années 
passées  au  lycée  de  Brookfield, 
avec  la  satisfaction  d’avoir  eu 
comme  enfants,  tous  des  gar- 
çons, les  milliers  d’élèves  de  sa 
classe... 

Mise  en  scène  tout  en  sobres 
scènes,  sans  facettes,  sans  éclat, 
mais  riche  d’expression  et  d’hu- 
maine grandeur. 


L’ARBRE  DE  NOËL 
DES  ENFANTS 

DE  MOBILISES  DU  CINEMA 

Sous  l’égide  du  « Comité  Cen- 
tral d’Aide  aux  Mobilisés  du  Ci- 
néma »,  et  de  « L’Aide  aux 
Femmes  de  Combattants  »,  cette 
dernière  association  étant  ani- 
mée par  Mme  Françoise  Rosay, 
a eu  lieu  dimanche  31  décembre 
1939,  dans  les  salons  de  Ciné- 
monde,  une  après-midi  charita- 
ble donnée  aux  enfants  des  mo- 
bilisés du  cinéma.  Signalons 
que  les  organisateurs  de  cet 
« Arbre  de  Noël  » étaient  les  dé- 
voués Chézeaud,  secrétaire  gé- 
néral, Chalmandrier,  chargé  de 
propagande,  Constantin  Mors- 
koï  et  Maurice  M.  Bessy  ainsi 
que  Charles  Burguet. 


Les  Abonnements 
peuvent  être  réglés  à notre 
C.  C.  P.  PARIS  702-66 


Nation,  de  Maurice  de  Canonge 
(Atlantic  Film-M.  de  Hubsch). 


NOEL-NOEL 

dans 


Scénario  de  NOËL-NOËL 


BETTY  STOCKFELD 

CHARLES  LEMONTIER  LÉON  BARY 

SIMONE  MAREUIL  PAULINE  CARTON 

et 


g RAYMOND  CORDY 

Une  réalisation  de  Pierre  DUCIS 


DISTRIBUTION  RÉGION  PARISIENNE  ET  LILLE 

CINË  SÉLECTION 

22,  rue  d’Artois  - PARIS 


Production  BADALO 


VENTE  FOUR  L’ÉTRANGER  ET  LES  RÉGIONS 

CINl  SÉLECTION 

22,  Rue  d’Artois  - PARIS 

Téléphone  : Elysées  67-67 


EXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXl 


.Jfr 

Fiwmrrf&Ri 

FRjpKlSl 


CXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX1  CIINE 


PETITES  ANNONCES 


RAPHIE 

SE 


Les  films 


OFFRES  D’EIYIPLQI 

Maison  distribution  deman- 
de bon  magasinier  manuten- 
tionnaire. 

Ecrire  n°  lti. 


Maison  Distribution  films 
français  cherche  représentant 
Paris  et  Grande  Région  Pari- 
sienne, sérieuse  références  exi- 
gées. 

Ecrire  n"  17. 


DEMANDES  O’EMPLOI 

Jeune  femme,  30  ans,  ayant 
voiture,  connaissant  à fond  le 
métier,  excellentes  références, 
cherche  représentation  films  ré- 
gion Bordeaux. 

Mlle  Geneviève  Ferrari,  4,  rue 
Le  Chatelier,  Paris. 


Opérateur,  électricien  pro- 
fessionnel, cherche  place  sé- 
rieuse dans  le  midi  ou  le  sud- 
ouest  (prendrait  cinéma  en  gé- 
rance). 

Ecrire  n°  18. 


VENTE  MATÉRIEL 


A vendre,  1.250  fauteuils, 
très  belle  occasion,  type  bergère, 


pieds  bois,  sièges  et  dossiers 
garnis  moleskine.  Prix  intéres- 
sant. Nombreux  autres  lots  dis- 
ponibles. 

Sté  Ciné-Sièges,  45,  rue  du  Vi- 
vier, Aubervilliers. 


UNE  DATE  A RETENIR 

C’est  vendredi  12  courant, 
que  le  dernier  film  de  Pierre 
Caron,  Chantons  quand  même, 
avec  Annie  Vernay,  Paul  Cam- 
bo,  Raymond  Cordy,  etc.,  sera 
présenté  au  cours  d’un  gala 
dont  le  bénéfice  sera  entière- 
ment réservé  aux  œuvres  de 
guerre  franco-anglaise. 

Cette  importante  manifesta- 
tion de  bienfaisance,  qui  se  dé- 
roulera à l’Empire,  avenue  de 
Wagram,  comportera  une  très 
importante  partie  artistique 
avec  le  concours  des  grandes 
vedettes  parisiennes. 


Présentations  à Paris 


MARDI  9 JANVIER 

Mirage,  9 h.  45,  Vog. 
Greg  contre  X. 

JEUDI  11  JANVIER 

Mirage,  9 h.  45,  Vog. 
British  Follies, 


Les  films  nouvednx  a Paris 

Semaine 

du  5-1-40  au  11-1-40 
FILMS  FRANÇAIS 

Vive  la  Nation  (Normandie) 
(Atlantic  Film)  (3e  sem.). 

Tourbillon  de  Paris  (Max- 
Linder  (5°  sem.)  (Lauzin). 

Pièges  (4°  sem.)  (Marignan) 
(Discina). 

Ils  étaient  Neuf  Célibataires 
(Colisée-Marivaux)  (11°  s.) 
(C.  .C  F.  C.). 

Terre  d’ Angoisse  (2e  Bureau 
contre  Kommandantur) 
(Aubert-Palace)  (9a  sem.). 

FILMS  AMERICAINS 
VERSIONS  ORIGINALES 

Good  Bge  M.  Chips  (Triom- 
phe) (3°  sem.). 

Stanleu  et  Livingstone  (3° 
sem.).  (Paris)  (Fox-Film). 

Le  Lion  a des  Ailes  (3e  sem.) 
(Olympia  et  Biarritz)  (Ar- 
tistes Associés). 

Mademoiselle  et  son  Bébé 
(Lord-Byron  et  Avenue) 
(3e  sem.  (R.  K.  O.) 

Invitation  au  B o n h e n r 
(Champs-Elysées)  (6°  sem.) 
(Paramount). 

Le  Bois  sacré  (41'  s.)  (Distr. 
Ass.)  (César). 

Honolulu  (Balzac)  (M.-G.-M.). 
(46  sem.). 

Le  Monde  est  merveilleux 
(Marbeuf)  (M.-G.-M.)  (3°  s.). 

FILMS  DOUBLES 

Hôtel  Impérial  (14°)  (Para- 
mount) (Théât.  Paramount) 
l 


DEUIL 

Mme  et  le  Lieutenant-Colonel 
Charles  Robert  - Dumas  vien- 
nent de  perdre  leur  mère  et 
belle-mère,  Mme  veuve  Forgeot, 
née  Marie-Louise  Bignet,  décé- 
dée à Saint-Martin-de-Mers-les- 
Bains  (Somme).  Nous  présen- 
tons nos  très  sincères  condo- 
léances à Mme  et  M.  Charles 
Robert-Dumas. 

MARIAGE 

Nous  apprenons  avec  plaisir 
que  notre  confrère  et  excellent 
ami  Maurice  Bessy,  co-directeur 
et  rédacteur  en  chef  de  Ciné- 
monde  et  Mlle  Francine  Wells 
ont  dit  « oui  »,  quelque  part  à 
Paris,  en  janvier,  l’an  mil  neuf 
cent  quarante. 

Nous  présentons  à l’heureux 
couple  nos  affectueux-  vœux  de 
bonheur. 

NAISSANCE 

M.  René  Vincens,  directeur 
de  la  Société  de  Tirage  Films 
Format  Réduit  à Clichv,  actuel- 
lement aux  Armées  : Maréchal 
des  Logis,  Dépôt  Remonte  mo- 
bile d’Armée,  nous  fait  part  de 
la  naissance  de  son  fds  Daniel- 
Henri,  à Montmorency,  le  4 dé- 
cembre. 

Nous  présentons  aux  heureux 
parents  nos  vives  félicitations. 

CHANGEMENT  D ’ ADRESSE 

M.  Robert  De  Nesle  nous  com- 
munique son  changement  d’a- 
dresse : 

79,  avenue  des  Champs-Ely- 
sées, Paris  (8“).  Téléphone  : 
Elysées  42-35. 


DIRECTEURS  ! Pouvez-vous  nier  que  : 

La  vedette  la  plus  aimée  du  public  c’est  : Jean  GABIN  ? 
L’artute  qui  honore  le  cinéma  français  c’est  : Jean  GABIN  ? 
Vous  avez  réalisé  vos  recettes'  record  avec  : Jean  GABIN  ? i 

N’hésitez  pas  !...  Programmez  sans  tarder 


JEAN  GABIN 


DANS 


UNE  ŒUVRE  GIGANTESQUE  ! 

avec  MADELEINE  RENAUD  - LE  V1GAN  - PIERRE  NAY  etc. 


bous  reverrez  vos  belles  Recettes  du  temps  de  Paix  ! | 


Sté  MAGG1-CINÉMA,  123,  Bout.  Montparnasse,  Paris-6C  — Téléphone  : DANTON  59-60 


lmp.  de  La  Cinématographie  Française,  29,  rue  Marsoulan,  Paris. 


Le  Gérant  : P.  A.  Harlé. 


CESSIONS  DE  CINÉMAS 

MM.  les  Propri°taires  et  Directeurs  de  Salles 
sont  informes  que  MM. 

GEORGES  GOIFFON  & WARET 
51,  RUE  GRIGNAN  A MARSEILLE 

sont  spécialisés  dans  les  cessions  de  Salles  ciné- 
matographiques dans  toute  la  Région  du  Midi. 
Les  plus  hautes  références 

Renseignements  gratui's  — Rien  à payer  d'avance 


FOURNITURES  GÉNÉRALES 
POUR  EXPLOITATIONS  CINÉMATOGRAPHIQUES 


E.  STENGEL 

Il  et  13  Faubourg  Saint-Martin 

PARIS  (10e) 

Téléphone  : Botzaris  19-26 


charbons,  lampes  de  projection  et  d’exci- 
tation, miroirs,  objectifs  optique  supé- 
rieure, Palhéine,  huile  pour  projecteurs, 
papiers  rouleaux,  bandes-papillons,  im- 
primerie  spéciale  de  tickets  d’entrée, 
films  : enlr’acte,  etc...,  film  humoristique 
pour  alerte,  pièces  détachées  Pathé,  Gau- 
mont C.  M.  et  C.  M.  C.  B. 

Seg.  29  et  Seg.  31 


Plusieurs  spécialistes 
de  la  maison  Ernemann  sont  actuel- 
lement a nos  ateliers , a votre 
disposition,  pour  la  réparation  et 
Fentretien  de  toute  installation 
Ernemann. 


ni 


A.CHARLIN 

lei^Rt'DECHATILLOM.MOMTROUGE  (S)  TEL.ALE44.00 


FAUTEUILS 

POUR  AVOIR  LES  Mil  LUEURS  PRIX 
DANS  LA  MEILLEURE  FABRICATION 

CONSULTEZ  SANS  HÉSITER 

CINÉ- SIÈGES 

45,  RUE  DU  VIVIER  à AUBERVILLIERS  (Seine) 

Téléphone  : FLANDRE  01-08 


COPY-BOÜRSE 

130/  rue  Montmartre  — Tél.  : Gui.  15-11 

est  ouvert  et  se  charge  tous  travaux  machine 

à écrire. 

Travaux  machines  et  duplicateurs 


2JIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII! 


| FILMS  ALBATROS 

= 7,  Avenue  Vion  Whitcomb 

= PARIS-16® 

= Tél.  : Jasmin  18-9G 


36,  Avenite 
Hoche 
Paris  (8') 

Carnot  30-2  E 
• 30-22 

Adresse 
télégraphique 
JESTICFILM 
PARIS 


1LFORDI 

Pellicule  vierge  = 
Agents  Exclusifs 

WELLINGTON  & WARO  S.  A.  | 

52,  rue  de  Dunkerque  = 
PARIS-IX*  g 

Tél.  : Trud.  83-82.  | 

Télégr.  : Wellward.  = 


MATERIEL  MODERNE  - TRANSPORTS  - DOUANES 


LE)  SÎÈCËS 

'T 


STELLA 

USitTE  a LABRUCUIÈRE  .TARN 


ni 


Ài/mtmsk 


CONTROLES  AUTOMATIQUES  ? 

39,  avenue  George-V 
(entrée  17,  rue 
Quentin-Bauchart) 

Téléphone  : Ralzac  47-95 


>%OV 
/°  * 


MICHAUXsGUERIN 


TRANSPORTS  EXTRA  RÛPI0ES  DE  FILMS 
2. RUE  DE  RÛCROY 

Trudaine  72-81  (7  lignes) 

Pmiianr-nl  nuit  et  jour. 


Rapid  Universal  | 
Transport  j 

Tél.  : Trud,  01-50  || 

TRANSPORTS  M 
RAPIDES  DES  FILMS  = 
TOUTES  DIRECTIONS  = 


2,  rue  Thimonnier  = 

PARIS  (IX*)  | 


ALPHONSE  BOURLET 


présente 

UNE  RÉALISATION  DE  PIERRE  CARON 


CHANTONS  QUAND-MÊME 

Scénario,  Dialogue,  Chansons  de  JEAN  NOHAIN  et  PIERRE  CARON 
Musique  de  RAOUL  MORETTI 
Direction  Musicale  LOUIS  WYNS 


avec 

ANNIE  VERNAY  — PAUL  CAMBO  — 
MARIE  BIZET  - SUZY  LAY 
NOËL  ROQUEVERT  JACK  WILSON  — 

Directeur  de  Production 

PIERRE  DANIS 

GRAND  GALA 

le  12  JANVIER  a L’EMPIRE 

au  bénéfice  des 

ŒUVRES  DE  GUERRE  Système  sonore 

FRANCO -BRITANNIQUES  Western  Electric 


RAYMOND  CORDY 
GUY  BERRY 
Le  petit  CLAUDE  ROY 


Vente  pour  la  France  et  l’Etranger 

BANQUE  GÉNÉRALE  POUR 
LA  FRANCE  ET  LES  COLONIES 
5,  Rue  de  la  Boëtie,  Paris 

Tél. : ANJOU  92-70  et  la  suite 


PAR  SUITE  DU 

TRIOMPHAL  SUCCÈS 


DU  FILM 


2 


EME 


BUREAU 


CONTRE  KOMMANDANTUR 

(TERRE  D’ANGOISSE) 


LES  FILMS  CECE 


SE  VOIENT  DANS  L’OBLIGATION  DE  REPORTER  LA 


<'L£  FILM  QUI  SANS  « BATTAGE » FAIT  LES  GROSSES  RECETTES  !» 


BIENTOT.  . 


MENACES 

Un  Film  de  ED.  T.  GREVILLE 


LES  FILMS  GECE  - 76,  Rue  de 


PROCHAINEMENT.. 


MIQUETTE 

Un  Film  de  JEAN  BOYER  I 

Prony,  Paris  - TéL:  WAG,  68.30 


Illlllllllllllllll 

SOCIETES  EN  ACTIVITE 


§ DEMANDEZ  A 

1 VEDIS-FILM 

= 79,  Champs-Elysées,  PAHIS 

| Tél.  : Elvsées  94-03 

= le  programme  qui  vous  manque 

ij  pour  assurer  votre  maximum 


Société  anonyme 

122,  Champs-Elysées 

Téléph.  : Balzac  38-10  et  11 
vous  offre  toute  une  série  de  grands  films 


LES  FILMS  | 

Marcel  PagnolJ 

13,  rue  Fortnny,  PARIS  |{ 

Téléphone  : Carnot  01-07  M 


LES  FILMS  CRISTAL 

63,  Champs-Elysées,  Paris 

Téléphone  : Elysées  60-00 
Ronde  des  Heures  Vignes  du  Seigneur 
Claudine  à l'Ecole  - Enfant  de  Troupe 
Marraine  du  Régiment  Moulin  dans  le 
Soleil  - Héros  de  la  Marne 
Vous  Seule  que  j’aime 
Cas  de  Conscience  — Saturnin 
L’Ombre  du  2"  Bureau 
Après  Mein  Kampf,  mes  Crimes,  par 
A.  Hitler 


LES  PRODUCTIONS 

FOX-EUROPA 

DISTRIBUTEURS  I)E 


LES  ACTUALITES 

FOX-MOVIETONE 


FRANCINEX 


I FRANCINEX 

= 4L  Champs-Elysées,  PARIS  (8e) 

II  Téléphone  : Balzac  13-17,  13-18 


EDITIONS  EMILE  CAPELIER 

27,  rue  de  Turin,  Paris  (8") 
Téléphone  : Europe  49-40 

Petite  Peste  2.500  ni.) 

Mot  de  Cambronne  (1.200  m.) 

Sans  Elle  (800  m.) 

Documentaires  : 

Traditions  marseillaises  (800  m.) 
Pêcheries  d’ Automne  (600  m.) 


(L’ÉCRAN  FRANÇAIS 

= 31,  rue  Guyot,  PARIS  (17  ) 

| Tél.  : Wagram  18-27 

1 Location  de  matériel  et  de  films  16  m/m 
= sonores  et  parlants.  ( Films  récréatifs 
E éducatifs,  scolaires.  Dessins  animés 


ÿkuxmoun^ 


1,  rue  Meyerbeer,  Paris  (9  ) 

Tél.  • Opéra  34-3(1 


27,  rue  Dumont-d’Urvilte,  PARIS 

Téléphone  : Kléb.  93-86 


| ROBERT  JULIiT 

= 24,  rue  de  Trévise,  Paris  (9  I 

g Provence  38-36 

1 TOUS  LES  ACCESSOIRES 
| POUR  LA  CABINE 

=Lampes  excitatrices  — Cellules  — Charbons 
= .Miroirs  — Tambours,  etc... 

|Les  Films  AGIMAN  S.  A. 

E 1.  rue  de  Berri,  Paris  ^8") 

I Elysées  81-31  et  la  suite 

= distribuent  pour  la  Région  Parisienne 


KATIA  - EUSEBE  DEPUTE 
I PETITES  ALLIEES  - MAR!  N ELLA 
| VIDOCQ  - CHASTE  SUZANNE 


PARIS 
Fl  LM 
LOCATION 

79,  CHAMPS-ÉLYSÉES 

Adr.  Télégr.  : PARIFILM 
Téléphone  : Balzac  19-45 


Représentant  général  pour 
Europe  Continentale 
Ernest  WETTSTEÏN 
116  bis,  uv.  des  Champs-Elysées 
PARIS 

tel  : BAL.  34-38 
Câliles  ERWETT-PARIS 


Représentant  de 

FILMS  EMKA 

Bruxelles 

OMNIA  FILMS  Ltd 

Londres 

Vente  exclusive  des  meilleurs  il»  anglais 

SPY  IN  BLACK  (Conrad  Veidt 
OV  Champs-EIvsci-s  et  Valéry  Hobson)  - Q PLAN  ES 
eiystes  4.-.  c»  e (Laurence  Olivier  R.  Richardson)  - 

ROYAL  DIVORCE  (P.  Blanchard  - Ruth  Chatterton) 

T WENTY  ONE  DAYS  (Laurence  Olivier  - Vivian  Leigh) 
THUNDER  IN  THE  CITY  (Edw.  G.  Robinson) 


etc...  etc.. 
Ill!ll!llllll!lllllllll! 


FILMSONORI 

44,  Champs-Elysées  = 
PARIS  * | 

A nous  la  Liberté,  Sous= 
les  Toits  de  Paris,  Le  = 
Grand  Jeu,  Pension  Mi-= 
mosa  J ai  Kermesse  = 

héroïque,  Désiré,  En -Ë 
trée  des  Artistes,  La= 
Fin  ilu  Jour.  Derrière =j 
la  Façade.  = 

ll!!l!ll!llllllll!llllllllllfllllllllllllill!llt!lr;~ 


Les  Films  L.  BARRI E 


présen 


49bis,  avenue  H»»  îe,  Paris-8 


Scénario  et  Dialogues  de  Pierre  MAC  ORlAN  - Mise  e Scène  d’Aimée  NAVARRA 


avec 


AIMOS,  aime  CLARIOND 

LYON,  ieanFAY.MAHIEDOINE 


PIERRE  BRASSEUR,  LISETTE 
CONSTANT  REMY 


de  la  Comédie  Française 


CAMILLE 


CLAUDE 


LYON 


LA  COMPAGNIE  FRANÇAISE  CINÉMATOGRAPHIQUE 

rappelle  ses  principaux  films 


DEUXIÈME  BUREAU 

LES  LOUPS  ENTRE  EUX 

L’HOMME  A ABATTRE 

LE  CAPITAINE  BENOIT 

LE  JOUEUR  D’ÉCHECS 

LE  PARADIS  DE  SATAN 

DOUBLE  CRIME  sur  la  LIGNE  MAGINOT 

ALERTE  EN  MÉDITERRANÉE 

L’ÉMIGRANTE 

LE  CAFÉ  DU  PORT 

FEU  DE  PAILLE 

RAPPEL  IMMÉDIAT 


COMPAGNIE  FRANÇAISE  CINÉMATOGRAPHIQUE 


Tél.î  ÉLYsées  66-44 
— à 66-47 


40  - 42,  RUE  FRANÇOIS  Ier 
PARIS 


Adresse  Télégraphique 
Cofracine-86-Paris 


MARSEILLE 

53,  Boulevard  de  Longchamp 
Tel.  NATional  50-80 

LILLE 

61,  Rue  de  Béthune 
Tél.  226-30 


AGENCES  DE  : 

STRASBOURG 

5,  Rue  des  Francs-Bourgeois 
Tél.  274-44 

LYON 

3.  Boulevard  Anatole-France 
Tél.  LA  Lande  76-67 


BORDEAUX 

I 6,  Rue  du  Palais  Gallien 
Tél.  83.168 

AFRIQUE  DU  NORD 

62,  Rue  de  Constantine  - ALGER 
Tél.  326-07 


INFORME  MESSIEURS  LES  DIRECTEURS 
DES  DATES  DE  SORTIE  SUIVANTE  : 


7 FÉVRIER 

14  FÉVRIER 

20  FÉVRIER 

Jean  GABIJSJ 

HYMNE 

Michèle  MORGAN 

dans 

LA  FEMME 

A LA  NEIGE 

RECIF  DE  CORAIL 

AUX  TIGRES 

Un  Grand  Film 
de  Sport 
et  d’ Action 

avec 

Saturnin  FABRE  - Gina  MANÈS 
Julien  CARETTE  - Louis  FLORENCE 

Un  JJoman  d amour 

et  Pierre  RENOIR 

Une  réalisation  de  Maurice  GLE1ZE 
d’après  le  roman  de  Jean  MARTET 
Production  G.  LAMPIN 

avec 

des  clous  sensationnel 

13  MARS 

27  MARS 

Michèle  MORGAN 

dans 

L’ENTRAINEUSE 

PANIQUE 

avec 

AU  CIRQUE 

Gilbert  GILL  - Jeanne  LION  - FRÉHEL 

et  TRAMEL 

Un  Film 

Un  film  réalisé  par  Albert  VALENTIN 

émouvant 
et  attractif 

Scénario  et  dialogues  de  Gb.  SPAAK 

Production  R.  PLOQUIN 

56,  RUE  BASSANO,  PARIS 

Téléphone  : ÉLYSÉES  34-70 


MAURICE  CHEVALIER 
PIERRE  RENOIR 
MARIE  DEA 
ERICH  VON  STROHEIM 


PIÈGES 


LE  JOUR,  17-12-1939. 

Voici  un  des  premiers  grands  films 
français  présentés  depuis  la  guerre. 

René  Bizet. 


L’INTRAN,  20-12-1939. 

Ce  film  restera  parmi  les  plus  sensa- 
tionnels du  moment.  Mais  je  ne  saurais 
trop  souligner  les  qualités  de  PIEGES  qui 
s’évade  de  la  banalité  et  dont  on  ne  sait 
quoi  admirer  le  plus. 

Jean  Rollot. 


CANDIDE,  20-12-1939. 

...C’est  une  très  bonne  production  qui 

mérite  de  retenir  l’attention  du  public  par 
son  scénario  bien  construit  et  le  mystère  de 
l’intrigue  qui  ne  se  dévoile  qu’aux  derniè- 
res images. 

Jacques  Clère. 


GRINGOIRE,  21-12-1939. 

...L’action  de  PIEGES  ne  cesse  pas  de 
rebondir,  et  le  titre  le  donne  à entendre. 

L’interprétation  n’a  pas  une  bavure. 

Georges  Champeaux. 

POUR  VOUS,  27-12-1939. 

PIEGES  est  un  fi,m  excellent,  bien 
construit,  jamais  ennuyeux  et  parfaitement 
interprété. 

M.  B. 

PARIS-SOIR. 

On  passe  une  excellente  soirée  au  Ma- 
rignan. 

Pierre  WolfF. 


12,  BOULEVARD  DE  LA  MADELEINE 
PARIS  — Téléphone  : OPÉRA  08-20 

PROCHAI NEMENT 

TEMPÊTE 

(EX-TEMPÊTE  SUR  PARIS) 


ANGELICA 


^!i:ill!l!lll!llll!l!lllll!!l!lll!llllllllllllli 
= 2 2e  ANNÉE  E 


CIME 


= PRIX  : 5 Francs  = 

illlllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllIIIË 

LE  CINEMA  FRANÇAIS 

REDACTION  ET  ADMINISTRATION  : 

29,  rue  Marsoulan,  Paris  (12  ) 
Adr.  Télégr.  : LAC1FRAL  Paris. 


RAPHIE 


Directeur  : Paul  Auguste  HARLE 

Rédacteur  en  chef  : Marcel  COLIN-REVAL 


j|  W®  1.106 
E 13  JANVIER  1940  H 

ilillllillllilllllllllllllllllllllllilllllllllll 

Téléphone  : Diderot  83-35  (3  lignes  group.) 
Compte  chèques  postaux  n°  702-06,  Paris 
Registre  du  Commerce,  Seine  n°  291-130. 

Abonnement  : 

France  : 121  fr.  20. 

Etranger  : 200  et  250  francs. 


Maîlre  HENRY  TOHRÈS  est  nommé 
Chef  des  Services  « Cinéma  » 
au  Commissariat  général  à l’Information 

En  même  temps  que  trous  appre- 
nions la  nomination  de  Maître  Henry 
Terrés  comme  Chef  des  Services 
« Cinéma  » au  Commissariat  Généra" 
à l’Information,  nous  obtenions  Sa  pre- 
mière audience  du  nouveau  chef  de 
service. 

___  Pas  d’interview  pour  l’instant. 
Laissez-moi  prendre  contact  avec  mes 
services.  Mais  pourtant,  dites  dans 
votre  grand  journal  technique  que 
mon  premier  objectif  sera  : La  Pro- 
duction. Il  faut  ranimer,  ressusciter 
le  « cadavre  »,  cette  première  victime 
de  la  guerre,  semblable  à ce  soldat 
dont  parie  un  beau  vers  de  Sa  Com- 
tesse Anna  de  Noaillles  : 

« Comme  un  héros  couché  à l’avant 
des  Armées...  » 

— Dites  aussi  que  je  veux  réaliser 
la  coordination  de  toutes  les  activités 
de  l'Industrie  cinématographique,  de 
toutes  les  branches  dans  8e  cadre  de 
la  Section  Cinéma  du  Commissariat 
Général  à l’Information,  près  Sa  Pré- 
sidence du  Conseil... 

— il  faut  mettre  de  l’ordre,  ani- 
mer, galvaniser. ..  et  l’Etat  doit  jouer 
un  tripBe  rôle  pour  arbitrer,  contrôler, 
assainir...  » 

SVfeître  Henry  Torrès  nous  promet 
de  tenir  La  Cinématographie  Fran- 
çaise au  courant  des  résultats  obte- 
nus. SS  est  déterminé  à donner  l’im- 
pulsion que  le  Cinéma  français  devra 
garder  pour  maintenir  sa  vie,  insépa- 
rable de  toute  Propagande  valable. 

Lucie  Derain. 


Tramel  et  Raimu  dans  L’Homme  qui  cherche 
la  Vérité,  Une  production  Gibé,  distribuée 
par  C.  C.  F.  C. 


Organisation  du 

Cinéma  récréatif  aux  Armées 


Paris,  29  Décembre  1939. 

Ministère  de  la  Défense  Nationale 
et  de  la  Guerre. 

Service  Géographique  de  l’Armée. 

Section  Cinématographique 
de  l’Armée, 

35,  rue  du  Plateau,  Paris 
Objet  : Cinéma  récréatif. 


Monsieur  le  Président 
de  la  Représentation  intersyndicale 
de  l’Industrie  Cinématographique 
Française, 

122,  rue  La  Boétie,  Paris. 

Monsieur  le  Président, 

Le  Service  cinématographique  de  l’Ar- 
mée a reçu  l’ordre  de  prendre  les  mesure  ; 
appropriées  à la  création  d’une  vaste  orga- 
nisation essentiellement  militaire,  capable 
de  procurer  constamment  aux  troupes  fran- 
çaises des  séances  de  cinéma  récréatif. 
L’importance  que  le  Commandement  atta- 
cherait à cette  question  ne  saurait  vous 
échapper.  .le  ne  doute  pas  que  vous  puisiez 
dans  les  sentiments  élevés  qui  sont  certai- 
nement les  vôtres  la  conviction  qu’il  est  du 
devoir  de  tous  de  nous  aider  dans  cette 
tâche  importante  et  je  suis  persuadé  que 
vous  tiendrez  à nous  accorder  votre  très 
obligeante  collaboration. 

Fin  même  temps  que  les  propositions 
concernant  la  fourniture  de  films  récréatifs, 
le  Service  cinématographique  de  l’Armée 
tient  à vous  apporter  certaines  précisions 
relatives  à l’organisation  créée. 

I.  Les  projections  seront  gratuites  et  ex- 
clusivement réservées  aux  militaires. 

Ces  projections  auront  lieu  dans  la  zone 
des  armées  (casernes,  camps  d’instruction, 
cantonnement,  gares  de  triage,  centres  hos- 
pitaliers, etc...). 

11  serait  intéressant  cpie  les  films  puis- 
sent être  présentés  également  aux  militaires 
de  la  zone  de  l’intérieur.  Pour  ceux-ci,  les 
projections  se  feraient  dans  les  conditions 
suivantes  : 

Les  samedis  et  dimanches,  interdic- 
tion de  projeter  des  films  provenant  de 
Sa  cinémathèque  de  l’armée  dans  les  lo- 
calités où  se  trouvent  des  salles  com- 
merciales en  activité; 

Interdiction  de  faire  aucune  publicité 
à l'égard  desdits  films  en  dehors  des 
locaux  ou  enceintes  militaires  : ainsi  se- 
ront évitées  les  difficultés  avec  les  exploi- 
tants de  ces  localités.  Ils  n’auront,  au  sur- 
plus, à redouter  aucune  concurrence  en 


raison  de  l’ancienneté  relative  des  films. 

Le  Commandement  attacherait  du  prix  à 
ce  que  les  projections  de  films  récréatifs  ne 
soient  pas  exclusivement  limitées  à la  seule 
zone  des  Armées,  mais  puissent  également 
se  faire  aux  troupes  de  la  zone  de  l’inté- 
rieur. 

II.  Les  projections  se  feront  en  formats 
35  mm.  et  1 G mm. 

Le  Service  cinématographique  de  l’Armée 
demande  aux.  maisons  éditrices  l’autorisa- 
tion contre  paiement  de  tirer,  d’après  le  né- 
gatif (en  35  mm.  et  en  1 (>  mm.),  des  copies 
dont  elle  assurera  la  distribution  matérielle 
dans  les  différents  corps  et  formations  mili- 
taires. 

III.  Le  Service  cinématographique  de 
l’Armée  propose  de  fixer  les  droits  (Royalty 
35  mm.)  d’après  l’ancienneté  du  film  : l’é- 
chelonnement suivant  pourrait,  semble-t-il, 
être  adopté  : 

Années  Français  Doublés 


1931-32,  1932-33.. 
1933-34,  1934-35.. 

1935- 36, 

1936- 37, 


14.000  10.000 

20.000  14.000 

24.000  18.000 

30.000  22.000 


Ces  prix  s’entendent  pour  la  zone  des  Ar- 
mées et  l’intérieur,  et  pour  des  films  dont 
les  droits  d’exploitation  ne  seraient  pas 
échus  avant  2 ans. 

Des  programmes  complets  devant  être 
constitués,  les  premières  parties  seront  trai- 
tées à part  et  leur  règlement  s’effectuera  sur 
une  base  de  f.000  fr.  à 1.500  fr.,  suivant  les 
cas  (ces  premières  parties  seront  consti- 
tuées par  des  sketches,  dessins  animés, 
documentaires  et  non  par  un  grand  film). 

Les  droits  de  tirage  des  films  en  16  mm. 
non  encore  exploités  en  format  réduit  se- 
ront payés  sur  la  base  de  10.000  fr.  par  film. 

Les  prix  ci-dessus  s’entendent  quel  que 
soit  le  nombre  de  copies  cpii  seront  tirées 
ultérieurement.  Toutefois,  si  le  nombre  des 
copies  par  film  devait  dépasser  10  en 
35  mm.  et  20  en  16  mm.,  le  Service  ciné- 
matographique de  l’Armée  ferait  établir  un 
contretype  d’après  lequel  les  copies  se- 
raient tirées. 

En  somme,  l’armée  ne  demande  pas  le 
droit  d’exploiter  ces  films  en  toute  pro- 
priété selon  Ses  conventions  habituelles 
en  cinématographie,  elle  désire  seule- 
ment acquérir  une  licence  limitée,  un 
droit  de  tirage  et  d’utilisation  sous  cer- 
taines conditions  déterminées  ci-des- 
sus. 

L’Armée  pourra  utiliser  les  copies  jus- 
qu’au terme  de  la  démobilisation,  sous  l’ex- 
presse réserve  de  la  stricte  observation 

des  conditions  restrictives  énumérée© 
au  paragraphe  S,  Après  cette  date,  toute  ; 


c • -JÊh  • 

CXXXXXXXXXXXXXXXXXI XXXX3  EXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX3 


Coco  Aslan  et  Charpin  da  s une  scène  de 
Tourbillon  de  Paris,  film  de  Ray  Ventura, 
qui  remporte  un  grand  succès  au  Max  Linder. 


les  copies  en  service  seront  rendues  aux 
maisons  éditrices. 

IV.  Le  tirage  des  copies  sera  fait  au 
compte  du  Service  cinématographique  de 
l’Armée  dans  le  laboratoire  où  est  déposé 
le  négatif  du  film.  Si  ce  laboratoire  n’est 
pas  organisé  pour  le  tirage  en  1 (5  mm.,  le 
choix  d’un  laboratoire  qualifié  sera  établi 
d’un  commun  accord. 

Y.  Les  lilms  seront  présentés  dans  leur 
intégralité  avec  le  générique  et  la  marque 
de  chaque  firme  productrice. 

J’espère  que  les  conditions  ci-dessus  pro- 
posées auront  votre  approbation  et  qu’il 
nous  sera  ainsi  possible  de  parvenir  à un 
accord  très  prochain. 

Veuillez  agréer,  Monsieur  le  Président, 
l’assurance  de  ma  considération  distinguée. 

Le  Lieutenant-Colonel, 

Chef  du  Service  Cinématographique, 
CALVET. 


Succès  du  Film  Français  au  Brésil 


Le  Brésil  ressent  tes  effets  de  ta 
guerre  européenne.  Les  films  allemands, 
qui  n’ont  jamais  été  très  populaires  au 
Brésil,  sont  pratiquement  exclus  de 
l’écran. 

Les  spectateurs  manifestent  leurs 
sentiments  avec  une  telle  violence  que 
les  directeurs  de  salles  se  voient  dans 
l’obligation  de  compléter  le  travail  de  la 
Censure  en  éliminant  certaines  scènes 
de  leurs  actualités,  celles-ci  déchaînant 
une  véritable  tempête. 


PORTEURS  DE  TRAITES 


Les  porteurs  de  traites  souscrites  à la 
Société  N.E.F.  en  garantie  de  paiement  du 
film  La  Règle  du  Jeu,  ont  formé  une  Asso- 
ciation de  défense  de  leurs  intérêts. 

Ils  se  réuniront  le  jeudi  18  janvier  à 
10  h.  30,  au  siège  du  Syndicat  Français,  18, 
boulevard  Montmartre  pour  entendre  le 
rapport  de  leurs  délégués,  MM.  Bernier, 
Spinasse  et  Isabel,  sur  les  démarches  faites 
auprès  du  liquidateur  judiciaire. 


I Paramount  recommence  sa  production 
en  Angleterre  dès  le  début  de  1940,  sous  la 
direction  de  David  Rose. 


Qui  remplacera  Douglas  Fairbanks 
aux  United  Artists  ? 

On  parle  de  David  Selznick 
et  de  Frank  Capra 

New  York.  — La  mort  de  Douglas  Fair- 
banks a soulevé  dans  les  milieux  cinémato- 
graphiques américains  la  question  de  savoir 
qui  remplacera  à l’United  Artists  Corpora- 
tion l’un  de  ses  plus  illustres  fondateurs. 

Deux  noms  sont  prononcés  avec  insis- 
tance : celui  du  producteur  David  O.  Selz- 
nick dont,  à l’exception  de  Autant  en  em- 
porte le  Vent,  les  films  sont  distribués  de- 
puis plusieurs  années  par  United  Artists, 
et  celui  du  grand  metteur  en  scène  Frank 
Capra,  le  réalisateur  de  M.  I)eeds,  Goes  to 
Town,  Vous  ne  emporterez  ]>as  avec  vous, 
et  dont  le  dernier  film,  M.  Smith  va  à Was- 
hington est  un  triomphe. 

Frank  Capra  cherchait  depuis  longtemps 
à travailler  en  complète  liberté,  et  le  fait  de 
devenir  membre  des  United  Artists  con- 
viendrai! complètement  à ce  dessein. 

On  dit,  en  outre,  que  le  producteur  Sa- 
muel Goldwyn  aurait  l’intention  de  partir 
des  United  Artists  pour  fonder  une  compa- 
gnie à son  compte.  Signalons  à ce  propos 
que  le  fils  du  Président  Roosevelt,  James 
Roosevelt,  a quitté  les  productions  Samuel 
Goldwyn,  gardant  seulement  son  titre  de 
Président  des  Goldwyn  Studios,  pour  diri- 
ger sa  propre  compagnie  de  production. 

♦ 

A TOULOUSE 

les  Cinémas  restent  ouverts  jusqu’à  23  h.  30 

Depuis  quelques  jours,  les  salles 
toulousaines  ont  obtenu  l’autorisation 
de  poursuivre  leurs  séances  jusqu’à 
23  h.  30.  R.  B. 


Le  palmarès  de  la  VII"  Biennale  de  Ve- 
nise, tel  qu’il  vient  d’être  publié,  n’appelle 
que  peu  de  réflexions.  Le  savant  dosage  des 
sept  Coupes,  prévues  par  le  règlement,  n’au- 
rait pu  être  réalisé,  dans  les  circonstances 
matérielles  aussi  bien  que  morales,  actuel- 
les; très  sagement,  la  direction  leur  a subs- 
titué cinq  Coupes  de  la  Biennale.  L’abandon 
de  deux  coupes  'cinq  attribuées  au  lieu  de 
sept  prévues)  ne  peut  rencontrer  également 
que  l’approbation.  Nul  à Venise,  en  août 
dernier,  ne  doutait  que  l’Allemagne  avec 
Robert  Koch,  de  Hans  Steinhof  (vie  filmée 
de  l’illustre  savant,  émule  de  notre  Pasteur, 
dont  le  nom,  d’ailleurs,  à Venise,  dans  le 
cours  du  film,  était  cité  avec  tout  l’honneur 
dû)  la  France  avec  La  Fin  du  Jour,  de  Ru- 
vivier  et  l’Angleterre  avec  Les  Quatre  Plu- 
mes blanches,  de  Korda,  ne  méritassent  les 
premières  récompenses.  L’égalité  proclamée 
de  ces  trois  grands  ouvrages  satisfait  cha- 
cun, avec  diplomatie  ausi  bien  qu’avec  élé- 
gance. La  sélection  des  films  du  Japon  se 
voit  peut-être  portée  trop  haut,  mais  la  sé- 
lection des  films  de  la  Suède  (1)  consacre, 
en  effet,  une  valeur  artistique  et  une  qua- 
lité intellectuelle  dignes  du  grand  passé  du 
cinéma  suédois  qui,  des  années  durant,  fut 
un  leader. 

Dans  la  catégorie  des  documentaires, 
Chartres,  de  Vigneau,  remporte  une  mé- 
daille; très  justement  également  L’Agneau 


(1)  Un  Grain  de  Riz  et  Jeune  Homme,  ré- 
jouis-toi de  ta  Jeunesse. 


Le  Programme  de  la  Production  italienne 


Les  distributeurs  italiens  ont  arrêté  un 
total  de  230  films  pour  1940,  dont  71)  à pro- 
duire en  Italie. 

Les  studios  italiens  font  des  offres  sur  le 
marché  mondial.  Des  directeurs  sud-améri- 
cains ont  été  pressentis  pour  faire  des  films 
pour  l’amérique  latine,  la  version  originale 
en  italien  avec  doublage  en  espagnol.  Des 
acteurs  allemands  et  français  figurent  dans 
les  films  tournés  en  Italie  et  les  films  ita- 
liens sont  doublés  en  grec  pour  la  première 
j fois  pour  distribution  en  Grèce,  Egypte, 
Syrie  et  Palestine,  en  même  temps  que  dans 
les  autres  centres  rie  population  de  langue 
grecque. 

A : — 

Les  Filins  exotiques 
sont  recherchés  par  l’Amérique 

Par  suite  de  la  désorganisation  du  mar- 
ché européen,  les  amateurs  de  films  étran- 
gers semblent  vivement  intéressés  par  les 
Scandinaves  et  les  Espagnols 

En  ce  qui  concerne  l’Espagne,  on  sait  que 
Franco  veut  donner  une  impulsion  nou- 
velle à la  production  cinématographique; 
plusieurs  Américains  proposent  de  tourner 
à Madrid. 

+ 

ON  NOUS  SUGGÈRE... 


Un  ami,  cinématographiste  de  vieille 
date,  qui  nous  écrit  des  lignes  où  il  fait  son 
nouveau  métier,  celui  de  capitaine  d’infan- 
terie, nous  suggère...  en  passant...  qu’il  ne 
devrait  pas  être  tellement  difficile  de  dé- 
tacher, pour  quelques  semaines,  le  caporal 
du  Génie  Christian  Jaque,  afin  que  celui-ci 
puisse  terminer  Tourelle  Trois,  dont  l’im- 
portance, en  tant  qu’élement  de  propa- 


mystique  des  Van  Eyck,  par  Cauvin  (Bel- 
gique) et  Santorin  (Suisse)  sont  mis  en  évi- 
dence. 

Quelques  autres  films  sont  également  l’ob- 
jet d’une  mention  avec  une  médaille.  La 
France  y voit  figurer  Jeunes  Filles  en  Dé- 
tresse. On  y trouve  aussi  Le  Vagabond  Mu- 
coum,  film  tchèque  de  Ladislas  Brom,  di- 
gne représentant  de  la  grande  école  ciné- 
graphique  de  Bohême  qui,  peut-être,  aurait 
pu  être  jugé  digne  d’une  Coupe... 

Il  semble  qu’un  modus  vivendi  soit  en 
vue  entre  la  grande  manifestation  véni- 
tienne et  le  Festival  international  du  Film, 
qui  devait  avoir  lieu  à Cannes  au  début  de 
septembre.  Le  Festival  semble  devoir  s’ou- 
vrir en  mars  avec  un  programme  de  fêtes 
cinématographiques,  artistiques  et  mon- 
daines qui  ne  le  cédera  guère  à celui  qui 
avait  été  mis  au  point... 

♦ 

One  Exposition  de  la  Cinémathèque  française  à Milan 


Une  manifestation  importante  de  la  Ci- 
némathèque française  est  en  préparation 
actuellement.  Elle  aurait  lieu  en  Italie.  No- 
tre ami,  M.  Langlois,  est  actuellement  en 
\ isite  à Rome  et  à Milan.  Une  série  de  pro- 
jections de  films  « primitifs  » français  et 
italiens  serait  accompagnée  d’une  exposi- 
tion de  documents  et  de  photographies  de 
grande  importance. 


garnie,  n échappera  à personne. 

APRÈS  LA  BIENNALE  DE  VENISE... 
ET  AVANT  LE  FESTIVAL  DE  CANNES 


ITTTZTTZTTTTTTTZYTYTrm 


ZTTTZTTTTTZTTTTKJTTTTrX) 


En  Grande  Bretagne , la  Loi  de  la  Neutralité 
pose  de  sérieux  problèmes 


Un  événement  Cinématographique 
« G o n e With  the  Wind» 
(Autant  en  emporte  le  vent] 

Le  film  le  plus  important  de  l’année, 
avec  le  film  île  Frank  Capra  : M.  Smith  part 
pour  Washington  est  certainement  Gone 
With  the  Wind  (Autant  en  emporte  le  Vent) 
adaptation  cinématographique  par  Victor 
Fleming  du  célèbre  roman  de  Margaret 
Mitchell  qui  ne  compte  pas  moins  de  huit 
cents  pages  et  qui  a été  traduit  en  vingt- 
cinq  langues. 

Gone  With  the  Wind  évoque  la  guerre  de 
Sécession  vue  par  une  héroïne  particu- 
lièrement étrange  et  séduisante,  à travers 
les  doux  paysages  du  sud,  qui  seront  fidèle- 
ment transcrits  par  les  images  de  cette  pro- 
duction tournée  en  Technicolor. 

Les  protagonistes  de  ce  film,  qui  trouvera 
de  nombreux  admirateurs  en  France  (où  le 
livre  est  déjà  très  connu),  sont  Vivien  Leigh 
(Scarlett)  Clark  Gable  (Hhett  Butler),  Leslie 
Howard  (Ashley)  Olivia  de  Haviland  (Mé- 
lanie). 

La  Presse  américaine,  qui  attendait  de- 
puis longtemps  une  production  capable 
d’éclipser  la  passion  causée  par  les  événe- 
ments européens,  qualifie  Autant  en  em- 
porte le  Vent  d’«  événement  cinématogra- 
phique exceptionnel  ». 

Ajoutons  que  la  première  du  film  lut  don- 
née à Atlanta  (Géorgie),  qui  est  le  centre 
même  de  l’action  du  roman  et  de  l’œuvre 
filmée. 


“KATIA“  est  présenté  à New  York  avec  succès 


Katia  avec  Danielle  Darrieux  vient  d’être 
présenté  à New  York.  Il  a été  très  bien  ac- 
cueilli par  la  Presse  américaine. 


Comme  nous  l’avons  annoncé  dans  le  der- 
nier numéro  de  La  Cinématographie  Fran- 
çaise, les  grandes  compagnies  américaines 
ont  l’intention  de  reprendre  la  production 
de  films  britanniques  en  Angleterre,  inter- 
rompue par  la  guerre. 

On  craint,  cependant,  que  la  loi  améri- 
caine de  neutralité  ne  soulève  de  sérieux 
obstacles  pour  cette  production,  car  elle 
restreint  très  strictement  les  déplacements 
des  citoyens  américains  dans  les  pays  bel- 
ligérants. 

Les  Américains  sont  également  gênés  par 

Leslie  Howard  est  à Paris 
où  il  a rencontré  Noël  Coward 

Le  célèbre  comédien  britannique, 
Leslie  Howard,  qui  fut  avec  tant  d’auto- 
rité, le  héros  du  « Pygmalion  » filmé, 
d’après  la  pièce  de  Bernard  Shaw,  est  à 
Paris  actuellement. 

Il  est  venu  pour  rencontrer  Noël  Co- 
ward, comédien-auteur  anglais,  attaché 
aux  services  de  la  Propagande  britan- 
nique en  France,  et  pour  organiser  avec 
lui  un  spectacle  aux  armées  britanni- 
ques au  Front.  Leslie  Howard  a l’inten- 
tion de  préparer  à la  fois  une  pièce  et 
un  film  court,  la  pièce  serait  de  Noël 
Coward,  le  film  d’un  auteur  de  scénarios 
français,  et  l’interprète  des  deux,  une 
artiste  française  parlant  anglais.  A ce 
i sujet,  il  aurait  déjà  vu  Marie  Glory. 


la  difficulté  de  faire  venir  en  Angleterre 
des  stars  américaines  et  de  grands  films 
tournés  en  Angleterre  avec  (les  vedettes 
britanniques,  souvent  inconnues  en  Améri- 
que, ne  seraient  pas  une  solution  satisfai- 
sante. 

D’autre  part,  une  décision  récente  du 
gouvernement  britannique  stipule  ([lie  50  % 
(les  revenus  nets  amassés  en  Angleterre,  par 
les  grandes  compagnies  américaines  (Uni- 
versal, excepté,  puisque  cette  compagnie  a 
ses  films  distribués  par  une.  maison  an- 
glaise, G.  F.  I).),  doivent  être  laissés  en 
Grande-Bretagne.  Cet  argent  servirait  « en 
principe  » à la  réalisation  des  films  britan- 
niques t[ue  le  quota  a rendu  obligatoire. 

Le  journal  américain  Variety  estime  que 
les  compagnies  américaines  laisseraient 
ainsi  annuellement  en  Grande-Bretagne,  un 
maximum  de  $ 17.500.000,  soit  environ 
800  millions  de  francs. 

La  loi  actuelle  du  quota  sera,  en  tous  cas, 
prolongée  telle  qu’elle  est  jusqu’au  31  mars 
prochain,  el  les  compagnies  américaines 
devront  en  observer  les  clauses  jusqu'à 
cette  date 

Ajoutons  (pie  le  nombre  des  films  britan- 
niques produits  qui  avait  été  de  228  en 
1937  pour  tomber  à 78  en  1938,  ne  sera  que 
de  40  cette  année. 

Malgré  tous  les  efforts  pour  remonter  le 
courant,  et  le  fait  qu’une  dizaine  de  films 
sont  actuellement  en  production  ou  en  pro- 
jet, la  situation  reste  très  délicate,  et  des 
deux  côtés,  britannique  et  américain,  on 
cherche  un  moyen  de  remédier  à cette  si- 
tuation fort  difficile.  — Pierre  ,4. 


Au  31  Décembre  1939,  France  et  Afrique  du  Nord 

comptent  4.151  Salles  de  Cinéma 

66  Nouvelles  Salles  se  sont  ouvertes  en  1939 


NOMBRE 

DES 

NOUVELLES 

SALLES 

OUVERTES 

EN 

1937,  1938 

ET  1939 

1937 

1938 

1939 

A Paris  

20 

25 

19 

En  Province  

17 

31 

33 

En  Afrique  du  Nord  . . . 

8 

25 

14 

Total 

45 

81 

66 

Alger 

Roxy-Cinéma  : M.  Riveccio. 

Le  Club. 

L’A.  B.  C. -Cinéma. 

Le  Plaza  : M.  Ténoudji. 

Boulogne  - Billancourt 

Cinévog  : M.  Marie. 

Bou5ogne-sur-Mer 

Cinévog  : Mlle  Bourbier. 

Casablanca 

Lux-Cinéma  : M.  Michelon. 
Monte-Carlo. 

Chouïa. 

Cannes 

Le  Vox. 

Le  Club. 

Châlons-sur-Marne 

Ecran  : Sté  Cinaix,  M.  Bouvet. 

Hirson 

Celtic-Cinéma  : M.  L.  Charrier. 

La  Ferté-Macé 

Eden-Ci  néma  : Mmes  Leroy  cl 
Tombini. 


LA  Roche-sur-Yon 

Le  Rex  : M.  Vauclin. 

Le  Havre 

Capitol  : MM.  Siritzky. 

Lille 

Cinéchic  : M.  Hermoz. 

Marrakech 

Lux-Cinéma  : M.  Eseharravil. 

Metz 

Le  Rex  : M.  Roger  Xardel. 


Marseille 

Cinévog. 

Ciné-Madeleine. 

Hollywood. 

Phocéac. 

Le  Colbert. 

Misserghin 

Star-Ciné. 

Montpellier 

A B.  C. 

Mortagne 

Théâtre  Municipal  : M.  Collin. 


Mogador 

Skala-Cinéma  : M.  Friggerii. 

Nantes 

Les  Variétés  : C.  Chesnel. 

Le  Vox  : M.  Turpin. 

Nice 

Cinévox  : M.  Garnier. 

Oran 

Folies-Bergère  : M.  Rodels. 

Paris 

Boul’Mich  : 51.  Tarcali. 

Le  Fer  ber  : M.  Max  Rouhier. 
Chaussée  - d’Antin  les  Boule- 
vards : 51.  Natanson. 

Le  Séverine. 

Ciné-Nord. 

Niel-Ternes. 

Radio-Cité  Montparnasse. 

Le  Suffren  : B.  de  Latour. 

Le  Cinévog  : 51.  Gour. 

Cinéac  des  Ternes. 
Royal-Cinéma. 

Le  Théâtre  Déjazet  (transformé 
en  cinéma). 

Ciném  onde-Opéra. 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


k. 


IXJJL2  a\v 


RAPHIE 

SE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


HŒ 


Le  Météore  (aux  Batignolles). 

Le  Crimée. 

Midi-Minuit. 

Les  Abbesses. 

Le  Triomphe. 

Le  Murat  (Porte  de  St-Cloud). 

Pontault-Combault 

Apollo. 

Perpignan 

Le  Paris  : M.  Zenenski-Thaon. 

Rennes 

Le  Français. 

Rouen 

Cinédit  : M.  Leroy. 

Studio  34. 

Roanne 

Empire-Cinépresse  : M.  Bonche. 

Saint-Dié 

L’Empire  (Cinélor). 

Saintes 

Rex  : MM.  Marché  et  Debou- 
ehaud. 

Sidi-Bel-Ahhès 

Le  Rio  : M.  Ping. 

Tanger 

Rex  : M.  Serret. 

Toulouse 

Luxor  : M.  Bertrand. 


Pierre  Magnierdans  Vive  la  Nation 
film  de  Maurice  de  Canonge. 

(Atlantic-film) 


Tunis 

A.  B.  C. 

Le  Paris:  MM.  Aldo  Numès  Vais. 

Ville-la-Grand 

Savoy-Cinéma  : M.  Barnouin. 

Villeneuve -sur- Loir 

Le  Cyrano  : M.  Bergounioux. 


NOUVELLES 


■ Maurice  Dekobra  travaille 
à New  York  à /’ adaptation  de 
son  roman  Sérénade  au  Bour- 
reau. Un  antre  de  ses  films,  La 
Veuve  aux  Gants  roses  (traduc- 
tion du  titre  anglais),  sortira 
bientôt. 

fl  Le  Mexique  vient  de  suppri- 
mer la  taxe  d'exportation  de 
4 % qui  était  appliquée  depuis 
cinq  ans.  Les  firmes  cinémato- 
graphiques américaines  sont 
enchantées  de  cette  décision 
qui  entraînera  pour  elles  une 
économie  de  11)0.000  dollars. 

H Les  restrictions  monétaires 
en  Grèce  réduisent  à 750  dol- 
lars par  film  la  somme  exporta- 
ble. La  proportion  disponible 
sur  cette  somme  représente  le 
eoi'il  de  tirage.  Le  solde  doit 
être  réparti  sur  dix  mois. 

S L'opérateur  des  Actualités 
Pathé  News,  qui  vient  de  re- 
tourner en  Amérique , a ex- 
posé les  nombreuses  difficultés 
de  ses  missions.  Les  films  qu'il 
avait  pu  prendre  à Helsinki  et 
dans  le  golfe  de  Finlande,  ont 
été  détruits  par  les  autorités 
soviétiques. 


S La  Floride  et  New  York 
veulent  concurrencer  Hollywood 
ilans  la  production  cinémato- 
graphique. Miami  est  un  endroit 
idéal  pour  les  dessins  animés. 
Les  voyages  de  Gulliver  en  sont 
la  meilleure  preuve.  Toutefois, 
M.  Srhenck  dément  formelle- 
ment i/ue  Loew’s  et  M.-G.-M.  se- 
raient disposées  à s’associer  aux 
efforts  du  maire  de  New  York 
M.  La  Guardia  pour  amener 
une  partie  de  la  production  ci- 
nématographique à New  York. 


CONVALESCENCE 

B Nous  sommes  heureux  d’an- 
noncer à tous  ses  amis,  cpie  le 
sympathique  directeur  des  ser- 
vices de  publicité  à Paramount, 
M Plunkett,  est  complètement 
rétabli  et  qu’il  a repris  ses  oc- 
cupations. 


CHANGEMENT  D’ADRESSE 

Le  jeune  comédien  Félix 
Claude,  domicilié  35,  rue  Bai- 
lli, Paris  (9'),  informe  MM. 
les  Producteurs  qu’il  se  tient 
à leur  disposition  sur  con- 
vocation pneumatique. 


Séances  de  Minuit  à Alger  durant  les  Semaines 
de  Noël  et  du  Jour  de  l’An 


Alger.  — Premiers  réveillons  de  Noël  et 
du  Jour  de  l’An  de  guerre.  A cette  occasion, 
le  cinéma  algérois  s’est  quelque  peu  réveillé 
et  a donné  lieu  à de  belles  salles  garnies 
que  méritait  bien,  d’ailleurs,  l’excellence 
des  programmes.  Qu’on  en  juge  : Fric-Frac, 
Sans  Lendemain,  Pièges,  L’Emigrante,  Pe- 
tite Princesse,  Nuits  de  Bal,  Hose  de  Broad- 
way, Têtes  de  Pioche,  Honolulu,  Derrière 
la  Façade,  Les  Aveux  d’un  Espion  nazi,  etc. 

Les  autorités  militaires  ayant  autorisé 
l’ouverture  des  salles  de  spectacles  jusqu’à 
2 heures  du  matin,  nombreuses  ont  été  cel- 
les qui  ont  organisé  des  séances  de  minuit 
dont  le  rendement  a été,  en  général,  satis- 
faisant. 

D’autre  part,  trois  petites  salles,  dont  une 
nouvelle,  ont  inauguré  durant  cette  période 
leur  saison  hivernale.  Ce  sont  les  cinémas 
Midi-Minuit  et  Lux  qui  ont  rouvert  après 
une  fermeture  de  quelques  mois  nécessitée 
par  les  hostilités  et  Mon  Ciné,  un  cinéma 
nouveau  que  MM.  Lacurie  frères  ont  créé 
au  12  de  la  rue  Rochambeau  dans  le  popu- 
leux quartier  de  Bab-El-Oued.  — P.  S. 

NOUVELLES  GENERALES 

Le  cinéma  aux  armées  commence  à pren- 
dre corps  en  Afrique  du  Nord  pour  la  plus 
grande  joie  des  soldats.  Chaque  initiative 
ne  manque  pas  de  compter  à sa  tête  un 
membre  de  la  corporation  cinématographi- 
que et  c’est  heureux,  tant  dans  le  format 
standard  que  dans  le  format  réduit.  Parmi 
les  dernières  installations,  citons  celle  du 
Studio-Sud,  fonctionnant  dans  le  sud  tuni- 
sien, équipé  par  les  « Appareils  Sonores 
Universel  » et  dont  le  programme  inaugu- 
ral, gracieusement  prêté  par  « Tunisfilm  » 
(direction  Ténoudji),  comprenait  le  film  de 
Pierre  Chenal,  L'Alibi. 


® 51.  Roger  Cazes,  directeur  du  Splendid 
Cinéma  d’Alger,  s’apprête  à projeter  les 
grands  films  de  la  sélection  Paramount 
1939-1940. 

■ On  annonce  les  prochaines  représen- 
tations en  Afrique  du  Nord  du  film  des  Ar- 
tistes Associés,  Le  Lion  a des  Ailes,  que  M. 
Ed.  Ténoudji  a contracté  pour  les  salles  île 
son  circuit  (Isly théâtr),  Marocthéâtr,  Tunis- 
théâtr. 

B Parmi  les  réouvertures  de  cinémas  ré- 
quisitionnés ou  fermés  par  suite  de  l’ab- 
sence de  propriétaire  mobilisé,  citons  : Cir- 
ta-Palace  et  Nunez  à Constantine;  Mondial- 
Cinéma  à Rouiba  (département  d’Alger);  le 
Rio  à Oran;  l’A.  B.  C.  , Ciné-Théâtre  de  Tu- 
nis dont  M.  Arnold  Boralévi  s’est  rendu 
acquéreur  et  qui  a débuté  sa  nouvelle  ex- 
ploitation avec  le  film  Soubrette. 

D’autre  part,  trois  salles  en  construction 
ont  vu,  devant  l’état  de  guerre,  leur  cons- 
truction arrêtée  ou  leur  ouverture  remise  : 
l’A.  B.  C.  à Alger,  le  Cinéac  à Tunis,  le  Rex 
à Sidi-Bel-Abbès. 

A Casablanca  (Maroc)  les  studios  Cinéo- 
phone  (direction  Godquin  et  Cie)  ont  été 
réquisitionnés  par  l’armée  en  vue  de  la 
réalisation  d’un  programme  de  production 
de  films  de  propagande  tous  formats. 

P.  S, 

4 

L’Olympia  de  Toulouse  a fait  sa 
réouverture 

Toulouse.  — L’ancien  cinéma  Olympia 
vient  de  faire  sa  réouverture.  Complètement 
modernisée,  cette  salle,  qui  fait  partie  du 
circuit  Jean  Galia,  a abandonné  le  cinéma 
pour  se  consacrer  au  music-hall.  — R.  B. 


Claude  May  et  Alibert,  dans 
Le  Roi  des  Galègeurs,  film  de  Fernand  Rivers 
(distribué  par  D.  U.  C.  ) 


Sans  Lumières  urbaines 
l’Exploitation  nocturne  ne 
peut  progresser 

<Y  

Des  premières  visions,  telles  que  Fric- 
Frac  (Pathé),  Monsieur  Brotonneau  (Em- 
pire), ont  dû  rester  deux  semaines  à 1 ’af fi- 
che pour  obtenir  un  rendement  satisfaisant. 
Au  Majestic,  Les  Hauts  de  Hurlevent,  de- 
meurèrent trois  semaines. 

Les  Nancéiens  ne  demandent  qu’à  se  dis- 
traire, mais  pas  au  risque  de  se  casser  le 
cou...  Il  faut  penser  à ceux  qui  travaillent 
et  qui  n’ont  que  leurs  soirées  pour  se  « re- 
faire » le  moral  ! 

Citons  avec  plaisir  la  réouverture  depuis 
une  semaine  du  Palace,  avec  le  système  per- 
manent : 1 heure  à 19  b.  30. 

\I.  ,/.  Relier. 


LINE  NORO  et  ROGER  KARL  dans 


LE  FILM  LE  PLUS  SENSATIONNEL  DU  MOMENT  ! 


Téléphone  : Elysées  60-00 
Télégr  : FILMCRISTA 


DISTRIBUÉ  PAR 

LES  FILMS  CRISTAL 


63,  CHAMPS-ELYSEES, 
PARIS 


LE  LIVRE  JAUNE 

DU  CINÉMA  FRANÇAIS 


Les  Films  Etienne  Lallier 


présentent  : 

Un  film  qui  fera  date  dans  1 évolution  de  l’art  cinématographique. 

«L  Une  enquête  passionnante  sur  le  pangermanisme  et  ses 
conséquences  en  Europe  depuis  1 860.  CE,  Des  mois  de 
travail  en  collaboration  avec  les  plus  grands  historiens.  CE, 

LES  ORIGINES 
DE  LA  GUERRE 


Un  Film  de  GEORGES  SOUCHÈRE 

Réalisé  avec  la  méthode,  la  précision  et  l’objectivité  qui  ont 
fait  la  réputation  mondiale  des  films  d’Etienne  Lall  i er. 

Animation  des  Ateliers  Ci n é gr a ph  i ques 

(ETIENNE  LALLIER,  HENRI  SARRADE) 


DISTRIBUTION  ET  VENTE  POUR  LE  MONDE  ENTIER  : 

ROBERT  DE  NESLE 

79,  Champs-Elysées,  PARIS  (Se) 

Téléphone  : ÉLYSÉES  42-35 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


Cll\EWfamR/VPHIE  rjr 

rR&ÜIsfe.'asE 


11 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


AaJL 


DANS  LA  PRODUC  ION  FBANÇâ 

ÔN  TOURNE  DEUX  NOUVEAUX 


Iba 


On  reprend  «Paris-New  York 
On  termine  « De  Mayerling  à Sarajevo  » 


ANALYSE  ET  CRITIQUE 
DE  FILMS 


Grey  contre  X 

Comédie  dramatique 
policière  (G) 

Origine  : Française. 

Réalisation  : Alfred  Grognon 
et  Pierre  Maudru. 

Auteurs  : Alfred  Grognon  et 
Pierre  Maudru. 

Dialogues  : Alfred  Grognon  et 
Pierre  Maudru. 

Opérateurs  : Bujard,  Marins 
Roger. 

Musique  : Yatove. 

Interprétation  : Maurice  La- 
grenée,  Pierre  Stéphen,  Jean- 
ne Helbling,  Doumel,  Roger 
Legris,  Charlotte  Lyses,  Jac- 
queline Saint-Pierre,  Renée 
Piaf,  Georges  Pantois,  Charles 
Lemontier,  Freddy  Hubert, 
Marceau,  Yett  Thamar. 

Studios  : Place  Clichy. 

Ingénieur  du  son  : Roynet. 

Production  : Paris-Clichy  Film. 

Edition  : Films  Vog. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Une  nouvelle  aventure  du 
sympathique  inspecteur  Grey. 
Cette  fois,  la  tragédie  poli- 
cière est  située  en  pleine  pro- 
vince... tournée  dans  des  si- 
tes beaucerons,  dans  une 
ville  d’eaux  inventée.  L’en- 
quête se  poursuit  dans  des 
cadres  un  peu  monotones  et 
la  qualité  du  film  tient  à sa 
faculté  de  mystère  bien  ob- 
servé. Pour  une  fois,  ce  film 
policier  g,arde  son  coupable 
jusqu’à  la  fin. 

SCENARIO.  — Grey,  qui  se 
repose  sons  le  nom  banal  de 
Martin,  entre  en  amateur  dans 
une  enquête  concernant  le  dou- 
ble assassinat  de  Mareuil-les- 
Thermes.  Un  troisième  meurtre 
est  mis  an  compte  d’un  mysté- 
rieux X.  Mais  Martin-Grey  va- 
t-il  accuser  le  mari  de  la  vic- 
time d’avoir  fait  disparaître  sa 
femme  qui  le  gênait  ? On  est-ce 
le  maître  d’hôtel  qpi  fut,  jadis, 
meurtrier  passionnel,  ou  la 
sœur  du  mari  ?...  Le  coupable 
est,  naturellement,  celui  qu’on 
attendait  le  moins. 

TECHNIQUE.  — Dans  des 
décors  assez  peu  renouvelés,  in- 
térieurs d’une  propriété  cam- 
pagnarde, jardins,  pièces  d’eaux, 
rues  de  petite  ville,  les  réalisa- 
teurs ont  su  animer  une  intri- 
gue difficile.  Le  dialogue  est 
simple,  la  photographie  réaliste. 

INTERPRETATION.  — La- 
grenée  est  un  classique  inspec- 
teur Grey,  Jeanne  Helhling,  Sté- 
phen, Lemontier.  Paillais  jouent 
avec  autorité.  Doumel  apporte 
sa  faconde  en  inspecteur  méri- 
dional, Charlotte  Lysès  joue 
spirituellement  une  provinciale 
maniaque,  et  Roger  Legris  des- 
sine, avec  sa  curieuse  personna- 
lité, un  non  moins  curieux  per- 
sonnage de  jeune  amateur  de 
livres  policiers.  Signalons  les 
débuts  de  la  charmante  Jacque- 
line Saint-Pierre,  et  de  Renée 
Piat  qui  est  originale.  — x.  — 


Georges  Lacombe 
tourne  les  intérieurs 
de  “Paris-New  York” 


« Paris-New  York  » vient 
de  reprendre  il  y a dix  jours, 
et  actuellement,  les  inté- 
rieurs se  terminent  dans  de 
grands  décors  représentant 
les  salons  et  le  bar  de  Nor- 
mandie (premières  classes). 

On  voit  là  dans  la  foule  des 
danseurs  Gaby  Morlay  (se- 
crétaire particulière),  Marcel 
Simon  (son  patron),  Margue- 
rite Pierry  (l’épouse  philoso- 
phe), et  au  fur  et  à mesure 
des  prises  de  vues  que  dirige 
Georges  Lacombe  avec  son 
collaborateur  le  chef-opéra- 
teur Willy,  nous  verrons  ap- 
paraître Michel  Simon  et  Jac- 
ques Baumer,  deux  policiers 
fantaisistes,  André  Lefaur  et 
Maurice  Escande,  deux  grands 
aventuriers  désinvoltes,  Clau- 
de Dauphin  et  Gisèle  Préville, 
amoureux  franco-américains, 
René  Alexandre,  milliardaire 
américain  dont  la  disparition 
mettra  le  bateau  en  alarme, 
Aimé  Clariond,  Président  de 
Tribunal  et  sa  femme  Simone 
Berriau,  enfin  Jules  Berry, 
manager  d’une  reine  de  beau- 
té (Lise  Courbet). 

Tout  ce  monde  se  heurtera, 
se  coudoyera  en  des  intri- 
gues croisées  qui  se  termine- 
ront devant  la  statue  de  la 
Liberté...  et  après  des  péri- 
péties héroï  - comico  - satiri- 
ques. Production  Régina,  di- 
recteur de  production  : Arys 
qui,  après  la  finition  de  « Pa- 
ris-New York,  assurera  la  ter- 
minaison et  le  montage  des 
« Musiciens  du  Ciel  ».  L.  D. 


AUX  STUDIOS  DE  NICE 


C.  M.  G.  « Centre  Méditerra- 
néen Cinématographique  » nous 
informe  que  la  Société  Centre 
Cinématographique  de  la  Côte 
d’Azur  « Centrazur  » n’est  plus 
titulaire  du  bail  de  location 
qu’elle  détenait  de  la  Société 
Gaumont  - Franco  - Film-Aubert, 
ce  bail  ayant  expiré  au  mois  de 
novembre  1939. 

Le  « Centre  Méditerranéen 
Cinématographique  » C.  M.  C. 
se  trouve  donc  actuellement  ti- 
tulaire de  ce  bail;  son  gérant 
est  M.  Léopold  Schlosberg,  di- 
recteur des  services  de  la  Pro- 
duction de  la  Société  Eclair- 
Journal. 


BUTTES-CHAUMONT 
Paris-New  York. 

Réal.  : G.  Lacombe  et  Y.  Mi- 
rande. 

Ved.  : Gaby  Morlay,  Michel 
Simon,  André  Lefaur,  Jules  Ber- 
ry, Claude  Dauphin,  J.  Baumer, 
René  Alexandre,  A.  Clariond,  M. 
Escande,  M.  Simon,  Marg.  Pier- 
ry, Simone  Berriau,  Gisèle  Prc- 
ville. 

Prod.  : Régina. 

Tournage  ; Reprise  le  9 jan- 
vier 1940  (lro  sera,  intérieurs'. 

BILLANCOURT 
De  Mayerling  à Sarajevo. 

Réal.  : Max  Ophüls. 

Ved.  : Edwige  Feuillère,  John 
Lodge,  Jean  Worms,  Gabrielle 
Dorziat. 

Prod.  : B.U.P.-Tuscherer. 

Tournage  : Trois  derniers 
jours  de  prises  de  vues  avant 
montage. 

FRANÇOIS-Ier 
Miquette  et  sa  Mère. 

(Titre  définitif). 

Réal.  : Jean  Boyer. 

Ved.  : Lillian  Harvey,  Lefaur, 
L.  Baroux,  D.  Clérice,  Marg. 
Pierry. 

Prod.  : U.F.P.C. 

Tournage  : 2e  semaine. 

C.M.C.-NICE 
Untel  Père  et  Fils. 

Réal.  : Julien  Duvivier. 

Ved.  : Michèle  Morgan,  Rai- 
mu,  Louis  Jouvet,  R.  Devillers, 
Lucien  Nat,  Suzy  Prim,  Colette 
Darfeuil,  Le  Vigan,  P.  Magnier, 
et  Drue  Leyton  qui  vient  d’être 
engagée. 

Prod.  : Transcontinental. 

Tournage  : 2e  semaine. 


Max  Ophüls  a quitté  pour 
quelques  jours  son  secteur, 
quelque  part  dans  la  France  de 
l’est,  pour  venir  diriger  les  der- 
niers tours  de  manivelle  (trois 
derniers  jours  de  prises  de 
vues)  et  procéder  à l’ultime 
montage  de  son  film  De  Mayer- 
ling à Sarajevo. 

Toutes  les  conjonctions  heu- 
reuses ont  eu  lieu.  On  a pu  réu- 
nir le  combattant  Max  Ophüls, 
la  vedette  Edwige  Feuillère, 
quelques  techniciens  du  film 
également  mobilisés...  et  la  ve- 
dette masculine  : John  Lodge 
qui  est  revenu  de  New  York  ex- 
près, pour  tourner  trois  jours. 
Il  a voyagé  sur  le  bateau  italien 


Arec  Duvivier 
aux  Studios  de  Hice-C.M.C. 

Le  Bombardement  de  Paris 
en  1870 

et  Clemenceau  à la  Mairie 
de  Montmartre 

(De  notre  corresp.  particulier.) 


Nice,  8 janvier.  — Les  prises 
de  vues  du  nouveau  grand  film 
de  Duvivier,  Untel  Père  et  Fils, 
se  poursuivent  aux  studios  de 
Nice  C.  M.  C.  à la  cadence  pré- 
vue. 

On  sait  qu’une  partie  d’Un- 
tcl  Père  et  Fils  (le  début)  évo- 
que certains  événements  de  la 
guerre  de  1870  et  de  la  Com- 
mune. C’est  par  ces  scènes  que 
Duvivier,  profitant  d’un  soleil 
printanier,  a commencé  son 
travail  de  réalisation  ; La  riva- 
lité des  Versailtais  et  des  Com- 
munards, le  bombardement  de 
Paris  sous  la  neige.  Les  quar- 
tiers nord  de  la  capitale  sont  fi- 
gurés par  une  énorme  maquette 
due  à Guy  de  Gastyne  et  com- 
prenant environ  2.000  maisons. 

Les  prises  de  vues  en  exté- 
rieurs alternent  avec  les  prises 
de  vues  en  studio.  C’est  ainsi 
que  Duvivier  nous  entraîna  à 
l’intérieur  de  la  Mairie  de  Mont- 
martre on  Georges  Clemenceau, 
jeune  maire  de  29  ans,  inaugu- 
rant sa  carrière  politique,  déci- 
dait, par  son  éloquence  irrésis- 
tible, le  gouvernement  de  Paris 
à tenter  une  sortie  afin  de  re- 
joindre l’armée  de  la  Loire. 

L’honneur  de  figurer  Clemen- 
ceau, maire  de  Montmartre, 
échut  (i  l’ excellent  Daniel  Men- 
daille  qui  fait  Ici  une  impres- 
sionnante composition.  — E.  E. 


ERRATUM 


C’est  par  erreur  que  M.  Henri 
Rose  a été  nommé  dans  la  dis- 
tribution du  film  Frères  d’A- 
frique. 


Conte  Savoia.  Bel  exemple  de 
conscience  cinématographique. 

Et  voilà  que  cette  semaine  se 
terminera,  au  moins  en  studio, 
le  film  De  Mayerling  ci  Sarajevo 
auquel  participe  Gilbert  Gil. 
également  en  permission  spé- 
ciale, qui  incarne  l’étudiant 
Princip,  le  jeune  Serbe  qui  dé- 
chaîne par  son  geste  de  mort  la 
tragédie  de  1914. 

De  Mayerling  à Sarajevo,  qui 
s’achève  dans  un  ravissant  dé- 
cor d’avant  la  guerre  de  1914, 
est  une  production  B.U.P.-Tus- 
cherer qui  sera  distribuée  par 
C.F.  Lux,  et  dont  la  vente  à l’é- 
tranger sera  assurée  par  Lauer 
et  Cie  . 


MAX  OPHÜLS  EN  PERMISSION  SPÉCIALE 
TERMINE  «DE  MAYERLING  A SARAJEVO» 


12 


PETITES  AN1VOIVCES 


Demandes  et  offres  d’emploi  : 3 fr. 
la  ligne.  — Achat  et  vente  de  matériel, 
de  salles,  annonces  immobilières  et  de 
orevcts  : 9 fr.  la  ligne. 

Dans  les  catégories  ci-dessus,  12  li- 
gnes gratuites  par  an  pour  nos  abon- 
nés. 

Annonces  commerciales  pour  la  vente 
de  films  : 50  fr.  la  ligne. 

Pour  les  annonces  domiciliées  au 
journal,  1 fr.  de  supplément  pour 
F rance  et  Empire  Français;  3 fr.  pour 
l’Etranger.  Les  petites  annonces  sont 
payables  d’avance.  L’administration  du 
journal  décline  toute  responsabilité 
quant  à leur  teneur. 


OFFRES  D’EMPLOI 


Importante  maison  de  dis- 
tribution demande  un  directeur 
pour  son  agence  de  Paris. 

Faire  offre  à M.  Blais,  3,  rue 
Godot-de-Mauroy,  Paris. 


Opérateur  projectionniste 

est  demandé  par  Théâtre  Apol- 
lo,  21,  rue  Racine,  Nantes  (Loi- 
re-Inférieure). 


Très  bon  représentant  est 

demandé  par  maison  de  distri- 
bution française,  bon  program- 
me de  stock  et  nouvelle  pro- 
duction. 

Ecrire  nc  19. 


Homme  comptable,  très  au 
courant  des  expéditions  pou- 
vant démarcher  auprès  de  la 
clientèle. 

Ecrire  n"  21. 


rentretien  de 
Ernemann. 


DEMANDES  D’EMPLOI 


Secrétaire  sténo  - dactylo, 
comptable,  très  au  courant  de 
la  comptabilité  cinématogra- 
phique, parlant  espagnol,  sérieu- 
ses références,  cherche  emploi. 

Ecrire  n°  20. 


Chef  de  poste,  opérateur 
électricien,  femme  caissière,  de- 
mande place  sérieuse,  même 
au  pourcentage.  Libre  fin  jan- 
vier. 

Ecrire  Peiron,  17,  rue  Pas- 
leur,  Rosny-sous-Bois  (Seine). 


Opérateurs  disponibles  : 

M.  Guillaume,  2,  rue  Pierre- 
Levée,  Paris  (10°). 

M.  François  Téhet,  42,  rue 
de  Maistre  (18"). 


DIVERS 


OPERATEURS 
DE  PROJECTION 

Pour  donner  satisfaction 
rapidement  aux  directeurs  de 
cinéma  qui  nous  demandent 
des  opérateurs,  nous  conseil- 
lons aux  disponibles  de  nous 
signaler  leur  adresse. 


toute  installation 


SYRIE  - LIBAN 

M.  Jean  Habib,  rue  du  Tell 
à Tripoli  (Liban),  se  propose 
pour  distribuer  des  films 
français  en  Syrie  et  au  Li- 
ban. 


Organise  soirée  cinématogr., 
app.  sonore  standard,  Paris, 
province,  location-vente  maté- 
riel. 

Duelaux,  9,  avenue  de  l’Opé- 
ra, Paris  (Ie1').  Opéra  81-26. 


L’EFFORT 
DE  NOTRE  REVUE 


Nous  sommes  heureux  de 
constater  combien  nos  lec- 
teurs sont  satisfaits  de  l’ef- 
fort continu  que  fait  notre 
Revue  dont  nous  assurons  la 
parution  régulière  depuis  le 
début  des  hostilités. 

Chaque  semaine,  de  nom- 
breux camarades  mobilisés 
nous  expriment  leur  joie  d’a- 
voir des  nouvelles  régulières 
de  leur  métier. 

Mais,  voici  parmi  tant 
d’autres  lettres,  celle  d’un 
producteur-distributeur  qui 
nous  fait  particulièrement 
plaisir. 

Messieurs, 

Je  viens  de  recevoir  au- 
jourd’hui le  numéro  de  vo- 
tre journal  que  M.  Harlé  a 
bien  voulu  continuer  à nous 
envoyer  comme  aupara* 
vant. 

Etant  donné  les  temps 
durs  que  nous  traversons 
tous,  il  me  paraît  de  mon 
devoir  d’aider  votre  jour- 
nal dans  la  mesure  du  pos- 
sible et  je  ne  veux  plus  ac- 
cepter l’envoi  gratis  de  La 
Cinématographie  Française. 

Je  vous  envoie  donc  ci- 
inclus  deux  chèques  de 
121  fr.  20  chacun  repré- 
sentant le  montant  de 
l’abonnement  pour  une 
année  pour  la  X...  Film  et 
pour  la  X...  Film. 


LE  PLANCHER 
DES  VACHES 


C’est  par  erreur  qu’il  est 
indiqué  dans  le  numéro  du 
S janvier  1940  que  la  So- 
ciété Ciné-Sélection  s’oc- 
cupe de  la  vente  à l’étran- 
ger du  film  « Le  Plancher 
des  Vaches  ».  C’est  en 
réalité  la  Société  Transat 
Film  qui  en  est  chargée. 


POUR  NOS  SOLDATS 


Directeurs,  n’oubliez  pas  de 
solliciter  votre  public  pour  l’a- 
chat du  timbre  de  l’œuvre 
« Pour  nos  Soldats  ».  Il  faut 
aider  les  poilus  et  leurs  fa- 
milles. 


181  SsRîs&eCHATI  LION -MONTROUGE  fS)  TEL.ALE.44.00 

.•  a n :.  • ■ -■  ■ - . . ••  : ■ ■'  V| 


de  la  maison  Ernemann  sont  actuel- 
lement a nos  ateliers , a votre 
disposition , pour  la  réparation  et 


lmp.  de  La  Cinématographie  Française,  29,  rue  Marsoulan,  Paris. 


Les  filins  nouveaux  ü Paris 

Semaine 

du  11-1-40  au  17-1-40 
M.  Brotonneau  (lre  sein.) 

(Impérial)  (Pagnol). 
L’Entraîneuse  (lr6  s.)  (Apol- 
lo)  (A.  C.  E.). 

Menaces  (lre  s.)  (Olympia). 
Le  Danger  d’aimer  (lre  sem.) 

(Normandie)  (R.  K.  O.). 
Tourbillon  de  Paris  (Max- 
Linder)  (6°  sem.)  (Lauzin). 
Pièges  (5e  sem.)  (Marignan) 
(Discina). 

Ils  étaient  Neuf  Célibataires 
(Colisée-Marivaux)  (12e  s.). 
(C.  .C  F.  C.).  — 

Terre  d’ Angoisse  (2e  Bureau 
contre  Kommandantur) 
(Aubert-Palace)  (10e  sem.). 
Le  Bois  sacré  (5e  s.).  (Distr. 
Ass.)  (César). 

FILMS  AMERICAINS 
VERSIONS  ORIGINALES 
Good  Bge  M.  Chips  (Triom- 
phe) (4e  sem.). 

Stanley  et  Livingstone  (4e 
sem.).  (Paris)  (Fox-Film). 
Le  Lion  a des  Ailes  (4e  sem.) 

(Biarritz)  (Artists  Ass.). 
Mademoiselle  et  son  Bébé 
(Lord-Byron  et  Avenue) 
(4e  sem.)  (R.  K.  O.). 

Ennuis  de  Ménage  (lre  sem.) 
(Champs  - Elysées)  (Para- 
mount). 

Honolnîn  (Balzac)  (M.-G.-M.). 
(5e  sem.). 

Le  Monde  est  merveilleux 
(Marbeuf)  (M.-G.-M.)  (4e  s.). 
FILMS  DOUBLES 
Invitation  au  Bonheur  (lre  s.) 
Paramount)  (Théâtre  Para- 
mount). 


LE  DOCUMENTAIRE 
FRANÇAIS 

A LA  BIENNALE  DE  VENISE 


C’est  à La  Cathédrale  de 
Chartres,  film  d’André  Vigneau, 
qu’est  allée  la  récompense  ac- 
cordée par  le  jury  de  la  Bien- 
nale de  Venise  au  documentaire 
français.  A l’heure  où  les  sacs 
de  sable,  qui  protègent  la  cathé- 
drale, la  dérobent  aux  yeux  de 
ses  admirateurs,  il  est  particu- 
lièrement réconfortant  de  la 
voir  revivre,  avec  sa  splendeur 
simple  et  sa  force,  dans  ce  film 
qui,  après  avoir  rencontré  au- 
près du  public  et  des  critiques 
français,  un  accueil  enthou- 
siaste, et  remporté  à l’Exposi- 
tion de  New  York  un  succès 
mérité,  vient  d’être  consacré 
par  une  récompense  internatio- 
nale qui  honore  le  cinéma  fran- 
çais tout  entier. 

Distribution  et  vente  pour  le 
monde  entier  ; Comptoir  Fran- 
çais, Robert  de  Nesle,  79, 
Champs-Elysées,  Paris.  Télé- 
phone : Elysées  42-35. 


CHANGEMENTS 

D’ADRESSES 


Veuillez  noter  la  nou- 
velle adresse  de 

LUNA  FILM 
72,  Champs-Elysées, 
Paris 


Le  Gérant  : P.  A.  Hari-é. 


^illllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllilllllllllllllllllllll!llll!llllillllllllllllllllllllllllllllll.iJjlllllllllllllllllillllllllllllllllllllllllllllllllllilli!!j 


Sous-titres  en  toutes  langues 

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiaiaiiioiiiiiiiiiiiiiiiiiiii 

pour  films  parlants 

AGENDAS  PRATIQUES 

! TITRA-FILMS 

26,  rue  Marbeuf,  PARIS 

Le  Mémento  •'> 

Tél.  : ELYSEES  00-18  et  00-29 

Insonorisation  des 

Salles •"> 

Tableau  des  Reclier- 

Le  procédé  TITRA-FILM  vous  garantit 

elles  des  Pannes...  •> 

sur  n’importe  quelle  émulsion  positive 

ancienne  ou  récente 

Toutes  ces  éditions  pra- 

des  impressions  claires,  nettes 

tiques  et  utiles,  sont  édi- 
tées par 

sans  bavures  et  lisibles 

LA  TECHNIQUE 

CINEMATOGRAPHIQUE 

meme  sur  fond  blanc 

34,  rue  de  Londres 

TITRA-FiLM  EST  LF  MEILLEUR  PROCEDE 

Pa  ri  s 

APPLICABLE  AUX  FILMS  EN  COULEURS 

Les  copies  sous-titrées  par  TITRA-FILM 

tographie  Française  et 

peuvent  être  vernies,  lavées,  nettoyées 

contre  mandai. 

etc.,  sans  aucun  inconvénient. 

21IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII!IIIIIIIIIIIIHI 

m 


FAUTEUILS 

POUR  AVOIR  LES  MEILLEURS  PRIX  , 

DANS  LA  MEILLEURE  FABRICATION 

CONSULTEZ  SAN?  HÉSITER 

CINÉ- SIÈGES 

45,  RUE  DU  VIVIER  à AUBERVILLIERS  (Seine) 

Téléphone  : FLANDRE  01-08 


ETABLISSEMENTS  ^ E LM  A 


10,  RUE  THÉOPHRASTE 

-RENAUDOT,  PARIS-IS 

TÉL.  VA  U G 1 1 

IARD  0-7-08 

FILMS  ALBATROS 

7,  Avenue  Vion  Whitcomb 
PARIS-1G» 

Tél.  : Jasmin  18-96 


36,  Avenue 
Hoche 
Paris  (81) 

Carnot  30-2  f 
» 30-22 

Adresse 
télégraphique 

JESTICFILM 

PARIS 


ris 

37,  Avenue  des  Cliamps-Elysées 
PARIS  (VIIIe) 
Téléphone  : Balzac  40-38 
Câbles  : LEREREN-PARIS 


UIMUMIIIMUMIinillllIMmMIIIMII 

EN  PREPARATION 


ILFORDf 

Pellicule  vierge  3 

Agents  Exclusifs  if 

WELLINGTON  & WARD  S.  A j 

52,  rue  de  Dunkerque  = 
PAR1S-LV  | 

Tél.  : Trud.  83-82.  j 
Télégr.  : Wellward.  = 

IIIMIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIinl 


MATÉRIEL  MODERNE  - TRANSPORTS  - DOUANES 


COPY-BOURSE 

130,  rue  Montmartre  — Tél.  : Gul  15  11 

JP'  = 

est  ouvert  et  se  charge  tous  travaux  machine 

à écrire. 

llj| 

lllllllllllllllllllllllllllllllll 

Travaux  inauhines  ul  duplicateurs 

LE)  UECEI  " 

fk 

-■  • LL-  - H 

Mmmm 

STELLA 

U SÎOE  A LABRUGUÎÈRE  .TARN 

CONTROLES  AUTOMATIQUES 

39,  avenue  George-V 

(entrée  17,  rue 
Quenlin-Bauchart) 

Téléphone  : Balzac  47-95 

fkîWluÈRIN 

transports  extra  rapides  de  films 
2. RUE  DE  ROCROY 

Trudaine  72-81  (7  lignes) 

Permanent  nuit  et  jour. 

Rapid  Universal 
Transport 

Tel.  : Trud.  01-50 


TRANSPORTS 
RAPIDES  DES  FILMS 
TOUTES  DIRECTIONS 


2,  rue  Thimonnier 

PARIS  (IX0) 


Trois  Petits  Tamb  ours  de  Val  my... 

D u panache,  Je  la  bonne  humeur , Je  V émotion 


ATLANTIC  FILM- MARCEL  DE  HUBSCH 


présente 


Jean  YONNEL,  Sociétaire  de  la  Comédie  Française 

Madeleine  SORIA  et  AIMOS 


dans 

VIVE  LA  NATION 


Un  film  de  Maurice  de  CANONGE 
Scénario  de  H.  Dtjpuy-Mazuel,  René  Jeanne,  p;  erre  M ARIEL 

Musique  de  Henri  Verdun 

avec 


Jacques  GRÉTILLAT,  Pierre  MAGNIER,  Daniel  MENDA1LLE 
André  CARNÈGE,  René  NAVARRE,  Pierre  LABRY  et 
Yvonne  BROUSSARD,  Maurice  MARSAY,  et  les  petits 
Jacques  BRÉCOURT,  Michel  RÉTAUX,  Jean  BARA 

Q 


3ème  Semaine  au  “NORMANDIE” 


LE  Ier  GRAND  FILM  FRANÇAIS 
TERMINÉ  DEPUIS  LES  HOSTILITÉS 


MIREILLE 

B A L I N 

GINETTE 

LECLERC 


JOHN 

L O D E R 

JEAN 

GALLAND 


ET 


ERIC  VON  STROHEIM 

dans  un  film  de  EDMOND  T.  GREVILLE 

MÎNACES... 

DIALOGUES  DE  PIERRE  LESTR1NGUEZ 


AVEC 


VANDA  GREVILLE  • MAURICE  MAILLOT 
MADELEINE  LAMBERT  et  HENRI  BOSC 

ACTUELLEMENT  EN 


EXCLUSIVITE  a lOLYMPIA 

ET  DEJA  RETENU  A 

L’A  U B E R T PALACE 


ENCORE  UN  GRAND  FILM! 


BIENTOT.. 

MIQUETTE 

UNE  RÉALISATION  DE 

JiâN  BOYER 

UN  FILM  CLAUDE  DOLBERÎ  : 

LES  FILMS  GECE  - 76,  Rue  de 

ProRiy*  Paris  - Tél.:  WAG,  éiJ© 

I 


^!!llll!llll!l!lllllllll!lll!!lllllilllllillllllll!ll!l!lllllllllllll!lllllllllllllllllll>lll!lllllllll!llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllilllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllillllM 

SOCIETES  E IV  ACTIVITE 


DEMANDEZ  A 


VEDIS-FILM 

79,  Champs-Elysées,  PARIS 
Tél.  : Elvsées  94-03 


le  programme  qui  vous  manque 
pour  assurer  votre  maximum 


FILMSONOR 

44,  Champs-EIvsées 
PARIS 

Sous  les  Toits  de  Paris, 
.4  nous  la  Liberté,  Le 
Grand  Jeu,  Pension 
Mimosas.  La  Kermesse 
héroïque,  Désiré,  En- 
trée des  Artistes,  La 
Fin  du  Jour,  Derrière 
la  Façade 


FRANCINEX 

FRANCBNEX 

= 44,  Champs-Elysées,  PARIS  (8e) 

1 Téléphone  : Balzac  13-17,  13-18 

(L’ÉCRAN  FRANÇAIS 

31,  rue  Guyot,  PARIS  (17  ) 

! Tél.  : Wagram  18-27 

| location  de  matériel  et  de  films  16  m/m 
| sonores  et  parlants.  (Films  récréatifs 
= éducatifs,  scolaires.  Dessins  animés 
\ etc.,  etc...) 


Société  anonyme 

122,  Champs-Elysées 

Téléph.  : Balzac  38-10  et  11 

vous  offre  toute  une  série  de  grands  films 


LES  FILMS  CRISTAL 

63,  Champs-Elysées,  Paris 

Téléphone  : Elvsées  60-00 

Monde  des  Heures  - Vignes  du  Seigneur 
Claudine  èi  l'Ecole  - Enfant  de  Troupe 
Marraine  du  Régiment  — Moulin  dans  le 
Soleil  Héros  de  la  Marne 

Vous  Seule  que  j’aime 
Cas  de  Conscience  — Saturnin 
L’Ombre  du  2e  Bureau 
Après  IVIein  Kampf,  mes  Crimes,  par 
A.  Hitler 


EDITIONS  EMILE  CAPELIER 

27,  rue  de  Turin,  Paris  (8”) 

Téléphone  : Europe  49-40 

Petite  Peste  2.500  m.) 

Mot  de  Cambronne  (1.200  m.) 

Sans  Elle  (800  m.) 

Documentaires  : 

Traditions  marseillaises  (800  m.) 
Pêcheries  d’ Automne  (600  m.) 


LES  FILMS 


^atxmounf^ 

1,  rue  Meyerbeer,  Paris  (9e) 
Tél.  • Opéra  34-30 


(ROBERT  JOUAT 

= 24,  rue  de  Trévise,  Paris  (9  ) 

B Provence  38-36 

i TOUS  LES  ACCESSOIRES 
| POUR  LA  CABINE 

^Charbons  Miroirs  Cellules  Lampes 
B’xcitatrices  et  Tambours  dentés  pour  appa- 
= reils  de  toutes  marques 


PARIS 
Fl  LM 
LOCATION 

79,  CHAMPS-ÉLYSÉES 

Adr.  Télégr.  : PABIFILM 
Téléphone  : Balzac  19-45 


|Les  Films  AGIMAN  S.  A. 

1,  rue  de  Berri,  Paris  (8e) 

= Elvsées  81-31  et  la  suite 

= distribuent  pour  la  Région  Parisienne 

KATIA  - EUSEBE  DEPUTE 
| PETITES  ALLIEES  - i¥9AR9NELLA 
I VIDOCQ  - CHASTE  SUZANNE 

S 


Marcel  Pagnol( 

13,  rue  Fortuny,  PARIS  j 

Téléphone  : Carnot  01-07  l 


LES  PRODUCTIONS 

FOX-EUROPA 

DISTRIBUTEURS  DE 


LES  ACTUALITES 

FOX-MOVIETON 


5,  avenue  Velasquez= 
PARIS  (8e)  | 

Tél.  : Laborde  88-50= 
(6  lignes  groupées  )= 


27,  rue  Dumont-d’Urviile,  PARIS 

Téléphone  : Kléb.  93-86 


Représentant  général  pour 
Europe  Continentale 
Ernest  WETTSTEIN 
116  bis,  au.  des  Champs-Eh/sccs 
PARIS 

Tél.  : BAI,.  34-38 
Câbles  ERWETT-PARIS 


Représentant  de 

FILMS  EMKA 

Bruxelles 

OMNIA  FILMS  Ltd 

Lond  res 

Vente  exclusive  des  ■meilleurs  films  anglais 

IN  BLACK  (Conrad  V-.dt 

et  Valéry  • obson)  - Q PLANES 
(Lan  rence  Olivier  R.  Richardson)  - 
RO)  4L  DIVORCE  (P.  Blanchard  - Ruth  Chatterton) 
TWENTY  ONE  DAYS  'Laur-m-e  Olivier  - Vivian  L-igh) 
THUNDER  IN  THE  CITY  'Edw.  O.  Robinson) 


LIBRE 


lllllir? 


LES 


FILMS  MARCEL  PAGNOL 


PRÉSENTENT 

GRANDS  FILMS 

FRANÇAIS  NOUVEAUX 


MONSIEUR  BROTONNEAU 

avec  RAIMU  et  JOSETTE  DAY 
d’après  la  célèbre  pièce  de  R.  de  Fiers  et  Caillavet 
(Sortie  générale  sur  Paris  : 27  Mars  1940) 


LE  PRÉSIDENT  HAUDECCEUR 

Production  E.D.I.C, 

avec  HARRY  BAUR  et  BETTY  ST  OC  KF  E LD 
Scénario  et  dialogues  de  Roger  Ferdinand 

— 

MARSEILLE  MES  AMOURS 


Production  G. A. R. B. 

LA  CÉLÈBRE  OPÉRETTE  MARSEILLAISE 
avec  REDACAIRE  - GORLETT  et  MIREILLE  PONSARD 


LES  FILMS  MARCEL  PAGNOL 

rappellent  le  grand  succès  de 


* LA  FEMME  DU  BOULANGER 


avec 

RAIMU  - GINETTE  LECLERC  - CHARPIN 


* L E SCHOUNTZ 

avec 

FERNANDEL 

-f 

•R  E G A I N 

avec 

FERNANDEL  et  ORANE  DEMAZIS 

LES  FILMS  MARCEL  PAGNOL 

^ 

rééditent  en  copies  neuves 

MAR  I US 

FANNY  , 

CESAR 

ANGELE 


FILMS  MARCEL  PAGNOL 


13,  RUE  FORTUNY,  PARIS  (17e) 

Téléphone:  CARNOT  G S - 2 0 


49,  RUE  GALILÉE,  PARIS 

Téléphone  : KLÉBER  98-90 


VOUS  PRESENTERA  PROCHAINEMENT... 

UNE  NOUVELLE  PRODUCTION 

LES 

DU 

JUSTICIERS 
FAR  WEST 

en  4 époques 

L’USURPflTEUR  - TRAHISON  - LE  TRÉSOR  MAUDIT  - JUSTICE  EST  FAITE 

% 

une  action  et  un  mouvement  qui  ne  se  ralentissent  jamais 

CE  FILM  A CONNU  UN  SUCCÈS  RETENTISSANT 

aux  ETATS-UNIS 

Version  française  impeccable 


^Illlllllllllllllllllllllllll!l!lllllllllllllll| 

H 22'  ANNÉE  =§ 


CINE 


5 PRIX  i 5 Francs  = 

in 

LE  CINEMA  FRANÇAIS 

REDACTION  ET  ADMINISTRATION  : 

29,  rue  Marsoulan,  Paris  (12e) 
Adr.  Télégr.  : LACIFRAL  Paris. 


RAPHIE 


= N®  1.107 


Directeur  : Paul  Auguste  HARLË 

Rédacteur  en  chef  : Marcel  COLLN-REVAL 


= 20  JANVIER  1940  || 



Téléphone  : Diderot  85-35  (3  lignes  group.) 
Compte  chèques  postaux  n°  703-66,  Paris 
Registre  du  Commerce,  Seine  n°  291-139. 

Abonnement  : 

France  : 121  fr.  20. 

Etranger  : 200  et  250  francs. 


Pour  ranimer  le  Cinéma  Français 

Maître  Henry  Torrès  déclare  : 


Julien  Duvivier  tourne  Untel  Père  et  Fils, 
avec  Louis  Jouvet.  (Transcontinental) 

Distribution  Columbia. 

Le  Député  Deschizeaux  dépose  un 
Rapport  en  Séance  de  la  Chambre 
sur  l’État  du  Cinéma  Français 

Nous  apprenons,  en  dernière  heure, 
que  M.  Descbizeaux,  député  de  l’In- 
dre, a déposé  mercredi  17  janvier,  en 
séance  de  la  Chambre,  un  rapport 
concernant  la  situation  actuelle  du  Ci- 
néma français,  rapport  dont  il  avait 
été  chargé  par  la  Commission  des  Af- 
faires Etrangères.  Ce  rapport,  très 
important,  est  un  examen  très  net  de 
l’état  de  l’industrie;  il  comporte  des 
conclusions  pratiques.  Nous  en  pu- 
blierons la  semaine  prochaine  les 
principaux  passages.  — L.  D. 

La  Première  de  “REGAIN”  à 
New  York  avait  attiré  l’Elite 
du  Cinéma  américain 


A In  triomphale  première  de  Regain  à 
New  York  assistaient  de  nombreuses  per- 
sonnalités du  cinéma  américain;  on  a re- 
connu entre  autres  : Katharine  Hepburn, 
Norma  Shearer,  Sylvia  Sydney,  Lillian  Gish, 
Jack  Benny,  Fredric  Mar  ch,  Frank  Capra, 
Gary  Cooper,  Paul  Muni,  Maurice  Schwartz, 
Robert  Flaherty,  Donald  Cook,  William 
Wyler,  F rances  Farmer,  Irene  Rieh,  Dou- 
glas Montgommery. 

Dans  l’assistance,  on  remarquait  André 
Maurois,  le  célèbre  écrivain,  et  Mme  Roose- 
velt, femme  du  Président  des  Etats-Unis, 
qui  avait  tenu  ci  paraître  à cette  sensation- 
nelle représentation. 


Dès  la  semaine  dernière,  nous  avons 
donné  quelques  déclarations  de  M"  Hen- 
ry Torrès,  maître  du  Barreau,  brillant 
journaliste  et  ancien  parlementaire,  qui 
vient  d’être  appelé  à la  direction  des 
Services  Cinéma  au  Commissariat  Gé- 
néral de  l’Information  près  la  Présidence 
du  Conseil. 

Au  cours  de  la  première  prise  de  con- 
tact avec  la  Presse  cinématographique, 
M Henry  Torrès  nous  a fait  connaître 
les  grandes  lignes  de  son  programme 
d’ensemble. 

Au  premier  chef,  M.  Torrès  s’atta- 
chera à résoudre  les  problèmes  aussi 
complexes  que  délicats  qui  — depuis  le 
début  de  la  guerre  — ont  paralysé  notre 
industrie,  arrêté  sa  production  et  réduit 
au  chômage  ses  travailleurs. 

— SI  s’agit  avant  tout,  déclare  M.  Tor- 
rès, de  ranimer  cette  industrie,  de  l’as- 
seoir sur  des  bases  solides  et  viables  et 
d’assurer  la  reprise  de  la  production. 

— Le  volume  accumulé  des  traites 
impayées;  la  réduction  du  circuit  com- 
mercial provenant  de  la  restriction  du 
nombre  des  places,  et  de  la  diminution 
des  marchés  extérieurs;  les  difficultés 
de  récupération  du  personnel  technique 
indispensable;  ia  Censure,  problème  dé- 
licat entre  tous,  enfin  la  question  du 
financement  de  la  production;  tels  sont 
les  problèmes  principaux  que  je  m’effor- 
cerai de  résoudre. 

— Pour  cela,  je  veux  démontrer  à 
l’Etat  qu’il  est  de  son  devoir  de  se 
pencher  avec  sollicitude  sur  tous  ces 
problèmes  et  d’user  de  son  pouvoir  de 
contrôle,  de  surveillance,  de  protection 
et  d’arbitrage. 

— Il  ne  s’agit  ni  d’étatisation,  ni  de 
nationalisation  pour  le  cinéma  qui  re- 
pose, avant  tout,  sur  la  liberté  de  l’art. 


Rome,  8 janvier  1940.  — De  nouvelles 
dispositions  législatives  et  normes  corpora- 
tives concernant  la  réglementation  de  l’acti- 
vité cinématographique  viennent  d’être 
édictées. 

Une  règle  corporative  établit  que  tout 
participant  à la  production  d’un  film  natio- 
nal ne  peut  recevoir  une  rémunération  su- 
périeure à 80.000  lires  it.  Cette  rémunéra- 
tion maximum  comporte  un  engagement 


expression  de  la  personnalité  indivi- 
duelle. 

— Néanmoins,  il  faut  une  politique 
d’autorité. 

— Jusqu’à  présent,  le  cinéma  a souf- 
fert de  l’absence  de  statut  légal  et  de  la 
dispersion  des  services  ministériels. 

— Nous  nous  attacherons  donc  : 
1°  A faire  adopter,  sous  forme  de  dé- 
crets, certains  des  textes  essentiels  du 
projet  du  statut  du  cinéma  déposé  par 
M.  Jean  Zay;  2°  A créer  un  Comité  Inter- 
ministériel, organisme  responsable,  en 
liaison  immédiate  avec  les  différents 
ministères,  pour  que  chaque  problème 
ait  une  solution  rapide  ». 

M.  Henry  Torrès  a ensuite  longuement 
développé  sa  conception  sur  la  force  de 
la  propagande  cinématographique,  tant 
en  France  qu’à  l’étranger,  et  nous  avons 
été  très  heureux  de  trouver  chez  lui  une 
des  idées  défendues  dans  ce  journal,  à 
savoir  que  la  meilleure  propagande  pour 
un  pays  consiste  à faire  de  bons  films. 

— On  n’a  pas  le  droit,  dit  M.  Torrès, 
de  raser  les  gens  même  à l’abri  de  la 
propagande,  laquelle  est  fonction  de  la 
qualité  de  la  production  elle-même  ».  Et 
il  s’étonne  de  ne  pas  trouver  dans  la 
production,  en  général,  cette  arme  es- 
sentiellement française  : l’esprit,  l’iro- 
nie. 

— En  résumé,  tous  les  problèmes 

sont  solubles  »,  conclut  M.  Torrès. 

* 

* * 

Nous  avons  plaisir  à enregistrer  ces 
premières  déclarations.  Elles  nous  mon- 
trent que  le  Cinéma  a trouvé  un  anima- 
teur qui  comprend  la  place  occupée  par 
notre  Industrie  tant  sur  le  plan  écono- 
mique que  sur  celui  de  la  propagande  et 
du  prestige  français  dans  le  monde. 
Nous  pensons  que  le  Cinéma  français  a 
trouvé  sort  avocat.  — M.  C.-R. 


n’excédant  pas  45  jours  continus  pour  les 
interprètes  et  90  jours  pour  les  metteurs  en 
scène. 

Lorsque  ces  limites  de  temps  sont  dépas- 
sées, des  augmentations  de  rémunération 
sont  prévues  par  le  contrat  collectif  de  tra- 
vail. En  outre,  un  pourcentage  ne  dépassant 
pas  10  % peut  être  accordé  au  metteur  en 
scène  et  aux  vedettes,  par  contrat,  su  les 
(Voir  suite  page  5) 


En  Italie,  on  institue  un  salaire 
maximum  de  80.000  lires 

(De  notre  Correspondant  particulier.) 


4 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


CBf^lEI' 


FR 


iRAPHBE 

ISE 


Un  Marché  avait  été  conquis  en  Amérique 
par  le  Fi  ni  Français 


Il  faut  a tout  prix  le  conserver  et  f agrandir , nous  dit  M.  Léo  Cohen\ 


Parmi  les  problèmes  que  la  situation  ac- 
tuelle a créés  au  Cinéma  français,  il  était 
un  point  qui  nous  donnait  quelque  inquié- 
tude : — Que  deviendraient,  dorénavant, 
les  grands  marchés  étrangers  — surtout  le 
marché  américain  — si  péniblement  acquis 
ces  dernières  années  à notre  production  !... 

Nous  rappelant  que  l'un  de  nos  pionniers 
de  l’exportation,  M Léo  Cohen,  lut  à l’ori- 
gine de  l’introduction  de  notre  production 
aux  Etats-Unis  (par  l’encouragement  per- 
sonnel qu’il  prodigua  en  1935  à M.  Taper- 
noux  pour  la  diffusion  du  film  français  en 


M.  Léo  COHEN 


Amérique),  nous  avons  pensé  à l’interwie- 
ver  sur  cette  grave  question. 

Nous  savions  bien  que,  grâce  à lui,  le 
Proche-Orient,  les  Balkans,  etc.,  avaient 
toujours  été  abondamment  fournis  en  films 
français.  Mais  que  pouvait-il  pour  l’Amé- 
rique ?... 

Nous  l’avons  trouvé  en  train  de  boucler 
ses  malles  !... 

— Je  pars  pour  l’Amérique,  nous  déclara- 
t-il. 

— Eh  oui  !..  j’ai  organisé  un  courant 
commercial  régulier  avec  la  Turquie,  la 
Grèce,  l’Egypte,  la  Syrie,  la  Yougoslavie, 
la  Roumanie,  la  Bulgarie,  etc...  J’y  possède 


de  fidèles  clients  que  mon  personnel  sert 
et  continuera  à servir  régulièrement  comme 
par  le  passé,  toujours  sous  ma  surveillance 
et  mes  instructions.  La  chose  étant  réglée 
et  tout  marchant  à souhait,  il  y a d’autres 
problèmes  à résoudre,  d’autres  solutions  à 
imposer  !... 

? ... 

— L’Amérique  !...  Un  merveilleux  mar- 
ché y avait  été  conquis  par  le  film  français, 
que  l’on  risque  maintenant  de  perdre, 

— S|  faut  à tout  prix  ie  conserver...  et 
l’agrandir... 

— Aussi,  laissant  mon  personnel  sur 
place  pour  l’alimentation  régulière  de  ma 
clientèle,  je  m’embarque  pour  New  York. 
Je  désire  y étudier,  prospecter  et  organiser 
toutes  les  possibilités  du  film  français  aux 
Etats-Unis.  Ce  sera,  je  le  sais,  un  dur  labeur. 

— ...Mais  j’ai  conliance  ! Et  l’expérience 
des  difficultés  !... 

J’y  réussirai,  vous  verrez  !...  Je  vous 
donnerai  de  là-bas  de  bonnes  nouvelles.  Et 
si  vous  désirez  îles  renseignements,  n’hési- 
tez pas  à m’écrire.  Voici  ma  future  adresse  : 
44(1  Fourth  Avenue,  New  York  N.  Y. 

Et  dès  que,  dans  quelques  mois,  j’au- 
rais ouvert  les  écluses  et  que  nos  films 
s’écouleront  normalement  aux  Etats-Unis, 
j’aurais  une  autre  tâche  qui  m’attendra  !... 

. ? ... 

— L’Amérique  Latine...  Tout  en  gardant 
un  contact  permanent  avec  mon  bureau  île 
Paris,  dont  l’activité  ne  se  ralentira  point, 
je  prospecterai  les  grands  pays  de  l’Améri- 
que Latine,  le  Mexique,  le  Brésil,  l’Argen- 
tine, etc... 

- Je  sais  que  du  film  français  y a déjà 
été  placé,  vendu.  Evidemment.  Mais  ce 
n’était  qu’un  début  el  il  y a encore  beau- 
coup à faire  !... 

— Le  tout  était  de  me  décider,  car  les 
frais  sont  énormes  !...  C’est  ce  qui  a tou- 
jours handicapé  l’exportation  française. 

— Mais,  moi,  j’ai  confiance... 

Le  film  français  n’est-il  point  l’âme 
de  la  France  fixée  sur  de  la  pellicule?... 

— Et  avec  elle,  vous  savez,  on  est  tou- 
jours vainqueur  ». 


A Nancy,  le  cas  de  la  Petite  Exploitation 
et  les  Films  anciens 

Devant  le  « rappel  » des  vieilles  classes 
du  film  français  dans  nos  salles  de  « pre- 
mières lignes  »,  les  salles  de  l’«  arrière  » 
s’émeuvent.  Les  loueurs  ne  cèdent  plus  — 
qu’à  des  prix  intéressants  — leurs  anciens 
stocks.  Les  stocks  des  cinémas  à 4 francs 
ont  repris  de  la  valeur. 

Mais  certains  directeurs  — du  centre  — - 
prétendent  qu’ils  ne  pourraient  faire  de 
plus  grosses  recettes  avec  l’«  exclusivité...  » 
« Alors,  disent-ils,  continuons  avec  le  ras- 
sis... » Heureusement  qu’un  effort  a déjà  été 
fait  à Nancy  qui  nous  fait  espérer...  d’autres 
programmes.  — - M.  J.  Relier. 

+ 

Le  Cinéma  aux  Armées  du  Levant 


Comme  partout  ailleurs,  le  cinéma  a,  ici, 
ses  adeptes.  Aussi  le  commandement  supé- 
rieur des  troupes  du  Levant,  ci  (pii  l’impor- 
tance de  cette  question  n'avait  pas  échappé, 
s’est  empressé  de  tout  mettre  en  œuvre 
pour  que  nos  soldats,  où  qu'ils  se  trouvent, 
aient  la  possibilité  de  se  distraire  en  admi- 
rant, chaque  semaine  un  des  excellents 
films  de  la  production  française. 

Aussi  ai-je  eu  le  plaisir  de  revoir  parmi 
nous,  Maurice  Simon,  exploitant  à Safi  (Ma- 
roc) à qui  a été  confié  le  soin  de  se  rendre 
dans  les  divers  cantonnements  où  il  y est 
accueilli  avec  joie. 

Après  avoir  inauguré  cette  tournée  avec 
Georges  Milton  dans  Les  Deux  Combinards, 
il  a été  projeté  entre  autres  ; Ignace,  Le 
Coupable,  Michel  Strogoff,  etc.,  etc... 

Jean  Habib. 
♦ 

A Toulouse,  Première  de  « Le  Lion  a des  Ailes» 

au  Gaumont-Palace 


Toulouse.  — D’autres  que  nous  ont  dit 
tout  le  bien  qu’il  fallait  penser  du  film  Le 
Lion  a des  Ailes,  que  la  direction  du  Gau- 
mont-Palace donnait  le  jeudi  11  janvier 
1941),  en  soirée  de  gala  et  à laquelle  avaient 
été  conviées  de  nombreuses  personnalités. 

Félicitons  M.  Papouin,  directeur  de  cet 
important  établissement  qui  composa  à 
cette  occasion  un  remarquable  programme 
sonore. 

C’est  ainsi  qu’après  nous  avoir  fait  écou- 
ler La  Marche  de  la  Royal  Air  Force,  nous 
eûmes  le  plaisir  d’entendre  Tipperary. 

Brillante  soirée.  — Roger  Bruguière. 


Airnos  campe  un  Joyeux  soldat  de 
Valmy  dans  Vive  la  Nation. 


A LA  C.C.B.  DE  BRUXELLES 

La  C.C.B. , qui  vient  de  procé- 
der à des  aménagements  vastes 
et  nouveaux  au  3,  rue  des  Hi- 
rondelles, près  la  Place  de 
Brouckère  à Bruxelles,  avise  les 
Producteurs  français  qu’elle 
continue,  malgré  la  disparition 
du  regretté  M.  Sior,  la  distribu- 
tion de  films  français  de  classe, 
sous  la  direction  de  M.  Alfred 
Grégoire  qui  fut  le  précieux 
collaborateur  de  M.  Sior. 


Le  24  janvier  prochain, 
B.  G.  Films  donnera,  au 
studio  de  Neuilly,  le  pre- 
mier tour  de  manivelle  du 
« Nègre  du  Nigresco  » 
avec  Fernandel.  Ce  film 
sera  édité  pour  toute  la 
France,  par  les  Distribu- 
teurs Parisiens. 


LA  PRESENTATION  DE 
« L’INTRIGANTE  » 

C’est  mardi  30  janvier  qu’E- 
mile  Couzinet  présentera  au  Co- 
lisée son  nouveau  film  : L 'Intri- 
gante ou  La  Belle  Bordelaise, 
d’après  la  célèbre  pièce  de  Gas- 
ton Rullier  : Trochès  et  Cie  qui 
tint  l’affiche  durant  six  mois 
au  Théâtre  de  la  Renaissance. 
Plus  de  mille  représentations  en 
France  et  à l’étranger.  Ce  film 
a été  tourné  aux  studios  de 
Royan.  Il  est  interprété  par 
Gaston  Rullier,  Germaine  Aus- 
sey,  Paul  Cambo,  Annie  France, 
Fusier-Gir,  Lucas-Gridoux,  etc. 
Production  Burgus-Film. 


1 


rTixixxxxxxxxxxxxxxxxxx? 


ms 


En  Italie,  on  institue  un  Salaire  maximum  de  30.01)0  lires  (Suite) 

primes  revenant  aux  lilms  excédant  300.000 
lires  it. 

Cette  nouvelle  disposition  corporative 
fera  baisser  très  sensiblement  les  gros  ca- 
chets — 200.000  lires  et  même  davantage  — 
payés  jusqu’ici. 

Les  mesures  legislatives  comportent  no- 
tamment : Une  augmentation  de  5 millions 
du  fonds  de  crédit  cinématographique  ins- 
titué près  la  Banque  Nationale  du  Travail; 
des  modifications  à la  composition  de  la 
Commission  pour  la  réglementation  de  l’ou- 
verture de  nouvelles  salles  cinématographi- 
ques; l’autorisation  à l’E.N.l.C.  (qui  vient 
de  porter  son  capital  à 15  millions),  d’assu- 
mer pour  le  compte  de  l’Etat,  jusqu’à  la 
concurrence  de  3 millions,  des  participa- 
tions dans  des  sociétés  de  production. 

H.  Bonnani. 

L'Exploitation  Nord- Africaine 
enregistre  de  beaux  succès 

Au  découragement  du  dernier  trimestre 
de  1939  a fait  place  maintenant  un  opti- 
misme de  bon  aloi  qui  enhardit  nos  exploi- 
tants jusqu’à  projeter  des  nouveautés  avant 
Paris.  Et  parmi  les  films  ayant  réalisé  de 
belles  recettes,  nous  retiendrons  Deuxième 
Bureau  contre  Kommandantur,  dont  le  suc- 
cès a dépassé  toutes  les  espérances,  Pièges, 
L’Emigrante,  Entente  cordiale,  Ils  étaient 
Neuf  Célibataires  que  les  spectateurs  ont 
accueilli  avec  enthousiasme,  Honohüu,  pro- 
jeté avec  Têtes  de  Pioche,  Derrière  la  Fa- 
çade, Les  Aveux  d’un  Espion  nazi  attendu 
comme  l’on  pense  avec  une  vive  impa- 
tience, Narcisse,  Le  Lion  a des  Ailes,  etc... 

Narcisse  a remporté  à Casablanca  un  suc- 
cès qui  fait  bien  augurer  de  sa  carrière  dans 
les  autres  grandes  villes  du  nord-africain. 
C’est  ainsi  que  ce  film,  à Casablanca,  a bat- 
tu en  deuxième  semaine  les  recettes  de  la 
première  et  la  direction  de  l’Empire  dut 
l’enlever  de  l’affiche  à cause  d’engagements 
antérieurs.  A Rabat,  les  recettes  en  pre- 
mière semaine  ont  égalisé  à quelques  francs 
près  celles  de  Barnabe  qui,  l’an  dernier, 
avait  battu  ici  toutes  les  recettes.  A Tunis, 
compte  tenu  du  fait  que  la  première  se- 
maine était  celle  de  Noël,  les  recettes  de  la 
seconde,  c’est-à-dire  la  première  semaine 
de  janvier,  lui  ont  été  supérieures.  Et  le  film 
a été  prolongé  pour  une  troisième  semaine. 

Paul  Saffar. 
+ 

Incendie  à l’Eden  de  Niort 

Niort.  Un  violent  incendie  a ravagé 
l’Eden  de  Niort,  que  dirige  M.  Henri  Sen- 
ne. Les  dommages  sont  élevés.  La  valeur 
de  remplacement  de  cette  salle  s'élève- 
rait à 1.300.000  francs.  — A.  Bûcher. 


CÎNÉlt^SpR' 


RAPÜ1E 

SE 


ex  cxxxxxxxxxxxi 


JLA 


Animons  l’Exploitation... 

“Menaces”  “ l'Entraîneuse” 
“Brotonneau”  “Cavalcade 
d’Amour”  viennent  de  sortir 

Tandis  que  « Pièges  » continue  au 
Marignan  une  brillante  exclusivité,  cette 
même  semaine  trois  nouveaux  films  sont 
affichés  sur  des  écrans  parisiens  : 
« Monsieur  Brotonneau  » à l’impérial, 
« Menaces  » à l’Olympia  enfin  « L’En- 
traîneuse  » à l’Âpollo  qui  inaugure  ainsi 
une  exclusivité  de  films  français. 

©n  a présenté  hier  soir,  à la  Salle 
Pleyel,  en  un  gala  unique  franco-britan- 
nique, Se  film  récemment  terminé  de 
Pierre  Caron  : «Chantons  quand  même  ». 

Mais  le  grand  événement  de  cette  se- 
maine est  Sa  sortie  en  double  exclusivité 
du  film  de  Raymond  Bernard  : « Caval- 
cade d’Amour  » qui  passe  au  Colisée  et 
au  Marivaux  et  dont  la  double  première 
a eu  lieu  mercredi  17  courant. 

Réjouissons-nous  de  voir  peu  à peu 
sortir  les  grandes  productions  fran- 
çaises, et  félicitons  les  producteurs  et 
les  distributeurs  qui,  courageusement, 
animent  ainsi  le  marché  cinématogra- 
phique et  « dégèlent  » l’Exploitation  pa- 
risienne jusqu’ici  distancée  par  la  pro- 
vince. — L.  D. 

♦ 

Le  Cinéma  pour  les  Poiius  du  Front 


A la  suite  d’un  accord  intervenu  avec  des 
chefs  de  formations  du  18e  Corps  d’Armée 
au  Front,  M.  Couzinet  assure  la  livraison  de 
trois  appareils  de  lilms  parlants  et  d’un 
programme  par  semaine  aux  régiments 
suivants  : 

21°  R.A.C. 

18°  Train 

57°  R.  I. 

Le  premier  de  ces  appareils  fonctionne 
depuis  deux  semaines,  le  second  sera  livré 
le  16  janvier  et  le  troisième  le  24  janvier. 

Des  séances  spéciales,  destinées  à alimen- 
ter les  frais  de  ces  fournitures  seront  of- 
fertes dans  les  salles  du  circuit  Gallia,  c’est- 
à-dire  : à Bordeaux  aux  Gallia-Palace,  Co- 
moeac,  Intendance,  Luxor  et  Rex;  à Royan 
au  Casino,  à Agen  au  Gallia  et  au  Sélect. 

Les  premières  séances  auront  lieu  pro- 
chainement. 

Nul  doute  que  le  public  voudra  seconder 
cette  initiative  si  salutaire  au  maintien  du 
moral  de  nos  soldats  du  18e  Corps  au  Front 
et  collaborer  à cette  œuvre  en  se  distrayant. 
Si  les  résultats  le  permettent,  le  nombre  des 
appareils  et  des  programmes  fournis  sera 
augmenté  dans  la  plus  large  mesure  pos- 
sible. 


Jacqueline  Delubac  et  Jean  Mercanlon  dans 
L’Homme  qui  cherche  la  Vérité.  Une  pro- 
duction Gibé,  distribuée  par  C.C.F.C. 


A Lyon,  Activité  en  Progrès 


L’actif  directeur  de  notre  première  salle, 
le  Pathé-Palace,  M.  Danblanc,  accueille  un 
nombreux  public  avec  Ils  étaient  Neuf  Cé- 
libataires, Le  Chasseur  de  chez  Maxim’s, 
Son  Oncle  de  Normandie. 

M.  Brémond,  directeur  du  Royal,  du  Ti- 
voli et  du  Lumina,  vient  d’être  nommé  a 
Nice  et  nous  avons  vraiment  regretté  son 
départ  de  Lyon  où  il  comptait  tant  d’amis. 

Son  successeur,  M.  Robert,  qui  vient  de 
Reims,  a bien  vite  conquis  la  sympathie  de 
tous. 

Les  premières  visions  de  Fric-Frac  au 
Tivoli  et  de  Monsieur  Brotonneau  au  Royal, 
ont  salué  heureusement  la  nomination  de 
cet  aimable  directeur. 

A la  Scala,  M.  Desternes  remplace  M.  Ala- 
melle  qui  est  aux  Armées.  Cette  salle,  qui 
avait  pris  l’initiative  de  présenter  un  film 
français  en  première  vision,  vient  de  nous 
donner  avec  un  grand  succès  Le  Ruisseau, 
Les  Hauts  de  Hurlevent,  Berlingot  et  Cie. 

L’heure  de  fermeture  des  salles  est  tou- 
jours fixée  à 23  heures.  — Jean  Clère. 


Tino  Rossi  et  Mireille  Balin  engagés  à Rome  pour  Fiesia 


Nous  apprenons  par  un  télégramme 
envoyé  de  Rome,  l’engagement  de  Tino 
Rossi  et  de  Mireille  Balin  pour  un  grand 
film  : « Fiesta  » qui  sera  réalisé  en  trois 
versions  : italienne,  française  et  espa- 
gnole. 

Ce  sera  une  production  Mondial 
Schermi. 


Le  Cinéma  vient  en  aide 

aux  Familles  évacuées  du  Rhin 


Le  Lieutenent  A.  Freyburger, 
qui  était,  dans  le  civil,  directeur 
des  cinémas  Central,  Eden  et 
Yauban  à Colmar,  et  gérant  de 
1 ’ Alliance  Cinématographique 
du  Rhin  et  Moselle,  nous  écrit 
pour  nous  dire  sa  satisfaction 
d’avoir  reçu  de  nombreux  dons 
d’argent  pour  la  Caisse,  de  Se- 
cours fondée  par  lui  au  profit 
des  familles  évacuées  des  mili- 
taires originaires  des  villages 
du  Rhin. 

Et  il  s’est  mis  en  rapport  avec 


les  maisons  de  films,  celles  avec 
lesquelles  il  entretenait  d’amica- 
les relations  d’affaires  avant  les 
hostilités. 

11  nous  est  difficile  d’insérer 
la  liste  de  toutes  et  tous  qui  ont 
donné  de  grand  cœur.  Mais  il 
nous  est  agréable  de  signaler 
cette  intéressante  initiative  d’un 
cinégraphiste  qui,  dans  le  mé- 
tier militaire,  pense  aux  famil- 
les touchées  par  la  guerre,  et 
fait  participer  le  cinéma  à cette 
bonne  cause. 


:xxxxxxxxxxxxxx> 


AA 


XXXT1  CIISE 


FR 


RAPHIE 

SE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


XXXX1 


LA  PRODUCTION  FRANÇAISE 


ANALYSE  ET  CRITIQUE  DE  FILMS 


DE  MAYERLING  A SARAJEVO 
et  PARIS-NEW  YORK  sont  terminés 

On  tourne  MIQUETTE  ET  SA  MÈRE 
et  UNTEL  PÈRE  & FILS 


2 FILMS  TERMINÉS  j 


BILLANCOURT 
De  Mayerling  à Sarajevo. 

Max  Ophiils  a terminé  les 
dernières  prises  de  vues  de 
son  film.  11  travaille  au  mon- 
tage. Prod.  : B.U.P.-Française. 

BUTTES-CHAUMONT 
Paris— New  York. 

Béal.  : G.  Lacombe. 

Les  derniers  intérieurs  se 
sont  achevé  au  début  de  la  se- 
maine. Prod.  : Régina. 

♦ 

UN  FILM 

SUR  LE  PELERINAGE 
DE  LA  MECQUE 


Le  Service  Cinématographi- 
que de  l’Armée  réalise,  actuelle- 
ment. un  grand  reportage  sur  le 
pèlerinage  à la  Mecque  1940 
dont  le  départ  vient  d’avoir 
lieu  à Alger  et  à Tunis.  Des 
opérateurs  militaires  filmeront 
les  différentes  étapes  de  ce  pè- 
lerinage jusqu’à  Djeddah;  en- 
suite, un  opérateur  musulman 
. — - les  coutumes  islamiques  étant 
formelles  sur  ce  point  — tour- 
nera les  tableaux  en  Terre  Sain- 
te. Le  cinéaste  Icliac  dirige 
cette  équipe  cinématographique 
qui  a travaillé  en  collaboration 
avec  notre  correspondant  Paid 
Saft'ar.  La  sortie  de  ce  docu- 
ment officiel,  est  prévue  pour 
fin  mars. 


A BERGERAC 

M.  Alaus,  directeur-proprié- 
taire de  plusieurs  salles  dans 
cette  ville,  annonce  l’ouverture, 
pour  le  courant  de  février, 
d’une  nouvelle  salle  de  700  pla- 
ces qui  sera  la  plus  moderne  et 
la  plus  luxueuse  de  Bergerac. 

L’équipement  de  la  cabine 
sera  effectué  par  les  Etablisse- 
ments Cinélume  avec  projec- 
teurs « Victoria  IV/B  » et  sys- 
tème sonore. 


2 FILMS  EN  COURS 

C.M.C.-NICE 
UnteE  Père  et  Fils. 

Réal.  : Julien  Duvivier. 

Ved.  : Michèle  Morgan,  Rai- 
mu,  L.  Jouvet,  B.  Devillers,  Lu- 
cien Nat,  Suzy  Prim,  Colett':’ 
Darfeuil,  Le  Vigan,  P.  Magnier, 
Drue  Leyton. 

Prod.  : Transcontinental. 
Tournage  : 3°  semaine. 

FRANÇOIS-I9r 

Miquette  et  sa  Mère. 

Réal.  : Jean  Boyer. 

Ved.  : Lillian  Harvey,  A.  Lc- 
faur,  L.  Baroux,  D.  Clérice,  Mar- 
guerite Pierry. 

Prod.  : U.F.P.C. 

Tournage  : 3"  semaine. 

♦ 

ON  ANNONCE 

H Quelque  Part  en  France. 

M.  L.  de  Carbonnat  nous  prie 
d’annoncer  qu’il  prépare  un 
nouveau  film,  dont  le  titre  est  : 

Quelque  Part  en  France,  ceci 
pour  prendre  date. 


Pour  le  «Français» 
la  nouvelle  salle 
d’Exclusivité  de  Paris, 
M.  Jacques  Haïk 
recherche 

DIRECTEUR 

EXPERIMENTE 

jeune,  capable,  am- 
bitieux, références 
indiscutables.  Poste 
en  vue  de  première 
importance. 

Faire  offres  détaillées 
par  lettre  person- 
nelle, à M.  Jacques 
Haïk,  63,  Champs- 
Elysées,  Paris. 

Ne  pas  se  présenter. 


Roublards  & Oie 

Comédie  burlesq\ue 
doublée 


Origine  : Britannique. 
Réalisation  : Marcel  Varnel. 
Interpr.  : Nervo,  Flanagan, 
Naughton,  Knox,  Allen,  Gould. 
Studios  : Gainsborough. 
Production  : Gainsborough. 
Edition  : Films  Vog. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Une  production  musicale  et... 
de  music-hall  qui  permet  de 
voir  ensemble  six  excentri- 
ques Anglais,  de  la  formule 
« burlesque  » la  plus  authen- 
tique. C’est  un  film  à grand 
spectacle  avec  danses,  chants, 
musique  et  sketches  de  lou- 
foquerie. 

SCENARIO.  — Goldberge ", 
producteur  et  propriétaire  de 
studios  de  cinéma,  est  trompé 
sur  T apparence  de  six  « gentle- 
men » qu'il  prend  pour  des 
banquiers  commanditaires  et 
qui  ne  sont  autres  que  six  figu- 
rants recrutés  dans  les  rues  où 
ils  chantaient. 

Les  six  frères,  complètement 
nantis  de  pouvoirs,  boulever- 
sent tout  dans  le  studio,  et  le 
film  qui  sort  de  leurs  mains  est 
un  triomphe  de  loufoquerie. 
Mais  le  producteur,  ingrat,  les 
renverra  pourtant  à la  rue. 

TECHNIQUE  ET  INTERPRE- 
TATION. — Les  protagonistes, 
Nervo  - Flanagan,  Naughton, 
Knox,  Allen  et  Gold  sont  incon- 
testablement des  bons  clowns, 
qui  connaissent  la  tradition  bri- 
tannique de  l’humour.  Ce  sont 
d’amusants  loustics,  lancés  dans 
une  aventure  invraisemblable 
qu’ils  rendent  encore  plus  folle 
par  leurs  improvisations.  Bon- 
ne mise  en  scène  courante,  et 
photographie  souvent  jolie.  — x. 


M.  PAUL  CHAUVIN  A R.A.C. 


Nous  apprenons  que  la  R.A.C., 
49,  rue  Galilée,  à Paris,  a fait 
appeler  Paul  Chauvin  pour 
prendre  la  direction  de  son  ser- 
vice de  distribution. 

Paul  Chauvin  a été,  pendant 
vingt  ans,  le  collaborateur  di- 
rect de  M.  Pierre  Marcel  à la 
C.  U.  c. 


Menaces... 

Drame  actuel 


Origine  : Française. 

Réalisation  : Ed.  T.  Gréville. 

Dialogues  : Pierre  Lestringuez. 

Décorateurs  : Robert  Gys  et 
Duquesne. 

Opérateurs  : Otto  Heller,  Tho- 
mas, A.  Douarinou. 

Assistant  : Bips. 

Interprétation  : Mireille  Balin, 
John  Loder,  Eric  von  Stro- 
heim,  Ginette  Leclerc,  Mau- 
rice Maillot,  Jean  Galland, 
Marcelle  Monthil,  Vanda  Gré- 
ville,  René  Charle,  Henri 
Base,  Madeleine  Lambert. 

Studios  : François-l" . 

Enregistrement  : Havadier. 

Edition  : G.E.C.E. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Nous  sommes,  avec  ce  film, 
en  pleine  angoisse  toute  pro- 
che, puisque  l’action  de  Me- 
naces est  située  de  Septem- 
bre 1938  à Septembre  1939, 
en  pleine  guerre  des  nerfs, 
dans  le  cadre  d’un  petit  hô- 
tel d ’ étudiants  étrangers, 
proche  du  Panthéon.  L’intri- 
gue est  simple,  les  personna- 
ges vraisemblables,  l’atmjos- 
phère  lourde  et  prenante. 

SCENARIO.  — Dans  un  pe- 
tit hôtel  d’étrangers,  au  Quartier 
lutin,  vivent,  comme  en  famille, 
un  étudiant,  très  sportif,  un 
jeune  peintre  de  talent,  un  sa- 
vant autrichien,  chassé  de  son 
pays,  une  vendeuse  de  grande 
maison  de  couture,  un  Tchèque 
réfugié,  d’autres  encore.  De 
Septembre  1938  à Septembre 
1939,  nous  les  verrons  vivre, 
craindre,  espérer.  Nous  assis- 
tons au  mariage  de  la  jeune  ven- 
deuse avec  un  journaliste  an- 
glais, à la  mobilisation  du  pein- 
tre, au  suicide  de  l’Autrichien 
chassé  de  son  laboratoire  parce 
qp’ancien  ennemi... 

TECHNIQUE.  — La  réalisa- 
tion de  Gréville  est  pleine  de 
qualités  artistiques  tant  dans 
l’éclairage  des  décors  assez  mo- 
notones et  animés  justement  par 
une  photographie  excellente, 
que  dans  le  rythme  lent  et  cap- 
tivant des  scènes.  Le  film  est 
bien  joué,  et  les  dialogues  de 
Lestringuez,  sobres,  directs  don- 
nent de  la  vie  à cette  histoire 
inventée  et  pourtant  bien  réelle. 

INTERPRETATION.  — Cha- 
cun des  interprètes  a donné  de 
la  sincérité  au  personnage,  Stro- 
heim  est  un  pitoyable  grand  sa- 
vant, Mireille  Balin,  une  ravis- 
sante parisienne,  John  Loder, 
un  exact  britannique  sentimen- 
tal, Ginette  Leclerc,  une  chan- 
teuse amoureuse,  Jean  Galland, 
un  peintre  amer  et  passionné. 
On  remarque  René  Charle  en 
émigré  tchèque,  Vanda  Gréville 
en  Américaine  fantasque  et 
Henri  Bosc  en  aventurier  lou- 
che. Madeleine  Lambert,  gran- 
de comédienne  de  théâtre,  a 
silhouetté  avec  talent  la  pa- 
tronne de  l’hôtel.  — x.  — 


Sortie  en  Févrlc  ? 

l r WiïME?  | 

Pour  l’inauguration  du  FRANÇAIS  la  Nouve  e Salle  des  Boulevard- 


“APRÈS  MEIN  KAMPF... 


MES 


CRIMES  ! 


par  Adolf  HITLER 


// 


Téléphone  : Elysées  G0-00 
Télégr  : FILMCRISTA 


DISTRIBUE  PAR 


LES  FILMS  CRISTAL 


63,  CHAMPS-ELYSEES, 
PARIS 


nxx:  xxx23 


♦♦♦♦♦♦♦♦ ♦ ♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦< 


P ÎTITES  ANNONCES 


Demandes  et  offres  d’emploi  : 3 fr. 
la  ligix'.  — Achat  et  vente  de  matériel, 
de  salles,  annonces  immobilières  et  de 
Drevets  : 9 fr.  la  ligne. 

Dans  les  catégories  ci-dessus,  12  li- 
gnes gratuites  par  an  pour  nos  abon- 
nés. 

Annonces  commerciales  pour  la  vente 
de  films  : 50  fr.  la  ligne. 

Pour  les  annonces  domiciliées  au 
journal,  1 fr.  de  supplément  pour 
France  et  Empire  Français;  3 fr.  pour 
l’Etranger.  Les  petites  annonces  sont 
payables  d’avance.  L’administration  du 
journal  décline  toute  responsabilité 
quant  à leur  teneur. 


OFFRES  D'EMPLOI 


Maison  française  de  Dis- 
tribution demande  bon  repré- 
sentant, très  an  courant  du  mé- 
tier possédant  voiture. 

Ecrire  n"  22. 


Magasinier,  bien  au  cou- 
rant du  métier,  est  demandé. 

Ecrire  R.A.C.,  49,  rue  Galilée, 
Paris-8”, 


Cinéma  Ermitage,  106,  rue 
de  la  Glacière,  Paris-13e,  de- 
mande opérateur.  Se  présenter 
de  8 h.  à 11  heures. 


POUR  NOS  SOLDATS 


Directeurs,  ne  ralentissez 
pas  votre  effort.  Offrez  tou- 


POUR NOS  SOLDA 

TS 

g 

— 

£ 

M 

s 

CK 

<c 

m 

2= 

< 

f; 

U4 

O 

1 

- 

« 

►— 

3C 

1 

DES  ŒUVRES 

5» 

jours  des  timbres  à vos  spec- 
tateurs. L’œuvre,  patronnée 
par  le  Président  Daladier,  a 
besoin  d’argent,  de  beaucoup 
d’argent  pour  secourir  nos 
poilus  sans  ressources. 


DEMANDES  D’EMPLOI 

Comptable,  très  au  courant 
des  expéditions  pouvant  dé- 
marcher auprès  de  la  clientèle. 
Ecrire  n°  21. 


Vérificatrice,  références 
dans  le  métier,  cherche  emploi. 

Mme  Mondon,  37,  rue  Watti- 
gnies,  Paris-12e. 


Très  bonne  programma- 
trice cherche  emploi. 

Ecrire  n°  23. 


Opérateur,  cherche  emploi. 
M.  Phelipeaux,  10,  Allée  Va- 
lère-Lefebvre,  Le  Raincv  (Seine- 
et-Oise). 


VENTE  MATÉRIEL 


Deux  projecteurs  Bauer 

avec  lecteurs  Bauer,  lanternes 
automatiques  et  transfo  alter- 
natif, ampli  double,  haut-par- 


leur. Installation  visible  en  or- 
dre de  marche  les  samedi,  di- 
manche et  lundi  au  Casino-Ci- 
néma, 3,  rue  Gérard,  Puteaux 
(Seine). 


AVIS 


MM.  les  Directeurs  et  Exploitants 
de  Cinémas, 

Région  du  Nord, 

Région  de  l’Alsace-Lorraine, 
Région  de  Paris  (Grande  et  Pe- 
tite), 

Région  de  l’Afrique  du  Nord  et 
autres  Colonies 

sont  particulièrement  informés  que 

la  Série  Essanay 

comprenant  douze  films  en  réédi- 
tion sonorisée  de  Charlie  Chaplin 
intitulés  : 

1.  — Chariot  Mademoiselle. 

.2  — Chariot  Travailleur. 

3.  — Chariot  Cambrioleur. 

4.  — Chariot  an  Music-Hall. 

5.  — Chariot  Garçon  de  Banque 

(Banquier). 

6.  — Chariot  Marin. 

7.  — Chariot  Boxeur. 

8.  — Chariot  Fiancé. 

9.  — Chariot  Noceur  (En  Bombe). 
11).  Chariot  Trimardeur. 

11.  — Chariot,  Journée  de  Plaisir. 

12.  — Chariot  joue  Carmen  (sauf 

Afrique  du  Nord), 
ne  peuvent  être  loués,  proposés  ou 
vendus  que  par 

EVEREST-FILMS 

269,  Rue  Saint-Honoré.  Paris-1ei' 

Téléphone  : Opéra  50-16 
Exclusivités  formelles 


DIVERS 


Mauritius  Cinéma  Corp.  Rou- 
te Royale  Rose  Hill  (Iles  Mau- 
rice) est  acheteur  de  bons  films 
français,  bon  état  pour  les  Iles 
Maurice.  Envoyer  directement 
offres  avec  scénarii,  dépliants, 
manuels  de  publicité,  films-an- 
nonces. 

Pour  renseignements  complé- 
mentaires. s’adresser  à La  Ciné- 
matographie Française. 


FABRIQUE  DE  SIEGES 
CINEMA 

SELECTA 

15,  rue  Voltaire,  NANTES 
Tél.  : 318-27 


OPERATEURS 
DE  PROJECTION 

Pour  donner  satisfaction 
rapidement  aux  directeurs  de 
cinéma  qui  nous  demandent 
des  opérateurs,  nous  conseil- 
lons aux  disponibles  de  nous 
signaler  leur  adresse. 


AU  COMPTOIR  FRANÇAIS 
DU  FILM  DOCUMENTAIRE 

Le  Comptoir  Français  du 
Film  Documentaire  (Robert  de 
Nesle),  79,  Champs-Elysées,  dis- 
tribue, entre  autres  films  remar- 
quables, cinq  films  réalisés  pour 
l’Exposition  de  New  York  : 

Missions  de  la  France;  Vio- 
lons d’Ingres;  Jeunes  Filles  de 
France;  France,  Carrefour  du 
Monde;  Made  in  France.  Le  film 
de  Louis  Cuny  : Naissance 
d’une  Cité...  Rouen;  Le  film  de 
Jean  Painlevé,  en  couleurs  : 
Barbe  Bleue,  etc... 


les  films  nouveaux  a Paris 

Semaine 

du  18-1-40  au  24-1-40 

Cavalcade  d’ Amour  (lre  sem.) 
(Marivaux  - Colisée)  (Dis- 
tributeurs Associés). 

M.  Brotonneau  (2“  sem.) 
(Impérial)  (Pagnol). 

L’Entraine  lise  (2°  s.)  (Apol- 
lo)  (A.  C.  E.). 

Menaces  (3°  s.)  (Olympia). 

Le  Danger  d’aimer  (2°  sem.) 
(Normandie)  (Art.  Ass.). 

Tourbillon  de  Paris  (Max- 
Linder)  (7*  sem.)  (Lauzin). 

Pièges  (6°  sem.)  (Marignan) 
(Discina). 

Ils  étaient  Neuf  Célibataires 
(Portiques)  (lre  semaine) 
(C.C.F.C.). 

.4 il  Service  de  sa  Majesté  (2e 
semaine)  (Aubert  - Palace) 
(G.E.C.E.). 

Le  Bois  sacré  (6°  s.)  (Distr. 
Ass.)  (César). 

FILMS  AMERICAINS 
VERSIONS  ORIGINALES 

Chaud  et  Froid  (lre  s.)  (Ave- 
nue) (R.  K.  O.). 

M.  Smith  à Washington  (lre 
sem.)  (Biarritz)  (Columb.). 

Good  Bge  M.  Chips  (Triom- 
phe) (56  sem.). 

Stanleg  et  Livingstone  (5° 
sem.).  (Paris)  (Fox-Film). 

Mademoiselle  et  son  Bébé 
(Lord-Byron  et  Avenue) 
(5e  sem.)  (R.  K.  O.). 

Ennuis  de  Ménage  (2e  sem.) 
(Ch.-Elysées)  (Paramount). 

Ilonolnln  (Balzac)  (M.-G.-M.). 
(6°  sem.). 

Le  Monde  est  merveilleux 
(Marbeuf)  (M.-G.-M.)  (5°  s.). 

FILMS  DOUBLES 

Invitation  au  Bonheur  (2e  s.) 
Paramount)  (Théâtre  Para- 
mount). 


SORTIES  DE  L’A.  C.  E. 

L’Alliance  Cinématographi- 
que Européenne,  sous  la  direc- 
tion du  séquestre  A.  Moulin,  fixe 
aux  dates  suivantes,  la  sortie 
de  sa  production  : 

Le  7 février  ; Hymne  à la 
Neige. 

Le  14  février  : Le  Récif  de 
Corail. 

Le  20  février  : Le  Femme  aux 
Tiares. 

Le  13  mars  : L’Entraîneuse. 

Le  27  mars  : Panique  au  Cir- 
que. 

M.  et  Mme  Ségret  sont  en  me- 
sure d’assurer  à Messieurs  les 
Directeurs  l’exécution  de  leurs 
contrats  et  sont  à leur  disposi- 
tion pour  étudier  de  nouveaux 
ordres. 

RAYMOND  BERNARD 
ET  SES  INTERPRETES 
DE  « CAVALCADE  D’AMOUR  » 
REÇOIVENT  LA  PRESSE 

Deux  jours  avant  la  première 
de  Cavalcade  d’Amonr.  Ray- 
mond Bernard  et  S.  SchifTrin. 
entourés  de  quelques-uns  de 
leurs  interprètes  : Corinne  Lu- 
chaire. Janine  Darcev,  Satur- 
nin-Fabre,  Blanchette  Brunov, 
recevaient  lundi  dernier  quel- 
ques journalistes  à leur  table 
amicale  au  cours  d’un  déjeuner 
des  plus  animés. 


tmp.  de  La  Cinématographie  Française,  29,  rue  Marsoulan,  Paris. 


Le  Gérant  : P.  A.  Harlé. 


12,  Bd  de  la  Madeleine.  Opéra  08-20 


FOURNITURES  GÉNÉRALES 
POUR  EXPLOITATIONS  CINÉMATOGRAPHIQUES 


E.  STENGEL 

Il  et  13  Faubourg  Saint-IVtertin 

PARIS  (10°) 

Téléphone  : Botzaris  19-2(> 

charbons,  lampes  de  projection  et  < l'exci- 
tation, miroirs,  objectifs  optique  supé- 
rieure, Pathéine,  huile  pour  projecteurs, 
papiers  rouleaux,  bandes-papillons,  im- 
primerie spéciale  de  tickets  d’entrée, 
films  : entracte,  etc...,  film  humoristique 
pour  alerte,  pièces  détachées  Pathé,  Gau- 
mont G.  M.  et  C.  M.  G.  B. 

Seg.  29  et  Seg.  31 


AGENDAS  PRATIQUÉS 


Agenda  technique... 
Le  Mémento  ... 
Insonorisation  des 

Salles 

Tableau  des  Recher- 
ches des  Pannes.  . 


Toutes  ces  édi.ions  pra- 
tiques et  utiles,  sont  édi- 
tées par 

LA  TECHNIQUE 
CINEMATOGRAPHIQUE 
34,  rue  de  Londres 
Paris 


En  vente  à I-t  Cinéma- 
tographie Française  et 
contre  mandat. 


2J!llllllt!ll<lllll!llll!l|ltll!llllllllll!lllllll 


FAUTEUILS 


POUR  AVOIR  LES  MEILLEURS  PRIX 
DANS  LA  MEILLEURE  FABRICATION 

CONSULTEZ  SAN *5  HÉSITER 

CINÉ- SIEGES 

45,  RUE  DU  VIVIER  à AUBERVILLIERS  (Seine) 

Téléphone  : FLANDRE  01-08 


Plusieurs  spécialistes 
de  la  maison  Ernemann  sont  actuel- 
lement (i  nos  ateliers,  a votre 
disposition,  pour  la  réparation  et 
P entretien  de  toute  installation 
Ernemann. 


A.CHARLIAI 

l8feR‘-'D£CHATILLON -MONTROUGE  (SI  TEL.ALE.44.00 


*vuy  36,  Avenue 
Hoche 
Paris  (8’) 

Carnot  30-2  F 
» 30-22 

Adresse 
télégraphique 
JESTICFILM 
PARIS 


1 FILMS  ALBATROS 

= 7,  Avenue  Vion  Whitcomb 

= PARIS- IG® 

= Tel.  : Jasmin  18-96 


17,  Avenue  des  Champs-Elysées 
PARIS  (VIH») 
Téléphone  : Balzac  40-38 
Câbles  : LERF.lt  EN-PARIS 


EN  PREPARATION 


ILFORD] 

Pellicule  vierge 
Agf.nts  Exclusifs 

WELLINGTON  & WÂRD  S.  A.  j 

52,  rue  de  Dunkerque  = 
PARiS-lX*  1 

Tél.  : Trud.  83-82.  | 

Télégr.  : Wellward.  | 


MATÉRIEL  MODERNE  - TRANSPORTS  - DOUANES 


COPY-BOURSE 

ISO,  rue  Montmartre  — Tél.  : Gui.  15-11 
est  ouvert  et  se  charge  tous  travaux  machine 

à écrire. 

ÜÉ 

Travaux  machines  et  duplicateurs 

LES  SIEGES 


STELLA 

= USINE  a LABRUCUÎÈRE  .taris 


Àttmmm 

< ONTROLES  automatiques 

39,  avenue  George-V 

(entrée  17,  rue 
Quenlin-Bauchart) 

Téléphone  : Ralzac  47-95 


51 


MICHAUX&GUERIN 

•transports  extra  rapioes  de  EllMS 
2.RUE  DE  ROCROY 

Trudaine  72-81  (7  lignes) 

Permanent  nuit  et  jour. 


Rapid  Universal 
Transport 

Tél.  : Trud.  01-50 


TRANSPORTS 
RAPIDES  DES  FILMS 
TOUTES  DIRECTIONS 


2,  rue  Thimonnier  = 

PARIS  (ÏX*) 

mmmm 


UNE  PREUVE 
DE  LA  QUALITÉ 

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin 


Les  Meilleurs 


Appareils  sonores 


ont  équipé  les  Cinémas  : 


A PARIS 

Cinéma  CE  SOIR 

THEATRE  DE  MONTROUGE  (Polyphonie) 
Cinéma  VOX-PIGALLE 
Cinéma  JAVEL-PALACE 

Cinéma  NEY  (Polyphonie) 

Cinéma  MIRAMAR  (Polyphonie) 

Salles  de  Visions  GRAY-FILMS 
Cinéma  EDOUARD-VII  (Polyphonie) 

SEINE 

■■■■■■■■ 

Puteaux,  EDEN-PALACE  (Pol\ phonie) 
Garches,  LE  SELECT 
Rueil,  LE  SELECT 
Mantes,  L’APOLLG 
Noisy-le-Sec,  LE  R9ALTO 


Bagnères-de-Bigorre  (H.-P.  ),  APOLLO 
Châions-sur-Saône,  L’ECRAN 

Ugine  (Savoie),  FOYER  MUNICIPAL  (Polyphonie) 
Ville-Sa-Grand  (Savoie),  SAVOY-CINEMA 
Annecy  (Hte-Savoie) , CASINO  (Polyphonie) 
Mcrtagne  (Orne),  CINE  MORTAGNÀES 
Saint-Médard-en- Ja  .e  (Gironde),  CASINO 
Argelès-Gazost  (Htes-Pyr. ),  CASINO 
Verneuil-sur-Avre)  (Eure),  ETOILE 
Evreux  (Eure),  NOVELTY  (Polyphonie) 

Nantes  ( Loire-Enf. ) , IDEAL  (Polyphonie) 

Nantes  » LES  VARIETES  (Polyphonie) 

Couches  (Eure),  ETOILE 

Lourdes  ( H.-P.  ),  LE  MODERNE 

Cauterets  (K. -P.),  LE  CASINO 

IV.ontigny  (S.-&-O.),  LE  REX 

Longwy  ( M.-&-M.  ) , LE  REX 

Briançon  (H.-A.  ),  EDEN-CINEMA 

Chambon-Feugerolles  (Loire),  LE  CHAMBON 

Amneville  (Moselle),  CINE  POPULAIRE 

Aurillac  (Cantal),  REX-CINEMA 


PROVINCE  ALGÉRIE 


Sanvic  (S.-l.),  LE  SPLENDID 
Le  Havre  (S.-l.),  L’ALHAMBRA 
Tours  S.-&-L.  ) , LE  CAMEO 
Tours  » LE  REX 

Tours  » LE  STUDIO 


Tours  » OLYMPIA  (Polyphonie) 

Villeneuve-sur-Yonne,  LE  PALACE 
Stiring-Wendel  (Moselle),  U.T. 

LI  REX  (Polyphonie 

PALACE 

UNION  LE  REX 

VOX  — L’EDEN 
LE  PALACE  — EDEN 
LE  CASINO 
LE  CASINO 

(Hte-Savoie),  LE  COLIBRI 
(Ain),  THEATRE  DES  &AINS 


Boulay 
Falck 
Forbach 
Forbach 
Moyeuvre 
Briey  (M.-&-M.  ), 
Jœuf  » 

Morzine 
Divonne 


Le  Mans  (Sarthe),  L’ALHAMBRA 
Grenoble  (Isère),  LUX 
Fontaines-Grenoble,  VOG 
Le  Puy  (Hte-Loire),  MODERNE 
Issoire  (Puy-de-Dôme),  LE  MODERNE 
Saint-Jean-de-Luz  (B.-P.),  LE  MAGIC 
Olcr  on- Sainte -Ma  rie  (B.-P.),  GANNEL  (Polyphonie) 


Sidi-Bel-Abbès 

El  Biar  (Alger),  LE  REGENT 

Bou-Hanifia  (Algérie) 

Aïn  El  Hadjar 

Alger,  LE  CAMERA  (Polyphonie) 

CINE-REX-KOUBA  (Alger) 


Depuis  Septembre  1 939 

Nantes  ( Loire-lnf.  ) , LES  VARIETES 
Nantes  » LE  VOX 

Quimper  (Finist.  ).  Les  Tournées  de  l’ODET-PALACE 

Morlaix  » LE  RIALTO 

Montluçon  (Allier),  L’APOLLO 

Saint-Vincent-de-Tyrose,  LE  PALACE 

Bergerac  (Dordogne),  L’ODEON 

Paris,  Cinéma  LE  SUFFREN 

Conches  (Eure),  L’ETOILE 


Cinéfame 

. 3,  RUE  DU  COLISÉE,  PARIS 

Téléphone  : ÉLYSÉES  44-00 


Agents  exclusifs  de  : 


AGENTS 


W.  DE  ROSKN,  278,  Bd  National,  Marseille 
(Bouches-du-Rhône). 

F.  GERVAIS,  14,  Rue  Edgard-Quinet,  Alger 
(Algérie). 

CINE-MATERIEL,  8,  Rue  -Marivaux,  Nantes 
( Loire-T  n férieure). 

F.  FRANÇOIS,  4,  Rue  du  Rhin,  Grenoble 
(Isère). 


levue 
'p i x 


Hebdomadaire 
5 F r a n e » 


EN 


ISS 

ADAIRJ 


Samedi  2 7 Jan7‘,2ï 
1940=  — TC'0  U.-g®SS 


DOUBLE  EXCLUSIVITÉ  s MAX-LINDER  — LE  CÉSAR 


*fE% 

% >*f  ê 


PRÉSENTENT 


LENINE 

HITLER 


ANDRE  MAUROIS 

DE  L’ACADÉMIE  FRANÇAISE 


GEOROCS  ROiY 

LES  DISTRIBUTEURS  FRANÇAIS 

122  Champs-Elysées.  Paris 


SOCIETES  EN 


ACTIVITE 


27,  rue  Dumont-d’Urville,  PARIS 

Téléphone*  : Kléb.  03-80 


FILMSONOR 

44,  Champs-Elysées 
PARIS 

Sous  les  Toits  de  Paris, 
,4  nous  la  Liberté,  Le 
Grand  Jeu,  Pension 
Mimosas , La  Kermesse 
héroïque,  Désiré,  En- 
trée des  Artistes,  La 
Fin  du  Jour,  Derrière 
la  Faeade 


LES  FILMS 


Société  anonyme 

122,  Champs-Elysées 

Télcph.  : llalzac  38-10  et  11 

vous  offre  toute  une  série  de  grands  films 


Marcel  Pagnol| 

13,  rue  Fortuny,  PARIS  ! 

Téléphone  : Carnot  01-07  [ 


LES  FILMS  CRISTAL 

63,  Champs-Elysées,  Paris 

Téléphone  : Elysées  60-00 

Ponde  des  Heures  Vignes  du  Seigneur 
Claudine  à l'Ecole  Enfant  de  Troupe 
Marraine  du  Régiment  Moulin  dans  le 
Soleil  — Héros  de  la  Marne 

Vous  Seule  que  j’aime 
Cas  de  Conscience  — Saturnin 
L’Ombre  du  2 Bureau 
Après  Mein  Kampf,  mes  Crimes,  par 
A.  Hitler 


LES  PRODUCTIONS 

FOX-EUROPA 

DISTRIBUTEURS  DE 


FRANCINEX 

| 44,  Champs-Elysées,  PARIS  (8°) 

■ Téléphone  : Balzac  13-17,  13-18 

(ROBERT  JOUAT 

24,  rue  de  Trévise,  Paris  (9  » 

; Provence  38-36 

TOUS  LES  ACCESSOIRES 

POUR  LA  CABINE 

\Charbons  Miroirs  Cellules  Lampes 
ïexcitatrices  et  Tambours  dentés  pour  appa- 
\ reils  de  toutes  marques 


EDITIONS  EMILE  CAPELIER 

27,  rue  de  Turin,  Paris  (8e) 
Téléphone  : Europe  49-40 

Petite  Peste  2.500  m.) 

Mot  de  Cambronne  (1.200  ni.) 

Sans  Elle  (800  m.) 

Documentaires  : 

Traditions  marseillaises  (800  m.) 
Pêcheries  d’ Automne  (600  m.) 


5,  avenue  Velasquez: 

PARIS  (8e)  | 

Tél.  : Laborde  88-50= 
(6  lignes  groupées  )| 


1,  rue  Meyerbeer,  Paris  (9  ) 

Tél.  • Opéra  34-30 


Les  Films  AGIMAN  S.  A.! 

1,  rue  de  Berri,  Paris  (8e) 

Elysées  81-31  et  la  suite  i 

distribuent  pour  la  Région  Parisienne  \ 

KATIA  - EUSEBE  DEPUTE 
PETITES  ALLIEES  - MAR  IN  ELLA 
VIDOCQ  - CHASTE  SUZANNE 


Société  Anonyme 
79,  Champs-Elysées,  PARIS 
Téléphone  : Elysées  94-03  et  la  suite 


PARIS 

FILM 

LOCATION 

79,  CHAMPS-ÉLYSÉES 

Adr.  Télégr.  : PARIFILM 
Téléphone  : Balzac  19-45 


Représentant  général  pour 
Europe  Continentale 
Ernest  WETTSTEIN 
116  bis,  av.  des  Champs-Elysées 
PARIS 

Tél.  : BAL.  34-38 
Câbles  ERWETT- PARIS 


DEMANDEZ  A 


VEDIS-FILM 

79,  Champs-Elysées,  PARIS 
Tél.  : Elvsées  94-03 


TROIS  VALSES  — LOUISE 
ROSE  DE  RIO 


h 


/■•IL 


Représentant  de 

FILMS  EMKA 

Bruxelles 

OMNIA  FILMS  Ltd 

Londres 

Vente  exclusive  des  meilleurs  films  anglais  : 

>PY  IN  BLACK  (Conrad  Veidt 
et  Vale.y  obson)  - Q PLANES 
(Laurence  Olivier  R.  Richardson)  - 
ROYAL  DIVORCE  (P.  Blanchard  - Ruth  Chatterton) 
TWENTY  ONE  DAYS  ^Laurence  Olivier  - Vivian  Leigh) 
THUNDER  IN  THE  CITY  'Edw.  G.  Robinson) 


95.  Champs-Elysées 
Elysées  42-78  cl  51-49 


LIBRE 


iliüllr 


LE  1"  GRAND  FILM  FRANÇAIS  SORTI  DEPUIS 
LA  GUERRE,  ET  QUI  A ATTEINT  LES 

RECETTES  DU  TEMPS  DE  PAIX 


25  semaines  d’exclusivité  au  MARIGNAN  et  à l’IMPÉRIAL  . . 1.658.476 


Nantes  - APOLLO 1 30.425 

Rouen  - OMN1A 88.450 

Le  Hâvre  - Sélect 78.423 

Nancy  - SALLE  DEGL1N 72.718 

Reims  - EMPIRE 72.409 

Tours  - OLYMPIA 62.583 


Marseille  - Tandem  MAJEST1C 

CAPITOLE  ....  283.574 

en  dernière  heure 


Lyon  - TIVOLI 200.000 

Bordeaux  - APOLLO 170.000 

Toulouse  - TRIANON 1 10.000 


-JET  LA  SÉRIE  CONTINUE... 

DISTRIBUTION  POUR  LA  GRANDE  RÉGION  PARISIENNE 

LES  DISTRIBUTEURS  FRANÇAIS 

122,  Champs-Elysées,  PARIS 
Téléphone  : BALZAC  38-10 


WÊÊÊÊ 


m 


m 


Malg  ré  / incertitude  du  moment 

Le  Cinéma  français  doit  vivre 

LES 

DISTRIBUTEURS 
PARISIENS 

(LES  FILMS  DISPA) 

vous  annoncent  leur  nouveau  programme 
POUR  LA  FRANCE  ENTIÈRE 

TOUT  D’ABORD 

UN  FILM  DE  COURT  MÉTRAGE 

QUE  TOUTES  LES  SALLES  DE  FRANCE  SE  DOIVENT  DE  PASSER  SUR  LEUR  ÉCRAN 

POURQUOI  NOUS  NOUS  BATTONS  ENCORE 

Argument  de  Jean  GUIGNEBERT  et  de  Jean  MANHEIMER 
Une  Production  «PROPAGANDE  CINÉMATOGRAPHIQUE  INTER-ALLIÉE» 

Réalisée  par  jean  MONTI  — Dirigée  par  Alexandre  PERRY 

Des  documents  absolument  inédits  et  commentés  par  Jean  Guignebert 


ENSUITE 


UN  FILM  D’AVENTURES  avec 


CHARLES  VANEL 

ALBERT  PRÉJEAN 

CONCHITA  MONTÉNÉGRO 

D I T A 


et 


P A R L O 


L’OR  DU  CRISTOBAL 

d’après  le  roman  de  T’SERSTEVENS 

Mise  en  scène  de  Jacques  BECKER  et  Jean  STELLI 

PRODUCTION  DES  FILMS  BÉRIL 


ET  PROCHAINEMENT 


PREMIER  TOUR  DE  MANIVELLE 


avec 


FERNANDEL 

Mise  en  scène  de  Maurice  CAMMAGE 


STELLA  PRODUCTION 


VEDIS  FILMS 

CONTINUE  LA  DISTRIBUTION  DE  2 SUCCÈS  ÉTERNELS 


3 VALSES 
LOUISE 


■ 


I 


QUE  LE  PUBLIC  NE  SE  LASSE  PAS  DE  REVOIR. 


QUE  QUELQUES  SALLES  PRIVILÉGIÉES  ONT  PU 
AFFICHER.  - L’ACCUEIL  ENTHOUSIASTE  DE  CE 
FILM  DISCUTÉ  A ÉTONNÉ  LE  'MONDE  DU  CINÉMA! 


Les  Films  DISPÂ  7 9 , Champs-Elysées,  paris 

VEDIS  FILMS  Téléphone:  ÉLYSÉES  9 4 - 0 3 et  la  suite 


CENTRE  MÉDITERRANÉEN  CINÉMATOGRAPHIQUE 


STUDIO  DE  LA  VICTORINE 


NICE 


4 Studios  entièrement  aménagés  avec  loges  d’artistes,  bureaux  de  production 
spacieux,  chauffage  central.  CL  Parc  de  60.000  mètres  carrés 
entièrement  clos  de  murs.  CL  Installation  complète  de  développement  : 
3 salles  de  projection  ; 4 salles  de  montage.  CL  Bassin  de  3.000  m. 
carrés  spécialement  aménagé  pour  prises  de  vues  sous-marines. 

★ 

Hôtels  - Pensions  de  famille  - ouverts  à proximité  des  studios.  CL 
Services  directs  d’automobiles  et  d’autocars  avec  le  centre  de  la  ville. 

★ 

AVIS  A MESSIEURS  LES  PRODUCTEURS 

Les  conditions  de  production  ont  été  organisées  de  telle  manière  que  les  écono- 
mies importantes  réalisées  dans  le  travail  compensent  largement  les  frais  de 
voyage,  de  défraiement  et  de  séjour  à Nice.  CL  Conditions  particulières 
pour  long  séjour  et  grands  films  d’extérieurs. 

RÉFÉRENCES 

Films  tournés,  à Nice,  de  janvier  à septembre  1939  : 

L’Or  du  Cristobal 
Macao , l Enfer  du  Jeu 

interrompu  par 
la  guerre. 

Le  premier  film  tourné,  en  France,  depuis  la  guerre  : 

SUPERPRODUCTION  COLUMBI  A-TRANSCONTINENTAL 

UN  TEL  PÈRE  ET  FILS 

Mise  en  scène  de  Julien  Duvivier 
Directeur  de  Production  : Lévy-Strauss 


Le  Corsaire  - metteur  en  scène  : Marc  Allegret 
Air  Pur  - metteur  en  scène  : René  Clair 


ONE 


pilllllllllllllllllllllllllllllllllllliilllllë 

= 2 2*  ANNÉE  1 

g PRIX  : 5 Francs  | 
iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiüiiiiiiiliiim 

LE  CINEMA  FRANÇAIS 

RED  ACTION  ET  ADMINISTRATION  : 

29,  rue  Marsoulan,  Paris  (12e) 

Adr,  Télégr.  : LACIFRAL  Paris. 


RAPHIE 


= H°  1,10® 


Rédacteur  en  chef  : Marcel  COLIN-REVAL 

Directeur  : Paul  Auguste  HARLÉ 


= 27  JANVIER  1940  S 

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiitinugiiiniiii!?. 

Téléphone  : Diderot  85-35  (3  lignes  group.) 
Compte  chèques  postaux  n°  702-66,  Paris 
Registre  du  Commerce,  Seine  n°  291-139. 

Abonnement  : 

France  : 121  fr.  20. 

Etranger  : 200  et  250  francs. 


U «TURC  R MINUIT 

AUTORISÉE  A PARIS 


En  accord  avec  le  Général  gouverneur 
militaire  de  Paris,  le  Préfet  de  police  fait 
connaître  que  l’heure  de  fermeture  des 
établissements  de  spectacles,  cafés  et 
restaurants,  précédemment  fixée  à 23 
heures,  est  désormais  fixée  à minuit. 

Le  nouveau  régime  est  applicable  dès 
maintenant  à Paris  et  dans  le  départe- 
ment de  la  Seine. 

II  est  vraisemblable  qu’à  la  suite  de 
cette  mesure  les  transports  en  commun 
prolongeront  leur  service. 

Le  Ministre  des  Travaux  publics  pren- 
dra-t-il  une  décision  sous  peu? 

• 4- 

LES  CINÉMAS  POLONAIS 
sont  rouverts  par  les  Allemands 
qui  y installent  leur  propagande 


Un  rapport  adressé  par  un  représen- 
tant de  Berlin  au  Département  de  Com- 
merce des  Etats-Unis  à Washington,  an- 
nonce que  l’industrie  cinématographique 
allemande,  coopérant  avec  les  autorités 
civiles  et  militaires,  fait  tous  ses  efforts 
pour  la  réouverture  des  cinémas  en  Po- 
logne occupée. 

C’est  ainsi  que  tous  les  cinémas  ap- 
partenant à des  personnes  d’origine  al- 
lemande continueront  à fonctionner 
sous  la  direction  de  leurs  propriétaires 
actuels. 

On  a évalué  qu’en  Haute  Silésie  et 
dans  le  Corridor  près  de  80  % des  ciné- 
mas continueront  sous  leur  direction 
actuelle. 

Dans  toutes  les  autres  régions  les 
commissaires  allemands  remplaceront 
les  directeurs  polonais.  P.  A. 


Le  Cinéma  est  une  Industrie-Drapeau 

déclare  M.  DESCHIZEAUX 
dans  son  rapport  déposé  à la  Chombre 


La  semaine  dernière,  la  Commission  des 
Affaires  Etrangères  a entendu  M.  Louis  Des- 
chizeaux,  député  de  l’Indre,  qu’elle  avait 
chargé  d’une  mission  de  contrôle  auprès 
des  Services  du  Commissariat  Général  à 
l’Information. 

M.  Deschizeaux  avait  été  plus  particuliè- 
rement chargé  d’étudier  la  propagande  par 
le  cinéma. 

A la  suite  des  différentes  études  et  con- 
sultations qu’il  a entreprises  auprès  des 
plus  représentatives  personnalités  de  notre 
industrie,  M.  Deschizeaux  a écrit  un  impor- 
tant rapport  faisant  le  point  sur  la  situation 
du  cinéma  après  quatre  mois  de  guerre,  et 
sur  les  remèdes  qu’il  est  nécessaire  d’ap- 
porter immédiatement  à sa  carence,  devant 
le  danger  de  l’intensive  propagande  alle- 
mande par  le  film.  Il  a été  adopté  à l’unani- 
mité et  déposé  ensuite  devant  le  Parlement. 

Le  rapport  est  divisé  en  trois  chapitres. 
Le  premier  traite  du  Grand  Film,  le  deuxiè- 
me du  film  de  Propagande,  Documentaire  et 
d’Aetualités,  le  troisième  du  Cinéma  aux  Ar- 
mées et  du  Cinéma  rural. 

« Il  est  imposible  d’étudier  le  problème 
de  la  propagande  française  par  le  cinéma 
sans  étudier  d’abord  le  problème  du  grand 
film  qui  commande  l’ensemble  de  la  Pro- 
duction ».  Tels  sont  les  mots  qui  commen- 
cent le  rapport  de  M.  Deschizeaux. 

« Le  Cinéma  est  une  industrie  et 
c’est  aussi  un  art.  Plus  de  trente  indus- 
tries gravitent  autour  du  cinéma  dont  la 
perfection  est  subordonnée  au  perfec- 
tionnement et  aux  découvertes  de  ces 
industries-satellites.  Le  Cinéma  est  donc 
une  Industrie-Drapeau  ». 

Et  plus  loin  M.  Deschizeaux  dit  encore  : 
Un  bon  film,  toutes  proportions  gardées, 
est  comme  un  grand  paquebot.  Le  Ciné- 
ma comme  l’Armement  maritime,  par  la 
multiplicité  des  industries  qu’il  entraine 
à sa  suite,  est  le  signe  d’une  civilisation 
matérielle  évoluée.  Il  révèle  aussi,  à un 
moment  déterminé,  le  « climat  » moral 
d’une  société.  Il  est  enfin  pour  une  na- 
tion en  guerre,  une  distraction  précieuse 
et  un  dérivatif  puissant  pour  les  sol- 
dats aux  armées... 

L’auteur  se  demande  ensuite  de  quel  Ser- 
vice relève  le  Cinéma.  Cette  quest  io 
n’ayant  pas  été  tranchée  jusqu’ici,  on  ne 
pourra  rien  faire  d’utile,  tant  qu’elle  ne 
sera  pas  définie.  M.  Deschizeaux  con- 
vient que  la  cause  du  cinéma  n’a  pas  été 
prise  comme  il  est  nécessaire.  Selon  lui,  II 
faut  obtenir  du  Gouvernement  qu’il  désigne 
un  responsable  du  Cinéma.  Il  faut  obtenir 


ensuite  qu’il  prenne  par  décret-loi  les  me- 
sures d’assainissement,  de  redressement  et 
d’organisation  qui  s’imposent;  autrement 
dit  qu’il  fixe  le  Statut  légal  du  Cinéma, 
déposé  par  M.  Jean  Zay,  dans  un  délai 
très  rapproché. 

Les  difficultés  d’avant-guerre,  provenant 
d’une  certaine  anarchie  à l’abri  de  laquelle 
les  cinématographistes  pouvaient,  entraînés 
par  un  élan  créateur,  produire  de  nom- 
breux et  beaux  films  avec  un  désordre  inné 
et  des  méthodes  financières  hasardeuses  qui 
ont  fait  perdre  de  50  à 100  millions  par  an, 
ces  difficultés  sent,  selon  M.  Deschizeaux 
(et  nous  sommes  entièrement  d’accord  avec 
lui)  aggravées  du  fail  de  la  guerre.  Elles 
sont,  ces  nouvelles  charges  : la  diminution 
des  recettes,  la  mobilisation  des  techniciens, 
le  bloquage  du  crédit;  il  apparaît  donc  que 
l’intervention  des  pouvoirs  publics  doit  être 
jugée  indispensable  et  urgente. 

Il  existe  un  Comité  interministériel  de  la 
production  cinématographique 

Mais  ce  comité, 
quoique  constitué,  n’a  pas  d’existence  lé- 
gale. Maître  Henry  Tories  nous  en  parlait 
la  semaine  dernière.  Le  rapport  de  M.  Des- 
chizeaux fait  observer  que  son  fonctionne- 
ment légal  permettrait  sans  doute  cette 
coordination  souhaitée  par  M.  Torrès. 

M.  Deschizeaux  souligne  que,  chaque  fois 
qu’il  fut  question  du  Statut  du  Cinéma,  les 
milieux  cinématographiques  ont  fait  l’ac- 
cord pour  s’opposer  a son  adoption  sous 
forme  de  décrets. 

Le  rapporteur  s’étend  ensuite  sur  les  re- 
mèdes proprement  dits  : la  réduction  des 
cachets  d’artistes,  et  leur  paiement  par  pré- 
lèvements sur  les  recettes,  le  retour  à un 
financement  normal  par  l’apport  de  capi- 
taux à un  taux  raisonnable.  La  réorganisa- 
tion doit  donc,  de  prime  abord,  comporter 
un  assainissement  financier.  « Le  seul 
moyen,  dit-il,  de  le  réaliser  est  de  créer 
le  contrôle  par  des  recettes,  la  percep- 
tion dans  les  salles  et  une  Caisse  cen- 
tralisant toutes  les  recettes  — sans 
participation  financière  de  l’Etat  — ré- 
partissant  les  fonds  à tous  les  ayant- 
droits.  Le  texte  est  prêt,  le  Gouverne- 
ment le  promulguera-t-il  ? » 

En  résumé,  le  rapport  conclut  à la  néces- 
sité de  lutter  efficacement  contre  la  propa- 
gande allemande,  et  à armes  égales.  Le  très 
important  examen,  qui  est  fait  dans  cette 
longue  étude,  du  Cinéma  de  Propagande,  du 
Cinéma  aux  Armées  et  du  Cinéma  rural, 
prouve  que  son  auteur  s’est  longuement  et 
paliemment  penché  sur  toutes  ces  ques- 


6 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦< 


ClISEl^ImliR/lPIllE 

FRS£R®iSE 


Une  Chaire  (l'Enseignement  Cinématographique 

au  Centre  Universitaire  Méditerranéen  de  Nice 

RENÉ  CLAIR  A ACCEPTE  L’ORGANISATION  DE  CETTE  CHAIRE 

On  sait  que,  depuis  février  1933,  le  Centre 


tions.  Le  cinéma  allemand  n’a  pas  arrêté 
sa  production  régulière.  Le  cinéma  français 
doit  reprendre  la  sienne,  épaulée  par  une 
Direction  Unique  du  Cinéma. 

Nous  sommes  encore  une  fois  d’accord 
avec  M.  Deschizeaux  quand  il  affirme  toute 
l’importance  du  cinéma  rural.  N’est-ce  pas 
le  moment  d’intensifier  en  France  la  propa- 
gande française?  Il  nous  semble,  comme  au 
député  de  l’Indre,  que  cette  propagande 
manque  de  crédits  suffisants  pour  équiper 
de  nouveaux  cinémas  ruraux;  sur  les  30.000 
communes  ne  possédant  pas  de  cinémas  ré- 
guliers, 10.000  seulement  ont  des  postes  de 
cinéma  rural.  Il  faut  donc  développer 
l’équipement  des  communes  et  la  fabrica- 
tion de  films  destinés  à alimenter  tant  le 
cinéma  aux  Armées  que  le  cinéma  rural  : 
films  documentaires,  magazines  d’actuali- 
tés, etc... 

M.  Deschizeaux  s’arrête  ensuite  sur  le  fait 
que  la  plupart  des  pays  demandent  des 
films  qui  montrent  les  qualités  et  le  rôle 
éminent  de  la  France  dans  la  Paix.  Plu- 
sieurs journaux  ont  publié  récemment  le 
chiffre  affecté,  pour  l’instant,  par  l’Angle- 
terre, à la  production  de  films  de  propa- 
gande indirecte  : 100.000  liv.  st.,  soit  17  mil- 
lions et  demi  de  francs. 

Le  rapport  comprend  enfin  de  substan- 
tielles notes  consacrées  à la  diffusion  du 
cinéma  à l’étranger  (sujet  que  nous  avons 
d’ailleurs  déjà  tiaité  dans  un  numéro  pré- 
cédent). 

Nous  croyons  bien  que  de  toutes  les  pro- 
positions et  suggestions  contenues  dans  ce 
rapport,  c’est  celle  où  M.  Deschizeaux  con- 
clut à l’immédiate  adoption  du  Contrôle  des 
Recettes  par  la  perception  dans  les  salles  et 
de  la  Caisse  Centrale  des  Recettes  qui  nous 
parai!  à la  fois  la  plus  nettement  formulée, 
et  celle  qui  sera  aussi  la  plus  discutée  par 
l’industrie  cinématographique. 

Lueie  Derain. 


Depuis  cinq  mois  de  Guerre 


est  toujours  lue 
chaque  semaine 


1° 

DANS  TOUTE  LA  FRANCE 

Paris,  Province,  Afrique,  Colonies 
2° 

DANS  TOUS  LES  PAYS 
DU  MONDE 

SES  ANNONCES 
ONT 

UN  RENDEMENT  SUR 
ET  IMMÉDIAT 


lement  à Nice,  et  que  son  Palais  est  situé  au 
65  de  la  Promenade  des  Anglais. 

Dans  ce  vaste  et  somptueux  édifice  se 
tiennent  régulièrement  des  sessions  qui 
apportent  un  grand  rayonnement  de  la 
culture  française  et  internationale,  par  les 
nombreuses  conférences  qui  s’y  donnent  et 
les  personnalités  du  monde  de  la  Peut 
qui  s’y  rencontrent. 

Les  plus  grands  problèmes  littéraires, 
artistiques,  scientifiques,  techniques  ont  été 
examinés  et  discutés  dans  ce  temple  de 
l’esprit  placé  èi  l’un  des  points  les  plus 
merveilleux  de  la  Terre. 

Le  « Centre  Universitaire  Méditerra- 
néen »,  présidé  par  M.  Paul  Valéry,  de 
l' Académie  Française,  et  dirigé  par  M.  Mau- 
rice Mignon  de  l'Université  d’Aix-en-Pro- 
vence,  a décidé  la  création  d’une  chaire 
d’ enseignement  cinématographique . Cette 
fondation  est  due  à la  ténacité  constructive 
du  brillant  sénateur-maire  de  Nice  : M.  Jean 
Médecin. 


IL  FAUT  PRODUIRE!  MAIS  OU? 


Il  est  essentiel,  indispensable  que  sortent 
des  films  nouveaux.  Nos  producteurs  le  sen- 
tent bien,  qui  ne  veulent  pas  que  notre 
marché  s’anémie  et  passe  en  d’autres  mains. 
Mais  leur  bonne  volonté  et  leur  courage  se 
heurtent  à de  grandes  difficultés.  Parmi  cel- 
les-ci, la  question  des  studios  n’est  pas  la 
moindre  actuellement,  car  il  faut  pouvoir 
tourner  en  toute  sécurité  matérielle. 

Aussi,  croyons-nous  devoir  signaler  que 
les  nouveaux  studios  « Marcel  Pagnol  » à 
Marseille  offrent  toutes  les  conditions  pour 
réaliser  n’importe  quel  film  sans  les  à-coups 
possibles  en  d’autres  régions. 

Admirablement  aménagés  de  la  façon  la 
plus  moderne,  les  Studios  Marcel  Pagnol 
n’ont  pas  cessé  leur  activité  depuis  sep- 
tembre. Fernand  Rivers  vient  d’y  tourner 
Le  Foi  des  Galéjeurs  et  André  Hugon  va  y 
commencer  une  production  ces  jours-ci. 


M.  Itené  Clair  a été  pressenti  pour  occu- 
per la  direction  générale  de  cette  chaire,  er 
qualité  de  titulaire.  Il  a accepté  cette  haute 
distinction. 

Nous  savons,  d’antre  part,  qu  après  les 
premières  conférences  faites  par  René 
Clair,  d’autres  personnalités  cinématogra- 
phiques françaises,  notamment  un  grand  ac- 
teur, un  autre  grand  metteur  en  scène  con- 
tinueront ce  cycle  de  conférences. 

Nul  doute  qpe  cette  manifestation  de 
longue  haleine  et  d’une  portée  spirituelle  et 
pratique  considérable  ne  contribue  à faire 
de  Nice  un  centre  de  diffusion  des  idées. 
En  tout  cas,  cette  Chaire  de  Cinéma  est  une 
preuve  d'activité  municipale  que  nous  ap- 
précions. M.  Léopold  Schlosberg,  gérant  du 
Centre  Méditerranéen  Cinématographique 
[Studios  de  Nice),  en  a d’ailleurs  été  le  dé- 
voué promoteur. 

Ajoutons,  enfin,  que  le  Gouvernement  ac- 
corderait son  haut  patronage  à la  Chaire  du 
Cinéma,  sur  la  pressante  sollicitation  de  M. 
Georges  Huisman,  directeur  des  Beaux-Arts. 


Les  réalisateurs  de  films  peuvent  disposer 
de  plateaux  de  grandes  dimensions  avec  de 
nombreuses  loges  confortables  et  bureaux. 
La  centrale  électrique  peut  fournir  5.000 
ampères.  Les  projecteurs  sont  du  dernier 
modèle  et  les  deux  systèmes  sonores  sont 
parfaitement  au  point.  De  plus,  un  stock  de 
décors  important  est  à la  disposition  des 
décorateurs. 

Dans  les  environs  de  Marseille,  les  Stu- 
dios Pagnol  possèdent  40  hectares  de  ter- 
rains boisés  ou  non,  plats  ou  montagneux 
dont  la  variété  permet  de  tourner  n’im- 
porte quel  extérieur  dans  un  climat  tou- 
jours propice. 

Ajoutons  que  de  vastes  laboratoires  sont 
annexés  aux  studios  et  tous  les  travaux  de 
triage,  trucage,  montage  peuvent  y être  ef- 
fectués et  contrôlés  avec  Moviola  et  salles 
de  projection.  Enfin,  tout  le  matériel,  le 
personnel  et  même  la  figuration  que  l’on 
trouve  facilement  sur  place,  permettent 
l’établissement  de  devis  beaucoup  plus  éco- 
i omiques  qu’ailleurs. 


Dans  la  Zone  des  Armées  grande  activité  des  Cinéastes 

Des  Granges  transformées  en  Cinémas 


Tandis  que  bon  nombre  de  metteurs 
en  scène  et  opérateurs  de  prises  de  vues 
prennent  quotidiennement  des  vues  inté- 
ressantes pour  les  actualités  et  le  service 
cinématographique  de  l’armée,  d’autres 
cinéastes  accomplissent  un  travail  aussi 
modeste  qu’utile.  Ils  organisent  des  séan- 
ces de  einéma  procurant  ainsi  à leurs 
camarades  soldats  d’agréables  heures  de 
distractions.  Parmi  ces  cinéastes,  An- 
dré Robert  s’est  distingué  par  une  sé- 
rie de  galas  cinématographiques  très 
réussis.  Robert  Juliard  organise  des  séan- 
ces régulières  avec  un  Pathé-Rural  dans 
une  grange  artistement  aménagée  en  salle 
de  spectacle.  M.  Pinhqs,  directeur  pari- 
sien de  l’avenue  de  Clichy,  a organisé 
deux  salles  de  spectacle  de  500  places 
chacune  dans  un  des  grands  camps  d’en- 
trainement du  sud;  Jean  Redon  est  de- 
venu l’organisateur  du  cinéma  aux  ar- 


mées dans  tout  un  secteur.  Enfin,  l’un  de 
nos  deux  architectes  - conseils,  M. 
Edouard  Lardillier,  mobilisé,  a transfor- 
mé une  grange  en  un  cinéma  modèle. 
Décorée  d’une  façon  amusante  par  l’ar- 
tiste décorateur  Pauwels,  cette  salle  im- 
provisée, située  dans  un  endroit  désert, 
est  aménagée  du  point  de  vue  acoustique 
et  dispose  d'une  scène  avec  coulisses. 
Des  projecteurs  sont  branchés  sur  le 
courant  municipal  offert  gracieusement 
par  la  municipalité.  Un  appareil  16  mm. 
projette  à 14  mètres  sur  un  écran  de 
2 m.  30  sur  1 m.  70. 

Pour  ceux  de  nos  lecteurs  que  cette 
question  intéresse,  M.  Lardillier  est  à 
leur  entière  disposition  pour  leur  four- 
nir avis  et  conseil.  Il  suffit  de  lui  écrire 
à son  bureau,  ou  au  bureau  de  notre 
revue. 

M.  C.-R. 


Invitation 


ASTRA-PARIS-FILMS 


PRÉSENTE 


Jeudi  1 £*  février  1940  * > o heures  nu  Marignan 

LILIAN  HARVEY  a LOUIS  JOUVET 


DANS 


SERENADE 


Musique  de 


Franz  SCHUBERT 


Scénario  de  E.  Neuville,  Companez  et  Mafet 
Dialogues  de  Pierre  WOLFF 
Mise  en  scène  de  Jean  BOYER 


AVEC 


BERNARD  LANCRET,  ROGER  BOURDIN,  ROBERT  ARNOUX 


Production  FILMS  F.  T. 


SÉRÉNADE 


PASSERA  EN  EXCLUSIVITÉ  FIN  FÉVRIER  AU  MARIGNAN 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


ULXZZZZJ  CINE 


FR 


raphie  rxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxi 

SE 


UN  FILM  D'UNE  IMPORTANCE  EXCEPTIONNELLE 

DE  LENINE  A HITLER 


Voici  que  îles  profondeurs  d’un  passé 
évanoui,  mais  encore  tout  proche,  surgis- 
sent des  témoignages  irrécusables,  des  vi- 
sions que  l’on  avait  oubliées  ou  que  l’on  ne 
connaissait  que  par  la  relation  imprimée. 

Les  événements  les  plus  remarquables  qui 
ont  animé  notre  Europe,  et  même  le  monde 
entier  de  1900  à nos  jours,  vont  revivre 
dans  un  film  dont  la  portée  considérable  de 
document  irréfutable  et  combien  émouvant, 
n’échappera  à personne. 

Il  s’agit  du  film  de  Georges  Rony,  com- 
posé par  lui,  grâce  à son  inépuisable  Ciné- 
mathèque et  à ses  archives  cinématogra- 
phiques représentant  vingt  ans  de  travail. 

Son  titre  : De  Lénine  à Hitler. 

Son  éditeur  : Les  Distributeurs  Français. 

Sa  projection  produit  un  choc  profond 
sur  l’esprit,  éprouve  la  sensibilité  la  plus 
durcie  du  spectateur  le  plus  réfractaire  à 
l’émoHon.  N’est-ce  pas  la  vie  interne,  orga- 
nique, émouvante  de  l’Europe,  que  l’écran 
reflète  alors  en  ses  démonstrations  vécues 
les  plus  intimes,  les  plus  familières  comme 
les  plus  grandioses  ? 

Mais  laissons  parler  le  grand  écrivain 
André  Maurois,  «le  l’Académie  Française, 
lequel,  d’abord  hostile  à la  proposition  de 
commenter  De  Lénine  à Hitler,  se  laissa 
convaincre  par  l’extraordinaire  puissance 
des  documents  réunis  et  montés. 

Voici  quel  sera  le  texte  par  quoi  André 
Maurois  présentera  la  bande-annonce  de 
ce  film  : 

Au  cours  <les  quarante  dernières  années, 
l’Europe  a traversé  l'une  des  périodes  les 
j)lus  surprenantes  de  son  histoire.  Tour  à 
tour,  Slaves  et  Germains  ont  fait  passer  sur 
I Occident  des  ombres  géantes  et  redouta- 
bles. Longtemps  mystérieuse,  l Allemagne 
de  la  défaite  a engendré  le  plus  étrange 
des  chefs  ; Hitler.  Comme  lui  romantique  et 


L’Affiche  de  la  Campagne  électorale,  unissant 
’indenburg  et  Adolf  Hitler,  futur  Chancelier 
du  Reich. 


dogmatique , comme  lui  cruelle  et  suscepti- 
ble, elle  s’est  associée  à ses  rêves  de  con- 
quète  universelle. 

Cependant,  les  mêmes  rêves  de  domina- 
tion mondiale  étaient  formés,  dans  la  loin- 
taine Russie,  par  Lénine  qui  cherchait  à 
provoquer  la  révolution  universelle.  Vou - 
reverrez  dans  ce  film,  De  Lénine  à Hitler, 
les  deux  révolutions  jumelles  qui  ont  fin.'' 
par  s’associer.  Vous  retrouverez  les  hom- 
mes de  l’autre  avant-guerre  : le  Tzar,  Guil- 
laume II,  George  V et  Poincaré;  les  chefs 
de  la  Grande  Guerre  : .Joffre  et  Foch,  Pé- 
tain et  Clemenceau;  les  acteurs  du  drame 
de  V après-guerre  : Chamberlain  et  Dala- 
dier, Hitler  et  Hindenburg,  Lénine  et  Sta- 
line, Mussolini  et  Dolffuss. 

Vous  les  verrez  dans  leur  vie  publique  el 
dans  leur  vie  intime.  L’image  authentique 
ne  trompe  pas,  elle  n’injurie  pas,  elle  est  un 
document  historique. 

Grâce  èi  elle,  vous  vivrez  à nouveau  cette 
époque  extraordinaire.  Vous  constaterez 
les  crimes  et  vous  appellerez  les  châtiments. 
Vous  mesurerez  les  erreurs  et  vous  souhai- 
terez les  redressements.  Et  la  préparation 
de  la  victoire  sera  l’épilogue  provisoire  de 
cette  gigantesque  aventure. 

Aucune  scène  n’a  été  reconstituée.  Tou- 
tes ces  vues  sont  authentiques,  beaucoup 
d’entre  elles  sont  inédites  en  France.  Leur 
ensemble  constitue  un  document  précieux, 
unique  et  passionnant... 

Ces  mots  de  M.  André  Maurois  définis- 
sent bien  la  substance  du  film  et  sa  portée. 

Nous  avons  demandé  à M.  Sassoon  com- 
ment il  eut  l’idée  de  faire  réaliser  cet  éton- 
nant film  de  propagande  franco-anglaise. 

Pour  ce  film  préparé  et  conçu  depuis  des 
mois,  Georges  Rony  a mis  à sa  disposition 
son  incomporable  Cinémathèque  et  a tout  de 
suite  travaillé  à rassembler,  sélectionner, 
monter  ce  qui  constitue  la  matière  inégalable 
de  notre  film.  Il  m’est  agréable  de  dire  ici 
toute  la  reconnaissance  que  nous  avons 
envers  le  Commissariat  Général  à l’Infor- 
mation, en  particulier  envers  Mlle  Borel  et 
Mme  Bacheville,  pour  l’aide  efficace  et 
constante  qui  nous  a été  apportée.  M.  André 
Maurois  ayant  accepté,  après  vision  du  film 
en  cours  de  montage,  de  le  commenter  et  de 
le  présenter,  le  montage  définitif  a été  aussi- 
tôt mis  en  chantier,  après  l’enregistrement 
des  paroles  du  grand  écrivain. 

« Nous  avons  établi  notre  lancement  de 
propagande,  avec  d’importantes  affiches 
d’une  beauté  et  d’une  sobriété  en  rapport 
avec  l’œuvre  de  G.  Rony  qui  bénéficiera  par 
ailleurs  d’une  remarquable  orchestration 
musicale.  Tout  un  matériel  de  classe  sera 
employé  pour  la  sortie  de  ce  film,  enfin, 
nous  ferons  une  campagne  digne  de  la  va- 
leur et  du  retentissement  de  cette  produc- 
tion qui  comprend,  dans  la  ligne  générale 
définie  par  M.  Maurois  avec  son  grand 
talent,  des  documents  de  première  impor- 
tance, rarissimes,  inédits,  venus  de  toutes 
les  parties  du  monde, 

« Je  terminerai  en  vous  disant  que  ce 
film  n’est  pas  seulement  un  film  de  propa- 
gande française  et  anglaise,  mais  une  œu- 
vre d’une  grande  portée  internationale  qui 
sera  projetée  dans  toutes  les  grandes  villes 
de  France  et  connaîtra  à l’étranger  la  re- 


L’ Entrée  des  Troupes  allemandes  en  Autriche 

(Mars  1938)  44.253 


nommée  qu’elle  mérite.  Etant  sujet  britan- 
nique, et  travaillant  en  France  depuis  long- 
temps, je  pense  qu’il  est  de  mon  devoir, 
avant  que  la  conscription  de  ma  classe  ne 
m’appelle  sous  les  drapeaux,  de  contribuer 
à l’immense  propagande  pour  lutter  effica- 
cement, par  l’image  et  la  parole,  contre  les 
mensonges  empoisonnés  de  la  propagande 
allemande  ». 

Ajoutons  enfin  que  De  Lénine  à Hitler 
sont  en  double  exclusivité  au  Max-Linder  et 
au  César. 

Le  “French  Cinéma  Center”  de 
Neuw  York  va  distribuer  17  Films 
français  de  court  métrage 

Le  « French  Cinéma  Center  Inc  » de  New 
Yor,  qui  a présenté  le  film  de  Marcel  Pagnol 
Regain,  annonce  maintenant  la  distribu- 
tion aux  Etats-Unis,  de  17  films  français  de 
court  métrage  : Montmartre,  un  Village  à 
Paris,  de  René  Clair;  Visage  de  Paris,  de 
Dimitri  Kirsanoff;  La  Rue  du  Papier,  de 
J.-C.  Bernard;  Profil  de  la  France,  d’Abel 
Gance;  Symphonie  pyrénéenne,  de  René 
Clair;  Artères  françaises  de  Jean  Epstein: 
Jeune  Fille  de  France,  de  Marc  Allégret; 
Provence,  Carcassonne,  Cannes,  Mode  in 
France,  de  J.-C.  Bernard;  Le  Maroc,  Chil- 
dren’s  Cornes,  Alsace,  Orléans  et  La  Corse. 
i 

Le  Film  français  à Athènes 


Du  l*r  au  7 janvier  1940. 

A PAttikon  : La  Grande  Illusion. 

Du  8 au  14  janvier  1939 

Au  Pallas  : Derrière  la  Façade. 

A l’Orphée  : Club  des  Aristocrates. 

Du  15  au  21  janvier  1940 
A l’Orphée  : Terre  de  Feu. 

Au  Pallas  : Derrière  la  Façade  (2"  sem.). 


Les  Films  Crisfei  présentent 

L'OMBRE  du  T ÎUREAl 

(NADIA)  IPI W — M— — 


SATURNE  M 

LE  CHAMP  MAUDIT 


"APRÈS  MEIN  KAMPF... 

MES  CRIMES! 

par  Adolf  HITLER  " 


4 Grands  Films  Français 

qui  sortiront  à partir  de  Février 


Téléphone  : Elysées  60-00  distribué  par 

Télégr  : FILMCRISTA  LES  FILMS  CRISTAL 


63,  CHAMPS-ELYSEES, 
PARIS 


ANNONCE  LA  SORTIE  PROCHAINE  EN 

EXCLUSIVITÉ  A PARIS 

DES  DEUX  GRANDS  FILMS  FRANÇAIS 


BRAZZA 

OU  L’ÉPOPÉE  DU  CONGO 

Film  de  Léon  POIRIER 

au  MARIGNAN  le  30  JANVIER  1940 


LA  FRANCE  EST  UN  EMPIRE 

d’après  un  scénario  de  Jean  d’AGRAIVES 
Commentaires  d’Emmanuel  BOURCIER 
réalisé  par  les  techniciens  de  CINÉ  REPORTAGES 

à l’OLYMPIA  le  23  FÉVRIER  1940 


DISTRIBUTION  PARISIENNE  DE  FILMS 

65,  Rue  GaSilée,  PARBS-8* 

Téléphone  : ÉLYSÉES  50-82  et  la  suite 


FR 


CINE 


RAPHIE 

SE 


tz'Ezzxxxzzzzxzzxxxzzx'. 


REPRISE  SÉRIEUSE 

DE  LA  PRODUCTION 


ON  TOURNE  5 FILMS 
ON  PREPARE  5 FILMS 


La  Production  française  semble  repartir  d’un  élan  te- 
nace et  régulier.  Et  c’est  dans  la  période,  en  temps  de  paix, 
la  plus  creuse  pour  les  studios  : 3.5  janvier-15  Février.  Fé- 
licitons-nous donc  de  cet  essor  qui  augure  bien  de  la  re- 
naissance certaine  du  Cinéma  français. 

ÔN  TOURNE 


NEUILLY 

Le  Nègre  du  Négresco. 

Réal.  : Maurice  Cammage. 
Ved.  : Fernande],  Suzanne 
Dehelly,  Denise  Grey,  Marthe 
Mussine,  Mad.  Suft'el,  Gaby  Wag- 
ner, Georges  Grey,  Temerson. 
Tournage  : 1"  semaine. 
Pisella-Film. 

C.M.C.  NICE 

Untel  Père  et  Fils. 

Réal.  : Duvivier. 

Ved.  : Michèle'  Morgan,  Bai- 
niu,  Louis  Jouvet,  ltenée  Devil- 
lers,  Lucien  Nat,  Suzy  Prim, 
Colette  Darfeuil,  Le  Vigan. 
Pvod.  : Transcontinental. 
Tournage  : 4"  semaine. 


On  annonce 


PAGNOL-MARSEILLE 
Trois  Argentins  à Montmar- 
tre. 

Réal.  : A.  Hugon. 

Ved.  : G.  Rigaud,  Rafaël  Mé- 
dina, Oscar  Aleman  et  De  San- 
doval. 

Prod.  : Films  A.  Hugon. 

Tournage  : 1”'  semaine. 

JGINVILLE-PATHE 
L’Empreinte  du  Dieu. 

Réal.  : L.  Moguy. 

Ved.  : P.  Blanchar,  Annie  Du- 
caux, Jacques  Dumesnil,  Blan- 
chette  Brunoy,  P.  Larquey,  Gi- 
neltc  Leclerc. 

FRANÇOIS-J  r 
Maquette  et  sa  Mère. 

Réal.  : Jean  Boyer. 

Ved.  : Liban  Harvey,  A.  Le- 
faur,  Lucien  Baroux,  Daniel 
Clérice,  Marguerite  Pierrv. 

Prod.  : U.F.P.C. 

Tournage  : 4°  et  dernière  sem. 


Abri  40  va  bientôt  être  en- 
trepris. La  semaine  prochaine, 
à François-I"",  commencera  ce 
film  réalisé  par  Jacques  de  Ba- 
roncelli  avec  Lucien  Baroux, 
Micheline  Presles,  Aimos,  Sa- 
turnin-Fabre,  Marguerite  Pierry, 
Carette,  Jean  Tissier.  Les  opé- 
rateurs seront  Jean  Bachelet  et 
Louis  Née.  Production  : Flag 
Film,  dirigée  par  Simon  Schif- 
frin. 

Soldats  sans  Uniforme.  — 

Maurice  de  Canonge  commen- 
cera fin  février  ce  film  que  nous 
avons  annoncé  récemment.  Le 
réalisateur  de  Vive  la  Nation  a 
déjà  engagé  pour  sa  future  dis- 
tribution : Madeleine  Robinson, 
Georges  Lannes,  Roger  Karl, 
André  Carnège,  Yvonne  Brous- 
sard.  On  remarquera  que  deux 
de  ces  artistes  : Yvonne  Brous- 
sard  et  Carnège  ont  joué  dans 
Vive  la  Nation.  Le  scénario  de 
Soldats  sans  Uniforme  est  de 
M.  André  Castaing. 

Volpone.  — Ce  film  inter- 
rompu, il  y a près  d’un  an,  se- 
rait repris  à Billancourt  le  2 
février.  Maurice  Tourneur  en 
dirigera  la  mise  en  scène  et  ses 
protagonistes  seraient  Harry 
Baur,  Louis  Jouvet,  Dullin,  Jac- 
queline Delubac,  Fernand  Le- 
doux,  Temerson,  Marion  Do- 
rian.  Nous  donnons  ces  noms 
d’artistes  sous  réserve  de  con- 
firmation. 


Gestapo,  scénario  de  Mar- 
cel Allain,  adapté  par  Pierre 
Yéry  et  Pierre  Laroche,  sera 
bientôt  porté  à l’écran.  Les  films 
Vog  s’intéressent  à la  distribu- 
tion de  cette  production. 

A Paris,  un  Soir.  — On 
prépare  un  film  dont  le  scénario 
et  les  dialogues  seront  de  Michel 
Duran,  la  mise  en  scène  de  J.  de 
Baroncclli  et  la  vedette  confiée 
à Joséphine  Baker. 


Une  scène  de  Untel  père  et  fils 
film  de  Julien  Duvivier 
avec  L.  Jouvet  et  Madeleine  Sylvain 
44.254  (Prod.  Trans:ontinental) 


ANALYSE  ET  CRITIQUE  DE  FUS 


Cavalcade  d Amour 

Comédie  dramatique 
Origine  : Française. 

Réalisation  : R.  Bernard. 
Auteurs  : Jean  Aurenehe  et 
Jean  Anouilh. 

Dialogues  : Jean  Anouilh. 
Décorateur  : Piménoff . 
Opérateurs:  Robert  Le  Fèbvre. 

Germain.  Bellet,  Walter. 
Musique  : Darius  Milhaud,  A. 

Honegger,  Roger  Désormières. 
Assistants  : S.  Vallin  et  N. 
N.  Bernard. 

Interprétation  : Simone  Si- 
mon, Michel  Simon , Corinne 
Luchaire.  Janine  Dareey,  Sa- 
turnin-Fabre,  Iiorville,  Blan- 
chette  Brunoy,  Magdeleine  Bé- 
rubet.  Argentin,  Jane  Marny. 
Claude  Lehmann,  Milly  Ma- 
this  et  Claude  Dauphin. 
Studios  : Saint-Maurice. 
Enregistrement  : W.  E. 
Ingénieur  du  son  : Breton. 
Production  : Arnold  Pressbur- 
ger-C.I  .P.R.A. 

Edition  : Distributeurs  Associés. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
On  ne  sait  donner  le  genre 
exact  de  ce  film  qui  en  amal- 
game plusieurs,  et  avec  une 
aisance  de  grande  classe.  Le 
scénario,  très  ingénieux,  nous 
permet  de  suivre  trois  his- 
toires d’amour  qui  se  dérou- 
lent dans  le  cadre  d’un  même 
somptueux  château  historique 
à trois  périodes  différentes  : 
le  XVII"  siècle,  le  XIX"  siècle 
et  1939.  Tantôt  le  film  appa- 
raît bouffon,  tantôt  mélanco- 
lique et  tantôt  pathétique. 
Raymond  Bernard  passe  dans 
les  scènes  du  grandiose  au 
familier,  et  anime  des  person- 
nages d’une  diversité  plai- 
sante et  d’un  haut  relief.  Film 
riche,  très  orné,  très  vivant 
et  pittoresque,  remarquable- 
ment joué  : Cavalcade  d’A- 
mour  est  notablement  Pou. 
vrage  le  plus  original  pré- 
senté depuis  longtemps. 

TECHNIQUE.  — Dans  de 
vastes  et  magnifiques  décors, 
transformés  selon  que  l’action 
se  j)asse  en  1639,  en  1939  ou  à 
l’époque  romantique,  Raymond 
Bernard  a fait  évoluer  des  per- 
sonnages passés  dans  une  at- 
mosphère délicate  et  tendre.  La 
photographie  de  Robert  Le  Fèb- 
vre est  d’une  rare  qualité  de 
nuances,  et  l’œuvre  a une  beau- 
té et  un  style  indéniables.  Peut- 
être  peut-on  trouver  que  la  pre- 
mière partie,  quoique  char- 
mante, a un  peu  de  lenteur.  Cer- 
taines touches  humoristiques 
apportent  une  détente  à ces  pas- 
sages un  peu  tristes. 

INTERPRETATION  — Clau- 
de Dauphin,  acteur  varié  et  dé- 
licieux, joue  successivement  le 
comédien  du  XVII"  siècle,  le 
seigneur  du  XTX"  et  3e  bourgeois 
sans  le  sou  de  1939.  Michel  Si- 
mon est,  avec  un  talent  prodi- 
gieux d’aisance  et  de  relief,  un 
vieux  directeur  de  troupe  am- 


Missions  de  la  France 

Documentaire 


Origine  : Française. 

Réalisation  : Marcel  Ichac  et 
Raymond  Ruffin. 

Musique  : Henri  Casadesus. 


Dans  ce  film,  animé  du  plus 
haut  idéal  d’exposer  les  multi- 
ples besognes  civilisatrices  de 
la  France  dans  le  Monde  et  dans 
les  siècles  passés,  Marcel  Ichac 
et  Raymond  Ruffin  ont  très 
adroitement  donné  la  synthèse 
de  cette  exceptionnelle  position 
de  notre  pays  dans  l’histoire 
du  monde  moderne. 

Que  ce  soient  par  les  arts, 
l’architecture  romane  et  gothi- 
que portée  par  nos  artisans  et 
nos  guerriers  à travers  le  mon- 
de habité,  et  jusqu’en  Orient  au 
cours  des  Croisades,  par  la  phi- 
losophie, la  pensée,  la  langue,  le 
style  des  meubles,  des  vête- 
ments ou  des  manières,  la 
France  a rayonné  à travers 
l’univers.  Ses  missions  furent 
innombrables,  les  auteurs  du 
film  nous  le  prouvent,  et  évo- 
quent pour  ceux  qui  l’auraient 
oublié,  que  la  France  a,  avant 
toutes  choses,  eu  pour  mission 
de  distribuer  partout  la  Liberté! 

Les  exemples  sont  parfaite- 
ment choisis.  Ce  petit  film  est 
riche  d’une  signification  pro- 
fonde, très  bien  composé  et  di- 
dactique sans  pédanterie. 


L'Ame  de  la  Corse 

Documentaire 

Origine  : Française. 
Réalisation  : Henry  Courier. 


De  jolies  images  de  l’Ile  de 
Beauté,  souvent  prises  avec  in- 
finiment  de  goût  et  de  patience. 
Quelques  aperçus  de  la  vie  cor- 
se, malheureusement  assemblés 
sans  grand  rythme  et  sans  équi- 
libre interne. 

Néanmoins,  un  délicieux 
voyage  de  dix-sept  minutes. 

La  Corse  mériterait  qu’on  lui 
consacrât  plus  de  métrage,  et 
qu’on  étudiât  avec  soin  un  film 
pour  en  faire  sentir  son  inéga- 
lable diversité  géographique  et 
la  vérité  de  son  atmosphère. 


bulante,  un  évêque  romantique, 
malicieux  et  goguenard,  enfin 
un  banquier  moderne.  Les  trois 
héroïnes  sont  animées  par  d’ex- 
cellentes comédiennes  : pure 
silhouette  de  la  jeune  châtelaine 
sacrifiée  à un  jeune  monstre 
(Janine  Dareey),  touchante  fi- 
gure de  la  couturière  morte 
d’amour  (Simone  Simon),  vivan- 
te jeune  fille  moderne  (Corinne 
Luchaire).  On  remarquera  l’iro- 
nique bourgeois  parasite  campé 
par  Saturnin-Fabre,  cl  le  trucu- 
lent seigneur  que  joue  Dor- 
ville.  Enfin,  Blanehette  Brunoy 
est  une  ravissante  épouse  sous 
la  robe  1840.  — x.  — 


12 


♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦; 


RAPHIE 

SE 


cro 


LES  DESTINEES  DU  U FRANÇAIS  EN  SUISSE 


Nous  publions  ici  deux  articles  apparemment  assez  dissem- 
blables, mais  qui  se  rejoignent  par  la  même  conclusion  : il  faut 
que  la  Production  française  continue  et  garde  sa  place  en  Suisse, 
place  qui  fut  et  restera  la  première  malgré  les  offensives  du  film 
allemand. 


La  Suisse  demande 
de  grands  Films 

M.  Moreau,  qui  dirige  le  « Monopole  Pa- 
thé-Film  » de  Genève,  et  qu'il  est  le  j>lus  dé- 
voué promoteur  du  film  français  en  Suis- 
se depuis  plus  de  quinze  ans,  semble 
étonné  de  l’actuel  ralentissement  de  la  pro- 
duction. Néanmoins,  les  signes  de  reprise 
des  films  interrompus  et  d’autres  finis  sont 
pour  lui  de  bonnes  nouvelles. 

« Le  film  français  a la  meilleure  place 
dans  toute  la  Suisse  même  contre  la  pro- 
duction américaine.  Il  g a même  un  fait 
caractéristique  : certains  films  français 
ont  eu  davantage  de  succès  en  Suisse  aléma- 
nique, que  dans  la  Suisse  romande.  Je  puis 
vous  signaler  ceux  des  films  français  qui 
ont  obtenu  de  véritables  succès  : Entente 
cordiale.  Circonstances  atténuantes,  Pièges, 
qui  vient  de  débuter  avec  énormément  de 
retentissement  sa  carrière,  j>ar  neuf  semai- 
nes à Zurich  et  qui  prouve  ainsi  sa  qualité 
de  « Film  international  »,  puis  Ils  étaient 
Neuf  Célibataires.  J’ai  personnellement  re- 
tenu Angelica,  Tempête  sur  Paris,  Le  Tour- 
billon de  Paris,  Sérénade,  Miquette  et  sa 
Mère. 

« Mais,  avant  tout,  il  serait  bon  que  la 
Production  française  ne  fît  pas  de  « pe- 
tits films  »,  la  Suisse  demande  beau- 
coup et  de  bons,  très  bons  films  français, 
de  grands  films.  L’exploitation,  dans  notre 
pags  est  curieuse  puisque  la  différence  de 
carrière  financière  des  films  s’évalue  faci- 
lement de  1 à 20.  Certain  film  obtiendra 
péniblement  3.000  francs  suisses  sur  tout  le 
territoire.  Un  autre,  français  également , at- 
teindra aisément  60.000  frîmes  suisses.  Ce 
qui  n’est  pas  mal,  avouez-le  (600.000 
francs)  ». 

Nous  espérons  que  la  Production  fran- 
çaise se  continuera.  Sa  place  est  gardée 
chez  nous  où  le  film  allemand  a perdu  une 


Une  intéressante  Statistique 
des  Importations  en  Suisse 

( De  notre  correspondant  particulier 
à Berne). 


Nous  recevons  de  notre  correspon- 
dant à Berne,  une  statistique  établie  par 
IWÎ.  Fukart,  secrétaire  de  la  Chambre 
Suisse  du  Cinéma,  et  obtenue  par  la  ré- 
cente création  d’un  organisme  de  con- 
trôle de  l’importation. 

Les  chiffres  paraîtront  assez  élo- 
quents pour  qu’on  souhaite  que  dans  la 
période  30  septembre  1939-30  janvier 
1940  ils  aient  joué  en  faveur  de  notre 
production. 

Films  spectaculaires 


Pays 

1er  avril 

1er  juillet 

d’origine 

au  30  juin  au  30  sept. 

Etats-Unis  . . . . 

83  * 

78  * 

France  

22 

25 

Allemagne  . . . . 

14 

33 

Italie 

8 

6 

Angleterre  . . . . 

10 

5 

Hongrie  

1 

— 

Hollande  

1 

— 

Russie  

— 

3 

*5  doublés  en 

aile-  *22  doublés 

en  fran- 

mand. 

cais. 

41  doublés  en 

fran-  1 doublé 

en  aile- 

cais. 

mand. 

7 doublés 

en  ita- 

lien. 

Comme  on  le  voit,  la  France  avait  dans  la 
période  du  ltr  avril  au  30  juin  1939,  le 


partie  de  son  influence  et  ne  passe  à grand 
peine  que  duns  quelques  petites  salles,  ex- 
ception faite  pour  Robert  Koch  (E.  Jan- 
nings),  le  seul  leader  du  cinéma  germa- 
nique. — L.  D. 


♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦] 


deuxième  rang,  après  l’Amérique,  avec  22 
films,  elle  dut,  quand  même,  céder  ce  rang 
à l’Allemagne  dans  la  période  du  1er  juillet 
au  30  septembre  1939,  car  l’importation  al- 
lemande montait  alors  de  14  à 33  films.  Ce 
résultat  est  à ramener  au  fait  que  l’Alle- 
magne, pour  assouvir  son  avidité  pour  des 
devises,  livrait  ses  films,  excepté  quelques 
très  grands  films,  à vil  prix.  L’Allemagne 
devant  au  clearing  à la  Suisse  pour  des 
marchandises  importées  d’ici  des  sommes 
énormes,  le  Gouvernement  suisse  a relâché 
l'importation  de  ce  pays  dans  l’intention  de 
résorber  ces  dettes.  Un  y voit  que  le 
film  parlé  en  français  constituait  dans  la 
première  période  environ  45  % de  l’impor- 
tation totale,  mais  qu’en  la  deuxième  pé- 
riode cela  tombait  à 31  %. 

En  prenant  la  rubrique  des  films  cultu- 
rels et  documentaires  nous  pouvons  consta- 
ter : Importations  de  : 

1 rc  période  2e  période 


France  37  13 

Etats-Unis  16  11 

Italie 12  3 

Angleterre  12  9 

Allemagne  1U  30 


On  y trouve  aussi  un  changement  en  fa- 
veur de  l’Allemagne  qui  a dépassé  la  France 
avec  30  films. 

Les  Actualités  prennent  une  part  très  im- 
portante de  l’importation  de  films  : Impor- 
tation de 

1‘"  période  2'  période. 

France  ....  184’494  m.  260’000  m. 
Allemagne  33’275  m.  27’034  m. 

En  résumé,  Producteurs  français  atten- 
tion, envoyez-nous  de  bons  films  et  pensez  à. 
l’adversaire  qui  s’avance  ! Louis  B. 

— ♦ 

ON  PRESENTE  EN  AMERIQUE 

«LES  BÊTES  DE  BERLIN» 


La  censure  américaine,  qui  avait  d’abord 
rejeté  le  film  Hitler,  la  Bête  de  Berlin,  i’a 
maintenant  autorisé  sous  le  titre  Les  Bêtes 
de  Berlin.  Ce  film  rencontrera  certaine- 
ment un  grand  succès  à cause  de  son  inté- 
rêt d’actualité,  mais  ses  qualités  d’ensemble 
sont  très  moyennes.  Même  au  point  de  vue 
propagande  anti-nazie,  il  est  inférieur  au, 
film  soviétique  Professeur  Mamlock. 


500.000  mètres  de  films 

Ont  été  recherchés,  triés  dans  les  Archives  Internationales  du  Cinéma 

Puis  tirés  et  choisis... 

pour  devenir... 

Un  Film  de  50.000  métrés 


Bientôt 


U ne  Page  d Histoire 

EUX  et  NOUS 


DE  1919  A 1939 


(voir  suite  page  suivante) 


Réalisation  de  M.  Antoine  Rasimi  des  GRANDS  SPECTACLES  DE  PARIS 


mrxrxxxTYXYXxxx^  nmn 


13 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


DEUX  GRANDS  FILMS  FRANÇAIS 
sortent  cette  semaine  en  exclusivité 


DANS  L’EXPLOITATION 


Chaque  semaine,  nous  enregistrons  avec 
satisfaction  la  ranimation  des  exclusivités 
de  films  français. 

Cette  fois-ci,  c’est  avec  la  présentation  de 
Brazza  en  gala  au  Marignan,  la  sortie  en  ex- 
clusivité à l’Olympia  de  L’Homme  du  Niger, 
le  film  de  J.  de  Baroncelli,  dont  nous  avons 
publié  l’analyse  et  au  Max-Linder  et  au  Cé- 
sar du  grand  film  de  documentation  authen- 
tique : I)e  Lénine  à Hitler  que  la  semaine  se 
signale. 

Que  l’exploitation  et  la  distribution  pari- 
siennes continuent  de  tels  efforts  nécessai- 
res pour  la  vitalité  de  l’Industrie  cinémato- 
graphique, Paris  étant  le  grand  régulateur 
des  recettes. 

4 

A Tarbes,  la  Censure  préfectorale  fait  des  siennes 

( De  noire  correspondant  particulier.) 


La  projection  à Tarbes  du  film  Warner 
Bros  : Anges  aux  Figures  sales,  interprété 
par  James  Cagney  et  Pat  O’Brien,  autorisé 
par  la  censure  régionale  de  Bordeaux,  a été 
interdite  par  la  censure  préfectorale  des 
Hautes-Pyrénées. 

Ce  film,  projeté  librement  sur  les  écrans 
toulousains,  était  au  programme  de  la  se- 
maine à l’Olympia  de  Tarbes  (circuit  Gié- 
dat-Lafférère).  — J.-A.  Castels. 


CINÉ  SÉLECTION 

22,  Rue  d’Artois,  PARIS  - Élysées  67-67 

Agences  à Marseille  et  Lille 

2 Grands  Fims  d’Actualité 

PASSEURS  D’HOMMES 

(Épisode  d’espionnage  en  1914) 

SIX  HEURES  A TERRE 

(Comment  la  Marine  Anglaise  sert  son  Pays) 

Films  de  REPRISE: 

LES  DEUX  GAMINES 

LA  MONTAGNE  LUMINEUSE  OU  GZESTOCHOWA 
LES  DERNIERS  AVENTURIERS,  etc... 


« Règle  du  Jeu  » 

« Jeunes  Filles  en  Détresse  » 
et  « Le  Ruisseau  » 
interdits  à Nice 


(De  notre  correspondant  particulier.) 


Nice,  15  janvier.  — Vif  émoi  l’autre  se- 
maine dans  l’exploitation  niçoise  où  six 
salles  reçurent  des  autorités  notification  que 
le  grand  film  inscrit  à leur  programme  ve-  , 
liait  d’être  interdit.  La  mesure  touchait  les  j 
films  et  les  salles  suivants  : Jeunes  Filles  ] 
en  Détresse  (Paris-Palace  et  Forum);  La 
Règle  du  Jeu  (Rialto  et  Casino  Municipal); 
(Politeama  et  Esplanade). 

Or,  la  notification  a été  faite  le  vendredi 
alors  que  le  programme,  censuré  d’une  fa- 
çon intempestive,  était  présenté  au  public 
depuis  vingt-quatre  heures,  donc  en  pleine 
exploitation.  Que  faire?  Passer  outre  et  ris- 
quer les  rigueurs  de  la  police  ou  fermer  les  , 
salles  pendant  une  semaine? 

Ed.  Epardaud. 


NOUVELLES  DE  PERPIGNAN 

On  fera  fuir  la  Clientèle  avec  les  Vieux  Films 

(De  notre  Correspondant  particulier.) 


Concurrence  sévère,  passage  rapide  des 
grands  films,  publicité  intensive,  etc.,  ont 
remué  la  population  perpignanaise  à tel 
point  que  les  services  des  taxes  ont  perçu 
50  % de  recettes  supplémentaires  sur  l’an- 
née précédente. 

Mais  certains  loueurs  exagèrent;  tel  film 
loué  2.000  francs  avant  la  création  des  deux 
salles,  fut  loué  ensuite  10.000  francs;  les 
bons  films  loués  40  % sans  minimum,  fu- 
rent loués  50  % avec  des  minimums  variant 
de  20  à 50.000  francs,  et  il  arriva  que  les 
directeurs  connurent  des  semaines  défici- 
i taires  malgré  des  recettes  fort  intéressantes. 

Les  directeurs  voudraient  passer  les  gros 
films;  mais  les  minimums  demandés  ne  per- 
mettent pas  de  les  passer. 

On  fera  fuir  la  clientèle  des  cinémas,  si 
| on  ne  lui  présente  que  des  vieux  films. 


En  Grèce,  Modification  de  la  Loi 

concernant  l’Importation  des  Films 

Athènes,  Janvier  1940.  (Modifiant  la  loi 

du  17  octobre  1939  (Cinématographie 
Française  du  18  décembre  1939, 
N 1.102)  concernant  l’importation  de 
films  en  Grèce,  le  Ministère  de  l'Eco- 
nomie Nationale,  pour  faciliter  les  tran- 
sactions avec  l’étranger,  permettra  dé- 
sormais les  remises  des  contrevaleurs 
des  licences  à partir  du  mois  de  fé- 
vrier 1940  (au  lieu  du  mois  d’avril 
£940),  raccourcissant  ainsi  les  délais  de 
payement.  C.  Lazarides. 

♦ 

Columbia  édite  LE  JOUEUR  D'ÉCHECS  aux  Etats-Unis 


Sons  le  titre  The  Devil  is  an  Empress,  la 
compagnie  américaine  Columbia  vient  de 
présenter  à New  York  le  film  français  de 
Jean  Dréville,  Le  Joueur  d’Echecs.  Ce  film 
a été  projeté  au  Belmont  Theatre.  P.  A. 


...et  50.000  mètres... 

après  quatre  mois  d’études,  sont  devenus 

Un  film  de  2.500  mètres 

auquel  ont  collaboré  des  historiens,  des  auFeurs,  des  techniciens . . 

Le  Film  que  réclamait  toute  la  Presse 

et  qu’attendait  le  Public... 

J’ Histoire 

NOUS 


Bientôt 


Une  Pi 


âge 

EUX  et 


DE  1919  A 1939 


(voir  page  suivante) 

Réalisation  de  M.  Antoine  Rasimi  des  GRANDS  SPECTACLES  DE  PARIS 


Ï4 


♦♦>♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


CINE 


FR 


RAPHIE 

SE 


CTXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXIT 


On  présente 

BRAZZA 

de  Léon  Poirier 

UNE  SOIREE  NATIONALE 


Mardi  30  janvier,  à 20  h.  30, 
aura  lieu  au  Marignan,  sous 
le  haut  patronage  de  M.  le  Pré- 
sident de  la  République  et  sous 
la  présidence  effective  de  M. 
Georges  Mandel,  Ministre  des 
Colonies,  une  soirée  nationale 
au  bénéfice  de  l’œuvre  « Pour 
ceux  du  Front  » qui  a été  créée 
par  « La  Jeunesse  de  l’Empire 
Français  »,  dont  le  président 
est  M.  Jean  Daladier. 

Cette  soirée  aura  un  sens 
d'opportunité  tout  particulier 
puisqu’il  s’agit  de  la  première 
mondiale  du  film  de  Léon  Poi- 
rier, Brazza  ou  l’Epopée  du  Con- 
go,  dont  l’achèvement  avait  été 
suspendu  par  la  mobilisation  de 
l’auteur  ainsi  que  de  tous  les 
techniciens  et  artistes. 

Ce  film,  réalisé  au  Gabon, 
évoque  les  explorations  de 
Brazza  et  la  manière  dont  il  a 
aimé  et  servi  la  France. 

Le  Gala 

“Chantons  quand  même" 


LISTE  DES  FILMS  CRITIQUÉS  PENDANT  LE  MOIS  D'AOUT  1939 


.4/i  ! quelle  Femme  

Américain 

Doublé. 

Coin  policière. 

Columbia  Films  . 

1086 

Aueux  d’un  Espion  nazi  (Les)  ... 

Américain. 

Doublé. 

Mélodrame  polit. 

Warner  Bros  .... 

1081 

Circonstances  atténuantes  

Français. 

Fartant. 

Comédie. 

C.  C.  F.  C 

108:! 

Descente  en  Vrille  

Américain. 

Doublé. 

Comédie  dramat. 

Fox  Film  

1084 

Empreinte  du  Loup  solitaire  (IJ). 

Américain. 

Doublé. 

Drame  policier. 

Columbia  Films  . 

1080 

Fils  dé  Frankenste  in  (Le)  

Américain. 

Doublé. 

Film  d’épouvante. 

Universal  

1 085 

Images  du  Portuqal  

Français. 

Coram.  et  music. 

Documentaire. 

De  Cavaignac  .... 

1081 

Ma  Femme  et  mon  Patron  

Américain. 

Doublé. 

Comédie. 

( olumbia  Films 

1086 

Marie- Antoinette  

Américain. 

Doublé. 

Drame  liistor. 

M.-G.-M 

1085 

Monde  en  Action  (Le)  

Français. 

Commenté. 

Magazine  filmé. 

Filmexport  

1088 

Mon  Fils  a tué  

Américain. 

Doublé. 

Drame. 

Columbia  Films 

1086 

Moulin-Rouqe  

Français. 

Parlant. 

Comédie. 

Les  Cin.  de  France 

1 08U 

Pensionnat  de  Jeunes  Filles  

Américain. 

Doublé. 

Comédie  sentim. 

Columbia  Films 

1086 

liaijon  du  Diable  (Le)  

Américain. 

Doublé. 

Comédie  polie 

Columbia  Films 

1086 

Retour  de  ’/.orro  (Le)  

Américain. 

Doublé. 

Film  d’aventures. 

Films  de  Koster  . 

108.'. 

Sierra  de  Terne!  . . 

Français. 

Pari,  espagnol. 

Drame  tour  n é 

Filmsonor  

1085 

])  e n il  a n t I a 
guerre  d’Es- 
pagne. 


Super-Champions  

Américain. 

Commenté. 

Documentaire 

Paramount  

1081 

Tragédie  de  la  Forêt  rouge  {La) . . . 

Américain. 

Doublé. 

Drame  d’action 

Columbia  Films  . 

1086 

-4 


DE  SEPTEMBRE 

. OCTOBRE. 

NOVEMBRE  ET  DÉCEMBRE  1939 

Amour  interdit  

Tchèque. 

Doublé. 

Drame. 

Filins  de  Koster.  . 

1098 

Fois  sacré  ( Le > 

Français. 

Parlant. 

Comédie. 

Distri!).  Associés  . 

i mu 

Chasseur  de  chez  Maxim' s i /. 

e) . . . Français. 

Parlant. 

Comédie  gaie. 

Gray  Films  

1098 

Chasseurs  d' Es  pions  

Américain. 

1 >oublé. 

Drame  d’espionn. 

Columbia  Filins  . 

1101 

Chemin  de  l'Honneur  il.e) 

Français. 

Parlant. 

Comédie  dramat. 

Filins  Henry  Garat 

1 loi 

Croisière  sauvage  (La)  

Français. 

Commenté. 

Documentaire. 

Atlantic  Film  .... 

nui 

Dernière  Jeunesse  

Italien. 

Pari.  Français. 

Drame  réaliste. 

I -ischia  

1088 

Deux  Empires,  une  Force  . . . 

Français. 

Commenté. 

Doc.  3 minutes. 

Atlantic  Film  . . . 

1101 

Famille  Duraton  (La)  

Français. 

Parlant. 

Comédie. 

S.E.I..F 

1087 

France  continue  (La)  

Français. 

Commenté. 

Doc.  16  m/m. 

Ecran  Français  . . 

110  1 

Un  mine  du  Niger  (//)  

Parlant. 

Comédie  dramat. 

S.E.E.F 

1 108 

Ils  étaient  Neuf  Célibataires 

Français. 

Parlant. 

Comédie  çaie. 

C.C.F.C 

1096 

Lion  a des  Ailes  (Le)  

Anglais. 

Doublé. 

Film  de  propag. 

Artistes  Associés. 

1101 

Français. 

Parlant. 

Opéra-comique. 

Documentaire. 

1087 

Mode  in  France  

. ...”  Français. 

Commenté. 

MM.  Jacques  Berr 

M i ss  C a tas  t ro  pli  c 

Américain 

Doublé. 

Comédie  dramat. 

et  Pierre  Lafon. 
Films  Osso  

1101 

1102 

Nuit  de  Décembre  (La)  

Français. 

Parlant. 

Drame. 

Metzger  et  Woog. 

1098 

Parlant. 

Drame  policier. 
Drame  d’aviat. 

1103 

Seuls  les  Anges  ont  des  Ailes 

. . . . Américain. 

Doublé. 

Columbia  Films  . 

1087 

Tourbillon  de  Paris  

Français. 

Parlant. 

Comédie  music. 

Films  Lauzin  .... 

1 102 

Vacances  

Américain. 

Doublé. 

Comédie  sentim. 

Columbia  Films  . 

1101 

Vive  la  Nation  

Français. 

Parlant. 

Drame  liistor. 

Atlantic  Film  . . . 

1101 

Vous  ne  l'emporterez  pas 
vous  

a vec 

Doublé. 

Grande  comédie. 

Columbia  Film.  . . 

1087 

■ Le  grand  gala  franco-bri- 
tannique, organisé  vendredi  der- 
nier à la  Salle  Pleyel,  au  béné- 
fice des  Pupilles  de  la  Fédéra- 
tion Nationale  des  plus  Grands 
Invalides  de  guerre,  actuelle- 
ment aux  Armées,  du  Comité 
Central  d’Aide  aux  Mobilisés  du 
Cinéma  et  des  Œuvres  de  Guer- 
re Britaniques,  a remporté  le 
plus  brillant  succès. 

Nos  félicitations  aux  organi- 
sateurs : MM.  B.  Goklfeld,  Al- 
phonse Bourlet,  producteur  du 
film  : Chaulons  quand  même  et 


à notre  ami  R.  Chalmandrier, 
l’actif  directeur  de  publicité  de 
l’Universal  Film  S.  A.  cpii  avait 
bien  voulu  accepter,  pour  ce 
gala  de  bienfaisance,  de  se  char- 
ger des  rapports  avec  la  Presse. 

Ce  gala  était  placé  sous  la 
présidence  effective  de  M.  René 
Besse,  Ministre  des  Anciens 
Combattants,  en  présence  de 
S.  Ex.  l’Ambassadeur  de  Sa  Ma- 
jesté Britannique,  du  Général 
Gouraud,  Président  d’Honneur 
de  la  Fédération  Nationale  des 
Plus  Grands  Invalides. 


A SA1NT-VINCENT- 

DE-TYROSSE  (Landes) 


A Sainl-Vincent-de-Tyrosse  a 
été  inauguré  le  31  décembre, 
dans  la  Salle  des  Fêtes,  le  ciné- 
ma Palace  avec,  au  programme, 
le  film  Un  de  la  Légion. 

M.  Pariés,  l’actif  directeur  du 
Théâtre  Municipal  de  Bayonne, 
le  dirige. 

L’équipement  de  la  cabine  a 
été  effectué  avec  les  appareils 
« Victoria  IV/B  » et  système 
sonore  des  Etabl.  Cinélume. 


RECTIFICATION 
C'est  le  28  février  et  non 
le  20,  date  de  sortie  de  « La 
Femme  aux  Tigres  » que  fixe 
l’Alliance  Cinématographique 
Européenne. 


MARIAGE 

Notre  ami,  M.  Georges  Pon- 
tet, fils  de  M.  André  Pontet,  di- 
recteur des  « Sélections  Ciné- 
graphiques  » de  Nancy,  vient 
d’épouser  Mlle  Serrurier.  Ma- 
riage de  guerre  au  moment  du 
départ  aux  Armées. 


• Sans  Supercheries  techniques 

Sans  Images  truquées. 

POUR  LA  PREMIÈRE  FOIS  LA  VÉRITÉ  SUR  L’HISTOIRE  DE  LA  FRANCE  ET  DU 
PANGERMANISME  DE  1919  A 1939  VA  REVIVRE  A L’ÉCRAN  AVEC  LES  ÊTRES 
QUI  L’ONT  VÉCUE  RÉELLEMENT  ET  QUI  NE  PENSAIENT  PAS  ÊTRE  LES  ÉLÉMENTS 
CAPITAUX  DE  CE  GRAND  DRAME... 


Bientôt 


U ne  Page  a Histoire 

EUX  et  NOUS 


DE  1919  A 1939 


(voir  suite  page  suivante) 


Réalisation  de  M.  Antoine  Rasimi  des  GRANDS  SPECTACLES  DE  PARIS 


...SUITE 


DES  PAGES  PRÉCÉDENTES... 


BIENTOT.,. 

LES  GRANDS 


SPECTACLES  DI  PARIS 

(ANTOINE  RASIMI) 


10,  Rue  du  Commaîiclant-Rivière,  PARIS-S®  — Téléphone  : ÉLYSÉES  13-36 


présentèrent 


EUX  ET  NOUS 

DE  1914  A 1939 


POUR  LA  PREMIERE  FOIS,  DES  CRITIQUES  ET  DES 
PERSONNALITES  EMINENTES  DONNENT  LEUR  AVIS 
SUR  UN  FILM  EN  COURS  DE  REALISATION 


Sénat.  M.  Antoine  Rasimi, 

Grands  Spectacles  de  Paris. 

« Je  vous  renouvelle  encore  mes  félicitations  pour  le 
magnifique  film  à la  présentation  duquel  j’ai  eu  le  plaisir 
d’assister. 

« J’ai  dit  à mon  ami  Fabry  tout  l’intérêt  de  ce  film.  Je 
suis  persuadé  que  lorsque  votre  film  sera  terminé,  le  Mi- 
nistre sera  heureux  de  le  voir  sur  l’écran. 

« Veuillez  agréer...  » E.  GEORGES. 


Le  Jour 

(Echo  dé  Paris)  M.  Antoine  Rasimi, 

Grands  Spectacles  de  Paris. 

« Mon. sentiment,  je  vous  le  dirai  très  franchement:  Vous 
avez,  par  un  véritable  tour  de  force,  réalisé  un  film  par- 
fait ». 

FERNAND-LAURENT. 


— — — et  — 

« J’ai  été  emballée  par  ce  film...  aussi  emballée  que  par 
les  grands  films  avec  Heroll  Flyn  dans  Robin  des  Bois, 
Charles  Boyer  dans  Mayerlynck...  Et  j’ai  hâte  de  le  revoir 
avec  toutes  mes  amies.  » 

Mme  DISGAND. 

Concierge  à Paris. 


Principaux  Collaborateurs  — 

M.  EDOUARD  HELSEY 
Mme  GERMAINE  DULAC 
Mlle  JEANNE  SAINTÊNOY 
M.  GEORGES  TZIPINE 
M.  JEAN-PIERRE  LIAUSU 

Mesdames  MERCANTON*  LIÉVIN. 
MM.  DORCEL,  EDDIE  RASIMI,  etc... 


CE  SERA  LE  PLUS  GRAND  FILM  SUR  LES  ÉVÉNEMENTS  ACTUELS 

NE  VOUS  HATEZ  PAS  DE  TRAITER  « 

JUGEZ  ET  COMPAREZ  


CE  FILM 

qui  n a pas 
encore  de  titre 
ne  sera  pas 
un  film  comme 
les  autres... 

Par  Pierre  WOLFF. 


Il  s’agit  d’un  film  qui  n’a  pas 
de  titre  encore,  mais  dont  le 
succès,  je  crois,  j’en  ai  la  certi- 
tude, est  assuré. 

Ce  film  arrivera  à son  heure 
et  sera  salué,  comme  il  convient, 
par  Ions  ceux  qui  connaissent  la 
vérité  et  qui  seront  heureux, 
néanmoins,  de  la  voir  éclater 
sur  l’écran. 

Il  faut  que  nos  enfants,  que 
tons  nos  écoliers  sachent  pour- 
quoi nous  sommes  en  guerre,  il 
faut  surtout  qu’ils  se  souvien- 
nent que  ce  n’est  ni  la  France  ni 
l’ Angleterre  qui  ont  voulu  cette 
monstruosité. 

Tout  ceci  a été  réalisé  à la 
perfection.  Pas  un  mot  q\ui  son- 
ne creux,  pas  une  bavure,  en- 
core une  fois  la  vérité,  rien  que 
la  vérité,  toute  la  vérité. 

Le  producteur  — je  tairai  son 
nom  jusqu’à  nouvel  ordre  ■ — 
méritera  des  éloges  choisis  pour 
sa  patience,  son  goût  et  sa  téna- 
cité. 

L’auteur  de  la  documentation 
— Edouard  Helseg  — n’a  point 
cherché  « l’effet  ».  Il  s’est  mon- 
tré direct,  précis,  sincère.  C’est 
de  la  belle,  de  la  grande  be- 
sogne. 

Je  parle  d’un  film  qui  n’a  pas 
encore  vu  le  jour,  je  souhaite 
que  les  lecteurs  n’oublient  pas 
mes  prophéties.  Paris^-soir. 


UN  FILM 

qui  ajoute 
à Part 

cinématographique 
de  notre  pays 

par  Edmond  SEE. 

J’ai  assisté  à la  projection  pri- 
vée, devant  quelques  invités 
et  professionnels  du  cinéma,  de 
l’un  de  ces  films,  ou  plus  exac- 
tement des  scènes  épisodes  es- 
sentiels dont  il  se  composera. 

Et  je  puis  affirmer  qu’une  telle 
réalisation  conférera  un  vif 
éclat  à l’art  cinématographique 
de  notre  pays. 

Il  est  conçu,  agencé,  dévelop- 
pé, commenté  avec  tant  de 
simplicité,  de  discrétion,  de 
bonne  foi,  de  sincérité  pro- 
bante et  communicative  ; il  a un 
accent  si  direct,  si  vivant,  si  na- 
turellement et  pathétiquement 
humain,  qu’il  vous  saisit,  vous  > 
étreint,  comme  le  plus  poignant 
des  drames...  On  le'  suit  scène 
par  scène  sans  pouvoir  s’en 
distraire  un  instant. 

Lorsque  le  film  sortira,  ceux 
qui  g collaborèrent  en  tireront, 
je  crois,  un  assez  glorieux  pro- 
fit. Il  ne  faut  pas  être  grand 
prophète  pour  le  prédire. 

L’Œuvre. 


16 


tTTTTXXTT'LTXTTTTZJXTXXX: 


C1NEW 

FF 


R/XPHIE 

SE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


L’EMPREINTE  DU  DIEU  » 
EST  REPRIS 
ON  COMMENCE 
LES  INTERIEURS 


Dans  l’immense  et  luxueux 
« complexe  » décoratif,  monté 
par  Robert  Gps,  il  g a plusieurs 
mois,  au  studio  de  Joinville 
pour  le  film  L’Empreinte  du 
Dieu,  le  metteur  en  scène  Léo- 
nide  Mogup  et  la  plupart  de  ses 
interprètes  ont  commencé  les 
intérieurs. 

La  distribution  est  à peu  près 
la  même,  sauf  en  ce  qui  con- 
cerne le  rôle  de  Wilfrida  attri- 
bué à la  charmante  Annie  Du- 
caux, et  celui  de  Fanny  joué  par 
Ginette  Leclerc  au  lieu  de  Mila 
Parély. 

Pierre  Blahchar  a repris  son 
personnage  de  l’ingénieur  Van 
Bergen,  abandonné  en  extérieurs 
dans  Brages-la-Morle  et  retrou- 
vé dans  ce  décor  de  bibliothè- 
que où  il  affronte,  en  une  scène 
dramatique,  l’indigne  et  violent 
époux  de  Karelina,  le  contre- 
bandier (Jacques  Dumesnil).  Si- 
gnalons enfin  que  Pierre  Lar- 
quey  joue  ici  un  rôle  délicieux 
de  marin  philosophe. 

L’équipe  technique  est  à peu 
près  reconstituée.  Et  L’Em- 
preinte du  Dieu,  qui  a recom- 
mencé à Joinville,  se  continuera 
aux  Buttes-Chaumont  où  Gys 
fait  édifier  les  décors  de  cette 
étrange  et  tumultueuse  histoire 
d’amour.  Production  Zama. 


LE  PROCHAIN  FILM 
DE  DANIELLE  DARRIEUX 


Danielle  Darrieux  tourne- 
ra prochainement,  sous  la  di- 
rection de  son  mari  Henry  De- 
coin,  capitaine  aviateur,  qui 
sera  l’objet  d’une  affectation 
spéciale  de  trois  mois,  un 
nouveau  film  intitulé  : « Ce 

n’est  pas  pour  Ses  Enfants  », 
dont  le  scénario  est  de  Max 
Colpet  et  Henry  Decoin,  d’a- 
près une  pièce  de  Hirchfeld. 
Michel  Duran  écrira  les  dia- 
logues. 


LES  AMIS 
DU  DOCUMENTAIRE 
CONTINUENT 


L’Association  « Les  Amis  du 
Cinéma  Documentaire  » qui, 
depuis  deux  ans,  donne  réguliè- 
rement des  séances  de  projec- 
tion de  films  documentaires,  a 
donné  sa  première  séance  de 
l’année,  le  20  janvier  à 17  heu- 
res, dans  la  salle  de  cinéma  du 
Musée  de  l’Homme,  Place  du 
Trocadéro. 

En  l’absence  des  fondateurs 
de  cette  Association,  aujour- 
d’hui aux  Armées,  Mme  Bernard 
de  Colmont,  dont  on  n’a  pas 
oublié  le  hardi  voyage  qu’elle 
fil  avec  son  mari  à travers  les 
Canyons  du  Colorado,  organise 
ces  séances  dont  toute  la  recette 
est  destinée  à venir  en  aide  aux 
familles  des  Chasseurs  d’images 
mobilisés. 


PETITES  ANNONCES 


Demandes  et  offres  d’emploi  : 3 fr. 
la  ligne.  — Achat  et  vente  de  matériel, 
de  salles,  annonces  immobilières  et  de 
nrevets  : 9 fr.  la  ligne. 

Dans  les  catégories  ci-dessus,  12  li- 
gnes gratuites  par  an  pour  nos  abon- 
nés. 

Annonces  commerciales  pour  la  vente 
de  films  : 50  fr.  la  ligne. 

Pour  les  annonces  domiciliées  au 
journal,  1 fr.  de  supplément  pour 
France  et  Empire  Français;  3 fr.  pour 
l’Etranger.  Les  petites  annonces  sont 
payables  d’avance.  L’administration  du 
journal  décline  toute  responsabilité 
quant  à leur  teneur. 


OFFRES  D’EIYIPLOI 

Opérateur  est  demandé  par 
Mme  Matignon.  Cinéma  Bagno- 
let.  Auteuil  53-12. 

Cirté  Paris-soir  demande 
opérateur. 

Téléphoner  à M.  Vander.  Bal- 
zac 50-68. 

Opérateur  de  Projection 

est  demandé  par  M.  Carteau,  11, 
rue  de  la  Tourette,  Bressuire 
(Deux-Sèvres). 

Monteurs  spécialisés  instal- 
lations sonores  mécanique  et 
son.  Se  présenter  : Cinélume,  3, 
rue  du  Colisée,  Paris. 

DEMANDES  D'EMPLOI 

Sténo-dactylo  très  expéri- 
mentée, bonnes  références, 
cherche  place  dans  agence  dis- 
tribution. 

Ecrire  n°  29. 

Chef  de  poste  ex-opérateur 
Western,  dégagé  obligations  mi- 
litaires, cherche  place  Paris. 

Lehmann,  183  bis,  faubourg 
Poissonnière,  Paris. 

Secrétaire  sténo  - dactylo, 

longues  références  dans  la  lo- 
cation, cherche  emploi. 

Ecrire  n°  28. 

Caissière-ouvreuse  cherche 
emploi. 

Mme  Irène  Picard,  161,  boule- 
vard Montparnasse,  Paris. 

Ancien  représentant,  pro- 
grammateur depuis  de  nom- 
breuses années,  sérieuses  réfé- 
rences, prétentions  modestes, 
cherche  place. 

Ecrire  n°  26. 

Caissière,  références  dans  le 
métier,  cherche  emploi. 

Mme  Lucie  Picard,  66,  ave- 
nue Philippe-Auguste,  Paris-10e. 

Opérateur  de  projection, 

29  ans,  libéré  d’obligations  mili- 
taires et  susceptible  de  s’intéres- 
ser à toute  branche  de  l’indus- 
trie cinématographique,  cher- 
che place  pour  colonies  ou  mê- 
me étranger,  excellentes  réfé- 
rences. 

Ecrire  n°  25. 


Opérateur  sérieux,  excellen- 
tes références,  demandé  pour 
Rouen.  Ecrire  n°  30. 

Directeur  français  récem- 
ment libéré  obligations  militai- 
res, 42  ans,  longue  et  sérieuse 
expérience  exploitation  et  tech- 
nique, très  bonnes  références 
commerciales,  connaissant  an- 
glais, italien,  allemand,  arabe, 
cherche  situation  branche  ex- 
ploitation ou  distribution,  Pa- 
ris ou  province. 

Ecrire  n°  24. 


HCH1T  ClHËMft 

Suis  acheteur  cinéma  Paris 
ou  province.  Affaire  sérieuse. 

Ecrire  Poncelet  à Trébeurden 
(Côtes-du-Nord). 


ACHAT  MATÉRIEL 


A vendre  par  suite  de  mobi- 
lisation salle  de  cinéma  220  pla- 
ces, installation  récente  dans 
belle  ville  de  la  Côte  d’Azur. 
Prix  : 700.000  francs. 

S’adresser  pour  propositions 
à M.  Serpouey,  Palais  de  Pro- 
vence, Cannes  (A.-M.). 

Mauritius  Cinéma  Corp.  Rou- 
te Royale  Rose  Hill  (Iles  Mau- 
rice) est  acheteur  de  bons  films 
français,  bon  état  pour  les  Iles 
Maurice.  Envoyer  directement 
offres  avec  scénarii,  dépliants, 
manuels  de  publicité,  films-an- 
nonces. 

Pour  renseignements  complé- 
mentaires, s’adresser  à La  Ciné- 
matographie Française. 


Opérateur  de  projection,  li- 
bre de  suite,  cherche  emploi. 

Ecrire  Michel  Garcoin,  68, 
rue  Galliéni,  Boulogne  . sur  - 
Seine. 


POUR  NOS  SOLDATS 


Directeurs,  ne  ralentissez 
pas  votre  effort.  Offrez  tou- 


jours des  timbres  à vos  spec- 
tateurs. L’œuvre,  patronnée 
par  le  Président  Daladier,  a 
besoin  d’argent,  de  beaucoup 
d’argent  pour  secourir  nos 
poilus  sans  ressources. 


Les  films  nouveaux  a Paris 

Semaine 

du  25-1-40  au  31-1-40 

L’Homme  du  Niger  (lre  sem., 
Olympia)  (Self). 

De  Lénine  ci  Hitler  (Max  Lin- 
der),  César  (lre  sem.)  Dis- 
trib.  Français. 

Cavalcade  d’ Amour  (2e  sem.) 
(Marivaux  - Colisée)  (Dis- 
tributeurs Associés). 

Ils  étaient  Neuf  Célibataires 
(Portiques)  (2°  semaine) 
(C.C.F.C.). 

il/.  Brotonneau  (3e  sem.) 
(Impérial)  (Pagnol). 

L’Entraineuse  (3e  s.)  (Apol- 
lo)  (A.  C.  E.). 

Le  Danger  d’aimer  (3e  sem.) 
(Normandie)  (Art.  Ass.). 

Au  Service  de  sa  Majesté  (3e 
semaine)  (Aubert  - Palace) 
(G.E.C.E.). 

Pièges  (7°  sem.)  (Marignan) 
(Discina). 

FILMS  AMERICAINS 
VERSIONS  ORIGINALES 

Veillée  d’Amour  (lr  s.)  (Le 
Paris)  (Universal). 

Le  Canadien,  Cargo  jaune 
(lre  sem.)  (Marbeuf). 

Chaud  et  Froid  (2e  s.)  (Ave- 
nue) (R.  Iv.  O.). 

M.  Smith  à Washington  (2e 
sem.)  (Biarritz)  (Columb.). 

Ennuis  de  Ménage  (3e  sem.) 
(Cb.-Elysées)  (Paramount). 

Good  Bye  M.  Chips  (Triom- 
phe) (6°  sem.). 

Mademoiselle  et  son  Bébé 
(Lord-Byron  et  Avenue) 
(6e  sem.)  (R.  K.  O.). 
Honolulu  (Balzac)  (M.-G.-M.). 
(7°  sem.). 

FILMS  DOUBLES 

Invitation  au  Bonheur  (36  s.) 
Paramount)  (Théâtre  Para- 
mount). 


VENTE  MATÉRIEL 


Deux  projecteurs  Bauer 

avec  lecteurs  Bauer,  lanternes 
automatiques  et  transfo  alter- 
natif, ampli  double,  haut-pai'- 
leur.  Installation  visible  en  or- 
dre de  marche  les  samedi,  di- 
manche et  lundi  au  Casino-Ci- 
néma, 3,  rue  Gérard,  Puteaux 
(Seine). 


DIVERS 


Très  bon  scénario  gai  ou 

très  bonne  opérette  pouvant  être 
interprété  par  artiste  genre 
Henry  Garat  est  demandé. 
Ecrire  n°  27. 


OPÉRATEURS.  Journellement  on  nous  demande 
des  opérateurs  de  projection,  nous  prions,  ceux  qui 
sont  disponibles  de  nous  donner  leur  adresse. 


Imp.  de  La  Cinématographie  Française,  29, .. rue  _Marsoulan,- Paris. 


Le  Gérant  : P.  A.  Harlé. 


■ lllliillllllllllllllllllllllllllllllllllll!  U'IIMI 

Sous-titres  en  toutes  langues 
pour  films  parlants 

-FILMS 

26,  rue  Marbeuf,  PARIS 

Tel.  : ELYSEES  00-18  et  00-29 

Le  procédé  TITRA-FILM  vous  garantit 
sur  n’importe  quelle  émulsion  positive 
ancienne  ou  récente 

des  impressions  claires,  nettes 
sans  bavures  et  lisibles 
même  sur  fond  blanc 

TITRA-FILM  EST  LE  MEILLEUR  PROCEDE 
APPLICABLE  AUX  FILMS  EN  COULEURS 
Les  copies  sous-titrées  par  TITRA-FILM 
peuvent  être  vernies,  lavées,  nettoyées 
etc.,  sans  aucun  inconvénient. 

2111 III  Mil  III  lillllll  III III  II  III  llll  1111111111111 


AGENDAS  riATIÛIItS 


Agenda  technique  . . . 13 

Le  Memento  5 

Insonorisation  des 

Salles 5 

Tableau  des  Recher- 
ches des  Pannes.  3 


Toutes  ces  éditions  pra- 
tiques et  utiles,  sont  édi- 
tées par 

LA  TECHNIQUE 
CINEMATOGRAPHIQUE 
34,  rue  de  Londres 
Paris 


En  vente  à La  Cinéma- 
tographie Française  et 
contre  mandat. 


Plusieurs  spécialistes 
de  la  maison  Eniemanu  sont  actuel- 
le ment  a nos  ateliers , a votre 
disposition,  pour  la  réparation  et 
ï eut  retien  de  toute  installation 


FAUTEUILS 

POUR  AVOIR  LES  MEILLEURS  PRIX 
DANS  LA  MEILLEURE  FABRICATION 

CONSULTEZ  SANS**  HÉSITER 

CINÉ-SIÈGES 

45,  RUE  DU  VIVIER  à AUBERVILLIERS  (Seine) 

Téléphone  : FLANDRE  01-08 


m 


rnemann. 


A.CHARLIN 

IBI^R^DECHATILLOM-MOMtROUGE  (S)  TEL.ALE.44.00 


FILMS  ALBATROS 

7,  Avenue  Vion  Whitcomb 
PARIS-1G» 

Tél.  : Jasmin  18-96 


36,  Aienue 
Hoche 
Paris  (8') 

Carnot  30-21 
. 30-22 

Adroite 
télégraphique 

JESTICFllN 

PARIS 


17,  Avenue  des  Champs-Elysées 
PARIS  <VIIP>)  I 

Téléphone  : Balzac  40-38 
Câbles  : LERERRN-P  ARIS 


EN  PREPARATION  „ Wi  ■ 

ILFORD 

Pellicule  vierge 
Agents  Exclusifs 

WELLINGTON  & «US  S A. 

52,  rue  de  Dunkerque 
PARIS-IX* 

Tél.  : Trud.  83-82. 
Télégr.  : Wellward. 

Iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiim 

MATÉRIEL  MODERNE!  - TRANSPORTS  - DOUANES 

COPY-BOURSE 

130,  rue  Montmartre  — Tél  : Gui.  15-11 

est  ouvert  et  se  charge  tous  travaux  machine 

à écrire. 


Travaux  machines  et  duplicateurs 


STELLA 

USÎhE  a LABRUGUÎÈRE  .TARN 


il 


« % 


jitmmxssi 


CONTROLES 


AUTOMATIQUES 

V 


39,  avenue  George 

(entrée  17,  rue 
Quentin-Bauchart) 

Téléphone  : Balzac  47-95 


Rapid  Universal 
Transport 

Tél.  : Trud.  01-50 


MICHAUX&GUERIN 


TRANSPORTS  ÊXTRA  RAPIDES  DE  Fl  IMS 
2. RUE  DE  ROCROY 


TRANSPORTS 
RAPIDES  DES  FILMS 
TOUTES  DIRECTIONS 


Trudaine  72-81  (7 

Permanent  nuit  et 


ligneg) 

jour. 


2, 


rue  Thimonnier 

PARIS  (IX*) 

iiiiniiiiiniim» 


Iîmiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii 


L’INTRIGANTE 


o»  LA  SELLE  BORDELAISE 

Production  BU  RG  US-FILM 


44.255 


ANNIE  FRANCE. J.  FUSIER-GIR 
LUCAS-GRIDOUX 


AU  COLISÉE 

Champs-Elysées 


Mardi  30  Janvier 

à 10  heures  du  matin 


Présentation  d’un  Film 

de 

EMILE  COUZINET 


Gaston  RULLIER 
Germaine  AUSSEY 
Paul  CAMBO 


VENTE  ET  DISTRIBUTION  PAR 

GALUA-CINEI,  76,  rue  Lauriston,  Paris  - Téléphone  : passy  25-40 


W)  FRANÇAISE 


Les  Films  GECE 

PRÉSENTENT  POUR  LA  FRANCE 

ÉTINCELLANTE  COMÉDIE  MUSICALE! 


UNE 

L ILI  AN 

LUCIEN  BAROUX 


HARVEY 
ANDRÉ  LEFAUR 


DANS 


UN  FILM  CLAUDE  DOLBERT 
réalisé  par  JEAN  BOYER 

MIQUETTE 


D'APRES 


MIQUETTE  et  sa  MÈRE  de  ROBERT  DE  FL  ERS  (ET  CAILLAVET 

Adaptation  ce  J.  Boyer  et  J»  Chabannes  • Musique  de  Jane  Bos  • Chansons  de  Van  Parys 


AVEC 


MARGUERITE  PIERRY 

MADELEINE  SUFFEL 

G1LDÈS  • AGNES  CAPRI  • JEAN  BROCHARD  • ELI  ANE  CHARLES 

DANIEL  CL  ER ICE 

AVEC 

SUZANNE  DANTÈS 
LÉON  BÉLIÈRES 


LIVRAISON  FIN  FEVRIER 


VENTE  POUR  L’ÉTRANGER  : 

UNION  FRANÇAISE  DE 

76.  RUE  DE  PRONY,  PARIS 


-*•  | 

mmmml 


! 


PRODUCTION  CINÉMATOGRAPHIQUE 

Téléphone  : WAGRAM  68-50  et  la  suite 


SOCIETES  EN  ACTIVITE 


27,  rue  Dumont-d’Urvilie,  PARIS 

Téléphone  : Kléb.  93-86 


Pour  louer,  téléphoner 
à Elvsées  64-31 

44,  Champs-Elysées 
PARIS 

Sous  les  Toits  de  Paris, 
A nous  la  Liberté,  Le 
Grand  Jeu,  Pension 
Mimosas.  La  Kermesse 
héroïque.  Désiré,  En- 
trée des  Artistes,  La 
Fin  du  Jour,  Derrière 
la  Façade 


Société  anonyme 

122,  Champs-Elysées 

Télcph.  : lialzac  38-10  et  11 
vous  offre  toute  une  série  de  grands  films 


LES  FILMS  CRISTAL 

63,  Champs-Elysées,  Paris 

Téléphone  : Elvsées  60-00 

Ronde  des  Heures  — Vignes  du  Seigneur 
Claudine  à l'Ecole  — Enfant  de  Troupe 
Marraine  du  Régiment  — Moulin  dans  le 
Soleil  — Héros  de  la  Marne 

Vous  SeuSe  que  j’aime 
Cas  de  Conscience  — Saturnin 
L’Ombre  du  2e  Bureau 
Après  IVIein  Kampf,  mes  Crimes,  par 
A.  Hitler 


LES  FILMS  | 

Marcel  Pagnoll 

13,  rue  Fortuny,  PARIS  E 

Téléphone  : Carnot  01-07  = 


LES  PRODUCTIONS 

FOX-EUROPA 

DISTRIBUTEURS  DE 


PPAN6INEX 


AA  . CH  AM  PS-É  LYSÉES- PARIS  _6? 


V 


13-17,  13-1® 


Ad  Tél.  : FRANCINEXSO-PARIS 


EDITIONS  EMILE  CAPELIER 

27,  rue  de  Turin,  Paris  (8e) 
Téléphone  : Europe  49-40 

Petite  Peste  2.500  ni.) 

Mot  de  Cambronne  (1.200  ni.) 

Sans  Elle  (800  ni.) 

Documentaires  : 

Traditions  marseillaises  (800  ni.) 
Pêcheries  d’ Automne  (600  ni.) 


LIBRE 


| ROBERT  JOUAT 

— 24,  rue  de  Trévise,  Paris  (9  ) 

= Provence  38-36 

i TOUS  LES  ACCESSOIRES 
| POUR  LA  CABINE 

E Charbons  — Miroirs  — Cellules  Lampes 
= excitatrices  et  Tambours  dentés  pour  appa- 
= reils  de  toutes  marques 


^amnunmf^ 

1,  rue  Meyerbeer,  Paris  (9e 

Tél.  • Opéra  34-30 


Les  Films  AGIMAN  S.  A.| 

1,  rue  de  Berri,  Paris  (8  ) = 

Elvsées  81-31  et  la  suite  |j 

distribuent  pour  la  Région  Parisienne  = 

KATIA  - EUSEBE  DEPUTE  | 
PETITES  ALLIEES  - IV9AR9NELLA  | 
VIDOCQ  - CHASTE  SUZANNE  | 


| DEMANDEZ  A 

| VEDIS-FILM 

= 79,  Champs-Elysées,  PARIS 

1 Tél.  : Elvsées  94-03 

| TROIS  VALSES  — LOUISE 
= ROSE  DE  RIO 


PARIS 

FILM 

LOCATION 

79,  CHAMPS-ÉLYSÉES 


Adr.  Télégr.  : PARIFILM 
Téléphone  : Balzac  19-45 


Représentant  de 

FILMS  EMKA 

Bruxelles 

OMNIA  FILMS  Ltd 

Londres 

Tente  exclusive  des  [meilleurs  [films  anglais 

A -PY  IN  BLACK  (Conrad  Veidt 
et  Valéry  Hobson)  - Q PLANES 
(Laurence  Olivier  R.  Richardson)  - 
HOY A L DIVORCE  (P.  Blanchard  - Ruth  Chatterton) 

TW  EN  TY  ONE  DAYS  (Laurence  Olivier  - Vivian  Leigh) 


OS,  Champs-Elysées 
Clyséûs  4.'-:8  cl  M-49 


THUNDER  IN  THE  CITY  'Edw.  G.  Robinson) 

t!l! 


Représentant  général  pour 
Europe  Continentale 
Ernest  WETTSTEIN 
116  bis,  au.  des  Cluunps-Elijsces 
PARIS 

Tél  : BAL.  34-38 
Câbles  ERWETT-PARIS 


36,  avenue  Hoche  = 
Paris  (8")  || 

Téléphone  : E 

Carnot  30-21  et  30-22  | 

Adresse  télégraphique  : E 
JESTICFILM  | 

PARIS  | 


lliï 


"APRÈS  MEIN  KAMPF... 

CRIMES! 

par  Adolf  HITLER  " 


MES 


n’est  PAS  UN  SIMPLE  DOCUMENTAIRE 
ni  UN  FILM  DE  MONTAGE 

ASSEMBLÉ  EN  HATE  POUR  CRÉER  UNE  CONFUSION! 

C’EST  UNE  VÉRITABLE  “ PRODUCTION  " 

UN  FILM  FRANÇAIS  DE  GRANDE  CLASSE 

interprété  par  de  grands  artistes  aimés  du  public,  et  ne  comportant  en 
scènes  authentiques  ou  «actualités»  que  le  nécessaire  pour  relier  entre  elles  les 
scènes  dramatiques  réalisées  avec  une  rare  maîtrise  par  l’une 
des  meilleures  équipes  de  production  française. 


Téléphone  : Elysées  60-00 
Télégr  : FILMCRISTA 


LES  FILMS  CRISTAL 


63,  CHAMPS-ELYSEES, 
PARIS 


UNE  MAGNIFIQUE  HISTOIRE  D’AMOUR  ET  D’HÉROÏSME  ! 

UN  GRAND  FILM  SUR  LES  BOLIDES  DE  L’AIR... 

FANA  FILM 

PRÉSENTE 

MARIE  BELL 

Sociétaire  de  la  Comédie  Française 

PIERRE  RENOIR 
JEAN  GALLAND 

DANS  UN  FILM  D’  Y V A N NOÉ 


CEUX  DU  CIEL 

d’après  «L’AS»  la  célèbre  pièce  de  BLANCHE  ALIX,  YVAN  NOÉ  et  CH.  POIDLOUE 


JEAN  SERVAIS 

MILLY  MATHIS  E D Y DEBRAY 

RAYMOND  CORDY  NUMÉS  FILS 

avec 

PIERRETTE  CAILLOL 

et 

A I M O S 


Ce  film  a été  tourné  à 
PARIS  STUDIOS  CINEMA 
à Billa  ncourt,  sur  système 
WESTERN  ELECTRIC 


IMAGES  DE  T O PO  RK  O F F 
CHANSONS  PAR  SUZY  SOLIDOR 

et  GISÈLE  ARELLY 


Vente  exclusive 
pour  le  Monde  entier  : 

MM.  LAUER  & Cie 

25,  RUE  MAR  BEU  F.  PARIS 


LIVRAISON  15  AVRIL 


BRAZZA 

OU 

L’ÉPOPÉE  DU  CONGO 

Film  de  LÉON  POIRIER 

INTERPRÉTÉ  PAR 

ROBERT  DARENE 

PIERRE  VERNET  - JEAN  DAURAND 
JEAN  WORMS  - JEAN  GALLAND  - RENÉ  NAVARRE 

et  THOMY  BOURDELLE 

Passe  actuellement  en  exclusivité 

a u 

CINÉMA  MARIGNANI 


DISTRIBUTION 


COMPAGNIE  FRANÇAISE 
CINÉMATOGRAPHIQUE 

LYON  MARSEILLE 

3 Boulevard  Anatole-France  53,  Boulevard  de  Longchamp 

Tél.  LALande  76-67  Tél.  NATional  50-80 

BORDEAUX  LILLE 

16,  Rue  du  Palais  Gallien  61,  Rue  de  Béthune 

Tél.  83.1  68  Tél.  226-30 


GRANDE  RÉGION  PARISIENNE 
ET  ALSACE-LORRAINE 


DISTRIBUTION  PARISIENNE  DE  FILMS 

65,  Rue  Galilée,  PARIS  - Tel.  : ELYSÉES  50-82  et  la  suite 


bLiililJ;!  i !!.;.!.!  l,i,iiâ|:ll.l;i  ' 1 JJ.IJ  1 1 


LES  FILMS 


F R A N C E- A N G L ET  E R R E f I 

annoncent  la  sortie  de  | | 

Alerte  sur  l’Angleterre  1 1 

(Production  Natonal-Bristish  ) = = 

en  double  Exclusivité  | j 

au  PARAMOUNT  et  ERMITAGE  j | 

et  dons  les  Grandes  Salles  de  Paris  et  de  Province  I | 


LA  TRÈS  PROCHAINE  EXCLUSIVITÉ  J | 

DU  PREMIER  FILM  FRANÇAIS  DE  GUERRE  | | 

Chantons  quand  même...  | ! 

Scénario,  Dialogues,  Chansons  de  Jean  Nohain  et  Pierre  Caron  — Musique  de  Raoul  Moretti  = = 


Une  réalisation  de  PIERRE  CARON 


ANNIE  VERNAY  - PAUL  CAMBO 
MARIE  BIZET  - NOËL  ROQUEVERT 
le  petit  CLAUDE  ROY  - JACK  WILSON 

et  RAYMOND  CORDY 


avec 


GUY  BERRY 


Production  Alphonse  BOURLET 


Distribution  exclusive  pour  la 
France,  et  vente  pour  l’Étranger 

de  Chantons  quand  même 


DATEZ  DES  AUJOURD’HUI 
CES  DEUX  PRODUCTIONS, 
QUI  VOUS  ASSURERONT  LE 
MAXIMUM  DE  RECETTES, 


fiims 


Distribution  exclusive  pour  la  France 
et  vente  pour  la  Belgique  et  les  Balkans 

de  Alerte  sur  l’Angleterre 


IIIIIIIIIIIIIUIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIUIIIIIIIIIIIIIIIIIII^ 


Siège  social  : I,  Rue  de  Berri 


Tél.  : ELYsées  29-12,  29-13 


= 22*  ANNEE  = 


= PRIX  s 5 Francs  = 

y il 


CIME 


LE  CINEMA  FRANÇAIS 


REDACTION  ET  ADMINISTRATION  : 

29,  rue  Marsoulan,  Paris  (12e) 
Adr.  Télégr.  : LACIFRAL  Paris. 


RAPHIE 


= N®  1.109 


Rédacteur  en  chef  : Marcel  COLIN-REVAL 

Directeur  : Paul  Auguste  HARLE 


= 3 FÉVRIER  1940  g 

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiüiiiiiiiiiE 

Téléphone  : Diderot  85-35  (3  lignes  group.) 
Compte  chèques  postaux  n°  702-66,  Paris 
Registre  du  Commerce,  Seine  n°  291-139. 

Abonnement  : 

France  : 121  fr.  20. 

Etranger  : 200  et  250  francs. 


Comment  se  comporte 
le  Cinéma  Américain  1940 

par  Jack  ALICOATE, 

Directeur  de  « The  Film  Daily»,  New  York 


1940  n’apportera  pas 
de  grands  changements 
dans  la  production  d’Hollywood. 


Savorgnan  de  Brazza  et  ses  porteurs  noirs 
dans  la  brousse.  Brazza  ou  l’Epopée  du  Congo, 
46.589  film  de  Léon  Poirier  (D.  P.  F.)  ’ 


Le  Cinéma  Français 
prospérera-t-il 
dans  les  Studios  Italiens? 


Il  est  encore  prématuré  pour  parler 
de  la  production  italo-française  qui  se 
dessine  de  l’autre  côté  des  Alpes  et 
qui  semble  vouloir  drainer  une  partie 
de  nos  artistes  et  attirer  quelques- 
uns  de  nos  metteurs  en  scène,  dont 
Jean  Renoir  qui  y réalise  « La  Tosca  » 
avec  Viviane  Romance. 

Il  peut  paraître  étonnant  que  plu- 
sieurs productions  françaises  qui  de- 
vraient être  montées  et  réalisées 
dans  nos  studios  (lesquels  ont  fait  de 
larges  et  coûteux  efforts  pour  mainte- 
nir les  plateaux  en  état  de  marche 
immédiate),  que  ces  films  français 
soient,  assure-t-on,  tournés  à Rome 
en  combinaison.  Nos  techniciens,  no- 
tre petit  personnel  ont  intérêt  à ce 
que  le  cinéma  français  vive  dans  nos 
propres  ateliers.  Nous  voulons  donc 
croire  que  « La  Tosca  »,  combinaison 
déjà  montée  avant  le  début  des  hos- 
tilités, ne  sera  qu’un  très  bel  exemple 
de  collaboration  franco-italienne,  et 
non  le  prélude  de  toute  une  série  de 
productions  de  langue  française,  mais 
de  réalisation  et  d’atmosphère  ita- 
liennes. Mais  n’y  a-t.if  pas  des  rai- 
sons à cet  état  de  choses,  raisons 
que  nous  avons  déjà  signalées  main- 
tes fois  ? — Lucie  Derain. 


Jean  Renoir  est  à Rome  pour  tourner  «La  Tosca  » 


La  semaine  dernière,  ont  commencé  les 
prises  de  vues  du  film  de  Jean  Renoir,  La 
Tosca,  adaptation  filmée  du  célèbre  opéra- 
comique  de  Puccini,  avec  Viviane  Romance 
dans  le  rôle  de  Florin  Tosca. 

On  se  rappellera  que  ce  film  fut  tourné 
en  muet  avec  Francesca  Bertini. 


Les  sociétés  de  productions  veilleront  à 
la  qualité  de  leurs  films.  On  estime  que  les 
sommes  investies  dans  la  production  1940- 
1941  seront  inférieures  à 165.000.000  de 
dollars,  total  des  sommes  dépensées  dans  la 
production  précédente.  En  éliminant  les 
« extravagances  »,  on  pense  réaliser  d’ap- 
préciables économies.  La  guerre  euro- 
péenne ne  pose  qu’un  seul  problème  : Ta 
perte  de  marchés  extérieurs  qui,  fatalement, 
aura  sa  répercussion  à Hollywood.  L'indus- 
trie pourra-t-elle  compenser  les  pertes  ? 
50  % des  recettes  faites  en  Grande-Breta- 
gne restant  gelées,  taxes  de  guerre  et  res- 
trictions monétaires  dans  la  plupart  des 
pays...  c’est  là  la  question  que  Hollywood 
se  pose.  Il  est  toutefois  significatif  que  les 
compagnies  américaines  se  proposent  de 
poursuivre  leurs  productions  en  Grande- 
Bretagne. 

Pendant  les  onze  premiers  mois  de 
3,939,  on  a enregistré  Ea  sortie  de  533 
films  de  long  métrage,  soit  dix  de  moins 
que  l’année  précédente.  Les  films  de 
court  métrage  se  sont  élevés  à 669 
contre  761  en  3938.  La  somme  investie 
dans  la  production  en  1939  est  estimée 
à 165  millions  de  dollars  (soit  plus  de 
six  milliards  et  demi  de  francs).  Le  film 
Ee  plus  cher  est  évidemment  : « Gone 
with  the  wind  »,  production  Selznick 
International,  dont  le  devis  s’est  élevé  à 
3 millions  869.000  dollars  (soit  plus  de 
150  millions  de  francs).  Parmi  les  films 
les  plus  coûteux,  il  faut  citer  également  le 
film  Métro,  Wizard  of  Oz,  les  films  R.  K.  O. 
Radio  : Le  Bossu  de  Notre-Dame  el  Abc 
Lincoln  in  Illinois , le  nouveau  film  de  Wall 
Disney  : Pinocchio,  un  film  de  20th  Cen- 
tury-Fox  : Grapes  of  Wrath  et  le  grand  des- 
sin animé  de  Max  Fleischer  pour  Para- 
mount  : Les  Voyages  de  Gulliver. 

Les  recettes  des  salles  américaines  : 
plus  de  1 70  milliards  de  francs  par  an. 

En  1939,  l’exploitation  est  restée  stable. 
Les  recettes  hebdomadaires  des  salles  des 
Etats-Unis  étaient  estimées  en  1938  à 85 
millions  de  dollars  (ce  qui  donne  le  chiffre 
astronomique  de  plus  de  170  milliards  de 
francs  en  une  année).  La  moyenne  des 
prix  d’entrée  est  toujours  de  23  cents.  Les 
recettes  à l’édition  ont  cependant  subi  cer- 
tains changements,  de  nombreuses  salles 
ayant  remplacé  le  second  film  du  pro- 


gramme par  des  attractions  autres. 

Les  salaires 

La  question  des  salaires  a encore  été  fort 
agitée  en  1939.  Une  grève  des  membres  du 
« Screen  Actors  Guild  » n’a  été  évitée  que 
de  justesse,  par  l’augmentation  de  10  % des 
salaires  en  novembre  dernier. 

Des  films  historiques 

Les  films  historiques  continueront  à te- 
nir une  place  importante  dans  les  program- 
mes de  production  de  cette  année.  Warner 
réalisera  The  Life  of  Dr  Ehrlich  et  Virgi- 
nie City.  La  M.-G.-M.  produira  Young  Tom 
Edison  qui  sera  suivi  de  Edison,  l’Homme. 

Frank  Lloyd  tournera  L’Arbre  de  la  Li- 
berté pour  Columbia  pendant  que  la  20th 
Century-Fox  portera  à l’écran  La  Vie  de 
Lillian  Russell  et  Brigham  Young.  20th  Cen- 
tury  a également  acquis  les  droits  de  l’œu- 
vre de  Zane  Grey  : Western  Union,  tandis 
que  d’autres  studios  se  sont  intéressés  dans 
une  seconde  œuvre  de  Grey  : George  Was- 
hington. Erontiersman.  Andrew  L.  Stone, 
qui  a réalisé  The  Great  Victor  Herbert  pour 
Paramount,  projette  la  production  de  Sym- 
phonie poétique,  qui  retracera  la  vie  de 
Franz  Liszt. 

20th  Century  s’est  attaqué  à un  sujet  nou- 
veau en  produisant  Hollywood  Cavalcade. 
qui  montre  toutes  les  beautés  de  Holly- 
wood; la  même  société  produira  aussi  une 
sorte  de  film  historique  sur  les  « Western  » 
de  Hollywood. 

Les  dessins  animés 

Les  dessins  animés  de  long  métrage  con- 
naîtront cette  année  une  grande  vogue.  A 
part  Pinocchio.  un  autre  dessin  de  Disney  : 
Fantasia,  sortira  très  probablement  en  1940 
et  son  Bambi  sera  sans  doute  prêt  pour 
Noël  1940. 

Des  efforts  sur  le  marché  sud-américain 

Quoique  les.  producteurs  et  distributeurs 
américains  aient  décidé  de  concentrer  par- 
ticulièrement leurs  efforts  sur  le  marché 
sud-américain,  la  production  de  films  en 
langue  espagnole  semble  avoir  complète- 
ment échoué.  A part  la  série  de  films  réali- 
sés en  langue  espagnole  à Hollywood  par 
7ario  Prods  pour  Paramount,  on  ne  réalise 
lucun  autre  film  de  ce  genre  dans  les  stu- 
lios  californiens. 

Répercussion  de  la  guerre 
sur  les  projets  de  production 

La  guerre  a modifié  certains  projets  de 
production  des  firmes  de  Hollywood.  Plu- 


6 

col: 


♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦ 


CINE 


FR 


RAPHIE 


SE 


M.  Mussolini  inaugure 
le  Nouveau  Centre  expérimental 
du  Cinéma  Italien 


( De  notre  correspondant  particulier.) 


sieurs  sociétés  ont  abandonné  la  production 
de  films  à tendance  propagande,  sociale  ou 
films  de  controverse.  Warner  Bros  a aban- 
donné la  production  d 'Underground. 

Les  meilleures  recettes 

Parmi  les  films  qui  semblent  avoir  enre- 
gistré les  plus  grands  succès  publics,  il 
convient  de  citer  : Dodge  City,  Union  Pa- 
cific, Disputed  Passage,  Young,  Mr  Lincoln, 
The  Under-Pup  et  Alexander  Graham  Bell. 

Progrès  de  la  Télévision  en  U.  S.  A. 

Télévision.  A la  fin  de  1940,  Pittsburg 
sera  relié  à New  York  par  relais,  car  il  ne 
faut  pas  songer  à utiliser  le  câble  coaxial 
dont  le  prix  est  prohibitif.  Cette  nouvelle 
n’est  pas  sans  troubler  les  esprits  des  ex- 
ploitants qui  considèrent  qu’une  diminu- 
tion sensible  de  leurs  spectateurs  s’ensui- 
vra, surtout  si  on  met  sur  le  marché  des  ré- 
cepteurs de  télévision  bon  marché. 

D’autre  part,  R.  C.  A.  doit  présenter  un 
nouveau  type  de  caméra  de  télévision  qui 
sera  aussi  léger  qu’une  caméra  d’actualités. 
Le  coût  serait  le  sixième  de  celui  de  l’équi- 
pement mobile  actuel. 

1940  verra-t-elle  la  réorganisation 
de  l’industrie  américaine  du  cinéma  ? 

Pendant  1939,  on  a tenté  une  réforme  de 
l’industrie  cinématographique  américaine. 
Doit-on  penser  que  cette  réorganisation 
sera  faite  en  1940  ? La  nouvelle  formule  est 
malheureusement  bloquée  par  de  nom- 
breux obstacles  provenant  soit  du  Départe- 
ment de  la  Justice,  soit  du  Commerce,  et 
aussi  du  fameux  Neely-Bill  condamnant  U- 
blind-booking  (location  à l’aveugle),  pro- 
jet qui  affrontera  le  vote  du  Sénat  cette 
année.  — Jack  Alicoate. 

« 

« Les  Quatre  Plumes  blanches  » 
et  « Edith  Cavell  » 
deux  grands  Films  britanniques 
sortent  à Paris 


Le  cinéma  britannique  sort,  la  même 
semaine,  deux  de  ses  films-leaders  : 
« Les  Quatre  Ftumes  blanches  »,  film 
consacré  à Sa  grandeur  du  rôle  de  l’An- 
gleterre dans  son  Empire  colonial,  et 
« Edith  Cavell  » qui  sort  au  studio  de 
l’Etoile,  et  dont  l’interprète  principale  : 
Anna  Neagle  est  déjà  bien  connue  des 
spectateurs  parisiens  qui  l’ont  applau- 
die dans  les  deux  films  sur  Victoria  Pre- 
mière, reine  d’Angleterre.  (Distribution 
R.  K.  O.  Radio.) 

Quant  au  film  d’Alexandre  Korda  • 
« Les  Quatre  Plumes  blanches  »,  sa  sor- 
tie est  double  : Paramount,  version  dou- 
blée; Normandie,  version  originale. 


Bach  dans  Bach  en  Correctionnelle. 
46.590  (Dittribué  par  !a  S.  E.  L.  F.) 


M.  Mussolini  a inauguré  le  16  janvier  le 
nouveau  « Centre  expérimental  de  Ciné- 
matographie » qui  s’élève  près  de  « Cine- 
città»,  sur  le  côté  droit  de  la  voie  Tuscu- 
lana,  à 9 kilomètres  de  Rome. 

Cette  imposante  cérémonie,  à laquelle 
assistaient  le  Gouverneur  et  le  Préfet  de 
Rome,  le  Sous-Secrétaire  d’Etat  à la  Prési- 
dence, les  ministres  de  l’Education  Natio- 
nale et  de  la  Culture  Populaire  et  de  nom- 
breuses personnalités  militaires,  adminis- 
tratives et  artistiques,  dont  M.  Luiggi  Fred- 
di,  nouveau  Président  de  l’Institut  « Luee  » 
se  termina  par  la  visite  du  Duce  et  de  sa 
suite  aux  vastes  aménagements,  enfin  à la 
salle  de  projection  où  furent  passés  les 
meilleures  productions  italiennes  : L’Esca- 
dron blanc,  Corne  le  Foglie,  Feu  Mathias 
Pascal. 

Et  Son  Excellence  Pavolini,  ninistre  de 
la  Culture  Populaire,  donna  en  conclusion 
lecture  d’un  rapport  sur  l’activité  cinéma- 
tographique italienne. 


Les  Services  cinéma  du  Commissariat 
Général  de  l’Information  nous  ont  donné, 
par  le  truchement  de  l’active  Mlle  Borel, 
d’ intéressantes  précisions  sur  l’organisation 
de  la  Propagande  française  : 

L’Information  française  en  France  — car 
nous  préférons  le  mot  information  à celui 
de  propagande  — doit  avoir  pour  objet  les 
événements  de  la  guerre  ou  les  divers  pro- 
blèmes regardant  la  guerre.  Il  conviendra 
donc  : 1°  de  donner  des  actualités  et  2°  de 
faire  de  l’information  proprement  dite. 
C’est-à-dire  que  l’on  devra  rendre  com- 
préhensibles des  faits  de  guerre,  dire  en 
quoi  consiste  le  blocus,  exposer  les  raisons 
pour  lesquelles  nous  nous  battons.  Faire 
comprendre  au  paysan  français,  par  exem- 
ple, que  cela  vaut  la  peine  de  défendre  sa 
terre.  Il  faudrait  également  rappeler  les 
paroles  d’Hitler  et  les  comparer  à ses  actes, 
démontrer  comment  l’homme  qu’est  Hitler 
n’est  pas  une  émanation  du  peuple  alle- 
mand, mais  une  création  des  dirigeants 
allemands  permettant  de  poursuivre  le  pan- 
germanisme de  1914. 

Le  meilleur  moyen  pour  frapper  l’imagi- 
nation des  Français  est  l’écran.  Malheureu- 
sement, à côté  des  villes  bien  pourvues, 
toutes  les  régions  paysannes  qui  méritent 
d’être  informées  — je  dirais  même  que  le 
respect  exige  d’informer  — n’ont  pas  de 
cinémas  à leur  disposition.  Résultat  : les 
paysans  qui  ont  leurs  fils  soldats  comme  les 
autres  n’,ont  encore  rien  vu  de  ce  qui  se 
passe  sur  le  front.  C’est  que  le  cinéma  est 


Soulignons  que  la  Production  italienne, 
qui  avait  atteint  109  films  en  1939,  sera  de 
120  films  pour  1940. 

Avant  de  quitter  le  siège  du  Centre  Expé- 
rimental (sorte  d’Université  du  Cinéma  ita- 
lien), M.  Mussolini  remit  des  distinctions  et 
des  coupes  et  médailles  à de  nombreux  ci- 
nématographistes. 

Les  mots  suivants,  gravés  dans  le  marbre 
de  l’atrium,  disent  bien  l’importance  ac- 
cordée par  le  Gouvernement  italien  à sa 
production  cinématographique  ; 

« Parmi  tant  d’autres  il  y a — trois  décou- 
vertes — qui  marquent  une  époque  — dans 
l’histoire  de  la  civilisation  humaine  — la 
découverte  des  caractères  mobiles  de  l’im- 
primerie — la  découverte  de  la  chambre 
noire  — et  enfin  la  découverte  de  la  ciné- 
matographie — trois  étapes  fondamentales 
dans  le  progrès  de  l’esprit  humain  -- 
trois  instruments  formidables  — pour  la 
conquête  et  la  diffusion  de  la  culture  ». 

R.  Bonnani. 


un  organisme  infiniment  complexe,  bien 
plus  exigeant  que  la  radio;  il  ne  suffit  pas 
de  créer  des  films,  il  faut  que  toute  l’arma- 
ture fonctionne. 

Nous  estimons  de  la  plus  grande  néces- 
sité d’établir  un  plan  de  diffusion.  Il  ne 
s’agit  pas  de  dire  : « Nous  voilà,  nous  fai- 
sons une  propagande  d’Etat  »,  mais  au  con- 
traire de  présenter  la  chose  ainsi  : « Vous 
avez  des  appareils  mais  pas  de  program- 
mes, nous  allons  vous  en  établir.  Nous  pu- 
blierons un  magazine  par  mois,  réalisé  avec 
ce  qu’il  y a de  meilleur  et  ne  risquant  pas 
de  dater.  Et  ce  magazine,  nous  le  tirerons 
au  nombre  d’exemplaires  voulu.  » 

Nous  nous  sommes  préoccupés,  pour 
commencer,  d’établir  un  relevé,  dans  les  di- 
verses régions  de  France,  de  tout  ce  qui 
existe  en  fait  d’appareils,  que  ce  soit  du 
35  mm.  muet,  du  16  mm.,  du  17  mm.  5,  du 
9 mm.  même.  Notamment  ce  qui  appartient 
à des  groupes  scolaires  et  qui  peut-être  em- 
ployé. 

D’ores  et  déjà,  la  collaboration  de  ces  or- 
ganismes nous  est  assurée.  Maintenant,  nous 
voudrions  créer  un  comité  consultatif  et 
avoir  ici,  au  Commissariat  de  l’Information, 
un  service  de  diffusion.  Nous  avons  besoin 
de  consulter  les  compétences  de  toutes  sor- 
tes, sans  souci  de  politique,  je  m’empresse 
de  vous  le  dire.  Enfin,  pour  atteindre  notre 
but,  dans  toutes  ces  régions  prospectées, 
nous  créerons  des  section  avec  centres. 
Nous  espérons  que  de  leur  côté,  ces  sec- 
tions seront  susceptibles  de  faire  un  effort. 

S.  Gille  Delafon. 


Actuellement  l'Information  Française  en  France 
est  le  Problème  le  plus  Impartant 


i 


rirxrxxxxxxxixxxxxxxxxxxi 


ONE 


RAPHIE 


FB 


SÇ 


gYTTTXXXXXXXXXXXXlA.:..:^^2 


L’Exploitation  de  Films  français  en  Amérique  Centrale 
et  le  Conflit  européen  actuel 


Depuis  1937,  l’exploitation  de  films  fran- 
çais en  Amérique  Centrale  est  arrivée  pro- 
gressivement à occuper  une  place  de  pre- 
mière  importance  dans  le  marché  cinémato- 
graphique,  grâce  à l’activité  de  divers  pro- 
ducteurs indépendants. 

Des  distributeurs  indépendants,  animes 
par  le  succès  d’un  certain  nombre  de  lilms 
français  arrivés  en  territoire  américain, 
ont  commencé  à importer  sur  une  grande 
échelle  les  meilleures  productions  françai- 
ses. La  majeure  partie  de  ces  films  est  de 
première  catégorie,  et  rivalise  de  pair  avec 
les  meilleures  productions  américaines. 
Parmi  les  grandes  productions  exploitées 
en  1938-1939,  apparaissent  : Tarakanova, 
avec  Annie  Vernay;  Le  Mensonge  de  Nina 
Pétrovna;  Abus  de  Confiance;  La  Maison 
du  Maltais;  Retour  à l’Aube;  Louise  et  beau- 
coup plus  si  l’on  tient  compte  qu'il  a été 
exploité,  uniquement  en  1939,  plus  de 
quinze  productions  françaises. 


Même  avec  le  conflit  européen  actuel, 
beaucoup  de  productions  sont  attendues 
dans  ce  territoire,  productions  qui  sont 
cataloguées  comme  les  dix  premiers  films 
de  1939  : Conflit;  La  Bête  humaine;  Gibral- 
tar, etc...  Le  gouvernement  français  a donné 
aux  producteurs,  distributeurs  et  acteurs 
toutes  les  facilités  nécessaires  à la  bonne 
marche  du  cinéma  français.  Les  distribu- 
teurs français  opèrent  librement  avec  tous. 
La  distribution  du  matériel  français  aug- 
mentera dans  tous  les  territoires  déjà  con- 
nus et  cherchera  de  nouveaux  marchés.  La 
présente  année  cinématographique  verra,  en 
conséquence,  augmenter  le  nombre  de  films 
français  en  Amérique  Centrale. 

La  situation  actuelle,  créée  par  le  conflit 
européen,  ne  ralentira  en  aucune  sorte 
l’exploitation  de  films  français  en  Amérique 
Centrale,  bien  au  contraire.  Tout  dépendra 
de  la  production  des  studios  français. 

Louis  Vicens. 


La  Belgique  voudrait  organiser 
sa  Production  cinématographique 
indépendante 

Noire  confrère,  La  Cinégraphie  Belge, 
a publié  un  grand  article  consacré  à un  su- 
jet d’actualité  : La  Belgique  aura-t-elle  sa 
production  cinématographique  ? 

D’après  lui,  les  1.193  salles  de  cinéma 
belges  ont  besoin,  annuellement  de  260  films 
étrangers  qui  se  répartissent  « peu  près 
comme  suit  : France  : 140  films,  Etats-Unis 
et  secondairement  l'Angleterre  : 100  films, 
pags  divers  ; 20  films. 

L’état  de  guerre  a,  dit-il,  paralysé  la  pro- 
duction française,  et  la  production  améri- 
caine, pour  des  raisons  découlant  de  la 
guerre  européenne,  s’est  raréfiée. 

La  Cinégraphie  Belge  conclut  donc  en  de- 
mandant que  la  production  cinématographi- 
que belge  s’organise.  Les  erreurs  passées,  le 
manque  d’ organisation  dans  les  studios,  la 
dépendance  de  la  Belgique  vi-à-vis  des  ac- 
teurs et  techniciens  français  peuvent  s’ar- 
ranger dans  l’avenir. 

« Tout  concourt  en  ce  moment  à provo- 
quer en  Belgique  la  naissance  d'une  pro- 
duction cinématographique  digne  de  ce 
nom  et  à susciter  des  entreprises  dont  le 


Des  Cinémas  «Standard» 
pour  l’Armée  Britannique 


On  va  inaugurer  dans  Se  début  de  fé- 
vrier, douze  cinémas  de  cantonnement 
du  front  qui  sont  aménagés  comme 
de  confortabBes  cinémas  des  viB8,es.  Le 
soS  n’est  incliné  que  sur  Sa  partie  arrière 
pour  permettre  ia  visibilité  aux  specta- 
teurs du  fond.  La  partie  avant  est  pré- 
vue avec  des  fauteuils  mobiles,  ce  qui 
permet  d’avoir  un  certain  espace  pour  la 
danse. 

D’autre  part,  on  a augmenté  Se  nom- 
bre des  cinémas  mobiles  pour  Ees  trou- 
pes anglaises.  Des  camions  pourvus  de 
tout  l’équipement  électrique  alimentent 
ces  cinémas,  ce  qui  est  plus  simple  que 
d’avoir  à tenir  compte  sur  place  des 
différences  de  courant. 


succès,  si  elles  sont  bien  menées,  est  cer- 
tain ». 

Nous  n’ ajouterons  rien  à ces  ambitions 
louables  et  à ce  désir  de  travail  qui  peut  et 
doit  améliorer  l’économie  belge  si  la  situa- 
tion internationale  le  permet... 

Souhaitons  donc  ci  nos  voisins  et  amis  de 
faire  le  redressement  imposé  par  les  cir- 
constances, et  d’intensifier  une  production 
sympathique  qui  n’a  malheureusement  jus- 
qu’à présent,  donné  que  deux  ou  trois  films 
par  an.  Huit  au  plus  dans  une  très  bonne  an- 
née d’activité. 

SVJass  rappelons  pourtant  à La  Cinégra- 
phie  Beige,  que  Sa  production  française 
n’est  que  très  provisoirement  « paraly- 
sée »,  que  pSus  de  soixante  films  sort' 
prêts,  ou  vont  S’être  d’ici  quelques  se- 
maines, et  qu’après  les  cinq  mois  d’ac- 
cSîmatation  nécessités  par  la  mise  en  état 
de  guerre  de  tout  un  pays,  les  studios 
français  vont  reprendre  - — ont  déjà  re- 
pris — leur  activité. 

Que  notre  confrère,  et  tous  les  amis  qui 
nous  avons  outre-Quiévrain,  ne  l'oublient 
pas.  Le  cinéma  français  n’a  pas  du  toui 
l’intention  de  déclarer  forfait. 

Il  continue.  Lucie  Derain. 


Des  Films  avec  Sarah  Bernhardt, 
Réjane  et  la  Duse  au  Musée  d’Art 
Moderne  de  New  York 

Au  Musée  d’Art  Moderne  à New  York, 
passe  en  ce  moment  un  film  émouvant. 
Grandes  Actrices  du  Passé  cpii  est  composé 
de  quatre  films  : Madame  Sans— Gène  avec 
Réjane,  Camille  (La  Dame  aux  Camélias) 
avec  Sarah  Bernhardt,  Vanitg  Fciir  avec  Mrs 
Fisk,  et  Généra  avec  la  Duse. 


Gray  Films  vient  de  s’assurer  ia 
distribution  pour  ia  France  et  l’Afri- 
que du  Nord  du  füm  de  de  Canonge  : 
« Vive  la  dation  ». 

f^ous  annoncerons,  dans  notre  pro- 
chain numéro,  Sa  date  de  la  présenta- 
tion corporative. 


DEIX  NOUVEAUX  CINÉMAS  Ml  IHi 


LE  CAMÉRA  A SETIAI 
LE  REX  A TANGER 

us*.  - 

{De  notre  correspondant  particulier.) 


La  ville  de  Settat  a été  le  point  extrême  de 
notre  avance  en  Chaouïa  aux  heures  héroï- 
ques du  Maroc,  quelque  cinq  ans  avant  la  si- 
gnature du  Traité  de  Protectorat. 

Le  cinéma  l’a  atteinte  à son  tour  puisque, 
désormais,  les  Settatés  pourront  aller  passer 
leur  soirée  au  « Caméra  ».  Cette  salle  devait 
s’ouvrir  avec  la  saison  1939-1940;  la  guerre 
étant  déclarée,  M.  Nouchy  fut  mobilisé  et 
l’aménagement  du  «Caméra»,  renvoyé  non 
pas  aux  calendes  grecques,  heureusement, 
mais  seulement  à l’an  quarante. 

L’activité  de  M.  Nouchy  a eu  raison  de 
tous  les  obstacles  et  nous  en  sommes  heu- 
reux pour  les  Settatés  en  particulier  et  poul- 
ie cinéma  marocain  en  général. 

* 

* * 

Les  répercussions  de  la  guerre  européenne 
ont  retardé,  mais  n’ont  pas  empêché  l’achè- 
vement à Tanger  d’un  cinéma  qui  est  évi- 
demment « le  plus  moderne  » des  établis- 
sements de  la  ville  internationale.  A vrai 
dire,  les  travaux  de  construction  et  d’amé- 
nagement du  «Rex»,  activement  poussés, 
étaient  déjà  très  avancés  en  septembre  der- 
nier. Mais  le  départ  de  M.  Serret,  qui  en 
avait  conçu  les  plans  ingénieux,  complique 
la  situation.  Son  associé,  M.  Langlet,  aux 
prises  chaque  jour  avec  des  difficultés  nées 
des  circonstances,  réussit  à mener  à bien 
l’œuvre  commencée  et,  le  19  janvier,  l’ou- 
verture de  la  nouvelle  salle  put  avoir  lieu. 

Au  fronton  du  «Rex»  tlollait  le  drapeau 
chérifien,  entouré  du  drapeau  français  et 
du  drapeau  espagnol. 

La  décoration  de  la  salle,  son  éclairage 
précis  et  discret,  le  confort  de  ses  fauteuils, 
la  douceur  des  gradins  qu’on  gravit  sans 
effort,  le  choix  même  du  film  d’ouverture 
Les  Trois  Valses,  autant  de  sujets  de  satis- 
faction pour  ceux  qui  assistèrent  à cette 
hivernale  pendaison  de  crémaillère. 

Le  «Rex»,  on  s’en  apercevra  lors  des 
mois  chauds  île  l’été  tangérois,  est  surtout 
remarquable  par  la  climatisation  dont  Ta 
doté  M.  Serret. 

A souligner,  enfin,  la  présentation  régu- 
lière devant  un  public  international  des 
« Actualités  françaises  »,  et  Ton  compren- 
dra pourquoi  à tous  points  de  vue  la  nais- 
sance du  «Rex»  nous  paraît  un  heureux 
événement  dont  il  faut  féliciter  les  respon- 
sables. — Ch.  Pcivz. 

I 22,  Rue  d’Artois,  PARIS  - Élysées  67-67 

Agences  à Marseille  et  Lille 

2 Grands  Fims  d’Actualité 

PASSEURS  D’HOMMES 

(Épisode  d’espionnage  en  1914) 

SIX  flj»  I TERRE 

; (Comment  la  Marine  Anglaise  sert  son  Pays) 

Films  de  REPRISE  : 

LES  DEUX  GAMINES 

LA  MONTAGNE  LUMINEUSE  OU  CZESÏOGHÛWA  I 
LES  DERNIERS  AVENTURIERS,  etc... 


etxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx:: 


DANS  L’EXPLOITATION 


Le  MADELEINE  CINÉMA 
rouvre  aujourd’hui  avec 
«BATTEMENTS  DE  CŒUR» 


Nous  apprenons  que  la  belle  salle  du 
boulevard  de  la  Madeleine,  fermée  depuis 
le  début  de  la  guerre  rouvre,  et  ce  avec 
le  grand  film  dramatique  et  fantaisiste  très 
attendu,  de  Henri  Decoin  : Battements  de 
Cœur,  interprété  par  Danielle  Darrieux. 
Production  Ciné-Alliance. 

♦ — — 

Le  Gala  de  “ BRÂZZÂ  ” 
au  Marignan 
a eu  un  succès  énorme 


La  première  représentation  du  film  Braz- 
za  île  Léon  Poirier,  donnée  au  Marignan, 
le  mardi  30  janvier,  au  profit  de  l’œuvre 
« Pour  Ceux  du  Front  »,  créée  par  « La 
Jeunesse  de  l’Empire  Français  »,  a obtenu 
le  plus  mérité  des  succès.  Pendant  l’en- 
tr’acte,  les  Petits  Chanteurs  à la  Croix  de 
Bois  firent  entendre  leurs  voix  pures  et  en- 
suite le  beau  film  courageux  et  noble  Brazza 
ou  l’Epopée  du  Congo  déroula  ses  passion- 
nantes images.  Nous  donnerons  la  semaine 
prochaine  l’analyse  de  cette  importante 
production  distribuée  par  D.  P.  F. 

F 

A NANÇY 

OUVERTURE  DES  CINÉMAS 
JUSQU’A  22  HEURES 


A l’instar  de  Metz,  Nancy,  ainsi  que  Briey, 
Lunéville,  Toid  et  Pont-à-Mousson,  vien- 
nent de  recevoir  l’autorisation  préfectorale 
leur  permettant  de  poursuivre  leurs  spec- 
tacles jusqu’à  22  heures.  Un  pas  de  fait... 
reste  à savoir  où  il  mènera  notre  exploita- 
tion ? 

Pour  ma  part,  je  dis  : du  film  neuf...  et 
du  film  français  à Nancy,  il  nous  reste  cin- 
quante nouveaux  films  à passer. 

A noter  seulement  : Le  Lion  a des  Ailes 
(Majestic,  2°  semaine),  document  saisissant. 
Un  bravo  au  Majestic  qui  annonce  : Mena- 
ces... un  film  de  France. 

M.  J.  Relier. 


OUVERTURE  DU  « VOX  » 
à Colombes 

Le  Vox  a fait  son  ouverture,  préparée 
avant  la  guerre,  sous  la  direction  de  M.  et 
Mme  Dussart.  Cette  belle  salle  est  équipée 
avec  les  appareils  sonores  B.  G.  A.  Haute 
Fidélité  et  les  fauteuils  de  la  maison  Bon- 
choux  et  Beasle,  la  salle  est  climatisée. 
Bappelons  que  M.  Dussart  est  l'ancien  di- 
recteur du  Novelty  à Evreux. 

Sérieux  Effort  d’Exploitation 
à Lyon 

Toutes  les  salles  lyonnaises  ont  repris 
leur  activité  et  les  chiffres  des  recettes  sont 
en  progression  constante.  M.  Demblans  l’ex- 
cellent directeur  de  notre  grande  salle,  le 
Pathé-Palace,  vient  de  donner  avec  beau- 
coup de  succès,  Le  Plancher  des  Vaches. 

La  « première  » fut  organisée  par  l’Aéro 
Club,  au  profit  de  ses  œuvres  d’entr’aide  et 
l’aspirant  Noël-Noël,  en  uniforme  d’avia- 
teur, présenta  son  film  devant  un  public 
chaleureux.  Le  public  est  également  venu 
nombreux  à la  Scala  pour  Marseille  mes 
Amours;  actuellement,  cet  établissement 
donne  Les  Otages  et  M.  Siritzky  prépare 
avec  son  collaborateur  à Lyon,  M.  Dester- 
nes, un  grand  gala  à l’occasion  de  la  pre- 
mière deL’ Homme  du  Niger. 

Signalons  au  Tivoli,  Ma  Tante  Dictateur 
et  au  Boyal  une  bonne  reprise  de  La  Fin 
du  Jour.  — Jean  Clère. 


Un  Nouveau  Cinéma  de  Londres 
spécialisé  dans  l’exclusivité 
de  Films  Français 


Le  lundi  15  janvier,  a eu  lieu  dans  le  West 
End  de  Londres,  l’inauguration  d'une  nou- 
velle salle  île  cinéma  spécialisée  dans  la 
projection  des  films  parlant  français.  Il  s’a- 
git du  « Cinéphone  » qui  est  situé  Oxford 
Street,  en  face  des  magasins  Selfridge. 

Cette  salle,  qui  contient  540  places  et  ap- 
partient à une  filiale  du  circuit  parisien 
Cinéphone,  a été  inaugurée  avec  le  film 
Pièges.  — P.  A. 


« La  Citadelle  du  Silence  » 
et  « Dernière  Jeunesse  » 
projetés  à New  York 


El  y a un  mois,  a eu  lieu  au  Belmont 
Theatre  pour  sa  réouverture,  la  pre- 
mière du  film  français  de  Jeff  EVlusso  : 
« Dernière  Jeunesse  »,  dont  les  vedet- 
tes sont  Jacqueline  Delubac  et  Raimu, 
sous  le  titre  de  « Hast  Desire)  (Der- 
nier Désir),  production  distribuée  en 
Amérique  par  Transatlantic  Film. 

La  même  semaine,  a eu  lieu  la  sortie 
au  Pix  de  « La  Citadelle  du  Silence  »,  de 
:Vs.  L’Herbier,  qui  affronte  le  public  new 
yorkais  avec  plus  de  trois  ans  de  retard. 

Pierre  A. 



Séances  de  Films  parlant  anglais 
pour  les  Britanniques 

(De  notre  correspondant  particulier ) 


Nantes.  — On  sait  que  pour  donner  sa- 
tisfaction à nos  valeureux  alliés,  deux  ex- 
ploitants nantais  ont  décidé  de  donner, 
chaque  soir,  entre  18  heures  et  2(1  h.  30, 
des  séances  spéciales  réservées  aux  troupes 
britanniques  et  au  cours  desquelles  sont 
projetées  des  bandes  parlantes  anglo-saxon- 
nes. Initiative  qui  est  très  appréciée  de  nos 
tommies. 

A l’Olympia,  dont  le  sympathique  direc- 
teur est  revenu  de  la  zone  des  armées  et  qui 
a été  très  bien  secondé  par  l’aimable  Mme 
Pineau,  très  gros  succès  pour  Les  Otages, 
suivi  de  près  par  Deuxième  Bureau  contre 
Kommandantur  qui  a tenu  l’affiche  deux 
semaines.  Le  film  si  actuel  Le  Lion  a des  Ai- 
les a été  non  moins  bien  accueilli.  Enfin, 
Le  Fils  de  Frankenstein,  Jeunes  Filles  en 
Détresse,  Anges  aux  Figures  sales  et  Pen- 
sionnat de  Jeunes  Filles  ont  fait  d’honora- 
bles salles. 

A l’Apollo,  M.  Jean  père  dirige  à la  place 
de  son  fils  qui,  comme  capitaine,  vient  de 
partir  au  front.  Les  meilleures  recettes  ont 
été  pour  Circonstances  atténuantes,  Fric- 
Frac,  La  Règle  du  Jeu  et  Le  Bois  sacré.  Mais 
il  ne  faut  pas  négliger  Coups  de  Feu,  Petite 
Princesse  et  Gunga  Din. 

Au  Katorza,  Mme  Hetzeberg,  toujours  avi- 
sée, ne  peut  que  se  féliciter  de  la  présen- 
tation de  Marie-Antoinette,  La  Vallée  des 
Géants,  Les  Hauts  de  Hurlevent,  La  Chevau- 
chée fantastique. 

Au  Bex  : Le  Révolté,  La  Porteuse  de  Pain, 
Naples  au  Baiser  de  Feu,  etc.  — Belfond. 


POUR  1/ EXPLOITATION 

Sachez  éclairer  vos  Façades 


H L’Association  des  Critiques  cinémato- 
graphiques américains  vient  de  décerner 
le  prix  du  meilleur  film  de  l’année  à l’œu- 
vre de  Frank  Capra,  M.  Smith  Goes  to  Was- 
hington  (M.  Smith  au  Sénat),  que  l’on  pré- 
sente actuellement  au  Biarritz. 


Avez-vous  remarqué  l’affiche  lumineuse 
de  la  nouvelle  salle  des  Champs-Elysées  : 
Le  Triomphe  ? Malgré  l’éclairage  réduit, 
elle  se  détache  admirablement  et  attire  la 
grande  foule.  Nos  architectes-conseils,  MM. 
Lardillier  et  Nicolas,  ont  utilisé  un  système 
fort  simple  approuvé  par  la  Défense  pas- 
sive. Il  suffit  d’un  coffre  lumineux  rectan- 
gulaire ou  rond  suspendu  au-dessus  de 
l’entrée  de  la  salle.  La  face  du  coffre  sera 
recouverte  d’une  feuille  de  cellophane 
peinte  en  bleu  avec  en  réserve  blanche  le 
titre  du  film,  le  nom  des  vedettes,  et  même 
le  nom  de  la  salle.  De  cette  façon,  le  texte, 
éclairé  par  les  lampes  placées  à l’intérieur 


du  coffre,  apparaît  très  nettement. 

Pourquoi  n’utilise-t-on  pas  la  lumière 
noire  ? 

Pourquoi  la  Défense  passive  interdit-elle 
les  multiples  utilisations  de  cette  invention 
moderne  qu’est  la  lumière  noire  ? Son  ap- 
plication permettrait  l’éclairage  des  façades 
d’une  façon  agréable,  variée  et  discrète.  Il 
suffirait  pour  cela  d’un  enduit  spécial  et 
de  projecteurs  de  lumière  noire  dont  le 
rayon  est  — on  le  sait  — invisible.  La  Dé- 
fense passive  a-t-elle  déjà  contrôlé  des  es- 
sais d’éclairage  de  ce  genre  ? 


CESSIONS  DE  CINÉMAS 

MM.  les  Propriétaires  et  Directeurs  de  Salles 
sont  informés  que  MM. 

GEORGES  GOIFFON  & WARET 

51,  RUE  GRIGNAN  A MARSEILLE 

sont  spécialisés  dans  les  cessions  de  Salles  ciné- 
matographiques dans  toute  la  Région  du  Midi. 
Les  plus  hautes  références 

Renseignements  gratuits  — Rien  à payer  d’avance 


M.  C.-R. 


♦ ♦♦♦♦♦♦♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ 


cimdmkRi 


RAPHIE 

'SE 


♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦’ 


la 


m 


ON  TOURNE  6 FILMS 
ON  PRÉPARE  5 FILMS 


ON  TOURNE 


BILLANCOURT 


Les  Films  Commencés 


92.  CEUX  CU  CIEL 


Auteurs  : Yuan  Noé,  Blanche 
Alix,  Poidloue. 

Adaptation  : Y van  Noé. 

Dialogues  : Yuan  Noé. 

Réalisateur  : Yuan  Noé. 

Assistant  : Eddy  Debray. 

Chef-opér.  : N.  Toporkoff. 

Opérateurs  : Sain,  Mark- 
man, Danis. 

Décors  : II.  Gys  et  J.  Douari- 
nou. 

Régie  génér.  : Jouan. 

Ingénieur  du  son:  Gérardot. 

Photographe  : Jandez. 

Studios  : Billancourt. 

Enregistrement  : W.  E. 

Script-girl  : Irène  de  Saint- 
Hippolyte. 

Maquilleur  : Gauchat. 

Monteur  : J. -P.  Dreyfus. 

Interprètes  : Marie  Bell, 
Pierre  Renoir.  Suzy  Soli- 
dor,  Jean  Galland,  Ray- 
mond Cordy,  Aimos,  Pier- 
rette Caillai,  Milly  Mathis, 
Eddu  Debray,  Ginette  Cur- 
tet,  Giselle  Arelly,  Anne- 
Marie  GUI,  Jandeline,  Nu- 
mès  fils. 

Production  : F.A.N.A.  Films. 

Distribution  : Office  Inter- 
national de  Cinématogra- 
pliie. 

Epoque  : Moderne . 

Cadres  : Milieux  d’aviation 
civile. 

Sujet  : Adaptation  de  la 
pièce  de  théâtre  : L’As,  qui 
met  en  scène  la  vie  dange- 
reuse des  pilotes  d’essai. 

Commencé  le  22  janv.  1940. 


93.  TROIS  ARGENTINS 
A MONTMARTRE 


Auteur  : de  Las  lieras. 

Chef-opér.  : Raym.  Agnel. 

Opérateur  : Tahar. 

Décors  : Jaq\uelux. 

Musique  : Sentis. 

Studios  : Pagnol. 

Interprètes  : Georges  Ri- 
gaud,  Raphaël  Médina,  Pa- 
loma  de  Sendoval,  Oscar 
Alêman,  Jean  Tissier. 

Epoque  : Moderne. 

Cadres  : Un  grand  bateau. 
Un  hôtel  de  Montmartre. 
Le  Paris  du  travail  et  du 
plaisir. 

Sujet  : Comédie  gaie.  Trois 
Argentins,  bohèmes  sans  le 
sou  viennent  à Paris  pour 
faire  fortune,  à l’encontre 
de  leurs  compatriotes  qui, 
généralement,  viennent  dé- 
penser leur  argent  à Mont- 
martre. Des  péripéties  con- 
duiront les  trois  Sud-Amé- 
ricains dans  un  mouve- 
ment follement  gai  jusqu’il 
un  dénouement  imprévu. 

Commencé  le  22  janv.  1940. 


PAGNOL-MARSEILLE 

Trois  Argentins  à Montmar- 
tre. 

Réal.  : H.  Hugon. 

Ved.  : G.  Rigaud,  Médina,  Pa- 
loma  de  Sendoval. 

(Voir  fiche  technique). 
Tournage  : 2°  semaine. 

JOINVILLE-PATHE 

L’Empreinte  du  Dieu. 

Réal.  : Léonide  Moguy. 

Ved.  : P.  Blanchar,  Annie  Du- 
caux, J.  Dumesnil,  Blanchette 
Brunoy,  Larquey,  Ginette  Le- 
clerc. 

Prod.  : Zama. 

Tournage  : 2°  sem.  des  intér. 

NEUILLY 

Monsieur  Hector  (Titre  prov.) 
(Le  Nègre  du  Négresco). 

Réal.  : M.  Canunage. 

(Voir  fiche  films  commencés). 
Tournage  : 2e  semaine. 


H Gardiens  du  Ciel  sera  un 
film  consacré  à la  vie  des  équi- 
pages, tourné  entièrement  par 
le  Service  Cinématographique 
de  l’Air. 

■ La  Chauve-Souris.  — 

Charles  Georges  Horset  prépare 
deux  films  d’après  les  œuvres 
de  Johann  Strauss  : La  Chauve- 
Souris  (Flierdemauss)  et  Le 

Danube  valse.  La  Chauve-Sou- 
ris sera  commencé  aux  pre- 
miers jours  d’avril. 


S Raymond  Bernard 
vient  d’être  engagé  par  la 
Société  Gibraltar  Films 
pour  tourner  dès  le  mois 
prochain  « L’Impasse  », 
d’après  un  scénario  origi- 
nal de  Charles  Spaak.  Rap- 
pelons que  Charles  Spaak 
est  l’auteur  de  nombreux 
scénarios  de  films  à succès 
ou  leur  collaborateur  : « La 
Kermesse  héroïque  »,  « La 
Grande  Illusion  »,  « Les 

Bas-Fonds  »,  « Le  Grand 

Jeu  »,  « La  Bandéra  », 

« Veille  d’ Armes  »,  etc... 
Ajoutons  que  la  vedette 
féminine  de  « L’Impasse  » 
sera  Marie  Déa  qui  vient  de 
se  révéler  dans  « Pièges  » 
comme  une  comédienne  de 
race. 


Ceux  du  Ciel. 

Réal.  : Yvan  Noé. 

(Voir  fiche  technique). 
Tournage  : 2°  semaine. 

Prod.  : Fana  Films. 

C.  M.  C.-NICE 

Untel  Père  et  Fils. 

Réal.  : J.  Duvivier. 

Ved.  : Michèle  Morgan,  Rai- 
mu,  Louis  Jouvet,  Colette  Dar- 
feuil,  R.  Le  Vigan,  Renée  Devil 
lers,  Lucien  Nat,  Suzy  Prim. 
Prod.  : Transcontinental. 
Tournage  : 5e  semaine. 

FRANÇOIS-Ier 

Miquette  et  sa  Mère. 

Réal.  : J.  Boyer. 

Ved.  : Lillian  Harvey,  A.  Le- 
faur,  Lucien  Baroux,  Daniel 
Clérice,  Marguerite  Pierrv. 

Prod.  : U.F.P.C. 

Tournage  : 5°  semaine. 


■ Communiqué  117..  — 

Jean  Guitton  dont  Eddie 

Cantor  tourne  actuellement  à 
Hollywood  la  version  améri- 
caine du  Mioche  — vient  de 
terminer  un  nouveau  scénario  : 
Communiqué  117  qui  sera,  pa- 
raît-il, prochainement  réalisé  en 
versions  française  et  anglaise. 


Fernande!  et  Jules  Berry  dans 
L’Héritier  des  Mondésir 
46.587  (A.  C.  E.) 


94.  MONSIEUR  HECTOR  j 
(Le  Nègre  du  Négresc©)  ! 


Auteurs  : P.  Maudru  et  Jean 
Rioux. 

Adaptation  : P.  Maudru  et 
Jean  Rioux. 

Réalisateur  : Maurice  Gam- 
in âge. 

Assistant  : André  Roanne. 

Chef-opérateur  : Géo  Clerc. 

Opérateur  : Cotteret. 

Décors  : Jaquelux  et  Ma- 
gniez. 

Régie  génér.  : Bertoux. 

Régie  : Tamiers,  Buhat. 

Musique  : Obcrfeld. 

Ing.  du  son  : Hawadier. 

Photographe  : Meyer. 

Studios  : Neuilly 

Script-girl  : Andrée  Rnzé. 

Maquilleur  : Albinot. 

Interprètes  : Fernandel, 
Suzanne  Dehelly,  Denise 
Grey,  Marthe  Mussine,  Ma- 
deleine Suffel,  Gaby  Wag- 
ner, Georges  Grey,  Temer- 
son,  Rognoni. 

Dir.  techn.  : Maurice  Wolf. 

Dir.  de  prod.  : Bacquet. 

Prod.  : Stella  Production. 

Distribution  : Dispa. 

Epoque  : Moderne. 

Cadres  : L’hôtel  Négresco  à 
Nice,  une  station  de  sports 
d’hiver  dans  les  Alpes. 

Sujet  : Comédie  musicale  et 
gaie.  Adaptation  moderne 
des  « Jeux  de  l’Amour  et 
du  Hasard  ».  Un  patron  et 
son  valet  de  chambre 
ayant  des  ennuis  sentimen- 
taux décident  d’échanger 
leurs  identités,  et  ce  fai- 
sant rencontrent  l’amour 
sincère. 

Commencé  le  25  janv.  1940. 


M.  Lallier  achève 

«Les  Origines  de  la  Guerre» 

M.  Etienne  Lallier  a entre- 
pris la  réalisation  d'un  film 
de  1.200  mètres  sur  les  Ori- 
gines de  la  Guerre,  en  des- 
sins et  schémas  animés,  vues 
directes,  etc...  Ce  sera  un  peu 
le  Livre  Jaune  de  l’écran.  Le 
scénario  représente  un  tra- 
vail très  poussé  d’étude  préa- 
lable, notamment  des  ouvra- 
ges d’un  des  plus  éminents 
spécialistes  de  choses  de  l'Al- 
lemagne moderne,  dont  les 
livres  récents  ont  fait  sensa- 
tion. 

Le  film  s’ouvre  par  la  pé- 
riode préparatoire  du  pan- 
germanisme prussien,  dont  le 
mécanisme  sera  démonté.  Les 
guerres  contre  le  Danemark 
( 1 864),  l’Autriche  (1866),  la 
France  (1870).  Puis  vient  la 
période  1870-1914,  la  Grande 
Guerre,  l’après-guerre  jusqu’à 
l'avènement  de  Hitler. 

Le  film  est  au  montage;  il 
sera  prêt  d’ici  un  mois.  Il  of- 
frira dans  sa  technique  di- 
vers effets  inédits  et  des  as- 
pects nouveaux  de  trucage  et 
de  présentation.  — - P.  M, 


ON  ANNONCÉ 


10 


mn 


♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


CINEF 


ÈE  K ^ Q E 


sRAPHIE 


jLXXXXXXXxxxxxxxxjxxrrxx: 


ANALYSE  ET  CRITIQUE  DE 


De  Lénine  à Hitler 

Grand  film 

d’histoire  contemporaine 

Ondine  : Française. 

Réalisation  : Georges  Rony. 
Commentaires:  André  Maurois, 
de  l’Académie  Française,  dits 
par  Ben  Danou. 

Musique  : Michel  Lévine. 
Montage  : Georges  Rony. 
Production  : Rony. 

Edition  : Distribut.  Français. 


Pendant  près  de  deux  heu- 
res, la  projection  de  ce  film 
de  montage  vous  assène  des 
vérités  oubliées,  vous  offre 
enfin  une  série  de  faits  et  de 
mouvements  humains  qui  for- 
ment un  grand  film  de  spec- 
tacle. 

li  s’agit  là,  non  d’un  film 
de  pur  montage,  mais  d’un 
grand  drame  véridique,  basé 
sur  des  documents  qui  accu- 
sent et  qui  frappent;  d’un  as- 
semblement  patient  et  intelli- 
gent de  scènes  prises,  jadis, 
avec  un  involontaire  humour 
ou  avec  une  précision  qui  de- 
vient aujourd’hui  d’une  force 
cruelle.  Ici,  le  document  à 
l’état  pur,  mais  entouré  d’au- 
tres documents  qui  lui  don- 
nent son  relief,  produit  un  ef- 
fet considérable.  Depuis  que 
le  cinéma  existe,  on  a filmé 
les  grands  de  ce  monde,  dans 
leur  vie  intime  ou  solennelle. 
Cela  a permis  à Georges  Ro- 
ny de  monter  ce  film  fulgu- 
rant qui  va  de  1900  à 1939, 
et  nous  fait  voir,  entre  autres 
acteurs  des  grands  drames 
européens  : Guillaume  II,  Ni- 
colas II,  Fallières,  Clemen- 
ceau, Poincaré,  Lénine, 
Briand,  Stresemann,  Wilson, 
George  V,  Lloyd  George,  Hitler, 
Staline,  Trotzky,  Daladier, 
Chamberlain,  Mussolini, 
George  VL  Nous  assistons  au 
coup  de  feu  de  Sarajevo,  aux 
révoltes  de  1917  à Pétrograd 
et  Moscou,  à la  montée  de 
Hitler  au  pouvoir,  aux  allian- 
ces, aux  guerres,  aux  révolu- 
tions, aux  traités  de  paix. 
Toute  l’histoire  de  l’Europe 
et  du  monde  est  inscrite  ici, 
en  images  vraies,  concrètes, 
authentiques.  Admirable  mon- 
tage qui  fait  surgir,  en  des 
rapprochements  inattendus  , 
la  crainte  et  l’amusement, 
l’horreur  et  I ’ indignation. 
Georges  Rony  a fait,  de  pelli- 
cules surannées  ou  parfois 
récentes,  un  film  clair,  con- 
vaincant, au  rythme  moderne. 
L’orchestration  musicale,  dis- 
crète de  Michel  Lévine,  enve- 
loppe par  ses  mille  nuances 
les  multiples  aspects  de  ce 
kaléidoscope,  de  ces  « Qua- 
rante ans  d’Histoire  ». 

C’est  un  spectacle  passion- 
nant. La  Vie  retrouvée. 

— x.  — - 


L’irafrigaaite 

(La  Belle  Bordelaise) 

Comédie  sentimentale 


Origine  : Française. 

Réalisation  : Emile  Couzinet. 

Dialogues  : Gaston  Rallier. 

Auteur  : Gaston  Rallier. 

Interprétation  : Germaine  Aus- 
sey,  Gaston  Rallier,  Puai  Cam- 
bo,  Annie  France,  Charlotte 
Clasis,  Frouliins,  Toinon,  Lu- 
cas-Gridoux,  Jane  Fusier-Gir. 

Studios  : Couzinet.  Royan. 

Production  : Burdiga  Films. 

Edition  : Couzinet. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
La  pièce  de  mœurs  bordelai- 
ses : Trochès  et  Cie^  qui  fut 
un  réel  succès  à Paris,  vient 
de  connaître  une  agréable 
adaptation  cinématographique 
sous  la  direction  de  M.  Cou- 
zinet qui  continue  à mettre 
en  pratique  ses  principes  de 
cinéma  familial  et  sain.  L’Sm- 
trigante  est  une  comédie  plai- 
sante et  bien  encadrée  par 
des  aspects  variés  de  la  vie 
bordelaise,  et  des  pittores- 
ques aperçus  du  travail  de  né- 
gociant en  vins. 

SCENARIO.  — Trochès,  ri- 
che négociant  en  vins  de  Bor- 
deaux, paie  les  dettes  faites  par 
son  fils,  entiché  d’une  belle 
aventurière  et  envoie  ce  garne- 
ment en  Amérique  du  Sud  pour 
deux  ans.  A son  retour,  le  fils 
découvre  que  son  père  se  ruine 
pour  la  même  femme.  Il  par- 
viendra à tirer  le  quinquagé- 
naire de  cette  triste  histoire  et  à 
le  ramener  au  sein  de  Trochès 
et  Cie. 

TECHNIQUE.  — Très  bien 
photographié  avec  une  habileté 
dans  les  prises  de  vues  qui  mon- 
tre la  virtuosité  acquise  de  M. 
Couzinet.  Ce  film  contient  des 
images  soignées  et  des  décors 
larges  et  luxueux. 

INTERPRETATION.  — La 
charmante  Annie  France,  l’ex- 
cellent Gaston  Rallier,  la  vi- 
vante Charlotte  Clasis  mènent 
ce  film  interprété  par  ailleurs 
avec  agrément  par  Paul  Cam- 
bo,  élégant,  Germaine  Aussey, 
très  belle  femme,  Lucas-Gri- 
doux,  traître  avec  esprit,  Fusier- 
Gir,  Toinon,  Frouliins  et  d’au- 
thentiques  Bordelais  pittores- 
ques. — x — - 


Ü Le  Paris  présente  avec  suc- 
cès depuis  deux  semaines.  Veil- 
lée d’Amour  avec  Irene  Dunne 
et  Charles  Boyer;  c’est  la  pre- 
mière sortie  en  exclusivité  d’un 
nouveau  film  de  l’Universal  de- 
puis septembre,  et  nous  som- 
mes heureux  de  constater  la  re- 
prise de  l’activité  de  cette  im- 
portante et  sympathique  firme 
dont  la  production  1939-1940 
comprend  de  nombreux  films 
dont  le  , succès  ne  fait  aucun 
doute. 


FILMS 


Alerte  sur  l’Âucgleterre 

Reportage  filmé 


Origine  : Britannique. 
Dialogues  : Commentaires  dits 
par  M.  Laporte. 

Production  : British  National. 
Edition  : Sté  des  Films  France- 
Angleterre. 


Ce  film  assez  court  puisqu'il 
ne  dure  pas  plus  d’une  demi- 
heure,  est  composé  de  docu- 
ments officiels  de  la  Royal  Air 
Force,  et  de  reportages  pris  sur 
la  Défense  anti-aérienne  du  ter- 
ritoire anglais. 

Nous  pouvons  y voir  des  scè- 
nes souvent  impressionnantes, 
des  images  authentiques  sur  les 
attaques  aériennes  et  les  raids 
d’avions  de  bombardement. 

La  partie  consacrée  aux  con- 
tre-attaques des  avions  de  la 
R.  A.  F.  et  de  l’artillerie  des  cô- 
tes ou  des  grandes  villes,  ainsi 
que  la  séquence  sur  la  flotte  bri- 
tannique majestueusement  por- 
tée sur  les  flots,  sont  de  beaux 
moments. 

Marcel  Laporte  commente  en 
français  ce  film  bref  et  substan- 
tiel. — • x.  — 


M.  Smith  siu  Sénat 

< Mr  Smith  Goes  to 

Washington  ) 

Grande  comédie  satirique 


Origine  : Américaine 
Réalisation  : Frank  Capra. 
Interprétation  : James  Stewart. 
Jean  Arthur,  Claude  Rains , 
Edward  Arnold. 

Production  : Columbia. 


Le  style  à la  fois  poétique  et 
burlesque  du  réalisateur  de  New 
York-Miami,  la  technique  pleine 
de  richesse  et  d’un  rythme  vain- 
queur, enfin,  la  plaisante  et  pro- 
fonde histoire  traitée  sont  vrai- 
ment une  totale  réussite. 

James  Stewart,  au  visage 
d’ahuri  rêveur,  incarne  ici  M. 
Smith,  hurluberlu  généreux  et 
idéaliste,  sorte  de  Don  Qui- 
chotte américain,  chef  de  boy- 
scouts,  qui,  mené  au  Sénat  amé- 
ricain par  les  intrigues  de  poli- 
ticiens affairistes,  se  défend 
contre  leurs  intrigues,  et  par- 
vient, en  parlant  vingt-sept 
heures,  à faire  triompher  l’hon- 
nêteté et  les  grands  principes 
démocratiques. 

Jean  Arthur  est  une  char- 
mante secrétaire  ardente  à don- 
ner du  courage  au  jeune  séna- 
teur abattu,  Edward  Arnold 
campe  avec  autorité  un  homme 
d’affaires  corrupteur  de  politi- 
ciens, et  Claude  Rains  dessine 
avec  une  acuité  remarquable,  le 
personnage  du  sénateur  lié  à ; 
des  maffias  d’argent.  — x.  — i 


Profil  de  la  France 

Documentaire 

sur  les  Côtes  ouest  de  la  France. 


Origine  : Française. 

Réalisation  : Abel  Gance  et 
Jean  Tedesco. 

Dialogues  : J.  Tcdesco. 
Opérateur  % Marcel  Paulis. 
Musique  : Henri  Verdun. 


Nul  n’avait  pensé,  avant  les 
deux  auteurs  de  ce  film,  à figu- 
rer à l’écran  le  profil  de  la 
France,  ces  centaines  de  kilo- 
mètres de  côtes  tournées  vers  le 
vent  d’ouest,  corrodées  par  la 
vague  la  plus  rude  d’Occident. 
Le  profil  de  la  France  est  ainsi 
cerné  par  un  film  aux  vues  sa- 
vantes et  parfois  un  peu  sèches, 
mais  d’une  remarquable  tenue 
artistique.  Du  Havre  à Saint- 
Jean-de-Luz,  pour  revenir  à La 
Rochelle,  Concarneau,  Saint  - 
Malo,  les  côtes  occidentales 
françaises  sont  explorées  avec 
infiniment  de  discernement  et 
l’on  peut  apprécier  les  rayons 
sur  les  forêts  des  Landes  et  des 
lacs  scintillants,  le  dur  visage 
des  côtes  bretonnes  aux  rocs  les 
plus  vieux  d’Europe,  les  grèves 
et  les  ports  bretons,  les  cités 
maritimes  du  Sud-Ouest  et  l’im- 
portant trafic  des  ports. 


Lsa  Mode  üêvée 

Fantaisie  sur  la  Haute-Couture 
Parisienne 


Origi  ne  : Française. 
Réalisation  : Marcel  L’Herbier. 
Opérateur  : Jean  Bachelet. 
Musique  : Georges  Auric  et 
Claude  Debussy. 
Interprétation  : Gaby  Morlay, 
Lisette  Lanvin,  Drue  Layton, 
Jaque  Catelain. 

Production  : Atlantic  Film. 


Un  ingénieux  scénario  nous 
introduit  dans  les  salons  de 
grands  couturiers  parisiens  à 
la  faveur  d’un  rêve  que  fait  une 
jeune  Américaine,  endormie  au 
Musée  du  Louvre  devant  le  ta- 
bleau de  Watteau  : L’Embarque- 
ment pour  Cythère  que  com- 
mente un  guide  prolixe.  L’Amé- 
ricaine rêve  que  les  adorables 
jeunes  femmes  du  tableau  se 
sont  échappées  pour  aller  cou- 
rir les  couturiers  et  y quérir  des 
robes  modernes.  Cela  nous  vaut 
quelques  jolis  effets  de  ralenti 
pendant  la  fuite  des  huit  per- 
sonnages féminins  de  Watteau, 
courant,  les  jupes  amples  balan- 
cées mollement  au  vent,  sur 
les  terrasses  des  Tuileries.  Très 
belle  photographie  et  musique 
délicieusement  spirituelle  de 
Georges  Auric,  avec  quelques 
extraits  de  Debussy.  Gaby  Mor- 
lay incarne  avec  esprit  une  cou- 
turière parisienne.  La  présenta- 
tion des  modèles  est  gracieuse. 


11 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


rî  CINEWSEEERAPHIE  iXXXZ  XXXXXXZXXTTTY1 

rnbjLLnà>l91-> 


DIRECTEURS... 


VOICI  UN  FILM  QUE  VOUS  NE  LOUEREZ  PAS 

A L’AVEUGLETTE 


SI 


vous 


LISEZ 

DE 


CI-DESSOUS  LES  CRITIQUES 
LA  PRESSE  BELGE 


SUR 


TEMPETE 


D E 


BERNARD  DESCHAMPS 


QUI  PASSE  ACTUELLEMENT  AU  PLAZZA  DE  BRUXELLES 
LES  RECETTES  ONT  BATTU  TOUS  LES  RECORDS  DU 


DONT 

TEMPS 


DE  PAIX  EN  DEPIT  DE  LA  DIMINUTION  DU  PRIX  DES  PLACES 


* NOUS  ALLONS  BIENTOT  VOIR 
“LES  MUSICIENS  DU  CIEL” 


Nous  avons  eu  le  coup  de  foudre  de  l’en- 
thousiasme,  en  assistant  à la  projection 
d’une  copie  de  travail  des  Musiciens  du 
Ciel,  le  film  réalisé  par  Georges  Lacombe 
id’après  le  délicieux  roman  de  René  Lefèvre. 

Il  est  prématuré  de  donner,  dans  cet  arti- 
__  cle,  des  impressions  trop  concrètes,  trop 
" réalistes.  Mais  comment  bouder  son  plaisir 
devant  cette  suite  de  scènes  d’une  rare  qua- 
! lité  dramatique,  devant  un  ouvrage  où  rè- 
|(|  gnent  presque  constamment  la  poésie  la  plus 
touchante,  et  la  vie,  l’humanité  la  plus  pro- 
fonde. 

1 René  Lefèvre  a participé  étroitement  à la 
ni'  réalisation  de  son  roman  dont  il  interprète 
avec  finesse  le  rôle  principal  de  Victor,  le 
'petit  voyou  évangélisé  par  la  bonté  d’une 
lieutenante  de  l’Armée  du  Salut,  jouée  avec 
une  radieuse  beauté  par  Michèle  Morgan. 
]|.  Georges  Lacombe,  qui  a réalisé  le  film,  a 
I,  su  empreindre  cette  oeuvre  de  touches  sen- 
|,  sibles  et  fines,  caractéristiques  de  son  style, 
es  Quant  à l’interprétation,  avec  René  Le- 
, fèvre  et  Michèle  Morgan,  nous  voyons  un 
e|  Michel  Simon  extraordinaire,  d’une  puis- 
is  sance  d’expression  prodigieuse,  Alexandre 
Rignault,  Bergeron,  René  Alexandre,  de  la 
Comédie  Française,  Marcelle  Prainee,  Bové- 
rio,  Noël  Roquevert,  Gabrielle  Fontan. 

J Les  Musiciens  du  Ciel,  production  Régina, 
distribuée  par  Filmsonor,  est  à présent  tota- 
ii.  lement  terminé. 

1 

Les  Nouveaux  Prix 
d’Mfiches 


La  Chambre  Syndicale  des  Distribu- 
teurs de  Films,  122,  rue  La  Boétie  et  la 
Chambre  Syndicale  du  Film  Français,  S5, 
rue  Galilée,  nous  prient  d’insérer  : « En 
raison  de  l’augmentation  considérable 
du  papier,  et  du  bouillonnage  de  plus 
en  plus  grand,  décident  d’appliquer  le 
nouveau  tarif  au  matériel  de  publicité,  à 
partir  de  ce  Jour  » : 

AFFICHES 

frs 


Affiche  120  x 160  2.2  pièce 

Affiche  ISO  X £4©  24  — 

Affichette  60  x 83  4 


PHOTOGRAPHIES 

PHOTOGRAPHIES  (en  noir  ou  sépia) 

Vente  LocaL 

frs  frs 

pièce  pièce 


Photo  24  x 3©  ‘ 4 2 

Photo  30  x 4©  s 4 

Photo  30  x 40  sur  carton ...  15  S 


Pour  les  nouveaux  films,  il  ne  sera 
plus  tiré  d’affiches  quatre  morceaux. 

Les  nouveaux  prix  ne  s’appliquent 
p?'s  au  matériel  de  publicité  existant  en 
stock  du  1er  Janvier  194©  qui  continuera 
à être  facturé  à l’ancien  prix. 


Gros  Efforts  des  Producteurs 
Américains  en  Grande-Bretagne 

La  M.-G.-M.  reprend  sa  production  en 
Angleterre  et  tournera  deux  films  en  1940. 
Paramount  prévoit  cinq  films  et  20th  Cen- 
tury-Fox,  également  cinq  filins. 


LE  PEUPLE.  Il  n’est  pas  douteux  qu’il 

fera  sensation.  Outre  le  fait  que  cette  œuvre 
réalisée  par  Bernard  Deschamps  compte  parmi 
la  distribution  des  vedettes  aussi  populaires 
que  pleines  de  talent,  telles  Arletty,  Annie  Du- 
caux, von  Stroheim,  Dalio,  André  Luguet  et 
Carette...  TEMPETE  est  assuré  du  très  gros  suc- 
cès qui  sera  la  juste  récompense  d’un  bel  effort 
pour  doter  le  cinéma  français  d’une  nouvelle 
production  de  très  grande  classe. 

MIDI-JOURNAL.  ...Dès  les  premières  scè- 

nes, nous  sommes  emportés  dans  une  atmos- 
phère de  haute  fantaisie  et  de  vaste  escroque- 
rie... 

LE  SOIR.  L’  escroc  international  de  grande 

envergure  que  nous  révèle  TEMPETE 
et  la  façon  dont  le  cinéma  raconte  sa  der- 
nière et  poignante  aventure,  est  sur  plus  d’un 
point  digne  des  œuvres  si  riches  et  si  fouillées 
du  génial  Balzac.  ...Il  est  tout  à l’honneur  d“s 
producteurs  français  et  du  metteur  en  scène 
Bernard  Deschamps  d’avoir  permis  à von  Stro- 
heim d’utiliser  sa  maîtrise  au  delà  de  son  rôle 
d’acteur. 


LE  XX8  SIECLE.  — ...Tel  est  brièvement  ré- 
sumé le  sujet  de  ce  film  où  les  trouvailles  abon- 
dent. 

Nous  n’avons  pas  parlé  des  incidents  épisodi- 
ques qui  se  greffent  sur  le  sujet  principal  et  où 
Arletty  brille  une  fois  de  plus  dans  un  rôle  de 
femme  légère  et  des  toilettes  du  même  poids. 
Signalons  le  jeu  de  Dalio  qui  a réussi  un  Barel 
antipathique  et  visqueux  à souhait;  celui  de 
Guisol;  celui  très  sobre  aussi  d’André  Luguet  et 
de  Debucourt  et  Carette.  Il  y a là  de  quoi  faire 
du  beau  travail;  on  y a réussi. 

LA  NATION  BELGE.  Cett  e aventure  dra- 

matique est  jouée  à la  perfection  par  une 
équipe  de  tout  premier  ordre. 

CINE  THEATRE.  Si  peut-être  le  sujet 

prête  à quelques  discussions  en  raison  de  cer- 
taines scènes  un  peu  réalistes,  nous  n’avons  pu 
moins  faire  d’en  admirer  la  puissance,  le  dyna- 
misme et  l’intérêt  qu’il  suscite  du  début  à la 
fin. 

L’intrigue  se  développe  sans  faiblesse  à un 
rythme  rapide  suivant  la  meilleure  technique 
américaine. 


ARLETTY  - DALIO  - ANNIE  DUCAUX  et  ERICH  VON  STROHEIM 

DANS  UN  FILM  DE 

BERNARD  DESCHAMPS 

TEMPETE 

Scénario  et  Dialogues  d’ANDRÉ  CAYATTE  et  BERNARD  DESCHAMPS 

avec 

HENRI  BRY  — HENRI  GUISOL  - LOUVIGNY 
JACQUELINE  PRÉVÔT  — CARETTE  —,  DEBUCOURT 

et 

ANDRÉ  LUGUET 


12,  Boulevard  de  la  Madeleine 


Opéra  08-20  et  la  suite 


12 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


Cl^E!h®ffi,R/\Pli!E 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


PETITES  ANNONCES 


DEMANDES  D’EMPLOI 


Jeune  opérateur  de  projec- 
tion, références,  cherche  place 
cinéma  Paris  seulement. 

Ecrire  n°  32. 


Connaissant  Vérification  pu- 
blicité projection,  cherche  pla- 
ce pour  samedi,  dimanche  dans 
cinéma. 

M.  Brault,  4,  rue  Monte-Cristo, 
Paris. 


Secrétaire  très  au  courant, 

Ü ans  métier,  cherche  emploi. 
Ecrire  n°  37. 


Représentant,  2!)  ans,  excel- 
lentes références,  possédant  voi- 
ture, cherche  place. 

Ecrire  n°  38. 


Secrétaire  sténo  - dactylo, 

très  au  courant,  production,  lo- 
cation,, sérieuses  références, 
cherche  place. 

Ecrire  n"31. 


Chef  de  poste  ex-opérateur 
Western,  dégagé  obligations  mi- 
litaires, cherche  place  Paris. 

Lehmann,  183  bis,  faubourg 
Poissonnière,  Paris. 

OPÉRATEUR  DISPONIBLE 


Monsieur  René  Govaerts  - La 
Varenne-St-Hilaire  (Seine) 


Martin  Donot,  7,  rue  Dante, 
Paris. 

ACHAT  CINÉMA 

On  dispose  de  300.000  fr. 

comptant  pour  acheter  ou  af- 
ferm.  cinéma  rég.  parisienne 
prouvant  bénéfices. 

Ecrire  Magane,  11,  avenue 
Bugeaud,  Paris. 


Suis  acheteur  cinéma  Paris 
ou  province,  affaire  sérieuse. 

Ecrire  Duhamel,  17  bis,  rue 
Gustave-Rey,  La  Garenne-Co- 
lombes. 


DIVERS 


Pendant  le  placement,  munis- 
sez vos  ouvreuses  de  Brassards 
lumineux  et  vendez-en  aux 
spectateurs  après  annonces  à 
l’entr’acte.  Prix  : 4 fr.  Revente  : 
6 fr. 

Tricot,  38,  avenue  des  Apen- 
nins, Paris. 


OFFRES  D’EMPLOI 


Chauffeur-livreur  possédant 
camion  1.000-1.200  kilogs  est  de- 
mandé par  les  Films  Osso,  7 bis, 
rue  de  Téhéran.  Tél.  : Car- 
not 00-12. 


Aide-comptable  désire  le- 
çons comptabilité  cinéma. 

Ecrire  n°  30. 


Opérateur  est  demandé. 
Casino  Montparnasse,  35,  rue 
de  la  Gaîté.  Danton  99-34. 

Opérateur  est  demandé. 

C i né  m a Rex,  Champigny 
(Seine). 


Opérateur  de  projection, 

très  au  courant  de  la  cabine  et 
entretien  est  demandé  par  di- 
recteur cinéma,  ville  de  Bre- 
tagne. 

Ecrire  n°  35. 


Opérateur  est  demandé  pour 
le  cinéma  Katorza  de  Nantes. 


Opérateur  est  demandé  pour 
le  Sélect  de  Rennes. 


Importante  maison  de  dis- 
tribution cherche  pour  grande 
région  parisienne  bon  repré- 
sentant. sérieuses  références 
exigées. 

Ecrire  n°  33. 

Représentant  est  demandé 
pour  Paris,  banlieue,  éventuelle- 
ment province,  sérieuses  réfé- 
rences exigées.  Se  présenter 
d’urgence. 

Films  Osso,  7 bis,  rue  de 
Téhéran.  Carnot  00-12. 


Importante  maison  de  dis- 
tribution cherche  pour  inspee- 
tion  ses  agences,  collaborateur 
muni  sérieuses  références,  capa- 
bles rédiger  et  taper  rapports 
langue  anglaise. 

Ecrire  n°  34. 


NECROLOGIE 

Un  très  ancien  directeur,  un 
pionnier  de  notre  Corporation. 
Carillion  Narcisse,  qui  dirigeait 
un  cinéma  à Sens,  est  décédé 
dans  sa  72e  année,  le  22  janvier 
à Sens.  Longtemps,  il  fut  admi- 
nistrateur du  Syndicat  des  Di- 
recteurs. Très  dévoué,  à tous 
ses  collègues  et  à la  cause  syn 
dicale,  il  emporte  les  regrets  de 
tous.  11  était  titulaire  de  plu- 
sieurs distinctions  honorifiques. 

F.  M. 


Présentations  à Paris 

(Communiqué  en  application  de  l’article  IV  du  décret  du  25  juillet  1935.) 


MARDI  30  JANVIER 
Balzac,  10  h..  Franee-Anglet. 
Chantons  quand  même. 
Colisée,  10  h.,  Couzinet. 
L’Intrigante. 

JEUDI  1er  FEVRIER 
Marignan,  10  h.,  Astra-P.  F. 
Sérénade. 


LUNDI  5 FEVRIER 
Colisée,  10  h.  R A.  C. 

Les  Justiciers  du  Far  West. 
(1er  et  2e  épisodes). 

MARDI  6 FEVRIER 
Colisée,  10  h.  R.  A.  C. 

Les  Justiciers  du  Far  West. 
(3°  et  4e  épisodes). 


Imp.  de  La  Cinématographie  Française,  29,  rue  Marsoulan,  Paris. 


SYRIE  - LIBAN 

LEVANT  FILMS 
8,  rue  Georges-Picot 
BEYROUTH 

Se  propose  de  distribuer  des 
films  français  en  Syrie  et  au 
Liban. 

Très  sérieuses  références. 


CINQ  FILMS  PREPARES 
PAR  C.  F,  C. 

La  grande  société  française 
C.  F.  C.  nous  avise  qu’elle  va  en-  l 
treprendre  incessamment  la  réa- 
lisation de  cinq  films.  Le  pre- 
mier tour  de  manivelle  de  deux 
d’entre  eux  sera  donné  au  mois 
de  mars  et  des  trois  autres  en 
mai. 

COMMUNIQUE 
EXPRESS  TRANSPORT 

M.  Pierre  Jeannot  informe  sa 
clientèle  cinématographique 
qu’il  vient  d’être  rendu  à la  vie 
civile  et  qu’il  a repris  ses  occu- 
pations d’avant-guerre. 

Il  désire  coopérer  le  plus  ef- 
ficacement possible  à la  reprise 
de  l’activité  cinématographique. 
RECTIFICATION 

C’est  par  suite  d’une  erreur 
que  le  film  Rappel  immédiat. 
mentionné  dans  la  liste  des 
films  exploités  par  « La  Compa- 
gnie Française  Cinématogra- 
phique » ,a  été  indiqué  comme 
tel  dans  la  région  de  Marseille. 
Nous  tenons  à rappeler,  en  ef- 
fet, que  ce  film  est  distribué 
dans  cette  région  par  : Guy- 
Maïa  Film,  44,  boni,  de  Long- 
champ,  Marseille. 


CHANGEMENT  D’ADRESSE 

M.  Zoltan  Mohos,  gérant  de 
Intercontinental  Film  nous  in- 
forme que  ses  bureaux  sont 
transférés  79,  avenue  des 
Champs-Elysées,  8e.  Tél.  : Ely- 
sées  G 4 -80. 


les  filins  nouveaux  a Paris 


Semaine 

du  lcr-2-40  au  7-2-40 
FILMS  FRANÇAIS 

Brazza  (Marignan)  (lrc  sem.) 
(D.P.F.). 

Battements  de  Cœur  (Made- 
leine) (lre  sem.)  (Osso). 

L’Homme  du  Niger  (2”  sem.) 
(Olympia)  (Seif) 

De  Lénine  à Hitler  (Max  Lin- 
der-César)  (2e  sem.)  (Dis- 
trib.  Français). 

Cavalcade  d’ Amour  (3"  sem.) 
(Marivaux-Colisée)  (D.  A.).  , 

FILMS  AMERICAINS 
VERSIONS  ORIGINALES 

Les  Quatre  Plumes  blanches 
(Normandie)  lrc  sem.)  (Ar- 
tistes Associés). 

Edith  Cavell  (Etoile)  (lrc  s.). 

Sa  Dernière  Défaite  (Avenue) 

(lre  sem.)  (R.  K.  O.). 

L'Autre  (Lord-Byron)  ( 1 ' 0 s.). 

Veillée  d’ Amour  (2e  sem.)  (Le 
Paris)  (Universal). 

M.  Smith  à Washington  (3e 
sem.)  (Biarritz)  (Columb.). 

Good  Bge  M.  Chips  (Triom- 
phe) (7°  sem.). 


Plusieurs  spécialistes 


de  la  maison  Ernemann  sont  actuel- 
lement a nos  ateliers,  a votre 
disposition,  pour  la  réparation  et 
F entretien  de  toute  installation 
Ernemann. 


h 


181  h±*  de  CH  ATI  LLON  _ MONTROUGE  ($)  TEL.ALE44.00 


Le  Gérant  : P.  A.  HariA 


iiiiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiiiiiii 


FOURNITURES  GÉNÉRALES 

POUR  EXPLOITATIONS  CINÉMATOGRAPHIQUES 

ms  PMTIQUÏS 

E.  STENGEL 

11  et  13  Faubourg  Saint-f^artin 

PARIS  (10*) 

Agenda  technique...  15 

Le  Mémento  5 

Insonorisation  des 

Salles 5 

Tableau  des  Recher- 
ches des  Pannes...  5 

Téléphone  : Botzaris  19-26 

charbons,  lampes  de  projection  et  d’exci- 
tation, miroirs,  objectifs  optique  supé- 
rieure, Pathéine,  huile  pour  projecteurs, 
papiers  rouleaux,  bandes-papillons,  im- 
primerie spéciale  de  tickets  d’entrée, 
films  : enir’acte,  etc...,  film  humoristique 
pour  alerte,  pièces  détachées  Pathé,  Gau- 
mont C.  M.  et  C.  M.  C.  B. 

Seg.  29  et  Seg.  31 

Toutes  ces  éditions  pra- 
tiques et  utiles,  sont  édi- 
tées par 

LA  TECHNIQUE 
CINEMATOGRAPHIQUE 
34,  rue  de  Londres 

Paris 

En  vente  à La  Cinéma- 
tographie Française  et 
contre  mandat. 

PC 

>UR  AVOIR  LES 

MEI 

DP 

LLEURS  PRIX 
FARRICÀTIÛN 

DJ 

C( 

ShNS  L.A  m61Ll«cU 
)NSU  LTEZ  SA 

UC 

t NS 

rl\PI\IVI%  I Ivli 

HÉSITER  -s 

45,  RU! 

l DU  VIVIER  à 

AU  B! 

ERVILUERS  (Se|ne) 

■ j ‘ . 

Téléphone  : FL  A I 

SI  DRE 

t 01-08  / 

SS 


Affiche  120  160  — Dessinée  par  B.  Lancy  pour  Atlantic-Film 

IMPRIMÉE  PAR 


CIME 


RAPHIE 

ISE 


Jean YONNEL  , Madeleine  30B1A  ei  Al  MO.S  , , 

Un  film  de  Maurice  de  CANONGE 
Scénario  4,  H-DUPUY-MAZÜEE,  Rene  JEAN  NE,  Pierre  MARIEE 

VIVE  IA  NATION 

&w  Jappes  GRgTUXAT, Pierre MAGN1ER  Danie ! ME M) Ail  U 
WreCARNÊGE.fieiiè NAVARRE. Pierre LAJBRY  YvoraeBROUSSARD 
MamœMARSAY. Jattes  BRECOURT.  Michel  RETAUX  .J,  u BARA 


AILANUC  fllM  Hiift I , MUB5CH 


= FILMS  ALBATROS 

= 7,  Avenue  Vion  NVhilcomb 

= PARIS- 10» 

— Tel.  : Jasmin  18-!)(> 


:i7,  Avenue  des  Champs-Elysées 
PARIS  (VIIIe) 
Téléphone  : Raizac  40-38 
Câbles  : LEREREN-PARIS 


iiiiiiiiiiiiiiiiüiimimiiiiiiimimii 
EN  PREPARATION 


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiHiiimüiiiiig 

ILFORDf 

Pellicule  vierge  = 
Agents  Exclusifs  if 

WELLINGTON  S WARD  S.  A.  g 

52,  rue  de  Dunkerque  = 
PARI  S- IX'  ^ 

Tél.  : Trud.  83-82.  | 

Télégr.  : Wellward.  = 

iiiniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiimmsiil 


1 MATERIEL  MODERNE  - TRANSPORTS  - DOUANES 


H 

COPY -BOURSE 

§ 

130,  rue  Montmartre  — Tél.-.Gur  15-11 

1 

est  ouvert  et  se  charge  tous  travaux  machine 

i 

à écrire. 

1 

Travaux  maehin^s  et  duplicateurs 

LE)  SÎÈCES 

STELLA 

USÎriE  a LABRUGUIÈRE  .TARN 


wmmm 


Mmmm 

CONTROLES  AUTOMATIQUES 

39,  avenue  George-V 
(entrée  17,  rue 
Quentin-Bauchart) 

Téléphone  : Balzac  47-95 


M'CüâüXâGUERIN 


TRANSPORTS  EXTRA  RAPIDES  DE  FILMS 

2, RUE  DE  RQCROY 

Trudaine  72-81  (7  lignes) 

Permanent  nuit  et  jour. 


Rapid  Universal! 
Transport 

Tél.  : Trud.  01-50  j 


TRANSPORTS  = 
RAPIDES  DES  FILMS  = 
TOUTES  DIRECTIONS  = 


2,  rue  Thimonrtier  = 

PARIS  (IX*)  = 


ni  il!II!l!ll!!lll!l!l!y!lll|jl!ll!lIllt|||!|||||i||||!f|!!|||i!!MII|lilll!ll!l!illl!l!t!IIIIlll!HIIIIIIIIIIIMillllllillilllllllilll!lllllllll!llllll!!!lllllllllllli!ll!ll!lllllllIlllllf!l^^  iHIIIIIIIIIIIIIIÊ 


Une  marque  qui  s'impose  ! 


3,  Rue  du  Colisée/  PARIS 


ELYsées  44-00 


LE  PROJECTEUR 

à soufflerie  incorporé 


FROID 


I VICTORIA  Vil 


LF.C  TE  U R, 

MOTEUR  MONOBLOC 
SOUFFLERIE  ^ 

Graissage  sous  pression  d huile 

Lecteur  à tambour  rotatif 

avec  volant  de  compensation  dans  l’huile 

Obturateur  arrière  à boisseau 

Filtre  mécanique  de  Lecteur  de  son 


AGENTS 


F.  FRANÇOIS,  4,  Rue  du  Rhin,  Grenoble 
W.  DE  ROSEN,  278,  Bd  National,  Marseille 
CINE-MATERIEL,  8,  Rue  Marivaux,  Nantes 
F.  GERVAIS,  14,  Rue  Edgard-Quinet,  Alger 


TOUT  MATÉRIEL  DISPONIBLE 
LIVRAISON  IMMÉDIATE 


RAIMU 

ALERME  - Jacqueline  DELUBAC 
Jean  MERCANTON  - TRAMEL 
TISSIER  - Gabrielle  DORZIAT 
Suzanne  DEHELLY 


Yvette  LEBON 


S 


QUI  CHERCHE 


Pierre  WOLFF 


Scénario  et  Dialogues  de 

Musique  d’Adolphe  BQRCHARD 
UNE  PRODUCTION  GIBÉ 
Vente  à l’Etranger:  Les  Productions  BERCHOLZ 

Distribution  Région  Parisienne:  C.C.F.C» 

99,  CHAMPS-ÉLYSÉES,  PARIS 


SOCIETES  EN  ACTIVITE 


27,  rue  Dumont-d’Urvilie,  PARIS 

Téléphone  : Kléb.  93-86 


Pour  louer,  téléphoner 
à Elysées  64-31 

r 4 4,  Champs-EI  vsées 
PARIS 

Sous  les  Toits  de  Paris, 
A nous  la  Liberté,  Le 
Grand  Jeu,  Pension 
Mimosas  Jai  Kermesse 
héroïque.  Désiré,  En- 
trée des  Artistes,  La 
Fin  du  Jour,  Derrière 
la  Façade 


LES  FILMS 


o 

Société  anonyme 

122,  Champs-Elysées 

Télcph.  : Balzac  38-10  et  11 

vous  offre  toute  une  série  de  grands  films 


LES  FILMS  CRISTAL 

63,  Champs-Elysées,  Paris 

Téléphone  : Elysées  60-00 

Itonde  des  Heures  — Vignes  du  Seigneur 
Claudine  et  l’Ecole  — Enfant  de  Troupe 
Marraine  du  Régiment  — Moulin  dans  le 
Soleil  - Héros  de  la  Marne 

Vous  Seule  que  j’aime 
Cas  de  Conscience  — Saturnin 
L’Ombre  du  2e  Bureau 
Après  Mein  Kampf,  mes  Crimes,  par 
A.  Hitler 


N C I N 


= Tel 


AA  . CHAMPS-É  LYSÉES- PARI  S _ô  = 

Alzoc  13-17.  13-18  Ad  Tél  FRANCINEXSO-PARIS 


£ 


EDITIONS  EMILE  CAPELIER 

27,  rue  de  Turin,  Paris  (8e) 
Téléphone  : Europe  49-40 

Petite  Peste  2.500  ni.) 

Mot  de  Cambronne  (1.200  in.) 

Sans  Elle  (800  ni.) 

Documentaires  : 

Traditions  marseillaises  (800  ni.) 


Marcel  Pagnol] 

13,  rue  Fortuny,  PARIS  j 

Téléphone  : Carnot  01-07  j 


LES  PRODUCTIONS 

FOX-EUROPA 

DISTRIBUTEURS  DE 


DEMANDEZ  A 


VEDIS-FILM 

79,  Champs-Elysées,  PARIS 
Tél.  : Elvsées  94-03 


TROIS  VALSES  — LOUISE 
ROSE  DE  RIO 


LIBRE 


= 

Pêcheries  d’ Automne  (600  m.) 

ROBERT  JÜLIAT 

= 24,  rue  de  Trévise,  Paris  (9  ) 

= Provence  38-30 

1 TOUS  LES  ACCESSOIRES 
| POUR  LA  CABINE 

= C barbons  — Miroirs  — Cellules  Lampes 

=excitatrices  et  Tambours  dentés  pour  appa- 
= reils  de  toutes  marques 

^ ammounff^ 

1,  rue  Meyerbeer,  Paris  (9  ) 

Tél.  • Opéra  34-30 

I /Êffo 

PAR9S 

FILM 

1 

LOCATION 

79,  CHAMPS-ÉLYSÉES 

= Société  Anonvme 

= 79,  Champs-Elysées,  PARIS 

Adr.  Télégr.  : PARIFILM 

H Téléphone  : Elysées  94-03  et  la  suite 

Téléphone  : Iîalzac  19-45 

avenue  Velasquez  | 
PARIS  (8e)  1 

. : Laborde  88-50 1 
lignes  groupées)! 

Représentant  de= 

FILMS  EMKA  î 

Bruxelles  | 

Comptoir  Commercial; 
Cinématographique  : 
Bordeaux  : 

Agence  Générale  dcZ 
Location  de  Films; 
Marseille  ; 


Vente 


étrangers 


\ pour 

A FRIC-FRAC 
VOUS  N’AVEZ  RIEN  A DECLARER 
LE  VEAU  GRAS 


Représentant  de  = 

OMNIA  FILMS  Ltd  | 

Londres  = 

Vente  exclusive  des  ’ meilleurs  films  anglais  H 

SP  y IN  BLACK  (Conrad  = 
Veidt  et  Valéry  Hobson)  - = 
Q PLANES  (Laurence  Oii-  = 
vier  - R.  Richardson)  - = 
BOY  AL  DIVORCE  (P.  Rlan-  = 
rhard  - Ruth  Chatterton)  - = 
murence  Olivier  - V.  Leigh)  - = 
CITY  (Edw.  G.  Robinson)  = 


95.  Champs-El'iris 
Etystcs  42-78  cl  51-49 

TWENTY  ONE  DAYS  (I 
TIIUNDER  IN  TIIE 


et  des  première  parties  de  qualité 


36,  avenue  Hoche 
Paris  (80 

Téléphoné  : 
Carnot  30-21  et  30-22 

Adresse  télégraphique 
JESTICFILM 
PARIS 


DAN 


rMauric 
AZUEL,  i 


CAN 

:ANNE 


îerre 


eine 


Jacques 


A£1EL 


André 
Y vonne 
Jacques  BREC 


NDAILLE 

Eâbry 

t petits 

arr'BARA 


ATLANTIC  FILM 

DISTRIBUEE  PAR 


OUOTO] 

ŒL  DE  HUBSCH 


27,  RUE  DUMONT- D URVILLE,  PARIS 


MARDI  13  FEVRIER 


A 10  HEURES 

AU  COLISlE 


LES  FILMS  LOUIS  BARRIE,  49bis,  avenue  hoche,  paris 


£)eu  x Ra  c e s . . . Deux  Religions . . . 
! Une  Seule  Patrie  ! 


FRÈRES 

AFRIQU 

LE  FILM  DE  L’EMPIRE  FRANÇAIS 


Scénario  et  Dialogues  de 

RRE  MAC  ORLAN 


Mise  en  scène  de 


M"*  AIMÉE  NAVARRA 


PIERRE  BRASSEUR 
LISETTE  LANVIN 
CONSTANT  REMY 

CLAUDE  MAY  - P.AMA-THAÉ  - NINE  LION  - AIMOS  - AZAIS 
AIMÉ  CLARIOND  (de  la  Comédie  Française)  — HENRY  BOSC  — ■ CAMILLE  BERT 
JEAN  FAY  - MAHIEDDSNE  Ténor  arabe  — EDY  DEBRAY 

ET 

| GEORGES  LYON 

I Avec  le  Concours  des  Autorités  Militaires,  Civiles  et  Indigènes  de  l'Algérie 

! 

VENTE  EXCLUSIVE  POUR  LE  MONDE  ENTIER  . 

LES  FILMS  LOUIS  BARRIE,  49bis,  avenue  hoche,  paris 


Directeurs  !... 


LA  COMPAGNIE  PARISIENNE  DE  LOCATION  DE  FILMS 

49,  avenue  de  Villiers,  PAIRS  (XVII') 

Téléphone:  WAGRAM  13-76  et  la  suite 

...vous  rappelle  tous  ses  Jilms  à succès  : 

ADEMAI  AVIATEUR 
ADEMAI  AU  MOYEN-AGE 
A MINUIT  LE  7 
ARÈNES  JOYEUSES 
LE  BÉBÉ  DE  L’ESCADRON 
BIBI-LA-PURÉE 
LE  BOSSU 

CAPITAINE  TZIGANE 
CLODOCHE  (Sous  les  Ponts  de  Paris) 

DERNIÈRE  HEURE 

LA  DERNIÈRE  VALSE 

GANGSTER  MALGRÉ  LUI 

LE  GRAND  REFRAIN 

UNE  JAVA 

JEAN  DE  LA  LUNE 

UN  MEURTRE  A ÉTÉ  COMMIS 

MOÏSE  & SALOMON  PARFUMEURS 

QUELLE  DROLE  DE  GOSSE  !.. 

LE  SECRET  DE  L’ÉMERAUDE 
SOMMES-NOUS  DÉFENDUS  ?... 

TOUT  VA  TRÈS  BIEN,  MADAME  LA  MARQUISE  !... 

3 DE  LA  MARINE 
TUNDRA 

LE  VOYAGE  IMPRÉVU 

...elle  vous  informe  qu  elle  réédite 

"LES  BLEUS  DE  L’AMOUR" 

avec  JEANINE  CR1SP1N,  CHARPIN,  LYNE  CLEVERS  et  ROGER  BOURDIN 

...et  que  prochainement  elle  vous  présentera 

VOS  VEDETTES  PRÉFÉRÉES 


DANS 


ym 


|llllllllllllllllllllllllllll!l!lltllllllllllll| 

= 2 2'  ANNEE  S 


CINE 


= PRIX  i 5 Francs  = 

liiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii  jp 

LE  CINEMA  FRANÇAIS 


REDACTION  ET  ADMINISTRATION  : 

29,  rue  Marsoulan,  Paris  (12e) 
Adr.  Télégr.  : LACIFRAL  Paris. 


RAPHIE 


Rédacteur  en  chef  : Marcel  COLIN-REVAL 

Directeur  : Paul  Auguste  HARLÉ 


H RJ®  1.110 

H lO  FÉVR  1ER  t 940  S 

llllllllllllllllllllllIIIIIIIIIIIIIlillllllIliR 

Téléphone  : Diderot  85-35  (3  lignes  group,) 
Compte  chèques  postaux  n°  702-66,  Paris 
Registre  du  Commerce,  Seine  n°  291-139. 

Abonnement  : 

France  : 121  fr.  20. 

Etranger  : 200  et  250  francs. 


Danielle  Darrieux 

dans  Battement  de  Cœur.  Prod.  Ciné-Alliance 

« LA  CHARRETTE  FANTOME  » 
sort  à Marivaux  le  16  Février 

Nous  allons  enfin  voir  « La  Charrette 
fantôme  »,  le  beau  film  de  Julien  Duvi- 

vïer. 

<(  La  Charrette  fantôme  » passera  à la 
salle  Marivaux  à partir  du  vendredi  16 
février,  et  l’on  ne  peut  douter  que  cette 
première  représentation  ne  soit  une 
sorte  d’événement  étant  donnée  la  répu- 
tation faite  déjà  à cette  œuvre  puis- 
sante. 

♦ 

Mireille  Balln  tourne  aux 
Studios  Cineccitta  de  Rome 


La  charmante  vedette  française  Mireille 
Balin  est  en  train  de  tourner,  à Cineccittà, 
aux  côtés  de  Fosco  Giachetti,  et  sous  la  di- 
rection de  Auguste  Génina,  le  nouveau  film 
Le  Siège  de  l’Aleazar,  produit  par  la  Bas- 
soli. 

> 

REGAIN,  de  Pagnol  et 
LA  FIN  DU  JOUR,  de  Duvivier, 

remportent  un  énorme  succès 
aux  Etats-Unis 


L’un  des  meilleurs  critiques  new  yor- 
kais,  Howard  Eûmes,  a donné,  dans  le 
New  York  Herald,  la  liste  des  dix  meil- 
leurs films  passés  en  193©  sur  le  terri- 
toire américain.  Parmi  eux,  il  classe 
Harvest  (Regain),  de  Pagnol,  d’après  le 
roman  de  Càorto,  et  La  Fin  du  Jour  de  Du- 
vivier. Le  succès  de  ces  deux  films  va 
d’ailleurs  croissant  dans  toute  l’Amé- 
rique. 


propos  des  Contrats 

EN  TEMPS  DE  GUERRE 


Les  Chambres  syndicales  des  Distributeurs  et  de  la  Production 

répondent  à 11.  LUSSIEZ 


Nous  recevons  à la  fois  de  la  Chambre 
Syndicale  des  Distributeurs,  122,  rue  La 
Boétie  et  de  la  Chambre  Syndicale  de  la 
Production,  signée  par  M Vandal,  copie 
d’une  même  lettre  par  elles  envoyées  à M. 
R.  Lussiez,  Président  du  Syndicat  des  Di- 
recteurs de  Théâtres  Cinématographiques, 
lettre  qui  nous  semble  répondre  parfaite- 
ment et  poser  le  point  final  à la  polémique 
engagée  lors  de  la  parution  de  la  lettre  des 


Distributeurs  (numéro  du  2 décembre  1939) 
et  développée  dans  notre  numéro  du  6 jan- 
vier 1940. 

Nous  espérons  que  sera  enfin  close 
cette  polémique  qui  pourrait,  si  on  la  fai- 
sait durer,  accréditer  cette  réputation 
de  désunion  corporative  qui  nous  a fait 
tant  de  mal  auprès  des  Pouvoirs  Publics. 

L.  D. 


Monsieur  R.  Lussiez, 

Président  du  Syndicat  Français 
des  Directeurs  de  Théâtres  Cinématographiques, 
18,  boulevard  Montmartre,  Paris. 

31  Janvier  1940 

Monsieur  le  Président, 

Par  votre  lettre  du  28  décembre  dernier,  vous  ac- 
cusez réception  d’une  lettre  « émanant  de  rédacteurs 
anonymes  » qui  n'est  anonyme  que  par  l'appellation 
que  vous  lui  donnez  puisque  vous  en  avez  facile- 
ment trouvé  les  auteurs  qui  étaient  d'ailleurs  dési- 
ynés.  .-51'ra” 

Aux  auteurs  de  cette  lettre,  vous  en  avez  accusé 
réception  dans  le  numéro  de  l’Ecran  du  25  novem- 
bre 1939  en  indiquant  « Nous  publierons  dans  notre 
prochain  numéro  avec  tous  commentaires  utiles  ». 
Ce  qui  est  donc  anonyme  dans  votre  lettre  du  28  dé- 
cembre 1939  ne  l’était  pas  dans  L’Ecran  du  25  no- 
vembre 1939. 

Par  ailleurs,  dans  « le  prochain  numéro  de 
L’Ecran  » ( celui  du  9 décembre  19391  notre  lettre 
n’était  pas  publiée  et  une  simple  mention  était  faite 
dans  le  compte  rendu  de  V Assemblée  Générale  des 
Directeurs  de  Cinémas. 

Il  n’est  donc  pas  exact  d’écrire  que  cette  lettre  a 
nam  dans  l’organe  corporatif  La  Cinématographie 
Française,  « alors  que  ses  destinataires,  c’est-à-dire 
les  administrateurs  du  Syndicat  Français  n’avaient 
nu  encore  être  informés  de  sa  teneur  »,  car  il  suf- 
fit de  rappeler  que  notre  lettre  est  du  23  novembre 
1939,  que  vous  nous  en  avez  accusé  réception  dans 
le  numéro  de  L’Ecran  du  25  novembre  1939  en  an- 
nonçant qu’elle  serait  publiée  dans  le  prochain  nu- 
méro de  L’Ecran  et  qu’elle  n’a  paru  dans  La  Ciné- 
matographie Française  que  dans  le  numéro  _du  2 dé- 
cembre 1939,  c’est-à-dire  à la  date  qui  correspond 
avec  celle  que  vous  aviez  annoncée  pour  L’Ecran.  Il 
ressort  donc  indiscutablement  nu'entre  le  25  novem- 
bre 1939  et  le  2 décembre  1939,  vous  en  avez  pris 
connaissance. 

Votre  allusion  aux  nombreux  étrangers  est  pour 
le  moins  déplacée  car  il  apparaît  que  ces  mêmes 
éléments  font  partie  en  assez  grand  nombre  des  di- 
recteurs de  cinémas.  Il  serait  donc  préférable  que 
cette  Question,  qui  n’a  rien  à voir  avec  le  cas  oui 
’'i ors  intéresse,  ne  fût  pas  agitée.  Vous  en  profite : 
d’ailleurs  pour  insinuer  que  des  mesures  ont  été 
prises  contre  des  Français  combattants  et  mobilisés  : 
ceci  encore  est  inexact,  car,  au  contraire,  pour  tous 
les  cas  dont  les  distributeurs  ont  eu  à se  préoccuper, 
il  a toujours  été  tenu  compte  de  la  situation  du  di- 
recteur, même  pour  le  non  mobilisé  ; et  à toutes  de- 
mandes de  délai,  il  a été  fait  droit  detns  la  plus 
larae  mesure,  même  ci  l’égard  des  non  mobilisés. 
D’ailleurs,  en  grande  majorité,  les  directeurs  nous 
ont  adressé  des  remerciements  pour  les  facilités  qui 
leur  ont  été  accordées. 

Après  cette  mise  au  point  qui  s’imposait,  nous  ne 
voulons  retenir  de  votre  lettre  que  le  premier  para -, 
graphe  de  la  pane  6 qui  nous  semble  le  seul  con- j 
forme  au  texte  et  à l’esprit  des  Conditions  générales' 


de  Location  de  Films  que  nous  avons  tous  signées. 

Nous  pensons  que  vous  oubliez  que  dès  le  début 
des  hostilités,  fidèles  à l’esprit  de  conciliation  et  de 
collaboration  qui  a toujours  été  notre  but,  nous 
avons  accepté,  d’accord  avec  votre  Syndicat,  de 
créer  une  Commission  spéciale  de  Conciliation,  éma- 
nation de  la  Commission  prévue  par  l’article  14  des 
Conditions  générales  de  Location  de  Films.  Cette 
Commission  a eu  l’occasion  de  fonctionner  à plu- 
sieurs reprises  et  des  membres  importants  de  votre 
Syndicat  n’ont  pas  hésité  à y apporter  leur  colla- 
boration. 

Vous  n'ignorez  certainement  pas  que  la  totalité  des 
affaires  soumises  à cette  Commission  par  des  Direc- 
teurs à l’encontre  des  distributeurs,  ont  toutes  été 
conciliées  dans  le  meilleur  esprit  et  à la  satisfaction 
des  deux  parties.  Nous  prouvons  par  là  même  l’es- 
prit de  conciliation  qui  nous  a toujours  animés; 
nous  espérons  que  vous  le  partagerez  avec  nous. 

Vu  les  difficultés  de  l’heure  jirêsente,  nous  pen- 
sons que  notre  réponse  termine  une  polémique  qui 
ne  provient  pas  de  notre  fait. 

Nous  vous  prions  d’agréer.  Monsieur  le  Président, 
T expression  de  nos  sentiments  distingués. 

Le  Secrétaire  Général. 


Le  Film  Français  en  Angleterre 


Londres  demande  de  l’Esprit  Français 


La  guerre  a porté  un  rude  coup  au  film 
français,  sur  ce  marché,  car  Londres  a 
été  inclus  parmi  les  zones  vulnérables. 

Quelques  salles,  dont  le  Curzon  et  le  Pa- 
ris, ont  dû  fermer  leurs  portes.  Au  premier 
abord,  on  avait  cru  que  ce  n’était  là  qu’une 
mesure  provisoire.  Malheureusement,  les 
temps  continuant  à être  durs,  je  crains  fort 
que  cette  mesure  ne  revête  un  caractère 
définitif. 

Au  début  des  hostilités,  l’Embassy,  der- 
nier né  parmi  les  salles  spécialisées,  était 
destiné  à redonner  au  film  français  une 
poussée  nouvelle.  Ce  projet  fut  déjoué  par  la 
guerre,  et  l’effort  ainsi  préparé  ne  put  être 
développé  dans  les  premiers  mois  d’hosti- 
lité. Cette  situation  va  changer  puisque  les 
[propriétaires  de  l’Embassy  ont  décidé  de 
(tenter  un  grand  coup  : revenir  à leur  poli- 


cxxxxx: 


♦♦♦ ♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


CI1ME 


R A PHI  E 

se 


rxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxr 


tique  originale.  C’est  en  exécution  de  ce 
projet,  que  le  beau  film  Prisons  de  Femmes 
commencera  sa  carrière  le  22  février  pro- 
chain. 

L’originalité  de  son  sujet  et  la  grande  po- 
pularité de  Viviane  Romance  contribueront, 
sans  aucun  doute,  à faire  remporter  à ce 
film  un  gros  succès.  Ce  film  sera  vraisem- 
blablement suivi  de  La  Tragédie  impériale, 
Hélène,  Je  t’ attendrai. 

Fait  assez  paradoxal  : une  nouvelle  salle 
spécialisée  a vu  le  jour  (en  plein  black- 
out  !)  il  y a une  quinzaine.  C’est  le  Ciné- 
phone.  Son  spectacle  d’inauguration  était 
Pièges  avec  Maurice  Chevalier. 

Au  Studio  One,  Accord  final  avec  Geor- 
ges Rigaud  et  Kate  de  Nagy,  vient  de  quitter 
l’affiche  après  une  courte  carrière.  « No 
star  value  »,  disent  les  critiques.  Car  Geor- 
ges Rigaud,  Alerme  et  Kate  de  Nagy  sont 
totalement  inconnus  du  public  anglais.  Les 
journaux  se  sont  pourtant  complus  à souli- 
gner la  qualité  exceptionnelle  de  la  photo- 
graphie. R faut  reconnaître,  hélas  ! que  le 
Carnet  de  Bal  et  Les  Mémoires  d’un  Tri- 
cheur (dont  le  succès  à Londres  fut  excep- 
tionnel), ne  courent  pas  les  rues.  Le  Studio 
One  reprend,  à partir  d’aujourd’hui.  Les 
Rois  du  Sport  avec  Raimu  et  Fernandel. 

Il  est  vraiment  curieux  de  signaler  que 
ces  deux  acteurs  spécifiquement  français 
ont  l’oreille  du  public  anglais.  Fernandel  a 
été  baptisé  « the  horse-faced  comedian  » 
(le  comédien  à la  face  chevaline)...  Hennit 
soit  qui  mal  y pense  ! 

A l’Academy,  Sacha  Guitry  remonte  les 
Champs-Elysées  avec  un  succès  qui  ne  se 
dément  pas. 

Ce  dont  l’Angleterre  a essentiellement  be- 
soin, en  ce  moment,  ce  sont  des  comédies. 
Le  peuple  français  est  plus  que  jamais  le 
peuple  le  plus  spirituel  de  la  terre.  L’expor- 
tation de  l’esprit  n’est  pas  interdite.  Et  il 
n’v  a qu’une  Manche  à traverser  pour  les 
gagner  toutes  ! — Ragmond  Anzanut. 
* 

«QUAI  DES  BRUMES»  CLASSÉ 
LE  MEILLEUR  FILM  A CUBA 
POUR  1939 


©ans  le  concours  annuel  des  dix  mei!- 
leurs  films  étrangers  de  l’année  £939  à 
Cuba,  c’est  la  production  française 
« Quai  des  Brumes  » qui  a mérité  la 
qualification  du  meilleur  film  avec  le 
n 1. 

Ceci  est  d’autant  plus  remarquable 
que  le  marclié  de  Cuba  est  contrôlé  pres- 
que entièrement  par  les  productions 
américaines  et  de  langue  espagnole. 

Ce  film  français  est  distribué  à Cuba 


Alexandre  KORDA  travaillera  aux  Etats-Unis 
et  en  Angleterre  simultanément 

Il  va  produire  des  Films  pour  Warner  Bros  à Hollywood 


Londres.  ■ — Une  nouvelle  sensationnelle 
vient  d’éclater  dans  les  milieux  cinémato- 
graphiques britanniques  : Alexandre  Korda 
va  quitter  l’Angleterre.  Le  producteur  de 
Henry  VIII  s’embarquera  pour  les  Etats- 
Unis  dès  que  le  montage  de  son  dernier 
grand  film  Le  Voleur  de  Bagdad  sera  ter- 
miné. 

M.  Korda  deviendra  producteur  pour  la 
compagnie  américaine  Warner  Bros  et  réali- 
sera personnellement  un  certain  nombre 
de  films,  dont  sa  femme,  Merle  Oberon,  ac- 
tuellement à Hollywood,  sera  la  vedette. 

Cette  nouvelle  décision  de  M.  Korda  sus- 
pend « sine  die  » la  réalisation  annoncée 
du  grand  film  naval  britannique  Chasseurs 
de  Sous-Marins  et  Le  Livre  de  la  Jungle 


qu’il  devait  tourner  à Denham  dans  un  ave- 
nir prochain. 

Zoltan  Korda,  frère  de  Alexandre  Korda, 
quitte  aussi  l’Angleterre  et  vient  de  s’embar- 
quer pour  les  Etats-Unis. 

On  donne  comme  raisons  de  ces  départs 
certaines  difficultés  financières  auxquelles 
se  serait  heurté  récemment  Alexandre  Korda. 

Mais  l’accord  de  M.  Alexandre  Korda 
avec  United  Artists  (Artistes  Associés)  ne 
serait  en  rien  modifié  par  ces  nouveaux 
plans. 

Le  premier  film  que  tournera  Korda  à 
Hollywood  sera  The  Constant  Ngmph  (Tes- 
sa,  la  Nymphe  au  Cœur  fidèle),  d’après  la 
célèbre  pièce  anglaise  qui  fut  tournée  en 
Angleterre  en  muet  et  en  parlant.  Merle 
Oberon  en  sera  la  vedette.  — Pierre  A. 


Georges  Roi I i n interprète  un  Jeune  révolté 
dans  Notre-Dame  de  la  Mouise  (D.U.C.). 


Le  Format  réduit 
dans  le  Cinéma  aux  Armées 


GROS  SUCCÈS  A LONDRES 

POUR 

LES  ÉTOILES 

REGARDENT  EN  BAS 


Londres.  — Parmi  les  films  qui  sont  ac- 
tuellement projetés  dans  les  salles  d’exclu- 
sivité de  Londres,  l’un  de  ceux  qui  rem- 
porte le  plus  de  succès  est  The  Stars  Look 
Down  (Les  Etoiles  regardent  en  bas),  une 
production  britannique,  tirée  du  roman  de 
A.-.I.  Cronin  (l’auteur  de  l’excellent  La  Cita- 
delle). Ce  film,  dont  l’action  dramatique 
assez  triste  se  passe  dans  les  mines  du  Pays 
de  Galles,  a été  remarquablement  réalisé  par 
le  jeune  metteur  en  scène  anglais  Carol 
Reed  avec  l’interprétation  de  Michael  Red- 
grave,  Margaret  Lockwood  et  Emlyn  Wil- 
liams. La  Presse  considère  ce  film,  qui  est 
une  production  indépendante,  comme  l’un 
des  meilleurs  jamais  tournés  en  Angleterre. 


NOUVELLES  DES  U.S.A. 

A partir  de  cette  année,  les  films 
étrangers  seront  éligibles  pour  les 
récompenses  décernées  par  l’Acadé- 
mie des  Arts  et  Sciences  Cinémato- 
graphiques de  Hollywood. 


par  « Exclusives  Ultra  Films  »,  firme  I 
spécialisée  dans  les  productions  de  no- 
tre pays  et  productrice,  en  outre,  de 
films  cubains. 

— f — 

La  Production  Mexicaine  devient  régulière 


S On  annonce  que  43  films  de  long  mé- 
trage seront  tournés  au  Mexique  en  1940. 


« A dater  du  1er  janvier  1940,  dit  ce  dé- 
cret, et  jusqu’au  31  décembre  de  la  même 
année,  les  taux  de  droit  des  pauvres  perçu 
en  vertu  de  la  législation  en  vigueur  sur  les 
spectacles  organisés  dans  la.  ville  de  Paris, 
sont  ainsi  fixés  ; 

Théâtres,  CINEMAS,  music-halls,  cirques, 


Le  fonctionnement  des  cinémas  de  l’Ar- 
mce  à poste  « Rural  » est  excellent.  Un  ar- 
ticle sur  le  format  réduit  a,  d’ailleurs,  donné 
récemment  des  précisions  là-dessus. 

De  plus,  nous  apprenons  que  près  de 
cinq  cents  formations  sont  équipées  en 
17  mm.  5 et  n’ont  aucune  gêne  à s’appro- 
visionner en  films  puisque  Pathé-Cinéma 
leur  fournit  plus  de  quatre  cents  grands 
films  français. 


cabarets  d’auteurs,  spectacles  sportifs  : 8,75 
POUR  CENT. 

Associations  de  concerts  ; 4,5  pour  cent. 
Bals  : 21,75  pour  cent  ». 

Le  taux  du  droit  des  pauvres  est,  d’autre 
part,  fixé  pour  les  cinémas  de  Nice  à 
8 pour  cent. 


PRODUCTEURS  ! 

CONFIEZ  VOS  PREMIERS  TIRAGES 
PHOTOGRAPHIQUES  A 

STAR-PRESSE 

78,  Avenue  des  Champs-Elysées 
PARIS 

TEL.  : BALZAC  54-90  ET  LA  SUITE 

DIRECTION  : TRIVES 


LES  SPECIALISTES  DE  LA  PHOTO  DE  CINEMA 
DEVELOPPEMENT  — RETOUCHE  — TIRAGE 


REFERENCES  : LA  RELEVE  (J.  DUVIVIER) 
— L’HOMME  QUI  CHERCHE  LA  VERITE  — 
L’AS  — L’EMPREINTE  DU  DIEU  — ABRI  40 

PRODUCTEURS  ! 

STAR-PRESSE 

VOUS  FERA  GAGNER  DE  L’ARGENT 


Le  Décret  du  Droit  des  Pauvres  pour  1940  est  paru 


7 


rxxxxxxxxxxxxxxxxxzxxxxi 


CINE 


FR, 


RAPHIE 

SE 


♦♦♦♦ ♦ ♦ ♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦ ♦ ♦ ♦ 


NOUVELLES  REGIONALES 

UN  FILM  SUR  LE  MAROC 

a été  présenté  à l’Exposition  de  New  York 


Le  Joyeux  Bach,  dans  Bach  en  Correctionnelle. 


On  Grand  Gala  au  «Français» 
au  Profit  de  la  Section  Sanitaire 
automobile  Féminine 

4 

Un  grand  gala  de  bienfaisance  vient 
d’avoir  lieu  le  31  janvier  an  Théâtre  Fran- 
çais de  Bordeaux  aimablement  mis  à la  dis- 
position des  organisateurs  par  MM.  Siritzky. 

C’est  au  profit  de  la  Section  Sanitaire 
Automobile  Féminine  qu’eut  lieu  ce  gala  qui 
fut  présidé  par  Mme  Achille  Fould,  vice- 
présidente  du  Comité  Centrai  de  la  Société 
de  Secours  aux  Blessés  Militaires,  entourée 
de  M.  le  général  Chauvin,  commandant  de 
la  18“  Région  et  de  MM.  les  représentants  du 
Préfet  et  du  Maire  de  Bordeaux. 

Mme  la  Duchesse  de  Windsor  est  venue 
rehausser  ce  gala  de  sa  présence. 

La  partie  artistique  de  ce  gala  avait  été 
confiée  à MM.  Harpain  et  Ticliadel,  direc- 
teurs de  Trianon  qui  ne  ménagèrent  pas 
leurs  efforts  en  vue  de  présenter  au  public 
un  spectacle  exceptionnel  et  qui  furent  par- 
faitement secondés  par  notre  ami  M.  de 
Boissière,  directeur  des  Théâtres  Siritzky  à 
Bordeaux. 

Au  programme,  outre  la  musique  du 
181“  B.  1.,  Berval  auquel  succéda  Germaine 
Dermoz  qui  nous  dit  quelques  fables  de  La 
Fontaine;  puis  Guy  Berry,  en  militaire, 
chanta.  Ce  fut  ensuite  le  tour  de  Mady  Pier- 
rozzi  et  de  ses  ballerines  dans  quelques 
danses  classiques  et  modernes;  Samson 
Fainsilher,  enfin  Fréhel  dans  son  répertoire 
et  Adrius  sympathiquement  connu  du  Pu- 
blic parisien...  et  bordelais. 

Christiane  Delyne  présenta  le  spectacle 
avec  beaucoup  de  verve  et  M.  Rambaud  di- 
rigea l’orchestre  avec  maestria. 

En  deuxième  partie,  Mistinguett,  sa  trou- 
pe, ses  décors  et  sa  revue  : Paris  reste  Paris, 
clôtura  brillamment  ce  spectacle 

Ce  gala  unique  dans  les  annales  bordelai- 
ses permit  de  réaliser  près  de  100.000  francs 
de  recettes  et  de  doter  ainsi  la  Section  Fé- 
minine Automobile  d’une  ambulance  aux 
armes  d’Aquitaine.  Gérard  Coumau. 

♦ 

Ouverture  du  Ruxy  à Tripuli 

Une  nouvelle  salle,  le  Roxy  à Tripoli  (Li- 
ban), vient  de  s’ouvrir  : 

C’est  un  petit  joyau  de  600  places,  dont 
l’entrée  formée  par  un  grand  hall  est  ornée 
de  lustres  en  cristal.  Dans  l’ensemble,  c’est 
une  installation  ultra-moderne  qui  satisfait 
les  gens  les  plus  difficiles.  Depuis  l’inaugu- 
ration, elle  fait  souvent  salle  comble,  grâce 
à la  tenue  générale  et  à sa  bonne  program- 
mation ouverte  largement  au  film  français. 

Jean  Habib. 


Malgré  les  événements  de  septembre,  le 
film  sur  le  Maroc,  qu’a  préparé  la  jeune 
firme  marocaine  Cinéophone,  a pu  être 
achevé  et  envoyé  à l’Exposition  de  New 
York. 

Sous  le  titre  Marocco,  the  nearer  East,  le 
film  a montré  aux  nombreux  visiteurs  de 
l’Exposition  les  plus  pittoresques  aspects  de 
notre  Protectorat.  Le  film  commence  par 
une  vue  aérienne  de  Rabat-Salé  : les  touris- 
tes arrivant  au  Maroc  par  l’avion  Dewoitine 
sont  ensuite  transportés  à F"ez.  Le  jour  sui- 
vant, un  chemin  de  fer  électrique  les  con- 
duit à Marrakech.  Puis  Ouarzazat  et  sa  cas- 
bah accueille  les  hôtes  du  Maroc  : ils  assis- 
tent à un  grand  « aouacbe  »,  chœur  ber- 
bère de  deux  cents  exécutants,  réalisé  et 
reproduit  suivant  un  rythme  saisissant. 


A NANCY,  à nouveau, 

fermeture  à 21  heures 


Dans  la  même  semaine,  signalons  deux 
efforts  à retenir  : Louise  au  Pallié  et  Me- 
naces au  Majestic.  Du  bon  travail  sorti  de 
nos  studios. 

Mais  un  gros  reproche  : Certaines  pre- 
mières visions  (françaises)  ne  sont  vraiment 
pas  mises  assez  en  relief...  La  publicité  de- 
meure la  même  pour  une  production  nou- 
velle (à  Nancy)  que  pour  une  vieille  el  mé- 
diocre bande  ! 

L’heure  de  la  fermeture  des  salles  a été 
reportée  à 21  heures  au  lieu  de  22  heures. 
Les  caprices  de  notre  défense  passive  fe- 
raient rire  si  le  moment  s’y  prêtait.  En 
tout  cas,  l’exploitation  nancéienne  a bien 
du  mal  à s’acclimater  aux  circonstances 
présentes.  — M.  J.  Relier. 


A TOULOUSE,  « Aux  Variétés  » 

(Circuit  Siritzky) 


Toulouse.  — - Sous  l’impulsion  de  MM.  Si- 
ritzky, actuels  propriétaires  des  « Variétés  » 
et  de  son  actif  directeur  M.  Rapopport,  cette 
salle  a fait  depuis  sa  réouverture,  des  ef- 
forts dignes  de  tous  éloges. 

C’est  ainsi,  qu’après  une  brillante  semaine 
d’ouverture,  avec  : Ils  étaient  Neuf  Céliba- 
taires, qui  a réalisé  en  deux  semaines  des 
recettes  importantes,  « Les  Variétés  » con- 
nurent un  beau  succès  et  un  rendement 
financier  intéressant  avec  les  productions 
suivantes  : 

Anges  aux  Figures  sales,  Nord-Atlantique, 
Le  Brigand  bien-aimé,  Menaces. 

Après  Circonstances  atténuantes,  qui 
vient  de  commencer  une  brillante  carrière, 
nous  aurons  la  primeur  des  exclusivités  : 
De  Lénine  à Hitler,  L’Homme  du  Niger.  Une 
formidable  tournée  de  music-hall  avec  : 
Bina  Ketty  et  sa  Troupe.  La  Charrette  fan- 
tôme, Seuls  tes  Anges  ont  des  Ailes,  Vous 
ne  l’emporterez  pas  avec  vous. 

Dans  un  prochain  article,  nous  signale- 
rons la  brillante  activité  du  « Trianon-Pa- 
lace  » (Pouget,  directement-propriétaire)  et 
du  « Plaza  » (M.-G.-M.).  — - Roger  Bruguière. 


n’a  que  120  métros  et  sa  projection  dure 
onze  minutes  à peine.  Il  a été  conçu  de  ma- 
nière à ne  pas  fatiguer  le  public  spécial 
d’une  Exposition.  Le  résultat  visé  a été  ob- 
tenu puisque  Cinéophone  a reçu  une  lettre 
des  plus  flatteuses  de  la  direction  du  Pavil- 
lon français  et  de  ia  Fiance  d’Lutre-Mer  à 
l’Exposition  de  New  York, 

Ajoutons  que  ce  film  a été  réalisé  pour  le 
compte  de  la  Direction  Générale  des  Af- 
faires Economiques  du  Maroc  (Service  des 
Foires  et  Expositions).  Mme  la  Générale  No- 
guès,  qui  s’était  intéressée  aux  premiers 
travaux  de  « Cinéophone  »,  doit  être  res- 
pectueusement félicitée  pour  avoir  aidé  à 
exploiter  les  possibilités  et  les  resssources 
qu’offre  au  point  de  vue  cinégraphique 
notre  beau  Maroc.  — Ch.  Penz. 


i les  Recettes  du  Trianon  de  Toulouse 


Les  recettes  oui  élé  notamment,  pour  Les 
Hauts  de  Hnrlevent,  de  86.000  francs  la 
première  semaine  et  de  60.000  francs  la 
deuxième  semaine. 

La  Brigade  saunage  a fait,  du  7 au  13  dé- 
cembre, plus  de  75.000  francs,  Terreur  a 
l’Ouest,  film  de  James  Gagney,  a atteint 

104.000  francs  la  première  semaine  et 

56.000  francs  la  deuxième  semaine. 

♦ 

Deux  Nouvelles  Salles  dans  le  Midi 


Tandis  que  M,  Àlaus  prépare  l’ouverture 
île  sa  nouvelle  salle  de  Bergerac  (il  en  pos- 
sède déjà  deux),  à Marseille  les  adminis- 
trateurs de  « Cinévog  » ouvrent  Pliocéac, 
cinéma  d’actualités  situé  en  pleine  Cane- 
bière,  et  dont  le  luxueux  aménagement  doit 
satisfaire  les  plus  difficiles.  La  formule  de 
Phocéac  est  un  sjjeclacle  de  00  minutes 
avec  actualités,  dessins  animés  et  documen- 
taires. 

On  ne  peut  que  s’applaudir  de  l’opti- 
misme et  de  ia  vitalité  de  l’exploitation  mé- 
ridionale. 


CINÉ  SÉLECTION 

22,  Rue  d’Artois,  PARIS  - Élysées  67-67  1 

Agences  à Marseille  et  Lille 

2 Grands  Films  d’Actualité 

PASSEURS  D'HOMMES 

(Épisode  d’espionnage  en  1914) 

SIX  heureVa  TERRE  I 

(Comment  la  Marine  Anglaise  sert  son  Pays)  | 

Films  de  REPRISE: 

LES  DEUX  GAMINES,  PARIS 
LA  MONTAGNE  LUMINEUSE  OU  CZESTOCMQWA  H 
LES  DERNIERS  AVENTURIERS,  etc ... 


Le  film,  maigre  la  densite  de  son  contenu, 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


am 


FR 


RAPHIE  C 

SE 


♦♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦♦♦ 


DANS  LA  PRODUCTION  FRANÇAISE 


ON  TOURNE  5 FILMS 


C.  M.  C.-NICE 


On  Cycle  de  Présentations 
Conférences 


LE  FILM  COMMENCE 
CELLE  SEMAINE 


6.  U SM  SOIR  D’ALERTE 


Auteurs  : Michel  Dur  an  et  J. 
de  Baroncelli. 

Dialogues  : Michel  Duran. 

Réalisateur  : Jacques  de  Ba- 
roncelli. 

Chef-opér.  : Jean  Bachelet. 

Opérateurs  : Portier,  Jan-  , 
nier,  Bassinger. 

Décors  : Duquesne. 

Régie  générale  : Sabas. 

Musique  : Wal-Berg. 

Ing.  du  son  : Gérardot. 

Photogr.  : Loulou  Marx. 

Studios  : François-D\ 

Enregistrement  : W.  E. 

Script-girl  : Charlotte  Pec- 
queux. 

Maquilleuse  : Paule  Dean. 

Monteurs  : M.  Guilbert,  MM. 
Bonnin  et  Habib. 

Interprètes  : Lucien  Ba- 
roux,  Joséphine  Baker,  Mi- 
cheline Presles,  Marguerite 
Pierry,  Saturnin-Fabre,  Ga- 
brielle  Dorziat,  Aiuxos, 
Jean  Lissier,  Denniau  et 
Georges  Marchai. 

Dir.  de  prod.  : S.  Schiffrin. 

Prod.  : Flag. 

Epoque  : Les  trois  premiers 
mois  de  la  guerre. 

Cadres  : Deux  immeubles 
parisiens  bourgeois,  une 
cave-abri.  Un  théâtre. 

Sujet  : Une  propriétaire 
d’immeuble  en  veut  à un 
propriétaire  d ’ immeuble 
voisin  et  depuis  des  an- 
nées leur  haine  se  fortifie. 
Hennis  avec  leurs  enfants 
respectifs,  un  jeune  homme 
et  une  jeune  fille,  dans  une 
cave-abri  durant  plusieurs 
alertes,  ils  comprendront 
que  les  petits  différends 
sont  mesquins  devant  la 
grandeur  de  l’époque. 

Commencé  le  6 février  1940. 


Madeleine  Soria  dans  Vive  la  Nation 
(Gray  Film-Atlantic  Film) 


NEUILLY 

Monsieur  Hector. 

(Titre  provisoire). 

Réal,  : M.  Cummage. 

Ved.  : Fernandel,  Suzanne 
Dehelly,  Denise  Grey,  Mussine, 
Gaby  Wagner,  Georges  Grey, 
Temerson. 

Prod.  : Stella. 

Tournage  : 3“  semaine. 

PAGNOL-MARSEILLE 
Trois  Argentins  à Montmar- 
tre. 

Ved.  : G.  Rigaud,  Médina,  Pa- 
loma  de  Sendoval. 

Tournage  ; 3e  semaine, 

FRANÇOIS-I  r 

Un  Soir  d’Alerte. 

Réal.  : J.  de  Baroncelli. 

(Voir  fiche  technique). 

Prod.  : Flag  Film. 

Tournage  : lre  semaine. 


Ceux  du  Ciel. 

Réal.  : Yvan  Noé. 
Prod.  : Fana  Film. 

Miquette  et  sa  Mère. 

Réal.  : Jean  Boyer. 
Prod.  : U.F.P.C. 

Paris-New  York. 

Réal.  : G.  Lacombe. 
Prod.  : Régina. 


Untel  Père  et  Fils. 

Réal.  : J.  Duvivier. 

Ved.  : Michèle  Morgan,  Rai- 
mu,  Louis  Jouvet,  Colette  Dar- 
feuil,  R.  Le  Vigan,  Renée  Deyil- 
lers,  Lucien  Nat,  Suzy  Prim. 
Ajoutons  le  nom  de  Ginette  Mad- 
die  qui  fait  dans  ce  film  sa  ren- 
trée au  cinéma. 

Prod.  : Transcontinental. 

Tournage  : 58  semaine. 

BUTTES-CHAUMONT 
L’Empreinte  du  Dieu. 

Réal.  : Léonide  Moguy. 

Ved.  : P.  Blanchar,  Annie  Du- 
caux, J.  Dumesnil,  Blanchette 
Brunoy,  P.  Larquey,  Ginette  Le- 


Les  Surprises  de  la  Radio. 

Distr.  : D.  P.  F. 

De  Mayerling  à Sarajevo. 

Réal.  : M.  Ophùls. 

Prod.  : B.  U.  P.  Française. 

1 Le  Sergent  fantôme.  — 

Sous  ce  titre,  Pierre  Colombier 
travaille  actuellement  au  décou- 
page d’un  scénario  qu’il  compte 
mettre  en  scène  prochainement. 


au  Musée  de  l’Homme 


Au  cinéma  du  Musée  de 
l’Homme,  le  « Circuit  Cinéma- 
tographique des  Arts  et  des 
Sciences  »,  dirigé  par  Geor- 
ges Frastju  et  Dominique 
Biankawïstz  (qui  organisent 
déjà  le  « Cercle  du  Cinéma  » 
avec  Henri  LangEois)  donne,  à 
partir  d’aujourd’hui,  samedi 
1©  février,  à 1S  heures  et  ce 
tous  les  samedis  après-midi, 
des  présentations  de  films  ou 
de  fragments  de  films,  précé- 
dés de  causeries  et  de  con- 
férences faites  par  des  per- 
sonnalités. 

La  première  présentation- 
conférence  est  de  M.  F.  Jo- 
8îot-Cifrïe,  Professeur  au  Col- 
lège de  France,  avec  protec- 
tion de  fragments  de  L’Or 
de  Bturt  üernhardt,  Une  Fem- 
me sur  la  Lune,  de  Fritz  Lang, 
et  La  Vie  future  d’Alexandre 
Korda  et  H. -G.  Wells. 

Les  autres  samedis,  on 
pourra  voir  400  Millions 
d’Hommes,  le  film  sur  la  Chine 
de  Josis  ivens,  commenté  par 
Titayna,  puis  Henri  Durville, 
le  24  février,  commentera  des 
films  fantastiques,  Se  Profes- 
seur Weill-Hallé,  Se  samedi  2 
mars,  dans  une  séance  consa- 
crée aux  films  médicaux, 
enfin,  Agnès  Gaprâ  et  Georges 
Aurie,  qui  présenteront  « La 
Chanson  de  Films  » avec  pas- 
sages de  « L’Ange  bleu  », 

« L’ûpéra  de  Quatre  Sous  », 

« A nous  la  Liberté  »,  etc... 

Pour  tous  renseignements, 
on  peut  s’adresser  3,  rue  de 
Montpensier.  Téléphone  : Ri- 
chelieu:: 3€-52. 

♦ 

Une  Réunion  de  « Cinémaleux  » 
aux  Armées 

Le  hasard  fait  quelquefois 
bien  les  choses.  C’est  ainsi  que,  j 
pendant  plusieurs  jours,  se  sont 
trouvés  réunis,  à la  meme  table 
d’un  mess,  aux  Armées,  quelque 
part  en  France,  plusieurs  mem- 
bres de  notre  Corporation. 

Marcel  Teisseire,  directeur  de 
publicité  de  20th  Century  Fox, 
présidait  une  table  autour  de  la- 
quelle s’étaient  groupés  EL  Plé- 
ven  (de  R.  K.  0.  Radio),  Théo- 
phile Pathé  (des  Artistes  Asso- 
ciés), Jeannerat,  qui  fut  long- 
temps chargé  de  la  publicité  des 
salles  Gaumont,  et  notre  colla- 
borateur Pierre  Autré. 

Tous  font  désormais  partie, 
en  tant  qu’agents  de  liaison,  de 
la  mission  militaire  française 
auprès  de  l’armée  britannique. 


■ M.  R.  Darosberg,  depuis 
1911  dans  le  métier,  après  avoir 
exploité  à Bruxelles,  vient  de 
prendre  en  gérance  la  direction 
du  cinéma  Idéal  à Dreux. 

Nous  lui  souhaitons  pleine 
réussite. 


Un  Film  gai  sur  la  Radio  française: 

“LES  SURPRISES  DE  LA  RADIO” 


Gn  vient  de  tourner  aux 
studios  Eclair  d’Epinay, 
un  grand  film  fantaisiste  eî 
luxueux  sur  ia  Radio  fran- 
çaise. Son  titre  : « Les 

Surprises  de  la  Radio  ». 

Maurice  Diamant-Berger 
et  Jean  Nohain,  les  célè- 
bres auteurs  radiophoni- 
ques en  ont  écrit  le  scéna- 
rio, et  ont  demandé  la  col- 
laboration de  Raymond 
Soup’ex  et  de  Pierre  Dac, 
les  spirituels  spécialistes 
du  rire. 

Une  imposante  distribu- 
tion réunit  tous  les  noms 
Ses  plus  célèbres  de  l’é- 
cran, du  théâtre,  du  caba- 
ret et  de  la  radio  : Margue- 
rite Moreno,  Claude  Dau- 
phin, Coco  Aslan,  Pierre 
Dac,  Jaboune-Jean  Mohair», 


Georges  Briquet,  René  Na- 
varre, Mady  Berry,  O'Bra- 
dy,  Balder,  Géo  Pomel, 
Fernand  Rauzena,  Maurice 
Pierrat,  Jane  Sourza,  Ray- 
mond Souplex,  René  Do- 
rin,  Jean  Marsac,  Jean 
Rieux,  Géo  Charley,  Robert 
Burnier,  Blanche  Monte!, 
Rosine  Deréan,  Jacqueline 
Dumonceaux,  Armand  Ber- 
nard. Elle  contribuera  enfin 
à faire  de  « Les  Surprises 
de  la  Radio,  le  premier 
grand  film  réalisé  sur  la 
Radio,  à la  manière  des  co- 
médies américaines  humo- 
ristiques. Elle  permettra, 
enfin,  au  grand  public,  de 
voir  sur  l’écran  les  vedet- 
tes qu’il  connaît  si  bien 
« à l’écoute  ». 

René  Drouin 


clerc. 

Prod.  : Zama. 

Tournage  : 3e  semaine. 


ON  MONTE  5 FILMS 


NON  PAS  UN  SIMPLE 

DOCUMENTAIRE 


SORTIE  FIN  FÉVRIER 

"APRÈS  MEIN 


MAIS 

UNE  VRAIE 

PRODUCTION 

f ijaWiT  ; 


VIVANTE  ! 

DRAMATIQUE! 
BOULEVERSANTE  ! 

AVEC: 

LINE  NORO  - ROGER  KARL 
LABRY  - MIHALESCO 
SIMONE  BOURDET 

ET 

20  AUTRES  ARTISTES 

AIMÉS  DE  VOTRE  PUBLIC 


LE  VÉRITABLE  PREMIER 
GRAND  FILM  TOURNÉ  DEPUIS 
LA  GUERRE 

KAMPF... 


...MES  CRIMES! 

par  Adolf  HITLER  " 


Téléphone  : Elysées  60-00 
Télégr  : FILMCRISTA 


LES  FILMS  CRISTAL 


63,  CHAMPS-ELYSEES, 
PARIS 


10 


CIINEf"^ffil§p,,IE  nnixmimmiTTTTTr 


ANALYSE  ET  CRITIQUE  DES  FILMS 


Baüemenî  de  Cœur 

Comédie  sentimentale 


Origine  : Française. 

Auteurs  : Willeme  et  Colpet. 
Diaiog.ues  : Michel  Durait. 
Décorateurs  : Février  et  Bar- 

sac  q). 

Opérateurs  : Robert  Le  Fèbvre, 
Germain  et  Bellet. 

Musique  : Paul  Misraki. 
Administration  : Gerder. 
Interprétation  s Danielle  Dar- 
rieux,  Claude  Dauphin,  André 
Lugiict,  Junie  Aslor,  Charles 
Dechamps,  Carette,  Jean  Tis- 
sier,  Saturnin-Fabre,  J.  Hebey. 
Studios  : Billancourt. 
Enregistrement  : W.  E. 
Ingénieur  du  spn  : Sivel. 

Mont.  : Le  Héiiaff  et  Lefranc. 
Dir.  de  Prod.  s Pierre  Schwab. 
Prod.  : Grégor  Rabinovitsch. 
Edition  : Ciné-Alliance. 

Distr.  : Films  Victoria. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Est-ce  une  comédie  de  fantai- 
sie ? Non,  c’est  plutôt  un 
conte  de  fées  joué  par  des 
acteurs  pleins  de  charme  et 
si  légers  qu’on  les  croit  déga- 
gés de  la  pesanteur. 

Le  scénario-prétexte  est 
mince,  mince.  Mais  son  déve- 
loppement est  riche  en  grâce, 
gaieté,  gentillesse. 

Et  le  tout  fait  un  spectacle 
ravissant  et,  je  le  répète, 
quasi  féerique.  C’est  un  film 
pour  l’époque  présente;  il  est 
tonifiant. 

SCENARIO.  — il/.  Aristide, 
pickpocket  habile,  dirige  une 
école  de  jeunes  voleurs.  Arlette, 
échappée  d'une  maison  de  re- 
dressement, reste  chez  lui  de 
peur  d’être  reprise.  Un  copain 
de  misère  lui  donne  le  conseil 
de  faire  un  mariage  blanc;  ain- 
si Arlette  ne  risque  plus  d’être 
enfermée  jusqu’à  sa  majorité. 
Pour  pouvoir  acheter  ce  mari 
complaisant,  Arlette  décide  de 
voler.  Le  vol  d’une  épingle  de 
cravate  la  conduira  dans  les 
salons  d’un  ambassadeur  où  ce- 
lui-ci, l’ayant  fait  habiller  et  pa- 
rer, la  présente  comme  une 
jeune  fille  du  monde  et  la  force 
à voler  la  montre  d’un  attaché 
d’ambassade  : Pierre  de  Rouge- 
mont. Dès  lors,  les  événements 
s’ enchevêtreront  tant  et  si  bien 
que  Arlette  sera  amoureuse  de 
Pierre,  et  Pierre  d’Arlette  et  que 
tout  finira,  meus  oui,  par  le  ma- 
riage des  deux  jeunes  gens,  une 
fois  que  le  Baron  Dvorak,  se- 
crétaire de  V Ambassadeur,  aura 
adopté  Arlette. 

TECHNIQUE.  — Une  suite 
de  gracieuses  scènes,  parfois 
d’un  aspect  hallucinant  comme 
la  leçon  de  vol  à la  tire  chez 
Aristide,  parfois  d’une  souple 
élégance,  comme  le  retour  d’Ar- 
lette, la  nuit,  avec  le  jeune  di- 
plomate. Le  bal  à l’Ambassade, 
le  réveil,  le  mariage  raté  sont 
des  moments  de  charme;  le  luxe 
baigne  ce  film  très  divers  et  tou- 
jours léger  et  fin.  Dialogue  pres- 


Brazza 

ou  l’Epopée  du  Congo 

Drame  d’épopée 

Origine  : Française. 

Auteur  : Léon  Poirier. 

Réalisation  : Léon  Poirier. 

Opérât.  : Million  et  Goudard. 

Assistants  : Tuilier  et  Grassi. 

interprétation  : Robert  Darène, 
Pierre  Vernet,  Jean  Daurand, 
René  Fleur,  Jean  Worms,  Jean 
Galland,  Thomy  Bourdelle, 
André  Nox,  Pierre  Nay,  René 
Navarre,  Cahuzac,  Odette  Ba- 
rencey. 

Studios  : Eclair  d’Epinay. 

Enregistrement  : Caméréclair. 

Montag(e  : Grassi. 

Edition  : D.P.F. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
L’histoire  de  la  grandeur  fran- 
çaise a bien  des  attraits.  Il 
est  bon  que  des  hommes 
comme  Léon  Poirier  s’atta- 
chent à les  démontrer.  Après 
la  vie  de  Charles  de  Foucauld, 
l’auteur  de  L’Âppel  du  Silence 
nous  donne  l’épopée  de  Pierre 
Savorgnan  de  Brazza,  italien, 
qui,  en  se  donnant  à la  Fran. 
ce,  voulut  lui  donner  un  em- 
pire. C’est  l’épopée  de  Brazza 
au  Gabon  et  au  Congo  que  re- 
late ce  film  noble,  simple  et 
vrai. 

SCENARIO.  — Savorgnan  de 
Brazza,  officier  de  marine  fran- 
çais, d’origine  italienne,  par- 
vient à se  faire  confier  une  pe- 
tite mission  d’exploration  de 
l'Ogoué;  il  emmène  avec  lui 
deux  hommes  : un  matelot  et 
un  médecin.  Cette  mission,  en 
butte  à tous  les  obstacles  de  la 
nature,  et  peu  encouragée,  par- 
vient pourtant  à reconnaitre  un 
immense  empire  et  Brazza  réus- 
sit à vaincre  Stanley  de  vitesse 
et  à faire  donner  à la  France 
tous  les  territoires  bordant  la 
rive  gauche  du  fleuve  Congo  par 
le  roi  des  Batéké.  A peine  fêté, 
Brazza,  qui  ne  demande  qu’une 
véritable  expédition,  revient  au 
Congo  où  il  poursuivra  sa  con- 
quête pacifique.  Le  film  se  ter- 
mine sur  l’évocation  de  la  fin  de 
Brazza  par  son  ancien  secré- 
taire M.  de  Chavannes. 

TECHNIQUE.  — M.  Poirier 
a vécu  de  longs  mois  dans  le 


le  et  remarquable  photographie 
de  Robert  Le  Fèbvre. 

INTERPRETATION.  — Les 
acteurs  ont  compris  le  style  de 
cette  comédie-farce  et  l’ont  joué 
en  petites  touches  délicates, 
comme  on  danse  un  ballet. 
Claude  Dauphin  est  un  jeune 
homme  distingué  qu’une  aven- 
ture inattendue  transforme  en 
prince  charmant;  Danielle  Dar- 
rieux  a la  malice,  les  frayeurs  et 
la  grâce  de  son  héroïne;  Jean 
Lissier,  Carette,  Saturnin-Fabre 
sont  délicieux  et  pleins  de  ta- 
lent. Junie  Astor  est  belle,  An- 
dré Luguet  sûr  de  lui  avec  élé- 
gance, Charles  Deschamps  bien 
à sa  place.  — x.  — 


haut  et  moyen  Congo,  aux  lieux 
mêmes  où  passa  Brazza  avec  ses 
deux  compagnons.  Son  film  a un 
caractère  d’authenticité  q u i 
émeut  profondément.  L’ensem- 
ble du  film  est  d’une  belle  qua- 
lité artistique  et  très  bien  photo- 
graphié malgré  les  difficultés 
techniques  et  la  chaleur.  Les 
peuplades  noires  sont  nombreu- 
ses et  vivantes  sur  l’écran;  la 
terre  d’Afrique  s’intégre  à cette 
aventure  ressuscitée,  où  la  pré- 
sence des  acteurs  apporte  dans 
ces  extérieurs  africains  plus  de 
force  et  de  vérité. 

INTERPRETATION.  — Avec 
une  flamme  discrète  et  simple, 
Robert  Darène  a campé  Savor- 
gnan de  Brazza.  La  jovialité  de 
Jean  Daurand  est  la  gaieté  du 
film,  tout  comme  on  apprécie 
les  silhouettes  historiques  aper- 
çues au  cours  des  séjours  de 
Brazza  à Paris  et  à Bruxelles  : 
l’impressionnant  Cleme  nceau 
(René  Fleur),  le  subtil  Amiral 
de  Montaignac  (Jean  Worms), 
Jean  Galland  en  Léopold  II, 
Thomy  Bourdelle,  solide  Stan- 
ley, René  Navarre  (Jules  Ferry). 


Les  Justiciers 

du  Far  West 

(The  Lone  Rangers) 

Film  en  quatre  épisodes 
Doublé 


Origine  : Américaine. 

Adapt.  franç.:  L.  de  Carbonnat. 
Dialog.  : Jacqueline  d’Arcole. 
Interprétation  : Lane  Chalut- 
ier, William  Farnum,  Tonto, 
Lynn  Roberts. 

Enregistr.  : Mélodium,  Neuilly. 

Edition  : R.  A.  C. 


Avec  ce  film  en  épisodes,  ce 
« sérial  » comme  on  appelait  ce 
genre  de  films  à suite,  au  temps 
des  grands  « Western  » muets, 
R.  A.  C.  est  sûr  de  redonner  à 
un  large  public  le  goût  des  aven- 
tures et  des  chevauchées  hé- 
roïques. 

Les  Justiciers  de  la  Sierra  est 
divisé  en  quatre  épisodes.  Le 
premier  expose  l’histoire.  Il 
montre  l’imposture  d’un  chef  de 
bandits  devenu  par  un  crime 
l’agent  financier  : Marcus  Jef- 
fries.  Son  titre  : L’Imposteur. 
Ses  soldats,  bandits  fieffés,  as- 
sassinent une  troupe  d’agents 
fédérés  venus  leur  demander 
des  comptes  sur  la  façon  illé- 
gale dont  ils  lèvent  les  taxes  au 
Texas.  Un  seul  Fédéré  échappe 
à la  tuerie.  Il  mènera  désormais 
une  lutte  acharnée  avec  quatre 
jeunes  gens,  fils  de  fermiers  du 
Texas,  contre  le  faux  Jeffries  et 
ses  hommes. 

Deuxième  épisode  ; Trahison. 
Ne  pouvant  atteindre  le  dernier 
Fédéré  et  ses  amis,  Jeffries  dé- 
cide de  le  perdre  dans  l’esprit 
des  Indiens  qui  l’estiment,  et 
dépose  au  pied  de  deux  jeunes 
Indiens  des  balles  d’argent  pa- 
reilles à celles  employées  par  le 
dernier  Fédéré.  Celui-ci  déjoue 


|.  jjjy  j .SF  k ' 

W**.' 

i . 

"y  a * 

X ' «**  ' 

I 

I I 

1 1 

1 i 

L’ardent  Savorgnan  de  Brazza 

(Robert  Darène) 

Brazza  ou  l’Épopée  du  Congo 

film  de  Léon  Poirier  (D.P.F.). 

la  trahison,  sauve  Mlle  Jane 
Blanchard,  fille  d’un  agent  de 
Washington  d’une  mort  horrible 
et  fait  échec  à Jeffries. 

Troisième  épisode  : Le  Tré- 
sor maudit  relate  les  tentatives 
finalement  couronnées  de  succès 
du  dernier  Fédéré  et  de  ses 
amis  pour  restituer  l’argent  des 
taxes  que  Jeffries  avait  volé  et 
que  les  Justiciers  rendent  au 
Gouverneur  de  Fort  Bentley. 

Quatrième  épisode  ; Justice 
est  la  conclusion  attendue  et 
palpitante  de  ce  « sérial  » mou- 
vementé. Successivement,  trois 
puis  quatre  des  justiciers  ont 
été  lâchement  abattus  par  la 
bande  à Jeffries.  Celui-ci  est  dé- 
masqué par  le  dernier  Fédéré 
qui  le  tue  dans  un  combat  sin- 
gulier. La  paix  est  rendue  au 
Texas.  Et  Jane  Blanchard  voit 
partir  avec  mélancolie  le  beau 
Justicier  qui  s’en  va  vers  d’au- 
tres états  américains  à la  re- 
cherche d’injustices  à com- 
battre. 

La  réalisation  des  Justiciers 
du  Far  West  est  habile  dans  son 
ingénuité  même.  Sur  le  scénario 
qui  comporte  toutes  les  ficelles 
dramatiques  habituelles  au  gen- 
re, le  metteur  en  scène  et  d’a- 
droits opérateurs  ont  filmé  d’im- 
pressionnantes chevauchées,  des 
vues  de  diligence  attelée  de  six 
chevaux,  filant  à un  train  d’en- 
fer, des  bousculades,  des  com- 
bats de  boxe  et  des  batailles  au 
pistolet.  Le  film  est  plein  de 
mouvement,  de  magnifiques 
paysages  du  Far  West  et  jamais 
ne  laisse  le  spectateur  en  repos. 
Le  doublage  est  sobre  et  Rossi- 
ni,  à qui  l’on  a emprunté  l’ou- 
verture de  « Guillaume  Tell  », 
scande  inlassablement  les  dyna- 
miques images  de  ce  film  sain 
et  réconfortant.  - — x — 


n 


CINÊIyÈÏEËRi 

fr0^bSis 


RAPHIE 

SE 


♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ ♦ ♦♦ 


ANALYSE  ET 
CRITIQUE  DES  EILHS 

Sérénade 

Comédie  musicale  romantique. 

Origine  : Française. 

Réalisation  : Jean  Boyer. 

Auteurs  : Ernest  Neuville,  Mu- 
ret, J.  Companeez. 

Dialogues  : Pierre  Wolff, 

Décorateurs  : Wakhévitch  et 
Colasson. 

Opérateurs  : Boris  Kaufmann 
Claude  Renoir,  Pecqueux. 

Musique  : Franz  Schubert. 
Adaptation  de  Paul  Abraham. 

Coll,  technique  : Chamborant. 

Interprétation  : Lilian  Harvey, 
Bernard  Lancret,  Robert-Ar- 
noux,  Louis  Jouvet,  Made- 
leine Suffel,  Rignault,  Roger 
Bourdin,  Félix  Oudart,  Au- 
guste Bovério,  Pierre  Magnier, 
Marcel  'Vallée,  Bever,  Lupo- 
vici. 

Studios:  Francœur  et  Joinville. 

Enregistrement  : R.  C.  A. 

Ing.  du  son  : Teisseire. 

Production  : F.  T. 

Edition  : Astra-Paris-Film. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Voici  certainement  le  plus 
joli  film  musical  réalisé  en 
France  de  longtemps.  Il  ra- 
conte quelques  moments  de 
la  vie  de  Schubert.  Il  est  ten- 
dre, mélancolique,  spirituel 
et  somptueux.  Sérénade  con- 
tient en  plus  un  souffle  pur, 
et  beaucoup  de  grâce  et  de 
noblesse. 

SCENARIO.  — Franz  Schu- 
bert se  désole  de  ne  pouvoir 
subsister  par  sa  musique.  De 
plus,  il  a trop  d’admiration  pour 
Beethoven,  dont  le  génie  l’obnu 
bile.  Franz  rencontre  une  jeune 
danseuse  anglaise,  Margaret, 
qu’il  aime  et  à qui  il  dédie  sa 
célèbre  Sérénade.  Protégée  par 
le  Baron  Hartmann,  chef  de  la 
police  d’Etat  Margaret  le  guitte 
pour  vivre  avec  Schubert.  Schu- 
bert fait  monter  son  ballet  de 
Rosamunde,  mais  Margaret  est 
sifflée  par  la  bourgeoisie  de 
Vienne.  Lu  danseuse  quittera 
Vienne  pour  toujours  laissant 
Schubert  seul. 

TECHNIQUE.  — La  mise  en 
scène  de  Jean  Boyer  est  toute 
délicatesse  et  nuances.  Photo- 
graphie des  images,  mise  en 
place  et  décors  très  riches  sont 
de  premier  ordre.  Une  belle 
scène,  quoique  fausse  histori- 
quement, a beaucoup  de  pathé- 
tique : la  rencontre  de  Beetho- 
ven et  de  Schubert.  Un  magni- 
fique enregistrement  sonore  per- 
met de  faire  de  ce  film  un  véri- 
table festival  schubertien.  Bravo. 

INTERPRETATION.  — Li- 
ban Harvey  minaude  et  sourit, 
gracieusement,  comme  un  oi- 
seau blessé.  Elle  est  charmante. 
Bernard  Lancret,  plus  séduisant 
que  ne  le  fut  jamais  Schubert,  a 


Chaiifons  quand  même 

Comédie  musicale 


Origine  : Française. 

Réalisation  : Pierre  Caron. 

Dialogues  : Jean  Nohain  et 
Pierre  Caron. 

Décorateur  : Jean  Douarinou. 

Opérateurs  : Willy  et  Montazel. 

Musique  : Raoul  Moretti. 

Dir.  de  prod.  : Pierre  Darius. 

Interprétation  : Annie  Vernay, 
Paul  Cambo,  Marie  Bizet, 
Raymond  Cordy,  Noël  Roque- 
vert,  Jack  Wilson,  Guy  Berry, 
Frouhins,  Claude  Roy. 

Studios  : Billancourt. 

Enregistrement  : W.  E. 

Ingénieur  du  son  : Béjin. 

Montage  : Mad.  Caplain. 

Prod.  : Alphonse  Bourlet. 

Edition  : Films  France-Anglet. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Une  gentille  fantaisie  arrangée 
en  comédie  musicale,  avec  la 
juxtaposition  habile  de  docu- 
ments de  guerre,  récents,  et 
de  rappels  de  la  France  en 
paix  et  au  travail.  C’est  un 
film  de  première  partie.  Sa 
gentillesse  et  surtout  sa  gaie- 
té en  font  une  production 
gaie,  destinée  à distraire. 

SCENARIO.  — • Au  passage 
d’une  section  dans  un  village 
de  l'Est,  le  sergent  Paul  retrouve 
la  gentille  aubergiste  : Rosette, 
qui  a fait  battre  son  cœur  aux 
récentes  vacances.  Ils  renouent 
les  souvenirs  de  leur  idylle,  et 
quand  ils  repartiront  tous  vers 
les  premières  lignes,  Rosette  et 
tout  le  village  chanteront  les 
refrains  joyeux  et  optimistes  : 
Chantons  quand  même 

TECHNIQUE.  — Il  y a de 
nombreux  documents  adroite- 
ment choisis  et  insérés  avec  ha- 
bileté dans  le  cadre  de  cet 
« entr’acte  » sentimental  de 
l’auberge,  du  jardin;  l’arrivée 
des  Tommies,  les  chœurs  des 
soldats  franco-britanniques,  ont 
de  l’entrain  et  de  la  gaieté.  Une 
excellente  chanson  de  route  et 
une  réussite  : Bonjour,  Tom- 
mies, chanson  remarquable. 

INTERPRETATION.  — Paul 
Cambo  est  beau  garçon,  mais  il 
parle  mieux  qu’il  ne  chante. 
Annie  Vernay  est  toujours  la 
belle  fille,  toute  de  jeunesse,  et 
Cordy  est  gai,  ainsi  que  Frou- 
hins, Guy  Berry,  qui  chante 
agréablement,  et  le  chanteur 
Jack  Wilson.  Marie  Bizet  a du 
piquant.  Une  originale  silhouet- 
te de  Noël  Roquevert  en  vieux 
villageois.  — • x.  — 


de  la  passion  et  de  la  flamme. 
Louis  Jouvet  est  un  impeccable 
chef  de  la  police  tourmenté  par 
son  amour.  Excellente  appari- 
tion de  Beethoven  sous  le  mas- 
que de  Bovério.  Roger  Bourdin 
chante  avec  talent,  Félix  Ou- 
dart, Marcel  Vallée,  Rignault, 
Mad.  Suffel  et  le  spirituel  Pierre 
Magnier  marquent  de  courts  rô- 
les expressifs.  La  figuration  est 
importante  et  bien  conduite. 

- — x.  — 


Les  Quatre  Plumes 

Blanches 

(The  Four  Feathers) 

Drame  d’aventures 
version  originale 
et  version  doublée 
en  couleurs 


Origine  : Britannique. 
Réalisation  : Zoltan  Korda. 
Auteur  : A.-W.  Mason. 
Adaptation  : Wimperies. 
Décorateur  : Vincent  Korda. 
Opérateur  : Georges  Pèrinal. 
Interprétation  : John  Cléments, 
Aubrey  - Smith,  Ralph  Ri- 
chardson, June  Duprez. 
Studios  : Ealing. 

Prod.  : Alexandre  Korda-Lon- 
don  Film. 

Edition  : Artistes  Associés. 


Le  succès  fait  jadis  au  film 
noir  et  blanc,  Les  Quatre 
Plumes  Blanches,  fait  com- 
prendre qu’on  l’ait  retourné, 
cette  fois,  en  couleurs  natu- 
relles. 

On  sait  qu’il  s’agit  de  l’en- 
treprise courageuse  et  dé- 
sespérée d’un  ancien  officier 
de  l’armée  du  Soudan  qui, 
ayant  démissionné  parce  qu’il! 
se  sait  peureux,  décide  de  se 
réhabiliter  en  faisant  des  ac- 
tions d’éclat  au  Soudan. 

Ce  qui  est  ici  admirable, 
c’est  la  beauté  des  coloris 
qui,  par  certains  endroits, 
sont  une  véritable  féerie  de 
teintes,  magnifiant  les  magni- 
fiques paysages  du  Soudan 
Egyptien.  Les  combats  d’Ara- 
bes et  d’Anglais,  Ses  charges 
de  la  cavalerie  des  Derviches 
sur  les  carrés  de  Kitcherter 
devant  Omduran,  la  fondue 
randonnée  des  deux  fugitifs 
dans  Se  désert  avec  la  pour- 
suite des  vautours  dont  les 
ombres  rôdent  sur  le  sable 
voilà  de  splendides  images  où 
les  foules  humaines,  les  mas- 
ses de  chameaux  roulant  à 
S’assaut,  les  étendues  et  les 
charniers  composent  des  ta- 
bleaux incomparables.  Dans 
les  intérieurs  d’Angleterre, 
on  a surtout  le  souvenir  de  ce 
bal  somptueux  où  éclatent 
les  fraîches  couleurs  des 
uniformes  et  des  robes 
soyeuses.  La  technique  des 
couleurs  a atteint  la  perfec- 
tion. 

John  Cléments  est  un  éner- 
gique Faversham,  Aubrey  - 
Smith  joue  avec  son  sobre  ta- 
lent le  rôle  du  Général  Bur- 
roughs,  Ralph  Richardson  in- 
carne un  de  ces  Anglais  hé- 
roïques et  discrets  déoeints 
merveilleusement  par  Stsraling 
dans  La  Lumière  qui  s’éteint. 
Comme  le  héros  de  K'p'ing, 
le  Durrance  des  « 4 Plumes  » 
est  aveugle,  et  comme  lui, 
pathétiaue  et  digne.  Enfin, 
une  exouise  figuré  ; June  Du- 
prez surgit  de  toilettes  vapo- 
reuses aux  tonalités  pleines 
d’harmonie. 


Danielle  Darrieux  a reçy  ia 
Presse  avant  “ Battement 
de  Cœur” 

— C’est  moi  qui  ai  un  vrai 
battement  de  cœur  avant  mon 
film.  Songez,  il  y a longtemps 
que  je  n’ai  repris  contact  avec 
le  public  parisien  ». 

Ces  mots  par  lesquels  Danielle 
Darrieux,  nous  accueillit  l’autre 
jour  dans  un  restaurant  de  la 
rue  Royale,  la  veille  de  la  « pre- 
mière » de  Battement  de  Cœur, 
nous  prouvèrent,  en  effet,  son 
émotion  avant  l’épreuve  de  son 
film. 

Henri  Decoin  était  là,  à peine 
sorti  de  clinique  après  une  opé- 
ration, et  le  producteur,  M.  Ra- 
binovitsch,  entouré  de  nom- 
breux journalistes,  lui  deman- 
dant ses  projets. 

Le  déjeuner  fut  des  plus  réus- 
sis. Mais  rassurons  Danielle; 
son  nouveau  film  est  un  double 
succès,  succès  d’interprétation 
et  succès  de  mise  en  scène. 

Un  confrère  n’a-t-il  pas  dé- 
fini ainsi  : Battement  de  Cœur  : 
une  féerie  moderne.  — x.  — 


Un  couple  torturé,  Annie  Ducaux 
et  Victor  Francen 
dans  L’Homme  du  Niger 
de  j.  de  Baroncelli  (S.E.L.F.). 


"Madame  Fiance" 


Henri  Florez  vient  de  com- 
mencer le  montage  d’un  film 
que  tous  les  Français  et  amis  de 
la  France  attendent  avec  impa- 
tience : Madame  France. 

Le  film  montrera  le  véritable 
visage  de  la  France,  pays  chic 
dans  toute  l’acception  du  mot. 

Madame  France  démontrera, 
d’une  manière  irréfutable,  que 
tous  les  pays  du  monde  se  re- 
trouvent dans  les  paysages  ma- 
gnifiques de  notre  pays. 


12 

ms xrxxxxxxxxxx^xxxxxxx: 


OISE 


R/\PHIE 

RE 


les  Films  nouveaux  a Paris 


Semaine 

du  7-2-40  au  13-2-40 

FILMS  FRANÇAIS 

Bvazza  (Marignan)  (2°  sem.) 
(Ü.P.F.). 

Battement  de  Cœur  (Made- 
leine (2°  sem.)  (Osso). 
L’Homme  du  Niger  (3°  sem.) 

(Olympia)  (Self) 

De  Lénine  à Hitler  (Max  Lin- 
der)  (3°  sem.)  (Distr.  Fran 
tais). 

Cavalcade  d’Amour  (4e  sem.) 
(Marivaux-Colisée)  (D.  A.). 

FILMS  AMERICAINS 
VERSIONS  ORIGINALES 

Golden  Bog  (César)  (lre  sem.) 
(Columbia). 

Tonnerre  sur  V Atlantique 
(Champs-Elysées)  (lrc  s.) 
(M.-G.-M.). 

L’Etrange  Sursis  (Marbeuf) 
(lro  sem.)  (M.-G.-M.). 

Edith  Cavell  (Etoile)  (2e  s.) 
(R.  Iv.  O.). 

Les  Quatre  Plumes  blanches 
(Normandie)  (2U  sem.)  (Ar- 
tistes Associés). 

So  Dernière  Défaite  (Avenue) 
(2°  sem.)  (R.  K.  O.). 

L’Autre  (Lord-Byron)  (2°  s.). 
Veillée  d’Amour  (3e  sem.)  (Le 
Paris)  (Universal). 

M.  Smith  à Washington  (4' 
sem.)  (Biarritz)  (Columb.). 
Good  Bge  M.  Chips  (Triom- 
phe) (8°  sem.). 


MARIAGE 

Nous  apprenons  le  mariage, 
célébré  dans  l’intimité,  le  24 
janvier  1940,  de  Mlle  Germaine 
Roy  avec  M.  Charles  Lebrun, 
directeur  du  Musée  Pédago- 
gique. 

Nous  présentons  à nos  amis 
d’affectueux  vœux  de  bonheur. 


PUBLICITE  DU  METROPOLITAIN 

Département  Cinémas 


L.  PERTUS 

3,  rue  Duper  ré,  Paris  (9") 
de  9 heures  à 34  heures  : 
Trinité  35-14 

de  14  heures  à 24  heures  : 
Roquette  30-12 


Nous  apprenons  que  Sa 
D.  U.  C.  s’est  assuré  la 
distribution  du  film  de  pro- 
pagande : « Une  Page 

d’Histoire  ». 


COMMUNIQUE 

La  Banque  Générale 
pour  la  France  et  les  Co- 
lonies annonce  la  sortie 
prochaine  des  films  : L’Or 
du  Cristobal  et  Pour  le 
Maillot  jaune  en  plein  ac- 
cord avec  les  créanciers 
de  ces  deux  productions. 


NECROLOGIE 

Nous  apprenons  la  mort  de  M. 
Louis  Alloppé,  directeur  de  ci- 
néma à Nogent-le-Rotrou. 

Nos  condoléances  aux  siens. 

Notre  confrère,  Pierre  Rame- 
lot,  nous  prie  de  signaler  le  dé- 
cès de  sa  mère,  Mme  Amélie 
Ramelot.  Notre  sympathie  va  à 
Pierre  Ramelot  pour  ce  deuil 
cruel. 


POUR  NOS  SOLDATS 


Directeurs,  ne  ralentissez 
pas  votre  effort.  Offrez  tou- 


PO 

UR  NOS  SOLDA 

ÏS 

1 

1 

<£ 

É 

* Sr* 

2 

<t 

O 

s 

UJ 

o 

g 

S 

K 

3C 

I s DES  CE  LIVRES 

O 

jours  des  timbres  à vos  spec- 
tateurs. L’œuvre,  patronnée 
par  le  Président  Daladier,  a 
besoin  d’argent,  de  beaucoup 
d’argent  pour  secourir  nos 
poilus  sans  ressources. 


Film  terminé 


Présentations  à Paris 

(Communiqué  en  application  de  l’article  TV  du  décret  du  25  juillet  1935.) 


MARDI  13  FEVRIER. 

Colisée,  10  h.,  Gray  Films. 
Vive  la  Nation. 

JEUDI  15  FEVRIER 

Marignan,  10  h.,  D.  P.  F. 
Brazza  ou  l’Epopée  du  Congo. 
VENDREDI  16  FEVRIER 
Studio  de  l’Etoile,  10  h. 


Astra  Paris  Film. 
Bhapsodie  éternelle. 
MARDI  20  FEVRIER 
Colisée,  10  h.,  C.C.F.C. 

Le  Chemin  de  l'Honneur. 
MARDI  27  FEVRIER 
Olympia,  10  h.,  D.  P.  F. 
La  France  est  un  Empire. 


Imp.  de  La  Cinématographie  Française,  29,  rue  Marsoulan,  Paris. 


PETITES  ANNONCES 


OFFRES  D’EMPLOI 


VENTE  MATERIEL 


Monteur  est  demandé  par 
Studio  de  doublage  Fox  Europa. 

Se  présenter  27,  rue  Despor- 
tes, Saint-Ouen. 


Deux  représentants  très  ca- 
pables et  deux  comptables 

connaissant  très  bien  la  comp- 
tabilité générale  sont  demandés 
par  Discina,  12,  boulevard  de 
la  Madeleine,  Paris.  Ecrire  ou  se 
présenter. 


Circuit  important  demande  : 
1°  Chefs  de  poste  expérimentés 
avec  références;  2"  Secrétaires 
sténo-dactylos  avec  références. 
Ecrire  n°39. 


Moviola,  double  bande,  pour 
montage  en  état  de  marche,  à 
vendre  à bas  prix. 

Société  Ciné  Sélection,  22, 
rue  d’Artois,  Paris. 


Deux  projecteurs  Bauer 

avec  lecteurs  Bauer,  lanternes 
automatiques  et  transfo  alter- 
natif, ampli  double,  haut-par- 
leur. Installation  visible  en  or- 
dre de  marche  les  samedi,  di- 
manche et  lundi  au  Casino-Ci- 
néma, 3,  rue  Gérard,  Puteaux 
(Seine). 


DEMANDES  D’EMPLOI 


Chef  magasinier,  33  ans,  dé- 
gagé toutes  obligations  militai- 
res, connaissant  parfaitement 
mouvement  de  copies  et  publi- 
cité, possédant  permis  de  con- 
duire, bonnes  références,  cher- 
che emploi. 

Ecrire  n°  40. 


DIVERS 


Pendant  le  placement,  munis- 
sez vos  ouvreuses  de  Brassards 
lumineux  et  vendez-en  aux 
spectateurs  après  annonce  à 
l’entr’acte.  Prix  : 4 fr.  Revente  : 
6 fr. 


Opérateurs  disponibles  : 

M.  Raymond  Huguerre,  3,  rue 
Guyot,  Paris  (17e). 

M.  Lazari,  24,  rue  des  Martyrs, 
Paris.  Trudaine  21-80. 


Tricot,  38,  rue  des  Apennins, 
Paris. 


181 61*  R9de  CH  ATI  LLON  .MONTROUGE  fS)  TEL.ALE.44.00 


Le  Gérant  : P.  A.  Harlé. 


lllllllllllllllllllllllilllllllllllllllll!lllllllll 

Sous-titres  en  toutes  langues 
pour  films  parlants 

AGENDAS  PSATIOUES 

TITRA-FILMS 

26,  rue  Marbeuf,  PARIS 

Tél.  : ELYSEES  00-18  et  00-20 

Le  procédé  TITRA-FILM  vous  garantit 

Agenda  technique  . . . 15 

Le  Mémento  5 

Insonorisation  des 

Salles 5 

Tableau  des  Recher- 
ches des  Pannes...  5 

sur  n’importe  quelle  émulsion  positive 

ancienne  ou  récente 
des  impressions  claires,  nettes 
sans  bavures  et  lisibles 
même  sur  fond  blanc 

TITRA-FILM  EST  LE  MEILLEUR  PROCEDE 
APPLICABLE  AUX  FILMS  EN  COULEURS 
Les  copies  sous-titrées  par  TITRA-FILM 
peuvent  être  vernies,  lavées,  nettoyées 

Toutes  ces  éditions  pra- 
tiques et  utiles,  sont  édi- 
tées par 

LA  TECHNIQUE 
CINEMATOGRAPHIQUE 
34,  rue  de  Londres 

Paris 

En  vente  à La  Cinéma- 
tographie Française  et 
contre  mandat. 

i etc.,  sans  aucun  inconvénient. 

Hillllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 

UN  FILM 


if/fJAlf 

HITUR 

Am  iu  »'  fiHiniiii 


COMMENTE  par 


HURE  M4UR0IS 


POUR  AVOIR  LES  MEILLEURS  PRIX 
DANS  LA  MEILLEURE  FABRICATION 

CONSULTEZ  SANS  HÉSITER  - 


CUVÉ.  SIÈGES 

45,  RUE  DU  VIVIER  â AUBERVILLIERS  (Seine) 

Téléphone  : FLANDRE  01-08 


Affiche  240  320  ■ Dessinée  par  Vandor  pour  Les  Distributeurs  Françal s 

IMPRIMÉE  PAR 


CINE 


RAPHIE 

ISE 


29,  rue  Marsoulan,  PARIS  (12*) 

Téléphone  : DIDEROT  85-35  (3  lignes  groupées) 


^iiiiiiiiiiüiiiiiiiiüijiiiiiiii: 


FILMS  ALBATROS 

7,  Avenue  Vion  Wliitconib 
PARIS-160 
Tel.  : Jasmin  18-96 


Europe  Continentale 
Ernest  WETTSTEIN 
116  bis,  av.  des  Champs-Elusces 
PARIS 

Tel.  : RAL.  34-38 
Câbles  ERWETT-PARIS 


37,  Avenue  des  Champs-Elysées 
PARIS  (VIIIe) 
Téléphone  : Balzac  40-38 
Câbles  : EEREREN-P  ARTS 


EN  PREPARATION 


llllllHttHl’fflil 

ILFORD 

Pellicule  vierge 

Agents  Exclusifs 

WELLINGTON  & WÂEI  il 

52,  rue  de  Dunkerque 
PARIS-1X* 

Tél.  : Trud.  83-82. 
Télésr.  : Wellward. 


MATERIEL  MODERNE  - TRANSPORTS  - DOUANES 


COPY-BOURSE 

130,  rue  Montmartre  — Tél.:  Guf  15-11 
est  ouvert  et  se  charge  tous  travaux  machine 

à écrire. 


Travaux  machines  et  duplicateurs 


LES  SIÈGES 

h 

STELLA 

U si  ME  a LABRUGUÎÈRE  .TARN 


Àmmm\  WUtis: 


l4 


R 

WA  Ali 


CONTROLES  AUTOMATIQUES 

39,  avenue  George-V 
(entrée  17,  rue 
Quentin-Bauchart) 

Téléphone  : Balzac  47-95 


MICHÂiJXiGUÉRIN 


TRANSPORTS  EXTRA  RAPIDES  BE  FIIMS 
2. RUE  DE  ROCROY 

Trudaine  72-81  (7  ligne*) 

Permanent  nuit  et  jour. 


Kapid  Universal 
Transport 

Tél.  : Trud.  01-5® 


TRANSPORTS  ^ 
RAPIDES  DES  FILMS 
TOUTES  DIRECTIONS 


2,  rue  Thimonnier 

PARIS  (IX*) 


.iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiHioivj» 


^!lllt!!llll|ll|llllllllllllll!lllllllliiiUnfnüililllllllllllllllllllllilllllllllllllllllllllllllllll!llllllllllll!lillllllll!l!llllll!llilllilllllllllini!!l!IIIIIIUJIHIilll!l!llllim 


LA  DISTRIBUTION  PARISIENNE  DE  FILMS 

PRÉSENTERA 

au  Cinéma  MARIGNAN 
le  Jeudi  15  Février  1940  à 10  h.  très  précises 

Le  Grand  Film  de  LÉON  POIRIER 

BRAZZA 

OU 

L’ÉPOPÉE  DU  CONGO 

INTERPRÉTÉ  PAR 

ROBERT  DARENE 

JEAN  DAURAND  - PIERRE  VERNET 
JEAN  WORMS  - JEAN  GALLAND  - RENÉ  NAVARRE 

et  THOMY  BOURDELLE 

= - = DISTRIBUTION  = - = — — = 

t COMPAGNIE  FRANÇAISE 
CINEMATOGRAPHIQUE 

LYON  MARSEILLE 

3,  Boulevard  Anatole-France  53,  Boulevard  de  Longchamp 

Tél.  LAlande  76-67  Tél.  NATional  50-80 

BORDEAUX  LILLE 

16,  Rue  du  Palais-Galllen  61,  Rue  de  Béthune 

Tél.  83.168  Tél.  226-30  | 65/  Rue  Galilee,  PARJ5  - I él.  : tLTbttb  i>U-8Z  et  la  su 


GRANDE  RÉGION  PARISIENNE 
ET  ALSACE-LORRAINE 


DISTRIBUTION  PARISIENNE  DE  FILMS 


LUCIEN  BAROUX 


JOSEPHINE  BAKER  SATURNIN  FABRE 

MICHELINE  PRESLE  A I AA  O S 

GABRI ELLE  DORZIAT  JEAN  TI55IER 

MARGUERITE  PIERRY. 

l&Pit  'ÙA- 

VEDETTES 

du  dl 

JACQUES  DE  BARONCELLI 


4 ■ 

I I . •:> 

SCENARIO  ET  DIALOGUES  DE 

MICHEL  DURAN 


LE  PREMIER  TOUR 
DE  MANIVELLE 
A ÉTÉ  DONNÉ 
AU  STUDIO 
FRANÇOIS  Ie.r 
LE  6 FEVRIER 

1940 


DISTRIBUÉ  PAR 


PRODUCTION 


DIRIGÉE  PAR 
SIMON  SCHIFFRIN 


^^i.iijiiaiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii  ll>llllllllllllllllllllllllll•llllllllllllllllllll•llllllllllllllllllll»«llllllllllllllllllllllllllllllll■lllllll■lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllfllllllIfi|||IIII^IIHIIMIIIIHHIfl(llllllllll!IEI 

SOCIETES  E IV  ACTIVITE 


27,  rue  Dumont-d’Urvilte,  PARIS 

Téléphone  : Kléb.  93-86 


Pour  louer,  téléphoner 
à Elysées  64-31 

44,  Champs-Elysées 
PARIS 

Sous  les  Toits  de  Paris, 
A nous  la  Liberté,  Le 
Grand  Jeu,  Pension 
Mimosas . La  Kermesse 
héroïque,  Désiré,  En- 
trée des  Artistes,  Lai 
Fin  du  Jour,  Derrière 
la  Façade 


LES  FILMS  CRISTAL 

63,  Champs-Elysées,  Paris 

Téléphone  : Elysées  60-00 

Fonde  des  Heures  Vignes  du  Seigneur 
Claudine  à l'Ecole  — Enfant  de  Troupe 
Marraine  du  Régiment  — Moulin  dans  le 
Soleil  — Héros  de  la  Marne 

Vous  Seule  que  j’aime 
Cas  de  Conscience  — Saturnin 
L’Ombre  du  2°  Bureau 
Après  Mein  Kampf,  mes  Crimes,  par 
A.  Hitler 


N C I N 


44  . CH  AM  PS- É LYS  ë ES— PARIS- 6 


= Tel  8 A L z 


13  -17.  I 3 - I S 


Ad.  Tél.  FRANCINEXSO-PARIS 


(ROBERT  JOUAT 

= 24,  rue  de  Trévise,  Paris  (9e) 

= Provence  38-36 

| TOUS  LES  ACCESSOIRES 
E POUR  LA  CABINE 

S Charbons  — Miroirs  — Cellules  Lampes 
= excitatrices  et  Tambours  dentés  pour  appa- 
E reils  de  toutes  marques 


Société  Anonyme 
79,  Champs-Elysées,  PARIS 
î'éléphone  : Elysées  94-03  et  la  suite 


DEMANDEZ  A 

VEDIS-FILM 

79,  Champs-Elysées,  PARIS 
Tél.  : Elysées  94-03 


TROIS  VALSES  — LOUISE 
ROSE  DE  RIO 


Gl 

^aramaunf^ 

1,  rue  Meyerbeer,  Paris  (9e) 
Tél.  • Opéra  34-30 

PARIS 
Fl  LM 
LOCATION 

79,  CHAMPS-ÉLYSÉES 

Adr.  Télégr.  : PARIFILM 
Téléphone  : Balzac  19-45 


Itsfiuns 


LES  FILMS 


122,  Champs-Elysées 

Téléph.  : Balzac  .18-10  et  11 

nous  offre  toute  une  série  de  grands  films 


Marcel  Pagnolj 

13,  rue  Fortuny,  PARIS 
Téléphone  : Carnot  01-07 


LES  PRODUCTIONS 

FOX-EUROPA 

DISTRIBUTEURS  DE 


EDITIONS  EMILE  CAPELIER 

27,  rue  de  Turin,  Paris  (8e) 

Téléphone  : Europe  49-40 
Petite  Peste  (2.500  m.) 

G.  Callix  - R.  Lefèvre 
Mot  de  Cambronne  ( 1 .200  m.),  Sacha  Guitry 
Route  heureuse  (Epoc)  (2.200) 
Edwige  Feu i Hère 

Jeunesse  (Epoc)  (2.600  m.),  Lisette  Lanvin 
Remarions-nous  (Epoc)  (1.200  m.) 
Sans  Elle  (800  m.) 
Documentaires  en  600  et  800  m. 


, * 1AJ * 


COfiiPA<fr\l 


5,  avenue  Velasquez  i 
PARIS  (8e)  j 
Tél.  : Laborde  88-501 
(6  lignes  groupées); 


95,  Champs-Elysées 
Elysées  42-78  et  51-49 


\ Représentant  de  = 

FILMS  EMKA  i 

Bruxelles  = 

Comptoir  Commercial! 
'!•  IK  Cinématographique  = 

Bordeaux  = 

Agence  Générale  de= 
Location  de  Films  = 
Marseille  | 

Vente  = 

pour  1 ’ étranger  = 
FRIC-FRAC  ’ = 

VOUS  N’AVEZ  RIEN  A DECLARER  = 

LE  VEAU  GRAS  = 

Représentant  de  ! 

OMNIA  FILMS  Ltd  § 

Londres  = 

Vente  exclusive  des  meilleurs  films  anglais  = 

SPY  IN  BLACK  (Conrad! 
Veidt  et  Valéry  Hohson)  - = 
Q PLANES  (Laurence  01i-  = 
vier  - R.  Richardson)  - = 
ROYAL  DIVORCE  (I*.  Blan-  = 
chard  - Ruth  Chatterton)  - = 
TW  EN  T Y ONE  DAYS  (Laurence  Olivier  - V.  Leigli)  - — 
TIWNDER  IN  TIIE  CITY  (Edw.  G.  Robinson)  = 


95.  Champs-Ely  très 
Elysées  42-78  cl  51-40 


et  des  première  parties  de  finalité 


1,  rue  de  Berri 

Téléphone  : 

EL  Y 29-12  - 29-13 

Distributeurs  de  : 

ALERTE 

SUR 

I , ’ ANGLETERRE 

CHANTONS 
QUAND  MEME 


36,  avenue  Hoche 
Paris  (8  ) 

Téléphoné  : 
Carnot  30-21  et  30-22 

Adresse  télégraphique 
JESTICFILM 
PARIS 


COLUMBIA  FILMS  S.A 


présente 


CHARRETTE 


FANTOME 


LA 


L’ŒUVRE  MAGISTRALE 

DE 


JULIEN  DUVIVIER 


LE  FILM  QUI  AVAIT  ÉTÉ  DÉSIGNÉ 
PAR  LE  JURY  POUR  REPRÉSENTER 
L’EFFORT  DU  CINÉMA  FRANÇAIS  AU 

FESTIVAL  DE  CANNES 
EN  EXCLUSIVITÉ 

A PARTIR  DU  17  FÉVRIER  AU 

MARIVAUX 


DISTRIBUTION  PARISIENNE  DE  FILMS 


PRESENTERA 


à l’OLYMPIA 

le  MARDI  27  FÉVRIER  1940 

A 10  HEURES  DU  MATIN  TRÈS  PRÉCISES 

Un  Grand  Film  National 


UN 


FRANCE 

EST 

EMPIRE 


d’après  un  scénario  de  Jean  d’AGRAIVES 
Commentaires  d’Emmanuel  BOURCIER 
réalisé  par  les  Techniciens  de  Ciné  Reportage 


DISTRIBUTION  PARISIENNE  DE  FILMS 


65,  RUE  GALILÉE 
PARIS  (8e) 


Téléphone  : 

É L Y S É E S 50-82 
et  la  suite 


LES  FILMS  CRISTAL 

ne  STOCKENT  pas 

leurs  NOUVEAUTÉS  i 


L’OMBRE  DU  2me  BUREAU 

est  programmé  en  SORTIE  GÉNÉRALE 

le  3 AVRIL 

"APRÈS  MEIN  KAMPF... 

...MES  CRIMES! 

par  Adolf  HITLER  " 

est  programmé  en  SORTIE  GÉNÉRALE 

dès  FIN  AVRIL 


PUIS  SUIVRONT  A QUELQUES  SEMAINES  : 

SATURNIN 

LE  CHAMP  MAUDIT 

4 GRANDS  FILMS  FRANÇAIS 

AU  MOMENT  OU  L’EXPLOITATION 

EN  A LE  PLUS  BESOIN 


Téléphone  : Elysées  60-00 
Télégr  ; FILMCRISTA 


LES  FILMS  CRISTAL 


63,  CHAMPS-ELYSEES, 
PARIS 


LES  FILMS  VOG 


ANNONCENT... 


UN  FILM  DE 

JEAN  DRÉVILLE 

SCÉNARIO  DE 

MARCEL  ALLAIN 

ADAPTATION  ET  DIALOGUES  DE 

PIERRE  VERY  et  PIERRE  LAROCHE 


CE  FILM  SE  PROPOSE  D’ILLUSTRER 
SOUS  UNE  FORME  ROMANCÉE, 
LES  ATROCITÉS  DONT  SE  SONT 
RENDU  COUPABLES  LES  SERVICES 
DE  LA  GESTAPO,  ET  LES  CRIMES 
DONT  ELLE  A ENSANGLANTÉ  LE 
MONDE  DEPUIS  L’AVÈNEMENT 
DU  RÉGIME  NAZI. 


Film  VOG,  I4bi*,  Av"e  Rachel,  Paris-I8°  - Marcadet  70-96 


CHASSE 


INI 

| 2 2'  ANNÉE  = 

= PRIX  > 5 Francs  = 

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiiiiiiii 


CINE 


LE  CINEMA  FRANÇAIS 

REDACTION  ET  ADMINISTRATION  : 

29,  rue  Marsoulan,  Paris  (12e) 

Adr.  Télégr.  : LACIFRAL  Paris. 


RAPHIE 


Rédacteur  en  chef 


Marcel  COLIN-REVAL 


Directeur  : Paul  Auguste  HARLÉ 


piiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiisipr.Hi!| 

|j  N®  1.111 

§ 17  FÉVRIER  1940  1 

illlllllllllllllllllllllllllllllillHIIIIH!!iiri= 

Téléphone  : Diderot  85-35  (3  lignes  group.) 
Compte  chèques  postaux  n"  702-66,  Paris 
Registre  du  Commerce,  Seine  n°  291-139. 

Abonnement  : 

France  : 121  fr.  20. 

Etranger  : 200  et  250  francs. 


Annie  Ducaux  et  Jacques  Dumesnil  dans 
L’Homme  du  Niger,  de  J.  de  Baroncelli  (S.E.L.F.) 


Spencer  Tracy  jouera  «Cyrano  de  Bergerac» 

— 

La  Metro-Goldwyn-Mayer  vient  d’ac- 
quérir les  droits  de  la  célèbre  pièce 
d’Edmond  Rostand,  « Cyrano  de  Berge- 
rac » qui,  depuis  le  28  décembre  1897, 
connaît  un  succès  sans  égal  dans  le 
monde  entier.  La  Comédie  - Française 
vient  d’ailleurs  de  reprendre  ce  chef- 
d’œuvre  avec  André  Brunot  dans  le  rôle 
de  Cyrano. 

C’èst  Spencer  Tracy  qui  a été  désigné 
pour  incarner  à l’écran  le  personnage 
héroï-comique  de  Cyrano  de  Bergerac. 
♦ 

Les  Musiciens  du  Ciel  en  esclusivild  au  Cuüsee 


Mercredi  14  février,  a eu  lieu  la  première 
représentation  au  Colisée  de  l’œuvre  émou- 
vante et  sensible  de  René  Lefèvre,  Les  Mu- 
siciens du  Ciel,  réalisée  avec  un  talent  tout 
de  finesse  par  Georges  Lacombe,  et  joué 
avec  un  pathétique  simple  et  vrai  par  Mi- 
chèle Morgan,  Michel  Simon,  Alexandre,  de 
la  Comédie-Française,  et  René  Lefèvre  lui- 
même. 

Cette  bande,  production  Régina  et  dis- 
tribuée par  Filmsonor,  une  des  plus  carac- 
téristiques de  l’intelligence  française,  est  un 
beau  démenti  infligé  à ceux  qui  croient  la 
Production  française  agonisante. 

— 4 

LA  BÊTE  HUMAINE 


La  Censure  a levé  définitivement 
l’interdiction  qui  avait  momentanément 
frappé  « La  Bête  humaine  »,  le  film  de 
Jean  Renoir,  interprété  par  Jean  Gabin 
et  Simone  Simon. 


La  Production  Italo-Francaise 

* 

semble  s’organiser 

La  Production  Française 
doit  en  faire  autant 


Comme  pour  faire  suite  à l’article  publié]? 
récemment  dans  ce  journal,  nous  recevons 
de  Autori  Associati  (Interburo)  un  com- 
muniqué que  nous  ne  pouvons  que  repro- 
duire, tant  nous  sommes  persuadés  qu’on  y 
verra  la  confirmation  du  péril  que  nous 
dénoncions  déjà. 

Il  vient  de  se  former  à Rome  une  Asso- 
ciation d’ Auteurs  de  Cinéma,  en  vue  de  re- 
chercher, de  rassembler  et  de  préparer  des 
sujets  pour  l’écran. 

L’ Association,  qui  a son  siège,  108,  Via 
Veneto,  à Rome,  et  de  laquelle  font  partie 
tons  les  meilleurs  écrivains,  scénaristes  et 
découpeurs  italiens,  a aussi  des  correspon- 
dants à l’étranger  et  se  charge  pour  eux  de 
traduire,  d’adapter  et  de  présenter  les  su- 
jets qui  lui  sont  communiqués  aux  produc- 
teurs italiens,  en  leur  donnant  aussi  une 
garantie  que  leurs  intérêts  moraux  et  fi- 
nanciers ne  seront  pas  lésés. 

C’est  une  initiative  heureuse  qui  a été 
très  bien  accueillie  dans  les  milieux  ciné- 
matographiques et  officiels  de  la  capitale, 
surtout  étant  donné  le  grand  nombre  de 
films  en  double  version  prévus  pour  l'an- 
née 1940. 

D’autre  part,  V Interburo  ( même  adresse ) 
se  charge  de  renseigner  les  producteurs  sur 
les  adresses,  les  prix  et  les  disponibilités 
des  acteurs  françuis  et  espagnols  disposés  à 
venir  tourner  en  Italie.  Ces  derniers  sont 
invités  à envoyer  tonte  documentation  à cel 
effet  ( tels  que  photos,  références,  condi- 
tions, etc.)  et  l’Association  se  chargera  de 
les  soumettre  aux  différents  producteurs 
selon  les  besoins,  au  début  de  chaque  film. 

Espérons  que  beaucoup  de  nos  camarades 
trouveront  ainsi  de  nouveaux  rôles  et  que 
nous  sera  évité  en  même  temps  de  cette  ma- 
nière le  désagréable  doublage  partiel  dans 
les  films  qui  nous  viendront  d’Italie  celte 
année. 

Nous  applaudissons  sincèrement  la  vita- 
lité du  cinéma  italien  qui  fait  appel  à nos 
scénaristes,  réalisateurs,  artistes.  Mais  ne 
croit-on  pas  que  la  Production  française 
devrait,  elle  aussi,  s’organiser  pour  empê- 
cher cet  exode  massif  qui  se  prépare,  cette 
saignée  artistique  qui  menace  de  rendre 
notre  cinéma  exsangue  ? 


Notre  marché  a besoin  des  120  films 
français,  français  d’esprit  autant  que  de 
langue,  qu’il  doit  produire  chaque  année. 

C’est  la  condition  du  rendement  normal 
de  notre  exploitation  et  de  notre  exporta- 
tion. 

Déjà  amoindrie  par  les  nombreuses  mobi- 
lisations, la  Production  française  laissera- 
t-elle  partir  ceux  de  ses  metteurs  en  scène, 
scénaristes  et  comédiens  qui  ne  sont  pas 
aux  armées  ainsi  que  les  plus  cotées  de  nos 
vedettes  féminines  ? 

Mais  il  est  vrai  que  la  Production 
française  compte  légitimement  sur  l’ap- 
pui des  Pouvoirs  Publics  pour  lui  per- 
mettre de  parer  à la  diminution  de  son 
personnel  créateur,  en  lui  donnant  tous 
les  moyens  légaux  et  administratifs, 
de  fonctionner  régulièrement. 

Les  metteurs  en  scène  français  réclament 
des  techniciens  et  comptent  sur  un  mini- 
mum d’artistes  de  premier  plan,  pas  tous 
d’âge  canonique.  Toute  la  Corporation  espè- 
re, attend,  que  l’on  pourvoie  en  techniciens 
indispensables,  chef-opérateurs,  ingénieurs 
de  son,  monteurs;  photographes,  électri- 
ciens, régisseurs,  machinistes;  — le  petit 
personnel  comptant  des  spécialistes  de  va- 
leur difficiles  à remplacer  par  des  artisans 
improvisés.  Disons-le,  la  Production  fran- 
çaise a peur  que  faute  d’éléments  artistiques 
et  techniques  de  qualité,  en  nombre  suffi- 
sant, ce  qui  reste  d’artistes  et  d’artisans  émi- 
gre en  Italie,  provisoirement  certes,  mais 
juste  le  temps  qu’il  faudra  pour  que  le  film 
français  meure  d’anémie. 

Nous  n’avons  pas  gagné  la  première  place 
en  Europe  pour  la  perdre  — tant  sur  notre 
propre  marché  où  les  bandes  étrangères 
somptueuses  ne  manqueront  pas  — que  sur 
les  marchés  internationaux  où  l’Economie 
française  pourrait,  et  devrait,  gagner  des 
millions  de  francs...  — Lucie  Derain. 

♦ 

James  Roosevelt  fonde  une  société  de  production 


Le  fils  du  Président  des  Etafcs»!5rais, 
James  Roosevelt,  vient  de  fonder  sa 
propre  compagnie  de  productif  ciné- 
matographique  : Globe  Prodraftssis» 


6 


X3  C,IVIEFT^feS?PHIE  nXZXXXriXXZXXIXTYTTYTT- 

Il  faut  maintenir  la  Belle  Place 
du  Film  français  en  Hongrie 

(De  noire  correspondant  particulier.) 


Les  Maisons  Américaines 
produisent  en  Angleterre 
pour  utiliser  leurs  Bénéfices 

50  Films  en  préparation 


On  sait  que  les  distributeurs  de  films 
étrangers  en  Angleterre  n’ont  plus  le  droit 
d’exporter  de  ce  pays  que  50  % des  reve- 
nus qu’ils  y font. 

Ces  crédits  gelés  seront  utilisés  pour  pro- 
duire des  films  en  Angleterre,  mais  les  com- 
pagnies américaines  demandent  que  les 
sommes  qu’elles  dépenseront  à tourner  ces 
films  ne  soient  pas  supérieures  à celles  que 
le  système  du  quota  les  obligeait,  aupara- 
vant, à placer  dans  la  production  britan- 
nique. 

La  méthode  des  crédits  gelés  suggérée  au 
gouvernement  par  le  Président  du  Board  of 
Trade,  Oliver  Stanley,  aura  certainement  de 
très  heureuses  répercussions  sur  la  produc- 
tion anglaise.  D’ores  et  déjà,  toutes  les  gran- 
des compagnies  américaines  annoncent  la 
production  de  films  en  Angleterre.  Ainsi, 
elles  emploieront  utilement  leur  argent 
« gelé  » à tourner  de  grands  films  avec  ve- 
dettes américaines  et  qui  pourront  réussir 
de  grosses  recettes  dans  les  cinémas  des 
Etats-Unis  comme  le  firent  Good  Bye  Mr 
Chips  ou  La  Citadelle. 

Déjà  M.-G.-M.  prévoit  la  réalisation  très 
prochaine  de  deux  grands  films  aux  envi- 
rons de  Londres  : Busman’s  Holiday  et 
J’avais  un  Camarade.  La  réalisation  du 
premier  va  commencer  incessamment.  Ro- 
bert Montgommery  venu  de  New  York  en 
Europe  par  avion  en  sera  la  vedette. 

D’autre  part,  David  Rose,  chef  de  la  Pa- 
ramount  anglaise,  annonce  que  cette  com- 
pagnie réalisera  cinq  films  à Londres  en 
1940.  Le  même  nombre  de  films  sera  pro- 
duit par  Gainsborough  pour  le  compte  de 
20th  Century  Fox.  Cette  compagnie  tour- 
nera également  quatre  à cinq  films  pour 
General  Film  Distributors. 

De  son  côté,  Alexandre  Korda,  qui  vicnl 
de  rentrer  des  Etats-Unis,  à bord  du  trans- 
atlantique italien  Bex,  prépare  un  impor- 
tant programme  de  production;  actuelle- 
ment, son  activité  se  borne  à terminer  Le 
Voleur  de  Bagdad  et  à préparer  son  grand 
film  de  propagande  sur  la  marine  anglaise. 

Columbia,  Warner,  R.  K.  O.,  tourneron! 
cette  année  en  Angleterre  directement  ou 
par  l’entremise  de  producteurs  britanni- 
ques, cinq  à six  films,  chacun  à Londres. 

Signalons  aussi  les  projets  de  Gabriel 
Pascal  (deux  pièces  de  Shaw),  Two  Cities 
Film,  British  National  (qui  tourne  actuelle- 
ment Contrebande  à Denham)  et  d’une  di- 
zaine d’autres  producteurs  indépendants 

On  peut  ainsi  constater  que,  après  la  dé- 
moralisation et  la  désorganisation  des  qua- 
tre mois  de  guerre,  le  cinéma  britannique 
semble  près  de  reprendre  un  nouvel  essor 
grâce  à l’autorité  et  à l’énergie  des  gens  qui 
le  dirigent,  et  grâce  aussi  au  grand  appui 
du  gouvernement  qui,  obligeant  les  Améri- 
cains à dépenser  en  Angleterre  50  % des 
revenus  de  leurs  films  dans  ce  pays,  a per- 
mis cet  essor.  — Pierre  A. 

■ Le  metteur  en  scène  anglais  Robert  Ste- 
venson (qui  réalisa  le  délicat  Tudor  Rose- 
Marie  Tudor)  va  tourner  à Hollywood 
pour  R.  K.  O.  Radio,  une  adaptation  du  cé- 
lèbre roman  anglais  Tom  Brown  à l’Ecole. 
Freddie  Barthoiomew,  Basil  Rathbone,  Sir 
Cedric  Hardwicke,  qui  sont  tous  de  natio- 
nalité britannique,  interpréteront  les  rôles 
principaux. 


Dans  la  saison  1937-1938  et  puis  pen- 
dant la  saison  1938-1939,  le  film  fran- 
çais a remporté  un  succès  toujours  gran- 
dissant, de  façon  qu’il  occupe  aujour- 
d’hui, dans  la  statistique  du  film,  la  se- 
conde place  tout  de  suite  après  le  film 
américain. 

Nous  avons  pu  observer,  pendant  les  der- 
nières trois  années,  la  situation  suivante  : 

193(5-37  1937-38  1938-39 


Films  français  15  21  40 

pendant  que  la  statistique  du  film  allemand 
montre  les  chiffres  suivants  : 

1930-37  1937-38  1938-39 

30  29  35 

En  films  américains  nous  avons  eu  : 

1936-37  1937-38  1938-39 

97  99  107 

En  films  hongrois  : 

1936-37  ' 1937-38  1938-39 

25  35  33 

Les  statistiques  dans  l’année  de  1938 
étaient  : 

1938  1939 

Films  hongrois  31  26 

Films  produits  en  Hongrie 

dans  des  langues  étrang.  1 

Films  américains 111  93 

Films  français  32  42 

Films  allemands  28  38 

Films  anglais  5 9 

Films  autrichiens  2 1 

Films  italiens  en  allemand..  2 2 

Films  tchéeoslov.  en  ail 2 1 

Divers 1 — 


215  212 


« Ceux  qui  veillent  >. 

Ce  film,  absolument  inédit,  n’a  pu  être  tour- 
né qu’avec  l’appui  du  Ministre  de  la  Défense 
Nationale  de  Belgique  et  par  autorisation 
spéciale  de  l’Etat-major  général  de  l’Ar- 
mée belge.  11  montre  comment  la  Belgique 
est  magnifiquement  défendue  contre  une 
attaque  éventuelle.  Ce  document  d’actualité, 
que  tout  Français  doit  avoir  vu,  sera  pré- 
senté dans  quelques  jours  à Paris. 

(Paramount) 


Nous  pouvons  constater  que  le  nombre 
des  films  français  s’est  élevé  d’une  manière 
frappante;  le  nombre  des  films  allemands 
a augmenté  de  même  ainsi  que  celui  des 
films  hongrois  et  nous  pouvons  observer 
une  réduction  seulement  chez  les  films  amé- 
ricains; cette  réduction  est  égale  à l’éléva- 
tion du  nombre  de  films  français  et  alle- 
mands. 

Malgré  cela  nous  pouvons  compter  sur 
une  baisse  pendant  les  mois  prochains,  vu 
que  la  Banque  Nationale  de  Hongrie  a inter- 
rompu la  consignation  des  francs  français 
— ■ jusqu’à  nouvel  ordre  — et,  par  consé- 
quent, il  sera  impossible  d’importer  de  nou- 
veaux films  français.  A présent,  on  im- 
porte les  films,  pour  lesquels  on  avait  reçu 
la  permission  de  la  Banque  Nationale  de 
Hongrie  plus  tôt,  mais  le  nombre  de  ces 
films  est  trop  peu  considérable. 

Dans  l’année  passée,  les  films  suivants 
ont  eu  de  grands  succès  : Pièges,  Gibral- 
tar, Carrefour,  Derrière  la  Façade,  Ultima- 
tum. Alerte  en  Méditerranée,  Trois  de  Saint- 
\Cyr,  Mister  Flow,  Hôtel  du  Nord. 

Nous  voulons  espérer  que  le  film  fran- 
çais va  continuer  et  paraître  de  nouveau, 
sous  peu  de  temps,  sur  le  marché  hongrois, 
où  plusieurs  cinémas  de  premier  rang  ont 
eu  de  grandes  recettes  grâce  aux  films 
français  et  hongrois,  comme  par  exemple  : 
les  salles  Corso,  Forum,  Scala  et  Décsi. 

Andor  Lajta. 


Le  Référendum  du  «FILM  DAILY» 
désigne  «GOOD  BYE  Mr  CHIPS» 
comme  le  meilleur  Film  de  1939 


Pour  la  première  fois,  c’est  un  film 
non  réalisé  aux  Etats-Unis  qui  est  à la 
tète  du  referendum  annuel  organisé  par 
notre  confrère  américain  The  Film  Daily 
l>our  désigner  les  dix  meilleurs  films  de 
1939.  Il  s’agit  de  la  production  britan- 
nique de  M.-G.-M.  : Good  Bye  Mr  Chips. 

Les  neuf  films  suivants  sont  par  or- 
dre, Mr  Smith  Goes  to  Washington,  Pyg- 
malion  (film  britannique),  Les  Hauts  de 
Hurlevent,  Dark  Victory,  Femmes,  The 
Wizard  of  Or,  Juarez,  Stanley  et  Living- 
stone, The  Old  Maid. 


CINÉ  SÉLECTION 

22,  Rue  d'Artois,  PARIS  - Élysées' 67-67 

Agences  à Marseille  et  Lille  ; 

2 Grands  Films  d’Actualité  i 

PASSEURS  D’HOMMES 

(Épisode  d’espionnage  en  1914) 

six  heureTa  terre 

(Comment  la  Marine  Anglaise  sert  son  Pays) 

Films  de  REPRISE: 

LES  DEUX  GAMINES,  PARIS 
LA  MONTAGNE  LUMINEUSE  OU  CZESTOCHOWA 
LES  DERNIERS  AVENTURIERS,  etc...  [ 


rxixxxxxxxrxx iiimirm  cine 


RAPHIE 

sç 


rm 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


CXXXUG 


La  Situation  technique 
Cinéma  Français  en  1936 

par  A. -P.  RICHARD 


Le  cinéma  français  a,  en  1939,  beaucoup 
souffert  de  Ja  cruelle  attente  des  événements 
qui  se  sont  produits.  Depuis  l’ouverture  des 
hostilités,  son  activité,  malgré  l’ardente 
volonté  des  cinéastes,  est  si  réduite,  qu’il  est 
à craindre  que  vingt  ans  de  luttes  incessan- 
tes, au  cours  desquelles  il  avait  reconquis 
la  plus  grande  partie  de  sa  popularité, 
n’aient  servi  qu’à  rendre  son  agonie  plus 
douloureuse. 

Les  cinéastes  d’abord,  les  Pouvoirs  Pu- 
blics ensuite,  doivent  comprendre  que  le 
marché,  si  nous  le  perdons,  ne  sera  pas 
repris  à nos  concurrents  au  lendemain  de 
la  guerre.  Mieux  vaut  donc  éviter  cette  éven- 
tualité qui  nous  ruinerait,  et  chercher  à 
produire. 

L’examen  de  la  technique  européenne  ne 
conduit  pas  à marquer  l’année  1939  d’une 
pierre  blanche;  les  difficultés  financières, 
la  crainte  de  la  télévision  et  de  la  couleur, 
firent  que  les  productions  même  les  meil- 
leures du  point  de  vue  artistique,  ne  furent 
qu’honnêtes  en  ce  qui  concerne  la  tech- 
nique. 

PELLICULES 

Nos  ennemis  d’aujourd’hui  (Agfa)  sor- 
tirent une  pellicule  dite  Superpan  S.  A. 
Cette  pellicule  a été,  comme  toutes  les  nou- 
veautés de  cette  marque,  essayée  d’abord 
pratiquement  dans  les  studios  français. 

Les  Américains  ont  sorti  eux  aussi  une 
très  bonne  pellicule  du  même  type,  dite 
Super  XX.  Ces  deux  émulsions  panchroma- 
tiques ont  une  faible  granulation,  une  gra- 
dation très  améliorée  et  une  sensibilité 
remarquable.  Cette  sensibilité  a d’ailleurs 
été  la  cause,  lors  des  premiers  essais,  d’une 
légère  sous-exposition,  laquelle  a été  immé- 
diatement corrigée  par  une  sur-exposition 
telle,  que  les  studios,  qui  voyaient  avec  dé- 
solation baisser  leurs  factures  de  courant, 
eurent  la  joie  de  voir,  après  quelques  films, 
remonter  au  taux  qui  leur  laisse  un  petit 
bénéfice. 

ECLAIRAGE  ET  PROJECTION 

Les  appareils  d’éclairage  tendent,  de  plus 
en  plus,  à la  construction  formule  Mole- 
Richardson  (U. S. A.),  Cremer  (France).  La 
maison  Gruber  a,  sur  cette  formule,  créé  un 
bon  projecteur  3/5  KwH. 

A la  veille  des  hostilités,  on  préparait,  en 
France,  des  projecteurs  à lentilles  à alimen- 
tation par  arc  automatique  sous  60  volts 
environ. 

L’optique  est  maintenant  ici  excellente, 
très  supérieure  pour  l’Art  cinématographi- 
que à ce  que  produit  l’Allemagne.  La  mai- 
son Kinoptik  a maintenant  sa  très  bonne 
série  apochromatique  complète,  la  maison 
Boyer  a des  objectifs  à grande  ouverture 
qui  mérite  de  retenir  l’attention.  S.  O.  M.  a 
forcé  le  marché  américain,  Duplouech  finis- 
sait, en  août,  un  objectif  à foyer  variable. 

La  projection  ne  progresse  guère  en  Eu- 
rope, et  la  France  n’est  j)as  en  tête  du  pro- 
grès. La  construction  qui  est  bonne,  n’a  pas 
l’exploitation  qu’elle  mérite.  On  rencontre 
encore  beaucoup  de  salles,  parmi  les  plus 
cotées,  qui  ont  une  projection  lamentable  : 
mauvais  éclairement  de  l’écran,  son  défec- 
tueux, acoustique  déplorable.  Ne  jetons  pas 
la  pierre  aux  projectionnistes,  ils  font  ce 
qu’ils  peuvent,  mais  le  manque  de  contrôle 


technique  des  installations,  le  peu  d’intérêt 
que  portent  nombre  d’exploitants  à cette 
technique,  sont  les  éléments  du  discrédit 
dans  lequel  s’enfonce  un  peu  plus  chaque 
jour  la  technique  de  la  projection. 

Diverses  tentatives,  notamment  celles  de 
Granatowski  pour  projeter  convenable- 
ment du  film  couleurs  16  mm.,  dans  des 
salles  publiques,  sont  à retenir.  La  maison 
Debrie  fait  d’ailleurs  un  projecteur  de  ce 
type.  Remarquons  qu’il  est  plus  difficile  de 
projeter  convenablement  du  film  réduit  que 
du  film  de  format  standard. 

S’il  est  admis  qu’il  faut  des  charbons 
spéciaux  pour  projeter  du  film  couleurs,  il 
n’est  pas  pour  le  film  noir  de  règle  recon- 
nue, d’où  cette  hérésie  de  projeter  avec  des 
charbons  à lumière  dite  bleue.  11  résulte 
de  cette  pratique  que  l’œil  juge  mal  les 
contrastes,  surtout  lorsque  la  teinte  d’argent 
du  positif  tend  au  brun. 

CAMERAS  MODERNES 

La  France  (Debrie),  qui  construisait  des 
appareils  de  prises  de  vues  universelle- 
ment renommés,  a,  maintenant,  une  deuxiè- 
me fabrication  (Eclair)  qui  a retenu  l’atten- 
tion des  cinéastes  américains  (American 
Cinematographer,  n°  de  septembre  1939). 
Les  événements  actuels  nous  ont  empêché 
de  présenter  cet  appareil. 

LA  COULEUR 

A part  l’essai  tenté  par  J.-C.  Bernard  pour 
la  réalisation  d’un  film  sur  Paris,  destiné  a 
l’Exposition  de  New  York  (procédé  Tech- 
nicolor), et  celui  de  Jean  Painlevé,  rien  de 
bien  saillant  n’a  été  tenté.  Les  frais  élevés 
à engager  effraient  les  producteurs  timorés 
qui  craignent  de  ne  pas  les  récupérer  à l’ex- 
ploitation des  films.  La  guerre  a arrêté  net, 
c’est  dommage,  toute  tentative  des  novateurs 
en  la  matière.  A noter  que  la  maison  belge, 
Gevaërt,  met,  au  point,  dans  ses  laboratoires 
d’Anvers,  un  procédé  pour  amateurs. 

TELEVISION 

Le  danger  croît-il  ou  est-il  stationnaire  ? 
Cette  question,  qui  nous  est  souvent  posée 
sous  cette  forme,  est  résolue  par  l’affirma- 
tive. Oui,  les  progrès  sont  tels  que  l’exploi- 
tation  peut  en  être  très  prochainement  af- 
fectée. Les  Américains  eux-mêmes  essaient, 
en  ce  moment,  de  concilier  les  intérêts  de  ‘a 
production  et  ceux  de  l’exploitation.  Cette 
préoccupation  se  retrouve  dans  tous  les  ar- 
ticles des  revues. 

La  Société  R.  C.  A.,  qui  est  en  tête  des 
progrès  accomplis  ces  dernières  années,  a, 
en  1939,  donné  connaissance  de  l’avance 
extraordinaire  qu’elle  a avec  le  nouvel  Ico- 
noscope  à électrons  à basse  vitesse,  le  tube 
étant  sous  très  faible  tension.  Les  avantages 
de  ce  tube  sont  tels  qu’il  faut  envisager  la 
disparition  de  l’ancien  modèle. 

La  résultante  des  multiples  progrès  con- 
centrés dans  ce  canon  à balayage  cathodi- 
que ou  la  déviation  et  la  concentration  de 
la  vague  électronique  qui  ont  lieu  grâce  à 
une  nouvelle  méthode,  est  que  l’image  peul 
être  portée  pour  une  haute  brillance  à un 
nombre  de  lignes  supérieur  à celui  des  be- 
soins de  la  pratique  permise  par  la  bril- 
lance possible;  si  donc  celle-ci  augmente, 
les  écrans  couverts  pourront  être  de  plus 
grandes  dimensions.  — A.-P.  H. 


Une  scène  de  L’Entraîneuse, 
ave:  Michèle  Morgan  et  Gilbert  Gil.  Film  A.C.  E. 


New  York  passera-t-il 
Ses  Films  français  avant  Paris? 

Il  y a dix  ans,  le  marché  américain  poul- 
ies films  étrangers  était  occupé  presque  ex- 
clusivement par  les  Allemands,  mais,  de- 
puis que  le  cinéma  allemand  n’est  qu’un 
esclave  au  service  de  la  propagande  nazie, 
le  public  de  New  York  l’a  totalement  aban- 
donné et  le  film  français  a pris  peu  à peu 
de  l’ampleur  pour  en  arriver  à la  situation 
actuelle  qui  est  très  satisfaisante. 

Huit  cinémas  montrent  à New  York  des 
films  français  actuellement.  L’ura  d’eux  a 
l’intention  de  présenter  les  productions 
avant  même  qu'elles  ne  soient  lancées  à 
Paris, 


Quatre  lignes  censurées 


ENTENTE  CORDIALE 

triomphe  à New  York 

Nein  York.  ■ — Les  New  Yorkais,  qui  ne 
cessent  de  critiquer  les  films  étrangers, 
parce  qu’ils  les  trouvent  « Too  Slow  »,  ont 
reçu  avec  la  meilleure  grâce  du  monde  En- 
tente cordiale  qui  passe  dans  deux  cinémas 
à la  fois.  Jamais  dans  la  grande  métropole 
un  film  en  langue  étrangère  n’a  remporté 
semblable  succès,  car,  ordinairement,  les 
directeurs  ont  fort  à faire  pour  maintenir 
les  productions  étrangères  dans  un  seul 
cinéma  et  réaliser  des  bénéfices. 

Entente  cordiale,  qui  relate  l’histoire  de 
l’amitié  anglo-française,  attire  un  nombreux 
public,  tout  comme  Gone  with  the  Wind 
qui  passe  aussi  dans  deux  cinémas.  Le  roi 
Edouard  VII,  si  bien  personnifié  par  Vic- 
tor Francen,  est  un  des  principaux  person- 
nages de  la  production  française  dont  le 
succès  marque  une  victoire  complète  du 
film  français  dans  le  champ  étranger. 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


[XE  CINE 


RAPHIE  txx: 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


François  Rozet  dans  Notre-Dame  de  la  Mouise 
Film  D.  U.  C. 


Une  lettre  de  Columbia  Pictures 
de  New  York 


Pour  mettre  un  terme  à certains  bruits 
tendancieux,  ia  Columbia  Pictures  Corpo- 
ration de  New  York  a jugé  utile  de  faire 
une  mise  au  point. 

Dans  ce  but,  le  Président  du  Conseil 
d’Administration  de  la  Columbia  Pictures 
Corporation,  M.  Harry  Cohn,  a porté  à ia 
connaissance  des  actionnaires,  par  une 
lettre,  la  situation  exacte  de  la  société. 

Il  a spécifié  entre  autres  : 

1°  Que  la  société  avait  su  maintenir,  mal- 
gré les  circonstances  défavorables,  une 
activité  normale  grâce  à un  fonds  de  roule- 
ment solide. 

Son  actif  net  au  3U  septembre  1939  dé- 
passe 11  millions  de  dollars. 

Le  bilan  général  fait  ressortir  que  l’actif 
courant,  par  rapport  au  passif  courant,  lui 
est  .supérieur  dans  la  proportion  de  G, 2 
contre  1 ; 

2°  Les  divers  emprunts  effectués  auprès 
<{cs  banques  ont  été  remboursés  avant 
1 échéance  qui  venait  entre  le  21  décembre 

1939  et  le  7 février  1940. 

La  seule  dette  de  la  Columbia  Pictures 
Corporation  est  représentée  par  des  bons 
de  série  venant  à échéance  en  1944  et  qui 
sont  amortis  à raison  de  $250,000  par  an. 

Le  premier  trimestre  de  l’exercice  1939- 

1940  se  terminant  le  30  septembre  1939,  fait 
ressortir,  après  règlement  de  tous  impôts 
et  taxes,  une  perte  nette  de  $104,751  alors 
que  pour  la  période  correspondante  de 
l’exercice  1938-1939,  la  perte  nette  était  de 
$233,612; 


3°  Après  avoir  ramené  à $53  l’action  pri- 
vilégiée, prix  courant,  alors  que  sa  valeur 
est  d’environ  $160,  les  actions  ordinaires, 
au  nombre  de  367,161,  valent  environ 
$21,84  actuellement; 

4°  La  Columbia  Pictures  Corporation, 
après  une  sérieuse  révision,  a effectué  de 
notables  économies,  tant  à Hollywood  qu’à 
New  York,  qui  réduiront  dans  une  propor- 
tion  considérable  ses  frais  généraux  an- 
nuels, sans  que  la  qualité  de  sa  production 
ait  à en  souffrir. 

Si  l’on  tient  compte  de  la  sortie  triom- 
phale du  film  de  Frank  Capra,  M.  Smith 
Goes  to  Washington,  ainsi  que  de  celle  de 
The  Amazing  Mr  Williams,  avec  les  stars 
Melvyn  Douglas  et  Joan  Blondell,  et  de  la 
prochaine  sortie  du  fdm  de  Howard  Hawks, 
His  Girl  Friday,  avec  Cary  Grant  et  Rosa- 
lind  Russell,  l’on  peut  se  rendre  compte  de 
la  situation  exceptionnellement  favorable  de 
la  Columbia  Pictures  Corporation. 

Ajoutons,  enfin,  que  deux  films  tournés 
en  Angleterre  : U-Boat  29  et  Clouds  Over 
Europe  s’affirment  comme  un  énorme 
succès  sur  le  marché  mondial,  que  ces  deux 
productions  ont  rencontré,  en  Angleterre, 
un  accueil  enthousiaste  et  réalisé  des  recet- 
tes formidables. 

Voilà  ce  que  le  Président  du  Conseil  d’ad- 
ministration, M.  Harry  Cohn,  a écrit  aux 
actionnaires,  persuadé  que  les  éclaircisse- 
ments qu’il  apporte  feront  cesser  les  pro- 
pos malveillants  répandus  sur  le  compte  de 
la  Columbia  Pictures  Corporation  dont  il 
assure  les  brillantes  destinées. 


Le  silence  de  la  C.  F.  C.  était  riche  en  dé- 
termination. 

Nous  en  avons  eu  la  preuve  lorsque  nous 
sommes  allés  voir  M.  de  Rouvre  et  qu’il 
nous  a donné  les  premières  lignes  de  son 
programme  de  production  déjà  arrêté. 

Six  films  français  seront  tournés  par 
Véga-C.  F.  C.  au  cours  de  l’année  1940.  Les 
sujets  et  les  litres  sont  déjà  choisis. 

Le  premier,  qui  commencera  le  24  de  ce 
mois,  est  Le  Mystère  du  Bois  Belleau  (Le 
Collier  de  Chanvre)  que  Léon  Mathot  réali- 
sera. C’est  une  aventure  policière  au  style 
rigoureux  dont  le  héros  sera  André  Luguet. 

Ensuite  viendra  Guet-apens  dans  la  Fo- 
rêt noire,  film  d’espionnage,  dirigé  par  Fé- 
lix Gandéra,  puis  La  Mer  en  Feu,  réalisation 
de  Léo  Joannon,  ensuite  Au  Service  du  Blo- 
cus dont  le  scénario  et  la  mise  en  scène  se- 
ront de  Pierre  Billon,  La  Route  de  France, 
un  film  d’aviation  réalisé  par  Léon  Mathot, 
enfin,  une  opérette  à grande  et  luxueuse 
mise  en  scène  : Princesse  de  Réveillon. 


La  Production  italienne 
montre  une  grande  Activité 

(De  notre  correspondant  particulier.) 


Huit  cents  auteurs  ont  participé  au  con- 
cours organisé  par  le  Ministère  de  la  Cul- 
lure  Populaire,  Direction  générale  pour  I 
Cinématographie,  pour  un  scénario  complet 
avec  dialogues  et  dont  le  prix  unique  est 
de  1ÜÜ.Ü00  lires  it. 

* 

* * 

La  Société  de  production  Schermi  nel 
Mondo  a engagé  Dolly  Mollinger  pour  tour- 
ner avec  Santiago  Salviche,  Un  Duc  et, 
peut-être,  une  Duchesse. 

♦ 

* * 

La  même  Société  réalise  actuellement 
Manon  Lescaut,  tiré  du  célèbre  roman  fran- 
çais, musique  de  Puccini,  avec  Vittorio  De 
Sica  et  Alida  Valli,  metteur  en  scène  Car- 
mine  Gallone. 

* * 

La  Scalera  a engagé  Lotte  Reiniger  qui 
réalisera  une  série  de  ses  films-silhouettes. 
Le  premier  sera  une  parodie  de  l’opéra  de 
Donizetti,  L’Elisir  d’Amore,  dont  les  airs 
seront  chantés  par  des  célébrités  du  théâtre 
lyrique.  — R.  Bonnani. 


Aucun  nom  d’artiste  et  de  collaborateur 
n’est  encore  défini.  La  semaine  prochaine, 
nous  donnerons  sans  doute  la  composition 
artistique  et  technique  du  Collier  de 
Chanvre. 

Bravo  pour  C.  F.  C.  qui  n’hésite  pas,  dans 
les  circonstances  actuelles,  à mettre  sur 
pied  un  solide  programme  de  produc- 
tion française.  Elle  montre  la  voie  à suivre 
à tous  les  autres  producteurs,  elle  dit  son 
courage  et  sa  confiance  dans  la  vitalité  de 
notre  industrie.  — L.  D. 


«PHOCEAG»  Nouvelle  Salle  Marseillaise 


Nous  avons  annoncé,  la  semaine  dernière, 
l’ouverture  du  Phocéac  sur  la  Cannebière. 
Précisons  que  ce  luxueux  établissement 
marseillais  est  dirigé  par  M.  Gliglione  et  que 
ses  architectes  sont  MM.  Lajarrige  et  Pon- 
tu  qui  ont  tiré  de  l’emplacement  mis  à leur 
disposition  un  parti  remarquable. 


C.  F.  C.  VA  PRODUIRE  SIX  FILMS 

Le  premier  commence  le  24  Février 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


rrxxxxxs  cine 


JÊt 

FRÊKTw&SI 


RAPH1E 

SE 


'.$1 

:xxx3 


DANS  L’EXPLO  STATÏO 


Les  Cinémas  Nord-Africains 
passent  de  grandes  exclusivités 


A NICE 

MORT  DE  JEAN  PÉRÈS 


(De  notre  correspondant  particulier.) 

Nous  avons  le  regret  d’annoncer  la 
mort  de  Jean  Pérès,  un  des  pionniers  du 
cinéma  niçois,  décédé  à Nice  après  une 
longue  maladie. 

Jean  Pérès  avait  dirigé  successivement 
le  Casino  de  Paris  quand  cet  établisse- 
ment, alors  très  prospère,  était  contrôlé 
par  Pathé,  puis  le  Mondial  et  le  cinéma 
du  Casino  Municipal.  Il  avait  été  Prési- 
dent de  la  Fédération  des  Directeurs  de 
Spectacles  des  Alpes-Maritimes. 

Jean  Pérès  était  le  frère  du  docteur 
Pérès,  très  connu  à Nice  et  d’André  Pé- 
rès qui  fut,  durant  de  longues  années, 
directeur  commercial  de  l’Universal  à 
Paris. 

Nous  leur  présentons,  ainsi  qu’à  Mme 
veuve  Jean  Pérès  et  à ses  enfants,  nos 
très  vives  condoléances.  — Ed.  E. 


Brillante  Reprise 
du  "G  ALU  A"  d’Agen 

(De  notre  correspondant  particulier.) 


Le  fait  notable  de  ces  dernières  semaines, 
c’est  l’indéniable  reprise  du  Gallia  sous 
l’impulsion  avisée  de  son  nouveau  direc- 
teur, M.  Penot,  que  nous  ne  saurions  trop 
complimenter,  surtout  pour  sa  publicité 
originale.  Signalons  le  rendement  de  l’adé 
mirabie  Les  Hauts  de  Hurlevent  qui  bat  le 
record  précédemment  détenu  par  Quai  des 
Brumes.  Viennent  ensuite  par  l’importance 
des  recettes  : Nuits  d’Andalousie;  Toute  la 
Ville  danse;  Kentucky  et  ce  chef-d’œuvre 
qui  a nom  : La  Chevauchée  fantastique.  Le 
Sélect-Cinéma,  frère  cadet  du  Gallia,  nous 
a donné  récemment  un  film  délicieux  : 
Frou-Frou,  et  a repris  avec  succès  le  pre- 
mier film  de  notre  ami  Couzinet  : Le  Club 
des  Fadas. 

Le  Florida,  à côté  de  quelques  program- 
mes faibles,  a présenté  un  quatuor  de  films 
de  grande  valeur  : Les  Otages,  Gunga  Din, 
Les  Aveux  d’un  Espion  nazi  et  surtout  Elle 
et  Lui.  Il  me  plaît  infiniment  de  voir  figurer 
en  tête  du  palmarès  des  deux  grandes  salles 
agenaises,  des  titres  comme  : Les  Hauts  de 
Hurlevent  et  Elle  et  Lui,  ce  qui  prouve,  en- 
tre parenthèses,  que  l’art  et  le  commerce  ne 
s’opposent  pas  forcément  et  que  le  publie 
ne  recherche  pas  toujours  les  inepties.  Les 
meilleurs  rendements  du  Florida  ont  été, 
dans  l’ordre  : Elle  et  Lui,  Les  Aveux  d’un 
Espion  nazi,  Raphaël  Le  Tatoué,  Gunga  Din. 
Cette  salle,  ainsi  que  le  Majestic  (reprise 
fort  intéressante  de  Blanche  Neige),  est 
dirigée  avec  autorité  par  l’excellent  M.  Ta- 
buteau. 

Le  Royal  (dirigé  par  Mme  Vincens  en 
l’absence  de  son  mari  mobilisé)  a eu  récem- 
ment la  malchance  de  donner  quelques 
programmes  médiocres  à la  suite,  mais  il 
s’est  brillamment  relevé  avec  l’émouvante 
Citadelle  de  King  Vidor.  A noter  que  le  pu- 
blic de  cette  aimable  salle  recherche  les 
films  policiers  et  les  films  d’émotions. 

Ch.  Pujos. 


Le  Colisée,  le  somptueux  établissement 
des  Galeries  Jules  Ferry,  continue,  malgré 
la  guerre,  à donner  des  programmes  de  va- 
leur. Après  Le  Lion  a des  Ailes,  Tourbillon 
de  Paris,  Le  Jour  se  lève,  Derrière  la  Fa- 
çade, c’est  actuellement  le  tour  de  Ils  étaient 
Neuf  Célibataires  dont  le  succès  est  énorme. 

L’A.  B.  C.,  une  salle  de  toute  récente  créa- 
tion, a pris  un  essor  nouveau,  sous  la  direc- 
tion avisée  de  M.  Arnold  Boralévi  qui  s’en 
est  rendu  dernièrement  acquéreur.  Depuis 
son  ouverture,  l’A.  B.  C.  connaît  des  recet- 
tes record.  C’est  ainsi  que  Narcisse  y a 
tenu  l’affiche  durant  trois  semaines. 

Le  Paris,  l’élégante  salle  de  l’avenue  de 
Paris,  sous  l’heureuse  impulsion  de  MM.  Al- 
lia et  Cie,  a réussi  à s’attirer  l’élite  de  la 
clientèle  tunisienne.  Parmi  les  derniers 
programmes,  citons  : Noix  de  Coco  qui  a 
tenu  l’affiche  deux  semaines,  La  Tradition 
de  Minuit,  Pièges,  etc... 

Le  Circuit  Seiberras  groupant  les  salles 
Capitole,  Royal,  Empire,  Eldorado,  connaît 
une  nouvelle  vogue  et  c’est  mérité.  La  direc- 
tion de  ce  circuit  a pris  une  initiative  ex- 
trêmement heureuse  en  projetant  en  deuxiè- 
me vision  les  gros  succès  du  Colisée.  On  y 
vit  ainsi  récemment  : Prison  sans  Barreaux, 
Double  Crime  sur  la  Ligne  Maginot,  L’Alibi, 
Tricoche  et  Cacolet,  etc... 


Annie  Ducaux  et  Eric  von  Stroheim 
dans  Tempête  (Discina) 


Les  Recettes  du  Trianon  de  Toulouse 


C’est  par  erreur  que  nous  avons  indiqué 
pour  Terreur  à l'Ouest  une  recette  de 

104.000  fr.  la  première  semaine  et  56.000  fr. 
la  deuxième  semaine.  Ces  chiffres  s’appli- 
quent au  film  Pièges,  tandis  que  Terreur  à 
l'Ouest  a réalisé  70.000  fr. 

D’autre  part,  il  faut  signaler  le  succès  de 
Fric-Frac  avec  161.000  fr.  en  quatorze  jours, 
Les  Gangsters  du  Château  d’If,  84.000  fr., 
Deuxième  Bureau  contre  Kommandantur , 

108.000  fr.  L’Emigrante  75.000  fr. 

Cette  semaine  passe  Louise  qui  atteindra 

80.000  fr. 


Le  Palmarium,  aux  destinées  desquelles 
préside  M.  Sitruk,  vient  de  connaître  la 
grande  affluence  avec  le  film  de  Litvak, 
Les  Aveux  d’un  Espion  nazi  et  s’apprête  à 
lancer  Marie- Antoinette. 

Le  Mondial,  qui  appartient  à la  même  di- 
rection, a gardé  l’ancienne  faveur  du  public 
avec  des  films  américains  mouvementés 
comme  Les  Ailes  de  la  Flotte,  Terreur  à 
l’Ouest,  Jeunes  Filles  en  Surveillance,  etc... 

Nous  ne  terminerons  pas  sans  dire  aussi 
le  gros  effort  fourni  dans  la  composition 
des  programmes  par  des  petites  salles 
comme  Midi  - Minuit,  Ciné-Soir,  Le  Par- 
nasse, Studio  38,  l’Apollo,  l’Alhambra,  etc... 

Paul  Saffar. 

IJ  M.  Roger  Cazes  est  le  sympathique  di- 
recteur du  Splendid  Cinéma  d’Alger.  Cette 
salle,  sous  son  heureuse  impulsion,  a vite 
fait  de  reprendre  son  rang  parmi  les  grands 
cinémas  de  première  vision  de  la  capitale 
de  l’Afrique  du  Nord.  Connaissant  fort  bien 
la  programmation  de  par  ses  anciennes 
fonctions  de  représentant  de  maisons  de 
films,  M.  Roger  Cazes  a un  goût  très  sûr  cpii 
a attiré  à son  établissement  la  faveur  una- 
nime des  Algérois.  Parmi  les  derniers  films 
montrés  par  cet  écran,  signalons  : Le  Café 
du  Port,  La  Tradition  de  Minuit,  Pièges, 
Zaza,  L’Emigrante,  Une  Java,  en  attendant 
Rappel  immédiat,  Hôtel  Impérial,  La  Ba- 
ronne de  Minuit,  Nord- Atlantique,  Booloo, 
Idole  de  la  Jungle,  L’Empire  français,  etc... 

H Nous  avons  eu  le  plaisir  de  rencontrer 
dernièrement  M.  Stein,  directeur  général 
de  la  Société  « Columbia  »,  venu  étudier  le 
marché  local. 

■ M.  Emile  Bellysch,  tenu  un  moment 
éloigné  de  la  corporation,  revient  parmi 
nous  comme  directeur  de  la  location  de  la 
« Compagnie  Nord-Africaine  Cinématogra- 
phique » d’Alger. 

Cette  nouvelle  ne  manquera  pas  d’être  ac- 
cueillie avec  plaisir  par  tous  ceux  qui  ont 
déjà  vu  M.  E.  Bellysch  à l’œuvre,  alors  qu’il 
assumait  la  direction  de  l’agence  algérienne 
des  films  « Paramount  » qu’il  créa  d’ail- 
leurs, puis  à la  « Sonociné  Nord-Africaine  ». 

Tous  ont  pu  apprécier,  à leur  juste  va- 
leur, ses  solides  qualités  professionnelles 
et  aussi  sa  souriante  cordialité.  — P.  S. 
♦ 

Le  Chemin  de  l’Honneur 
en  grand  OaSa  à Lyon 

M.  Demblans,  directeur  du  Pathé-Palace, 
a organisé  avec  la  collaboration  de  la  firme 
Lyon-Cinéma  une  soirée  de  gala  au  profit 
des  combattants  nord-africains,  pour  la  pre- 
mière du  Chemin  de  l'Honneur. 

La  musique  du  142°  D.  I.  prêtait  son  con- 
cours à cette  séance  et  un  détachement  de 
spahis  formait  dans  le  hall  une  magnifique 
haie. 

On  remarquait  dans  l’assistance  choisie, 
qui  emplissait  la  vaste  salle,  les  Généraux 
Usson  et  de  Mesmay,  Mme  et  M.  Bollaert, 
Préfet  du  Rhône  et  un  grand  nombre  de 
personnalités  civiles  et  militaires. 

Jean  Clère. 


10 

rxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx? 


■ » mm  » ira  ywwwww  ■r^»  w '■'"v  y y nr  v sr^y> 
rx  X X X X X a|  3^  X X ^ ^ ^ ^ ^ 1 


sont  heureux  de  vous  informer  qu'à  da- 
ter de  ce  jour  elles  assurent  dans  la  gran- 
de région  parisienne  la  diffusion  des 
films  ÈPOC  et  qu’ainsi  elles  peuvent  ac- 
tuellement vous  offrir  les  films  suivants  : 


Le  Mot  de  Cambronoe 

avec 

Sacha  Guitry  — Marguerite  Moreno 
Pauline  Carton  et  Jacqueline  Delubac... 
(pii  n’a  qu’un  mot  à dire 

Petite  Peste 

Jeanne  Boitel  — llené  Lefèvre  — Henri 
Rollan  — Geneviève  Callix  — André 
Roanne  — Junie  Astor 


Jeunesse  <£p» c ) 

Lisette  Lanvin  — Paulette  Dubost 
Jean  Servais 


La  Route  Heureuse 

Edwige  Feuillère  — Claude  Dauphin  — 
Rosine  Deréan 


Remarions-nous 

Colette  Darfeuil  — Georges  Péclet  — 
Gaston  Jacquet 

Sans  Elle 

Marcel  Vallée  — Jacqueline  Daix 


Documentaires 

Pêcheries  (l’Automne  (600  m.),  Tradi- 
tions marseillaises  (800  ni.),  Florence 
(Epoc,  600  m.),  A Travers  Rome 
(Epoc,  600  m.) 


Tél.:  EURope  49-40 

R.  C.  Seine  277.21  2 B 


Un  Accord  est  intervenu 
pour  le  Règlement  de  la  Taxe  d'Armement 


Au  cours  d’une  séance  tenue  le  13 
février,  les  Chambres  SyndtcaEes  se  sont 
mises  d’accord  sur  la  question  de  la 
Taxe  d’Armement. 

La  Taxe  d’Armement  est  à 5a  charge 
respective  de  chacun  des  contractants. 
Elle  ne  peut  être  déduite  des  recettes 
brutes  à moins  de  conventions  particu- 
lières portées  au  bon  de  commande. 

En  ce  qui  concerne  Ses  litiges  résul- 


Réouverture  du  Cinéma  Le  Paris 
de  Londres 


Le  cinéma  Le  Paris,  situé  en  plein  West- 
End,  Lower  Regent  Street  à Londres,  qui 
était  fermé  depuis  la  guerre,  a fait  sa  réou- 
verture le  lor  février. 

Cette  salle,  très  moderne,  qui  possédait 
même  un  abri  contre  les  bombardements 
aériens,  avait  été  inaugurée  en  avril  dernier 
avec  La  Bête  humaine,  de  Jean  Renoir,  et 
s’était  spécialisée  dans  la  projection  des 
films  français  en  version  originale. 

Elle  sera  désormais  exploitée  d’une  façon 
différente  et  donnera  en  reprise  des  pro- 
grammes choisis  parmi  les  meilleures  pro- 
ductions américaines,  françaises  et  anglai- 
ses de  ces  dernières  années. 

* 

* * 

Le  Studio  One  de  Londres  projette  actuel- 
lement Les  Rois  du  Sport  avec  Fernandel 
et  Raimu. 

+ 

De  nouveaux  Filins  Américains 
sont  terminés 


La  production  d’Hollywood  comptera, 
cette  année,  moins  de  films  «richissimes». 
Si  l’on  excepte  Autant  en  emporte  le  Vent 
(film  M.-G.-M.)  et  Le  Bossu  de  Notre-Dame 
(film  R.  Iv.  O.  Radio),  films  coûtant  des  di- 
zaines de  millions. 

Warner  Bros  présentera  bientôt  à Paris  : 
Victoire  sur  la  Nuit  avec  Bette  Davis;  La 
Vieille  Fille,  avec  la  même  grande  comé- 
dienne, va  sortir  incessamment.  Tlollywood 
Cavalcade,  film  d’Irving  Cummings,  avec 
Alice  Faye,  grande  production  en  couleurs 
naturelles  sur  l’histoire  de  Hollywood  et 
le  sensationnel  La  Mousson,  réalisé  par 
Clarence  Brown,  d’après  le  beau  roman  de 
Louis  Bromfield. 

Parmi  les  principales  productions  des 
Artistes  Associés,  nous  verrons  The  Real 
Glorg,  le  meilleur  film  de  Gary  Cooper,  et 
Intermezzo  avec  Leslie  Howard. 

Columbia  prépare  le  lancement  de  The 
Amazing  Mr  Williams  et  du  nouveau  film 
de  Cary  Grant  : Mis  Girl  Fridcnj. 


tant  de  contrats  anciens,  Ses  nouvelles 
dispositions  ne  seront  pas  obligatoire- 
ment et  rigoureusement  applicables  et 
les  accords  à intervertir  devront  être  em- 
preints du  plus  large  esprit  de  concilia- 
tion. 

fjjous  publierons  la  semaine  prochaine 
le  texte  officiel  de  cette  importante 
décision. 


Aux  Distributeurs  de  la  Région  de  Marseille 

et  de  Lyon 

A la  suite  d’un  accord  intervenu  avec 
Cyrnos  Film,  la  Société  Discina  a le  plai- 
sir d’informer  Messieurs  les  Exploitants  de 
la  région  de  IViarseille  qu’elle  distribuera 
elle-même  le  film  Angelica. 

Par  le  même  accord,  elle  distribuera  éga- 
lement les  films  Pièges,  Dernière  Jeu- 
nesse, Angelica  pour  la  région  de  Lyon. 
S’adresser  à la  Société  Discina,  12,  boule- 
vard de  la  Madeleine,  Paris  8e.  Opéra  08-20. 

. ' * 

* * 

Tempête  est  prolonge,  par  suite  de  son 
succès,  d’une  troisième  semaine  au  Plazza 
de  Bruxelles.  Il  commence  la  première  ex- 
clusivité à l’Empire  d’Anvers. 

1 

La  COLUMBIA 

sort  quatre  grands  films  à Paris 

C ' . 


Actuellement,  Columbia  donne  en  ex- 
clusivité quatre  grandes  productions 
dont  l’une  est  le  magnifique  film  français 
de  Julien  Duvivier  : « La  Charrette  fan- 
tôme » (IVSarivaux) . 

« M.  Smith  au  Sénat  » connaît  au  Biar- 
ritz un  triomphe  mérité  par  la  valeur  ar- 
tistique de  ce  film  de  Frank  Capra,  in- 
terprété par  James  Stewart  et  Jean 
Arthur. 

« Golden  Boy  »,  qui  passe  au  César, 
est  une  production  de  Rouben  Mamou- 
lian  admirable  d’émotion.  Il  est  joué  par 
Barbara  Stanwyck,  William  Holden  et 
Adolphe  IVIenjou. 

Enfin  « Garde-Côtes  »,  grande  produc- 
tion d’Eward  Ludwig  qui  sort  à l’Olym- 
pia, est  un  film  d’atmosphère  maritime 
joué  par  Randolph  Scott,  Frances  Dee 
et  Ralph  Bellamy. 


Création  d’un  Magazine  Belge  filmé 


MM.  Stanislas  Dottremont  et  Charles  Van 
Duyse  ont  eu  l’idée  de  produire  un  maga- 
zine belge  filmé,  à l’image  de  « La  Marche 
du  Temps  » américaine. 

Ce  magazine  portera  le  titre  de  La  Bel- 
gique vivante. 

Le  numéro  /,  qui  vient  de  paraître,  est 
consacré  spécialement  à ta  grande  gloire 
scientifique  belge,  Camille  Heymans,  Prix 
Nobel  1939. 

M.  Dottremont  a également  produit  une 
rétrospective  en  hommage  au  grand  bourg- 
mestre de  Bruxelles,  Adolphe  Max. 


H 


rXTIXXXXXXXXXXXXXXXXXXTÎ  ciNEjtëfflj^RAPHIE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦** 


DANS  LA  PRODUCTION 


La  Production  française  s’anime  courageusement 


Peu  à peu,  les  titres  de  films  sortent  comme  des  bour- 
geons précoces  dans  cet  arrière-hiver  inclément. 

On  tourne  dans  nos  studios  cinq  films.  Pas  un  de  pius, 
certes. 

Mais  on  en  annonce  plusieurs.  On  trouvera  plus  loin 
les  projets  de  la  grande  maison  française  C.  F.  C.  D’autre 
part,  nous  savons  qu’une  puissante  société  française,  qui 
fut  longtemps  en  sommeil  par  suite  d’événements  sur  les- 
quels il  n’est  pas  nécessaire  d’épiioguer,  va  reprendre  un 
programme  de  production  régulière  et  importante. 

Mais  il  nous  serait  encore  plus  agréable  de  savoir 
que,  parmi  Ses  films  en  préparation,  se  trouveront  quelques 
productions  de  classe  internationale,  capables  de  soutenir 
avec  les  grands  films-leaders  de  ces  deux  dernières  années, 
une  flatteuse  comparaison. 

Espérons.  Lucie  Derain. 


OW  TOURNE 

NEUILLY 

Monsieur  Hector. 

(ex-Le  Nèg(re  du  Négres- 
co) . 

Maurice  Cammage  tourne  de- 
puis plusieurs  jours  dans  une 
suite  de  charmants  décors  dûs 
à Marcel  Magniez  qui  est  seul 
décorateur  de  ce  film.  Recti- 
fions donc. 

Georges  Grey  a échangé  avec 
Fernande]  la  tenue  et  l’identité 
de  celui-ci.  Voici  donc  Georges 
Grey  mué  en  valet  de  chambre 
et  Fernande]  transformé  en  élé- 
gant gentleman- 

Suzanne  Dehelly,  Marthe  Mus- 
sine,  Gaby  Wagner  forment  un 
trio  féminin  autour  de  l’inénar- 
rable Fernande!. 

Prod.  : Stella. 

Tournage  : 41'  semaine. 


BIENTOT 

La  france  est  un  Empire 


Dans  quelques  jours,  aura 
lieu  la  présentation  d’un  des 
plus  importants  films  qui  aient 
été  tournés  pour  servir  la  gran- 
deur française. 

Il  s’agit  de  La  France  est  un 
Empire,  dont  la  réalisation  est 
due  à cinq  grands  reporters  du  | 
film  : Gaston  Chelle,  qui  se 
chargea  de  l’Afrique  du  Nord 
— ■ disparu  trop  tôt  il  y a quel- 
ques semaines  à peine  — Hervé 
Missir,  qui  fit  l’Indochine,  Geor- 
ges Barrois,  qui  tourna  à Mada- 
gascar, l’Ile  de  la  Réunion,  la 
côte  Somalie  française,  Ray- 
mond Méjat,  auteur  du  repor- 
tage en  Guyane  et  aux  Antilles, 
enfin  André  Persin,  qui  fit 
l’Afrique  noire. 

Jean  Loubignac  a monté  les 
magnifiques  documents  rappor- 
tés de  ces  points  lointains  de 
notre  Empire.  Et  j’ajouterai  en- 
fin que  la  musique  est  de  Van 
Hoorebecke,  le  commentaire 
d’Emmanuel  Bourcier,  d’après 
un  scénario  de  Jean  d’Agraives, 
et  cpie  cette  réalisation  Ciné  Re- 
portages Réalités  contient  des 
cartes  et  dessins  animés  d’E- 
tienne Lallier  et  Henri  Sarrade, 

Nous  ne  pouvons  donner  ac- 
tuellement l’analyse  de  ce  film, 
mais  il  nous  est  agréable  de 
dire,  dès  maintenant,  la  valeur 
artistique  de  cette  bande  qui 
décrit  en  lumineuses  images 
l’œuvre  constructive  de  la 
France.  — L.  D. 


S Viviane  Romance  et 
Georges  Flamant  nous 
prient  de  faire  savoir  qu’ils 
n’ont  pas  encore  commen- 
cé les  prises  de  vues  du 
film  « La  Tosca  ». 


C.  M.  C.-NICE 
Unie!  Père  et  Fils. 

Réal.  : J.  Duvivier. 

Ved.  : Michèle  Morgan,  Rai- 
mu,  Jouvet,  Colette  Darfeuil, 
R.  Le  Vigan,  Renée  Devillers, 
Suzv  Prim,  Lucien  Nat,  Ginette 
Maddie. 

Prod.  : Transcontinental. 

Tournage  : fi"  semaine. 

PAGNOL  - MARSEILLE 
Trois  Argentins  à Montmar- 
tre. 

Les  prises  de  vues  de  ce  film 
musical  cl  comique  se  poursui- 
vent. Cette  semaine  est  la  qua- 
trième et  dernière  semaine  d’in- 
térieurs. 

JOINVILLE-PATHE 

On  a tourné  quelques  scènes 
d’un  film  de  Robert  Alexandre, 
Hitler  m’a  dit,  sorte  d’illustra- 
tion filmée  du  livre  de  Herman 
Rauschning  portant  ce  titre.  Le 
décor  représentait  l’intérieur  de 
la  maison  de  Berchtesgaden. 


FRANÇOIS-I  r 
Un  Soir  d’Alerte. 

Réal.  : J.  de  Baroneelli. 

Prod.  : Flag  Film. 

Tournage  : 2“  semaine. 

BUTTES-CHAUMONT 

L’Empreinte  du  Dieu. 

L.  Moguy,  qui  vient  d’être  ap- 
pelé mobilisé,  se  dépêche  et  met 
les  bouchées  doubles  pour  ter- 
miner rapidement,  sans  le  bâ- 
cler, ce  grand  film  adapté  du 
roman  de  Maxence  van  der 
Meerscb.  A une  récente  visite, 
nous  avons  vu,  dans  une  grande 
cour  de  ferme  où  allaient  et  ve- 
naient cochons,  poules,  dindons, 
l’arrivée  de  Jacques  Dumesnil 
en  tenue  de  marié  avec  les  fleurs 
nuptiales  à sa  boutonnière,  et 
sa  jeune  épouse  Blanchette  Bru- 
noy  tenant  dans  ses  bras  une 
gerbe  de  mimosas.  Larquey,  au 
collier  de  barbe  rousse,  ouvrait 
la  marche  avec  le  grand  Mar- 
ceau dégingandé. 


Jacques  de  BARONCELU  ï 
tourne 

“UN  SOIR  D'ALERTE” 


Depuis  quelques  jours,  J. 
de  Baroneelli  tourne  à Fran- 
çois-Pr  cette  comédie  char- 
mante, production  Flag  Film , 
inspirée  à Michel  Duran  par 
le  début  de  la  guerre,  à 
Paris,  et  par  des  événements 
ou  des  modes  de  vies  : pré- 
paration aux  alertes,  camou- 
flages des  habitudes  et  des 
décors  de  la  vie,  black  out 
des  rues  parisiennes,  qui 
changeront,  mens  qui  ne  se- 
ront plus  tels  qu’ils  furent  à 
ce  moment-là. 

Dans  te  ravissant  décor  de 
Duquesne  représentant  le 
salon  satiné,  tout  en  glaces  et 
en  meubles  rococo , de  la 
chanteuse  (. Joséphine  Baker), 
un  clochard  aux  vêtements 
haillonneux  se  prélasse,  re- 
gardant les  fleurs  et  les  oi- 
seaux. On  reconnaît  le  bon 
Lucien  Baroiix.  Tout  à l’heu- 
re, Jean  Tissier,  qui  campe 
un  inénarrable  imprésario, 
entrera  et  un  dialogue  mor- 
dant s’ engagera  entre  te  clo- 
chard, gui  connaît  la  vie,  et 
l’impresario  opportuniste... 

Saturnin-Fabre  joue  dans 
ce  film  un  solennel  proprié- 
taire entiché  de  souvenirs 
napoléoniens  et  Gabrielle 
Dorziat  est  l’autre  proprié- 
taire d’un  immeuble  voisin, 
dont  la  fille  ( Micheline  Pres- 
tes) s’amourachera  du  fils  de 
Saturnin  . Fabre  ( Georges 
Marchai)...  — René  Drouin. 


RECTIFICATION 


Dans  l’analyse  de  Chantons 
quand  même,  le  film  de  Pierre 
Caron,  s’est  glissée  une  erreur 
typographique.  Il  faut  donc  lire 
dans  le  « Caractère  du  Film  » : 
C’est  un  film  de  deuxième  par- 
tie et  non  de  « première  partie  » 
comme  il  était  imprimé  par 
erreu r. 


PIERRE  MAR9AN3  EST  MORT 


Nous  apprenons  la  mort  su- 
bite de  notre  ami,  le  talentueux 
dessinateur  Pierre  Mariani, 
âgé  de  48  ans,  dont  les  ravissan- 
tes affiches  de  cinéma  étaitent  si 
justement  admirées  dans  toute 
la  Corporation. 

C’est  un  homme  délicieux  en 
même  temps  qu’un  probe  ar- 
tiste qui  disparait.  Tous  ses 
amis  le  pleureront.  Son  inhu- 
mation a eu  lieu  mardi  13  fé- 
vrier 1940. 


1 Les  droits  du  film  « Le 
Maître  de  Forges  » ayant 
été  renouvelés  à M.  Fer- 
nand Rivers  à dater  du  1er 
février  1940,  c’est  doréna- 
vant la  D.U.C.,  92,  avenue 
des  Ternes  qui,  ayant  l’ex- 
clusivité des  films  Fernand 
Rivers,  distribue  « Le  Maî- 
tre de  Forges  ». 


Une  scène  émouvante  de  La  Charrette  Fantôme,  film  qui  sori  en  exclusivité 
cette  semaine  au  Marivaux  (Distributeurs  Columbia  Film). 


\z 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


lxx;;  xmxr  cime 


R/\PHIE 

SE 


♦♦»♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ ♦ 


Les  films  nouveaux  a Paris 


Semaine 

du  14-2-40  au  20-2-40 
FILMS  FRANÇAIS 

La  Charrette  fantôme  (Mari- 
vaux) (lre  s.)  (Columbia). 

Les  Musiciens  du  Ciel  (Coli- 
sée) (lre  sem.)  (Filmsonor). 

BraZza  (Marignan)  (3B  sem.) 
(D.P.F.). 

Battement  de  Cœur  (Made- 
leine) (3°  sem.)  (Osso). 

L’Homme  du  Niger  (3e  sem.) 
(Olympia)  (Self) 

De  Lénine  à Hitler  (Max  Lin- 
der)  (4°  sem.)  (Distr.  Fran- 
çais). 

FILMS  AMERICAINS 
VERSIONS  ORIGINALES 

Lç  Flambeau  de  la  Liberté 
(Avenue)  (lr,e  s.)  (M.G.M.). 

Golden  Bog  (César)  (2e  sem.) 
(Columbia). 

L’Etrange  Sursis  (Marbeuf) 
(2°  sem.)  (M.-G.-M.). 

Edith  Cavell  (Etoile)  (3e  s.) 
(R.  K.  O.). 

Les  Quatre  Plumes  blanches 
(Normandie)  (3e  sem.)  (Ar- 
tistes Associés). 

Veillée  d’ Amour  (4e  sem.)  (Le 
Paris)  (Universal). 

M.  Smith  à Washington  (5e 
sem.)  (Biarritz)  (Columb.). 

Good  Bge  M.  Chips  (Triom- 
phe) (9°  sem.). 


9 Les  Films  G.E.C.E.  équipent 
actuellement  leur  cabine  de  pro- 
jection privée  avec  un  poste 
muni  du  double  interloque.  Ils 
en  ont  confié  la  réalisation  aux 
Etablissements  Cinélume,  3,  rue 
du  Colisée  à Paris,  dont  les  ap- 
pareils cinématographiques  de 
marque  « Cinémeccanica  », 
sont  si  justement  appréciés  par 
les  exploitants. 

■ Nous  apprenons  que  M. 
Martin  de  Thionville  (S.  A.  Ci- 
nélorrain),  exploitant  les  ciné- 
mas de  Jœuf  et  de  Rriey,  vient 
de  traiter  également  chez  Ciné- 
lume, 3,  rue  du  Colisée  à Paris, 
des  appareils  de  projection  so- 
nore, portatifs  de  format  35  mm. 

B M.  Ferraro,  directeur  de 
l’Artistic  Cinéma  à Agde  (Hé- 
rault) , nous  informe  qu’il  est 
susceptible  de  présenter  des 
films  tchécoslovaques  en  ver- 
sions originales.  Il  prie  Mes- 
sieurs les  Distributeurs  de 
lui  faire  des  propositions. 


PUBLICITË  DU  METROPOLITAIN 

Département  Cinémas 


L.  PERTUS 

3,  rue  Duperré,  Paris  (9  ) 
de  9 heures  à 14  heures  : 
Trinité  15-14 

de  14  heures  à 24  heures  : 
Roquette  30-12 


PETITES  ANNONCES 


OFFRES  D’EMPLQI 

Technicien  connaissant  le 
trucage  cinématographique,  est 
demandé,  situation  d’avenir, 
Sérieuses  références  exigées. 

Ecrire  n°  45. 

Bon  opérateur  est  demandé 
pour  ville  de  Bretagne.  Référen- 
ces demandées. 

Ecrire  n°  42. 

Opérateur  sérieux  connais- 
sant appareils  Western  - Erne- 
mann  est  demandé.  Indiquer  ré- 
férences, âge,  condition,  si  non 
mobilisable. 

Ecrire  : Mme  Lelong,  115,  av. 
de  la  République,  Deauville 
(Calvados). 

Opérateur  est  demandé  pour 
Epinal.  Références  exigées. 

Ecrire  Circuit  Pontet-Thomas, 
1,  rue  Blondlot,  Nancy  (Meur- 
thc-et-Moselle). 


DEMANDES  D’EMPLOI 


Jeune  homme,  17  ans,  réfé- 
rences métier,  cherche  place 
aide-opérateur,  Paris. 

Ecrire  Jean  Chaussard,  24, 
rue  Saint-Yves,  Paris-14e. 

Chef  - opérateur,  sérieuses 
références  métier,  dépanneur, 
dégagé  obligations  militaires, 
prétentions  modérées  si  contrat, 
cherche  emploi  opératèur  ou 
chef  de  poste  dans  ville  sud  ou 
sud-ouest. 

Ecrire  n°  41. 

Jeune  homme,  réformé  défi- 
nitif, ne  pouvant  reprendre  sa 
place  de  directeur  technique 
d’une  salle  parisienne  par  suite 
de  son  état  de  santé,  cherche  : 
région  du  Midi,  Algérie,  Espa- 
gne ou  Amérique  du  Sud.  Repré- 
sentation, direction  ou  même 
nnbine  intéressante;  15  ans  de 
métier,  ancien  chef-opérateur  de 
grandes  salles  parisiennes,  an- 
cien directeur,  peut  fournir  tou- 
tes références  nécessaires.  S’in- 
téresserait même  à la  location 
d’une  salle  dans  une  grande 
ville  du  Midi. 

Ecrire  avec  offres  détaillées 
à : M.  J.  R.,  Société  Cinémato- 
graphique A.R.E.V.,  17,  rue  Gu- 
din,  Paris-16c. 

40  ans,  libre  obligations  mi- 
litaires, études  supérieures,  for- 
mation bancaire  et  commer- 
ciale, connaissance  anglais  et 
langues  étrangères,  ayant  tra- 
vaillé grosses  maisons  américai- 
nes et  distribution,  meilleures 
références,  cherche  situation  en 
rapport. 

Ecrire  n°  43. 

Chef  de  poste,  femme  cais- 
sière, références  dans  le  mé- 
tier, cherchent  emploi  Paris  ou 
province. 

Ecrire  M.  Thibault,  16,  rue 
des  Montibœufs,  Paris-20* 


Directeur,  chef  de  poste,  of- 
ficier honoraire,  ayant  dirigé 
pendant  13  ans  à Paris  salles 
grands  circuits,  cherche  même 
situation  dans  société  ou  chez 
i ndépendant,  gérerait,  cas 
échéant,  établissement. 

Ecrire  n°  44. 


Opérateurs  disponibles  : 

M.  G.  Thépot,  49,  rue  Puebla, 
Larnbezellec  (Finistère). 

M.  Marius  Fleury,  16,  rue  des 
Genêts,  Villeneuve-le-Roi  (Seine- 
et-Oise). 


Ancienne  directrice  cinéma 
banlieue,  cherche  place  gérance 
ou  chef  de  poste. 

Ecrire  n°  46. 


«CHAT  MATÉRIEL 


Sommes  acheteurs  de  tout 
matériel  de  montage  de  films. 

Ateliers  Lax,  94,  boni.  Gal- 
liéni,  Issy  - Les  Moulineaux 
(Seine). 


Suis  acheteur  200  fauteuils 
très  confortables,  état  neuf, 
cuir  ou  très  beau  simili. 

Faire  offres  « Studio  16  », 
rue  Sainte-Marguerite,  Cannes 
(Alpes-Maritimes). 


ACHAT  CINEMA 


Directeur  très  connu,  pro- 
priétaire d’une  des  plus  jolies 
salles  de  la  région  parisienne, 
cherche  dans  les  régions  de 
Marseille  et  Bordeaux,  une  belle 
salle  en  gérance  affermage. 

Ecrire  René  Guissart,  Casino 
de  Saint -Denis,  Saint -Denis 
(Seine). 


Recherche  belle  salle  ban- 
lieue ou  province,  à louer  avec 
nromesse  de  vente.  Intermé- 
diaire s’abstenir. 

Ecrire  n°  47. 


DIVERS 


Disposant  30.000  fr.,  achè- 
terai stock  de  films  éventuelle- 
ment, prendrai  en  distribution 
France  ou  la  Région  parisienne 
seulement. 

Faire  offres  Films  Robert,  92, 
Champs-Elysées,  Paris-8e. 


Présentations  à Paris 

MARDI  20  FEVRIER 
Colisée,  10  h.,  C.C.F.C. 

Le  Chemin  de  l’Honneur. 

JEUDI  22  FEVRIER 

Max-Linder,  10  h.,  Ciné  Sélec- 
tion. 

Sur  le  Plancher  des  Vaches. 

MARDI  27  FEVRIER 
Olympia,  10  h.,  D.  P.  F. 

La  France  est  un  Empire. 


Imp.  de  La  Cinématographie  Française,  29,  rue  Marsoulan,  Paris. 


Le  Gérant  : P.  A.  Harlé. 


FOURNITURES  GÉNÉRALES 
POUR  EXPLOITATIONS  CINÉMATOGRAPHIQUES 


11 


E.  STENGEL 

et  13  Faubourg  Saint-Martin 

PARIS  (10  ) 

Téléphone  : Botzaris  3 9-2(1 


charbons,  lampes  de  projection  et  d'exci- 
tation, miroirs,  objectifs  optique  supé- 
rieure, Pathéine,  huile  pour  projecteurs, 
papiers  rouleaux,  bandes-papillons,  im- 
primerie spéciale  de  tickets  d'entrée, 
films  : entr’acte,  etc...,  film  humoristique 
pour  alerte,  pièces  détachées  Pathé,  Gau- 
mont G.  M.  et  G.  M.  C.  B. 

Sea'.  29  et  Ses.  31 


AGEKDAS  râlions 


Agenda  technique...  15 

Le  Memento  5 

Insonorisation  d e s 

Salles 5 

Tableau  des  Recher- 
ches  des  Pannes...  5 


Toutes  ces  éditions  pra- 
tiques et  utiles,  sont  édi- 
tées par 

LA  TECHNIQUE 
CINEMATOGRAPHIQUE 
34,  rue  de  Londres 
Paris 


En  vente  à La  Cinéma- 
tographie Française  et 
contre  mandat. 


POUR  AVOIR  LES  MEILLEURS  PRIX 
DANS  LA  MEILLEURE  ! FABRICATION 

CONSULTEZ  SANS  HÉSITER 

CINÉ- SIÈGES 

45,  RUE  DU  VIVIER  à A U B E R V I LU  E R S (Seine) 

Téléphone  : FL  AN  DR  fl  01-08 


Éfa.  ! J.  ' 

m dei-  -JA.  AIM05 

iw  CANONGE 

.‘PUY-MAZUEL 
} te*  JEANNE  J M&Rift 

W*  ■ 


<£VIVE 

s la  NATION  4 

• -.kw.GRtTlUAT.RwvHAGNieR  jirjJMENDAlllf  ■>  CARNEGE  mm 
SfeLÂÎRY.l  BROU53 ARD  tWtv MAR5W  : ÔHECOUET  ' P.ETAUX  ‘MA 

— ” Une  Pmtac/hif  Mthn  ATlANdlC  FILM  .“or.;et  de  HUBSOI 

Affiche  120  160  -Dessinée  par  Mariani  (Film  distribué  par  Gray  Film^ 

IMPRIMÉE  PAR 


CUVE 


RAPHIE 

ISE 


^illllllllllllllillilllllllllllllllllllllillllll!llllll!llll!l!illlllllllli:illllllllllllllllllll!lllllll!lllllllllll!llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||i!lllillllll||!lll|||||||||||||||||^ 


FILMS  ALBATROS 

, Avenue  Vion  Whitcomh 
PARIS-16» 

Tel.  : Jasmin  18-06 


Représentant  général  pour 
Europe  Continentale 
Ernest  WETTSTE1N 
116  bis,  av.  des  Cliamps-Ehisces 
PARIS 

Tél.  : RAL.  34-38 
Câbles  ERWETT-PARIS 


EN  PREPARATION 


17,  Avenue  des  Champs-Elysées 
PARIS  (VHP) 
Téléphone  : Balzac  40-38 
Câbles  : l.F.R  RREN-P.A  RIS 


ILFORD 

Pellicule  vierge 

Agents  Exclusifs 

WELLINGTON  & WARD  S.  A. 

52,  rue  de  Dunkerque 
PARIS-1X* 

Tél.  : Trud.  83-82. 
Télégr.  : Wellward. 


MATERIEL  MODERNE  - TRANSPORTS  - DOUANES 


1 

COPY -BOURSE 

1 

130/  rue  Montmartre  — Tél.  : Gui  15-11 

= 

est  ouvert  et  se  charge  tous  travaux  machine 

1 

à écrire. 

1 

Travaux  machines  et  duplicateurs 

LE)  SIÈGES 

». 

ITELLA 

USilTE  A LABRUGUÎÈRE  .TARN 


MICHAÜX&GUÊPIN 


TRANSPORTS  EXTRA  RAPIDES  DE  FILMS 

2. RUE  DE  ROCROY 

| Trudaine  72-81  (7  lignes) 

Permanent  nuit  et  jour. 


Rapid  Universal 
Transport 

Tél.  : Trud.  01-50 


TRANSPORTS 
RAPIDES  DES  FILMS 
TOUTES  DIRECTIONS 


2,  rue  Thimonnler 

PARIS  (IX*) 


lllllllllllllllllllllllllltllliiiiillllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllltlllllll!lllllllllllllilllllllllllllltllllllllllllllllllllll!lllllllllll!lll 


Une  marque  qui  s'impose 


3,  Rue  du  Colisée,  PARIS  — ELYsées  44-00 


PRÉSENTE 

L’APPAREIL  SONORE  PORTATIF 

(format  35  m/m) 


AGENTS 


F.  FRANÇOIS,  4,  Rue  du  Rhin,  Grenoble 
W.  DE  ROSEN,  278,  Bd  National,  Marseille 
CINE-MATERIEL,  8,  Rue  Marivaux,  Nantes 
F.  GERVAIS,  14,  Rue  Edgard-Quinet,  Alger 


TOUT 

MATÉRIEL 

DISPONIBLE 

LIVRAISON 

IMMÉDIATE 


LES  DEUX  PREMIERS 

GRANDS  F8LMS  FRANÇAIS 

TERMINÉS  DEPUIS  LE  DÉBUT  DES  HOSTILITÉS 

LIVRABLES  IMMÉDIATEMENT 


LES  MUSICIENS 
DU  CIEL 

PARIS 
NEW  YORK 


P R O D U CT  I O N 

R I G I N A 


VENTE  EXCLUSIV  E 
POUR  LE  MONDE  ENTIER 


B N E X 


44  . CHAMPS-E  LYSÉ  ES— PARIS-©' 


V 


BAlioc  13-17,  13-18 


Ad.  Tél.  : FRANCINEXSO-PARIS 


44,  CHAMPS-ÉLYSÉES 

PARIS  (8  *) 

Téléphone  : BALZAC  13-18  et  13-19 


DISTRI  BUTION 

FILMSONOR 


4l!llllllllllllllllllllllllll!lllllllllllllllllllllll!lllllllllllllllllllllllllllllllllllllNIIINIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIillllllllllllH^ 


SOCIETES  EN  ACTIVITE 


27,  rue  Dumont-d’Urville,  PARIS 

Téléphone  : Kléb.  93-86 


Société  anonyme 

122,  Champs-Elysées 

Téléph.  : lialzac  38-10  et  11 


vous  offre  tonte  une  série  de  grands  filins 


LES  FILMS 


Marcel  Pagnoll 


13,  rue  Fortuny,  PARIS 
Téléphone  : Carnot  01-07 


Pour  louer,  téléphoner 
à Elvsées  64-31 


44,  Champs-Elysées 
PARIS 


Sous  les  Toits  de  Paris, 
A nous  la  Liberté,  Le 
Grand  Jeu,  Pension 
Mimosas,  La  Kermesse 
héroïque,  Désiré,  En- 
trée des  Artistes,  La 
Fin  du  Jour,  Derrière 
la  Façade 


LES  FILMS  CRISTAL 

63,  Champs-Elysées,  Paris 

Téléphone  : Elvsées  60-00 


Ronde  des  Heures  — Vignes  du  Seigneur 
Claudine  à l'Ecole  — Enfant  de  Troupe 
Marraine  du  Régiment  — Moulin  dans  le 
Soleil  — Héros  de  la  Marne 

Vous  Seule  que  j’aime 
Cas  de  Conscience  — Saturnin 
L’Ombre  du  2'  Bureau 
Après  Mein  Kampf,  mes  Crimes,  par 
A.  Hitler 


LES  PRODUCTIONS 

FOX-EUROPA 


DISTRIBUTEURS  DE 


= 


4 


FRANCBNEX 


44  . C H AM  PS- É LYSÉ  ES— PARI  S _6“ 


P 


Ad  Tél.  FR ANCINEXSO-PARIS 


EDITIONS  EMILE  CAPELIER 


27,  rue  de  Turin,  Paris  (8e) 

Téléphone  : Europe  49-40 
Petite  Peste  (2.500  ni.) 

G.  Callix  - R.  Lefèvre 
IVIot  de  Cambronne  (1.200  ni.),  Sacha  Guitry 

Route  heureuse  (Epoc)  (2.200) 
Edwige  Feuillère 

Jeunesse  (Epoc)  (2.600  ni.),  Lisette  Lanvin 
Remarions-nous  (Epoc)  (1.200  ni.) 

Sans  Elle  (800  ni.) 
Documentaires  en  600  et  800  m. 


5, 


<A  a 

c°hpt 


avenue  Velasquez 
PARIS  (8e) 

Tél.  : Laborde  88-50 
(6  lignes  groupées) 


ROBERT  JOUAT 


.♦♦AG 


ï 24,  rue  de  Trévise,  Paris  (9e) 

Ë Provence  38-36 

TOUS  LES  ACCESSOIRES 

POUR  LA  CABINE 

Ë Charbons  — Miroirs  — Cellules  — Lampes 
\ excitatrices  et  Tambours  dentés  pour  appa- 
Ë reils  de  toutes  marques 


hmmour r£ 


1,  rue  Meyerbeer,  Paris  (9e) 

Tél.  • Opéra  34-30 


95,  Champs-Elysées 
Elvsées  42-78  et  51-49 


VOUS  N’AVEZ 

LE  VEAU  GRAS 


Représentant  de 

FILMS  EMKA 

Bruxelles 

Comptoir  Commercial 
Cinématographique 
Bordeaux 

Agence  Générale  de; 
Location  de  Films 
Marseille 
Vente 

pour  1 ’ étranger 
FRIC-FRAC 
RIEN  A DECLARER 


1 


Société  Anonyme 
79,  Champs-Elysées,  PARIS 
Téléphone  : Elysées  94-03  et  la  suite 


PARIS 

FILM 

LOCATION 


79,  CHAMPS-ÉLYSÉES 


Adr.  Télégr.  : PARIFILM 
Téléphone  : Iîalzac  19-45 


Représentant  de  = 


OMNIA  FILMS  Ltd 

Londres 


Vente  exclusive  des  meilleurs  films  anglais  ï 
SPY  IN  BLACK  (ConradË 


95.  Cliampv-El.N  secs 
Elysées  42-78  cl  51-40 


TW  EN  T Y ONE  DAYS 
THUNDER  IN  THE 


Veidt  et  Valéry  Hobson) 

Q PLANES  (Laurence  Oli-  Ë 
vier  - R.  Richardson»  -; 
ROYAL  DIVORCE  (P.  Blan-= 
chard  - Ruth  Chatterton)  -: 
(Laurence  Olivier  - V.  Eeigh)  -: 
CITY  (Edw.  G.  Robinson): 


et  des  première  parties  de  qualité 


DEMANDEZ  A 


VEDIS-FILM 


IfSflMls, 


79,  Champs-Elysées,  PARIS 
Tél.  : Elysées  94-03 


TROIS  VALSES  — LOUISE 
ROSE  DE  RIO 


1,  rue  de  Berri 

Téléphone  : 

EL  Y 29-12  - 29-13 
Adresse  télégr.  : 
FRANCANGLE 


Distributeurs  de  : 

ALERTE 

SUR 

L’ANGLETERRE 

CHANTONS 
QUAND  MEME... 


36,  avenue  Hoche 
Paris  (8  ) 


Téléphoné  : 
Carnot  30-21  et  30-22 


Adresse  télégraphique 
JESTICFILM 
PARIS 


! 


LES  VOYAGES 
DE  GULLIVER 

Une  Grande  Production 

en  COULEURS! 

LES  AVENTURES  STUPÉFIANTES,  RÉJOUISSANTES,  EXTRAORDINAIRES,  SENSATION- 
NELLES, du  fameux  Gulliver  parmi  le  peuple  minuscule  du  Royaume  de  Li 1 1 i put.. . Des 
personnages  d’un  comique  irrésistible  et  qui  vont  être  célèbres  dans  le  monde  entier... 
Vous  verrez  l’irascible  Roi  Bombo  et  son  doux  rival  le  Roi  Petit;  le  peureux  Gabby  ; l’adorable 
Princesse  Glory  et  David,  son  Prince  Charmant;  le  sinistre  trio  d’espions:  Sneak,  Snoop  et 
Snitch,  et  Twinkletoes,  le  pigeon-voyageur  qui  se  trompe  invariablement  de  chemin  parce 
qu’il  louche  ! Tous  ces  joyeux  phénomènes  seront  demain  universellement  connus... 
25.000  Lilliputiens  aux  mines  désopilantes,  dont  les  farces  inénarrables  vous  feront  rire  aux 
larmes...  Le  géant  Gulliver  dans  un  millier  de  scènes  d’une  séduction  extraordinaire,  et  que 
viennent  renforcer  encore  des  couleurs  éclatantes...  Toute  une  série  de  chansons  à succès...  La 
plus  incroyable,  la  plus  admirable  et  joyeuse  histoire  qu’on  ait  jamais  faite  en  Dessin  Animé! 


Production  en  Technicolor  de  MAX  FLEISCHER.  — Réalisation  de  DAVE  FLEISCHER. 

D’après  le  Conte  Immortel  de  SWIFT, 


«r  e ïtAml  u.f 


m suças 


Qest  un  Gfiüm  Çjhramotud 


rAPAMOUNT  EST  EN  MESURE  VE  VOU. 
PE  QUELQUES-UNS  DES  PRINCIPAUX 


DEUX  GRANDS  FILMS  FRANÇAIS 


// 


La  REVOLTEdesVI  VANTS 


// 


C’est  le  nouveau  titre  de  « Le  Monde  Trem- 
blera »...  Ce  film  romanesque,  puissant, 
mouvementé,  où  le  tragique  se  mêle  adroi- 
tement au  comique,  est  tiré  du  roman  à suc- 
cès de  Charles  Robert-Dumas  (le  célèbre 
auteur  de  « 2e  Bureau  » ) et  Roger-Francis 
Didelot...  Douze  vedettes  : Claude  Dauphin, 
Madeleine  Sologne,  Roger  Duchesne,  Ar- 
mand Bernard,  Erich  von  Stroheim,  Le  Vi- 
gan,  Guisol,  Aimos,  Georges  Prieur,  Mady 
Berry,  Christiane  Delyne  et  Carette.  Mise 
en  scène  de  Richard  Pottier.  ( Prod . C.I.C.C.) 


"LES  MAITRES 
DE  LA  MER" 


Ce  très  beau  film  de  Frank  Lloyd  évoque  de 
façon  absolument  magistraie  la  lutte  épi- 
que que  se  sont  livrée  au  siècle  dernier  la 
navigation  à voiles  et  la  navigation  à va- 
peur, ainsi  que  la  première  traversée  de 
l’Atlantique  par  un  bateau  à aubes...  Quatre 
vedettes  : Douglas  Fairbanks  Jr,  Margaret 
Lockwood.  Will  Fyffe  et  le  fameux  George 
Bancroft,  dont  c’est  la  rentrée  à l’écran. 


// 


CEUX  QUI  VEILLENT" 

LA  BELGIQUE  EST  BIEN  DÉFENDUE  ! 


Ce  film  inédit  révèle  l’effort  admirable  ac- 
compli par  la  Belgique  en  vue  de  sa  défense 
contre  une  attaque  éven/tuelle...  Il  n’a  pu 
être  tourné  que  par  autorisation  spéciale 
du  Grand  Etat-Major  de  l’Armée  Belge... 
Une  œuvre  passionnante  qui  vient  bien  à 
son  heure  et  que  tout  Français  doit  avoir 
vue.  ( Réalisation  de  Gaston  Schoukens.) 


//^ème 


ÉTAGE 


La  réalisation  de  ce  film,  retardée  par  la 
guerre,  s’achève.  Maurice  Cloche  en  ter- 
mine actuellement  le  montage  aux  Studios 
Paramount. 

« 6e  Etage  »,  tiré  de  la  fameuse  pièce  de 
Vitrac  et  Gehri,  a pour  vedettes  : Janine 
Darcey,  Pierre  Brasseur,  Larquey,  Alice 
Tissot,  Florelle,  Germaine  Sablon,  Jean 
Daurand,  Henri  Crémieux,  Madeleine  Suf- 
fel  et  Carette.  Cette  histoire  originale,  tou- 
chante et  amusante,  sera  certainement  ap- 
préciée de  tous  ! (Production  C.  /.  C.  C.) 


// 


GERONIMO 


// 


Geronimo  : le  plus  farouche  des  ennemis  de 
la  race  blanche...  10.000  Indiens  fanatisés 
terrorisent  l’Ouest  des  Etats-Unis  et  tien- 
nent en  échec  toute  la  Cavalerie  Améri- 
caine... La  plus  formidable  bataille  qui  ait 
été  jamais  portée  à l’écran...  Vingt  vedet- 
tes, en  tête  desquelles  : l’adorable  Ellen 
Drew,  Preston  Foster  et  Andy  Devine. 


// 


QUAND  LA  CHAIR 
SUCCOMBE  " 


Cette  histoire  passionnante  qui,  du  temps 
du  muet,  avait  consacré  la  gloire  d’Emil 
Jannings,  bénéficie  cette  fois  des  immenses 
moyens  du  cinéma  moderne.  C’est  tout 
dire  ! L’étonnant  Akim  Tamiroff,  dont  le 
nom  est  aujourd’hui  connu  dans  le  monde  en- 
tier, est  la  grande  vedette  de  ce  film,  qui 
consacre  en  même  temps  les  débuts  d’une 
nouvelle  étoile,  nommée  Muriel  Angélus. 


TOUS  CES  FILMS  SONT  PRETi 


ANNONCER  DÈS  AUJOURD’HUI  LES  TITRES 
FILMS  DE  SA  NOUVELLE  PRODUCTION  1Ç4ù 


‘EN  FRANÇAIS... 
MESSIEURS!’ 

En  version  originale 
avec  sous-iiires  français,  seulement 


Une  comédie  folle- 
ment pleine  de 

blagues  désopilantes 
et  de  joyeux  coups  de 
théâtre  !...  Elle  est 
jouée  à la  perfection 
par  une  troupe  d’ar- 
tistes anglais,  fran- 
çais et  américains.  II 
y a notamment  l’ado- 
rable Ellen  Drew,  aus- 
si drôle  qu’elle  est 
jolie,  Ray  Milland,  Ja- 
nine Darcey  et  Jim 
Gérald.  (Paramount 
British  Production  J Ad ) 


ü: 


(( 


LUNE  DE  MIEL 
A DALI’’ 


Une  comédie  des  plus 
gaies  dans  laquelle 
on  retrouvera  avec 
plaisir  Fred  MacMur- 
ray  et  Madeleine  Car- 
roll.  . . Après  mille 
joyeuses  péripéties 
qui  nous  entraînent 
jusqu’en  Océanie, 
l’héroïne  finira  par 
admettre,  non  sans 
mal,  que  l’amour  pour 
une  femme,  qu’elle 
le  veuille  ou  non,  est 
sa  seule  raison 
d’être  ! 


(t 


LE  SOUFFLE 
DE  LA  VIE 


Film  d’action.  Film 
d ’ amour  surtout.  . . 
Cette  histoire  nous 
montre  comment  un 
chirurgien  fameux, 
grand  spécialiste  des 
maladies  du  cœur,  en 
ignore  cependant 
tous  les  secrets  dé- 
tours ! Trois  vedet- 
tes : Akim  Tamiroff, 
John  Howard  et  la 
splendide  Dorothy  La- 
mour,  dans  un  rôle  en 
tous  points  différents 
de  celui  de  « Ty- 
phon ». 


“LE  MYSTERE 

DE  LA 

MAISON  NORMAN 


Cf 


Un  film  de  mystère, 
à la  fois  dramatique 
et  d i vertis  s a n t... 
C’est  l’histoire  effa- 
rante de  deux  amou- 
reux accueillis  dans 
une  maison  bien  in- 
quiétante... On  voit  le 
plus  étrange  des  meur- 
triers se  jouer  cruel- 
lement de  l’héroïne... 
qui  n’est  autre  que  la 
merveilleuse  Paulette 
Goddard,  femme  de 
Charlie  Chaplin. 


"TYPHON" 

EN  COULEURS  ! 


CIEL  DE  GLOIRE 


La  plus  belle  des  his- 
toires d’amour.  Ce 
film  poignant  et  dra- 
matique, agrémenté 
d’une  musique  admi- 
rable, évoque  la  vie 
brûlante  de  Victor 
Herbert,  qui  fut  un 
musicien  célèbre. 
Quatre  vedettes  ex- 
ceptionnelles : Wal- 
ter Connolly,  Allan 
Jones,  Mary  Martin  et 
Susanna  Foster,  une 
jeune  artiste  âgée  de 
14  ans,  que  l’on  con- 
sidère comme  une  nou- 
velle Deanna  Durbin  ! 


Tous  ceux  qui  ont  aimé  Dorothy  Lamour 
dans  « Hula  » et  dans  « Toura  »,  seront 
heureux  de  la  revoir  en  '(fille  de  la  nature», 
si  belle  et  si  pure  en  sa  quasi-nudité,  dans 
« Typhon  »...  Toute  l’action  de  ce  grand 
film  d’aventures,  très  différent  des  deux 
précédents,  se  passe  dans  des  Mers  du 
Sud...  Et  Dorothy  Lamour,  plus  séduisante 
que  jamais,  y est  incomparable  ! 


Ü 


“LA  FEMME 
AUX  DIAMANTS’ 


L’action  de  ce  film 
excessivement  mou- 
vementé se  passe  en 
Afrique  du  Sud... 
Une  série  d’aventures 
extraordinaires  nous 
entraînent  à la  suite 
de  la  blonde  et  ra- 
dieuse Isa  Miranda, 
qui  vient  de  faire  des 
débuts  retentissants 
à Paramount.  Celle-ci 
tient  de  façon  magis- 
trale le  rôle  d’une 
belle  et  cruelle  aven» 
turière. 


// 


LA  LUMIÈRE 
QUI  S’ÉTEINT 


// 


D’après  le  chef-d’œuvre  universellement 
connu  de  Rudyard  Kipling.  Ce  film  magis- 
tral, dont  on  attendait,  depuis  plusieurs  an- 
nées déjà,  la  réalisation  avec  une  impa- 
tience grandissante,  est  enfin  prêt...  Il  a 
été  mis  en  scène  de  façon  extraordinaire 
par  William  Wellman.  Et  c’est  Ronald  Col- 
man  qui  en  est  la  vedette  principale...  Un 
film  que  Paramount  est  fier  de  présenter 
à sa  clientèle. 


OU  EN  COUPS  D 'ACHÈVEMENT 


iVÀ 


1a 


Un  film  de  passion  et  d’a- 
ventures, avec  Isa  Miranda 
et  Ray  Milland. 

1 PAC  J F1  IC  EXPRESS 

Un  film  de  grande  aventure, 
avec  Barbara  Stanwyck, 

Joël  MacCrea  et  A.  Tamirofl. 

ZAZA 

i 

1 

Une  comédie  romanesque, 
avec  Claudette  Colbert  el 
Herbert  Marshall. 

LA  BARONNE  DE  MINUIT 

Une  comédie  endiablée,  avec 
Claudette  Colbert,  Don  Ame- 
ehe  et  Francis  Lederer.  ;î 

BOOLOO, 

idole  <ie  la.  JUNGLE 

Un  film  d’aventures  drama- 
tiques, avec  Colin  Tapley, 
Jane  Regan,  Claude  King. 

La  Y A VERNE  tic  Ja  JAMAÏQUE 
( Prod . Laughton-Pommer ) 

Un  film  d’aventures  drama- 
tiques, avec  Charles  Laugh- 
ton  et  Maureen  O’Hara.  i, 

LA  V JE  Û'UNE  AUTRE 

( Orion-F  Unis) 

Une  comédie  dramatique  et 
romanesque,  avec  Elizabeth 
Bergner  et  Michaël  Redgrave 

INVITATION  AU  BONHEUR 

Une  comédie  d’action,  avec 
Irene  Dunne,  Fred  MacMur- 
ray  et  Charlie  Ruggles. 

SOUBRETTE 

Une  comédie  très  gaie,  avec 
Ray  Milland  et  Olympe 
Bradna. 

LÉ.  PARFUM:  DE 

LA  FEMME  TRAQUEE 

Un  film  d’aventures  poli- 
cières, avec  Patricia  Mori- 
son  et  Carrol-Naish.  ■ 

DANS  UNIE  PAUVKIE 

PETITE  ROI 

Un  mélodrame,  avec  Sylvia 
Sidney  et  Leif  Erikson. 

gagnant  et  place 

line  comédie  d’action,  avec 
George  Hait,  Ellen  Drew  et 
Hugh  Herbert.  , 

FEMME  DU  MONDE 

Une  comédie  très  gaie,  avec 
Madeleine  Carroll,  Fred  Mac 
Murray  et  Shirley  Ross. 

ILE  SECRET  DU  JURY 

Une  comédie  d’aventures 
policières,  avec  John  Ho- 
ward et  Gail  Patrick. 

RUEE  SAUVAGE 

Un  film  de  grande  aventure, 
avec  Joan  Bennett  et  Ran- 
dolph  Scott. 

ENNUIS  .DIE  MENAGE 

Une  joyeuse  comédie,  avec 
Charlie  Ruggles,  Mary  Bo- 
land  et  Donald  O’Connor. 

L’EVADE  ID'ALCAÎMsI 

Un  film  d’action  dramati- 
que, avec  Gail  Patrick  et 
Lloyd  Nolan. 

TRAFIC  ILLEGAL 

Un  film  d’action,  avec  J. 
Carrol-Naish,  Mary  Carlisle 
et  Robert  Preston. 

LA  FAUTE  D’UN  PERE 

Un  film  d’action  dramati- 
que, avec  Akim  Tamirofl 
et  Frances  Farmer. 

JUSTICE  DU  RANCH 

Un  film  très  mouvementé, 
avec  William  Boyd  (Cas- 
sidy). 

YOIM  SAWYER,  DETECTIVE 

Une  excellente  comédie  dra- 
matique, avec  les  petits  Bil- 
ly  Cook  et  Donald  O’Connor. 

LE  CAVALIER  DE  L'OUEST 

Un  film  également  mouve- 
menté, avec  William  Boyd 
(Cassidy). 

COLORIE  PENITENTIAIRE 

Un  film  d’action  dramati- 
que, avec  Shirley  Ross, 
Lloyd  Nolan  et  John  Howard. 

LA  POLICE  PRIVEE 

Une  comédie  d’aventures 
policières,  avec  John  Ho- 
ward, Heather  Angel.  , 

SEULEMENT  EN  VERSION  ORIGINALE  AVEC  SOUS-TITRES: 


LE  DEMON  SUR  LA  VILLE 

Un  grand  film  d’action  dra- 
matique, avec  Claudette  Col- 
bert et  Fred  MacMurray. 

L'IRRESISTIBLE  Mr  BOB 

Une  comédie  très  gaie,  avec 
Dorothy  Lamour,  Jack  Ben- 
ny,  Edward  Arnold. 

ROMANCE  BURLESQUE 

Une  comédie  comique,  avec 
Dorothy  Lamour,  les  «Yacht 
Club  Boys  »,  Judy  Canova, 

LA  SOURCE 

AUX  LOUFOQUES 

Une  comédie  inénarrable, 
avec  Martha  Raye,  Bob  Ho- 
pc,  Andy  Devine. 

EXCLUSIVE 

Une  amusante  comédie,  avec 
Fred  MacMurray,  Frances 
Farmer  et  Charlie  Ruggles. 

A LA  NOIX  DE  COCO  BAR 

Une  comédie  comique,  avec 
Fret!  MacMurray,  Harriett 
Hilliard,  Ben  Blue. 

ETEIGNEZ  LA  LUNE  ! 

Une  comédie  comique,  avec 
Charlie  Ruggles,  Eleanore 
Whitney,  Ben  Blue. 

LES  BEBES  TURBULENTS 

Une  comédie  comique,  avec 
Bing  Crosby,  Fred  MacMur- 
ray, Ellen  Drew.  ! 

TROMPETTE  BLUES 

Un  film  sentimental,  avec 
Carole  Lombard,  Fred  Mac 
Murray  et  Dorothy  Lamour. 

BIG  BROADCAST  1038 

Une  Revue  gaie  à grande 
mise  en  scène,  avec  Doro- 
thy Lamour,  W.-C.  Fields, 

QUITTE  OU  DOUBLE 

Une  joyeuse  comédie,  avec 
Ring  Crosby,  Martha  Raye, 
Andy  Devine,  Mary  Carlisle. 

FSFI  PEAU  DÉ  PECHE 

Une  comédie  très  mouve- 
mentée, avec  Mae  West,  Ed- 
rnund  Lowe,  Lloyd  Nolan 

NE  PERDEZ  JAMAIS  DE  VUE... 

LIS  ACTUALITÉS 
FRANÇAISES 

f fhramouni  i 

Elles  s’imposent  de 
toutes  les  façons.  Et 
tout  le  monde  sait 
pourquoi  elles  sont 
aujourd’hui... 

'LES  PREMIÈRES  OU  MARCHE’ 

ELLES  PASSENT  PARTOUT! 


FRANÇAIS 

Ce  grand 
Documen- 
taire en 
trois  Bobi- 
nes, d ’ une 
f ormid  able 
actualité, 
obtient  par- 
tout, auprès 
de  tous  les 
Publics,  le 
plus  vif  suc- 
cès ! 


ET  N’OUBLIEZ  PAS  NON  PLUS... 

LIS  COURTS  SUJETS 

^fa/Hinicunf 

Les  « SCIENCES  pour 
TOUS  »,  Documentaires  en 
Couleurs  en  une  bobine.  Les 
REFLETS  du  MONDE  » en 
deux  bobines.  Les  « DOCU- 
MENTAIRES SPORTIFS  » 

: :: 

^Jarumcunl 

en  une  ou  deux  bobines,  en 
noir  et  blanc  ou  en  Cou- 
leurs. 


* * * 


a 


pilllllllllllllllllllllllll!llllltlllllllllll| 
= 22”  ANNEE  ~ 


PRIX  t 5 Francs 


CINE 


LE  CINEMA  FRANÇAIS 

REDACTION  ET  ADMINISTRATION  : 

29,  rue  Marsoulan,  Paris  (12e) 

Adr.  Télégr.  : LACIFRAL  Paris. 


RAPHIE 


pilllllllllllllllllllllllll!llllllllll!II!lll(| 
= W®  1.112 


Rédacteur  en  chef  : Marcel  COLIN-REVAL 
Directeur  Paul  Auguste  HARLE 


= 24  FÉVRIER  1940  | 

^lllllllllllllllllllllllllllllllllllIlllllillIirH 

Téléphone  : Diderot  85-35  (3  lignes  group.) 
Compte  chèques  postaux  n°  702-G6,  Paris 
Registre  du  Commerce,  Seine  n°  201-139. 

Abonnement  : 

France  : 121  fr.  20. 

Etranger  : 200  et  250  francs. 


/hallucinante  composition  de  Louis  Jouvet 
lans  La  Charrette  Fantôme  de  -J.  Duvivier. 

(Transcontinental-Columbia) 

lin  Comité  d’importation 
réglementera 

l’Entrée  des  Films  étrangers 

■ Le  chiffre  des  films  étrangers  im- 
portés en  France  ne  sera  pas  supé- 
rieur pour  1940  au  chiffre  d’importa- 
tion de  1939,  l"r  janvier-31  décembre. 
Un  Comité  d’importation  a été  consti- 
tué pour  contrôler  et  réglementer 
l’entrée  des  films  étrangers,  Comité 
comprenant  des  représentants  de  plu- 
sieurs ministères. 


«Le  Monde  en  Armes  » sera  doublé  en  anglais 

Le  grand  film  de  propagande  français, 
World  in  Arms  (Le  Monde  en  Armes),  dès 
son  arrivée  en  Grande-Bretagne,  sera  dou- 
blé en  anglais.  Il  est  distribué  par  la  Savoy 
Film  Productions  Ltd. 


Les  Artistes  Associés  reprendraient 
la  Distribution  de  leurs  Films  en  Italie 


New  York.  — Le  front  solide  qu’avaient 
opposé  les  huit  grandes  compagnies 
américaines  au  monopole  d’importation 
des  films  créé  voici  seize  mois  par  le 
gouvernement  italien,  serait  brisé.  La 
firme  « United  Artists  »,  s’il  en  faut 
croire  Variety,  aurait  recommencé  ia 
distribution  de  ses  films  en  Italie.  Les 
autres  compagnies  continuent  leur 
abstention  du  marché  et,  depuis  le 
1er  Janvier  1939,  n’ont  pas  édité  un  film 
nouveau  en  Italie. 


RESSERRONS-NOUS  AUTOUR  DU  METIER 

Assez  de  Polémiques  ! 
Travaillons  ! 


C’est  avec  un  étonnement  profond  que 
nos  camarades  du  front,  lorsqu’ils  viennent 
passer  quelques  jours  de  détente  à Paris, 
constatent  que  les  gens  de  leur  métier  qui 
ont  l'avantage  de  pouvoir  continuer  leur 
travail  et  l'honneur  d’assurer  le  maintien 
de  notre  belle  industrie,  n’ont  pas  trouvé 
moyen  de  se  mettre  d’accord  pour  se  soute- 
nir les  uns  les  autres  et  collaborer  avec 
quelque  harmonie. 

Que  ce  jugement  soit  un  peu  simpliste, 
c’est  certain. 

Il  n’en  reste  pas  moins  que  des  articles 
comme  ceux  qui  ont  été  récemment  publiés 
dans  des  quotidiens  et  des  hebdomadaires 
de  cinéma,  ou  que  certaines  déclarations  pu- 
bliques récentes  de  personnalités  parisien- 
nes, qui  dressent  l’une  contre  les  autres  la 
Production,  la  Distribution  et  l’Exploita- 
tion françaises,  et  jettent  le  doute  sur  la 
bonne  volonté  constructive  des  fonction- 
naires chargés  de  s’occuper  de  nous,  sont 
indignes  de  citoyens  de  la  France  en 
guerre. 

Travaillons  et  taisons-nous.  Unissons- 
nous  pour  adapter  notre  commun  travail 
aux  nouveaux  besoins,  aux  nouvelles  dis- 
positions du  Pays.  Plions-nous  à leurs  exi- 
gences. Ils  verront  plus  clair  et  nous  aide- 
ront mieux. 

; * 

* * 

Faut-il  encore  et  toujours  rappeler  que 
l'Exploitation  est  la  base  économique  de 
notre  Industrie?  C’est  du  rendement  de 
cette  exploitation  des  films,  que  ces  mar- 
chandises soient  faites  en  France  ou  qu’elles 
soient  importées,  qu’elles  soient  de  produc- 
tion récente,  inédite,  ou  qu’elles  datent  de 
plusieurs  années,  que  dépendent  la  prospé- 
rité de  Ja  Production  nationale  et  la  valeur 
de  nos  films  comme  matière  d’art  expor- 
table. 

L’activité  de  ces  commerces  d’appoint 
essentiels,  qu’il  faut  se  garder  de  désorga- 
niser, surtout  en  temps  de  guerre  : / 'Impor- 
tation de  films  américains,  anglais,  ita- 
liens, etc.;  la  Distribution  de  tous  les  films, 
nationaux  ou  étrangers,  sur  le  territoire; 
l’Exportation  de  ces  mêmes  films  sur  nos 
marchés  extérieurs,  dépendent  également,  à 
la  base,  grâce  à son  apport  d’argent  régu- 


lier, de  l'Exploitation  des  films  parmi  le 
public  français. 

* 

* * 

A-t-on  suffisamment  dit  à ces  courageux, 
à ces  audacieux  entrepreneurs  que  sont  les 
Directeurs  de  cinémas,  que  leur  activité  est 
utile,  indispensable,  précieuse  à l'Etat  de 
guerre;  que  sur  eux  repose  toute  la  puis- 
sance de  propagande  de  l’Etat  non  seule- 
ment en  diffusion,  en  surface  d’écran  et  en 
nombre  de  fauteuils,  mais  encore  en  moyens 
financiers  pour  la  création  des  films,  petits 
et  grands,  et  pour  leur  lancement  à travers 
le  monde? 

Donnez  à ces  quatre  mille  travailleurs  si- 
lencieux qui  dirigent  les  salles  françaises, 
cette  marque  d’estime,  cette  affirmation  pu- 
blique de  la  valeur  nationale  de  leur  acti- 
vité, et  vous  les  verrez  se  plier  avec  joie  à 
toid  ce  que  le  Pays  exige  d’eux,  taxes,  res- 
trictions, contrôles. 

Nous  entendons  dire,  nous  lisons,  encore 
et  toujours,  que  les  Directeurs  fraudent, 
que  les  Distributeurs  truquent  leurs  répar- 
titions, que  les  Producteurs,  les  Metteurs  en 
scène,  les  Artistes  prélèvent  des  appointe- 
ments fabuleux! 

Ces  accusations  calomnieuses  seront-elles 
plus  longtemps  tolérables  entre  nous,  entre 
gens  de  métier  qui  ont  toutes  occasions  de 
s’estimer,  et  aux  oreilles  des  fonctionnai- 
res qui  ont  la  charge  totale  et  toute  puis- 
sante d’administrer  nos  activités  ? 

* 

* * 

Par  exemple,  pour  ce  qui  concerne  l’Ex- 
ploitation, n’est-elle  pas  lavée  de  tous  soup- 
çons depuis  le  décret-loi  du  29  juin  39,  qui 
a mis  entre  les  mains  des  Contributions  In- 
directes le  contrôle  de  tous  les  billets  d’en- 
trée dans  les  cinémas  ? Que  peut-elle  se  voir 
imposer  de  plus,  pour  montrer  sa  bonne 
foi,  que  ce  décret  qui  lève  le  secret  des  re- 
cettes des  impôts,  oblige  les  Sociétés  d’Au- 
teurs  à communiquer  leur  vérification,  et 
institue  cet  Organisme  central  profession- 
nel de  contrôle  et  de  statistique  de  l’indus- 
trie cinématographique  auquel  ni  l’exploi- 
tation, ni  la  distribution,  ni  la  vente,  ni  la 
production  d’un  film  ne  peuvent  échapper  ? 

Il  est  temps  de  renoncer  à nous  calomnier 
nous-mêmes.  Paul  Auguste  H. 


I 


6 


cxxxxxr 


CI1ME 


FR 


RAPHIE 

SE 


r xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx 


C.I.D.A.L.  C.  rend  dommage 
à la  Finlande 


« Finlande  !...  Frontière  de  5a  Liber-  t 
té  ».  La  tonie  dernière  réalisation  du  I 
Monde  en  Action,  réalisé  par  Max  Cass- 
van,  vient  de  recevoir  Sa  coupe  du  Docis-  j 
mentaire  du  C.LD.A.L-C.  (Comité  Inter- 
nationa! de  Diffusion  Artistique  et  Litté- 
raire par  8e  Cinématographe).  Au  cours 
de  cette  réunion,  qui  eut  lieu  vendredi 
16  février,  ÜVllSe  Hélène  Vacaresco  et  M. 
N.  PHlat,  Présidente  et  Vice-Président 
du  Comité,  ont  remis  à titre  exception- 
nel, !a  Médaille  d’Or  du  C.i.D-Â.L.C.  à 
S.  E.  fî.  Holma,  Ministre  de  Finlande  à 
Paris. 

* 

LE  PROCHAIN  FILM  DE 
MARLÈNE  DIÉTRICH 

Après  le  succès  qu’elle  vient  de  rempor- 
ter dans  le  grand  film  de  l’ouest  d’Universal, 
Destri/  Rides  Again,  Marlène  Dietrich  va 
tourner  pour  la  même  compagnie,  Sinners, 
dont  l’action  se  passera  aux  Indes.  Joe  Pas- 
ternack,  qui  lança  Deanna  Durbin,  en  sera 
encore  le  producteur. 

1 

Charles  Boyer  tourne  avec 
Bette  Davis 


Bette  Davis  a choisi  son  nouveau  film  : 
« A!I  this  arsd  Keaven,  Too  » (Ceci  et  le 
Ciel  aussi)  et  l'on  a choisi,  pour  elle,  un 
partenaire  de  classe  : Charles  Boyer, 
revenu  de  France  après  un  séjour  dans 
le  sud-ouest  de  la  France  et  un  très 
court  séjour  à Paris. 


Mme  Aimée  Navarra,  metteur  en  scène  de 
Frères  d’Afrique,  est  actuellement  en  Algérie 
où  elle  tourne  les  extérieurs. 


UNE  INITIATIVE  OPPORTUNE 
POUR  LE  CINÉMA  FRANÇAIS 

Pathé-Consortium  va  reprendre 
son  Activité  dans  la  Distribution 


Pathé  - Consortium  prend  actuellement 
toutes  initiatives  et  dispositions  pour  re- 
prendre la  place  de  tout  premier  plan  qui 
fut  longtemps  la  sienne  dans  la  Corpora- 
tion. 

Durant  ces  dernières  années,  en  effet,  la 
distribution  Pathé-Consortium  ayant  cessé 
d’être  alimentée  par  des  productions  nou- 
velles, avait  été  limitée  à des  films  relative- 
ment anciens.  L’activité  de  la  Société  se 
trouvait,  par  suite,  pratiquement  canton- 
née dans  la  distribution  de  films  en  format 
réduit  et  du  « Pathé-Journal  » . A vrai  dire, 
ces  deux  déparlements  avaient  conservé 
une  grande  animation  qui  s’est  accrue  de- 
puis le  début  des  hostilités,  notamment  par 
le  développement  du  Cinéma  aux  Armées. 

Mais  voici  que  nous  apprenons  que  Pathé- 
Consortium  va  sonner  un  nouveau  réveil  du 
groupe  Pathé-Cinéma  en  réorganisant,  sui- 
vant un  vaste  programme,  sa  distribution 
« Standard  ». 

Pathé-Consortium  a conclu,  à cet  effet, 
des  accords  avec  une  nouvelle  Société  de 
Production,  la  « Société  Centrale  de  Ciné- 


matographie ».  Celle-ci  met  en  œuvre,  ac- 
tuellement, plusieurs  grands  films  qui,  sur 
des  sujets  de  classe  internationale,  réuni- 
ront des  grands  noms  du  cinéma  français. 
Noms  donnerons  incessamment  toutes 
informations  utiles  à ce  sujet,  nous  bor- 
nant à dire  aujourd'hui  que,  déjà,  Mare 
AJIégret,  !¥3arce2  Achard  et  Armand  Sala- 
crou ont  signé  avec  la  S.  C.  C. 

Le  programme  de  la  S.  C.  C.  définit  clai- 
rement son  ambition  d’être  un  « Centre  de 
Production  »,  désireux  de  créer  des  colla- 
borations avec  les  producteurs  extérieurs  en 
leur  fournissant  des  bases  et  éléments  de 
travail  leur  permettant  de  « réaliser  » selon 
un  plan  rationnel  et  des  méthodes  saines. 

Signalons  enfin  que  la  S.  C.  C.  s’est 
assurée  Be  concours  d’hommes  qui  occu- 
pent dans  8a  Corporation  des  places  de 
premier  pian.  Parmi  ceux-ci,  nous  cite- 
rons Ml.  Raymond  Sorderie,  son  direc- 
teur, et  M.  André  Wiener  qui,  après  avoir 
dirigé  Sa  mise  au  point  de  plusieurs  su- 
jets de  films,  va  maintenant  reprendre 
sa  place  aux  Armées. 


En  noyant  trois  Journaux  de  Guerre 


Dans  la  salle  de  projection  de  l’ Automo- 
bile Club,  viennent  d’être  projetés  trois 
Journaux  de  Guerre  du  Service  Cinémato-  ' 
graphique  de  l’Armée.  Le  public,  en  géné- 
ral, n’en  voit  que  des  extraits,  insérés  dans 
les  montages  d’ Actualités. 

Or,  le  Journal  de  Guerre  représente  une 
réusite  remarquable.  Chaque  journal  est 
centré  sur  une  idée  directrice,  un  thème. 
Tel  numéro  suit  les  phases  d’une  mission 
photographique  aérienne;  entre  les  scènes, 
sont  intercalés,  comme  au  cours  d’une  con- 
versation entre  le  speaker  et  le  spectateur , 
d’antres  reportages  brefs.  Un  antre  parait 
avoir  pour  contre  lu  Rédaction  d'un  journal 
du  Front.  Un  autre  .enfin,  commente,  en 
une  série  d’images  fortement  évocatrices,  ce  \ 
qui  se  cache  derrière  les  mots  Rien  à signa-  1 
1er  du  communiqué. 

Le  montage  est  rapide;  le  texte  parlé  est  \ 
enlevé  avec  vigueur  et  brièveté.  L’ ensemble 
respire  une  fermeté  virile,  un  optimisme  et 
une  énergie  vraiment  entraînants.  — P.  M.  | 
F 

UNE  PELLICULE  PANCHROMATIQUE  ITALIENNE 


Les  laboratoires  italiens  viennent  de 
sortir  la  plus  récente  pellicule  panchro- 
matique (négative  et  positive)  de  Sa 
Société  Ferrania.  L’industrie  italienne, 
qui  dit  grand  bien  de  cette  pellicule, 
compte  ainsi  se  servir  le  moins  possible 
de  pellicules  étrangères  : Américaines 
(Kodak),  Allemande  (Agfa),  Belge  (Ge- 
vaert)  pour  des  films  qui  seront  ainsi 
cent  pour  cent  italiens. 


Deux  aspects  pittoresques  de  Fernande!,  en 
haut  le  nègre  du  music-hall,  en  bas  avec  Ro- 
gnoni  dans  Monsieur  Hector  (Le  Nègre  du  Né- 
gresco),  film  de  M.  Cammage  (Production  Stella). 

Distribué  par  Védis  Film. 


rxxxxxxxxxxxxxxxxx: 


cine 


FR 


RAPSIIE  Q 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


A TRAVERS  LE  MON! 


LE  TRIOMPHE  DES  FILMS  FRANÇAIS  AU  JAPON 

uPépéle  Moka” obtient  la  première  Place  à un  Referendum 


Joséphine  Baker,  chanteuse,  s’entend  fort  bien 
avec  le  clochard  Lucien  Baroux  dans  Un  Soir 
d’Alerte,  de  J.  de  Baroncelli  (Production  Flag). 


Le  prochain  Hlm  de  Frank  Capra 


Le  premier  film  que  le  metteur  en  scène 
Frank  Capra  et  son  associé  l’écrivain  Ro- 
bert Riskin  réaliseront  pour  l’organisation 
indépendante  de  production  qu’ils  vien- 
nent de  créer,  sera  La  Vie  et  la  Mort  de 
John  Doe.  Warner  distribuera  ce  film. 
♦ 

DÉMENTI 


De  Londres,  Alexandre  Korda  dément 
la  nouvelle  de  son  départ  définitif  pour 
les  Etats-Unis.  Il  continuera  à produire 
pour  les  « United  Artists  » moitié  à 
Londres,  moitié  à Hollywood. 


On  parte  beaucoup  en  Suisse,  actuelle- 
ment, d’une  invention  nouvelle  qui  est,  pa- 
rait-il, tout  à fait  sérieuse.  Il  s’agit  de 
l’O.  T.  P.  ( Odorated  Talking  Pieture),  due  à 
deux  techniciens  suisses,  qui  a été  présen- 
tée récemment  dans  un  studio  improvisé,  à 
Berne.  MM.  Hans  E.  Laube  et  Robert  Barth 
avaient  mis  au  point  leur  procédé  il  g a 
plus  d’un  an  déjà,  mais  sa  réalisation  pra- 
tique a été  longue,  ce  qui  les  a empêchés 
d’en  offrir  la  primeur  à l’Exposition  Natio- 
nale de  Zurich,  comme  ils  se  le  propo- 
saient. 

Le  film  odorant,  puisque  c’est  de  lui  qu’il 
s’agit,  a été  présenté  dans  un  local  de  très 
grandes  dimensions,  sans  difficultés,  prou- 
vant ainsi  qu'il  peut-être  utilisé  dans  tou- 
tes les  salles.  Les  frais  d’adaptation  aux 
dispositifs  sonores  sont  très  modestes  et  se 
font  sans  difficultés.  Il  nécessite  simplement 
un  technicien  O.  T.  P.  pour  utiliser  l’appa- 
reil émetteur  qpi  est  à même,  dès  mainte- 
nant, de  créer  la  sensation  de  4.000  parfums 
différents.  Disons  A ce  propos  que  l’être 
humain  normal  est  capable  de  discerner 
environ  150  odeurs  et  parfums  ! 

Les  privilégiés,  qui  ont  assisté  à la  pré- 
sentation du  procédé,  ont  pu  constater 
qu’il  n’y  avait  là  nulle  magie.  Un  simple 


Cette  année,  sept  films  français  sont  pré- 
sentés au  Japon.  Ces  films  sont  : Pépé-le- 
Moko,  Roman  d'un  Tricheur,  Hélène,  Re- 
tour à l’Aube,  Prison  sans  Barreaux,  Nit- 
chevo  et  L’Etrange  M.  Victor.  El  dans  le 
referendum  de  notre  revue  de  cinéma,  Le 
Nouveau  Cinéma,  sélectionnant  les  dix  meil- 
leurs films  étrangers  présentés  au  Japon 
en  1939,  le  jury,  composé  des  critiques  les 
plus  éminents,  a choisi  Pépé-le-Molco 
comme  le  Premier  Prix,  Prison  sans  Bar- 
reaux. le  deuxième,  el  Hélène,  le  huitième. 
Dans  le  referendum  de  The  Movie  Times, 
autre  revue  de  cinéma  la  plus  authentique 
au  Japon,  on  suppose  (pie  Pépé-le-Moko  ob- 
tiendra à coup  sur  le  premier  prix  aussi. 

De  nouveau  films  français  seront  bien- 
tôt importés.  Le  gouvernement  japonais  a 
donné  l’autorisation  d’importation  de  plu- 


Le Film  Français 
à Athènes 

Du  29  janvier  au  4 février  : 

Au  Titania  : Noix  de  Coco. 

A l’Orphée  : Entente  cordiale. 

Du  5 au  1 1 février  : 

Au  Pallas  : Louise. 

Du  12  au  18  février  : 

Au  Rex  : L’Ent  raine  use. 

Au  Pallas  : J’étais  une  Aventurière. 

Du  18  au  25  février  : 

Au  Pallas  : Le  Puritain. 


caisson  derrière  l’écran  fonctionne  automa- 
tiquement, en  synchronisme  direct  avec 
le  film.  Et,  passant  d'une  roseraie  embau- 
mée, à d’autres  fleurs  dont  V arôme  était 
frappant  d'exactitude,  ils  assistèrent,  dans 
une  vivante  atmosphère  d’essence  et  d'huile 
de  ricin,  au  Grand  Prix  de  Suisse  des  autos, 
puis  traversèrent  un  hôpital  aux  relents 
caractéristiques,  pour  arriver  enfin  dans  un 
bar  où  le  café  qui  fumait  dans  les  tasses 
était  vraiment  attirant  ! 

Tout  ceci  n'est-il  qu’une  amusante  réali- 
sation sans  portée  pratique  ? Nous  ne  le 
croyons  pas,  et  pensons,  au  contraire,  qu'un 
nouveau  film,  monté  avec  ce  procédé, 
pourrait  bien  faire  quelque  bruit.  L’avenir 
nous  le  dira... 

* 

*  *  * 

Nous  avons  parlé,  dans  un  de  nos  der- 
niers articles,  du  programme  du  cinéma 
Rialto  de  Genève.  Nous  avons  omis  de  dire 
que  cet  important  établissement  fait  partie 
du  même  groupe  pie  le  Motard  Cinéma  de 
Genève,  et  que  le  C apitoie  et  le  Moderne  à 
Lausanne,  fous  quatre  placés  sous  la  direc- 
tion de  M.  le  Dr  R.  Brnm.  Voi  i un  oubli 
réparé  ! 

Jacques  Poulin. 


sieurs  nouveaux  films  français  au  début  de 
1940.  Notre  public  est  très  content  de  pou- 
voir apprécier  de  nouveau  les  excellentes 
qualités  artistiques  des  films  français  ré- 
cents. Rien  que  tous  ces  films  français  im- 
portés en  1940  ne  soient  pas  encore  fixés, 
on  a déjà  publié  l’importation  des  films 
français  suivants  : 

La  Fin  du  Jour,  Entrée  des  Artistes,  Le 
Jour  se  lève,  La  Loi  du  Nord,  Orage,  La 
Mort  du  Cygne,  Le  Puritain,  Hôtel  du  Nord, 
Le  Messager. 

Eeaucoup  d’autres  films  français  seront 
ajoutés  à cette  liste  d’importation.  Par  cette 
mesure,  il  me  semble  que  l’interdiction 
d’importer  les  films  français  ne  sera  désor- 
mais jamais  plus  exécutée  au  Japon. 


Une  Entente  Anglo-Américaine 
pour  l’Exportation  des  Revenus 
de  Fiés 

On  sait  que  le  gouvernement  anglais  a 
décidé  de  ne  laisser  sortir  de  Grande-Breta- 
gne qu’une  partie  des  revenus  faits  en  ce 
pays  par  les  films  américains.  En  se  basant 
sur  la  moyenne  des  recettes  faites  par  les 
Américains,  au  cours  de  ces  trois  dernières 
années,  le  revenu  annuel  exportable  a été 
fixé  à 17.500.000  dollars,  soit  805  millions 
de  francs. 

A la  suite  d’une  réunion  des  directeurs 
des  huit  grandes  compagnies  américaines 
au  bureau  de  M.  Will  Havs,  à New  York, 
la  répartition  de  ces  17.500.000  dollars  à 
exporter,  aurait  été  fixée  de  la  façon  sui- 


vante : 

M.-G.-M 25,  % 

Warner  Bros  18, 

20th  Centurv  Fox  17,5  - 

Paramount  15, 

United  Artists  10, 

Columbia  8,  — 

R.  K.  O.  Radio (5,5  - 

La  maison  Universal  ne  figure  pas  dans 
cette  répartition;  scs  films  étant  exploités 
en  Grande-Bretagne  par  une  compagnie  an- 
glaise : General  Film  Distribution.  — P.  A. 
♦ 


Les  grandes  Sociétés  Américaines 
confient  leur  Publicité 
à une  Firme  spécialisée 

L’accord  entre  l’Advertising  Accessories 
inc.,  d’une  part,  et  R.  K.  O.  et  Universal, 
d’autre  part,  est  signé.  Ces  firmes  suivent 
l’exemple  de  Paramount.  L’accord  part  du 
1er  février  et  comprendra  la  distribution 
des  bandes-annonces  de  ces  trois  firmes. 
C’est  la  première  fois  que  des  maisons  de 
l’importance  de  celles  ci-dessus  autorisent 
la  vente  et  la  distribution  de  leur  publicité 
par  une  organisation  indépendante  de  leur 
maison. 


Nouvelles  de  Suisse... 

A-t-on  inventé  le  Film  odorant? 

(De  notre  correspondant  particulier.) 


S hinkichi  O k ad  a. 


8 


cxxxxxxxxxxxxxxxnnmmn  cinemKDÎPpRaphbe 

frAMjse 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


Emploiera-t-on  la  Lumière  noire 
dans  les  Cinémas? 

A la  suite  d’un  article  paru  dans  notre  nu- 
méro du  3 février  1940,  intitulé  Pourquoi 
n’utilise-t-on  pas  la  Lumière  noire  ?,  on 
nous  communique  une  circulaire  N°  110 
DP/4  du  16  janvier  1940  de  M.  le  Président 
du  Conseil , Ministre  de  la  Défense  Natio- 
nale et  de  la  Guerre,  à Messieurs  les  Pré- 
fets, autorisant  sans  limitation,  l’emploi  de 
la  lumière  noire  en  période  normale  de 
guerre  et,  sous  certaines  conditions,  en  pé- 
riode d'alerte,  pensant  que  vous  pourriez 
utilement  indiquer  cette  décision  ministé- 
rielle dans  un  de  vos  prochains  numéros. 

On  ne  saurait  trop  souligner  l'importance 
de  cette  décision  qui  peut  permettre  à l’Ex- 
ploitation de  suppléer  à l’éclairage  défail- 
lant des  façades  et  enseignes,  par  l’emploi 
de  la  lumière  noire,  réglementaire  au  titre 
de  la  Défense  Passive.  — René  Drouin. 

♦ 

DE  GRANDS  FILMS  FRANÇAIS 
AUTORISÉS  PAR  LA  CENSURE 


HOTEL  DU  NORD 

reprend  sa  brillante  carrière 

Le  beau  film  de  la  Sédif,  dont  on  n’a 
pas  oublié  le  succès  lors  de  sa  sortie, 
vient  d’être  de  nouveau  autorisé  par  la 
Censure. 

Nous  sommes  heureux  de  cette  nou- 
velle qui  libère  ainsi  l’une  des  bandes 
artistiques  les  plus  personnelles  du  ci- 
néma français,  réalisée  par  Marcel  Car- 
né et  interprétée  par  Annabella,  Arletty, 
Louis  Jouvet,  J. -P.  Aumont,  Paulette  Du- 
bost,  André  Brunot,  Andrex,  etc... 

LA  MAISON  DU  MALTAIS^  LE  DERNIER  TOURNANT 

sont  autorisés 


La  Censure  a levé  définitivement  l’in- 
terdiction qui  avait  momentanément 
frappé  « La  Maison  du  Maltais  » et  « Le 
Dernier  Tournant  »,  films  réalisés  par 
Pierre  Chenal  et  distribués  par  la  Lux, 
C o m p a g nie  Cinématographique  de 
France. 


Le  Film  Français  à New  York 
domine  les  autres  parlants  étrangers 


Dans  les  cinémas  de  New  York  passant 
du  film  parlant  étranger,  nous  notons,  dans 
la  semaine  du  15  au  21  janvier,  au  Fifth 
Avenue  Playhouse  et  au  Fifth  Street  Play- 
house  : Entente  cordiale,  de  Marcel  L’Her- 
bier, dont  nous  avons  signalé  la  semaine 
dernière  le  succès;  au  World  : Regain  (Har- 
vest), de  Pagnol,  et  au  Little  Carnegie  : 
Katia  de  Maurice  Tourneur. 

Cependant,  La  Que  Oldivaron  (film  espa- 
gnol) passe  au  48th  Street;  Giovanni  de  Me- 
dici  (film  italien)  au  Cine  Citta;  Tevya 
(film  parlant  yiddish)  au  Continental  et  Ils  I 
voulaient  la  Paix  au  Cameo. 


Georges  Rollin,  le  jeune  dévoyé  de  Notre-Dame 
de  la  Mouise,  film  de  R.  Péguy  (Distr.  D.U.C.). 


Le  Referendum 

du  « Motion  Picture  Herald  » 

Le  referendum  annuel,  organisé  auprès 
des  exploitants  américains  par  le  Motion 
Picture  Herald  pour  désigner  les  dix  stars 
les  plus  populaires  et  amenant  le  plus  de 
clients  dans  les  cinémas,  a donné  en  193;) 
les  résultats  suivants  : 1.  Mickey  Rooney; 
2.  Tyrone  Power;  3.  Spencer  Tracy;  4.  Clark 
Gable;  5.  Shirley  Temple;  6.  Bette  Davis; 
7.  Alice  Faye;  8.  Errol  Flynn;  9.  James  Ca- 
gney;  10.  Sonja  Henie. 

On  peut  remarquer  que  Mickey  Rooney 
a enlevé  la  première  place  à Shirley  Tem- 
ple qui  la  détenait  depuis  quatre  ans.  Un 
referendum  fait  par  le  même  journal  en 
Grande-Bretagne  donne  la  première  place 
à Deanna  Durbin. 


Les  Voyages  de  Gulliver  (Paramount). 

Une  production  sensationnelle  de  Max  Fleischer, 
entièrement  en  Couleurs,  tirée  du  conte  immor- 
tel de  Swift.  Ce  film,  excessivement  drôle,  évo- 
que les  aventures  stupéfiantes,  réjouissantes, 
extraordinaires  du  célèbre  Gulliver 
chez  les  Lilliputiens 


A propos 
de  l’Accord 
pour  le  Règlement 
de  la  Taxe 
d’Armement 

Séance  du  13  Février  1940 
de  la  Commission  (Taxe  d’Armement) 

Procès-Verbal 

Présents  : 

M.  Vandal  (pour  la  Chambre  Syndicale 
du  Film  Français); 

M.  Fribourg  (représentant  le  Cabinet  Ri- 
bes  du  Film  Français); 

MM.  Marty  et  Elie  (pour  la  Chambre  Syn- 
dicale Française  des  Distributeurs  de 
Films); 

MM.  Yvart  et  Gérard  (pour  le  Syndicat 
Français  des  Directeurs  de  Théâtres  Ciné- 
matographiques) ; 

M.  Clavers  (pour  la  Chambre  Syndicale 
Française  des  Directeurs  de  Cinémas). 

i * 

* * 

Ap  rès  discussion  et  échanges  de  vues  : 

La  Commission  reconnaît  que  la  taxe 
d’armement  doit  être  régulièrement  à la 
charge  respective  de  chacun  des  contrac- 
tants. 

A toutes  lins  d’aplanir  les  différends  ac- 
tuels nés  de  divergence  d’interprétation, 
la  Commission  précise  que  la  taxe  d’arme- 
ment ne  peut  être  déduite  des  recettes  bru- 
tes,' à moins  de  conventions  particulières 
portées  au  bon  de  commande. 

En  ce  qui  concerne  les  litiges  subsistants 
résultant  de  contrats  anciens,  les  nouvelles 
dispositions  ne  seront  pas  obligatoirement 
et  rigoureusement  applicables  et  les  accords 
à intervenir  devront  être  empreints  du  plus 
large  esprit  de  conciliation. 


Le  Nouveau  grand  Film  de  Walt  Disney 

« PINOCCHIO  » 

sera  doub’é  en  sept  langues  dans  sept  Pays 


On  va  prochainement  commencer  le  tra- 
vail de  doublage  pour  les  versions  étran- 
gères du  nouveau  film  de  long  métrage  de 
Walt  Disney,  Pinocchio,  dont  la  réalisation 
est  complètement  terminée.  Le  film,  au  lieu 
d’être  doublé  à Hollywood  le  sera  dans 
chaque  pays  étranger  auquel  il  est  destiné. 

Walt  Disney  a l’intention  de  faire  des 
versions  portugaises,  espagnoles  (pour  le 
Sud-Amérique),  italiennes,  suédoises  et  hol- 
landaises. On  parle  également  d’une  autre 
version  en  espagnol  pour  l’Espagne. 

Quant  à la  France  et  au  Danemark,  rien 
n’a  encore  été  décidé. 

Chacune  de  ces  versions  revient  à $10.000 
(450.000  francs)  venant  s’ajouter  au  budget 
total  du  film. 


EXCLUSIVITÉ  DES  FILMS  FERNAND  R1VERS 
92,  AVENUE  DES  TERNES  PARIS 


PRÉSENTE 


Une  Grande  Fresque  sur  l’Histoire  de  France 

et  le  Panqermanisme 

1 O - 


.'S  's? 

Sj 

? 


£ ^ 


ET 


vA 


cro 


ou 

ANS  D’ARMISTICE 


UNE  RÉALISATION  DE 

ANTOINE  RASIMI 


ANIMÉE  PAR 

EDOUARD  HELSEY 


DES  MINISTRES,  DIPLOMATES,  PARLEMENTAIRES 

DÉCLARENT  QUE 


“TOUS  LES  FRANÇAIS 
DOIVENT  VOIR  CE  FILM” 


Je  puis  affirmer  qu’une  telle  réalisation  confé- 
rera un  vif  éclat  à Y art  cinématographique  de 
notre  pays.  EDMOND  SÉE.  (L’Œuvre) 

Le  film  arrivera  à son  heure  et  sera  salué, 
comme  il  convient,  par  tous  ceux  qui  connaissent 
la  vérité  et  qui  seront  heureux,  néanmoins,  de  la 
voir  éclater  sur  l’écran,  pierre  wolff. 

(Paris-Soir.) 


J 


GEORGES  FLAMANT 


UNE  ŒUVRE  BOULEVERSANTE  DE  PASSION 


DE  GRANDS  FILMS  FRANÇAIS 

QUI  FONT  RECETTE: 

Vous  Seule  que  J’aime 
Cas  de  Conscience 
Moulin  dans  le  Soleil 
Héros  de  la  Marne 
Claudine  à l’Ecole 
Marraine  du  Régiment 
L’Enfant  de  Troupe 

et  bientôt  : 

L’OMBRE  du  2me  BUREAU 

SATURNIN 
LE  CHAMP  MAUDIT 

et  "APRÈS  MEIN  KAMPF... 

«..MES  CRIMES! 

par  Adolf  HITLER  " 


Téléphone  : Elysées  60-00 
Télégr  : FILMCRISTA 


LES  FILMS  CRISTAL 


63.  CHAMPS-ELYSEES, 
PARIS 


13 


rxxxxxrrxxxxxxxxxxxxxrr;  Ow’ê^^mpnit 

L’EXPLOITATION 


LÉGION  ALE 


Un  Cinéma  aünospftérique  s’est  ouvert  à Lyon  : “LE  NORMANIY’’ 


Que  les  Directeurs 
rapportent  les  Films  à temps  ! 


Le  cinéma  Odéon,  complètement  trans- 
formé, vient  de  rouvrir  sous  le  nom  de 
« Normandy  ». 

A bord  de  cette  curieuse  salle  atmosphé- 
rique, dont  la  décoration  est  fort  originale 
— ciel  étoilé,  passerelle  et  rembarde  de  pa- 
quebot - les  spectateurs  ont  l’illusion  de 
faire  un  voyage  autour  de  ce  monde  qui 
s’anime  sur  l’écran... 

Le  « Normandy  » connaît  un  gros  suc- 
cès de  curiosité  et,  dans  les  circonstances 
présentes,  un  tel  effort  mérite  d’être  souli- 
gné. 


CERTAINES  SALLES  NANCEIENNES 
SOIGNENT  LEUR  PUBLICITE 


Pour  l’exclusivité  : De  Lénine  à Hitler, 
M.  Grégoire,  directeur  du  Majestic,  a donné 
un  salutaire  « coup  de  poing  » à la  som- 
meillante publicité  nancéienne  : en  parti- 
culier, un  pavé  «frappant»,  d’après  l’affi- 
che imprimée  par  La  Cinémato.  De  Lénine 
à I/itler  : un  montage  plein  d’intérêt  et  de 
réalité  pris  sur  le  vif. 

D’autre  part,  un  souffle  de  publicité  pré- 
ventive a été  donné  par  l’Empire.  (Direc- 
tion, M.  Grand.) 

Voilà  qui  nous  rend  plus  optimiste  ! 

Un  très  beau  film  au  Paillé  : Elle  el  Lui; 
à l’Empire  : A l’Ombre  du  2"  Bureau;  l’Eden 
continue  ses...  reprises.  Nancéac,  qui  à 
présent  offre  un  film  de  long  métrage,  ne 
cesse  de  posséder  le  succès  qui  ne  l’a  jamais 
quitté  depuis  sa  naissance. 

(En  même  temps  qu’à  Nancy  : De  Lénine 
éi  Hitler  à l’impérial,  Lunéville.) 

Dès  le  soir,  la  clienlèle  se  raréfie!  Cepen- 
dant, plusieurs  de  nos  salles  (le  Majestic  en 
particulier)  poussent  jusqu’à  l’heure  pres- 
crite (21  heures)  l’ouverture  de  leurs  por- 
tes. Le  permanent  apporte  de  bons  résul- 
tats. — M.  J.  Relier. 

+ 

A Reims  les  Recettes  augmentent 


Par  ailleurs,  l’exploitation  continue  à 
réaliser  des  recettes  satisfaisantes  avec  des 
« premières  visions  » telles  que  Jeunes  Fil- 
les en  Détresse,  Circonstances  atténuantes 
(Pathé-Palace),  L'Homme  du  Niger  (troi- 
sième semaine  à la  Scala),  Dédé  la  Mu- 
sique (Tivoli),  Alerte  sur  l’ Angleterre  et  Le 
Danube  bleu  (Royal),  Tarzan  trouve  un  Fils 
(Majestic),  L’Ombre  du  2e  Biveau  (A.  B.  C.), 
La  Force  des  Ténèbres  (Studio  de  la  Four- 
mi), La  Baronne  de  Minuit  (Coucou). 

Signalons  enfin  les  présentations  conju- 
guées des  deux  grandes  salles  Eldorado  et 
Chanteclair.  — Jean  Clère. 


Viviane  Romance  et  Dalio 
dans  La  Tradition  de  Minuit, 

film  de  Roger  Richebé,  d’après  l’œuvre 
de  Pierre  Mac  Orlan. 

(Distrib.  : Paris-Cinéma-Location). 


Certains  directeurs  se  plaignent  qu’il  leur 
faille  revenir  plusieurs  fois  chez  les  distri- 
buteurs, par  suite  du  retard  de  certains  de 
leurs  collègues  à retourner  les  copies  pas- 
sées la  semaine  précédente. 

Petits  Détails,  Grande  Misère,  comme  dit 
le  proverbe. 

Que  les  directeurs  négligents  pensent  à 
leurs  confrères  et  apportent  à retourner 
ieurs  copies  autant  de  soin  et  de  diligenci 
qu’ils  pourraient  en  exiger  eux-mêmes. 


Les  Studios  Marocains  rouvrent 
pour  produire 
des  Films  de  Propagande 


Au  Maroc,  Sa  jeune  entreprise  « Cinéo- 
phone  » avait  dû  fermer  ses  portes  par 
suite  de  la  mobilisation  de  son  directeur, 
SVb  ûodquin.  Le  Protectorat  a réquisi- 
tionné locaux  et  appareils  pour  la  mise 
en  chantier  d’une  série  de  films  de  pro- 
pagande. Sous  l’impulsion  de  mobilisés 
tels  3e  capitaine  Henry  et  M.  Bosse,  in- 
génieur technique,  les  studios  tout  neufs 
vont  travailler  pour  le  plus  grand  bien 
de  la  défense  nationale.  Des  disques  e* 
des  courts  métrages  tous  formats  seront 
réalisés  puis  transportés  par  camion 
spécial  dans  les  villages  et  douars.  La 
projection  se  fera  dans  un  local  de  for- 
tune ou  de  nuit  en  plein  air.  Ainsi,  les 
premiers  studios  nés  en  Afrique  du 
Mord,  avant  même  d’avoir  erttamé  leur 
propre  destinée,  contribueront  à conser- 
ver intact  en  terre  marocaine,  le  bon  re- 
nom de  la  IVIère  patrie.  - Paul  Saffar. 


A Toulouse,  gros  Efforts  du  Trianon  et  du  Plaza 


“Pièges”  “ Fric  Frac”  sont  en  tête 


A Reims,  les  recettes,  d’une  façon  géné- 
rale, ont  sensiblement  augmenté  depuis  la 
guerre,  mais  les  directions  ont  été  obligées 
d’adopter  une  présentation  spéciale  suivant 
les  circonstances  du  moment. 

L’Empire  (Gaumont)  a présenté  des  films 
à succès  comme  Maurin  des  Maures,  Fric- 
Frac , Le  Moulin  dans  le  Soleil,  Feux  de 
Joie,  Les  Otages,  Le  Chasseur  de  chez 
Maxim’ s,  Giuiga  Din. 

L’Alhambra  (Gaumont)  a projeté  Paris 
Béguin,  L'Illustre  Maurin,  Caserne  en  Folie, 
N’épouse  pas  ta  Fille,  Je  le  confie  ma  Fem- 
me, Prince  de  Minuit,  Un  de  la  Canebière. 

A l’Opéra  (Paramount).  Parmi  les  meil- 
leures productions  : Casier  judiciaire,  II 
est  charmant.  Belle  Etoile,  Grisou,  La  Ba- 
ronne de  Minuit,  La  Taverne  de  la  Jamaï- 
que, Le  Bois  sacré. 

L’Eden  a donné  de  beaux  programmes, 
Messieurs  les  Bonds  de  Cuir,  Le  Cantinier 
de  la  Coloniale,  La  Joyeuse  Suicidée, 
Deuxième  Bureau  contre  Rommandantur, 
Ménilmontant,  Marinella,  Le  Retour  d’Ar- 
sène Lupin,  L’Ombre  qui  frappe. 

M.  Dosser. 


Toulouse.  — La  série  des  films,  présentés 
sur  l’écran  du  Trianon,  est  fort  longue. 

Tous  les  programmes  ont  connu  un  suc- 
cès à peu  près  ininterrompu. 

Au  point  de  vue  « recettes  »,  nous  pou- 
vons dire  que  eet  établissement,  qui  n’a  pas 
1.500  places,  talonne  sérieusement  tous  ses 
concurrents. 

Depuis  le  début  de  la  saison,  les  meilleurs 
rendements  ont  été  : 

Pièges  (2  sein.),  Les  Hauts  de  Hurlevent 
(2  sem),  Fric-Frac  (2  sein.),  Deuxième  Bu- 
reau contre  Rommandantur  (2  sem.),  Tour- 
billon de  Paris,  L’Emigrante,  La  Brigade 
sauvage,  Terreur  à l’Ouest,  Le  Café  du 
Port.  ' 

Après  la  brillante  exclusivité  de  Louise, 
nous  verrons  : Marseille  mes  Amours,  Sidi- 
Brahim,  Berlingot  et  Cie,  Quartier  Latin, 
Sérénade,  Le  Chemin  de  l'Honneur,  La  Tra- 
dition de  Minuit,  Dernière  Jeunesse. 

Nos  félicitations  à M.  Pouget, 


AU  PLAZA 

Cette  salle  présente  des  films  américains 
faisant  partie  de  la  Production  M.-G.-M.  Les 
meilleurs  résultats  ont  été  : Toute  la  Ville 
danse  (2  sem.),  Marie-Antoinette,  Tarzan  a 
trouvé  un  Fils,  Un  Envoyé  très  spécial,  La 
Famille  Hardy  en  Vacances,  Le  Jeune  Doc- 
teur Rildare,  Trafic  d’Hommes,  Tête  de 
Pioche,  Cinq  Jeunes  Filles  endiablées. 

En  terminant,  nous  nous  devions  de  si- 
gnaler la  belle  Exposition  Marie-Antoinette, 
organisée  par  les  Services  publicitaires  de 
la  M.-G.-M.  aux  Magasins  Thiery,  situés  en 
plein  centre  de  la  ville,  et  qui  a contribué 
au  rendement  de  celle  somptueuse  réalisa- 
tion. 

Le  mois  prochain,  nous  entretiendrons 
nos  lecteurs  de  la  salle  Gaumont  (S.N.E.G.) 
et  de  ses  brillantes  exclusivités. 

Roger  Bruguière. 


H 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


Cï!\E 


FR 


R/\PHIE 

SE 


Au  Sujet  des  Appointements 
des  Directeurs-Propriétaires 


La  Publicité  de  Cinéma  ne  doit  pas 

Elle  est  le  Moteur  des  Recettes 


mourir 


On  sait  qu'à  la  fin  de  1939,  a paru  un  dé- 
cret concernant  la  limitation  des  bénéfices 
des  entreprises  industrielles  et  commer- 
ciales. 

Un  article,  l’article  12,  spécifie  que  l’on 
peut  envisager  une  rémunération  des  chefs 
d’entreprises  : 

Article  12.  — Est  distraite  des  bénéfices 
soumis  à la  limitation,  la  rémunération  nor- 
male du  travail  fourni  par  le  chef  d’entre- 
prise exploitant  à titre  individuel  ou  en 
qualité  d’associé  en  nom  collectif,  ainsi  que 
par  les  associés,  gérants  des  sociétés  en  nom 
collectif,  ainsi  que  par  les  associés,  gérants 
des  sociétés  à responsabilité  limitée  dont 
les  rétributions  sont  réintégrées  dans  la 
base  de  l’impôt  cédulaire  en  conformité  de 
l’article  10  du  Code  général  des  Impôts  di- 
rects. 

Si  nous  comprenons  bien,  le  montant  des 
appointements  du  directeur-propriétaire 
sera  basé  sur  l’importance  de  la  salle.  On 
ne  saurait,  en  tout  cas,  aller  au-dessous, 
dans  le  taux  le  plus  bas,  de  la  'omme  an- 
nuelle de  27.583  fr.  30  qui  est  _ opcinte- 
inent  minimum  calculé  d’après  les  barèmes 
appliqués  en  conformité  avec  la  Convention 
collective  du  15  avril  1937  et  modifiée  par 
la  sentence  arbitrale  de  M Mouton,  du  21 
juillet  1939.  A cela  s’ajoute  la  prime  d’an- 
cienneté de  550  fr.  par  mois. 

En  somme,  le  directeur-propriétaire  a 
droit  au  minimum  à s’adjuger  38.606  fr.  80 
par  an,  qui  est  l’annuité  de  l’employé  le 
plus  rétribué. 

t 

Changement  d’ Adresse 


Les  Sélections  Cinégraphiques  du  Sud- 
Ouest,  à Bordeaux,  nous  communiquent  leur 
nouvelle  adresse  : 15,  rue  Fernand-Marin, 
téléphone  : 845-65  Roger  Bruguière. 


La  publicité  cinématographique  se  meurt- 
elle?  C’est  ce  que  d’aucuns  prétendent.  Nous 
ne  serons  pas  aussi  pessimistes  : mais  le 
fait  est  qu’elle  ne  se  porte  pas  bien. 

A vrai  dire,  on  en  distingue  mal  les  rai- 
sons ou  plutôt,  les  arguments  que  l’on 
avance  pour  conclure  à l’inutilité  de  tout 
effort  publicitaire  dans  les  circonstances 
actuelles  sont  malaisément  défendables. 

Que  dit-on,  en  effet  ? Qu’en  raison  des 
difficultés  de  l’heure  présente,  du  ralentis- 
sement des  affaires,  il  faut  réduire  au  maxi- 
mum les  frais  d’exploitation.  Les  films  cour- 
ront leur  chance  sur  leur  valeur  propre  : et 
que  le  meilleur  gagne  ! 

Ceci  qui  pouvait  être  vrai  il  y a encore 
quelques  mois,  en  raison  des  conditions 
toutes  particulières  de  l’exploitation,  boule- 
versée par  la  guerre,  ne  l’est  plus  aujour- 
i d’hui.  L’industrie  cinématographique  est 
sortie  de  son  sommeil  : on  produit  des 
films.  Pourquoi  prétendrait-on  les  priver 
de  l’appui  décisif  que  constitue  un  bon  lan- 
cement publicitaire  ? 

Devra-t-on  rappeler  quelques  vérités  es- 
sentielles, à l’heure  où,  partout,  à commen- 
cer par  les  plus  hautes  sphères,  on  agite  la 
question  de  savoir  comment  utiliser  au 
mieux  l’arme  formidable  de  la  propagande? 
Dire  aux  producteurs  qu’il  n’est  pas  bon  de 


Directeurs  de  Permanents  indiquez 
à Ventrée  Vhoraire  de  vos  séances 


Certains  directeurs  de  cinémas  per- 
manents  ont  facilement  pris  l’habitude 
de  poser  sur  un  panneau  du  hall  d’en- 
trée l’horaire  des  films  projetés. 

Malheureusement,  d’autres  collègues 
oublient  cette  élémentaire  précaution 
pourtant  bien  utile  au  passant  qui  pourra 
devenir  le  client  immédiat. 


se  priver  délibérément  des  avantages  que 
confère  une  campagne  de  presse  bien  me- 
née ? Aux  distributeurs  que  leurs  clients, 
exploitants  et  directeurs  de  salles,  seront 
toujours  sensibles  à des  arguments  de  vente 
logiques,  à la  pression  qu’exerce  une  publi- 
cité directe  habile  ? Aux  exploitants  eux- 
mêmes,  enfin,  qu’une  bonne  affiche,  pour 
ne  pas  chercher  plus  loin,  garde  son  plein 
effet  sur  le  public?  On  a vu,  on  voit  encore 
trop  de  façades  aveugles... 

La  place,  qui  nous  est  mesurée,  ne  nous 
permet  pas  aujourd’hui  d’entrer  dans  le  dé- 
tail du  sujet.  Mais  à la  question  : Convient- 
il,  ne  convient-il  pas  de  faire  actuellement 
de  la  publicité,  nous  répondrons  hardiment 
par  l’affirmative.  Qu’on  réduise  les  budgets, 
soit.  Cette  amputation,  on  saura  la  compen- 
ser par  un  redoublement  d’initiative;  ce 
n’est  jamais  ce  qui  a manqué  aux  Français, 
non  plus  que  l’imagination.  Il  faut  s’en  tirer 
avec  les  moyens  du  bord  : ces  moyens  sont 
réduits.  Tant  pis.  Cela  serait  une  grave  er- 
reur que  de  les  supprimer  entièrement. 

R.  C HA  L M AND  RI  ER , 

Président  de  l’Association  des  Directeurs 
de  Publicité  de  Cinéma. 


Les  Vestiaires  sont  autorisés 


Le  Bureau  des  Théâtres  de  la  Préfecture 
de  Police  informe  que  la  permission  don- 
née récemment  d’ouvrir  les  vestiaires  des 
salles  de  spectacles,  mais  de  n’y  recueillir 
que  les  parapluies,  est  étendue,  maintenant, 
à tous  vêtements  et  objets,  à la  condition, 
toutefois,  qu’il  soit  indiqué,  très  apparem- 
ment, que  les  objets  déposés  ne  seront  re- 
mis, en  cas  d’alerte,  qu’une  fois  cette  der- 
nière terminée,  le  vestiaire  restant  fermé 
pendant  la  durée  de  l’alerte. 


Reprise  continue  des  Recettes 
de  F Exploitation  Parisienne 

L’Administration  de  l’A.  P.  vient  de  donner  une  indication  de 
la  situation  du  spectacle  parisien  pendant  les  premiers  mois  de  la 
guerre. 

En  septembre,  le  Droit  des  pauvres  n’a  perçu  que  450.000 
francs,  au  lieu  de  4 millions  400.000  francs  en  1938. 

En  octobre,  les  perceptions  du  Droit  des  pauvres  se  sont  haus- 
sées à 1 million  250.000,  en  novembre  à 1 million  800.000,  en  dé 
cembre  à 2 millions  800.000  francs. 

Ces  deux  derniers  mois  rapportent  habituellement  de  6 à 8 mil- 
lions à l’Assistance.  La  progression  enregistrée  est  cependant  un 
signe  d’amélioration  très  favorable. 


■ Les  Productions  Bercholz  viennent  de  signer  un  con. 
trat  avec  Viviane  Romance  et  Georges  Flament  pour  la  réali- 
sation d’un  film  international.  Les  prises  de  vues  commence- 
ront en  avril.  Ce  film  sera  distribué  dans  la  Région  parisienne 
par  la  Compagnie  Commerciale  Française  Cinématographique. 


Michel  Simon  et  Michèle  Morgan,  Salutistes  des  Musiciens  du  Ciel, 
de  G.  Lacombe  et  R.  Lefèvre  (Rêgina-Filmsonor). 


15 


Une  importante 
Décision  en  Grèce 
avantage  la 

S.A.C.E.M. 

(De  noire  correspondant  particulier.) 


Athènes,  février  1940. 

Le  différend  entre  les  directeurs  de 
nos  cinémas  et  l’agent  général  en  Grèce 
et  représentant  de  la  Société  des  Au- 
teurs, Compositeurs  et  Editeurs  de  Mu- 
sique, que  nous  avons  mentionné  à plu- 
sieurs reprises  et  en  dernier  lieu  dans 
le  n"  £072,  du  £9  mai  1939  de  La  Ciné- 
matographie Française,  et  qui  arriva  jus- 
qu’à la  Cour  de  Cassation  d'Athènes, 
après  avoir  longtemps  occupé  nos  lé- 
gistes, a été  enfin  définitivement  jugé, 
mais  ïe  résultat  de  ce  jugement  n’esï 
pas  à la  faveur  de  nos  directeurs  qui 
sont  désormais  obligés  de  payer  les 
droits  d’exécution  de  la  musique  enre- 
gistrée dans  les  films,  M.  Tsamados 
ayant  le  droit  de  demander  par  le  Par- 
quet l’interdiction  de  la  projection  d’un 
film  au  cas  de  refus  de  payement  desdits 
droits. 

L’arrêté  de  la  Cour  de  Cassation  sous 
date  du  30  janvier  1940  portant  le  nu- 
méro 41/1940  reconnaît  les  points  de 
vue  du  requérant,  en  ce  qui  concerne  les 
droits  d’exécution  publique,  comme 
étant  conformes  à la  loi.  (Articles  1 et  9 
de  la  loi  2387/1920  en  combinaison  avec 
les  articles  2 et  3 de  la  loi  4301.) 

Par  conséquent,  l’autorisation  écrite 
du  compositeur  ou  du  cessionnaire  de 
ses  droits  est  indispensable  pour  que  ! 
l’exécution  d’une  composition  musicale  I 
puisse  avoir  lieu. 

A défaut  de  cette  autorisation,  le  Par- 
quet est  obligé,  à la  demande  de  l’ayant- 
droit,  d’interdire  la  dite  exécution. 

Les  sommes  que  M.  J.  Tsamados  ré- 
clame à présent  aux  cinémas  s’élèvent 
rétrospectivement,  à partir  du  jour  où 
le  différend  avait  surgi  jusqu’à  présent, 
environ  à deux  millions  de  drachmes, 
produit  d’un  pourcentage  de  0,88  % sur 
les  recettes.  — C.  Lazarides. 


Le  Tourbillon  de  Paris 

« La  Première  de  Frédégonde  et  Brunehaut  » 
(Prod.  Ray -Ventura). 


A la  fin  du  mois  de  novembre  écoulé,  lu 
censure  allemande  avait  autorisé  125  films, 
dont  93  allemands  et  32  étrangers.  En  1938, 
dans  la  même  période  janvier-novembre, 
sur  132  films  approuvés  par  la  censure,  il  y 
en  avait  78  allemands. 

Sur  les  33  films  annoncés  au  début  de 
l’automne  par  B’Ufa,  26  sont  déjà  ache- 
vés ou  en  cours  de  réalisation.  On  tourne 
actuellement  13  films  dans  les  studios 
de  Berlin,  un  dans  ceux  de  Munich,  2 à 
Vienne,  2 à Prague;  d’un  autre  film  on 
tourne  les  extérieurs.  Au  total  18  films 
dont  5 de  la  Tobis,  4 de  la  Terra,  3 de 
l’Ufa,  3 de  la  Bavaria  et  3 autres  de  pro- 
ducteurs indépendants  : Herzog,  Mar- 
kische  et  Adler. 

Voici  quelques  titres  : Films  comiques  : 
Les  Femmes  sont  les  Meilleurs  Diplomates, 
Eté,  Soleil,  Erika  !,  Jeunes  Filles  en  Anti- 
chambre, L’Arbre  généalogique  du  Docteur 
Pistirius,  Ma  Fille  ne  le  veut  pas;  films  dra- 
matiques : Deux  nouveaux  films  de  Zarah 
Leander,  L’Express  du  Congo  avec  Birgel, 
Hoppe  et  Doltgen;  Slratosphérique  N “ 18, 
Bayer  205,  qui  porte  à l’écran  la  lutte  con- 
tre la  maladie  du  sommeil;  Amour  de  Mère 
avec  Kàthe  Dorsch;  Le  Commissaire  de 
Police  Eyck;  un  film  sur  Rodolphe  Diesel, 
l’inventeur  du  moteur. 

Waldrauscb  (Ivresse  de  la  Forêt),  d’après 
le  roman  de  Fudwig  Ganghofer.  Production 
Ufa. 

Fa  Ufa  réalise  un  film  policier  : Kenn- 
vort  (Machin).  Protagonistes  : Paul  Dahlkc 
et  Hilde  Weissner.  Réalisateur  : Erick  Was- 
chneck. 

A la  Tobis,  un  film  musical  : Unsterbli- 
cber  Walzer  (Valse  immortelle),  esl  une 
« Nième  » reconstitution  de  la  vie  du  roi  de 
la  valse  : Johann  Strauss.  Metteur  en  scène  : 
Emo. 


On  vient  de  présenter  à Fille,  avec  un 
immense  succès,  au  cours  d’un  gala  de  bien- 
faisance présidé  par  M.  Caries,  Préfet  du 
Nord,  en  présence  du  Général  commandant 
la  Première  Région  et  du  Consul  Général  de 
Belgique,  un  grand  film  inédit  sur  l’Armée 
Belge  intitulé  Ceux  qui  Veillent. 

Ce  film  a été  réalisé  par  Gaston  Schou- 
kens,  par  autorisation  spéciale  du  Grand 
Etat-Major  de  l’Armée  Belge.  11  montre  l’ef- 
fort incroyable  fait  par  nos  voisins  en  vue 
d’assurer  leur  défense  contre  une  nouvelle 
agression  éventuelle. 


Ea  Terra  produit  Jobannisf eaer  (Feux  de 
Saint-Jean)  dont  le  sujet  est  de  l’auteur  Her- 
mann Sudermann,  qui  fut  pourtant  un  écri- 
vain suspect  au  régime  nazi. 

La  Bavaria  a mis  en  chantier  deux  films, 
dont  un  : Leiden  ans  Irland  (Souffrances 
d Irlande),  dit  bien  par  son  titre  ce  qu’est 
sa  substance. 

Un  autre  film  est  de  caractère  policier  : 
Verdacht  auf  Ursula. 

Et  encore  un  autre  : Kriminalfilm,  com- 
me disent  les  Allemands  en  parlant  du 
genre  policier,  à Panorama  Film  : Dein 
Leben  Gehort  Mir. 

Comme  on  peut  le  voir,  les  studios  el  les 
producteurs  allemands  semblent  chérir 
particulièrement  le  Kriminalfilm  et  n’abor- 
der que  peu  le  film  politique. 

Le  contingent  habituel  d’une  cinquan- 
taine de  films  américains  est  entré,  cette 
année  aussi,  en  Allemagne. 

! * 

* * 

On  est  en  train  de  tourner  deux  films  à 
Prague,  dans  les  studios  Barrandow  : un 
allemand  et  l’autre  tchèque. 

Le  Surintendant  à la  Cinématographie  de 
la  Bohême  et  de  la  Moravie  a déclaré  qu’on 
produira  douze  films  par  an  à Prague,  tous 
à la  Barrandow.  En  outre,  dans  les  deux  au- 
tres studios,  on  produira  des  films  tchèques 
avec  sous-titres  allemands.  On  pourra 
compter  à l’avenir  sur  30  films  tchèques. 

En  général,  un  film  tchèque  est  réalisé  en 
douze  jours  et  son  coût  de  production  va- 
rie de  40.000  à 90.000  marks  seulement.  Les 
acteurs  reçoivent  de  200  à 300  marks  par 
film.  Le  gouvernement  subventionne  I in- 
dustrie cinématographique.  Une  prime  de 
20.000  marks  et  une  autre  de  100.000  peu- 
vent être  accordées  aux  films  approuvés. 

B.  B. 


Ce  n’est  pas  un  assemblage  de  bouts  d’ac- 
tualités. C’est  un  film  entièrement  inédit. 

Le  film  sera  l’objet  de  deux  séances  spé- 
ciales (à  18  h.  20  et  20  h.  25)  jeudi  pro- 
chain 29  février,  au  Paramonnt  de  Paris. 
Séances  données  sous  les  auspices  de  l’As- 
sociation des  Correspondants  de  Journaux 
Belges  en  France,  au  bénéfice  de  l’œuvre 
belge  des  secours  au  Soldats  de  France. 

Emouvant,  réconfortant,  Ceux  qui  Veil- 
lent sera  pour  tous  les  Français  un  motif 
d’étonnement  et  d’admiration.  (Distribué 
par  Paramonnt.) 


EJ 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


ciiNÉittâfmÿR/ 


RAPHiE 

SE 


Les  Studios  cl  ; TLiéatres  Allemands 

vivront-ils  dans  celte  Economie  resserrée] 


Des  Films  de  Cri 


me 


— Importations,  Exportations  Réduites 


♦ 

Deux  Galas,  à Lille  el  à Paris 
pour  “Ceux  qui  veillent” 


16 


CYYTTÏ I rrr  YYTTTT;  XXXXXi  CÏNÉMÏBgRAPHBE  EXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXT: 

ANALYSE  ET  CRITIQUE  DE  FILMS 

La  Charrette  fantôme  Les  Musieiens  du  ÇieS 

Drame  (G)  Comédie  dramatique  (G) 


Origine  : Française. 

Réalisation  : Julien  Dnvivier. 

Auteur  : Selma  Lagerloff. 

Dialogues  : Alexandre  Arnoux. 

Décorateur  : Jacques  Krauss. 

Opérateurs  : J.-N.  Krüger, 

Jardin  et  Schneider. 

Musique  : Jacqmes  lbert. 

Assistant  : Pierre  Dnvivier. 

Interprétation  : Pierre  Fres- 
nay,  Louis  Jouvet,  Micheline 
Francey,  Mita  Parély,  Henri 
HJ  as  si  et,  Valentine  Tessier, 
Marie  Dell.  Palau,  D.  Le  Vi- 
gan,  René  Génin,  Jean  Mer- 
canton,  Ariane  Borg,  Jean 
Claudio,  Pérès,  Mme  L’Her- 
bay. 

Studios  : Neuilly. 

Enregistrement  : Mélodium. 

Montage  : Feyté. 

Prod.  : Transcontinental. 

Edition  : Columbia. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Julien  Duvivier  a tiré  d’une  lé- 
gende nordique,  écrite  par  la 
romancière  suédoise  : Selma 
Lagerloff,  une  grandiose  réali- 
sation cinématographique. 
Dans  ce  film,  comme  dans  le 
livre,  il  s’agit  d’une  trag,édie 
de  la  misère  et  de  l’alcoo- 
lisme, sur  laquelle  se  broche 
le  thème  fantastique  du  Char- 
retier de  la  Mort  venant  cher- 
cher, à la  fin  de  chaque  année, 
les  âmes  des  morts. 

L’œuvre  de  Duvivier  est 
belle  et  d’une  résonance  pro- 
fonde et  pure.  Son  importance 
technique,  sa  beauté  photo- 
graphique feront  date  dans 
l’histoire  du  film  d’art;  La 
Charrette  fantôme  portera 
dans  le  monde  la  renommée 
de  notre  cinéma. 

SCENARIO.  — La  jeune  Sa- 
lutiste : Sœur  Edith  s’attache  au 
premier  misérable  qui  vient,  la 
veille  rie  l'inauguration  de  l’a- 
sile, demander  refuge.  Il  s’agit 
de  David  Holm  souffleur  de 
verre,  ivrogne  et  tuberculeux, 
que  su  misère  a rendu  sauvage 
et  débauché.  Durant  toute  l’an- 
née, Sœur  Edith  espère  ramener 
David  sur  le  chemin  du  devoir 
et  de  la  rédemption.  Un  ancien 
compagnon  de  débauche  : Geor- 
ges, meurt  une  fin  d’année  et, 
emporté  par  le  Charretier  de  la 
Mort,  devient,  à son  tour,  le  fu- 
nèbre conducteur  de  la  Char- 
rette fantôme.  Il  vient  chercher 
David  le  soir  de  la  Saint-Syl- 
vestre, mais  David  ne  veut  pas 
mourir.  Il  comprend  le  néant 
de  sa  vie,  il  veut  sauver  sa  fem- 
me et  ses  enfants  du  suicide,  ra- 
cheter sa  vie  perdue  Au  lit  de 


mort  de  Sœur  Edith  qui  meurt 
de  tuberculose,  David  puise 
la  foi  dans  son  rachat.  Et  le 
Charretier  de  la  Mort  n’empor- 
tera j>as  David,  qui  ne  mourra 
pas,  reviendra  auprès  de  sa  fa- 
mille pour  commencer  une  vie 
de  travail  et  de  repentir. 

TECHNIQUE.  — L’œuvre  de 
Selma  Lagerloff,  où  le  fantasti- 
que se  mêle  étroitement  au  réel, 
élait  difficile  à réaliser.  Le  film 
est  en  deux  parties,  deux  atmos- 
phères. C’est  l’étude  réaliste  qui 
est,  tic  beaucoup,  la  plus  puis- 
sante, la  plus  accessible  au  pu- 
blic français  qui  sera  dérouté 
par  le  surnaturel  pourtant  mer- 
veilleusement exprimé. 

Les  personnages  sont  humains 
et  vrais.  Toutes  les  scènes  des 
rues  ,des  tavernes,  avec  des 
rixes  et  des  beuveries  grouillan- 
tes de  vie,  tout  ce  qui  a trait  à 
la  misère  humaine  et  à la  cha- 
rité des  Salutistes,  est  remar- 
quable et  direct.  Les  scènes  fan- 
tastiques du  début  et  de  la  fin 
combleront  les  amateurs  de 
technique,  par  la  perfection  des 
surimpressions  et  de  trucages, 
car  les  vues  de  la  forêt  bru- 
meuse, et  le  passage  de  la  Char- 
rette dans  le  ciel,  sont  parmi  les 
plus  belles  images  qu’on  ait  ja- 
mais vues. 

INTERPRETATION,  — Mi- 
cheline Francey,  qui  tient  ici 
son  premier  grand  rôle,  révèle 
dans  le  rôle  d’Edith  un  talent  et 
une  émotion  vibrante  et  comme 
transfigurée.  Pierre  Fresnay 
joue  David  Holm  avec  une  intel- 
ligence aiguë,  Louis  Jouvet  est 
hallucinant  en  voyou  devenu 
charretier  des  âmes.  Et  cpie  de 
beaux  et  saisissants  visages  : 
Valentine  Tessier  (la  capitaine), 
Marie  Bell,  l’étonnante  Mila  Pa- 
rély (Mme  Holm),  le  petit  Clau- 
dio, lean  Mercanton,  Palau,  et 
René  Génin  et  Le  Vigan  qui 
jouent  deux  pauvres  raisonneurs 
et  philosophes.  Une  impression- 
nante figuration  peuple  le  film 
d’un  bout  à l’autre  de  figures 
repoussantes  ou  désespérées. 


LES  FILMS 

DE  KOSTER 

20,  boni.  Poissonnière, 

annoncent  leur  nouveau  nu- 
méro de  téléphone  : 

Provence  27-47 


Origine  : Française. 

Réalisation  : Georges  Lacombe. 

Auteur  : René  Lefèvre. 

Dialogues  : René  Lefèvre  et 
Jean  Ferry. 

Décorateur  : Andréjeeff. 

Opérateurs  : Schuftan,  Portier 
et  Ale  khan. 

Musique  : Arthur  Honeggèr  et 
Arthur  Hoerée. 

Interprétation  : Michèle  Mor- 
gan, René  Lefèvre,  Michel  Si- 
mon, Bovério,  Rignault,  Syi- 
vette  Saugé,  Bergeron,  René 
Alexandre,  de  la  Comédie 
Française,  Gabrielle  Fonlan, 
Madeleine  Geoffroy,  G.  Jac- 
quet, Noël  Roquevert. 

Studios  : Neuilly. 

Enregistrement  : Mélodium. 

Ingénieur  du  son  : Rampillon. 

Production  : Régina. 

Edition  : Filmsonor. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
De  son  roman  salué  par  toute 
Sa  Presse  comme  une  réussi- 
te, René  Lefèvre  a tiré  un 
scénario  émouvant  que.  Geor- 
ges Lacombe  a mis  en  scène 
avec  un  art  supérieur.  Les 
Musiciens  du  Ciel  sont  des 
Salutistes,  et  S’œuvre  pré- 
sente se  passe  entièrement 
dans  les  milieux  populaires 
parisiens.  Son  caractère  mi- 
goguenard,  mi-pathétique  est 
un  miracle  de  tact  et  de  me- 
sure. On  rit,  on  s’émeut,  on 
pleure  au  cours  de  ce  film 
joué  avec  une  sensibilité  fré- 
missante. Voici  probablement 
le  triomphe  de  îa  simplicité 
et  de  la  sensibilité. 

SCENARIO.  — Victor,  bri- 
coleur de  la  Zone,  glisse  peu  à 
peu  au  vol  en  compagnie  d'un 
voyou  et  faux-monnayeur.  Victor 
mendie  sous  l’apparence  d’un 
aveugle.  Une  jeune  Salutiste,  la 
| lieutenanle  Saunier,  l’emmène 
| chez  elle,  le  fait  manger,  le  ré- 
conforte. Le  lendemain,  elle  le 
\ retrouve  et,  pour  lui  donner 
honte  de  jouer  la  cécité,  elle  le 
met  en  présence  d'un  mutilé  de 
guerre,  véritable  aveugle.  Vic- 
tor, gagné  par  la  bonté  rayon- 
\ liante  de  la  Salutiste,  abandonne 
la  mendicité,  reste  à l’asile  de 
| l’Armée  du  Salut,  puis  devient 
Salutiste.  La  pureté  et  le  dévoue- 
ment cle  la  Lieulenante  ont  ré- 
noué  cet  homme.  Epuisée  par  la 
! fatigue  une  affection  pulmo- 
naire l’emporte  le  soir  de  Noël 
(dors  que  Victor  collabore  à la 
fête  donnée  aux  pauvres.  Mais 
son  œuvre  continuera  puisque 
Victor  vouera  sa  vie  à faire  le 
bien. 


TECHNIQUE.  — Artiste  fin 
et  délicat,  Georges  Lacombe  a 
trouvé  dans  le  sujet  des  Musi- 
ciens du  Ciel  une  matière  pitlo 
resque  et  chaleureuse  et  le  dé- 
cor populaire  qu’il  aime,  et  qu’il 
a su  restituer  avec  talent  et  vé- 
rité. Le  tragique  est  ici  discret, 
la  très  belle  photographie  de 
Schuftan  donne  un  éclat  sourd 
aux  scènes  de  la  rue,  aux  dis- 
tributions de  soupe  aux  misé- 
rables, à cette  émouvante  con- 
fession publique  de  Victor... 
Décoration  simple  et  réaliste. 
Une  œuvre  grande  et  sans  chi- 
qué, enveloppée  d’une  musique 
noble  et  vivante  avec  des 
chœurs  mélodieux. 

INTERPRETATION.  — Son 
beau  visage  nimbé  d’une  spiri- 
tualité éclatante.  Michèle  Mor- 
gan joue  le  rôle  de  la  Lieute- 
nante  avec  une  sobre,  une  ex- 
quise émotion.  René  Lefèvre 
tient  le  rôle  de  Victor  le  mau- 
vais garçon  racheté  par  la  bon- 
té. 11  est  plein  de  vie,  de  simpli- 
cité, et  son  jeu  nuancé  donne  le 
regret  qu’un  tel  comédien  ne 
soit  pas  employé  plus  souvent  et 
à bon  escient.  Michel  Simon  ne 
joue  qu’un  court  rôle,  mais  avec 
autorité  et  talent.  René  Alexan- 
dre incarne  majestueusement 
l’aveugle,  Bovério  est  l’indul- 
gent Capitaine  salutiste.  Alexan- 
dre Rignault  en  voyou  brutal, 
Annette  Saugé  en  fille  de  la 
Zone,  Marcelle  Praince,  Berge- 
ron, d’autres  encore  ont  tous  du 
caractère.  — x.  — 


Annie  Ducaux  et  J.  Dumesnil, 
époux  torturés  dans  L’Homme  du 
Niger,  fdm  de  J.  de  Baroncelli. 
(Distribution  S.E.L.F.) 


23 


rrrrYixmxYYYYTiiiTTXn  ciine 


Jt 

HRj 

rn$$mss- 


jRAPHic  ne  xxrxxxxxxxxx  : 


UES  NOUVEAUX  FILMS 


L’Etrange  Sursis 

Comédie  fantastique  parlée 
en  anglais 


Origine  : Américaine. 
Interprétation  : Lionel  Bar - 
rymore,  Bob  Watson,  Beulali 
Bondi,  Sir  Cedric  Hardwicke. 

Studios  : M.-G.-M. 

Production  : M.-G.-M. 

Edition  : M.-G.-M. 


Le  public  qui  voit  ce  film  hé- 
site, a la  lin,  pour  savoir  s’il 
doit  applaudir  ou  rire.  C’est  que 
le  Français  est  peu  familiarisé 
avec  l’immatériel.  Pour  les  An- 
glo-Saxons, le  rêve,  l’au-delà,  la 
mort,  sont  choses  essentielle- 
ment familières.  Leur  littérature 
est  baignée  dans  le  fantastique. 
Des  les  premières  images  de 
L’Etrange  Sursis,  malgré  l’appa- 
parence  paisible  de  ce  village, 
de  cette  maison  d’un  brave  doc- 
teur, nous  savons  qu’un  mystère 
les  hante.  M.  Brink,  homme  gra- 
ve, qui  surgit  tout  d’un  coup  au- 
près de  ceux  qu’il  veut  emme- 
ner « au  pays  où  fleure  le  chè- 
vrefeuille »,  a déjà  emporté  les 
parents  de  ce  petit  garçon  que 
nous  voyons  jouer.  Plus  tard,  il 
vient  chercher  la  grand’mère. 
Et  la  scène  où  la  vieille  dame 
fait  attendre  M.  Brink  afin  de 
terminer  une  mitaine  avant  de 
mourir,  est  d’une  noblesse  se- 
reine. 

Toutes  les  apparitions  de  M. 
Brink  dans  le  film  sont  étonnan- 
tes de  simplicité.  A vrai  dire,  le 
film  n’a  rien  de  métaphysique. 
Il  est  direct,  doux,  parfois  d’un 
humour  délicieux  — ainsi  la 
scène  où  le  funèbre  M.  Brink  es! 
prisonnier  d’un  vieux  pommier 
et  proteste  parce  que  sa  mission 
macabre  est  interrompue... 

Car  vous  avez  deviné  que  M. 
Brink  était  la  Mort;  le  grand- 
père  et  son  petit-fils  qui  pou- 
vaient échapper  à leur  sort  se 
donneront  pourtant  à lui,  et  on 
les  verra,  délivrés,  glisser  vers 
un  pays  lumineux,  conduits  par 
M.  Brink... 

J’ignore  le  succès  qui  sera 
fait  à ce  film  dans  sa  version 
doublée  — si  on  le  double 
mais  il  apporte  un  genre  d’émo- 
tion et  un  frisson  entièrement 
nouveaux.  11  est  aussi  admira- 
blement interprété  par  un  gé- 
nial petit  gosse  : Bob  Watson, 
Lionel  Barrymore  et  Sir  Cedric 
Hardwicke  (M.  Brink).  — x. 


PUBLICITE  DU  METROPOLITAIN 

Département  Cinémas 


L.  PERTUS 

3,  rue  Duperré,  Paris  (9") 
de  9 heures  à S4  heures  : 
Trinité  15-14 

de  14  heures  à 24  heures  : 
Roquette  30-12 


Edith  Cavell 

Drame  historique 
parlé  en  anglais 

Origine  : Britannique. 
Réalisation  : Herbert  Wilcox. 
Interprétation  : Anna  Neagle, 
H.-B.  Warner,  Zasu  Pitts,  May 
Robson,  Edna  May  Oliver. 
à l’aube,  frappant  d’admiration 
litz. 

Edition  : R.  K.  0.  Radio-Films. 


La  vie  d’Edith  Cavell  avait 
déjà  fourni  le  sujet  d’un  fort 
beau  film,  Dawn  (A  l’Aube).  Ce- 
lui-ci, Edith  Cavell,  est  d’une 
grande  rigueur  dramatique, 
d’une  simplicité  qui  pourrait 
confiner  à la  sécheresse  si  ne 
s’imposait  l’émouvant  talent 
d’Anna  Neagle  qui  est  la  nurse 
héroïque  après  avoir  été,  si  par- 
faitement, la  reine  Victoria. 

Toute  la  vie  de  AI  i s s Cavell, 
de  1913  à sa  mort,  est  cernée 
dans  ce  film  en  traits  véridiques 
et  dépouillés.  C’est  d’ailleurs  la 
grande  qualité  de  ce  film  que 
celte  sereine  simplicité  du  style. 
Le  reconstitution  de  Bruxelles 
est  excellente,  et  chacun  des 
personnages,  qui  entourent  l’hé- 
roïne, est  admirablement  en 
place. 

On  sait  que  Miss  Cavell,  di- 
rectrice d’un  hôpital  britanni- 
que à Bruxelles,  fut  surprise  par 
la  guerre,  mais  qu’elle  ne  quitta 
pas  la  capitale  belge  à l’appro- 
che des  Allemands.  Sa  bonté, 
l’instinct  plus  fort  île  sa  mission 
charitable,  la  tinrent  à son  pos- 
te, à servir,  à consoler,  à gué- 
rir. 

Un  jeune  soldat  belge,  fils 
d’une  voisine,  s'étant  réfugié 
chez  elle  après  avoir  été  fait 
prisonnier  par  les  Allemands, 
sera  sauvé  par  la  nurse  qui  se 
fait  aider  par  des  femmes  au 
grand  cœur,  une  châtelaine,  une 
marinière,  un  gamin...  Le  pre- 
mier pas  fait,  Edith  Cavell  ne 
pourra  plus  se  dérober  à ce 
qu’elle  considère  comme  un  de- 
voir sacré  : cacher,  soigner  les 
évadés,  qu’ils  soient  belges, 
français,  anglais  et  leur  faire 
passer  la  frontière.  Mais  la  tra- 
hison aura  raison  de  cet  hé- 
roïsme. Edith  Cavell  est  jugée 
dans  un  procès  déloyal  où  n’est 
même  pas  admis  le  représentant 
du  Ministre  des  Etats-Unis.  Con- 
damnée à mort,  elle  sera  fusillée 
à l'aube  frappant  d’admiration 
et  de  honte  tous  ceux  qui  la  ver- 
ront, calme  et  digne,  affronter 
la  mort. 

Un  film  qui  ne  recherche  au- 
cun effet,  et  qui  émeut  par  sa 
gravité.  — x — 


FABRIQUE  DE  SIEGES 
CINEMA 

SELECTA 

15,  rue  Voltaire,  NANTES 
Tél.  : 318-27 


Rapsodle  sT.&mour 

Comédie  dramatique 
musicale  doublée. 


Origine  : Hongroise. 
Réalisation  : Ililier  Heinz. 
IVlusique  : Franz  Liszt,  Chopin, 
Beethoven. 

interprétation  : Franz  Ilette- 
rich,  Erika  Darnliof'f,  Olga 
Tschekowa. 

Studios  : Atlila  Film  Budapest. 
Edition  : Astra-Paris  Film. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Franz  Liszt,  le  grand  pianiste 
et  compositeur  hongrois  est 
le  centre  de  cette  oeuvre  ro- 
manesque où  la  musique  joue, 
naturellement,  un  grand  rôle. 
C’est  une  charmante  et  juvé- 
nile histoire  d’amour  où  la 
grande  musique  de  Liszt  ap- 
porte des  accents  presti- 
gieux.  Prise  en  grande  partie 
dans  la  campagne  hongroise, 
elle  contient  de  ce  fait  beau- 
coup de  pittoresque. 

TECHNIQUE  - INTERPRE- 
TATION. — I „e  scénario,  très 
vraisemblable,  permet  de  situer 
le  grand  Liszt  dans  son  pays. 
L’histoire  d’amour  est  contée 
avec  gentillesse,  et  jouée  avec 


sincérité  par  Eria  Darnhoff,  jo- 
lie, mais  encore  malhabile.  Mais 
Olga  Tschekowa  est  une  sédui- 
sante mère,  et  surtout  Franz 
Hetterich  incarne  Franz  Liszt 
avec  une  majesté  et  une  ressem- 
blance physique  extraordinai- 
res. On  entend  dans  le  filin  l’exé- 
cution de  la  Deuxième  Rapso- 
die  et  du  Rêve  d Amour,  ce  qui 
enchantera  les  mélomanes.  — x. 


Fernande!  joyeux  facteur  dans 
L'Héritier  des  Mondésir. 
(Edition  A.  C.  E.) 


Nous  rappelons  que  c’est 

TRANSCONTINENTAL  FILMS 

36,  avenue  Hoche  à Paris 

qui  est  le  producteur  de 

LA  CHARRETTE 
FANTOME 


l’œuvre  magistrale  de  Julien  DUVIVÏER 
qui  passe  en  exclusivité  au  Marivaux 
distribuée  par 

COLOMBIA  FILMS  SJ. 

2Ûj  rue  de  Troyors  — Paris 


wmwwEe’ssaBxrm 


IXXXXI.XXXXXXXX  XXXXX2 


CINE 


FR 


R/IPHIE 

SE 


XXXXXXXXXX IIÎTTTIIIIIIT' 


r 


Et  l’on  annonce  de  grands  Films 


Tournons  des  Comédies  gaies  et  amusantes 
comme  “Battement  de  Cœur” 


Depuis  plusieurs  semaines, 
au  cinéma  Madeleine,  le  film 
français  qui  en  a fait  la  réou- 
verture : Battement  de  Cœur, 
maintient  un  succès  absolu- 
ment exceptionnel. 

Il  faut  dire  que  celte  comé- 
die, réalisée  par  Henri  De- 
coin,  dialogué e avec  esprit 
par  Michel  Duran  et  jouée 
avec  une  fraîcheur  délicieuse 
par  Danielle  Darrieux  et 
Claude  Dauphin,  entourés  de 
Saturnin-Fabre,  Curette,  Jn- 
nie  Astor,  Jean  Tissier  et  An- 
dré Luguet,  acclimate,  dans 


le  stgle  français,  la  fantaisie 
et  le  rythme  vainqueurs  des 
meilleures  œuvres  améri- 
caines. 

C est  dans  celte  formule 
de  la  fine  comédie  sentimen- 
tale et  charmante,  que  l’on 
devrait  orienter  le  plus  pos- 
sible la  future  production 
française. 

On  nous  demande  du  film 
gai,  luxueux  et  dynamique. 
Battement  de  Cœur  prouve 
qu’on  sait,  si  on  le  veut,  le 
réussir  en  France.  — L.  D. 


La  scène  des  enrôlements  volontaires  dans  Vive  la  Nation. 
(Gray  Films-Atlantic  Film) 


ON  TOURNE 


BILLANCOURT 

On  prépare  Faut  ce  qu'il 

faut,  un  nouveau  film  pour  les 
Productions  Vondas.  Voir  films 
annoncés. 

FRANÇOIS-! 

Un  Soir  d’Alerte. 

Réal.  : J.  de  Baroncelli. 

Ved.  : L.  Baroux,  Joséphine 
Baker,  J.  Tissier,  Dorziat,  Satur- 
nin-Fabre, Micheline  Presle, 
Georges  Marchai. 

Décor  : Une  boîte  de  nuit- 
cabaret. 

Prod.  : Flag  Film. 

Tournage  : 3°  semaine. 

S On  prépare  Le  Collier  de 
Chanvre,  réalisé  par  Léon  Ma- 
thot,  production  C.F.C.,  dont  on 
tournera  d’abord  les  extérieurs 
le  28  février.  A partir  du  4 mars 
Mathot  tournera  au  studio  dans 
un  décor  de  château  anglais. 

Décorateur  ; E.  Duquesne. 

NEUILLY 
Monsieur  Hector. 

(ex-Le  Nègre  du  Négresco). 

Réal.  : M.  Cammage. 

Ved.  : Fernandel,  G.  Grey, 
Suzanne  Dehelly,  Mussine,  Gaby 
Wagner. 

Tournage  : 5“  semaine. 

M.  Cammage  part  à la  fin  de 
la  semaine  pour  Nice  où  il  tour- 
nera à l’Hôtel  Négresco.  Entre 
temps,  Fernandel  a tourné  à 
Mégève  des  vues  de  montagne. 

Prod.  : Stella. 

■ On  prépare  : Diamant  noir. 

Réal.  : J.  Delannoy. 

Prod.  : Films  Minerva. 


BUTTES-CHAUMONT 
L’Empreinte  du  Dieu. 

Réal.  : L.  Moguy. 

Ved.:  P.  Blancbar,  A.  Ducaux, 
J.  Dumesnil,  Larquey,  Blan- 
chette  Brunoy. 

Tournage  : Dernière  semaine 
intérieurs.  On  tournera  la  se- 
maine prochaine  des  extérieurs 
en  grande  banlieue. 

Prod.  : Zama. 

La  Grande  Leçon. 

Réal.  : P,.  Péguy. 

(Voir  film  commencés). 

Prod.  : D.U.C. 

Tournage  : lre  semaine. 

C.  M.  C.-NICE 
Untel  Père  et  Fiis. 

Réal.  : J.  Duvivier. 

Ved.  : Michèle  Morgan,  Rai- 
mu,  Jouvet,  Col.  Darfeuil,  Le  Vi- 
gan,  Renée  Devillers,  Suzy  Prim, 
Lucien  Nat,  Ginette  Maddie. 

Prod.  : Transcontinental. 

Tournage  : 7e  semaine. 

JOINVILLE-PATHE 

On  a tourné  un  jour  dans  un 
décor  monté  pour  Le  Nègre  du 
Négresco  (Monsieur  Hector). 

a On  termine  les  petites  scè- 
nes-raccords pour  Hitler  m’a 
dit,  de  Robert  Alexandre. 

PAGNOL-MARSEILLE 

Trois  Argentins  à Montmar- 
tre. 

Le  réalisateur  tourne  cette  se- 
maine ses  dernières  scènes  d’in- 
térieurs par  des  raccords. 


ON  ANNONCE 


Gaby  Morlay  et  Charles  Vanel 
vont  jouer  dans 
« Diamant  noir» 
Diamant  noir,  le  roman  de 
Jean  Aicard  va  être  tourné 
prochainement  au  début  de 
mars  au  studio  de  Neuilly,  par 
Jean  Delannoy,  avec  Gaby 
Morlay,  Charles  Vanel,  Abel 
Jacquïn  et  Louise  Carletti 
dans  les  principaux  rôïes.  Ce 
film  sera  le  premier  d’un  pro- 
gramme de  trois  productions, 
pour  la  nouvelle  société  « Mi- 
nerva  » dont  MM.  Charles 
Méré  et  Jacques  Davran  sont 
les  promoteurs. 


Soldats  sans  Uniforme.  — 

C’est  un  film  sur  « Ceux  du 
Deuxième  Bureau  » que  prépare 
Maurice  de  Canonge  sur  un  scé- 
nario d’André  Castaing. 

Les  principaux  interprètes  de 
ce  film  d’aventures  d’un  intérêt 
actuel  seront  Madeleine  Robin- 
son, Roger  Karl,  Georges  Lan- 
nes,  Raymond  Cordy,  Paul 
Aznïs,  Thomy  Bourdelle. 

Production  : Productions 
Françaises  Cinématographiques. 


Un  film  de  Marc  ASIégrei. 

— Marc  Allégret  prépare  un 
grand  filin  pour  la  Société  Cen- 
trale Cinématographique.  Ce 
film  sera  distribué  par  Pathé- 
Consortium. 

Elles  étaient  Douze  Fem- 
mes sera  le  prochain  film  de 
Georges  Lacombe,  scénario 
d’Yves  Mirande  pour  Régina. 

Douze  comédiennes  de  grand 
talent  interpréteront  cette  ori- 
ginale comédie.  Mais  aucun  nom 
n’est  encore  décidé. 


Faut  ce  qu’il  faut.  — Tel 

est  le  titre  du  nouveau  film  de 
René  Pujol,  dont  il  a écrit  le 
scénario,  et  qu’il  réalisera  au 
studio  de  Neuilly.  Vincent  Scot- 
to  écrira  la  musique  et  des 
chansons  qui  seront  nombreuses 
et  gaies,  le  film  étant  une  comé- 
die musicale  optimiste. 

Les  interprètes  d’ores  et  déjà 
engagés  sont  : Pierre  Larquey, 
Marguerite  Pierry,  Roland  Tou- 
tain,  Marie  Bizet,  Jean  Tissier. 
On  parle  aussi  d’une  chanteuse 
célèbre,  mais  l’interprétation 
n’est  pas  encore  entièrement 
fixée. 

Production  : N.  Vondas. 


23 


ciNÉlvfflBE&RAPHiE 


LA  C.I.C.C.  ACHEVE 
« SIXIEME  ETAGE  » 

ET  VA  TERMINER 
LES  PRISES  DE  VUES  DE 
« DUEL  » 


La  mobilisation  générale  a 
trouvé  la  G.  I.  C.  C.  en  pé- 
riode intense  de  production, 
alors  que  les  prises  de  vues 
de  Duel  s’achevaient,  que  cel- 
les de  Sixième  Etage  venaient 
d’être  terminées  et  que  la 
première  copie  standard  de 
son  premier  film  1939,  Le 
Monde  Tremblera  (nouveau 
titre  : La  Révolte  des  Vi- 
vants), venait  d’être  tirée. 

Son  administrateur  - délé- 
gué, M.  Raymond  Borderie, 
qui  avait  été  mobilisé  dès  le 
début  de  la  guerre,  venant 
d’être  placé  en  affectation 
spéciale,  la  Société  reprend 
son  activité.  C’est  ainsi  que, 
d’une  part,  la  musique  de 
Sixième  Etage  — complète- 
ment montée  — va  être  enre- 
gistrée par  Van  Parys,  ces 
jours-ci,  et  la  première  copie 
standard  prête  courant  mars, 
et  que,  d’autre  part,  les  pri- 
ses de  vues  de  Duel  vont  re- 
prendre le  mois  prochain, 
toutes  dispositions  ayant  été 
prises  avec  M.  Pierre  Fres- 
nay,  les  acteurs,  studios,  etc. 


7.  LA  GRANDE  LEÇON 


Auteur  : Mlle  Mad.  Sylvère. 

Adaptation  : Delacroix. 

Dialogues  : Pierre  Maudru. 

Réalisateur  : Robert  Péguy. 

Assistant  : Delacroix. 

Chef-opér.  : Mundwiller. 

Opérateurs  : Hugo,  Petit  et 
Stem. 

Régie  : Mahaut. 

Studios  : Buttes-Chaumont. 

Enregistrement  : Soulié. 

Script-girî  : Monique  de 
Gastyne. 

Maquilleur  : Chanteau. 

Interprètes  : Alerme,  Daniel 
Lecourtois,  Roger  Tréville, 
Palau,  François  Périer,  Ri- 
ver s Cadet,  Delivry.  Mmes 
Claude  May,  Suzanne  Dan- 
tès,  Marcelle  Praince. 

Dir.  de  prod.  : Pingrin. 

Distribution  : D.  U.  C.  Ex- 
clusivité Films  Fernand 
Hivers. 

Commencé  le  22  févr.  1940. 


1 « Un  Soir  d’Alerte  » 
(ex-Âbri  39),  le  film  réali- 
sé actuellement  par  J-  de 
Barortcelü,  est  en  vente 
pour  l’étranger  chez  le 
producteur  « FSag  Film  », 
120,  avenue  des  Champs- 
Elysées,  Paris. 


Liste  des  Souscripteurs 


ARTISTES 


Charles  Boyer  10.000 

Françoise  Ilosay  1.000 

Michel  Simon  3.000 

Alerme 100 

Pierre-Richard  Willm  1.000 

André  Lefaur  100 


Edwige  Feuillère  500 

Charles  Vanel  500 

Jean  Murat  500 

Georges  Rigaud  500 

Raiinu 500 

Christiane  Patron,  i)  ans,  sa 

tirelire 35 

Jacqueline  Delubac  150 

Viola- Vareynes,  petit  rôle  . . . 150 


Une  scène  poignante  de  La  Charrette  Fantôme,  de  Duvivier,  avec 
P.  Fresnay,  Jouvet  et  Nassiet  (Transcontinental-Columbia) 


Louise  Carletti  100 

Lucien  Baroux  1.000 

Fernand  Gravey  200 

Pierre  Renoir  500 

Jacques  Baumer  100 

Jean  Galland  100 

Haguet,  mobilisé  10(1 

Duvallès  20!) 

Adot,  petits  l'ôies  100 

Gabrielle  Dorziat  200 

Roger  Karl  200 

Danielle  Darrieux  1.000 

Bach 200 

Jean-Pierre  Aumont,  mobilisé  500 

Blanche  Dcnège  150 

Jean  Tissier  100 

Jean  Mercanton  100 

Charles  Lemontier,  mobilisé..  100 

Mme  Bertin,  en  souvenir  de 

son  fils  100 

Mme  Herrera  100 

Tramel 200 

Larquey 200 

Michèle  Morgan  500 

Bastistelli,  petits  rôles  30 

Rama-Tahé  50 

Paul  Cambo  50 


24.165 

PRODUCTEURS 

ET 

DISTRIBUTEURS 


Rabinovitch,  versement  initial  2.000 
suivi  de  mensualités  de 
1.000  francs. 

C.  F.  C 500 

Lucachevitch  1.200 

Marcel  de  Hubsch  500 

André  Paulvé  500 

Jacques  Haïk  500 

Un  Ancien  du  Cinéma,  anonyme  1.000 

Léo  Cohen  200 

André  Daven  500 

Algazy.  . 500 

d’Aguiar 500 

Artistes  Associés  500 

Majestic  Films  250 

Agiman 200 

Harispuru  500 

Bercholz  500 

Société  Française  Producti  n 

et  Edition  500 

Distributeurs  Français  100 

Emile  Natan,  mobilisé  100 

Emile  Capélier  100 

Jean  Sefert,  mobilisé  100 

Osso 100 

Ciné-Sélection 100 

Chabert,  Francinex  1.000 

Filmsonor 300 

Sofror.  . SCO 

Ullmann,  mobilisé  34) 0 

Vog 25  ) 

Romain  Pinès  "50 

B.  Goldfeld  200 

Self 200 

Paul  Glass  200 


METTEURS  EN  SCENE 


Raymond  Bernard  500 

Alexandre  Esway  2.000 

Maurice  Cammage  200 

M.  et  Mme  Jean  Choux  650 

Wulschleger 100 

Mme  Léonide  Moguy  300 

Abel  Gance  200 

Henry  Rouseil  200 

Henry  Roussel  200 

Maurice  de  Canonge,  mobilisé  100 

Marc  Allégret,  mobilisé  250 

Julien  Duvivier  1.000 


5.650 

Jean  Boyer,  délégation  sur 
participation  (Miquette  et  sa 

Mère'.  5.000 

Léonide  Moguy,  délégation  sur 
participation  : Empreinte  du 
Dieu 3.000 

TECHNICIENS  DIVERS 

ICruger.  . 100 

Raymond  Voinquel,  mobilisé.  50 

Roger  Corbeau,  mobilisé  ....  100 

Jouanne,  mobilisé  200 

Griebshaber  (Self)  100 

Vacrenier 100 

Fornay HH) 

Cottet,  mobilisé  200 

M.  et  Mme  Tuai  500 

J.  Boulin  100 

Burei  . 50 

Turbeau.  . 30 

Marcel  Hawadier,  mobilisé.  . . 50 

Jean  Godard,  mobilisé  50 


1.730 

DIVERS 


Assoc.  Auteurs  de  Films  1.000 

Ciné-Presse.  250 

Auteurs  Dramatiques  500 

S.  A.  C.  E.  M 500 

Ass.  des  Direct,  de  Publicité  200 

Prives  200 

Jean  Devalde  500 

Nicolas  Behars  100 

Commandant  Chataigneau  ....  200 

Maître  Henri  Torrès  200 

Syndicat  Presse  Filmée 100 

Franay,  mobilisé  200 

Studios  de  Neuilly  300 

Eclair-Tirage 100 

René  Jeanne  200 

Pierre  Wolff  200 

Jean  Davis,  mobilisé  50 


4.800 

RECAPITULATION 


Artistes  24.165 

Producteurs  et  Distributeurs..  13.»  <> 

Metteurs  en  scène  5.650 

Metteurs  en  scène  sur  pariiji- 

pation 8 000 

Techniciens 1.730 

Divers.  . 4.800 


Georges  Flamant  dans  Angélica,  film  de  J.  Choux 


(I)isü'.  Discina). 


13.950 


58.295 


24 

ZXXXXXXXXXXXTXXèk.ZXZZZZT) 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


ETITES  ANNONCES 


MAURICE  CHEVALIER 
EST  ENGAGE  POUR  TOURNER 
UN  SECOND  FILM  PAR 
5PEVA-F1LMS 

Le  grand  succès  que  Pièges  a 
obtenu  en  France  et  dans  tous 
les  pays,  est  la  juste  récompense 
due  à cette  belle  réussite  ciné- 
matographique. 

11  a justifié  aussi  les  espéran- 
ces que  Spéva-Films  avait  fon- 
dées sur  les  grandes  qualités 
dramatiques  de  Maurice  Cheva- 
lier, et  que  personne  n’avait 
songé  à utiliser  jusqu’ici. 

Aussi,  cette  Société  lient  de 
signer  un  contrat  pour  un  nou- 
veau film  avec  le  sympathique 
acteur  qui  s’engage  par  ailleurs 
à ne  paraître  dans  aucune  pro- 
d u c t i o n cinématographique 
avant  l’exécution  de  cet  engage- 
ment. 

Le  film  sera  distribué  par  les 
soins  de  la  Société  Discina  qui 
vient  en  tête  des  grosses  Socié- 
tés françaises  par  la  qualité  de 
ses  films  et  l’ampleur  de  ses 
projets. 


SYRIE  - LIBAN 

LEVANT -F  1 LMS 
8,  rue  Georges-Picot 
BEYROUTH 


Se  propose  de  distribuer 
des  fiîms  français  en  Sy- 
rie et  au  Liban. 

Se  charge  également  de 
représenter  Maisons  Fran- 
çaises d’appareils  sonores. 
Très  sérieuses  références. 


1 Nous  apprenons  avec  plai- 
sir que  M.  Krikorian,  de  la 
Transat  Film,  s’est  assuré  la  col- 
laboration de  Mme  G.  Cambus 
pour  la  vente  de  ses  films  à l’é- 
tranger. Nul  doute  que  tous  les 
intéressés  à l’exportation  du 
film  français  se  réjouissent  de 
cette  nouvelle. 

S M.  Caspar,  de  Maintenon 
(Eure),  vient  de  traiter  chez  les 
Etablissements  Cinélume,  3,  rue 
du  Colisée,  à Paris,  pour  ses 
tournées  cinématographiques, 
des  appareils  de  projection  so- 
nore, portatifs,  de  format 
35  mm.  et  du  type  «-EOS/B». 

1 Le  décorateur  Lucien 
Aguettand  demande  s’il  n’est 
pas  possible  de  lui  faire, 
pour  Se  temps  de  guerre,  un 
prêt  d’appareil  de  projection 
sonore  mm.  afin  d’organi- 
ser dans  son  secteur  avancé, 
en  plein  front,  des  séances 
cinématographiques  à ses  ca- 
marades. SS  remercie  par 
avance  le  « prêteur  ». 

S’adresser  è La  Cinémato 
pour  avoir  l’adresse. 

^ « Le  Comptoir  Français  du 
Film  Documentaire  » (Robert 
de  Nesle)  informe  qu’il  n’a  ja- 
mais donné  de  mandat  de  dis- 
tribution. pour  l’Amérique  du 
Nord,  à la  Société  « French  Ci- 
néma Center  » pour  les  films 
suivants  : Profils  de  la  France; 
Jeunes  Filles  de  France;  Mode 
France,  Carrefour  du  Monde  et 
Alsace. 

(.Communiqué  Robert  de  Nesle.) 


Demandes  et  offres  d’emploi  : 3 fr. 
la  ligne.  — Achat  et  vente  de  matériel, 
de  salles,  annonces  immobilières  et  de 
orevels  : 9 fr.  la  ligne. 

Duns  les  catégories  ci-dessus,  12  li- 
gnes gratuites  par  an  pour  nos  abon- 
nés. 

Annonces  commerciales  pour  la  vente 
de  films  : 50  fr.  la  ligne. 

Pour  les  annonces  domiciliées  au 
journal,  1 fr.  de  supplément  pour 
France  et  Empire  Français;  3 fr.  pour 
l’Etranger.  Les  petites  annonces  sont 
payables  d’avance.  L’administration  du 
journal  décline  toute  responsabilité 
quant  à leur  teneur. 


OFFRES  D'EMPLOI 

Opérateur  de  projectêon  est 

demandé  par  Le  Palace  de  Ville- 
neuve-Saint-Georges» 


Représentant  grande  région 
parisienne,  ayant  connaissance 
marché,  est  demandé. 

S’adresser  à la  Compagnie 
Française  Cinématographique, 
40,  rue  François-Icr,  Paris. 


DEMANDES  D’EMPLOI 


Dactylo,  notions  comptabi- 
lité, cherche  emploi. 

Ecrire  n°  48. 


Chef  de  poste,  femme  cais- 
sière, références  métier,  cher- 
chent emploi  Parts  ou  Province. 
Ecrire  n"  49. 


Opérateur  disponible  : 

M.  Chrétien,  31,  rue  des  Cou- 
tures, Montmorency  (Seine-et- 
Oise). 

Technicien  disponible  : 

M.  Denis  Ducas,  22,  rue  du 
Château,  Asnières.  (Chef  maquil- 
leur de  la  Maison  Max  Factor.) 


ACHAT  CINÉMA 


Désire  acheter  salle  de  ci- 
néma 500  à 1.000  places  en  Tou- 
raine. 

Ecrire  n"  51. 


DIVERS 


Maison  de  Distribution  à 

Paris,  Marseille,  Lille  demande 
cession  ou  achat  films  première 
partie,  1.200  à 2.000  mètres, 
français  ou  doublés,  neufs  ou 
déjà  un  peu  loués. 

Ecrire  n"  50. 


La  Solution... 


pour  une  grande  exploitation: 

Le  SUPER-ELECTRONIC 

pour  une  petite  salle: 

Le  BLOC  INTEGRAL 

pour  l’exploitation  mobile; 


Le  CYCLOPE 


les  films  nouveaux  a Paris 


Semaine 

du  21-2-41)  au  27-2-40 
FILMS  FRANÇAIS 

La  Charrette  fantôme  (Mari- 
vaux) (2"  s.)  (Columbia). 

Les  Musiciens  du  Ciel  (Coli- 
sée) (2"  sem.)  (Filmsonor). 

Brazza  (Marignan)  (4e  sem.) 
(D.P.F.). 

Battement  de  Cœur  (Made- 
leine) (4"  sem.)  (Osso). 

La  France  est  un  Empire  (1" 
sem.)  (Olympia)  (D.  P.  F.). 

Le  Plancher  des  Vaches 
(Max-Linder)  (2”  sem.)  (Ci- 
né  Sélection). 

FILMS  AMERICAINS 
VERSIONS  ORIGINALES 

Le  Flambeau  de  la  Liberté 
(Avenue)  (2°  s.)  (M.-G.-M.). 

Golden  Bog  (César)  (3e  sem.) 
(Columbia). 

L'Etrange  Sursis  (Marbeuf) 
(3°  sem.)  (M.-G.-M.). 

Edith  Cavell  (Etoile)  (4e  s.) 
(R.  K.  O.). 

Les  Quatre  Plumes  blanches 
(Normandie)  (4e  sem.)  (Ar- 
tistes Associés). 

Veillée  d’ Amour  (4°  sem.)  (Le 
Paris)  (Universal). 

M.  Smith  à Washington  ((i" 
sem.)  (Biarritz)  (Columb.). 

Good  Bge  M.  Chips  (Triom- 
phe) (10°  sem.). 

Tonnerre  sur  l’Atlantique  (3e 
sem.)(Ch.-Elysées)  (M.G.M.) 

L’Autre  (4”  s.)  (Lord-Byron). 


POUR  NOS  SOLDATS 


Directeurs,  ne  ralentissez 
pas  votre  effort.  Offrez  tou- 


rP0 

UR  NOS  SOLDA 

TS 

-i 

lE 

S 

5e 

LO 

aï 

<t 

a 

Ln 

U-» 

a 

rS 

«£ 

1 

t— 

3E 

1 

DES  ŒUVRES 

O 

jours  des  timbres  à vos  spec- 
tateurs. L’œuvre,  patronnée 
par  le  Président  Daladier,  a 
I besoin  d’argent,  de  beaucoup 
j d’argent  pour  secourir  nos 
poilus  sans  ressources. 


Présentations  à Paris 

MARDI  27  FEVRIER 
Olympia,  10  h.,  D.  P.  F. 

La  France  est  un  Empire. 
MARDI  5 MARS 

Colisée,  10  h.,  S.E.L.F. 

Bach  en  Correctionnelle. 
VENDREDI  8 MARS 
Colisée,  10  h.,  S.E.L.F. 

Le  Danube  Bleu. 

MARDI  12  MARS 

Colisée,  10  b.,  S.E.L.F. 
L'Homme  du  Niger. 


lmp.  de  La  Cinématographie  Française,  29,  rue  Marsoulan,  Paris. 


Le  Gérant  : P.  A.  Hahlé. 


Sous-titres  en  toutes  langues 
pour  films  parlants 

TITRA-FILMS 

26,  rue  Marbeuf»  PARIS 

Tél.  : ELYSEES  00-18  et  00-29 


Le  procédé  TITRA-FILM  vous  garantit 
sur  n’importe  quelle  émulsion  positive 
ancienne  ou  récente 

des  impressions  claires,  nettes 
sans  bavures  et  lisibles 
même  sur  fond  blanc 

TITRA-FILM  EST  LE  MEILLEUR  PROCEDE 
APPLICABLE  AUX  FILMS  EN  COULEURS 
Les  copies  sous-titrées  par  TITRA-FILM 
peuvent  être  vernies,  lavées,  nettoyées 
etc.,  sans  aucun  inconvénient. 


AiiENDAS  mil» 


Agenda  technique...  15 

Le  Memento  5 

Insonorisation  des 

Salles 5 

Tableau  des  Recher- 
ches des  Pannes...  5 


Toutes  ces  éditions  pra- 
tiques et  utiles,  sont  édi- 
tées par 

LA  TECHNIQUE 
CINEMATOGRAPHIQUE 
34,  rue  de  Londres 
Paris 


En  vente  à La  Cinéma- 
tographie Française  et 
contre  mandat. 


21IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIH 


POUR  AVOIR  LES  MEILLEURS  PRIX 
DANS  LA  MEILLEURE  FABRICATION 

CONSULTEZ  SANS  , HÉSITER 

CINÉ- SIÈGES 

45,  RUE  DU  VIVIER  à AUBERVILLÏÊRS  (Se 

Téléphone  : FLANDRE  01-08 


bOCint  FSANCALSI:  3t  PROiiL' 

MICHEL  SIMON 


aunncY  sn 


&HDREX.  ROBERT  0ZANNE  GEORGES  UXN 

XréfeJ  FÜMiCOB  Siisr-OBÏÜ  S.rtlAttSUS’  * ■ ifi-Vfïv 

ROBERT  ARH0UX.  SUZANKE  0AN1tL*fltlA;«*tt 


Affiche  160  240  (Film  distribué  par  C C.  F C.) 

IMPRIMÉE  PAR 


CINE 


RAPHIE 

ISE 


29,  rue  Marsoulan,  PARIS  (12*) 

Téléphone  : DIDEROT  85-35  (3  lignes  groupées) 


FILMS  ALBATROS 

7,  Avenue  Vion  Whitcomb 
PARIS-16» 

Tél.  : Jasmin  18-96 


Représentant  général  pour 
Europe  Continentale 
Ernest  WETTSTEIN 
116  bis,  uv.  des  Champs-Eli/sées 
PARIS 

Tél.  : BAL.  34-38 
Câbles  ERWETT-PARIS 


— i 

MÊl 

37,  Avenue  des  Champs-Elysées 
PARIS  (Vlll*) 
Téléphone  : Balzac  40-38 
Câbles  : LEREBF.N-P  ARTS 

LIBRE 

ILFORD 

Pellicule  vierge 

Agents  Exclusifs 

WELLINGTON  & WARD  S.  A. 

52,  rue  de  Dunkerque 
PARIS-IX* 

Tél.  : Trud.  83-82. 
Télégr.  : Wellward. 


MATERIEL  MODERNE  - TRANSPORTS  - DOUANES 


ÎCOPY-BOURSE 

EN  PREPARATION 

kÆ. 4?  J? 

/« 

tr& 

1 1 30/  rue  Montmartre  --  Tél.  : Gur  15-11 

| est  ouvert  et  se  charge  tous  travai  x 
1 - machine  à écrire. 

0SS§ 

| Travaux  machines  et  duplicateurs 

'"wsêJ 

LES  SIÈGES 

IP?» 

1TELLA 

usine  a LABRUCUÎÈRE  .TARN 


B 


if 

jmmxsk 


CONTROLES  AUTOMATIQUES 

39,  avenue  George-V 
(entrée  17,  rue 
Quentin-Bauchart) 
Téléphone  : Balzac  47-95 


MICHâMJÉRIN 


TRANSPORTS  EXTRA  RAPIDES  0E  FIIMS 
' 2.. RUE  DE  ROCROY 

Trudaine  72-81  (7  lignes) 

Permanent  nuit  et  jour. 


Rapid  Universal 

Transport 

Tél.  : Trud.  01-50 


TRANSPORTS 

RAPIDES  DES  F8LJVÎS 
TOUTES  DIRECTIONS 


2,  rue  Thimonnier 
PARIS  (IX*) 


''Ni! 


niiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiHiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiuiiiiimmiiiiiirF 


ANNONCE  QU’ELLE  VIENT  DE  RÉALISER 


Le  premier  grand  film  comique  sur  la  Radio  Française 

LES  SURPRISES  DE  LA  RADIO 


La  qualité  de  la  distribution,  qui  réunit,  par  ordre  alphabétique  : 


Coco  AS  LA  N 
BALDER 

Armand  BERNARD 
Mady  BERRY 
O.  BRADY 
Georges  BRIQUET 
Robert  BURNIER 
Géo  CHARLEY 
Pierre  DAC 
Claude  DAUPHIN 
René  DORIN 
Jacqueline  - DUMONCEAU 

Pierre  ZÉPILLI 


Jaboune  Jean  NOHAIN 
Jean  MARSAC 
Blanche  MONTEL 
Marguerite  MORÉNO 
René  NAVARRE 
PÉRRÈS 
Géo  POMEL 

et  la  petite  Françoise  POMEL 
Fernand  RAUZÉNA 
Jean  R1EUX 
Raymond  SOUPLEX 
Jane  SOURZA 
et  son  orchestre 


assurait  déjà  a elle  seule  le  succès  de  ce  film,  mais,  pour  en  corser  l’intérêt,  les  producteurs 
du  film  ont  demandé  aux  célèbres  auteurs  radiophoniques  Maurice  DIAMANT- 
BERGER  et  Jean  NOHAIN  d écrire  un  scénario  permettant  de  lier  les  scènes 
radiophoniques  par  une  histoire  attachante  et  amusante,  se  poursuivant  à travers  tout  le  film. 

Ils  ont  en  outre  obtenu  la  collaboration  de  Raymond  SOUPLEX  et  de 
Pierre  DAC,  qui  ont  écrit  spécialement  pour  ce  film  les  sketches  qu’ils  y interprètent. 

Les  noms  de  ces  auteurs,  joints  à ceux  d’artistes  aimés  du  grand  public  sont  un  sûr 
garant  de  succès  des  “ SURPRISES  DE  LA  RADIO  ” 


POUR  LA  LOCATION  F. N FRANCE  ET  LES  VENTES  A L’ÉTRANGER  S’ADRESSER  A : 


DISTRIBUTION  PARISIENNE  DE  FILMS 

65,  Rue  Galilée  — PARIS  — Tel.:  ÉLYsées  50-82  et  la  suite 


« FRANÇAISE  (jfl 


UN  GRAND  SUCCES 
DU  FILM  FRANÇAIS 


LES 

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii 

MUSICIENS 

lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllillllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllli  llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll!lllll!llllllllllllll[llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll!lllllllllll 

DU  CÉEEL 

llllllllllllllllllllllllilllllllllllllllllllllllilllllllllillllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllillllllllllllllllllllllllllll Illlllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 


VENTE  EXCLUSIVE  POUR  LE 


MON 


P R O DUCTI  O N 

R I G I N A 


FRANCINE 


SJ 


AA  . CHAMPS-ÉLVSÉESwPARIS_e 

44,  C H AMPS-ÉLYSÉES 

PARIS  (8  •) 


DE  ENTIER 


DISTRI  BUTION 

FILMSONOR 


Téléphone  : BALZAC  13-18  et  13-19 
Ad.  Tél.  : FRA  NCINEXCO-PARIS 


: < R 


SOCIETES  EN  ACTIVITE 


27,  rue  Dumont-d’Urvilie,  PARIS 

Téléphone  : Ivléb.  93-86 


44,  Champs-Elysées 
PARIS 

Elysées  64-31 

Sous  les  Toits  de  Paris, 
A nous  la  Liberté,  Le 
Grand  Jeu,  Pension 
Mimosas,  La  Kermesse 
héroïque,  Désiré,  En- 
trée des  Artistes,  La 
Fin  du  Jour,  Derrière 
la  Façade 


% 

js 

Société  anonyme 

122,  Champs-Elysées 

Téléph.  : Balzac  38-10  et  11 

vous  offre  toute  une  série  de  qrands  films 


LES  FILMS 


Marcel  Pagnoll 

13,  rue  Fortuny,  PARIS 
Téléphone  : Carnot  01-07 


NCENEX 


44  . CH  AM  PS-É  LYSÉES- PARIS_6 

Téléphone  : balzac  13-18  et  13-19 
Ad.  Tél.  : francinexso-paris 


& 


LES  FILMS  CRISTAL 

63,  Champs-Elysées,  Paris 

Téléphone  : Elysées  60-00 

Ronde  des  Heures  — Vignes  du  Seigneur 
Claudine  à l'Ecole  — Enfant  de  Troupe 
Marraine  du  Régiment  — Moulin  dans  le 
Soleil  — Héros  de  la  Marne 

Vous  Seuie  que  j’aime 
Cas  de  Conscience  — Saturnin 
L’Ombre  du  2°  Bureau 
Après  Mein  Kamptf,  mes  Crimes,  par 
A.  Hitler 

EDITIONS  EMILE  CAPELIER 

27,  rue  de  Turin,  Paris  (8e) 

Téléphone  : Europe  49-40 
Petite  Peste  (2.500  ni.) 

G.  Callix  - R.  Lefèvre 
Mot  de  Cambronne  (1.200  ni.),  Sacha  Guitry 

Route  heureuse  (Epoe)  (2.200) 
Edwige  Feuillére 

Jeunesse  (Epoc)  (2.600  ni.),  Lisette  Lanvin 
Remarions-nous  (Epoc)  (1.200  m.) 
Sans  Elle  (800  ni.) 
Documentaires  en  600  et  800  m. 


LES  PRODUCTIONS 

FOX-EUROPA 

DISTRIBUTEURS  DE 


5, 


c0hPt^ 


avenue  Velasquez  ! 
PARIS  (8  ) 

Tél.  : Laborde  88-50  ! 
(6  lignes  groupées); 


(ROBERT  JUI.IAT 

î 24,  rue  de  Trévise,  Paris  O") 

= Provence  38-36 

TOUS  LES  ACCESSOIRES 

POUR  LA  CABINE 

ICharbons  — Miroirs  — Cellules  — Lampes 
lexcitatrices  et  Tambours  dentés  pour  appa- 
| reils  de  toutes  marques 


/ 


4 


, y^afxmm 

1,  rue  Meyerbeer,  Paris  (9") 

Tél.  • Opéra  34-30 


Représentant  de 

FILMS  EMKA 

Bruxelles 

C.  C.  C. 
Bordeaux 

A.  G.  L.  F. 
Marseille 

Vente 

pour  1 ’ étranger 


Société  Anonyme 
79,  Champs-Elysées,  PARIS 
Téléphone  : Elysées  94-03  et  la  suite 


PARIS 

FILM 

LOCATION 

79,  CHAMPS-ÉLYSÉES 

Adr.  Tclégr.  : PARIFILM 
Téléphone  : Balzac  19-45 


95,  Champs-Elysées 

Elysées  42-78  et  51-49  _ 

FRIC-FRAC  = 

VOUS  K’ AVEZ  RIEN  A DECLARER  | 
LE  VEAU  GRAS  | 

Représentant  de  §j 

OMNIA  FILMS  Ltd  | 

Londres  = 

ttr.eic.hiin  des J’ineillejri  filins  anglais  = 

SPY  IN  BLACK  (Conrad  = 
Veidt  et  Valéry  Hobson)  - = 
Q PLANES  (Laurence  01i-  = 
vier  - II.  Richardson)  - = 
nt.  ciiantps-Ei.vt.cfs  BOY  AL  I)l\ ORCE  (P.  Rlan-~ 

ciystes  42-78  et  si-49  chard  - Rutli  Chatterton)  - = 
TWENTY  ONE  I)AYS  (Laurence  Olivier  - V.  Leigh)  - = 
THUNDER  IN  THE  CITY  (Edw.  G.  Robinson)^ 

et  des  première  parties  de  qualité  = 


DEMANDEZ  A 


VEDIS-FILM 

79,  Champs-Elysées,  PARIS 
Tél.  : Elysées  94-03 


TROIS  VALSES  — LOUISE 
ROSE  DE  RIO 


4f  s fiims 


a,  rue  de  Berri 

Téléphone  : 
ELY  29-12  - 29-13 
Adi  esse  télégr.  : 
FR  ANCANGLEX 

Distributeurs  de  : 

ALERTE 

SUR 

L’ANGLETERRE 

CHANTONS 
QUAND  MEME... 


<mr 


36,  avenue  Hoche  = 
Paris  (8  ) = 

Téléphoné  : = 

Carnot  30-21  et  30-22  | 

Adresse  télégraphique  : = 
JESTICFILM  | 

PARIS  I 


Wfr 


La  Société  d'Edition  et  de  Location  de  Films 

S,  IL  L F. 

33,  Rue  du  Général-Foy,  Paris  (8‘) 

annonce  la  présentation 
de  ses  nouveaux  films  : 


Bach  en  Correctionnelle 


Le  Mardi  5 Mars  a 10  heures 

au  Cinéma  LE  COLISÉE 


L 


D 


A N U B E 


B 


LEU 


Le  Vendredi  8 Mars  a 10  heures 

au  Cinéma  LE  COLISÉE 


L'H 


O MM  E DU 


N 


I G E R 


Le  Mardi  1 2 Mars  à 1 0 heures 

au  Cinéma  LE  COLISEE 


Ces  présentations  strictement  corporatives  sont  réservées  à Messieurs  les  Directeurs 


DE  SUC!  :$  EN  SUCCES  ! 

APRÈS  SES  BRILLANTES  SORTIES  A PARIS 

MAX-LINDER)  A 

AUX  MOULIN-ROUGE  I 9 SEMAINES  D'EXCLUSIVITE 

213.000  FR.  DE  RECETTES  DANS  I SEMAINE 

C A PITOI  F ) 

AUX  majesTIC  ! A MARSEILLE 

LE  GRAND  FILM  RAY-VENTURA 

ÉTOURDISSANT 

DE  VERVE... 

DE  GAIETÉ... 

ET  DE  JEUNESSE... 

TOURBILLON  DE  PARIS 


VIENT  D’ÊTRE  MAINTENU 

2 SEMAINES  CONSÉCUTIVES 

A L’AFFICHE  DU  THÉÂTRE  FRANÇAIS  DE  BORDEAUX 

DIRECTEURS  ASSUREZ-VOUS 

DES  RECETTES  RECORD 


EN  PROGRAMMANT 


TOURBILLON  DE  PARIS 


f distribution"^ 


GRANDE  REGION 

PARISIENNE 

A MARSEILLE 

DORE  MANN 

A BORDEAUX 

Comptoir 

A LYON 

VENTE  EXCLUSIVE 

A L'ETRANGER 

ALBERT  LAUZIN 

Agence  Generale 

Commercial 

CH.  PALMADE 

TRANSAT  FILM 

61,  Rue  Chabrol 

de  Location  de  Film 

Cinématographique 

9,  Rue  des  Archers 

29,  Rue  de  Marignan 

PARIS 

50,  Rue  Senac 

26,  Rue  du  Manège 

PARIS 

FAIT  SANS  PRÉCÉDENT! 


Son  Eminence 

LE  CARDINAL  VERDIER 

Archevêque  de  Paris 


a consenti  à paraître  en  personne  dans  une  scène  de  noble  grandeur  de 

"APRÈS  MEIN  KAMPF... 


MES  CRIMES  ! 


par  Adolf  HITLER  " 


pour  stigmatiser,  en  termes  élevés,  la  barbarie  du  Racisme  Nazi  et  les  persécutions  religieuses 

Un  des  sommets  de  cette  production  sensatiormeBBe 


Téléphone  : Elysées  60-00 
Télégr  : FILMCRISTA 


LES  FILMS  CRISTâL 


63,  CHAMPS-ELYSEES, 
PARIS 


MAURICE  DE  CANONGE 


le  réalisateur  du  "Capitaine  Benoit" 
vous  présentera  bientôt  les  services  de  la 

"SÛRETÉ  NATIONALE" 


en  action 


AVEC 


MADELEINE  ROBINSON 
ROGER  KARL 


ET 


GEORGES  LANNES 


DANS 


Soldats  sans  Uniforme 

(Ceux  du  Contre-Espionnage) 

Scénario  de  M.  ANDRE  CASTA1NC 
Dialogues  de  M.  SIMON  GANTILLON 

Musique  nouvelle  de  HENRY  VERDUN  (Editions  Salabert) 


AVEC 


PAUL  AZAÏS 
CATHERINE  FAREL 
THOMY  BOURDELLE 
PIERRE  MAGNIER 
DANIEL  MENDA1LLE 
MARCELLE  SAMSON 
YVONNE  BROUSSARD 
LEON  BARY 
RENE  NAVARRE 


AVEC 


GUILLAUME  DE  SAXE 

ET 

RAYMOND  CORDY 


|llllllllllllllllllllllllllll!!llllllllllllllll| 

= 22*  ANNEE  = 


| PRIX  t 5 Francs  | 

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiirË 


CIME 


LE  CINEMA  FRANÇAIS 


REDACTION  ET  ADMINISTRATION  : 

29,  rue  Marsoulan,  Paris  (12e) 
Adr.  Télégr.  : LACIFRAL  Paris. 


RAI  AIE 


Rédacteur  en  chef  : Marcel  COLIN-REVAL 

Directeur  : Paul  Auguste  HARLÉ 


piiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiniiiiiiiHiiinuii^ 

1 n®  3.H3  |§ 

p 2 MARS  1940  = 

Téléphone  : Diderot  85-35  (3  lignes  group.) 
Compte  chèques  postaux  n°  7()2-66,  Paris 
Registre  du  Commerce,  Seine  n°  291-139, 

Abonnement  : 

France  : 121  fr,  20, 

Etranger  : 200  et  250  francs. 


Un  pathétique  tableau  de  la  Zone 
dans  Les  Musiciens  du  Ciel  (Prod.  Régina) 
de  G.  Lacombe  et  R.  Lefèvre  (Filmsonor,  distr.). 


Sir  Kenneth  Clark 

Directeur  des  Services  « Cinéma  » 
à l’Information  Britannique  est  à Paris 

Depuis  quelques  jours,  Sir  Kenneth  Clark, 
directeur  des  Services  Cinéma  à l’Informa- 
tion Britannique,  est  notre  hôte. 

Sir  Kenneth  a voulu  rencontrer  ses  con- 
frères de  la  Propagande  Cinématographique 
Française. 

Et  pour  ce  faire,  Etienne  Pallos  était  venu 
de  Londres  à Paris  pour  organiser  une  ami- 
cale réception  dans  un  grand  hôtel  pari- 
sien, afin  de  réunir  autour  de  lui  quelques 
metteurs  en  scène,  producteurs  français  et 
les  animateurs  du  Service  Cinéma  de  l'In- 
formation. 

René  Clair,  Jacques  de  Baroneelti,  Jean 
Benoît-Lévy,  Marcel  Vandal,  Alexandre  Ka- 
menka,  A.  d’Aguiar,  entre  autres,  représen- 
taient la  production  française,  tandis  que 
Mlle  Borel,  Mme  Bacheville,  M.  Braun-Lar- 
rieu,  le  capitaine  Lestringuez,  représen- 
taient l’Information. 

Leslie  Howard,  de  passage  à Paris,  avait 
tenu  à venir  saluer  son  distingué  compa- 
triote. 

Nous  donnerons  prochainement  quelques 
détails  sur  la  propagande  cinématographi- 
que anglaise,  laquelle,  notamment,  compte 
une  série  de  petits  films  de  court  métrage, 
conçus  à ta  manière  de  ces  petits  drames 
américains  brefs  et  substantiels  dont  le  ti- 
tre générique  est  ; Le  Crime  ne  paie  pas. 

On  peut  penser  à l’inépuisable  matière 
qui  peut  être  utilisée  avec  cette  formule  de 
drames  courts,  joués  par  des  acteurs  dans 
des  décors  construits  exprès,  et  s’adressant 
au  public  de  Grande-Bretagne  et  des  Domi- 
nions, par  exemple,  sur  ce  sujet  entre  cent  : 
Un  Bruit  qui  court...  — L.  D. 


La  Production  Française 

tient  son  salut  d’elle-même 

La  Production  Franco-Italienne 

ne  dépassera  pas  10  films  dans  l’année 


Il  semble  qu’on  ait  passablement  outré  le 
danger  de  l’exode  artistique  des  cinéastes 
en  Italie. 

Nous  avons  été  les  premiers  à dire  : 
Attention! 

Mais  ce  n’étail  nullement  aux  produc- 
teurs italiens  que  nous  disions  stop,  mais  à 
la  Production  française  qui  se  laissait  bon- 
nement aller  à perdre  connaissance  de  ses 
possibilités,  pourtant  fort  loin  d’être  dé- 
truites. 

Répétons-le,  la  Production  française  se 
sauvera  par  elle-même,  sans  étatisation. 

Pour  ce  qui  est  de  l’épouvantail  italien 
agité  par  quelques-uns  de  nos  confrères,  es- 
sayons, après  enquête,  d’expliquer  en  quoi 
il  nous  paraît  grossi  sans  mesure. 

D’abord,  nous  ne  pensons  pas  que  les 
producteurs  italiens  veuillent  et  puissent 
tourner  plus  de  dix  grands  films  français 
par  an,  au  maximum. 

Par  grands  films,  nous  entendons  des  œu- 
vres de  la  classe  d’un  Quai  des  Brames, 
d’un  Carnet  de  Bal  ou  d’une  Charrette  fan- 
tôme. Nous  ne  croyons  même  pas  que  les 
studios  italiens  atteignent  à ce  chiffre  car, 
malgré  les  très  réels  progrès  techniques  et 
artistiques  des  studios  de  la  Péninsule,  il 
n’y  a que  peu  de  maisons  capables  de  don- 
ner à nos  grands  metteurs  en  scène,  i nos 
auteurs,  à nos  vedettes,  l’atmosphère  de  li- 
bre et  coûteuse  création  artistique  sans  la- 
quelle, quoi  qu’on  dise,  le  film  français  de 
classe  internationale  ne  peut  naître. 

D’autre  part,  la  production  de  films  fran- 
çais moyens  en  deux  versions  ne  peut  être 
envisagée  à Rome,  car  elle  n’aurait  aucun 
débouché. 

; * 

* * 

Alors,  peut-on,  sans  partialité  ou  sans 
ignorance,  affirmer  que  ces  quelques  films 
français  tournés  en  Italie  vont  ruiner  la 
Production  de  nos  studios? 

Les  studios  berlinois  ont,  durant  quatre 
ans,  abrité  le  tournage  de  films  lesquels, 
sauf  pour  le  langage,  les  acteurs  et  parfois 
les  réalisateurs,  étaient  allemands  par  le 
pourcentage  de  techniciens  et  d’auteurs, 
découpeurs,  décorateurs,  opérateurs,  em- 
ployés dans  leur  confection.  Ces  deux  dou- 
zaines de  films  allemands  de  langue  fran- 
çaise ont-ils  empêché,  entre  1934  et  1937, 
l’éclosion  de  trois  cents  films  français  parmi 
lesquels  d’admirables  œuvres  qui  furent 
projetées  dans  le  monde  entier  et  relevèrent 
bien  haut  la  renommée  du  film  national? 

11  est  d’ailleurs  important  que  le  film 
« parlé  » en  français,  d’où  qu’il  vienne, 
fasse  la  soudure  entre  la  production  termi- 


née ou  entamée  avant  la  guerre,  et  la  pro- 
chaine production  que  l’on  espère,  que  l’on 
voudrait  tout  entière  sortie  de  nos  studios, 
d’octobre  1939  à octobre  1940. 

Si  nous  manquons  de  films  dans  la  Dis- 
tribution, quelques  bandes  parlant  français, 
jouées  par  nos  artistes,  tournées  par  nos 
metteurs  en  scène  et  dotées  du  sens  latin, 
ne  peuvent  qu’apporter  un  appoint  fort  in- 
téressant au  contingent  de  films  tournés  en 
France. 

Ayons  la  bonne  foi  de  reconnaître  que 
les  équipes  techniques  entraînées  sont  quasi 
introuvables. 

Donc,  il  serait  hypocrite  de  vouloir  em- 
pêcher des  metteurs  en  scène,  des  écri- 
vains, des  artistes  libres  d’un  pays  libre 
comme  le  nôtre,  de  travailler  ailleurs  que 
chez  eux,  puisqu’ils  n’y  trouvent  pas,  ac- 
tuellement, de  eondi lions  propices  à exer- 
cer leur  métier  et  leur  art? 

Le  problème  n’est  donc  pas  là  ni  dans  ce 
danger  réel,  mais  exagéré  de  quelques  films 
italiens  parlés  français.  Il  est  dans  la  len- 
teur de  la  Production  à se  réorganiser,  dans 
les  difficultés  internes  rencontrées  par  la 
Distribution,  dans  le  manque  de  confiance 
du  Gouvernement  envers  le  Cinéma  qu’il 
ne  veut  pas  reconnaître  comme  la  deuxième 
arme  de  propagande,  pour  le  temps  de 
Guerre  comme  pour  le  temps  de  Paix. 

Redisons-le  une  fois  de  plus  : la  meil- 
leure propagande  réside  dans  une  bonne 
Production.  Faisons  de  bons  films,  de 
grands  films  et  la  Pensée  française  rayon- 
nera dans  le  monde. 

Le  Cinéma  français  tient  son  salut  de  lui- 
même,  à condition  qu’il  sache  se  faire  pro- 
téger par  l’Etat,  sans  subir  de  contrainte 
mortelle  pour  son  expression  artistique  et 
sa  vie.  — Lucie  Derain. 


LES  STUDIOS  DE  JOINVILLE 
ET  2 STUDIOS  A CINECITTA 
SONT  BRÛLÉS 

Les  studios  Pathé,  de  Joinville-le- 
Pont,  ont  été  détruits  par  un  incendie.  Le 
sinistre,  qui  avait  commencé  dans  le 
studio  C,  gagna  rapidement  les  studios 
voisins. 

En  quelques  minutes  tout  n’était  plus 
qu’un  immense  brasier, 

* 

* * 

Un  incendie  aurait  éclaté  le  3,4  février 
au  Centre  du  Cinéma  italien,  à CinecittiL. 

Il  paraîtrait  que  deux  studios  ont;  étâ 
entièrement  détruits. 


rrxxxxxxxxxxxxxr  rrxxxx:  ciine 


. . JÊt 

FK^pBSlSI 


RAPHIE  n 

■SE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


A TRAVERS  LE  MONDE 

La  Production  Italienne  comptera  120  Films 

“Une  Aventure  de  Salvator  Rosa”  est  le  plus  grand  Film  Italien  de  l'Année 


(De  notre  correspondant  particulier.) 


Sacha  GUITRY 
partira-t-il  pour  Hollywood  ? 


Le  spirituel  auteur  de  « Nono  »,  « Fai- 
sons un  Rêve  » et  « Mozart  »,  te  réali- 
sateur des  « Perles  de  la  Couronne  » 
et  « Ils  étaient  Neuf  Célibataires  »,  est 
pressenti  pour  tourner  et  interpréter 
une  œuvre  écrite  par  lui  spécialement  et 
cela  à Hollywood. 

Quatre  grandes  sociétés  se  disputent 
l’honneur  de  l’engager  : la  M.-G.-M.,  les 
Artistes  Associés,  la  Twentieth  Century- 
Fox  et  la  Paramount. 

Sacha  Guitry  partira-t-il  pour  la  cité 
des  étoiles?  Nul  doute  que  cette  expor- 
tation d’un  de  nos  plus  brillants  réalisa- 
teurs-auteurs-acteurs parisiens  ne  con- 
tribue à notre  propagande  en  Amérique. 


Annie  Ducaux  et  Blanehette  Brunoy 
dans  L’Empreinte  du  Dieu, 
film  de  Léonide  Moguy  (Prod.  Zama). 


Au  Brésil,  le  Film  français 
a la  deuxième  Place  après  l’Amérique 


M.  Luporini,  distributeur  au  Brésil  de 
films  américains  et  étrangers  indépen- 
dants, a déclaré,  après  referendum,  que 
les  films  français  venaient  immédiate- 
ment après  les  films  américains  dans  la 
préférence  du  public. 

♦ 

La  Production  américaine 
s’installera-t-elle  en  partie 
à New  York  ? 


Le  maire  de  New  York  City,  M.  La  Guar- 
dia, tient  toujours  à attirer  à New  York 
une  grande  partie  de  la  production;  il  ne  se 
déclarera  satisfait  que  lorsque  27  % de  la 
production  en  sortira,  car,  prétend-il,  c’est 
le  pourcentage  que  l’industrie  cinématogra- 
phique retire  de  New  York  dans  son  re- 
venu. Si  les  compagnies  existantes  dans 
l’industrie  n’étaient  pas  disposées  à le  se- 
conder, il  est  probable  qu’il  s’en  formerait 
d’autres  plus  dociles. 

On  vient,  d’ailleurs,  de  fonder  une  So- 
ciété pour  financer  deux  films  qui  y seront 
tournés,  et  d’un  coût  total  de  600.000  dol- 
lars. On  doit  rappeler  qu’il  avait  déjà  été 
question  de  deux  films  pour  New  York,  mais 
que  le  projet  avait  été  abandonné  par  suite 
des  difficultés  de  distribution. 


Rome,  16  février.  — Parmi  la  production 
italienne  de  cette  année,  qui  n’atteint  pas 
moins  de  120  films,  ce  qui  équivaut  à envi- 
ron les  50  % des  exigences  du  marché  na- 
tional, Une  Aventure  de  Salvator  Rosa,  du 
jeune  metteur  en  scène  Alessandro  Blasetti, 
l’un  des  meilleurs  de  notre  écran,  est  con- 
sidéré, dès  sa  sortie,  comme  la  réalisation 
la  plus  importante,  au  double  point  de  vue 
du  succès  artistique  et  de  la  valeur  com- 
merciale. C’est  une  fresque  audacieuse  et 
pittoresque,  pleine  de  panache,  que  Rostand 
eût  aimée  et  dans  laquelle  la  fougueuse 
figure  du  peintre  napolitain  — qui  était 
aussi,  on  le  sait,  bon  poète  et  vaillant  musi- 
cien — est  campée  de  main  de  maître.  Par 
ce  personnage  digne  de  Dumas,  tout  un 
siècle,  le  dix-septième,  qui  fut  l’un  des  mou- 
vementés de  l’histoire  de  la  Péninsule,  est 
évoqué  d’une  manière  fastueuse,  avec  ses 
costumes  éblouissants,  le  cliquetis  de  ses 
armes,  son  esprit  chevaleresque.  Ce  film 
produit  par  la  Stella  a eu  des  collabora- 
teurs éminents  : Virgilio  Marchi  pour  l’ar- 
chitecture, Gino  Sensani  pour  les  costumes, 
le  maestro  Cicognini  pour  la  musique. 

La  distribution  est  parfaite  : Gino  Cervi, 


Trois  films  de  Bernard  Shaw 
seront  tournés  par  Gabriel  Pascal 

Un  accord  vient  d’être  conclu  entre  Ga- 
briel Pascal  et  United  Artists  pour  la  dis- 
tribution de  trois  films  de  George  Bernard 
Shaw  que  réalisera  Gabriel  Pascal,  produc- 
teur de  Pygmalion. 

Le  premier  de  ces  films  sera  Major  Bar- 
bara et  aura  pour  interprètes  principaux  : 
Wendy  Hiller,  révélée  dans  Pygmalion  et 
Robert  Morley.  Gabriel  Pascal  mettra  en 
scène  ces  trois  productions. 

-f 

LES  EXCLUSIVITÉS  FRANÇAISES 
A NEW  YORK 


Le  film  Harvest  (Regain)  fait  toujours 
beaucoup  de  bruit.  Il  a été  choisi  comme  le 
meilleur  film  étranger  par  les  critiques  new 
yorkais,  et  il  n’avait  pas  été  fait  mention  de 
ce  choix  à la  Radio.  Comme  compensation, 
une  scène  a été  radiodiffusée  la  semaine 
dernière. 

Louise,  film  d’Abel  Gance  avec  Grâce 
Moore  et  Georges  Thill,  va  prendre  la  suite 
de  Katia  sur  l’écran  du  Carnegie  à New 
York. 

Notons  enfin  que  Quai  des  Brumes  con- 
tinue à attirer  la  clientèle  américaine  par 
son  étrange  atmosphère  et  la  puissance  de 
son  interprétation. 


dans  le  rôle  du  protagoniste,  est  un  héros 
aimable  et  sympathique.  Ses  exploits  sont 
tout  naturels.  Osvaldo  Valent!  est  son  digne 
antagoniste  : un  « Vilain  » d’une  froideur 
souriante  et  seigneuriale.  Leurs  duels  font 
la  joie  de  tous  les  passionnés  de  romans  de 
cape  et  d’épée.  Luisa  Ferida  a composé  un 
personnage  inoubliable  de  petite  paysanne. 
Pour  le  rôle  de  la  duchesse,  Rina  Morelli  a 
donné  le  meilleur  de  son  art  si  personnel. 

L’E.N.I.C.  a distribué  ce  film  simultané- 
ment dans  les  dix  plus  grandes  villes  d’Ita- 
lie et  cette  sortie  générale  a été  vraiment 
triomphale.. 

Unanimement,  la  presse  exalte  cette  ma- 
gnifique réussite  et  met  en  relief  l’impor- 
tance d’un  film  tel  qu 'Une  Aventure  de  Sal- 
vator Rosa  qui,  du  point  de  vue  artistique, 
s’apparente  aux  meilleures  productions  du 
regretté  Douglas  Fairbanks  ou  à la  somp- 
tuosité et  au  raffinement  de  La  Kermesse 
héroïque. 

Le  film  a produit  dans  le  public  italien 
une  sensation  énorme  et  son  héros  napoli- 
tain est  en  passe  de  devenir  un  symbole  de 
tendresse  et  de  panache  pour  toute  l’Italie. 

Renato  Bonanni. 


La  Production  britannique 
coopérera-t-elle 
avec  le  Gouvernement? 


M.  Neville  E.  Neville,  le  metteur  en 
scène  de  « An  Englishman’s  Home  »,  a 
soumis  un  projet  de  production  en 
coopération  avec  le  gouvernement,  celui- 
ci  étant  disposé  à aider  l’industrie  ciné- 
matographique. Cent  mille  livres  pour- 
raient être  investies  si  le  gouvernement 
est  disposé  à fournir  la  même  somme. 
Le  projet  sera  soumis  cette  semaine  au 
Board  of  Trade. 


Le  célèbre  Metteur  en  Scène 
D.  W.  GRIFFITH  prépare  un  Film 
sur  l’Histoire  du  Cinéma  américain 


Le  célèbre  metteur  en  scène  américain, 
David  Wark  Griffith,  le  réalisateur  de  La 
Naissance  d’une  Nation,  Intolérance,  Way 
Down  East  et  autres  grands  films  du  muet, 
et  qui,  depuis  dix  ans  avait  abandonné  le 
cinéma,  annonce  son  prochain  retour  à 
cette  industrie. 

Griffith,  qui  est  âgé  aujourd’hui  de  60 
ans,  vient  d’écrire,  en  collaboration  avec 
celle  qui  fut  la  « star  » de  nombre  de  ses 
productions,  Lilian  Gish,  le  scénario  et  le 
découpage  d’un  film  montrant  l’histoire  et 
le  développement  du  cinéma  américain. 

Griffith  réalisera  lui-même  ce  film  qui 
nous  fera  revivre  une  partie  de  sa  vie.  Li- 
lian Gish  y tiendra  peut-être  un  rôle. 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


1 

rrJ~^TTYTTrrXXXXXZXTX-  U7  Xj 


A TRAVERS  LE  MONDE 

De  nombreux  Producteurs  indépendants 
dans  le  Cinéma  américain 

par  M.  C.-R. 

Pour  la  première  fois,  le  Cinéma  américain  comprend 
de  nombreuses  Sociétés  indépendantes 


L’année  1939  a vu  l’arrivée  de  nombreux 
producteurs  indépendants.  R.  K.  O.  Radio 
assure  la  distribution  des  films  de  la  plu- 
part d’entre  eux.  Max  Gordon  et  Harry 
Gœtz  ont  réussi  à faire  porter  à l’écran  leur 
pièce  Abe  Lincoln  in  Illinois,  mis  en  scène 
par  John  Cromwell,  avec  Raymond  Massey 
comme  vedette.  Les  mêmes  réaliseront  The 
American  Way.  Les  écrivains  Gene  Towne 
el  Graham  Baker  sont  devenus  producteurs 
avec  le  film  Siviss  Family  Robinson  avec 
Edward  Ludwig  comme  metteur  en  scène. 

Herbert  Wilcox,  venu  d’Angleterre,  pro- 
duit Nurse  Edith  Cavell  avec  Anna  Neagle. 
11  a également  commencé  les  travaux  d’un 
autre  film  : Irene  avec  Anna  Neagle.  Eric 
Pommer,  venu  aussi  de  Londres,  a conclu 
un  accord  de  production  avec  R.  K.  O.  Da- 
vid Butler  et  Gregory  La  Gava,  de  même  que 
Léo  MacCarey,  ont  également  fait  un  accord 
similaire  avec  la  R.  I\.  O. 

William  Stephens  et  Howard  Lang  se  sont 
associé  pour  produire  une  série  Docteur 


Les  Américains  estiment  que  le  pourcen- 
tage de  films  qui  leur  est  accordé  par  le 
Japon  pour  1940  (120  films  contre  39  aux 
autres  pays),  n’est  pas  équitable.  Ce  chiffre 
ne  serait  pus  en  rapport  avec  les  intérêts 
américains  au  Japon  et  il  ne  serait  pas  tenu 
compte  que  les  principaux  pays  européens 
ne  sont  pas  actuellement  en  mesure  de  four- 
nir autant  de  films  de  grande  classe  que 
dans  les  années  précédentes. 

♦ 

En  Australie  la  Production  britannique  est  favorisée 


Le  gouvernement  australien  diminue  les 
taxes  des  distributeurs  locaux,  mais  main- 
tient celles  des  Etats-Unis. 

La  production  britannique  prend,  de  ce 
fait,  une  place  prépondérante. 

f 

Les  Cinémas  anglais 
resteront-ils 

ouverts  le  Dimanche  ? 


Les  avis  sont  toujours  partagés  sur  l’op- 
portunité d’ouvrir  les  cinémas  le  dimanche. 
Beaucoup  sont  cependant  d’avis  qu’il  est  in- 
dispensable que  les  salles  soient  ouvertes 
pour  les  soldats  qui  ne  savent  comment  pas- 
ser leur  temps. 

On  espère  dans  l’exploitation  obtenir  dé- 
finitivement pour  le  temps  de  guerre  cette 
autorisation. 


Christian  avec  Jean  Hersholt  comme  ve- 
dette. Lee  Garnies  et  Adele  Comandini  ont 
fondé  l’Academy  Pictures  pour  produire 
And  so  Good  Bye,  que  mettra  en  scène  A. 
Edward  Sutherland. 

Borris  Morros,  longtemps  avec  Para- 
mount,,  est  devenu  son  producteur  avec  le 
film  Flying  Dueees  avec  Laurel  et  Hardy; 
ce  film  sera  distribué  par  R.  K.  O.  Pour 
cette  même  société,  Harold  Lloyd  commen- 
cera prochainement  un  film. 

Frank  Capra  et  Robert  Riskin  se  sont  as- 
sociés pour  une  production  Richard  A. 
Rowland  produira  pour  United  Artists,  de 
même  que  Sol  Lesser  et  Ernst  Lubitsch. 
David  Loew  associé  avec  Albert  Lewin  tra- 
vaillera également  pour  United  Artists. 

Harry  Edington  a fondé  « Fanions 
Prods  » et  produira  pour  le  compte  d’Uni- 
versal.  George  Green  et  Sig  Schlager  sont 
les  créateurs  de  « Producers  Corporation  of 
America  » qui  réalisera  une  série  de  films 
avec  John  Charles  Thomas.  — M.  C.-R. 


Le  metteur  en  scène  américain,  Cecil  B. 
de  Mille,  qui  réalisa  autrefois  Les  Dix  Com- 
mandements, Le  Roi  des  Rois  et  Le  Signe 
de  la  Croix,  va  revenir  à ses  premières 
amours.  Pour  Paramount,  il  prépare  la 
réalisation  de  The  Qiieen  of  Queens  (tex- 
tuellement La  Reine  des  Reines,  « le  drame 
épique  de  Marie  de  Nazareth,  mère  du 
Christ  »). 

Cecil  B.  de  Mille  commencera  la  réalisa- 
tion de  ce  film  dès  qu’il  aura  terminé  celle 
de  La  Police  montée  du  Nord-Ouest  qu’il 
tourne  actuellement. 

f 

En  Bohême- Moravie,  les  Nazis 
« épurent » la  Production  étrangère 

Les  Nazis  ont  éléminé  en  six  mois  189 
films  en  Bohême-Moravie.  Indépendamment 
des  sujets,  le  fait  que  le  metteur  en  scène, 
un  ou  plusieurs  acteurs  étaient  non  Aryens, 
semblait  une  raison  suffisante.  La  neutralité 
des  Américains  aurait  épargné  à leur  pro- 
duction une  élimination  totale.  Quant  à la 
production  anglaise  et  française,  elle  a été 
durement  touchée,  les  Allemands  considé- 
rant comme  insupportable  la  nationalité  de 
ces  films. 


Pola  Nég'ri,  la  belle  tragédienne 
dans  La  Nuit  Décisive. 

(A.  C.  E.) 


EN  BELGIQUE 

Les  Techniciens  belges  honorent 
la  Mémoire  de  leor  Président 

Une  délégation  de  l’Association  des  Tech- 
nisiens  du  Film  île  Belgique  a rendu  hom- 
mage à la  mémoire  de  Léon  Marynen,  après 
avoir  fleuri  sa  tombe. 

Cette  délégation  était  composée  de  MM. 
Lucien  Dubigk,  Président  en  fonction;  Paul 
Fl  on,  François  Rents,  Henry  A.  Parys  et 
Auguste  Marynen. 

— 4- — 

M.  Hobé  nommé  Administrateur-Délégué 
de  Gexe  Film  de  Bruxelles 

Nous  apprenons  avec  sympathie  la  nomi- 
nation au  poste  d’administrateur-délégué  de 
Gexe-Film  de  Bruxelles,  de  M.  N.  Hobé  que 
nous  félicitons  bien  cordialement. 


Fernandel  et  Madeleine  Suffel 
dans  le  chalet  tyrolien  de  Monsieur  Hector 
(ex-Le  Nègre  du  Négresco) 

Stella  Production.  Distribution  DIS.PÀ 


Le  Contingentement  au  Japon  Cécil  B.  de  MILLE  revient 

aux  Films  bibliques 


cxxxxxxxxxxxxx* , xxxxxx:  cime 


JÊt 

wTüRr 

FR&KM&is 


R/\PHIE 

SE 


crxxxxxx: 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


Danielle  Darrieux  et  Claude  Dauphin 
dans  Battement  de  Cœur, 
film  de  H.  Decoin  (Ciné-Alliance) 


L’Activité  de 

M.  Raymond  BORDERIE 


Nous  avons  annoncé  dans  notre  dernier 
numéro  que  La  Société  Centrale  de  Cinéma- 
tographie s’était  assurée  le  concours  de 
Raymond  Borderie.  Sur  sa  demande,  nous 
précisons  qu’il  conserve  également  ses  fonc- 
tions d’administrateur-délégué  de  la  C.I.C.C. 
et  que  c’est  en  plein  accord  avec  les  sociétés 
intéressées  qu’il  assume  les  responsabilités 
de  ces  deux  situations. 


EN  AFRIQUE  DU  NORD 

Le  Cinéma  aux  Armées 

On  ne  saurait  trop  louer  l’activité  dé- 
ployée actuellement  par  les  autorités  mili- 
taires pour  l’organisation  en  Afrique  du 
Nord  des  « Loisirs  aux  Armées  ». 

C’est  ainsi  que,  grâce  à la  générosité  des 
Tunisois,  les  « Loisirs  aux  Armées  » ont 
pu  faire  l’acquisition  de  plusieurs  équipe- 
ments parlants  en  format  standard  et  ré- 
duit. Ces  appareils,  transportés  par  camions 
automobiles  et  munis  de  groupes  électro- 
gènes, ont  été  confiés  à d’habiles  opéra- 
teurs — la  plupart  projectionnistes  dans  les 
salles  normales  avant  les  hostilités  — qui 
viennent  de  commencer  des  tournées  dans 
le  bled  pour  la  plus  grande  joie  des  mobi- 
lisés. 

Avant  de  s’enfoncer  dans  le  bled  tunisien, 
une  soirée  inaugurale  a eu  lieu  à Tunis, 
mardi  6 février,  dans  la  cour  de  la  Caserne 
Saussier.  Le  colonel  Chevalier  recevait  les 
invités.  Un  beau  film,  La  Chanson  d’une 
Nuit,  aimablement  fourni  par  «Tunisfilm», 
était  au  programme  de  cette  séance  dont  la 
projection  fut  assurée  par  des  mains  exper- 
tes, en  l’occurence  par  M.  Vogelweith,  l’ai- 
mable exploitant  de  Bizerte. 

D’autre  part,  signalons  que  le  « Service 
Cinématographique  de  l’Armée  »,  en  créa- 
tion à Alger,  dont  ce  sera  la  base  africaine, 
va  organiser  des  séances  cinématographi- 
ques un  peu  partout  avec  des  films  tournés 
par  ledit  service.  Ce  dernier  groupera  la 
branche  spectacles  et  la  branche  prises  de 
vues.  Pour  celle-ci,  des  opérateurs  militai- 


DANS  L’EXPLOITATION 


Pour  une 

Politique  du  Cinéma 


L’Opinion  d’un  Directeur  de  Cinéma 


Des  journalistes  courageux  et  clair- 
voyants ont  entrepris  une  campagne  fort 
utile  pour  pousser  le  cinéma  français  à 
créer  de  bons  films,  quoique  beaucoup  d’ar- 
tistes et  de  techniciens  soient  mobilisés.  Ne 
perdons  pas  de  vue  que  les  Allemands  se 
préparent  à sortir  12(1  films,  que  les  Italiens 
fournissent  un  gros  effort,  avec  la  collabo- 
ration d’ailleurs  de  metteurs  en  scène,  ve- 
dettes et  techniciens  français,  et  que  l’Amé- 
rique est  en  train  de  sélectionner  et  de  per- 
fectionner encore  davantage  sa  production. 

Il  est  juste  temps  de  voir  le  danger  mor- 
tel qui  menace  le  cinéma  français;  il  con- 
vient d’y  parer  sans  retard. 

Je  connais  la  culture,  l’intelligence  et 
l’énergie  de  Me  Henry  Torrès,  qui  se  donne 
tout  entier  à sa  nouvelle  tâche;  je  sais,  en 
outre,  qu’il  ne  dédaigne  aucune  suggestion. 

La  perception  dans  les  salles,  l’élimina- 
tion d’un  certain  nombre  de  rouages,  le 
choix  judicieux  de  metteurs  en  scène,  la 
sage  gestion  des  deniers  des  commanditai- 
res — autant  de  mesures  fort  utiles,  mais 
qui  resteront  en  grande  partie  inefficaces, 
si  les  producteurs  oublient  quelques  princi- 
pes élémentaires  et  dont  on  a fait  trop  peu 
de  cas  jusqu’ici  : 

— Il  est  presque  impossible,  sauf  pour 
des  ouvrages  exceptionnels,  que  les  films 


français  puissent  être  amortis  dans  les  pays 
de  langue  française. 

— Les  directeurs  de  salles,  surtout  en 
province,  en  raison  de  leurs  charges  et 
taxes,  ne  sont  plus  en  mesure  de  payer  les 
prix  demandés  par  les  loueurs  français 
qui  exigent  50  % de  la  recette  pour  les  gros 
films  et  40  % pour  les  autres,  avec  des  mi- 
nima  de  garantie  impossibles  à réaliser; 

— Ces  directeurs  sont  donc  obligés  de 
rechercher  des  films  américains  qui,  ayant 
été  amortis  dans  leur  pays  d’origine,  sont 
beaucoup  moins  chers; 

1°  Il  en  résulte  que  nos  producteurs  doi- 
vent songer  à étendre  leur  champ  d’action 
et  à diffuser  leurs  films  à l’étranger;  l’inté- 
rêt bien  compris  de  l’Etat,  c’est  de  les  aider 
dans  cette  nouvelle  et  indispensable  orien- 
tation; 

2°  Une  Commission,  composée  de  per- 
sonnalités littéraires  et  de  techniciens  du 
cinéma,  serait  chargée  d’interdire  l’expor- 
tation de  films  vulgaires  ou  immoraux  sus- 
ceptibles de  nuire  au  prestige  de  la  France 
et  au  commerce  du  cinéma; 

3°  Une  prime  est  allouée  au  meilleur  film 
français. 

4°  Car  nos  films,  bien  exploités  hors  de 
nos  frontières,  feront  rentrer  des  devises 
étrangères  pour  contrebalancer  la  sortie 
massive  de  la  monnaie  française  que  provo- 
quent les  nombreux  films  étrangers  du  mo- 
ment. 

Les  Français,  qui  savent  toujours  s’unir 
et  se  dresser  devant  le  danger  prendront- 
ils,  tandis  qu’il  en  est  temps  encore,  les  me- 
sures nécessaires  à la  sauvegarde  du  cinéma 
français?  Je  le  crois. 

J.  Zenenski-Thaon, 
Directeur  à Perpignan. 


^organise  rapidement 

res  détachés  de  Paris  sont  déjà  à pied  d’œu- 
vre. Nous  constatons  que  l’on  a fait  ap- 
pel à des  gens  de  métier  rapidement  ins- 
truits pour  la  projection  des  séances.  Le 
lieutenant  Chomette,  metteur  en  scène  qu’il 
est  inutile  de  présenter  à la  Corporation, 
est  à la  tête  du  S.  C.  A.  nord-africain. 

P.  Saffar. 

4 

A TOULOUSE 


Changement  de  Directeur 
du  GAUMONT-PALACE 


Changement  de  direction  au  Gaumont- 
Palace,  M.  Papouin  nous  quitte  pour  rejoin- 
dre le  poste  qu’il  occupait  précédemment  à 
Paris  au  Montrouge-Cinéma  (S.N.E.G.). 

Sa  courtoisie  et  son  affabilité  lui  valurent 
l’estime  de  tous  durant  son  séjour  à Tou- 
louse. 

M.  Merger,  qui  nous  vient  de  Paris,  prend 
sa  place  au  fauteuil  directorial. 

Le  premier  contact  que  nous  avons  eu 
avec  lui,  nous  a permis  d’apprécier  sa  cor- 
rection et  son  amabilité. 

Nous  lui  faisons  bien  cordialement  les 
souhaits  de  bienvenue  de  La  Cinémato. 

Roger  Bruguière. 


4 

Les  Actualités  le  Mercredi? 


Au  début  de  la  guerre,  nous  avions  si- 
gnalé les  doléances  de  la  plupart  des 
directeurs  de  cinéma  réclamant,  en 
vain,  la  livraison  des  journaux  d’actua- 
lité au  même  jour  que  les  changements 
de  programme. 

Le  Bureau  Syndical  du  Syndicat  des 
Directeur  vient  d’adresser  au  Prési- 
dent de  la  Presse  Filmée  une  lettre  de- 
mandant que  l’on  ramène  au  mercredi  la 
livraison  des  copies  d’Actualités  filmées, 
en  insistant  sur  les  inconvénients  résul- 
tant de  cette  différence  entre  les  livrai- 
sons de  grands  films  et  des  journaux 
filmés,  tant  pour  les  doubles  frais  de 
transport  et  de  manutention  que  pour  le 
mécontentement  des  spectateurs  éton- 
nés de  ce  décalage  de  changement  entre 
le  spectacle  proprement  dit  et  les  Ac- 
tualités. 


CESSIONS  DE  CINÉMAS 

MM.  les  Proprietaires  et  Directeurs  de  Salles 
sont  informés  que  MM. 

GEORGES  GOIFFON  & WARET 

SI,  RUE  GRIGNAN  A MARSEILLE 

sont  spécialisés  dans  les  cessions  de  Salles  ciné- 
matographiques dans  toute  la  Région  du  Midi. 
Les  plus  hautes  références 

Renseignements  gratuits  — Rien  à payer  d'avance 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


CINE 


FB 


RAPHIE 

SÇ 


XXXX TTZZTTTTXTTXXTT1 


Un  Important  Matériel  de  Propa 
par  le  Film  est  au  point 


Edmond  BROCARD  vient  de  mourir 


Nous  apprenons  le  décès  de  M.  Edmond 
Brocard,  directeur  à Paris  des  cinémas 
Jeanne  d’Arc,  Clisson,  Bosquets,  Taine-Pa- 
lace et  Reuilly-Palace.  Depuis  1910  dans 
la  corporation,  il  était  un  «les  plus  anciens 
administrateurs  du  Syndicat  Français  des 
Directeurs  où  il  assumait  les  fonctions  de 
Trésorier. 

Ses  obsèques  ont  eu  lieu  le  1er  mars. 

F.  M. 

♦ 

M.  Raymond  Lussiez 
est  parti  aux  Armées 

Mardi  dernier,  20  février,  M.  Raymond 
Lussiez,  Président  du  Syndicat  Français 
des  Directeurs  de  Cinématographes,  a été 
rappelé  et  a regagné  le  dépôt  d’artillerie  où 
il  est  affecté. 

Rappelons  que  Raymond  Lussiez  fut  en- 
gagé volontaire  lors  de  la  dernière  guerre. 
♦ 

Circulation  des  Films 
éducatifs 


« L’Institut  International  de  Coopé- 
ration Intellectuelle  » vient  d’éditer  une 
brochure  contenant  les  règlements  offi- 
ciels concernant  la  circulation  interna- 
tionale des  films  éducatifs.  Une  seconde 
partie  contient  des  indications  précises 
destinées  à faciliter  les  démarches  des 
producteurs  et  éditeurs  qui  désirent 
user  de  la  liberté  douanière  pour  la  cir- 
culation de  leurs  films  éducatifs. 

On  trouvera  cette  utile  publication  à 
l’Institut  International  de  Coopération 
Intellectuelle,  2,  rue  de  Montpensier, 
Paris  (l“r). 


De  nombreux  films  destinés  à la  propa- 
gande française,  directe  ou  indirecte,  ont 
été  ou  vont  être  réalisés.  Voici  quelques  li- 
tres qu’il  nous  a été  possible  de  recueillir  et 
qui  montreront  l’excellent  aspect  de  notre 
matériel  de  propagande  cinématographi- 
que : 

Il  g a d’abord,  au  premier  plan,  le  grand 
film  récemment  sorti  sur  deux  écrans  de 
Paris  : De  Lénine  à Hitler,  film  de  G.  Rony, 
commenté  par  M.  A.  Maurois  (Distributeurs 
Français). 

Viennent  ensuite  dans  les  films  déjà  ter- 
minés : 

Alsace  (film  de  montage  d’ Actualités  pri- 
ses par  la  Section  Cinéma  de  l'Armée  depuis 
le  début  de  ta  guerre). 

La  France  continue,  documentaire  de 
Michel  Servanne  ( format  16  m/m)  sur  le 
travail  dans  certaines  provinces  françaises. 

Jeunesse  de  France,  reportage  sur  l’éva- 
cuation des  enfants  de  Paris  (Pathé). 

Parmi  les  films  en  cours  de  réalisation, 
nous  trouvons  : 

Hitler,  dessin  animé  de  Bartosh  en  blanc 
et  noir. 

Le  Loup  et  l’Agneau,  dessin  animé  en 
couleurs  de  Hadju,  d’après  La  Fontaine 
(apologue  sur  l’agression  de  la  Pologne  par 
V Allemagne). 

Après  Mein  Kampf  mes  Crimes,  par 
Adolf  Hitler,  film  de  reconstitution  de  M. 
Ryder  (Régent). 

Vingt  Ans  d’Armistice  (Eux  et  Nous), 

film  de  montage  d’A.  Rasimi  et  Germaine 
Dulac,  commmenté  par  Edouard  Helsey 
(Grands  Spectacles  de  Paris). 

Vingt-cinq  Ans  Après,  film  évoquant  les 
causes  de  la  guerre  actuelle  (par  Etienne 
Laitier  et  J.  Souchère). 


Jeunes  Filles  de  France,  réalisation  de 

Marc  Allégret. 

Pourquoi  nous  nous  battons  encore, 

réalisé  par  M.  Perry. 

Premier  Bilan,  film  de  montage  compa- 
rant le  premier  trimestre  de  1914  et  celui  de 
1939  (France  Actualités). 

Mon  Combat,  mes  Mensonges,  mes 
Crimes,  film  de  montage  de  documents  par 
Georges  Rony. 

Moteurs  d’Avions,  documentaire  de  B. 
de  Kovalenlco  sur  l’usinage  des  moteurs 
(Film  Educatif). 

Le  Mystère  des  Ondes,  documentaire 
de  B.  de  Kovcdenko  sur  la  Radio  ( Film  Edu- 
catif). 

Les  Matières  Premières,  réalisation 
d’ Atlantic  Film-Marcel  de  Hnbsch. 

Les  Nations  qui  ressuscitent  (avec  le 
concours  du  gouvernement  polonais  et  évo- 
quant aussi  la  résurrection  de  la  Belgique 
(1914-1918),  de  la  Tchécoslovaquie  (Atlan- 
tic Film-Marcel  de  Hubsch). 

L’Homme  se  défend.  Historique  filmé 
des  fortifications,  des  casernes,  des  tran- 
chées jusqu’à  la  Ligne  Maginot  (Atlantic 
Film-Marcel  de  Hubsch). 

Le  Pangermanisme,  montage  d’actuali- 
tés exposant  la  rapacité  de  l’Allemagne 
éternelle  (Pathé- Journal). 

Le  Pays  de  France,  film  d’Etienne  Na- 
doux,  sur  la  diversiié  de  notre  pays. 

Architecture  et  Urbanisme,  film 
d’Etienne  Nadoux  sur  les  grandes  construc- 
tions architecturales  françaises,  dans  le 
passé  et  le  présent. 

Hommes  et  Choses  de  France,  docu- 
mentaire fait  avec  le  concours  du  gouverne- 
ment britannique  pour  faire  mieux  connaî- 
tre les  mœurs  et  les  hommes  de  France 
(C.  F.  C.) 

Enfin,  plusieurs  ouvrages  sont  en  prépa- 
ration sur  lesquels  nous  n’avons  encore  que 
peu  de  détails.  Voici  quelques  titres  : 

Le  Communisme,  que  M.  Souchère  com- 
posera à l’aide  de  documents. 

Avions  de  France,  documentaire  sur  les 
Ailes  françaises  (avec  la  collaboration  du 
Ministère  de  l’Air). 

Le  Livre  de  Gloire,  documentaire  en 
couleurs  sur  l’histoire  et  l’évolution  du  Dra- 
peau français. 

La  Guerre  des  Ondes  (sur  le  rôle  de  la 
Radio  pendant  les  hostilités  (Le  Film  Edu- 
catif). 

L’Effort  franco  - britannique  donnant 
par  l’image  et  les  graphiques  animés,  les 
résultats  de  la  Coopération  franco-britanni- 
que dans  tous  les  domaines  (Film  de  Et. 
Laitier). 

Grandes  Figures  franco-polonaises, 

réalisation  sur  une  idée  de  M.  René  Jeanne. 

La  Marine  française,  grand  film  à la 
gloire  de  la  Marine  française  de  guerre. 
Conseil  maritime,  Commandant  Barjot. 

Un  film  de  Jean  Painlevé  sur  les  évacua- 
tions et  les  réfugiés,  réalisé  ]>our  le  Comité 
Américain  d’Aide  aux  Réfugiés. 

Félicitons-nous  donc  de  celte  liste  déjà 
imposante  de  films  conçus  et  exécutés  pour 
le  temps  de  guerre,  et  qui  auront  pour  ob- 
jectif de  lutter  à armes  égales,  donc  effica- 
ces, contre  les  films  de  la  propagande  nazie, 
dont  l’intensité  mérite  qu’on  lui  réponde  en 
puissance  et  en  qualité.  — René  Drouin. 


Une  scène  de  Untel  Père  et  Fils  que  réalise  Julien  iDuvivier 
(Production  Transcontinental,  distribuée  par  Columbia  Films) 


B 


LA  SOCIÉTÉ  FRANÇAISE  DE 
COOPÉRATION  CINÉMATOGRAPHIQUE 


"8» 

I 


annonce  : 


!U= 


| La  merveilleuse  idylle  de  Frédéric  CHOPIN  | 
| dans  le  cadre  d’une  Pologne  martyrisée  et  | 
| I u Ha n I désespérément  pour  son  indépendance...  j 


..Ce  sera  le  thème  de  son  premier  grand  Jilm 


VALSE  DE 


IEU 


Scénario  de  Henry  ROUSSEL 
et  H.  André  LEGRAND 


Inspiré  d’une  nouvelle  de  Henry  DUPUY-MÂZUEL 
Découpage  et  dialogue  de  H.  André  LEGRAND 


PREMIER  TOUR  DE  MANIVELLE  : 

Ier  MAI  1940 

LIVRAISON:  Ier  SEPTEMBRE  1940 


La  musique  de  l’immortel  compositeur 
conférera  a ce  flm  une  grandeur  et 
une  poésie  incomparables. 


^Illlllll!llllllllll!!lllllllllllllllllllllllllllllll!lll!lillllllllill!lllllllllllillllllllllllllllllllll!ll!lllllllllllll^ 

| DISTRIBUTION  POUR  Lfl  FRANCE  : 1 

| 82,  Rue  du  Loup,  82  - BORDEAUX  | 

^jiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiF 


$ 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


CINE 


RAPIDE 

SE 


11 

c;  ~ cxxxxxmxxxx mu  cnn 


DANS  LA  PRODUCTION  FRANÇAISE 


Dans  les  Studios 
on  tourne  4 Films 


Jean  Cocteau  dialosutra  le  nim 
“La  Comédie  do  Mcur” 

d’Evréïnoff 


On  se  rappelle  la  char- 
mante pièce  de  Evréïnoff, 
jouée  il  y a plusieurs  an- 
nées au  Théâtre  de  l’Ate- 
lier. 

Maintes  fois,  on  parla 
de  l’adapter  au  cinéma.  Et 
les  projets  tournèrent 

court. 

Cette  fois,  le  projet  se 
réalise. 

Les  productions  « Lu- 
men » produisent  ce  film 
qui  sera  mis  en  scène  par 
Marcel  L’Herbier. 

Le  poète  et  dramaturge 
Jean  Cocteau  en  écrira  les 
dialogues. 

Les  interprètes  princi- 
paux seront  Rarraon  Wovar- 
ro,  Michel  Simon,  Jules 
Berry,  Micheline  Presles, 
Magdeleine  Bérubet. 

Les  prises  de  vues  com- 
mencent la  semaine  pro- 
chaine, le  4 mars,  aux  stu- 
dios Scaléra  Film  à Rome. 
Directeur  de  production  : 
Georges  Lampin. 

La  Comédie  du  Bonheur 
sera  distribué  par  « Dis- 
cina  ». 


ON  ANNONCE 
2 FILMS 


Madame  Sans-Gêne,  pro  jet 

du  temps  de  paix  de  Roger  Iii- 
chebé,  sera-t-il  quand  même 
réalisé,  en  temps  de  guerre  ? 
On  sait  que  Roger  Richebé  avait 
préparé  le  scénario,  et  engagé 
Arletty  pour  le  rôle  éblouissant 
de  la  Maréchal  Lefèbvre. 

Volpone  serait  tourné  par 
Maurice  Tourneur  avec  une  par- 
tie des  interprètes  qui  furent 
engagés,  lors  de  la  réalisation 
ébauchée  de  ce  grand  film, 
adapté  de  l’œuvre  de  Ren  Jon- 
son.  En  ce  cas,  on  verrait  donc 
Harry  Raur,  Louis  Jouvet,  Char- 
les Dullin  et  peut-être  Jacque- 
line Delubac. 


PUB.ICIIE  DU  MËTRCPOLirtlN 

Département  Cinémas 


L.  PERTUS 

3,  rue  Duperré,  Paris  (9°) 
de  9 heures  à SL4  heures  : 
Trinité  3.5-14 

de  14  heures  à 24  heures  : 
Roquette  30-12 


BUTTES-CHAUMONT 
La  Grande  Leçon. 

Réal.  : Robert  Péguy. 

Ved.  : Alerme,  Lecourtois, 
Roger  Tréville,  François  Périer, 
Claude  May,  Suzanne  Dantès. 
Tournage  : 2°  semaine. 

Prod.  : D.U.C. 

L’Empreinte  du  Dieu. 

Réal.  : Léonide  Moguy. 

Ved.  : P.  Rlanchar,  J.  Dumes- 
nil,  Larquey,  Annie  Ducaux, 
Blanchette  Brunoy,  Ginette  Ré- 
el er. 

Tournage  : 6e  semaine. 

Moguy  doit  terminer  cette  se- 
maine les  intérieurs  et  aussitôt 
le  film  sera  mis  au  montage  et  à 
la  synchronisation. 

Prod.  : Zama. 

3 On  fait  les  mélanges  de  Pa- 

ris-Mew  York. 

U On  prépare  : Elles  étaient 
Douze  Femmes.  (Prod.  Régi- 
na). 

BILLANCOURT 
Faut  ce  qu’il  faut. 

Réal.  : René  Pujol. 

(Voir  fiche  technique). 
Tournage  : lrc  semaine. 

Prod.  : Vondas. 

PAGNOL- MARSEILLE 

Les  Trois  Argentins  à Mont- 
martre. 

Ce  film  est  au  montage. 


I RANÇOIS-I 

Un  Soir  d’Alerte. 

Le  film  est  terminé  et  au 
montage. 

Prod.  : Flag. 

B On  tourne  en  extérieurs 

Le  Collier  de  Chanvre  (C.F.C.) 
qui  viendra  en  studio  le  4 mars. 

C.  M.  C.-NICE 

Untel  Père  et  Fils. 

Réal.  : J.  Duvivier. 

Ved.  : L.  Jouvet,  Michèle  Mor- 
gan, Raimu,  C.  Darfeuil,  Renée 
Devillers,  Lucien  Nat,  Suzy 
Prim,  Le  Vigan,  Ginette  Maddie, 
Madeleine  Sylvain. 

Prod.  : Transcontinental. 
Tournage  : 8"  semaine. 

NEUILLY 

Monsieur  Hector  est  en  ex- 
térieurs. Les  intérieurs  sont 
terminés.  (Prod.  Stella). 

Le  Diamant  noir  commence 
le  4 mars.  (Prod.  Minerva). 

ECLAIR-EPINAY 

On  fait  les  mélanges  de  Les 

Surprises  de  la  Radio.  Réalisé 


par  Marcel  Paul.  (Distr.  : D.P.F.) 


Une  somptueuse  scène  d’ensemble  de  Angélica, 
de  J.  Choux  (Discina) 


Le  filin  cMieotâ 
cette  Seialie 

S.  FAUT  CE  QU’IL  FAUT 

Auteur  : Amédée  Pons. 

Dialogues  : Amédée  Pons. 

Réalisateur  : René  Pujol. 

Chef-opér.  : Jean  Bachelet. 

Opérateur  : Colas. 

Décors  : Ravaut.  Maquettes 
de  Wakhévitch. 

Régie  : Fluet. 

Musique  : Vincent  Scotlo. 

Ing.  du  son  : Gérardot. 

Studios  : Billancourt. 

Enregistrement  : JT.  E. 

Script-girl  : Mme  Leroux. 

Maquilleuse  : Mlle  Paule. 

Interprètes  : Pierre  Lar- 
quey,  Roland  Toutain,  Jean 
Tissier;  Mmes  Marguerite 
Pierry , Marie  Bizet,  Deva 
Dassg,  Catherine  George 
et  MM.  Paulais,  Démangé, 
Malbert,  Meirac,  Delivry. 

Production  : Vondas. 

Epoque  : Du  28  août  au  10 
septembre  1939. 

Cadres  : Les  milieux  popu- 
laires parisiens. 

Sujet  : Un  jeune  homme  doit 
quitter,  cj  la  mobilisation 
générale,  son  amie  et  son 
enfant,  alors  qu’il  tentait 
de  divorcer  d’avec  une 
épouse  indigne  pour  épou- 
ser sa  maîtresse.  Un  vieil 
ami  permettra  d’arranger 
cette  intrigue,  et  le  ma- 
riage des  amoureux  pour- 
ra avoir  lieu  en  pleine 
guerre. 

Commencé  le  1er  mars  1940. 


ON  TOURNE 
EN  EXTÉRIEURS 
2 FILMS 


Le  Collier  de  Chanvre.  — 

Ce  film  de  Léon  Mathot,  dont 
nous  publierons  la  semaine  pro- 
chaine la  fiche  technique,  est 
commencé  depuis  mercredi  28 
février,  en  extérieurs,  dans  la 
banlieue  parisienne,  aux  bords 
de  la  Marne,  notamment  à La 
Varenne. 

Les  principaux  interprètes 
sont  : André  Luguet  et  Georges 
Lannes,  et  Mmes  Jacqueline  De- 
lubac et  Annie  Vernay.  Chef- 
opérateur  : Marcel  Lucien. 
Pendant  ce  temps,  Emile  Du- 
quesne monte  les  premiers  dé- 
cors de  ce  film  d’aventures  et 
d’espionnage.  Une  production 
Véga-C.  F.  C. 

Monsieur  Hector  (Le  Nègre 
du  Négresco)  est  en  extérieurs 
à Mégève  et  à Nice.  Quelques 
changements  d’artistes  ont  eu 
lieu.  Précisons  donc  que  Made- 
leine Suffel  remplace  Suzanne 
Dehelly  et  que  Temerson  s’ajou- 
te à l’importante  distribution. 


12 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


CINE 


FR 


RAPÜIE 

SE 


Deux  Films 

de  Propagande  Marocains 


C’est  enfoncer  une  porte  ou- 
verte que  de  déclarer  les  liens 
qui  unissent  le  cinéma  et  la  pro- 
pagande. 

Dans  ce  domaine  où  les  réus- 
sites sont  rares,  signalons  la  pro- 
jection à Casablanca  d'un  film 
sur  « Les  Cascades  d’Ouzoud  », 
une  merveille  naturelle  que  la 
montagne  berbère  offre  à ses  vi- 
siteurs à 200  kilomètres  du 
grand  port  marocain. 

Réalisé  pour  le  Syndicat  d’ini- 
tiative et  de  Tourisme  de  Casa- 
blanca par  la  firme  Cinéophone, 
le  film  des  Cascades  d’Ouzoud  a 
été  présenté  avec  un  grand  suc- 
cès. Au  cours  de  la  même  séance, 
un  autre  film  touristique  de  Ci- 
néophone, Le  Triangle  du  Sud, 
sur  la  région  de  Safi,  Agadir  et 
Taroudant,  a montré  sous  un  au- 
tre aspect,  également  flatteur, 
l’indéniable  photogénie  du  Ma- 
roc. — Ch.  Penz. 


Réunion  des  Porteurs 
de  Traites  N.F.F. 


Nous  avisons  les 
de  traites  N-E-F.  que 
pement  de  Défense 
intérêts  (Film  « La 
Jeu  »)  se  réunira  le 
mars  prochain  à 10 
siège  du  Syndicat 
des  Directeurs  de 
Cinématographiques, 
levard  Montmartre. 


porteurs 
le  Grou- 
pe leurs 
Rèsrle  dsj 
mardi  5 
h.  30  au 
Français 
Théâtres 
18,  bou- 


PETITES  ANNONCES 


NAISSANCE 

Nous  apprenons  la  naissance 
de  Simon-André-Gérard  NicoPs, 
fils  de  Mme  Ravmond  Nicolas 
(Germaine  Roger,  la  c armante 
artiste)  et  de  Ravmond  Nico’as 
l’un  de  nos  architectes-conseils. 

Nos  affectueux  compliments. 

RECTIFICATIF 

Dans  notre  dernier  numéro, 
page  6,  la  légende  du  cliché  de 
Monsieur  Hector  comportait  une 
erreur.  Il  faut  lire  : Production 
Stella.  Distribution  DIS.PA  et 
non  Védis. 

A PATHE-CONSORTIUM 

La  Société  « Pathé-Consor- 
tium  » nous  prie  de  signaler 
que  l’agence  de  Strasbourg  a 
été  transférée  à Saint-Dié  (Vos- 
ges), 17,  Chemin  de  Dijon.  Té- 
léphone : N°  266. 


OFFRES  D’EIYIPLOI 

Représentant  est  demandé 
pour  Paris  et  grande  région  pa- 
risienne. Ecrire  à Flora  Film, 
95,  Champs-Elysées  avec  réfé- 
rences. 

Directeur  (marié),  ayant  ap- 
titudes, sérieuses  références,  est 
demandé  pour  ville  province, 
2 heures  de  Paris.  Fixe  et  pour- 
centage garanti  par  contrat. 

Ecrire  n°  56. 


DEMANDES  D’EMPLOI 

Chef  de  poste  ayant  con- 
naissance de  tout  équipement 
sonore  cherche  place  stable  et 
sérieuse.  Références  de  tout 
premier  ordre  à l’appui.  Ferait 
un  mois  à l’essai,  même  au 
pourcentage  si  sérieux. 

Ecrire  M.  Renier,  71,  rue  de 
Romainville,  Paris  (19e). 

Représentant  films,  bonnes 
références,  cherche  représenta- 
tion province. 

Ecrire  n°  51. 

Directeur  d’agence  maison 
américaine,  32  ans,  libéré  toutes 
obligations  militaires,  connais- 
sant à fond  partie  commerciale 
ou  administrative,  recherche 
poste  similaire  France  ou  étran- 
ger. Références  premier  ordre. 

Ecrire  n°  52. 

Comptable  très  expérimenté, 
vastes  connaissances  dans  la 
comptabilité  des  cinémas,  pro- 
duction et  location,  sérieuses 
références,  demande  place. 

Ecrine  n°  51. 

Longues  et  sérieuses  référen- 
ces d’opérateur  de  dépannage 
el  d installation  de  cabines,  non 
mobilisable  et  libre,  je  cherche 
situation. 

Vog,  4,  rue  de  Panama,  Paris. 


Présentations  à Paris 

(Communiqué  en  application  de  l’article  IV  du  décret  du  25  juillet  1935.) 


MARDI  5 MARS 

Colisée,  10  h.,  S.E.L.F. 
Bach  en  Correctionnelle. 
VENDREDI  8 MARS 
Colisée,  10  h.,  S.E.L.F. 
Le  Danube  Bleu. 


MARDI  12  MARS 

Colisée,  10  h.,  S.E.L.F. 
L’Homme  du  Niger. 


ACHAT  MATERIEL 

Cherche  deux  lampes  à arc 
miroir  200  et  deux  projecteurs 
occasion. 

Schnuerer,  16,  avenue  Perro- 
net,  Puteaux. 


LOCATION  CINEMA 


Salle  parisienne  n’ayant  pas 
été  fermée  depuis  les  hostilités 
est  à louer  par  suite  mobilisa- 
tion. 

Ecrire  n°  53. 


DIVERS 


A louer  en  bloc  ou  séparé- 
ment, petit  laboratoire  de  ti- 
rage et  de  développement  com- 
prenant : machine  à développer 
moderne,  production  500  m. 
copies  heure;  tireuse  Eell  et 
Howell;  Tables  de  montage; 
salle  de  projection  équipée 
Zeiss  avec  interloque.  Appareil 
de  trucage  perfectionné,  salle 
de  montage  avec  Moviola.  Ate- 
lier de  dessinateurs  équipé, 
etc.,  etc... 

Ecrire  n°  55. 

Maison  de  Distribution  à 

Paris,  Marseille,  Lille  demande 
cession  ou  achat  films  première 
partie,  1.200  à 2.000  mètres, 
français  ou  doublés,  neufs  ou 
déjà  un  peu  loués. 

Ecrire  n°  50. 


LA  SORTIE 

DE  « FRIC-FRAC  » 

Nous  apprenons  que  la  sortie 
du  film  Fric-Frac,  dans  les 
quartiers,  a été  fixée  au  27  mars 
prochain. 

Nous  sommes  persuadés  que 
la  carrière  de  cet  excellent  film 
gai,  si  bien  commencée  malgré 
les  événements  actuels,  conti- 
nuera avec  le  même  succès. 


les  films  nouveaux  à Paris 


Semaine 

du  28-2-40  au  5-3-40 
FILMS  FRANÇAIS 

Sérénade  (lr*  sem.)  (Mari- 
gnan)  (Astra-Paris  Films). 

Chantons  quand  même...  et 
Ceux  qui  veillent  (lre  sem.) 
(Paramount). 

La  Charrette  fantôme  (Mari- 
vaux) (3e  s.)  (Columbia). 

Les  Musiciens  du  Ciel  (Coli- 
sée) (3e  sem.)  (Filmsonor). 

Battement  de  Cœur  (Made- 
leine) (5e  sem.)  (Osso). 

La  France  est  un  Empire  (2e 
sem.)  (Olympia)  (I).  P.  F.). 

Le  Plancher  des  Vaches 
(Max-Linder)  (3e  sem.)  (Ci- 
né  Sélection). 

FILMS  AMERICAINS 
VERSIONS  ORIGINALES 

Le  Père  prodigue  (lre  sem.) 
Le  Paris)  (Fox). 

Le  Mystère  de  la  Maison  Nor- 
man (lre  sem.)  (Lord-By- 
ron)  (Paramount). 

Le  Flambeau  de  la  Liberté 
(Avenue)  (3°  s.)  (M.-G.-M.). 

Golden  Boy  (César)  (4e  sem.) 
(Columbia). 

L’Etrange  Sursis  (Marbeid) 
(4e  sem.)  (M.-G.-M.). 

Edith  Cavell  (Etoile)  (5e  s.) 
(R.  K.  O.). 

Les  Quatre  Plumes  blanches 
(Normandie)  (5e  s.)  (A.  A.). 

M.  Smith  à Washington  (7e 
sem.)  (Biarritz)  (Columb.). 

Good  Bye  M.  Chips  (Triom- 
phe) (11e  sem.). 


CHANGEMENTS  D’ADRESSE 


La  Société  Targa  vous  prie 
de  noter  sa  nouvelle  adresse,  3, 
rue  d’Argenson,  Paris  (8e).  Télé- 
phone : Anjou  02-69. 


M.  Hainsselin  nous  informe 
qu’il  a transféré  ses  bureaux,  3, 
rue  d’Argenson,  Paris  (8e).  Té- 
léphone : Anjou  02-69. 


OPÉRATEURS  DISPONIBLES 

M.  Dampierre,  18,  rue  Jean- 
Jacques-Rousseau,  Paris  (lre). 

M.  Adrien  Duret,  24,  rue  de 
la  Bienfaisance,  Vincen  nés 
(Seine). 

M.  Naiderman,  189  Faubourg 
Poissonnière,  Paris  (9e). 


DERNIERE  HEURE 


MM.  Hakim  nous  câblent  aujourd’hui  de  New 
York  l’information  suivante  : 

« Sommes  heureux  vous  informer  énormes 
succès  obtenus  avec  galas  au  profit  des  œuvres 
françaises  de  guerre  avec  films  Bête  Humaine  et 
Femme  du  Boulanger,  avec  concours  Son  Excel- 
lence Monsieur  de  Saint-Quentin,  Ambassadeur 
de  France.  Stop.  Grandes  Journées  françaises. 

HAKIM. 


Imp.  de  La  Cinématographie  Française,  29,  rue  Marsoulan,  Paris. 


Le  Gérant  : P.  A.  Harlb, 


FOURNITURES  GÉNÉRALES 
POUR  EXPLOITATIONS  CINÉMATOGRAPHIQUES 


E.  STENGEL 

Il  et  13  Faubourg  Saint-Martin 

PARIS  (10') 

Téléphone  : Botzaris  19-26 


charbons,  lampes  de  projection  et  d’exci- 
tation, miroirs,  objectifs  optique  supé- 
rieure, Palhéine,  huile  pour  projecteurs, 
papiers  rouleaux,  bandes-papillons,  im- 
primerie spéciale  de  tickets  d’entrée, 
films  : enlr’acle,  etc...,  film  humoristique 
pour  alerte,  pièces  détachées  Pathé,  Gau- 
mont C.  M.  et  C.  M.  C.  B. 

Scg.  29  et  Seg.  31 


AGENDAS  PRATIQUES 


Agenda  technique...  15 

Le  Mémento  3 

Insonorisation  des 

Salles 5 

Tableau  des  Recher- 
ches des  Pannes.  . . 5 


Toutes  ces  éditions  pra- 
tiques et  utiles,  sont  édi- 
tées par 

LA  TECHNIQUE 
CINEMATOGRAPHIQUE 
34,  rue  de  Londres 
Paris 


En  vente  à La  Cinéma- 
tographie Française  et 
contre  mandat. 


B 


FAUTEUILS 

. ■ , : y . 

POUR  AVOIR  LES  MEILLEURS  PRIX 
DANS  LA  MEILLEURE  FABRICATION 

CONSULTEZ  SANS  ThÉSITER 

CINÉ- SIÈGES 

45,  RUE  DU  VIVIER  à AUBERVILLIERS  (Seine) 

Téléphone:  FLANDRE  01-08  


Affiche  120  X 160  dessinée  par  Rojac 
pour  les  Distributeurs  Français 


IMPRIMÉE  PAR 


üüiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii:; 


FILMS  ALBATROS 

7,  Avenue  Vion  Whitcomb 
PARIS-16» 

Tel.  : Jasmin  18-9fi 


® 

LIBRE 

Représentant  général  pour 
Europe  Continentale 

Ernest  WETTSTEIN 

116  bis,  av.  des  Champs-Eliisces 
PARIS 

Tél.  : RAL.  34-38 

Câbles  ERWETT-PARIS 

37,  Avenue  des  Champs-Elysées 
PARIS  (VIIIe) 
Téléphone  : Balzac  40-38 
Câbles  : LEREREN-P  ARIS 

ILF09KD 

Pellicule  vierge 
Agents  Exclusifs 

WELLINGTON  & WARD  IL 

52,  rue  de  Dunkerque 
PARIS-IX* 

Tél.  : Trud.  83-82. 
Télégr.  : Wellward. 


MATERIEL,  MODERNE  - TRANSPORTS  - DOUANES 

SE 


COPY- 

1 30,  rue  Montmartre  --  Tél. . Gut  15-11 

est  ouvert  et  se  charge  tous  travaux 
machine  à écrire. 


= Travaux  machines  et  du plicateurs 


5TELLA 

= USillE  a LABRUGUIÈRE  .TARN 


ÀmMMm 

CONTROLES  AUTOMATIQUES 

39, 


avenue  George-V 

(entrée  17,  rue 
Quentin-Bauchart) 

Téléphone  : Balzac  47-95 


TRANSPORTS  EXTRA  RAPIDES  DE  FIIMS 
2. RUE  DE  ROCROY 
Trudaine  72-81  (7 

_ Permanent  nuit  et 

ni  


MICHAUX&GUERIN 


ligne*) 

jour. 


Rapid  Universal 
Transport 

Tél.  : Trud.  01-50 


TRANSPORTS 
RAPIDES  DES  FILMS 
TOUTES  DIRECTIONS 


2,  rue  Thimonnier 

PARIS  (IX*) 


'llllllllllllllllllltllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllillllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllilllllllllllllllllllim 


UNE  MARQUE  QUI  S'EST  IMPOSEE  I 


éCum  e 


3,  Rue  du  Colisée,  PARIS  — ELYsées  44-00 

LE  PROJECTEUR 

à soufflerie  incorporée 


FROID 


iSÈEm 


VICTORIA 


TOUT  MATÉRIEL  DISPONIBLE 
LIVRAISON  IMMÉDIATE 


LECT  EU  R . 

M O T E U R MONOBLOC 
SOUFFLERIE' 


Graissage  sous  pression  d’huile 

Lecteur  à tambour  rotatif 
avec  volant  de  compensation  dans  l’huile 

Obturateur  arrière  à boisseau 


Filtre  mécanique  de  Lecteur  de  son 


AGENTS 


F.  FRANÇOIS,  4,  Rue  du  Rhin,  Grenoble 
W.  DE  ROSEN,  278,  Bd  National,  Marseille 
CINE-MATERIEL,  8,  Rue  Marivaux,  Nantes 
F.  GERVAIS,  14,  Rue  Edgard-Quinet,  Alger 


SAISON  1939-40 


LA  FIN  DU  JOUR 

DERRIÈRE  LA  FAÇADE 

* 

LES  MUSICIENS  DU  CIEL 

i 

PARIS  NEW  YORK 


LE  PROGRAMME  DE  LA  SAISON  1940-41 
VA  ÊTRE  PUBLIÉ  INCESSAMMENT 


FILMSONOR,  44,  CHAMPS-ÉLYSÉES,  PARIS 


Téléphone  : ÉLYSÉES  64-3 1 


4l!llllllllllllllllllllllllll!llllllllllllllllllll!ll!llllll!lllllllllin:illllllil!IIIIINIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll!lllllll!IIIIM 


SOCIETES  EN  ACTIVITE 


27,  rue  Dumont-d’Urville,  PARIS 

Téléphone  : Kléb.  93-86 


LES  FILMS 


AV 

Société  anonyme 

122,  Champs-Elysées 

Téléph.  : Balzac  38-10  et  11 


Marcel  Pagnolj 


vous  offre  toute  une  série  de  grands  films 


13,  rue  Fortuny,  PARIS 
Téléphone  : Carnot  01-07 


44,  Champs-Elysées 
PARIS 

Elysées  64-31 

Sous  les  Toits  de  Paris, 
A nous  la  Liberté,  Le 
Grand  Jeu,  Pension 
Mimosas,  La  Kermesse 
héroïque,  Désiré,  En- 
trée des  Artistes,  La\ 
Fin  du  Jour,  Derrière 
la  Façade 


LES  FILMS  CRISTAL 

63,  Champs-Elysées,  Paris 

Téléphone  : Elysées  60-00 


Bonde  des  Heures  — Vignes  du  Seigneur 
Claudine  à l’Ecole  — Enfant  de  Troupe 
Marraine  du  Régiment  — Moulin  dans  le 
Soleil  — Héros  de  la  Marne 

Vous  Seule  que  j'aime 
Cas  de  Conscience  — Saturnin 
L’Ombre  du  2e  Bureau 
Après  IVIein  Kampf,  mes  Crimes,  par 
A.  Hitler 


LES  PRODUCTIONS 

FOX-EUROPA 


DISTRIRUTEURS  DE 


EDITIONS  EMILE  CAPELIER 


4 


PRANCINEX 


4-4  . CH  AM  PS- É LYSÉ  ES— PARI  S _ô  = 

Téléphone  : balzac  13-18  et  13-19 

FRANC  INEXS  O-PARIS 


5J 


Ad.  Tél. 


27,  rue  de  Turin,  Paris  (80 

Téléphone  : Europe  49-40 

Petite  Peste  (2.500  ni.) 

G.  Callix  - R.  Lefèvre 
IViot  de  Cambronne  (1.200  ni.),  Sacha  Guitry 

Route  heureuse  (Epoc)  (2.200) 
Edwige  Feuillère 

Jeunesse  (Epoc)  (2.600  m.),  Lisette  Lanvin 
Remarions-nous  (Epoc)  (1.200  ni.) 

Sans  Elle  (800  m.) 
Documentaires  en  600  et  800  m. 


C°f1P 


5,  avenue  Velasquez  ; 

PARIS  (80  | 

Tél.  : Laborde  88-50  j 
(6  lignes  groupées)  j 


ROBERT  JOUAT 


Les  Films  DE  KOSTER 


| 24,  rue  de  Trévise,  Paris  (90 

= Provence  38-36 

I TOUS  LES  ACCESSOIRES 
| POUR  LA  CABINE 

zCharbons  — Miroirs  — Cellules  — Lampes 
| excitatrices  et  Tambours  dentés  pour  appa- 
z reils  de  toutes  marques 


20,  boulevard  Poissonnière,  Paris. 

Téléphone  : Provence  27-47. 


UN  GOSSE  EN  OR 
TROIS  ARTILLEURS  A L'OPERA 
AMOUR  INTERDIT 
RETOUR  DE  ZORRO 
REVANCHE  DE  ZORRO 
CŒUR  DE  GOSSE 


Représentant  de 

FILMS  EMKA 

Bruxelles 


95,  Champs-Elysées 
Elysées  42-78  et  51-49 

Àd.  Tél.:  BR4UNFJLM 


c.  c.  c. 

Bordeaux 

A.  G.  L.  F. 
Marseille 

Vente 

pour  1 ’ étranger 
FRIC-FRAC 


VOUS  M’AVEZ  RIEN  A DECLARER 
LE  VEAU  GRAS 


Société  Anonyme 
79,  Champs-Elysées,  PARIS 
Téléphone  : Elysées  94-03  et  la  suite 


PARIS 

FILM 

LOCATION 


79,  CHAMPS-ÉLYSÉES 


Adr.  Télégr.  : PARIFILM 
Téléphone  : Balzac  19-45 


Représentant  de  = 


OMNIA  FILMS  Ltd 

Londres 


Vente  exclusive  des  meilleurs  filins  anglais  = 


SP  Y IN  BLACK  (Conrad: 
Veidt  et  Valéry  Hobson)  - = 
Q PLANES  (Laurence  Oli-E 
vicr  - R.  Richardson)  -E 
ROYAL  DIVORCE  (P.  Blan-  = 
ehard  - Ruth  Chatterton)  - = 
TWENTY  ONE  DAYS  (Laurence  Olivier  - V.  Leigh)  -E 
THUNDER  IN  TIIE  CITY  (Edw.  G.  Robinson)  E 


95.  Chnnips-El\ secs 
Elysées  42-78  et  51-49 


Ad.  Tel,:  BKAUNHLM 


et  des  première  parties  de  qualité 


DEMANDEZ  A 


VEDIS-FILM 


79,  Champs-Elysées,  PARIS 
Tél.  : Elysées  94-03 


TROIS  VALSES  — LOUISE 
ROSE  DE  RIO 


ri 


1,  rue  de  Berri 

Téléphone  : 
ELY  29-12  - 29-13 
Adresse  télégr.  : 
FR  ANC ANGE EX 
Distributeurs  de  : 

ALERTE 

SUR 

L’ANGLETERRE 

CHANTONS 
QUAND  MEME... 


36,  avenue  Hoche 
Paris  (8-) 


Téléphoné  : = 

Carnot  30-21  et  30-22  1 


Adresse  télégraphique  : = 
JESTICFILM  | 

PARIS  1 


Grégor  RABINOVITSCH 


présente 


Un  film  d’HENRI  DECOIN 

avec  ANDRÉ  LUGUET,  JUNIE  ASTOR  CARETTE 
JEAN  TISSIER,  CHARLES  DECHAMPS  et  SATURNIN-FABRE 


Imt  MUtHttl 


QUELQUES  OPINIONS  DE  PRESSE 


PARIS-SOIR  (Pierre  WOLFF). 


Mi- 


L’histoire  est  charmante,  bien  dialoguée  par 
chel  Duran... 

Danielle  Darrieux  s’est  montrée  adorable  de  bout 
en  bout.  Inutile  de  vanter  le  talent  de  Claude  Dau- 
phin, le  jeu  sûr  et  divers  d’André  Luguet,  le  comique 
si  fin  de  Jean  Tissier,  Carette  est  étonnant  de  vérité. 


LE  JOUR  (Jean  BARREYRE). 


Battement  de  Cœur  est  gentil,  charmant,  bien  fait, 
aussi  bien  que  les  films  américains  qui  volent  à tire 
d’aile  vers  le  conte  de  fées. 

Il  prouve  que  M.  Henri  Decoin  est  un  excellent 
metteur  en  scène,  que  Mile  Danielle  Darrieux  vaut 
toutes  ces  vedettes  d’Hollywood  qui  ont  de  l'humour, 
de  la  sensibilité  et  sont  ravissantes. 


L’INTRANSIGEANT  (Jean  ROLLOT). 


Henri  Decoin,  qui  a mis  le  film  en  scène,  y a ap- 
porté toute  la  légèreté,  toute  la  fantaisie  voulue.  Il  a 
fait  un  film  gai,  très  gai,  nouveau,  plein  de  vivacité. 
Un  film  dont  les  qualités  sont  précisément  celles  de 
Danielle  Darrieux  : la  spontanéité,  la  gentillesse,  et, 
plus  généralement,  le  talent. 


LE  TEIVSPS  (Emile  VUILLERMOZ). 


Il  y a chez  Danielle  Darrieux  une  séduction  si  ac- 
tive et  une  innocence  sans  fadeur  si  persuasive  que 
nous  ne  pouvons  pas  mettre  en  doute,  un  seul  ins- 
tant, son  honnêteté  secrète...  D’autre  part,  le  film  de 
Decoin  est  plaisant,  adroit  et  ingénieux  et  son  dialo- 
gue a de  l’esprit  et  du  rythme.  La  distribution  est  ex- 
cellente. 


LA  CINEMATOGRAPHIE  FRANÇAISE. 


Un  conte  de  fées  joué  par  des  acteurs  pleins  de 
charme  et  si  légers  qu’on  les  croit  dégagés  de  la  pe- 
santeur. Le  tout  fait  un  spectacle  ravissant  et,  je  le 
répète,  quasi  féerique.  Dialogue  preste  et  remarqua- 
ble photographie  de  Robert  Le  Fèbvre... 


L’ACTION  FRANÇAISE. 


Production  pleine  de  verve,  de  charme  et  de  fan- 
taisie, dans  laquelle  la  sensibilité  n’est  pas  exclue. 

Jamais  Danielle  Darrieux  n’a  été  plus  charmante, 
plus  gracieuse  et  plus  séduisante...  Les  spirituels 
dialogues  de  Michel  Duran  sont  admirablement  mis 
en  valeur  par  tous  les  interprètes. 


LE  FIGARO  (Jean  LAURY). 


Danielle  Darrieux  est  ravissante;  sa  grâce  apeurée 
fait  merveille  à l’écran. 


LE  MATIN  (Gilbert  BERNARD). 


Le  film  est  réjouissant  au  possible,  gai  dans  l’aven- 
ture et  assez  près  de  l’humour  américain.  La  comé- 
die est  éclairée  constamment  par  le  charme  de  la 
vedette  Danielle  Darrieux. 


LE  PETIT  JOURNAL. 


Un  véritable  régal  avec  Battement  de  Cœur,  réalisé 
par  Henri  Decoin.  Film  gai,  plein  de  charme,  de  fan- 
taisie, de  sensibilité. 


LA  LIBERTE  DU  SUD-OUEST. 


Quelle  grâce,  quelle  légèreté  ! Que  de  scènes  réelle- 
ment ravissantes  ! Comment  ne  pas  admirer  Danielle 
Darrieux  dans  son  plus  beau  film  Battement  de 
Cœur. 


LA  PETITE  GIRONDE  (B.  P.). 


Un  spectacle  ravissant.  Le  film  d’Henri  Decoin 
est,  d’ailleurs,  une  œuvre  exquise  qui  montre  (pie  ce 
metteur  en  scène  n’a  pas  fait  en  vain  un  séjour  pro- 
longé à Hollywood. 


GAZETTE  DE  LAUZANNE. 


Ce  film  léger,  fin,  au  dialogue  étincelant,  mis  en 
scène  avec  beaucoup  de  soin,  de  goût  et  d’esprit  par 
Henri  Decoin  est  une  réussite  absolue.  L’adorable 
Danielle  Darrieux  triomphe  dans  Battement  de 
Cœur.  Quelle  merveilleuse  artiste  ! Sa  jeunesse  est 
irradiante. 


LA  SUISSE  DE  GENEVE. 


Le  voilà  bien  le  film  que  tout  le  monde  aime  pour 
la  gaieté,  l’esprit,  l’entrain  cpii  le  caractérise,  et  cpii 
en  fait  un  spectacle  délassant  au  possible.  Batte- 
ment de  Cœur  est  incontestablement  une  des  plus 
belles  réussites  de  l’écran  français. 


LA  FRANCE  DE  BORDEAUX. 


Il  y a les  plus  jolies  choses  dans  ce  film  qui  nous 
transporte  dans  un  monde  léger  et  plein  d’humour. 
Voilà  bien  l’un  des  lilms  les  plus  exquisement  fran- 
çais qui  soient  sortis  de  nos  studios.  Battement  de 
Cœur  a pour  principale  interprète  Danielle  Dar- 
rieux qui  vaut  toutes  les  vedettes  d’Hollywood. 


POUR  VOUS  (Marguerite  BUSSOT). 


Henri  Decoin  nous  a donné  un  film  qui  supporte 
allègrement  la  comparaison  avec  les  meilleures  co- 
médies américaines.  Il  est  bien  construit,  soigné,  ner- 
veux et  plein  de  gags  très  drôles. 


rarmui 


GARDEE 


2Jlllllllllillllllllllllllllll!l!llllll!lllll!ll| 

E 22*  ANNEE  1 

| PRIX  t 5 Francs  | 

illllllillllllllllillllllllllllllllllllllllllllïï: 


CUVE 


LE  CINEMA  FRANÇAIS 

HEDACTIOX  ET  ADMINISTRATION  : 

29,  rue  Marsoulan,  Paris  (12') 

Adr.  Télégr.  : LACIFRAL  Paris. 


RA  HIE 


^iiiiiiiiiiiiiiitiiiiiiiiiiiiiiijniiimiiiiiië 

§§  W°  8.114  = 


Rédacteur  en  chef 


Marcel  COLIN-REVAL 


Directeur  Paul  Auguste  HARLE 


= 9 MARS  1940  § 

illllllllllllllllllllllllllHillllillüllillilll 

Téléphone  : Diderot  83-35  (3  lianes  group.) 
Compte  chèques  postaux  n°  702-06,  Paris 
Registre  du  Commerce,  Seine  n"  291-139. 

Abonnement  : 

France  : 121  fr.  20. 

Etranger  : 200  et  250  francs. 


UN  PROBLEME  PRIMORDIAL 

POUVONS-NOUS  actuelle»  produire 

DES  FILMS  DE  CLASSE  INTERNATIONALE? 


Lilian  Harvey  et  Louis  Jouvet 
dans  Sérénade, 

film  de  Jean  Boyer  qui  passe  au  Marignan. 

(Astra  Paris  Film.) 


Conversations  Franco-Britanniques 

Sir  Kenneth  Clarke  s’entretient 
avec  Maître  Henry  Thorrès 


Pendant  le  séjour  à Paris  de  Sir  Ken- 
neth Clarke,  dont  nous  avons  signalé 
l’arrivée  dans  Se  dernier  numéro,  Maître 
Henry  Torrès,  Directeur  des  Services 
« Cinéma  » au  Commissariat  Général  à 
l’Information  Française,  a eu  de  nom- 
breux entretiens  avec  son  collègue  bri- 
tannique. 

Etant  donné  Ses  idées  échangées  et  la 
parfaite  unité  de  vues  de  Sir  Kenneth 
Clarke  et  de  Maître  Henry  Torrès,  nous 
pouvons  augurer  que  seront  établies 
les  bases  d’une  collaboration  plus  étroite 
entre  les  cinémas  des  deux  Nations  al- 
liées. 

4 

Ranton  Novarro  est  à Paris 


Par  le  dernier  « Clipper  » venant  d’Holly- 
wood, Ramon  Novarro  vient  d’arriver  à 
Paris. 

Le  célèbre  artiste  est  engagé  par  la  Socié- 
té « Lumen  Films  » pour  tourner  sous  la 
direction  de  Marcel  L’Herbier  ; La  Comé- 
die du  Bonheur,  d’après  la  pièce  d’Evréïnoff 
et  Nozière,  créée  à l’Atelier  par  Charles  Dul- 
lin  et  qui  fut  jouée  huit  cenls  fois  et  traduite 
en  onze  langues. 

Les  dialogues  du  film  seront  écrits  par 
Jean  Cocteau. 


La  prospérité  passée,  présente  et  future 
du  cinéma  national  tient  dans  ce  simple 
mot  : Exporter. 

Nous  savons  que  de  grands  films  fran- 
çais sont  prêts.  Quelques-uns,  terminés  de 
justesse  avant  la  mobilisation,  comme  Piè- 
ges, d’autres  achevés  dans  leur  ultime  mon- 
tage, depuis  le  début  de  la  guerre,  comme 
Les  Musiciens  du  Ciel  ou  La  Charrette  fan- 
tôme, ont  déjà  été  montrés  au  public,  non 
seulement  parisien,  mais  à quelques  capi- 
tales étrangères...  sans  oublier  la  province 
française  où  Pièges,  notamment,  se  taille 
une  carrière  record. 

Mais  le  marché  étranger  — quoique  ré- 
tréci depuis  deux  ans  par  les  transforma- 
tions de  la  carte  européenne  — attend,  ré- 
clame de  nouveaux  films  français. 

Sur  une  production,  qui,  en  temps  nor- 
mal, se  régularisait  depuis  cinq  ans  entre 
105  et  120  films,  on  pouvait  compter  par  an- 
née sur  une  quarantaine  de  films  destinés  à 
l’Exportation,  et  sur  ces  quarante  films  an- 
nuels, sur  dix  films  de  grande  renommée, 
et  de  classe  véritablement  internationale. 

| Celte  dernière  année,  particulièrement  (je 
veux  dire  l’année  cinématographique  al- 
lant de  septembre  1938  à fin  août  1939),  la 
production  française  avait  tenu  ses  plus 
belles  promesses,  donné  ses  plus  beaux 
fruits.  Le  Festival  de  Cannes  s’était  réservé 
plusieurs  œuvres  retentissantes,  dont  La 
Loi  du  Nord,  film  de  Jacques  Feyder,  La 
Charrette  fantôme,  de  Julien  Duvivier, 
L’Homme  du  Niger,  La  France  est  un  Em- 
pire et  L’Enfer  des  Anges. 

De  ces  cinq  films,  trois  ont  été  présentés 
en  exclusivité  à Paris.  La  Loi  du  Nord  est 
en  terminaison  de  montage,  et  L’Enfer  des 
Anges  encore  retenu,  différé  devrions-nous 
dire,  par  la  Censure. 

Mais  depuis  deux  mois,  nous  avons  vu 
sortir  plusieurs  grands  films  français  : Bat- 
tement de  Cœur,  Les  Musiciens  du  Ciel,  Sé- 
rénade, Brazza. 

Et  n’oublions  pas  que  les  premiers  films 
français  qui  « osèrent  » sortir  en  plein  dé- 
but de  la  guerre  furent  Ils  étaient  Neuf  Cé- 
libataires, l’incontestable  réussite  de  Sacha 
Guitry  et  Louise  qui  fit  son  exclusivité  du- 
rant la  première  semaine  de  la  guerre.  En- 
fin, Menaces,  tourné  en  août,  terminé  en 

septembre  et  présenté  un  mois  plus  tard. 

, * 

! * * 

Il  faut  que  la  production  française  s’éta- 
blisse sur  une  économie  de  guerre. 

Sans  préjudice  pour  sa  valeur  artistique 
et  sa  classe  commerciale. 

Donc,  elle  doit  trouver  en  elle-même  ses 
ressources,  ses  inspirations  et  sa  force. 

Nous  savons  que  l’on  tient,  en  haut  lieu,  à 
ce  que  le  filin  français  retrouve  son  équili- 


bre. Nous  ne  pensons  pas,  dans  ce  cas,  que 
l’on  nous  marchande  les  facilités  d’appro- 
visionnement en  personnel,  matériaux,  ar- 
tistes... 

Car  le  film  français  s’exportera  ou  il 
mourra. 

Pour  s’exporter,  il  doit  être  à la  hauteur 
des  grands  films-leaders  qui  ont  sillonné 
le  monde. 

Il  est  utile  de  tourner  beaucoup  de  films, 
pour  répondre  aux  besoins  du  marché  inté- 
rieur, aux  demandes  de  l’Exploitation.  Mais 
l’on  ne  doit  pas  négliger  l’impérieuse  né- 
cessité de  l’Exportation  qui  exige  des  films 
d’apparence  coûteuse,  de  scénario  étudié, 
d’interprétation  remarquable  avec  des  noms 
connus  ou  au  moins  des  visages  attractifs 
dans  leur  nouveauté,  des  films  qui  apportent 
l’atmosphère  de  Quai  des  Brumes,  l’origi- 
nalité du  Carnet  de  Bal,  l’esprit  des  Perles 
de  la  Couronne,  la  force  dramatique  d’un 
Fin  du  Jour  ou  la  pureté  poétique  d’un  Re- 
gain ou  d’une  Femme  du  Boulanger 

Si  nous  ne  pouvons  plus  payer  le  prix 
exigé  par  nos  vedettes,  qu’on  en  fasse  de 
nouvelles  ou  que  les  « stars  » consentent  à 
diminuer  leurs  tarifs. 

Mais  qu’on  ne  lésine  pas,  pour  une  di- 
zaine de  grandes  productions,  sur  la  qua- 
lité de  la  photographie,  sur  l’ampleur  des 
décors,  sur  la  finesse  de  l’enregistrement 
sonore. 

Certes  la  Défense  Nationale,  l’Armée  ré- 
clament les  hommes,  et  retiennent  fort  légi- 
timement une  grande  partie  des  acteurs  et 
des  techniciens  qui,  en  temps  de  paix,  con- 
tribuaient à l’équilibre  de  notre  Production. 

Mais  nous  savons  aussi  que  de  grands 
films  interrompus  par  la  guerre,  tel  Air  Pur 
de  René  Clair,  Remorques  de  Grémillon, 
Tourelle  Trois  de  Christian  Jaque,  peuvent 
et  doivent  être  repris,  car  leur  histoire,  leur 
atmosphère,  leur  humanité  sont  sûres  ga- 
rantes de  leur  valeur  de  bonne  propagande 
hors  frontières. 

Les  films  faits  en  deux  semaines,  les  co- 
médies aimables  et  gentilles  oû  musique, 
danses  et  chants,  sourires  et  sentiment  sont 
artistement  mélangés,  n’ont  pas  de  raisons 
d’être  méprisés.  Ils  forment  ce  fond  de  films 
moyens  et  soignes  qui  a toujours  trouvé 
carrière  dans  nos  salles. 

Mais  nous  ne  devons  pas  ne  faire  que 
cela.  Ou  nous  tuerions  le  film  français  qui  a 
besoin  d’air  pour  vivre. 

Il  faut  que  les  producteurs  prennent 
exemple  sur  la  « Transcontinental  » par 
exemple,  Confiant  à Julien  Duvivier  la  réali- 
sation d’un  grand  film  cyclique  sur  la  fa- 
mille française  durant  quatre  générations. 
Unie l Père  et  Fils,  pour  lequel  d’énormes 


4 


i cuvEWCTmSRAPHiE  txxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx: 

fr£krESise 

A TRAVERS  LE  MONDE 


moyens  — pour  le  temps  présent  — ont  été 
réunis,  ainsi  que  d’excellents  comédiens. 

il  faut  que  les  Pouvoirs  Publics  ac- 
cordent au  Cinéma  — la  plus  forte  arme 
de  Propagande  d’un  pays  — quand  il 
sait  s’en  servir  — des  facilités  excep- 
tionnelles. 

On  a récemment  prononcé  le  mot  de 
« Mobilisation  » du  Cinéma. 

Eh!  bien,  pourquoi  pas!  Pourquoi  ne  mo- 
biliserait-on pas  les  cent  cinquante  ou  deux 
cents  techniciens,  artistes  et  producteurs  in- 
dispensables à la  mise  en  train  et  au  fonc- 
tionnement régulier  de  grandes  productions 
françaises  ? Toutes  réserves  faites  sur  les 
modalités  et  les  garanties  d'une  telle  mobi- 
lisation. 

* 

* * 

Le  pays  a besoin  de  devises  étrangères, 
que  les  films  lui  ont  toujours  apportées  par 
millions. 

Il  a besoin  que  le  nom  de  France  se  mêle 
dans  la  mémoire  des  nombreux  et  lointains 
amis  que  nous  possédons  à travers  la  terre 
au  souvenir  des  belles  images  lumineuses  et 
fortes  de  nos  grands  films. 

Pour  que  les  studios  tournent  de  nou- 
veaux Carnet  de  Bal,  Fin  du  Jour,  Musi- 
ciens du  Ciel,  pour  qu’ils  terminent  les 
grands  films  inachevés,  pour  qu’ils  puissent 
reprendre  la  production  d’œuvres  de  classe 
internationale  qui  affirment  dans  le  monde 
la  permanence  de  l’art  français,  donnons- 
leur  des  opérateurs  de  prises  de  vues  et  des 
ingénieurs  du  son.  Et  formons-en  d’autres... 
Donnons-leur  des  équipes  de  techniciens, 
des  scénaristes,  décorateurs,  découpeurs, 
monteurs,  photographes;  un  personnel  de 
studio  entraîné  : menuisiers,  électriciens, 
staffeurs,  enfin  quelques  grands  artistes  in- 
dispensables... et  des  travailleurs  de  labo- 
ratoire de  tirage,  etc... 

La  question  reste  donc  d’uneurgence 
capitale  : Il  faut  produire  de  grands  films 
internationaux. 

Lucie  Derain. 

-4 

Le  Réveil  des  Syndicats  du  Cinéma 


UN  PRODUCTEUR  PROTESTE 


Le  producteur  de  « Tourbillon  de  Pa- 
ris »,  M.  Georges  E.  Chevalier,  vient 
d’adresser  au  Président  de  son  Syndi- 
cat : la  Chambre  Syndicale  du  Film  Fran- 
çais, une  lettre  dont  il  a bien  voulu  nous 
donner  connaissance.  L’espace  limité  de 
notre  texte  ne  nous  permet  pas  de  re- 
produire ce  document.  Nous  le  résume- 
rons suffisamment  en  soulignant  la  re- 
marque de  M.  Georges  E.  Chevalier  au 
sujet  du  récent  débat,  ouvert  à la  Cham- 
bre, sur  l’Information  et  la  Propagande  : 

Aucune  voix  ne  s’est  élevée  pour  par- 
ler du  Cinéma,  dire  sa  détresse,  son  dé- 
sir de  vivre,  ses  possibilités  commer- 
ciales et,  une  fois  de  plus,  affirmer  qu’il 
est  un  des  plus  puissants  facteurs  de 
propagande  française. 

M.  Georges  E.  Chevalier  déplore  sur 
ce  point  « la  carence  de  la  Chambre  Syn- 
dicale du  Film  Français  ».  Il  réclame  en 
termes  énergiques  le  réveil  des  orga- 
nismes syndicaux  du  Cinéma  pour  l’ap- 
plication du  « Statut  »,  une  reprise  vi- 
goureuse de  la  production  des  films  en 
France,  une  coordination  des  activités 
des  diverses  branches  du  métier,  et  un 
emploi  effectif,  au  service  de  l’Etat  en 
guerre,  du  film  comme  moyen  de  Propa- 
gande. 


LE  FILM  FRANÇAIS  A LONDRES 

L’étrange  Monsieur  Victor 
et  Prisons  de  femmes  attirent 

le  Public 

♦ 

Deux  nouveaux  films  français  vien- 
nent d’être  projetés  à Londres.  Ce  sont 
« L’Etrange  Monsieur  Victor  » qui  a rem- 
placé « Pièges  » sur  l’écran  du  Ciné- 
phone  et  constitue  le  second  programme 
de  cette  salle  toute  neuve,  et  « Prisons 
de  Femmes  » qui  passe  à l’Embassy. 

P.  A. 


Louis  Jouvet  et  Pierre  Magnier 
dans  Untel  Père  et  Fils, 
film  de  Julien  Duvivier. 

(.Prod.  Transcontinental.  Distr.  Columbia.) 

Premières  de  Films  français 
à Zurich 

(De  notre  correspondant  particulier.) 

Ces  dernières  semaines,  de  grands  films 
français  ont  fait  leur  apparition  sur  les 
écrans  zurichois. 

Derrière  la  Façade,  très  amusant  et  bien 
joué;  Le  Jour  se  lève,  drame  d’une  concep- 
tion tragique  spéciale  (on  a surtout  apprécié 
la  musique  saisissante  et  le  jeu  de  Jean  Ga- 
bin)\  Quartier  sans  Soleil,  étude  de  mœurs 
d'une  véritable  grandeur;  la  très  spirituelle 
comédie  d’aventures  : J’étais  une  Aventu- 
rière avec  l’idole  des  Suisses  : Edwige 
Feuillère ; Une  Java,  film  sur  le  milieu,  mais 
tourné  avec  sincérité  et  tact;  Retour  à l’Au- 
be qui  a été  un  triomphe  pour  Danielle  Dar- 
rieux;  le  pins  original  des  films  de  Sacha 
Guitry  ( que  les  Suisses  aiment  pour  son  es- 
prit et  son  talent  de  comédien  et  d’auteur) 
Us  étaient  Neuf  Célibataires;  enfin,  le  grand 
film  français  Trois  de  Saint-Cyr,  qui  dé- 
chaine  l’ enthousiasme  parce  qu’il  en  est  lui- 
même  baigné. 

Il  faut  que  la  France,  pays  démocratique 
et  noble  dans  ses  pensées  et  ses  actions, 
nous  .envoie  de  nouveaux  grands  films 
reflétant  le  caractère  naturel,  l’ironie  et  la 
force  satirique  qui  sont  la  caractéristique 
de  ce  pays. 

Signalons  le  succès  formidable  d’un  film 
français,  reportage  sur  la  Défense  nationale 
française  : On  ne  passe  pas.  — Louis  B. 


EN  BELGIQUE 

Le  Congrès  de  l’exploitation 
cinématographique  de  Bruxelles 

C’est  mardi  prochain,  12  mars,  qu’aura 
lieu  à 11  heures,  une  heure  après  l’Assem- 
blée Statutaire  annuelle  de  l’Association  des 
Directeurs  de  Théâtres  Cinématographiques 
de  Belgique,  un  « Congrès  de  l’Exploita- 
tion Cinématographique  ». 

Ces  deux  manifestations,  organisées  mal- 
gré les  temps  difficiles,  sont  organisées 
dans  le  Palais  du  Centenaire  de  Bruxelles. 

Les  plus  hautes  personnalités  du  Cinéma 
belge  y viendront  représenter  leur  corpo- 
ration et  discuter  des  intéressants  problè- 
mes touchant  le  métier,  et  étudiée  par 
« l’A.  D.  T.  C.  B.  »,  notamment  en  vue  d’une 
réglementation  contre  certains  abus  prati- 
qués envers  les  directeurs  de  cinémas. 

Ce  Congrès,  qui  a lieu  en  coincidence 
avec  la  Foire  de  Bruxelles,  témoigne  d’une 
belle  activité  de  la  part  de  la  Cinématogra- 
phie belge. 

4 

Les  United  Artists 
quitteraient  l’organisation 
Hays 

New  York.  — On  annonce  la  nouvelle  du 
départ  des  « United  Artists  » (Artistes  Asso- 
ciés) de  l’organisation  Hays.  Cette  organi- 
sation, dont  le  nom  exact  est  « Motion  Pic- 
ture  Producers  and  Distributors  of  Ame- 
rica » (M.  P.  P.  D.  A.)  groupait  les  huit 
grandes  compagnies  cinématographiques 
américaines  : Coliimbia,  M.-G.-M.,  Para- 
mount,  R.  K.  O.,  20th-Fox,  United  Artists, 
Universal,  Warner. 

Ce  départ  serait  causé  par  le  fait  que  les 
« United  Artists  » auraient  vendu  des  films 
en  Italie  en  dépit  de  la  décision  prise  en 
commun  voici  dix-huit  mois  par  les  « Ma- 
jor » compagnies  de  se  retirer  du  marché 
italien  à la  suite  de  l’institution  du  mono- 
pole d’importation  des  films  étrangers. 

4 

4 films  de  propagande  réalisés 
par  le  Service  cinématographique 
des  P.  T.  T.  britanniques 

Le  Service  Cinématographique  du  Gene- 
ral Post  Office  (P. T. T.  britanniques)  qui,  au 
cours  des  années  de  paix,  réalisa  ces  remar- 
quables documentaires  comme  B.  B.  C.,  la 
Voix  de  la  Grande-Bretagne,  Night  Mail, 
North  Sea  (Prisonniers  de  la  Brume),  conti- 
nue, en  temps  de  guerre,  son  œuvre  utile 
de  propagande. 

Alberto  Cavalcanti,  qui  est  à la  tête  du  ser- 
vice cinématographique  du  G.  P.  0.,  possède 
actuellement  quatre  films  en  production. 

Le  premier  a pour  but  de  montrer  à 
l’étranger  quelques  aspects  typiques  de  la 
vie  familiale  du  peuple  britannique.  Le  se- 
cond est  un  film  de  propagande  sur  la  ma- 
rine de  guerre.  Les  deux  derniers  mettront 
en  évidence  l’étroite  collaboration  et  l’es- 
prit d’entente  qui  existent  entre  la  Grande- 
Bretagne  et  la  France.  — Pierre  A. 


5 


J/fr 

fr||^isi 


ri!MEiHmg&R/ipgiiF. 

FRffi®JSE 


ne-  xxxxxxxx 


Micheline  Presles  qui  vient  de  terminer 
Un  Soir  d’Alerte  et  tournera 

(Discina) 

dans  La  Comédie  du  Bonheur. 


“ LA  MOUSSON  ” 

sort  le  15  mars  au  Paris 


C’est  le  vendredi  15  mars  au  Paris,  à 
20  h.  30  qu’aura  lieu  la  première  de  La 
Mousson,  au  bénéfice  de  « L’Œuvre  Fran- 
çaise des  Sections  Sanitaires  du  Front  ». 

La  Mousson  est  une  puissante  production 
Twenthieth  Century-Fox,  adaptée  du  ro- 
man de  Louis  Bromfield,  par  le  réalisateur 
Clarence  Brown,  et  interprétée  par  Mirna 
Loy,  Tyrone  Power,  George  Brent,  Brenda 
Joyce.  Ce  film  est  le  seul  rival  en  Améri- 
que de  Autant  en  emporte  le  Vent  tout 
comme  le  livre  de  Bromfield  l’est  du  livre 
Aidant  en  emporte  le  Vent  de  Margaret  Mit- 
chell. 

4 

La  Production  britannique 

se  régularise 



1 La  Cie  Britisli  National  commence 
aux  studios  de  Denham  la  production  d’un 
grand  film  intitulé  Gaslight  (Eclairage  au 
Gaz)  dont  l’action  évoquera  la  période 
« victorienne  » quand  Londres  ignorait  en- 
core l’électricité.  Diana  Wynyard  et  Anton 
Walbrook  seront  les  vedettes  de  ce  film  que 
réalisera  Thorald  Dickinson. 

! Sous  le  titre  For  Freedom  (Pour  la  Li- 
berté), Maurice  Elvey  et  Castleton  Knight 
(ce  dernier  producteur  de  Gaumont-Britisli- 
News),  réalisent  un  film  dont  l’action  com- 
mence dans  le  bureau  d’une  firme  d’actuali- 
tés cinématographiques  juste  avant  Munich 
et  se  termine  avec  l’affaire  du  Graf  Spee. 

■ On  vient  de  commencer  à Londres  la 
réalisation  de  Pastor  Hall,  film  hasé  sur  la 
tragique  aventure  du  Pasteur  allemand  Nie- 
mœller,  persécuté  par  les  Nazis.  La  distribu- 
tion de  ce  film,  qui  est  tourné  aux  studios 
de  Twickenham  et  Highbury,  comprend  les 
noms  de  Wilfrid  Lawson,  Sir  Seymour 
Hicks  et  Nova  Pilbean. 

■ R.  K.  O.  Radio  va  installer  une  société 
complète  de  production  en  Angleterre,  que 
dirigera  le  metteur  en  scène  américain  Wil- 
liam Sistrom.  — P.  A. 


L’incendie 

n’empêcher] 

LES 


des  sti  s Pathé  de  JriHtte 
pas  l’acîsiité  de  Pathé  Ciné» 

POSTES  MOTEURS  SONT  INTACTS 


On  sait  que  jeudi  dernier,  29  février, 
dans  l’après-midi,  le  feu  a éclaté  aux 
studios  Pathé-Cinéma  de  Joinville;  nous 
sommes  allés  voir  sur  place  le  résultat 
de  cet  incendie  qui  a détruit  toute  la  car- 
casse des  plateaux  A,  B,  C,  E,  F,  G,  soit 
tous  les  bâtiments  de  gauche  où  se  trou- 
vaient les  deux  grands  studios  commu- 
nicants. Précisons  que  ces  studios 
étaient  vides  et  sans  décors. 

Plusieurs  grands  bâtiments  impor- 
tants, notamment  la  Centrale  Elec- 
trique, les  magasins  de  décors,  la  menui- 
serie n’ont  nullement  été  touchés.  De 
plus,  le  plateau  D,  situé  en  retrait  des 
pavillons  administratifs,  est  intact. 

Toutes  les  caméras  avaient  été  heu- 
reusement retirées  des  plateaux,  alors 
inoccupés,  et  seules,  des  têtes  d’appa- 
reils Debrie,  ont  été  détruites,  mais  ce 
qui  reste  des  nouveaux  Debrie  et  des  ap- 
pareils de  mixage  pourra  être  rapide- 
ment réparé  et  mis  en  ordre  de  marche. 

En  résumé,  Pathé-Cinéma  continue  à 
fonctionner  avec  le  Plateau  D de  Join- 
ville, et  les  deux  studios  de  la  rue  Fran- 
cœur,  dont  un,  le  grand  plateau,  est  de 


{Photographie  Pathé-Studios.) 

Un  aspect  des  Studios  brûlés. 

N°  60.610 

briques  et  que  l’on  étudiera  la  recons- 
truction de  ces  studios  considérés 
comme  parmi  les  meilleurs  de  France. 

La  Société  Pathé-Cinéma  nous  adres- 
se une  lettre  nous  demandant  de  signaler 
que  l’incendie  des  studios  n’entravera 
en  rien  son  activité,  notamment  en  ce 
qui  concerne  la  distribution  des  films. 


Une  vue  d’ensemble  des  Studios  Pathé-Cinéma  de  Joinville. 


La  partie  entourée  de  blanc  i 

belles  dimensions.  Aucun  poste  moteur 
des  studios  de  Joinville  n'ayant  été 
touché,  on  peut  dès  maintenant  repren- 
dre le  travail,  tandis  que  l’on  déblaiera 
les  monceaux  de  ferraille  noircie  et  de 


digue  les  bâtiments  incendiés. 

N°  60.611 

leur  tirage,  et  la  confection  du  Pathé- 
Journal.  Voilà  qui  est  fait. 

Malgré  l’incendie,  les  studios  Pathé- 
Cinéma  restent  ouverts  et  s’organisent 
dès  maintenant  pour  travailler.  — L.  D. 


De  nouveaux  Films  français  sont  autorisés 

Après  « La  Bête  humaine  »,  « Le  Der- 
nier Tournant  » et  « La  Maison  du  Mal- 
tais »,  la  Censure  vient  d’autoriser  « Le 
Veau  gras  »,  « Rappel  immédiat  »,  « La 
Règle  du  Jeu  »,  « Le  Ruisseau  »,  la  co- 
médie « Une  de  la  Cavalerie  » et  le  film 
américain  « Quatre  Hommes  et  une 
I Prière  ». 


Une  nouvelle  salle  à Alger 

Le  PARIS 


1 Une  nouvelle  salle,  « Le  Paris  »,  va 
naître  en  plein  rentre  élégant  d’Alger,  rue 
d’Isly. 


6 


♦ ♦♦♦.*♦****♦  ♦♦  ♦♦ 


ntimm  ciine 


RAPMIE 

SE 


♦♦♦♦♦♦♦  ♦♦♦♦♦♦♦ 


DANS  L’EXPLOITATION 


LA  PREMIÈRE  SEANCE  C0IP0RAT1VE 
DONNEE  DEPUIS  LA  8UERRE  A NANCY 


PIÈGES  fait  des  Recettes  record 
à Rouen 


M.  André  Pontet,  directeur  des  « Sélec- 
tions Cinégraphiques  »,  a convié  le  27  fé- 
vrier dernier  tous  les  exploitants  de  la  ré- 
gion à une  vision  privée  qui  a pris  figure 
d’événement  : c’était  la  première  manifes- 
tation corporative  depuis  les  hostilités.  Une 
nombreuse  et  sérieuse  assistance  s’y  pres- 
sait dans  laquelle  on  remarquait  les  prin- 
cipaux directeurs  non  mobilisés  de  l’Est. 

Les  films  présentés  : Le  Chemin  de  l’Hon- 
neur (Prod.  : H.  Garat),  au  sujet  passion- 
nant et  viril;  Narcisse  (Gray-Films),  fan- 
taisie comique  traitée  avec  prestesse,  à la 
manière  américaine. 

Félicitons  sans  restriction  M.  Pontet  pour 
ce  premier  coup  de  gong!  Depuis  la  guerre, 
l’agence  Pontet  a continué  à fonctionner 
dans  un  équilibre  parfait  et  ce,  malgré  les 
difficultés  du  moment  et  de  notre  zone... 
C’est  un  bel  exemple. 

M.  J.  Relier. 

B A noter  que  : L’agence  Fox-Films  de 
Strasbourg  a été,  depuis  le  premier  jour  de 
la  mobilisation,  transférée  à Nancy,  dans 
l’ancienne  agence  G.  F.  F.  A.  M.  Parsy  con- 
tinue à en  assumer  la  direction  avec  le  zèle 
qu’on  lui  connaît.  — M.  J.  K. 


Pièges,  qui  passe  au  Normandy  de  Rouen, 
vient  de  réaliser  la  plus  forte  recette  de  ce 
cinéma  depuis  la  guerre  : 64.000  francs. 

Après  Paris,  Toulouse  et  Rouen,  Pièges 
continuera  son  tour  de  France  des  fortes 
recettes. 


Tourbillon  de  Paris 

Mona  Goya,  Marthe  Mussine,  Jean  Tissier 
Pierre  Feuillère,  Marcel  Vallée. 
(Production  Rav  Ventura.) 


VICTOIRE  DU  CINEMA  NORD-AFRICAIN 

Les  Cinémas  de  Sidi- Bel- Abbés  obtiennent  gain  de  cause 
contre  un  Arrêté  municipal 


Un  cas  tout  à fait  spécial,  qui  a été 
tranché  en  conseil  de  préfecture,  s'est 
produit  dernièrement  à Sidi-Bel-Abbès. 
où  l’exploitation  cinématographique,  con- 
sidérée sûrement  par  la  Municipalité 
comme  une  poule  aux  œufs  d’or,  a eu  le 
courage  de  faire  front  contre  un  arrêté 
municipal  augmentant  arbitrairement  les 
tarifs  de  présence  dans  les  salles,  des 
pompiers  et  agents  de  police. 

C’est  ainsi  que  jusqu’en  1929,  le  ser- 
vice quotidien  d’un  agent  de  police  ou 
d’un  pompier  était  taxé  à 10  francs  par 
séance  pour  être  ensuite  fixé  à 13  francs- 
Etant  donné  que  les  différents  cinémas 
de  Sidi-Bel-Abbès  font  respectivement 
onze  séances  par  semaine,  la  dépense 
totale  pour  chaque  salle  se  montait  heb- 
domadairement à : 

fr. 

pour  le  pompier,  11  séances  à 13  fr. 

soit  143 

pour  l’agent,  un  forfait  de  4 séan- 
ces à 13  fr.,  soit  52 


ni  plus  ni  moins,  que  de  subir  les  tarifs 
suivants  : 


Pompiers 


fr. 


7 soirées  de  4 heures  à 6 francs 

l’heure,  soit  168 

4 matinées  de  4 heures  à 5 francs 

l’heure,  soit  80 


soit  au  total  248 

Agents  de  police  : 

fr. 

même  tarif,  soit  248 

ce  qui  aurait  fait  par  semaine, 


soit  au  total  par  semaine  195 

Mais  la  Municipalité,  en  quête  de  gros 
sous,  pensa  que  cette  dépense  était  in- 
fime pour  les  directeurs  de  salles  et, 
quoique  les  circonstances  actuelles  ren- 
dent malheureusement  extrêmement  pré. 
caire  l’exploitation  cinématographique, 
elle  décréta  tout  à coup  une  augmenta- 
tion telle  que  tous  les  exploitants  la  re- 
fusèrent catégoriquement.  Il  s’agissait 


au  total  496 

c’est-à-dire  une  augmentation  sur 

l’ancien  tarif  de  301 

Chaque  salle  aurait  donc  dû  subir  une 
augmentation  annuelle  de  15.652  francs. 
La  ville  de  Bel-Abbès  comptant  quatre 
salles,  ces  dernières  allaient  donc  enri- 
chir la  caisse  municipale  de  103.168  fr. 
par  an,  au  lieu  de  40.560.  Mais  la  clair- 
voyance de  M.  le  Préfet  d’Oran  leur  ac- 
corda gain  de  cause. 

Félicitons  les  exploitants  de  Sidi-Bel- 
Abbès  de  la  bonne  entente  qu’ils  ont 
montrée  dans  la  défense  de  leurs  inté- 
rêts corporatifs  et  remercions  M.  le  Pré- 
fet d’Oran  d’avoir  bien  voulu  apporter  la 
sûreté  de  son  jugement  impartial. 

Puni  Saffar. 


A Lyon,  les  soirées  de  Gala 
se  succèdent 


La  première  de  Tourbillon  de  Paris  a été 
donnée  au  Pathé-Palace  au  profit  de  l’Œu- 
vre du  Vestiaire  des  Enfants  évacués.  Un 
grand  nombre  de  personnalités,  parmi  les- 
quelles on  remarquait  plus  particulièrement 
Mme  et  M.  Bollaert,  Préfet  du  Rhône,  et  Mme 
Edouard  Herriot,  assistaient  à la  présenta- 
tion du  film  de  Ray  Ventura. 

La  réussite  de  cette  soirée  de  bienfaisance 
a dépassé  tous  les  espoirs  des  organisateurs 
et  le  chiffre  de  recettes  fut  parmi  les  plus 
élevés  qu’ait  réalisés  le  Pathé-Palace. 

Après  cette  première,  Tourbillon  de  Pa- 
ris passe  avec  un  grand  succès  sur  l’écran 
du  Majestic. 

A la  Scala,  le  l®r  mars,  à 17  heures,  M.  Sa- 
cha Guitry  est  venu  présenter  et  commenter 
son  admirable  film  : Ceux  de  chez  nous  et 
a interprété  avec  Mme  Geneviève  Guitry 
deux  comédies. 

Les  horaires  d’avant-guerre  ont  été  réta- 
blis par  arrêté  préfectoral  et  l’exploitation  a 
repris  sa  marche  normale.  — Jean  Clère. 


Les  Mesures  de  Sécurité  des  Cinémas 
sont  renforcées 


L’Activité  des  Salles  Gaumont 


I,a  Société  Nouvelle  des  Etablissements 
Gaumont  poursuit  son  effort  et,  malgré  la 
guerre,  ses  salles  fonctionnent  aussi  bien  à 
Paris  qu’en  province. 

Ses  deux  cinémas  d’exclusivité  : le  Coli- 
sée et  le  Madeleine  passent  actuellement 
deux  grands  succès. 

Au  Madeleine,  Battement  de  Cœur  rem- 
porte un  triomphe  tout  à fait  mérité. 

Au  Colisée,  Les  Musiciens  du  Ciel,  de  G. 
Lacombe  et  R.  Lefèvre,  fait  honneur  à la 
production  française  et  prouve  qu’avec  de 
bons  scénarios  et  une  réalisation  artistique 
on  fait  toujours  de  très  bons  films. 

Au  Gaumont-Palace,  malgré  les  événe- 
ments, la  Société  Nouvelle  des  Etablisse- 
ments Gaumont  a voulu  que  sa  formule 
attractions  et  orchestre  continue,  et  c’est  le 
seid  cinéma  qui  occupe  actuellement  qua- 
rante musiciens. 

Sa  plus  belle  salle  de  Province,  l’Olympia, 
de  Bordeaux,  un  des  fleurons  de  la  couronne 
S.N.E.G.,  refait  entièrement  à neuf  avant  la 
guerre,  bat  tous  les  records  de  recettes  avec 
Battement  de  Cœur.  Tempête , L’Emigrante. 

La  Société  Nouvelle  des  Etablissements 
Gaumont  continuera  ses  elforts  pour  une 
exploitation  soignée  appuyée  sur  les  meil- 
leurs films  français. 


Les  mesures  de  sécurité  dans  les  salles  de 
spectacles  consacrées  à la  projection  ciné- 
matographique à Paris  et  dans  le  dépar- 
tement de  la  Seine  étaient  jusqu’à  pré- 
sent réglementées  par  une  Ordonnance  du 
Préfet  de  Police  (dont  la  dernière  en  date 
est  celle  encore  en  application  du  1er  jan- 
vier 1927)  et  par  la  mise  en  œuvre  d’une 
réglementation  plus  générale  édictée  à l’ap- 
pui d’une  circulaire  du  Ministère  de  l’In- 
térieur en  date  du  29  novembre  1935. 

Signalons  qu’une  nouvelle  réglementation 
est  en  préparation  qui  doit  sortir  à bref  dé- 
lai sous  forme  de  décret-loi  émanant,  ainsi 
que  celle  de  1935,  de  la  Direction  de  la  Sû- 
reté Générale  au  Ministère  de  l’Intérieur. 


A l’usage  des  heureux  Directeurs  qui  vont  passer 

"APRÈS  MEIN  KAMPF,  M 5 CRIMES 

par  ADOLF  HITLER" 

QUELQUES  PHRASES 

PUBLICITAIRES 

POUR  LA  GRANDE  PRESSE 


Le  premier  grand  film  français 
tourné 

depuis  la  guerre 

Adolph  Hitler,  son  passé, 
sa  vie  intime  ! 

Hitler,  ce  champion  du  racisme 
qui  ignore 

son  véritable  nom  ! 

Hitler  est-il  juif  ? 

Voyez  la  troublante  réponse 
dans  “ Après  Mein  Kampf,  Mes  Crimes 
par  Adolf  Hitler 

Quelle  est  la  vie  sentimentale 
d Adolf  Hitler  ? 

Le  moment  est  venu  de  faire  sur  la  personne 
d’Adolf  Hitler 

les  révélations  inouïes  que  lui  épargnait 
son  immunité  de  Chef  d’Etat 


Adolf  Hitler  en  pantoufles  ! 

Une  production  dramatique  de  classe 
avec  Line  Noro- Roger  Karl 
et  1 5 autres  vedettes 

Adolf  Hitler 
est-il  le  fils  d’un  bâtard  ? 

Vous  serez,  tour  à tour,  ému,  amusé, 
bouleversé,  devant  les  révélations  du  film 
“Après  Mein  Kampf’’... 

Fait  sans  précédent  ! 

Son  Eminence,  le  Cardinal  Verdier, 
paraît  en  personne  dans  “Après  Mein  Kampf”... 
pour  stigmatiser  la  barbarie  du  racisme 
et  les  persécutions  religieuses 

La  vérité  sur  Adolf  Hitler 
enfin  révélée 

Les  dessous  de  la  Gestapo 
mis  en  pleine  lumière  ! 


Téléphone  : Elysées  60-00 
Télégr  : FILMCRISTA 


LES  FILMS  CRISTAL 


63,  CHAMPS-ELYSEES, 
PARIS 


ASTRA  PARIS  FILMS 

3,  RUE  TROYON,  PARIS-XVII* 

Téléphone:  ÉTOILE  06-47 


LES  CHIFFRES  PARLE 


Avec  Sérénade  le  MARIGNAN  retrouve  ses  grosses 
recettes  du  temps  de  paix.  Première  semaine  : 28-2  au  5-3  : 

237.040  francs  de  recettes. 


LA  PRESSE  VOUS 


FAF5S-SOIR.  — />.  Wolff. 

Sérénade  est  un  film  ravissant,  impre^ 
sie.  Le  mouvement  de  ce  film,  grâce  à l’adr' 
Boyer,  ne  ralentit  pas  une  seconde. 

L’ŒUVRE.  — Chabannes. 

ldi  film  somptueux  et  ten( 
parfait. 

CSNEMONDE.  — U.  Bessy. 

Sérénade  est  un  film  îiT 
Dans  ce  film  aux  images^ 
gue  si  juste  et  sjjçoloré.  la  grande 
Schubert  et  cel^^lj^^^ethoven,  don 
grandiose  et  m;J 


LE  JOUR.  R. 

Il  y a trois  él? 

La  musique  de  Sehube 
jadis. 


et  de  poê- 
le Jean 


.l’une  grâce  rrffe  et  d’un  goût 


q ualité. 

jcées  et  si  douces,  au  dialo- 
e est  la  musique.  Celle  de 
i rencontre  est  émouvante, 


ce  film  auxquels  on  ne  résiste  pas  : 
nosphère  de  Vienne,  les  élégances  de 


j a ma 
avec  bor 
son  talent 


Moirinat. 

re  grande  joie,  nous  avons  retrouvé  dans  Sérénade 
Harvey,  plus  blonde  et  plus  mince  aussi  que 
h g de  ce  film  bien  fait,  bien  soigné,  elle  prodigue 
ans  un  de  ces  rôles  d’enfant  terrible  où  elle  excelle, 
de  et  divers  de  comédienne,  de  chanteuse  et  de  balle- 


rine : elle  est  exquise. 

R VOUS.  — M.  Bussot. 

Sérénade  est  un  très  joli  film,  plein  de  poésie  et  de  charme. 
f\  des  trouvailles  excellentes,  comme  celle  où  Schubert  rencontre 
Êthoven.  Liban  Harvey  est  charmante.  Bernard  Lancret  est  un 
Schubert  plein  de  tact,  timide  et  gauche  à souhait.  Quant  à Jouvet, 
il  est  tout  simplement  admirable. 

LA  CINEMATOGRAPHIE  FRANÇAISE.  — L.  Derain. 

Voici  certainement  le  plus  joli  film  musical  réalisé  en  France 
de  longtemps,  Il  raconte  quelques  moments  de  la  vie  de  Schubert. 
Il  est  tendre,  mélancolique,  spirituel  et  somptueux.  Sérénade  con- 
tient en  plus,  un  souffle  pur  et  beaucoup  de  grâce  et  de  noblesse. 
Bravo  ! 


9 

SH  TITIIIITIH  HT  33 


Les  Filins  commencés 
cette  semaine 

9.  LE  COLLIER 

DE  CHANVRE 


(Le  Mystère 

du  Bois  Bellot) 


Auteur  : La  Faurie. 

Adaptation  : Albert  Guyot. 

Dialogues  : Léopold  Mar- 
chand. 

Réalisateur  : Léon  Mathot. 

Chef-opérateur  : Marcel  Lu- 
cien. 

Opérateur  : Sain. 

Décors  : Tony  Brouqnière. 

Régie  artistique  : Laurent. 

Musique  : Jean  Renoir. 

Ingr.  du  son  : Hawadier. 

Photographe  : Gravot. 

Studios  : François-Icr. 

Enreg^str.  : Optiphone. 

Script-girl:  Marcelle  Hochet. 

Maquilleur  : Raffa. 

Monteuse  : Mme  Beangé. 

Interprètes  : André  Luguet, 
Jacqueline  Delubac,  Annie 
Vernay,  Georges  Lannes, 
Marcel  Carpentier,  Marthe 
Mellot,  Escoffier,  Mattler, 
Suzanne  Guémard. 

Dir.  de  prod.:  Jacques  Vitry. 

Prod.  : C.  F.  G. 

Distr.  : C.  F.  C. 

Epoque  : Contemporaine. 

Cadre  : La  province  anglaise 
dans  le  Middlesex. 

Sujet  : « Le  Collier  de  Chan- 
vre »,  ancien  boxeur,  con- 
damné à mort  pour  un 
meurtre  duquel  il  est  inno- 
cent, sera  sauvé  en  trois 
jours  par  Anthony  Geth- 
ryn,  ancien  chef  de  la  po- 
lice ayant  démissionné 
pour  se  marier,  et  qui  re- 
prend du  service  pour  dé- 
brouiller cetle  mystérieuse 
affaire. 

Commencé  le  4 mars  1940. 


10.  ELLES  ETAIENT 
DOUZE  FEMMES 


Auteur  : Yves  Mirande. 

Dialogues  : Yves  Mirande. 

Réalisât.  : Georges  Lacombe. 

Chef-opérateur  : Arménise. 

Opérateur  : Pierre  Montazel. 

Décors  : André jeeff. 

Photographe  : Sam  Lé  vin. 

Studios  : Buttes-Chaumont. 

Enregistr.  : Radio-Cinéma. 

Script-giM  : Jacqueline  Au- 
dry. 

Maquilleuse  : Paul  Clazel. 

Monteuse  : Mme  Danis. 

Interprètes  : Gaby  Morlay, 
Betty  Stockfeld,  Simone 
Berriau,  Simone  Renant, 
Nina  Myral,  Micheline 
Presles,  Primerose,  Blan- 
chette  Brunoy,  Pâmé  la  Stir- 
ling, Mila  Par  élu,  Marion 
Deibo. 

Dir.  de  prod.  : Arys-Nissotti 
et  Pierre  O’Connell. 


U PRODUCTION  FRANÇAISE 

CETTE  SEMAINE  ON  TOURNE  S FILMS 
DONT  2 NOUVEAUX 


BUTTES-CHAUMONT 
La  Grande  Leçcra. 

Réal.  : Robert  Péguy. 

Ved.  : Alerme,  Lecourtois,  Ro- 
ger Tréville,  François  Périer, 
Claude  May,  Suzanne  Dantès. 

Décors:  Un  grand  décor  d’im- 
meuble du  Boulevard  Suchet, 
une  caserne,  une  popote  d’esca- 
drille. 

Tournage  : 3e  semaine. 

Prod.  : D.U.C. 

Elles  étaient  Douze  Femmes. 

(Voir  films  commencés). 

Prod.  : Régina. 

L’Empreinte  du  Dieu. 

Léonide  Moguy  a terminé  les 
prises  de  vues,  des  intérieurs. 
Prod.  : Zama. 

NEUILLY 
Le  Diamant  noir. 

Le  décor  n’étant  pas  tout  à 
fait  prêt,  les  prises  de  vues  ne 
commencent  que  samedi  9 mars. 
Prod.  : Minerva. 

PATHE-FRANCŒUR 

Hitler  m’a  dit. 

Robert  Alexandre  termine  le 
montage  et  les  raccords  de  ce 
film. 


BILLANCOURT 
Faut  ce  qu’il  faut. 

Réal.  : René  Pujol. 

Ved.  : Larquey,  Toutain,  Jean 
Tissier,  Marguerite  Pierry,  Ma- 
rie Bizet,  Déva  Dassy. 

Décors  : Une  teinturerie  avec 
la  rue  dans  laquelle  elle  est  si- 
tuée. Très  grand  décor  en  com- 
plexe. 

Tournage  : 2e  semaine. 

Prod.  : Vondas. 

■ On  prépare  : VoSpone. 
Prod.  : Ile  de  France  Film. 

C.  M.  C.-NICE 
Untel  Père  et  Fils. 

Réal.  : J.  Duvivier. 

Ved.  : Louis  Jouvet,  Michèle 
Morgan,  Raimu,  C.  Darfeuil,  Re- 
née Devi  11ers,  Lucien  Nat,  Suzy 
Prim,  Le  Vigan,  Ginette  Maddie, 
Madeleine  Sylvain. 

Tournage  : 9"  semaine. 

Prod.  : Transcontinental. 

FRANÇOIS-ler 

Un  Soir  d’ Alerte  est  terminé. 
Prod.  : Flag. 

Le  Collier  de  Chanvre. 

(Voir  films  commencés). 
Tournage  : F'  semaine. 

Prod.  : C.  F.  C. 


1).  Darrieux  et  Cl.  Dauphin 
dans  Battement  de  Cœur, 
film  de  H.  Decoin. 

(Prod.  Ciné-Alliance.) 


Prod.  : Régina. 

Distr.  : Filmsonor. 

Vente  : Francinex. 

Epoque  : Pendant  cette 
guerre. 

Cadre  : Un  élégant  apparte- 
ment parisien. 

Sujet  : La  vie  de  douze  fem- 
mes du  monde,  pendant  la 
guerre  actuelle,  préoccu- 
pées de  leur  rôle  social  et 
charitable. 

Commencé  le  6 mars  1940.  -, 


Les  Oreilles  ennemies 
vous  écoutent 

C'est  sous  ce  titre  évo- 
cateur que  la  Compagnie 
Française  Cinématographi- 
que réalisera  prochaine- 
ment un  film  de  propagande 
nationale. 


AU  MONTAGE 


Un  Soir  d’Alerte  est  terminé. 
Jacques  de  Baroncelli  a donné, 
avant  le  dernier  tour  de  mani- 
velle, une  amicale  réception 
conviant  la  Presse  autour  de 
ses  principaux  interprètes  : Jo- 
séphine Baker,  Lucien  Baroux, 
Gabrielle  Dorziat,  Georges  Mar- 
chai. On  regrettait  l’absence  de 
Marguerite  Pierry,  Saturnin-Fa- 
bre,  Aimos  et  Donnio.  Mais  la 
charmante  MieheMne  Presle, 
jeune  première  du  film,  ne  man- 
quait pas  à cette  cordiale  réu- 
nion. 

Un  Soir  d’Alerte  est  au  mon- 
tage. C’est  une  production 
« Flag  Film  » dirigée  par  Simon 
Schiffrin  et  distribuée  par 
S.E.D.I.F. 


Maurice  Tourneur 
va  réaliser  V0LP0NE 


Dans  quelques  jours,,  exac- 
tement le  3.4  mars,  Maurice 
Tourneur  commencera  les  pri- 
ses de  vues  de  « Volpone  »,  la 
célèbre  pièce  de  Jules  Ro- 
mains et  Stéfan  Zweig,  ins- 
pirée de  l’œuvre  de  Fauteur 
anglais  Ben  Jonson. 

La  distribution  groupera 
Harry  Baur,  Louis  Jouvet, 
Charles  Dullin,  Fernand  Le- 
doux  de  la  Comédie-Fran- 
çaise, et  Mmes  Jacqueline 
Delubac  et  Marion  Dorian.  La 
musique  sera  de  Marcel  De- 
larcnoy  et  les  décors  de  Jean 
Ferrier,  Barsacq  et  Gut.  Pro- 
duction : Ile  de  France  Film. 
Le  film  sera  tourné  aux  stu- 
dios de  Billancourt. 


ON  ANNONCE 


Gestapo,  de  Marcel  Allain, 
adapté  par  Pierre  Véry  et  dia- 
logué par  Pierre  Laroche,  sera 
le  prochain  film  de  Jean  Dré- 
ville. 

Commissariat  de  Police 

sera  un  drame  se  déroulant  dans 
le  milieu  de  la  Police  Judiciaire, 
dont  lé  scénario,  signé  de  Bené 
Dupuy,  est  fait  par  une  haute 
personnalité  de  la  Police  pari- 
sienne, dissimulée  sous  ce  pseu- 
donyme. Jean  Delannoy  mettra 
ce  film  en  scène. 

Soldats  sans  Uniforme,  de 

Maurice  de  Canonge,  dont  nous 
avons  annoncé  dernièrement  la 
prochaine  réalisation,  sera  dia- 
logué par  Simon  Gantillon.  La 
réalisation  aura  lieu  dans  deux 
semaines.  Le  film  porte  en  sous- 
titre  : « Ceux  du  Contre-Espion- 
nage ». 

Quelque  Part  en  France 

(Le  Coq  a des  Ailes)  est  en  pré- 
paration à la  FO.RE.FI  Henri 
Florez,  qui  vient  de  terminer 

Symphonie  éternelle  et  Mada- 
me France,  travaille  au  décou- 
page de  ce  film  à la  gloire  de 
l’aviation  française. 


SYRIE  - LIBAN 

LEVANT-FILMS 
8,  rue  Georges-Picot 
BEYROUTH 


Se  propose  de  distribuer 
des  films  français  en  Sy- 
rie et  au  Liban. 

Se  charge  également  de 
représenter  Maisons  Fran- 
çaises d’appareils  sonores. 
Très  sérieuses  références. 


10 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


CINEftdSmRAPHliE 

FRIJJffe'JSE 


ANALYSE  ET  CRITIQUE  RES  FILMS 


La  France  est  un  Empire 

Grand  reportage  (G) 


Sur  le  Plancher  des  Vaches 

Comédie  d’aviation  (G) 


Origine  s Française. 
Réalisation  : Gaston  Chelle. 
Hervé  Missir,  Georges  Bar- 
rois,  Raymond  Méjat,  Ray- 
mond Persin. 

Auteur  : Jean  d' Agraires. 
Comment.:  Emmanuel  Bonrcier. 
Dessins  et  cartes  animés  : 
Etienne  Laitier  et  Henri  Sar- 
rade. 

Musique  : Van  Hoorebecke. 
Les  Voix  : Jacques  Breteuil. 
Claude  Darget,  Henri  Garden, 
Maya  Noël. 

Enregistr.  : Radio-Cinéma. 

Ing.  du  son  : André  Caillot  et 
René  Longe. 

Prod.  : Ciné-Reportage  Réalités. 

Edition  : J).  P.  F. 


Le  tableau  multiple  de  notre 
Empire  français  est  enclos  dans 
cet  admirable  film  qui,  modes- 
tement, s’intitule  : Reportage,  et 
qui  a la  puissance  et  le  fini  d’un 
grand  drame  vécu. 

La  France  est  un  Empire  est 
composé  de  nombreux  docu- 
ments, véritables  films  intrinsè- 
ques, tilmés  avec  un  plan  d’en- 
semble, par  chacun  des  repor- 
ters dont  nous  donnons  les 
noms  à la  ligne  des  réalisateurs. 

C’est  ainsi  que  Gaston  Chelle, 
le  grand  opérateur  de  reporta- 
ges, disparu  il  y a quelques 
mois,  s’était  réservé  l’Afrique 
du  Nord,  Hervé  Missir  avait 
« tourné  » l’Indochine,  Georges 
Barrois  filma  les  images  de  Ma- 
dagascar et  de  la  Réunion,  puis 
les  vues  de  la  Côte  Française 
des  Somalis,  Raymond  Méjat  fut 
l’auteur  du  film  de  la  Guyane  et 
des  Antilles,  et  André  Persin 
tourna  en  Afrique  noire  (Occi- 
dentale et  Equatoriale) 

Ainsi  se  trouve  presque  mi- 
raculeusement décrit  dans  un 
film  de  long  métrage,  mais  sans 
longueurs,  l’Empire  français, 
avec  ses  possessions,  ses  peu- 
ples jaunes,  noirs,  soumis  à no- 
tre civilisation  et  à notre  colo- 
nisation humanitaire. 

Le  film  conçu  et  monté  ma- 
gistralement définit  l’historique 
des  premières  possessions  fran- 
çaises, celles  que  nous  avons 
perdues,  celles  que  nous  avons 
conservées  et  aménagées. 

Après  l’histoire  du  passé, 
l’histoire  du  présent  : la  tâche 
sanitaire  magnifique,  les  œu- 
vres prophylactiques,  les  mis- 
sions religieuses  et  les  missions 
militaires,  l’œuvre  d’édifica- 
tion, de  construction  et  de  tra- 
vail de  la  France  se  trouvent 


ainsi  exposées  dans  une  suite 
de  lumineuses  et  parfaites  ima- 
ges qui  vont  des  hôpitaux  du 
Gabon  aux  écoles  de  l’Indo- 
chine, des  sucreries  des  Antil- 
les aux  artisanats  malgaches  et 
des  villes  modèles  marocaines 
aux  ports  somalis,  au  chemin 
de  fer  qui  sillonne  les  déserts, 
aux  ouvrages  pacifiques  ou  dé- 
fensifs... 

Toute  l’œuvre  civilisatrice, 
humaine  et  généreuse  de  la 
France,  qui  conserve  les  tradi- 
tions, les  langues  et  les  usages 
indigènes,  et  assure  aux  hom- 
mes de  son  Empire  bienveil- 
lance et  sécurité  à l’abri  du 
drapeau  tricolore,  tout  l’effort 
de  notre  pays  est  démontré  dans 
ce  film  très  bien  réalisé,  monté, 
dialogué  et  « dit  » avec  une 
sobriété  convaincante.  Les  scè- 
nes remarquables  abondent; 
l’œil  est  étonné,  l’esprit  comblé. 
Voilà  un  grand  film  qui  mesure 
la  valeur  française  et  reste  à 
son  niveau. 


Al.  Prestes  et  G.  Marchai 
les  jeunes  premiers 

lie  Un  Soir  d’Alerte, 

de  J.  de  Baroncelli  (Pr.  Flag) 


Sentinelle  des  Alpes 

Documentaire  (G) 


Origine  : Suisse. 

Prod.  : Monopol  Film,  Zurich. 
Distr.  : Filmsonor. 


Bien  sympathique,  en  vérité, 
est  cet  ouvrage  de  démonstra- 
tion pacifique  de  la  force  Suisse, 
force  armée,  tendue,  prête  à dé- 
fendre le  sol  helvétique,  mais 
force  de  paix,  gardienne  des 
Alpes. 

Très  bien  monté,  composé  dé 
documents,  plus  ou  moins  ré- 
cents, Sentinelles  des  Alpes 
nous  fait  assister  à des  manœu- 
vres suisses  dans  tous  les  as- 
pects de  cette  terre  de  monta- 
gnes et  de  vallées, 

Les  exercices  des  skieurs,  les 


Origine  : Française. 

Réalisation  : P.-J.  Dncis. 

Auteur  : Noël-Noël. 

Dialogues  : Noël-Noël. 

Décorateur  : R.  Dumesnil. 

Opérateurs  : Fred  Langenfeld, 
Sain. 

Musique  : Marcel  Lattes. 

Assistant  : Gilles  Grand fier. 

Interprétation  : Noël-Noël,  Bet- 
ty Stockfeld,  Raymond  Cordy, 
Charles  Lemontier,  Simone 
Mareuil,  Génin,  Argentin, 
Georges  Péclet,  Léon  Bary, 
Pauline  Carton. 

Studios  : Photosonor. 

Enregistrement  : Photosonor. 

Ing.  du  son  : Dubuis. 

Montage  : Gaudin. 

Dir.  de  prod.  : R.  Lavallée. 

Prod.  : Badalo  (Air  Film). 

Edition  : Ciné-Sélection. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Voilà  le  type  même  de  la  co- 
médie d’aventures  gaie,  mou- 
vementée, spirituelle  et  char- 
mante. Un  léger  humour  dis- 
cret s’exprime  à chaque  ins- 
tant dans  des  gestes,  des 
dialogues,  des  situations.  La 
majorité  du  film  se  passe  dans 
les  milieux  d’aviation  civile, 
et  l’on  appréciera  d’impor- 
tantes prises  de  vues  aérien- 
nes. Cette  comédie  de  Noël- 
Noël  a le  charme  léger  et  la 
finesse  que  l’on  voudrait  tou- 
jours trouver  aux  films  pré- 
tendant être  d’esprit  français. 

SCENARIO.  — Un  petit  bu- 


escalades, campements  dans  des 
escarpements  vertigineux,  con- 
trastent avec  le  deroulement 
des  forces  motorisées  au  creux 
des  vallons  fleuris.  L’aviation 
suisse,  elle  aussi,  prend  part  à 
ces  gigantesques  manœuvres. 

Et  surtout  ce  film  nous  fait 
vivre  avec  les  hommes,  avec 
les  soldats  et  leurs  chefs.  Les 
marches,  les  manœuvres,  les 
haltes,  le  couchage,  le  réveil,  les 
exercices  physiques,  les  sports 
font  courir  sur  l’écran  des 
gaillards  solides  et  sains  et 
souriants,  mais  qu’on  devine 
durs  et  déterminés  à ne  pas 
laisser  prendre  une  parcelle 
de  ce  beau  pays,  héroïquement 
construit  au  cours  des  siècles, 
dans  la  volonté  d’une  indépen- 
dance totale. 

Unité  de  la  Suisse,  vigilance, 
voilà  ce  qui  ressort  de  Senti- 
nelle des  Alpes  qui  est  un  bien 
intéressant  ouvrage  de  propa- 
gande. 


reaucrate,  Français  moyen 
Jean  Durand,  qui  a l’horreur  de 
l’aviation,  gagne  à une  loterie  le 
gros  lot  : un  avion  de  tourisme. 
Il  est  ainsi  amené  à faire  la 
connaissance  d’une  aviatrice 
célèbre  de  q\ui  il  tombe  telle- 
ment amoureux  qu’il  devient  pi- 
lote pour  lui  plaire.  Après  avoir 
contribué  à sauver  celle  qu’il 
aime,  après  son  échec  dans  un 
raid  sans  escale,  il  deviendra 
pilote  de  ligne.  L’amour  vien- 
dra récompenser  cette  carrière 
tenace. 

TECHNIQUE.  — Le  film  est 
réalisé  avec  une  sûreté  de  tou- 
che, une  aisance  dans  le  comi- 
que, et  un  tact  véritablement 
sympathiques.  La  bande  est 
élégante,  vivante,  sans  lenteur, 
bien  enlevée...  et  tout  ce  qui  est 
aviation  paraît  bien  réalisé. 
Techniquement,  une  excellente 
photo,  des  scènes  alertes,  une 
gentille  musique  de  fond,  et  un 
dialogue  de  Noël-Noël  exquis  de 
drôlerie  et  de  vivacité. 

INTERPRETATION.  — La 
très  belle  Betty  Stockfeld  joue 
l’aviatrice  Jeanne  Couret  avec 
grande  allure  et  charme,  Noël- 
Noël  a été  un  petit  employé  de 
banque  pusillanime,  tendre  et 
gauche,  révélé  à l’aviation  par 
l’amour.  Son  jeu  est  comme  son 
personnage  : discret  et  fin.  Sou- 
lignons la  jovialité  réjouissante 
de  Raymond  Cordy,  l’amusant 
rond-de-cuir  campé  par  Génin, 
et  les  silhouettes  bien  venues  de 
Simone  Mareuil,  Argentin,  Léon 
Bary,  Péclet,  et  l’étonnante 
femme  de  ménage  qu’est  Pau- 
line Carton.  — x.  — 


Le  petit  Jacques  Brécourt 
dans  Les  Trois  Tambours 
(Atlantic  Film).  Distr.  Gray  Film. 


H 


rrt  t y t t rxT^rxxrrYTYXXX x?  cime 


FBi 


RAPHIt 

SE 


ANALYSE  ET  CRITIQUE 


La  Cité  Universitaire 

Documentaire  (G) 

Orig  ine  : Française. 

Réalisation  : René  Guy-Grand. 
Musique  : Bétove. 

René  Guy-Grand  à qui  l’on 
doit  de  remarquables  ouvrages 
sur  plusieurs  centres  spirituels 
de  la  France,  notamment  sur 
L’Ecole  Normale,  avait  tourné 
quelques  mois  avant  la  guerre 
un  document  sur  La  Cité  Uni- 
versitaire. 

Son  métrage  est  bref  : 35  mi- 
nutes de  projection. 

Sa  base  est  immense,  et  pour- 
tant Guy-Grand  a,  fort  habile- 
ment, cerné  tous  les  contours  de 
son  sujet,  faisant  jaillir  par  de 
judicieux  ou  élégants  détails, 
toute  la  vie  interne  et  multiple 
de  cette  organisation  unique. 

Très  bien  photographié,  La 
Cité  Universitaire  expose  sur 
l’écran  ses  vastes  et  luxueux 
pavillons,  ses  salles  aménagées 
pour  le  plaisir,  le  confort,  le 
repos  de  l’étudiant,  pour  son  dé- 
lassement en  même  temps  que 
pour  ses  études.  Le  sport  trouve 
aussi  sa  place  dans  le  cadre  de 
La  Cité  Universitaire  puisqu’on 
y voit  pratiquer  jeux  d’eau, 
courses  à pied,  tennis,  et  des 
sports  d’athlétisme.  Les  cham- 
bres, les  restaurants  très  bien 
organisés,  les  salles  de  lecture, 
de  repos  où  les  étudiants  se 
groupent  pour  les  discussions 
intellectuelles  viennent  démon- 
trer la  valeur  de  cette  cité  en- 
tièrement édifiée  pour  l’étudiant 
du  monde  entier. 

Harmonieusement  assemblé, 
monté,  contenant  d’étonnantes 
images  champêtres  et  lumineu- 
ses qui  font  rayonner  les  jar- 
dins fleuris  évasés  autour  des 
bâtiments  d’habitation,  ce  film 
est  une  réussite  par  sa  concep- 
tion et  la  foule  de  renseigne- 
ments descriptifs  qu’il  contient. 
Très  bon  commentaire  et  ravis- 
sante musique  de  Bétove. 


Bach 

en  Correctionnelle 

Comédie  gaie  (G) 

Orig, ine  : Française. 

Réalisation  : Henry  Wulsch- 
leger. 

Auteur  : Sketch  de  Géo  London. 

Décorateur  : Magniez. 

Opérateurs  : Jean  Bachelet, 
Raulet,  Toporkoff. 

Musique  : Maurice  Yvain,  Ober- 
feld,  Vincent  Scolto,  Sundet. 

Interprétation  : Bach,  Félix 
Ouclart,  Yvonne  Yma,  Arthur 
Devère,  Lurville,  Montel, 
Georges  Fréville,  Roger  Fré- 
ville, Léonce  Corne,  Paul  Fai- 
vre, Sinoël. 

Studios  : Buttes-Chaumont. 

Enregistr.  : Radio-Cinéma 

Edition  : S.E.L.F. 


CARACTERE  DU  FILM.  

L’idée  était  ingénieuse  de  re- 
tirer des  meilleurs  films  de 
Bach  les  meilleures  scènes  et 
de  les  monter  par  un  sketch 
central  se  déroulant  dans 
l’enceinte  d’une  Chambre  Cor- 
rectionnelle. Disons  que  le 
procédé  a réussi  et  permet 
d’apercevoir  un  échantillon- 
nage très  bien  choisi  des  scè- 
nes les  plus  burlesques  et  les 
plus  réussies  du  bon  comé- 
dien Bach  entouré  d’une  trou- 
pe exercée. 

SCENARIO.  — On  juge  en 
Correctionnelle  Papillon  dit 
Lyonnais  le  Juste,  accusé  d’a- 
voir dans  un  café  embrassé  la 
caissière,  puis  de  s’être  livré  sur 
la  voie  publique  à sévices,  tapage 
nocturne  et  injures  à agent.  Le 
Président  évoque  les  différentes 
phases  de  la  vie  de  Papillon  et 
Von  aperçoit  ainsi  des  passages 
de  films  tels  que  L’Affaire  Blai- 
reau, En  Bordée,  puis  Bach 
Millionnaire.  C’est  d’ailleurs  à la 
nouvelle  que  le  prévenu  vient 
d'hériter  25  millions  que  le  Pré- 
sident, les  juges,  l’avocat  et  jus- 
qu'il ta  plaignante  demandent 
son  acquittement. 

TECHNIQUE  - INTERPRE- 
TATION. — On  sait  l’entrain 
(pie  Bach  met  dans  ses  films. 
Les  parties  prises  à cinq  de  ses 
films  sont  bien  sélectionnées,  et 
Ton  peut  apprécier  notamment 
la  célèbre  baignade  de  L’Affaire 
Blaireau,  l’examen  du  faux  étu- 
diant en  droit  d’un  autre  film 
qui  se  passe  au  Quartier  Latin, 
et  la  « virée  » de  Bach  marin 
dans  les  rues  de  Toulon  du  film 
En  Bordée.  Les  scènes  de  Bach 
Millionnaire  amuseront,  mais 
avec  plus  d’outrance.  Le  sketch 
tourné  comme  pivot  du  film,  sur 
un  scénario  de  Géo  London  est 
fort  drôle,  très  bien  racordé  aux 
scènes  anciennes,  et  joué  avec 
une  gouaille  remarquable  par 
Bach,  qui  n’a  rien  perdu  de  sa 
gaieté  communicative,  et  par  Fé- 
lix Oudart,  Tréville,  Yvonne 
Yma,  Brochard,  en  agent  de  po- 
lice, Paul  Faivre  et  l’inénarrable 
Arthur  Devère. 


DES  ¥ VIS 


Le  Mystère 

de  la  Maison  lorman 

(The  cat  and  the  canary) 

Drame  de  mystère 
parlé  en  anglais  (G) 


Origine  : Américaine. 
Réalisation  ; Elliot  Nagent. 
Interprétation  : Paulette  God- 
dart,  Bob  ILope,  Elizabeth  Pat- 
terson, Gale  Sondergard , John 
Bca.l,  Douglas  Montgomery. 
Studios  : Paramount. 
Production  : Paramount. 
Edition  : Paramount. 


J’ignore  si  le  litre  actuel  est 
préférable.  En  tout  cas,  cette 
version  moderne  et  parlante  du 
Chat  et  le  Canari  est  en  tous 
points  divertissante.  C’est  un 
mélange  d’humour  et  d’effroi, 
de  frisson  épicé  de  burlesque, 
mais  toujours  dosé  avec  une 
certaine  mesure  et  du  tact. 

« A la  nuit,  les  héritiers  d’un 
vieux  millionnaire  excentrique, 
Norman,  se  retrouvent  dans  un 
sinistre  château  de  Louisiane, 
en  plein  marécage,  pour  écouter 
le  vieux  notaire  leur  lire  le  tes- 
tament. Ils  apprennent  que  l’hé- 
ritier est  la  seule  détentrice  du 
nom  de  Norman,  Joyce  Norman, 
mais  que  si  elle  devient  folle  ou 
meurt  avant  huit  jours,  un  autre 
héritier  sera  légataire  univer- 
sel. Dès  lors,  les  événements  se 
précipitent.  Le  notaire  dispa- 
rait, Joyce  Norman  est  sous  le 
coup  d’une  terreur  insurmon- 
table, elle  voit  des  ombres  de 
main,  elle  sent  des  présences  in- 
visibles. Avec  l’appui  d'un  jeune 
cousin  froussard,  mais  puisant 
dans  son  affection  pour  elle  as- 
sez de  courage  pour  la  défendre, 
l’auteur  des  pièges  et  du  meur- 
tre du  notaire  sera  identifié  et 
tué  avant  qu’il  ait  encore  tué  ». 


France,  regarde 
ta  Marins 

C’est  pour  répondre  à 
i un  double  but  de  propa- 
gande intérieure  et  ,exté- 
i rieure,  que  Pierre  Chiche- 
rio  entreprend,  en  liaison 
avec  Ses  services  cinéma- 
tographiques du  Ministère 
de  la  Marine,  un  film  qui 
exposera  l’intégralité  de 
notre  flotte  de  guerre,  avec 
tous  ses  moyens,  ses  at- 
tributions. 

D'un  métrage  de  1.200 
mètres  environ,  nous  y ver- 
rons les  Ecoles  (Ecole  Na- 
vale de  Brest,  Ecoles  de 
mousses,  de  mécaniciens, 
etc.,  etc...),  les  chantiers 
où  depuis  quinze  ans  tant 
de  lancements  incessants 
ont  peu  à peu  reconstitué 
notre  flotte  à son  potentiel 
actuel,  les  bases  maritimes 
françaises  dans  les  cinq 
parties  du  monde,  tous  les 
bâtiments  de  combat  avec 
leurs  moyens  d’attaque  et 
de  défense.  Enfin,  tous  les 
bateaux  auxiliaires  (porte- 
avions,  convoyeurs,  escor- 
teurs, ravitailleurs,  po- 
seurs et  dragueurs  de  mi- 
nes, navires  - hôpitaux, 
etc.,  etc...). 


PUBLICITE  DU  METROPOLITAIN 

Département  Cinémas 


L.  PERTUS 

3,  rue  Duperré,  Paris  (9  ) 
de  9 heures  à 14  heures  : 
Trinité  15-14 

de  14  heures  à 24  heures  : 
Roquette  30-12 


Une  scène  de  Notre-Dame  de  la  Mouise 
avec  Delmont  et  François  Rozet.  Un  film  de  R.  Péguy.  Distr.  : D.U.C. 


12 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


DEUIL 


imm  ciime 


.JS*’ 

FRffl ÎTfEJSI 


RAPHIE 

■SE 


xxxxxxxixrxxxm 


Nous  apprenons  avec  regret 
la  mort  de  M.  Jean  Minier,  Di- 
recteur du  Palais-Iiochechouart 
à Paris  et  aux  Etablissements 
Gaumont  depuis  21  ans. 


PETITES  ANNONCES 


ON  TOURNE  A NICE 


Fernandel  dans  Monsieur  Hector 


(De  notre  correspondant 

particulier). 

Nice,  3 mars.  — Grande  ani- 
mation cette  semaine,  Prome- 
nade des  Anglais.  Maurice  Cam- 
mage tourne  au  Négresco  Mon- 
sieur Hector  avec  Fernandel 
comme  principale  vedette.  Pour 
apercevoir  Fernandel  en  chair 
et  en  os,  des  centaines  de  per- 
sonnes stationnent  devant  le  fa- 
meux Palace  au  grand  désespoir 
des  agents  niçois.  On  réalisa 
tant  à l’intérieur  qu’à  l’extérieur 
de  l’Hôtel  des  scènes  importan- 
tes avec  Fernandel. 

Cammage  a reconstitué  égale- 
ment dans  les  rues  de  Nice,  le 
Carnaval  qui,  au  temps  heureux 
de  la  paix,  attire  chaque  année 
des  milliers  de  curieux.  Fernan- 
del y joue  un  rôle  prépondérant. 
Là  aussi  il  y eut  foule,  d’autant 
plus  que  les  distractions  sont  ra- 
res en  ce  moment  à Nice. 

Cammage  et  sa  troupe  rentre- 
ront à Paris  vers  le  10  mars 
pour  monter  Monsieur  Hector. 

Ed.  E. 


Demandes  et  dires  d’emploi  : 3 fr. 
la  ligne.  — Acliat  et  vente  de  matériel, 
de  salles,  annonces  immobilières  et  de 
orevels  : il  fr.  la  ligne. 

Dans  les  catégories  ci-dessus,  12  li- 
gues gratuites  par  an  pour  nos  abon- 
nés. 

Annonces  commerciales  pour  la  vente 
de  films  : 50  fr.  la  ligne. 

Pour  les  annonces  domiciliées  au 
journal,  1 fr.  de  supplément  pour 
France  et  Empire  Français;  3 fr.  pour 
l’Etranger.  Les  petites  annonces  sont 
payables  d’avance.  L’administration  du 
journal  décline  toute  responsabilité 
quant  à leur  teneur. 

DEMANDES  D'EMPLOI 

Journaliste  non  mobilisable, 
15  ans  d’expérience  dans  Presse 
cinématographique  parisienne, 
cherche  travail  publicité  (arti- 
cles, phrases  de  lancement,  des- 
sins de  clichés,  etc.)  pour  mai- 
sons de  productions  et  circuits. 

Ecrire  n°  57. 


Jeune  femme,  sténo-dactylo, 
au  courant  programmation,  con- 
naissant comptabilité,  cherche 
emploi  location. 

Ecrire  n°  58. 

OPÉRATEURS  DISPONIBLES 

M.  Joseph  Gebaur,  39,  rue  de 
la  Harpe,  Paris  (5S). 


La  Solution... 

pour  une  grande  exploitation: 

Le  SUPER-ELECTRONIC 

pour  une  petite  salle: 

Le  BLOC  INTEGRAL 

pour  l’exploitation  mobile; 

Le  CYCLOPE 


181  & Rt:  de  CH  ATI  LLOM  -MONTROUGE  (S)  TEl.  AIE  .44.00 


DIVERS 


Possède  un  documentaire 

archéologique  et  historique  de 
la  ville  d’Istanbul,  mesurant  400 
mètres,  expliqué  en  langue  tur- 
que chanté  à l’Orientale  par  60 
exécutants,  désire  le  vendre  ou 
l’échanger  contre  un  autre  film 
de  même  longueur  et  même 
genre. 

S’adresser  à Turan  Film,  Is- 
tiklal  djaddesi,  Olivo  Getcidi. 


( Istanbul  ) 


» SOLDAT  EN  FRANCE  » 

Tel  est  le  titre  d’une  nouvelle 
chanson-marche  d’actualité,  mi- 
se en  musique  par  Yves  Fossoul, 
directeur  du  Palais  des  Fêtes  de 
Roanne,  sur  des  paroles  de  no- 
tre excellent  confrère  et  ami 
Henry  Lafragette,  des  Actualités 
Paramount. 

Enregistrée  sur  disque  Pathé 
(n°  1895)  par  Renée  Dyane,  la 
grande  vedette  de  la  Radio,  cette 
chanson  passe  avec  succès  dans 
de  nombreux  cinémas.  Elle  est 
également  interprétée  par  le 
chanteur  Robert  Marino. 

UN  FILEVI  PARLANT  POLONAIS 
SORT  A PARIS 

Mercredi  20  mars  1940,  le  der- 
nier grand  film  polonais  de  co- 
médie musicale,  en  version  ori- 
ginale sous-titres  français  : Ti- 
tre en  français  : A l'Etage  au- 
dessus.  Titre  polonais  : Pietro 
Wyze j avec  Eugene  Rodo,  Hé- 
lène Grossowna  et  Josef  Orwid 
sort  en  exclusivité  au  Ciné-Bel- 
levue. 

La  recette  de  la  première  soi- 
rée de  gala  sera  offerte  à l’œu- 
vre de  la  Croix-Rouge  Française 
U.  F.  F. 

ON  A PRESENTE 
« FINLANDE,  FRONTIERE 

DE  LA  LIBERTE  » 

Mercredi  6 mars,  à 20  heures, 
à la  salle  Cosmorama,  a été  pré- 
senté un  grand  film  sur  l’héroï- 
que Finlande  : Finlande,  Fron- 
tière de  la  Liberté.  Nous  en  don- 
nerons l’analyse  la  semaine  pro- 
chaine. 

RECTIFIONS 

Le  film  La  Grande  Leçon  que 
Robert  Péguy  tourne  aux  But- 
tes-Chaumont, est  produit  par 
la  Société  Siffra  et  distribué  par 
D.  U.  C. 


Les  Filais  nouveaux  a Paria 


Semaine 

du  6-3-40  au  12-3-40 
FILMS  FRANÇAIS 

Mes  Crimes,  par  Adolf  Hitler 
(lru  sem.)  (Olympia)  (Cris- 
tal). 

Sérénade  (2"  sem.)  (Mari- 
gnan)  (Astra-Paris  Films). 

Ceux  qui  veillent  (2e  sem.) 
(Paramount). 

La  Charrette  fantôme  (Mari- 
vaux) (4°  s.)  (Columbia). 

Les  Musiciens  du  Ciel  (Coli- 
(sée  (41'  sem.)  (Filmsonor). 

Battement  de  Cœur  (Made- 
leine) (6*  sem.)  (Ciné-All.) 

Le  Plancher  des  Vaches 
(Max-Linder)  (4e  sem.)  (Ci- 
né  Sélection). 

FILMS  AMERICAINS 
VERSIONS  ORIGINALES 

Lune  de  Miel  à Bâli  (lie  sem.) 
(Avenue)  (Paramount). 

Le  Père  prodigue  (2e  sem.) 
Le  Paris)  (Fox). 

Le  Mystère  de  la  Maison  Nor- 
man  (2°  sem.)  (Lord-By- 
ron)  (Paramount). 

Le  Flambeau  de  la  Liberté 
(Avenue)  (3°  s.)  (M.-G.-M.). 

Golden  Boy  (César)  (5°  sem.) 
(Columbia). 

L’Etrange  Sursis  (Marbeuf) 
(5°  sem.)  (M.-G.-M.). 

Les  Quatre  Plumes  blanches 
(Normandie)  (6°  s.)  (A.  A.). 

M.  Smith  à Washington  (8° 
sem.)  (Biarritz)  (Columb.L 

Giood  Bye  M.  Chips  (Triom- 
phe) (12°  sem.). 


DEPART  AUX  ARMEES 

Nous  apprenons  que  le  sous- 
lieutenant  Alexandre  Esway, 
metteur  en  scène,  vient  de  re- 
joindre son  régiment  de  la  Lé- 
gion Etrangère. 

NAISSANCE 

Nos  félicitations  à Jean  Mou- 
nier  et  à Mme,  pour  l’heureuse 
naissance  de  leur  petite  fille, 
Jacqueline. 

CESSION  DE  CINEMA 

Nous  apprenons  que  le  sym- 
pathique M.  Renaud,  qui  diri- 
geait depuis  près  de  dix  ans  le 
cinéma  des  Familles,  141,  rue 
de  Tolbiac,  vient  de  céder  sa 
salle  à Mme  Georgette  Brézillon. 


Les  Abonnements 
peuvent  être  réglés  à notre 
C.  C.  P.  PARIS  702-66 


Présentations  à Paris 

(Communiqué  en  application  de  l’article  IV  du  décret  du  25  juillet  1935.) 


MARDI  12  MARS 

Colisée,  10  h.,  S.E.L.F. 
L'Homme  du  Niger. 


MARDI  19  MARS 

Cinéma  Madeleine,  Rouhier. 
La  Chute  du  Tyran. 


lmp.  do  La  Cinématographie  Français^  29,  rue  Marsoulan,  Paris. 


Le  Gérant  : P.  A.  Hahlé. 


Sous-titres  en  toutes  langues 

llllllll!llllllllllllll!lllll!lllli:illlllllllllll 

AGENDAS  PitAllOUtS 

pour  films  parlants 

TITRA-FILMS 

Agenda  technique...  15 

26,  rue  Marbeuf,  PARIS 

Le  Memento  5 

Tél.  : ELYSEES  00-18  et  00-29 

Insonorisation  des 

Salles 5 

Le  procédé  TITRA-FILM  vous  garantit 

Tableau  des  Recher- 
ches des  Pannes...  5 

sur  n’importe  quelle  émulsion  positive 

ancienne  ou  récente 

Toutes  ces  éditions  pra- 

des  impressions  claires,  nettes 

tiques  et  utiles,  sont  édi- 
tées par 

sans  bavures  et  lisibles 

LA  TECHNIQUE 

CINEMATOGRAPHIQUE 

même  sur  fond  blanc 

34,  rue  de  Londres 

TITRA-FILM  EST  LE  MEILLEUR  PROCEDE 

Paris 

APPLICABLE  AUX  FILMS  EN  COULEURS 

Les  copies  sous-titrées  par  TITRA-FILM 

En  vente  à La  Cinéma- 

tographie  Française  cl 

peuvent  être  vernies,  lavées,  nettoyées 

contre  mandat. 

etc.,  sans  aucun  inconvénient. 

2iiiiiiiii:iiüiiii!iiii!niiiiiii!iiiinii!ii!m 

«BM«»3aa 


FAUTEUILS 

POUR  AVOIR  LES  MEILLEURS  PRIX 
DANS  LÀ  MEILLEURE  FABRICATION 

CONSULTEZ  SANS  , HÉSITER 

CINÉ- SIÈGES 

45,  RUE  DU  VIVIER  à AUBERVILLIERS  (Seine) 

Téléphone  : FLANDRE  01-08  


IMPRIMÉE  PAR 


Affiche  120  1 60  dessinée  par  Dasior 

pour  la  Compagnie  Commerciale  Française  Cinématographique 


DORVILLE 

AMDREX . ROBERT  OZAHME 
«,  GEORGES  URNES 

MICHEL  FRANÇOIS-  -TAINT-OBEH- 
RENE  UACOUR  - M U2JÎAFFNE- MARIE  ./OSE 

ROBERT-ARHOUX  . 
SUZANNE  DANTE S 
Ml  LA  PARE  LY 


= FILMS  ALBATROS 

= 7,  Avenue  Vion  Whitcoml) 

= PARIS-166 

= Tel.  : Jasmin  18-00 


Représentant  général  pour 
Europe  Continentale 
Ernest  WETTSTEIN 
116  bis,  av.  des  Champs-Elysées 
PARIS 

Tél.  : BAL.  34-38 
Câbles  ERWETT-PAIUS 


, Avenue  des  cnamps-Eiyseeî 
PARIS  (VHP) 
Téléphone  : lialzac  40-38 
Câbles  : [.Eli  ERRN-P  AIR  S 


LIBRE 


I ( 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 il  1 1 1 : 1 1 1 1 i 1 1 1 1 1 i ! 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 ! 1 1 M 1 1 1 i II'  n : 

ILFORD 

Pellicule  vierge 

Agents  Exclusifs 

WELLINGTON  k WARD  S.Â. 

52,  rue  de  Dunkerque 
PARIS-IX* 


Tél.  : Trud.  83-82. 
Télégr.  : Wellward. 

Illlllllllllllllllllllllllllllllllllllllimillllll 


g MATERIEL  MODERNE  - TRANSPORTS  - DOUANES 


[COPY-BOURSE 

| I 30,  rue  Montmartre  --  Tél.  : Gui  15  1 1 

| est  ouvert  et  se  charge  tous  travaux 
| machine  à écrire. 

|Travaux  machines  c't  duplicateurs 


EN  PREPARATION 


CONTROLES  AUTOMATIQUES 


STELLA 


~ 0 S IME  A LABPUCUIÈRE  .TARN 


39,  avenue  George-V 
(entrée  17,  rue 
Quenlin-Baucharl) 

Téléphone  : Knlznc  47-0.'» 


70- - 

Cb  'rCKV'S  * 

oh 


2,  rue  Thimonnâer 

PARTS  (TX*) 

si  IIIIIIIIIIIMIIII!ÏÏÏÏiMÎÏÏÏÏÏÏÎiÏÏÎiïÏÏiÏÏÏiîïÏÏiïîÏÏNMII!!llillllllllllllllll!Illlllllllllllllllllllllillllllllllllll!IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII|lllll!llllllllllllllllllllllllllillllilii!lli 


NICHAUX&GUERIN 


TRANSPORTS  EXTRA  rapides  de  films 
2. RUE  DE  RQCROY 


Trudaine  72-81  (7  lignes! 

Permanent  nuit  et  jour. 


Rapid  Unsversa 
Transport 

Tél.  : Trud.  0Ï-50 


TRANSPORTS 
RAPIDES  DES  FILMS 
TOUTES  DIRECTIONS 


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimii^ 


Les  Deux  Grands  Films  Français 

LA  FRANCE  EST  UN  EMPIRE 


qui  vient  de  passer  pendant  2 semaines 
avec  un  succès  énorme  à l’OLYMPIA 


et 

Le  Grandi  Film  gai  sur  la  Radio 

LES  SURPRISES  UE  LA  RADIO 


qui  sera  prêt  dans  quelques  jours  sont 
en  distribution  pour  toute  la  France  à 


Pour  la  Vente  à l’Etranger  s’adresser  également  à 

DISTRIBUTION  PARISIENNE  DE  FILMS 

65/  Rue  Galilée,  PARIS  - Téléphone  : E LYSÉ  ES  50-82  et  la  suite 


G A B Y MO  R LAY 
FRANÇOISE  ROSAY 
BETTY  STOCKFELD 


MICHELINE  PRESLE 


DANS 


AVEC 


UN 


film  dYVES  MIRANDE 

MISE  EN  SCÈNE  DE 

GEORGES  LACOMBE 


FRANCINE 


Vente  exclusive  pour  le  Monde  entier  : 

FRANCINEX 


SIMONE  B E R R I A U ggjjj 
NINA  ' m Y R A L iii 
SIMONE  R E N A N T Sgi 
MARION  *’  D E L B O S §|j 
M I L A P A R E L L Y |S 

FLEURY  etPAMELA  STIRLING  SI! 

ET  m 

BLANCHETTE  BRUNOY  il 


44,  CHAMPS-ÉLYSÉES,  -PARIS  (8-) 


8ESSESSSEESSEESSSS9SESESSSSSSSE! 


, 


SOCIETES  EN  ACTIVITE 


27,  rue  Dumont-d’Urvilie,  PARIS 

Téléphone  : Kléb.  ‘J3-8Ü 


& 


d&s* 


Société  anonyme 

122,  Champs-Elysées 

Tclepli.  : llalzac  38-10  et  11 


vous  offre  toute  une  série  de  grands  films 


LES  FILMS 


Marcel  Pagnoll 


13,  rue  Fortuny,  PARIS 


Téléphone  : Carnot  01-07 


44,  Champs-Elysées 
PARIS 

Elysées  04-31 


Sous  les  Toits  de  Paris, 
A nous  la  Liberté,  Le 
Grand  Jeu,  Pension 
Mimosas,  La  Kermesse 
héroïque,  Désiré,  En- 
trée des  Artistes,  La 


Fin  ilu  Jour,  Derrière 


la  Façade 


LES  FILMS  CRISTAL 

63,  Champs-Elysées,  Paris 

Téléphone  : Elysées  60-00 


Ponde  des  Heures  — Vignes  du  Seigneur 
Claudine  à l'Ecole  — Enfant  de  Troupe 
Marraine  du  Régiment  — Moulin  dans  le 
Soleil  — Héros  de  la  Marne 

Vous  Seule  que  j’aime 
Cas  de  Conscience  — Saturnin 
L’Ombre  du  2e  Bureau 
Après  Mein  Kampf,  mes  Crimes,  par 
A.  Hitler 


LES  PRODUCTIONS 

FOX-EUROPA 


DISTRIRUTEURS  DE 


EDITIONS  EMILE  CAPELIER 


FRAHCIN 


44  . CHAMPS-ÉLYSÉÊS.PARIS.e 

Téléphone  : balzac  13-18  et  13-19 


£ 


Ad.  Tél.  : francinexso-paris 


27,  rue  de  Turin,  Paris  (80 

Téléphone  : Europe  49-40 

Petite  Peste  (2.500  m.) 

G.  Callix  - R.  Lefèvre 
Mot  de  Cambronne  (1.200  m.),  Sacha  Guitry 

Route  heureuse  (Epoc)  (2.200) 
Edwige  Feuillère 

Jeunesse  (Epoc)  (2.600  m.),  Lisette  Lanvin 
Remarions-nous  (Epoc)  (1.200  m.) 

Sans  Elle  (800  ni.) 
Documentaires  en  600  et  800  m. 


c°hpZ g*'v 


5,  avenue  Velasquez  = 
PARIS  (8')  § 

Tél.  : Laborde  88-50  E 
(0  lignes  groupées)  = 


ROBERT  JOUÂT 


Ë 24,  rue  de  Trévise,  Paris  (9') 
i Provence  38-36 

Ë TOUS  LES  ACCESSOIRES 

POUR  LA  CABINE 

\Charbons  — Miroirs  — Cellules  — Lampes 
ï excitatrices  et  Tambours  dentés  pour  appa- 
\ reils  de  toutes  marques 


Les  Films  DE  KOSTER 


20,  boulevard  Poissonnière,  Paris. 

Téléphone  : Provence  27-47. 


UN  GOSSE  EN  OR 
TROIS  ARTILLEURS  A L’OPERA 
AMOUR  INTERDIT 
RETOUR  DE  ZORRO 
REVANCHE  DE  ZORRO 
CŒUR  DE  GOSSE 


/ 


4 


Représentant  de 

FILMS  EMKA 

Bruxelles 


c.  c.  c. 

Bordeaux 


9ç,  Champs-Elysées 
Elysées  42-78  et  51-49 
Àd.  rêl.:  BRAUNFILM 

VOUS  N’AVEZ  RIEN  A DECLARER 
LE  VEAU  GRAS 


A.  G.  L.  F. 
Marseille 

Vente 

pour  1 ’ étranger 
FRIC-FRAC 





Société  Anonyme 
79,  Champs-Elysées,  PARIS 
Téléphone  : Elysées  94-03  et  la  suite 


PARIS 

FILM 

LOCATION 


4 


Représentant  de  = 


OMNIA  FILMS  Ltd  = 

Londres  = 


'.y 


79,  CHAMPS-ÉLYSÉES 


Adr.  Télégr.  : PARIFILM 
Téléphone  : Balzac  19-45 


Venle  exclusive  lies  meilleurs  lilms  anglais  = 


95.  Chnmps-Elvsois 
Clysécs  42-78  cl  âl-49 


SPY  IN  BLACK  (Conrad= 
Veidt  et  Valéry  Hobson)  -= 
Q IJI.  AA!  LS  (Laurence  01i-  = 
vier  - R.  Richardson)  -= 
ROYAL  DIVORCE  (P.  Blan-= 
ehard  - Ruth  Chatterton)  - = 


Ad.  Tel.:  B4AÜNHLM 
TW  EN  T Y ONE  DAYS  (Laurence  Olivier  - V.  Leigh)  - = 
THUNDER  IN  THE  CITY  (Edw. 


G.  Robinson)  = 


et  des  première  parties  de  qualité 


DEMANDEZ  A 


VEDIS-FILM 


79,  Champs-Elysées,  PARIS 
Tél.  ; Elysées  94-03 


TROIS  VALSES  — LOUISE 
ROSE  DE  RIO 


71 


LIBRE 


36,  avenue  Hoche  = 
Paris  (8  ) 


Téléphoné  : 

Carnot  30-21  et  30-22  g 


Adresse  télégraphique  : = 
JESTICFILM 
PARIS 


llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllinilllllllllllllllllilllM^ 


MARDI 


SÉLECTIONS  CINÉ 

MAURICE  ROI 

PRÉSENTENT  AU  CINÉ 

LE  MADELEI 


(HISTOIRE  D’UNE  DICTATURE) 


UNE  ŒUVRE 
FORTE 
HUMAINE 


RIEN  DE  COMPARABLE,  A TOUT  CE  QU 
A ÉTÉ  PRÉSENTÉ,  OU  CONÇU  A CE  JOUR 


CE  FILM  EST  TIRE  DE 


LA  GRANDE  SOLUTION 


LE  CHEF-D’ŒUVRE  DE 


LUC  DURTAIN 


VERSION  FRANÇAISE  DE 


Très  prochainement  à l’OLYMPIA. 


/ événement  cinématographique  tant  attendu  : 


"APRÈS  MEIN  KAMPF... 


MES  CRIME  »... 

par  ADOLF  HITLER  " 

AVEC 

LINE  NORO  et  ROGER  KARL 


Un  Jdm  sensationnel  et  d ’une  brûlante  activité 

L’ESPION  NOIR 


AVEC 


CONRAD  VEIDT, 


l'extraordinaire  artiste  anglais 


ET 


VALERIE  HOBSOY 

Un  Jilm  d espionnage  passionnant  dans  les  milieux  maritimes... 

La  Jin  du  sous-marin  U.  29. 


Téléphone  : Elysées  60-00 
Télégr  : FILMCRISTA 


LES  FILMS  CRISTAL 


63,  CHAMPS-ELYSEES, 
PARIS 


distribué  par  Çiiramounl 


Ce  film  a été  réalisé  sous  le  Haut-Patronage  du  Ministre  de  la 
Défense  Nationale  de  Belgique  et  par  autorisation  spéciale  du 
Grand  Etat-Major  de  l’Armée  Be5ge. 

Il  montre  l’effort  admirable  accompli  par  nos  voisins  en  vue  de 
leur  défense  contre  une  attaque  éventuelle. 

« CEUX  QUI  VEILLENT  » est  l’affirmation  de  la  volonté  de  vivre 
d’un  peuple  loyal,  pacifique  et  fier,  et  prêt  à défendre  sa  Pa- 
trie, s’il  le  faut,  aujourd’hui  comme  hier,  avec  une  indomptable 
résolution. 


CHASSE 

GARDEE 


pilllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll| 

j§  22*  ANNÉE  = 

| PRIX  i 5 Francs  | 

iiiiliiiiiiiiliiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniliiiiiim 


ONE 


LE  CINEMA  FRANÇAIS 

REDACTION  ET  ADMINISTRATION  : 

29,  rue  Marsoulan,  Paris  (120) 

Adr.  Télégr.  : LACIFRAL  Paris. 


RAPHIE 


^îiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiijHiiJiiinijiinünüë 

I RI®  1.Î1S 

˧  16  MARS  1940  1 

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiNiiim 

Téléphone  : Diderot  85-35  (3  lignes  group.) 
Compte  chèques  postaux  n°  702-66,  Paris 
Registre  du  Commerce,  Seine  n°  291-139. 


Rédacteur  en  chef  : Marcel  COLIN-REVAL 

Directeur  : Paul  Auguste  HARLÉ 


France  : 
Etranger 


Abonnement  : 

121  fr.  20. 

: 200  et  250  francs. 


François  Rozet  joue  le  prêtre 

de  Notre-Dame  de  la  Mouïse.  Distr.  D.U.C. 


L’Enquête  sur  l’Incendie 
des  Studios  de  Joinville 

Pour  déterminer  les  causes  de  l'in- 
cendie qui  a détruit  cinq  plateaux  d’une 
superficie  de  3-000  mètres  carrés  de 
bâtiments,  le  Parquet  a ouvert  une  ins- 
truction qui  a été  confiée  à M Grenier. 
Ce  magistrat  vient  de  désigner,  comme 
expert,  M.  Armand  Duportal,  ingénieur 
civil  des  Mines. 

♦ 

Un  Grand  Cinéma 
de  Londonderry  a été  détruit 
par  le  Feu 

L’Opéra  de  Londonderry,  construit  il  y a 
soixante-douze  ans  et  transformé  récem- 
ment en  cinéma  moderne,  a complètement 
brûlé  dimanche  10  mars  au  matin. 

Après  la  dernière  représentation  du  sa- 
medi soir,  rétablissement  avait  été  fermé  et 
il  ne  s’y  trouvait  personne. 

Il  y a quelques  temps,  tous  les  cinémas  de 
Londonderry  avaient  été  avertis  par  l’ar- 
mée républicaine  irlandaise  (I.R.A.)  de  ne 
pas  donner  de  films  de  nouvelles  britanni- 
ques. Celui  qui  a brûlé  était  l’un  de  ceux 
qui  continuaient  à en  montrer,  sous  la  pro- 
tection de  la  police. 


Même  en  Matinées? 


Au  cours  de  la  semaine  dernière, 
une  quarantaine  de  cinémas  de  la  Ré- 
gion parisienne  se  sont  vu  retirer  l’au- 
torisation de  donner  spectacle  parce 
qu’ils  avaient  laissé  entrer  dans  leur 
salle  un  nombre  de  spectateurs  supé- 
rieur à celui  que  leur  avaient  fixé  les 
commissions  de  la  Défense  Passive. 

Cette  sanction  a porté  sur  cinq  ou 
six  jours,  seulement,  mais  la  Préfec- 
ture, dont  dépend  la  Défense  Passive, 
après  avoir  allégé  d’un  jour  ou  deux 
ces  punitions,  n’a  pas  caché  que,  pour 
les  récidivistes,  les  sanctions  suivantes 
iraient  jusqu’à  la  fermeture  totale. 

Ce  n’était  évidemment  pas  pendant 
plusieurs  séances  consécutives  que  les 
malheureux  Directeurs  ainsi  punis 
avaient  laissé  entrer  trop  de  clients. 
Ils  en  eussent  été  bien  incapables 
car,  dans  l’état  actuel  des  affai- 
res, les  belles  salles  ne  se  font  pas  le 
soir,  ni  en  matinées  de  semaine.  C’était 
pendant  la  séance  de  matinée  de 
l’avant-dernier  dimanche. 

La  semaine  avait  été  particulière- 
ment mauvaise.  Malgré  les  réductions 
du  personnel,  la  diminution  de  l’éclai- 
rage, le  renoncement  à des  frais  d’en- 
tretien trop  dispendieux,  les  recettes 
des  quatre  premiers  jours  du  pro- 
gramme étaient  loin  d’équilibrer  les 
dépenses. 


L’afflux  des  spectateurs  de  l’après- 
midi  du  dimanche,  par  un  temps  gris 
et  évidemment  sans  danger  d’alerte, 
parut  providentiel.  Le  contrôleur  de 
l’entrée  ouvrit  les  portes  un  peu  plus 
qu’il  n’aurait  fallu... 

La  consigne  est  la  consigne.  Le  chif- 
fre officiel  ne  doit  pas  être  dépassé 
— qu’il  pleuve  ou  qu’il  fasse  beau  — 
que  le  public  ait  envie  de  s’amuser  ou 
non  — que  les  recettes  du  commerce 
parisien  soient,  ou  ne  soient  pas  en- 
core, tout  à fait,  en  déficit. 

Nous  sommes  pleinement  d’accord 
avec  les  services  préfectoraux  de  la 
Défense  Passive  : Une  consigne  doit 
être  observée,  et  les  délinquants  doi- 
vent être  punis. 

Mais  n’y  a-t-il  pas  lieu  de  modifier 
la  consigne  ? Notamment,  et  sur  ce 
seul  petit  point  de  détail,  sans  intérêt 
autre  que  commercial  : le  maximum 
des  spectateurs  admis  doit-il  être  im- 
muablement le  même  en  soirée  et  en 
matinée  ? 

Les  abris  proches  sont  méticuleuse- 
ment désignés  aux  spectateurs  et  sont 
souvent  trois  fois  assez  vastes  pour 
contenir  la  salle  entière. 

Les  spectateurs  ne  s’y  rendront-ils 
pas  beaucoup  plus  aisément  le  jour 
que  la  nuit  ? 

Paul  / i guste  H. 


ARTISTES  ET  REALISATEURS  FRANÇAIS  EN  ITALIE 


Plusieurs  Filins  Italiens  sont  dirigés  par  des  Français 


On  parle  toujours  de  la  Tosea  que  Jean 
Renoir  doit  tourner  pour  Scalera  Film. 

Le  Messagçfero,  de  Rome,  annonce  que  Du- 
vivier  tournerait  en  Italie  un  film  colonial 
avec  l’actrice  italienne  Laura  Adani  et  Jean 
Gabin.  Nous  ignorons  ce  qui  est  fondé  dans 
ce  bruit. 

Mireille  Balin  est  en  train  d'achever,  pour 
la  Bassoli,  son  interprétation  du  Siège  de 
l’Aleazar.  Elle  tournera  ensuite,  pour  la 
Schermi  nel  Mondo,  Fiesta  avec  Tino  Rossi, 
sous  la  direction  d’Edmond  Gréville. 


Jean  Choux  réalise  à Cineeittà,  pour  la 
Stella,  La  Naissance  de  Salomé  avec  Con- 
chita  Monténégro. 

Noëlle  Norman  et  Monique  Thiébaut  in- 
terprètent deux  rôles  importants  dans  Nous 
divorcerons  après,  de  l’Excelsior. 

Germaine  Aussey  termine  Un  Duc  et  peut- 
être  une  Duchesse...  à Tirrenia,  pour  l’Jn~ 
cine. 

Renée  Saint-Cyr  a terminé  son  interpré- 
tation de  Roses  écarlates,  la  nouvelle  réali- 
sation de  l’Era,  dirigée  par  Yitlorio  De  Sica, 

Renato  Ronnani. 


1 


6 


»♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


CINE 


FR 


RAPHIE 

SE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


Comment  M.  Tarcali  a décidé  de  produire  “SÉRÉNADE” 


Oorville  dans  L’Enfer  des  Anges, 
film  de  Christian  Jaque. 
(Distribué  par  Osso) 


Le  Réveil  des  Syndicats  du  Cinéma 

Réponse  vigoureuse 

de  M.  Marcel  Vandal 

Le  même  manque  de  place,  qui  nous 
a fait  renoncer  à publier  la  lettre  de  M. 
Georges  E.  Chevalier,  nous  oblige  à re- 
noncer à publier  la  réponse  que  M.  Mar- 
cel Vandal,  Président  de  la  Chambre 
Syndicale  du  Film  Français,  lui  a en- 
voyée le  12  mars. 

Nous  le  regrettons,  car  elle  contient 
un  argument  important;  M.  Georges  E. 
Chevalier,  admis  comme  membre  de  la 
Chambre  Syndicale  en  1935,  n’y  a pas 
cotisé  régulièrement. 

Puisqu’il  a jugé  inutile  de  participer  à 
l’activité  de  son  organisme  syndical,  il 
semble  mal  placé  pour  la  critiquer,  et 
peut  difficilement  savoir  ce  que  ses  con- 
frères, qui  consacrent  leur  temps  et  leur 
argent  à administrer  la  Chambre  Syndi- 
cale, ont  fait  pour  le  bien  commun. 

M.  Marcel  Mandai,  sans  résumer  pour 
ce  membre  infidèle  un  travail  syndical 
pourtant  important,  lui  dit  cependant 
que  la  Chambre  Syndicale,  grâce  au  dé- 
vouement de  certains  de  ses  associés, 
a survécu  dans  des  périodes  terrible- 
ment difficiles...  Par  des  arbitrages  mul- 
tiples, elle  a mis  fin  à certains  conflits 
qui  menaçaient  l’existence  même  du  Ci- 
néma. Elle  s’est  maintenue  en  contact 
avec  les  organismes  officiels  et  elle  a 
sans  doute  empêché  des  mesures  dont 
M.  Chevalier  aurait  peut-être  été  l’un  de: 
premiers  à souffrir. 

M.  Georges  E.  Chevalier  risquait  par 
sa  lettre  de  créer  une  désunion  qui  peut 
être  profitable  à quelques-uns. 

M.  Vandal  ne  se  laissera  pas  prendre 
à cette  manœuvre  et  l’Union  de  la  Cham- 
bre qu’il  préside  le  prouvera. 

Nous  sommes  heureux  de  pouvoir 
nous  faire  l’écho  de  cet  espoir,  de  cette 
certitude. 


Après  la  présentation  de  Sérénade,  le 
film  ravissant  de  Jean  Boyer,  encore  tout 
baignés  des  merveilleuses  harmonies 
sc hilbertiennes,  et  les  yeux  ravis  d’avoir 
regardé  tant  de  lumineuses  et  fraîches 
images,  nous  trouvons,  auprès  de  quel- 
ques artistes,  Robert  Tarcali,  distributeur 
de  Sérénade  et  aussi  son  « père  » spiri- 
tuel. 

Nous  demandons  à M.  Tarcali,  qui  fut 
l'ardent  promoteur  de  cette  production 
de  classe  qu’est  Sérénade,  ce  qui  l'incita 
à faire  réaliser  une  autre  vie  de  Schubert, 
après  avoir  été  l’homme  qui  nous  révéla 
l’admirable  Symphonie  Inachevée. 

- - Au  sortir  d'un  très  beau  concert 
symphonique,  il  y a de  ça  un  an,  je  res 
tais  engourdi  par  le  souvenir  des  deux 
symphonies  qui  venaient  d’être  exé- 
cutées, la  5e  Symphonie  de  Ludwig  von 
Beethoven,  et  La  Symphonie  Inachevée 
de  Fiant:  Schubert.  Cette  sublime  cor- 
respondance, tissée  par  la  musique, 
m’avait  donné  comme  une  commotion. 
Je  marchais,  enchanté,  échappant  à la 
réalité  de  la  rue  grise,  porté  très  loin 
dans  le  temps  et  l’espace  par  ces  deux 
chefs-d’œuvre.  Et  j'eus  l'idée  soudaine 
de  ce  que  produirait  sur  l’écran  la  ren- 
contre inventée  de  ces  deux  génies, 
Beethoven,  l’orgueilleux,  l’amer  titan  de 
la  musique,  et  Schubert,  le  délicat,  le  mé- 
lancolique chantre  de  l’amour.  Ma  déci- 
sion était  prise  secrètement  dans  mon 
cœur,  dans  mon  esprit. 

— Plus  tard,  éi  des  amis,  j’ai  confié  le 
scénario  brut  de  cette  rencontre  de  Schu- 
bert et  de  Beethoven,  et  ils  m’ont  encou- 
ragé. Ainsi,  ai-je  enfin  décidé  de  faire 
réaliser  Sérénade... 

— ...Dans  lequel  se  trouve  cette  remar- 
quable scène  entre  Beethoven  et  Schu- 
bert qui  est  le  sommet  d’émotion  et  de 


Le  Mystère  de  la  Maison  Norman  en  est  à sa 

deuxième  semaine  de  succès  sur  les  Champs- 
Elysées,  où  ce  film  de  terreur  et  de  rires  est 
projeté  en  version  originale  sous-titrée.  Il  réali 
se  des  recettes  maxima  et  fait  salle  comble 
ce  qui  constitue  un  record  à l’époque  ac- 
tuelle — tous  les  jours. 

C’est  un  film  très  original  et  d’une  excellente 


formule 

qu’illumine  de  : 

?a  jeunesse  et 

de 

sa 

beauté 

l’exquise 

Paulette 

Goddard,  femme 

de 

Charlie 

Chaplin, 

dont  c' 

'est  la  rentrée 

à 

la 

Paramount. 

spiritualité  de  l’œuvre. 

J’ai  eu  d'excellents  scénaristes,  un 
réalisateur  qui  a mis  toute  sa  science  de 


Louis  Jouvet  et  Lilian  Harvey 
dans  Sérénade  (Astra  Paris  Film). 

technicien  et  tout  son  talent  nuancé  et 
fin,  à mettre  en  scène  Sérénade  et  enfin 
de  grands  artistes  pour  l’interpréter,  une 
Lilian  Harvey,  exquise  comme  un  elfe, 
un  Louis  Jouvet,  autoritaire  et  sensible, 
un  Bernard  Lancret,  tendre  Schubert,  et 
une  pléiade  de  comédiens  de  race  : Au- 
guste Bovério  (Beethoven),  Roger  Bour- 
din (Vogel),  Pierre  Magnier  ( Metternich ), 
Oudart  (le  directeur),  Marcel  Vallée 
( l’éditeur ),  Lupovici  et  Robert-Arnoux, 
enfin  (les  amis  de  Schubert)...  » 

Et  Robert  Tarcali  s’en  va,  dans  l’ombre 
du  Studio  de  l’Etoile,  où  nous  fut  révélé 
le-  cinéma  viennois  avec  La  Symphonie 
Inachevée,  ce  chef-d’œuvre  auquel  il 
vient  de  donner  un  excellent  rival  : Séré- 
nade. 


L’Entraide  du  Cinéma 


Grâce  à l’obligeance  du  Conseil  d’Ad- 
ministration  de  la  Mutuelle  du  Cinéma, 
des  bureaux  ont  été  mis  à la  disposition 
de  L’Entr’Aide  du  Cinéma  afin  de  permet- 
tre à ses  adhérents  de  pouvoir  plus  faci- 
lement se  rencontrer. 

A dater  de  ce  jour,  ceux-ci  peuvent 
donc  s’adresser  au  siège  de  la  Mutuelle, 
28,  rue  de  Chnteaudun,  de  4 à 6 heures. 
Téléphone  : Trudaine  78-00. 

D’ores  et  déjà,  les  déjeuners  du  lundi, 
que  les  événements  de  septembre 
avaient  interrompus  reprendront  dès  le 
18  mars. 

Le  premier  déjeuner  amical  de  L’Entr’- 
Aide aura  donc  lieu  à la  Côte  Milanaise, 
10,  rue  de  Mazagran,  Paris,  où  des  prix 
tout  à fait  abordables  ont  été  consentis. 
Pour  14  fr.  50,  les  amis  de  ce  groupe- 
ment trouveront  un  menu  de  choix  et  un 
cadre  charmant. 


M M.  Léon  Poirier  viendra  présenter  à 
Alger  son  film  Brazza. 

■ C’est  avec  plaisir  que  nous  avons  appris 
le  mariage  de  notre  ami  M.  Eve,  le  sympa- 
thique directeur-adjoint  du  « Vox  » de  Ca- 
sablanca, actuellement  mobilisé,  avec  Mlle 
Jeanne  Bertier. 

Aux  nouveaux  époux,  La  Cinématogra- 
phie Française  présente  ses  très  sincères 
vœux  de  bonheur. 


g ccxxxxxxxxxx^^  ciiNÉj^^RAPHÎE  m 

A/5  NOUS  ÉGARONS  PAS 

POUR  PRODUIRE.  IllîUT  CONNAITRE  LES 


POSSIBILITÉS  OU 

Les  lecteurs  de  ce  journal,  s’ils  n’y 
trouvent  pas  des  nouvelles  sensationnel- 
les propres  à exciter  leur  curiosité,  et  à 
faire  travailler  leur  esprit  de  recherche, 
ont  la  ressource  de  lire  certains  de  nos 
confrères  de  la  grande  presse. 

Ainsi  dernièrement,  avons-nous  lu, 
q\u’une  société  se  constituait  pour  faire 
cinquante  films,  pas  un  de  moins!!!  Nous 
poserons  au  reporter  lanceur  de  la  nou- 
velle, le  petit  problème  suivant  : Com- 
bien la  société  Pathé-Natan,  au  temps  où 
elle  produisait  intensément,  a-t-elle  pu 
faire  lancer  dans  sa  meilleure  aimée  de 
films  de  2.500  et  plus  ? 

Notre  confrère  verra  que  la  plus  forte 
organisation  française  fut  loin  d’atteindre 
le  chiffre  annoncé  qui  est  un  chiffre 
pour  organisation  américaine,  laquelle  a 
à sa  disposition  un  personnel  technique 
considérable,  des  studios  nombreux,  un 
matériel  formidable  et  des  débouchés  de 
langue  anglaise  dans  le  monde  entier. 

La  préparation,  la  mise  en  route,  la 
réalisation,  la  finition,  la  vente  de  cin- 
quante grands  films  exigeraient  d’une 
unique  organisation  un  si  gros  effort,, 
qu’il  est  absolument  certain  que  celle-ci 
se  repentirait  de  l’avoir  entrepris. 

Ce  n’est  pas  que  la  chose  soit  impos- 
sible, mais  répétons-le  : avant  de  cons- 
i truire,  il  g aurait  lieu  de  bâtir  les  fon- 
dations. 

Les  méthodes  de  financement  des  pro- 
ductions indépendantes  étaient  certes 
regrettables,  mais  elles  existaient  et  don- 
naient, chose  paradoxale,  des  produits 
réalisés,  vendables  ou  échangeables. 

Si  on  laisse  de  côté  la  question  propa- 
gande, capitale  en  ce  moment,  il  n’en 
reste  pas  moins  le  fait  que  la  production 
d’un  film  donne  lieu  à la  fabrication  d’un 
produit  qui  peut  être  vendu  ou  troqué. 

Dans  les  deux  cas,  on  voudra  bien 
considérer  que,  somme  toute,  la  question 
morale  du  mode  de  financement  reste 
secondaire  par  rapport  à l’impérieuse 
nécessité  q\u’il  y a à produire. 

Puisqu’il  y a carence  de  l’initiative 
privée,  il  semble  logique  de  stimuler 
cette  initiative  par  des  mesures  propres 
à donner  confiance  aux  commanditaires 
et  aux  producteurs.  C’est  ce  qui  va,  nous 
dit-on,  être  fait. 

Peut-être  y aurait-il  lieu,  avant  de  se 
lancer  à corps  perdu  dans  la  bataille,  de 
bien  connaître  : les  désirs  des  marchés 
français  et  étrangers,  les  possibilités  du 

L'arrivée  des  filais  Âméricaios 
en  Italie 

Deux  premiers  groupes  de  films  amé* 
ricains  sont  arrivés  en  Italie.  SI  s’agit  de 
films  Universal,  distribués  par  l’I.C.B.  et 
de  films  United  Artists,  distribués  par 

l’E.N.I.C. 

Le  retour  de  Deanna  Durbin  dans 
« Three  Smart  Girl  Grow  up  » a été  des 
plus  admirés  par  les  spectateurs  ita- 
liens. 


MARCHÉ  FRANÇAIS 

rendement  des  salles  françaises.  Il  fau- 
dra d’ailleurs  reclasser  celles-ci  car,  si 
des  salles  ont  vu  baisser  considérable- 
ment leurs  recettes,  d'autres,  au  con- 
traire, battent  leurs  records  d’avant- 
guerre. 

Entre  les  deux  thèses  qu’il  faut  faire 
exclusivement  du  film  dit  de  guerre,  ce 
à quoi  nous  ne  croyons  d’ailleurs  pas, 
ou  celle  qui  veut  que  seule  la  grande 
production  intéresse  nos  clients  étran- 
gers, il  y a une  moyenne  raisonnable. 

Le  raisonnement  que  pour  le  moment 
le  marché  français  devrait  seul  être  sa- 
tisfait, est  spécieux.  L’adopter  mènerait 
le  cinéma  français  à la  ruine,  ce  serait 
le  réduire  à ce  que  devint  le  cinéma  al- 
lemand, ce  serait  lui  faire  perdre  la 
place  qu’il  occupe  dans  le  monde,  ce 
serait  enfin  lors  de  la  paix  revenue  nous 
ramener  au  lancement  de  Forfaiture. 

Attirons  enfin  l’attention  sur  un  point 
accessoire  qui  peut  devenir  angoissant. 

La  guerre  a désorganisé  toute  la  partie 
technique;  les  uns  sont  là-bas,  les  autres 
ont  lâché  le  métier  dont  ils  vivaient  si 
mal  et  ne  reviendront  au  cinéma  que 
plus  tard,  lorsqu’il  n’y  aura  plus  de  tra- 
vail là  où  ils  sont  actuellement. 

Or,  s’il  faut  des  scénaristes,  des  met- 
teurs en  scène,  des  artistes,  il  faut  aussi 
des  machinistes,  des  électriciens  de  pla- 
teau. 

Pour  notre  part,  nous  serions  heureux 
de  savoir  où  les  prendre. 

Remettre  la  machine  en  rouie  est  un 
devoir  national,  mieux  c’est  une  bonne 
affaire  pour  le  pays,  car,  et  nous  espé- 
rons que  la  Censure  nous  permettra  de 
le  dire,  la  conversion  d’une  monnaie  in- 
térieure en  marchandise  internationale 
équivaut  à l’établissement  d’une  richesse 
qui  accroît  le  potentiel  de  défense  du 
pays. 

. * 

* * 

Nous  signalons  ci  nos  amis  portugais 
et  espagnols  que,  contrairement  à ce 
qu’affirme  la  propagande  allemande,  ils 
ne  manqueront  nullement  de  films  fran- 
çais pour  celle  saison. 

Le  Service  Cinéma  du  Commissariat 
Général  à l'Information,  sous  V énergique 
direction  de  M.  Henry  Torrès,  s’occupe 
activement  de  pourvoir  les  marchés 
étrangers,  et  particulièrement  l'Espagne 
et  le  Portugal,  en  grands  films  français. 

A. -P.  Richard. 

Le  Film  français  en  Suède 
en  1939 


Voici  les  chiffres  qui  nous  sont  commu- 
niqués par  le  Commissariat  Général  à l’In- 
formation, chiffres  concernant  l’exportation 
allemande  et  l’exportation  française  en 
Suède,  au  cours  de  l’année  1939. 

L’état  allemand  a importé  en  Suède  1 7 
films  et  les  producteurs  français  56. 

Ce  qui  se  passe  de  tout  commentaire. 


xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxj 


Métallurgie  du  Fer  : Le  Haut-Fourneau, 

film  de  Marc  Cantagrel. 


IMPOSITION  DE  NEW  YORK 
VA  ROUVRIR 

Des  Films  inédits  passeront 
au  Pavillon  Français 

L’Exposition  de  New  York,  prorogée 
comme  l’on  sait,  va  rouvrir  ses  portes  le  11 
mai.  La  France  n’aura  rien  ù changer  à son 
Palais  qui  a été  l’une  des  sensations  de 
l'Exposition. 

Notamment  sa  Salle  de  Cinéma  repren- 
dra ses  séances  très  suivies.  Les  program- 
mes comprendront  les  films  « inédits  » 
(que  les  circonstances  n’ont  pas  permis  de 
livrer  à temps)  : 

Mission  de  la  France,  d’Ichac;  Elégances 
ou  la  Mode  rêvée,  de  L'Herbier;  La  Jeune 
Fille  de  France,  d’Allégret  et  Laitier;  La 
France  est  un  Empire,  de  Ciné-Reportages; 
Paris  vu  de  la  Seine,  de  J.-C.  Bernard  en 
Technicolor,  peut-être,  enfin,  Solutions 
françaises,  de  Jean  Painlevé,  si  le  cavalier 
de  2e  classe  Dufour  peut  quitter  un  moment 
son  quartier  pour  achever  le  montage... 

D'autre  part,  le  Centre  du  Tourisme  en- 
verra quel  q\ue  s-une  s de  ses  nouveautés  : La 
Bretagne,  de  Maurice  Cloche;  La  Croisière 
sauvage  (descente  du  Verdon),  de  Roger 
Verdier;  la  série  en  16  mm.  et  en  couleurs 
de  M.  Brice  sur  divers  itinéraires  touristi- 
ques dans  les  provinces  françaises,  qui 
constituent  une  remarquable  réussite.  Ces 
films  de  16  mm.  sont  sous-titrés  français- 
anglais,  et  comportent  également  une  inté- 
ressante innovation  des  versions  en  toutes 
langues,  par  disques. 

Le  Commissariat  envisage  également  de 
procéder  à un  < hoix,  dans  les  cinémathè- 
ques de  la  Guerre,  de  la  Marine  et  de  l’Air, 
en  vue  de  monter  des  versions  anglaises  de 
quelques  films  intéressants. 

Au  Palais  de  France,  enfin,  sera  projeté  à 
chacune  des  séances  quotidiennes,  le  Jour- 
nal de  Guerre,  du  Service  Cinématographi- 
que de  l’Armée.  — P.  M. 


8 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦* 


CÎIMÉI^dKr/ 

fr^unis 


RAPHIE 

SE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


A TRAVERS  LE  MONDE 


Le  Film  étranger  en  Suisse 

A propos  des  actualités  alliées 
et  allemandes 

(De  notre  correspondant  particulier.) 


.4  la  suite  de  notre  dernier  article,  nous 
pouvons  compléter  maintenant  la  statistique 
de  films  importés  en  Suisse  qui  a été  pu- 
bliée dernièrement  dans  ce  journal,  par  la 
toute  dernière  statistique  du  l<,r  décembre 
1939.  Celte  statistique,  fort  intéressante,  se 
réfère  au  deuxième,  troisième  et  quatrième 
mois  de  la  guerre.  Pour  avoir  un  résumé 
plus  clair,  nous  répétons  nos  indications 
précédentes.  i 


Films  spectaculaires 


1er  avril  1 

er  juillet 

P ' oet. 

au 

au 

au 

Pays  d’on 

gine  30  juin 

30  sept. 

31  déc. 

Films 

Films 

Films 

Etats-Unis  . 

83* 

78* 

66* 

France  .... 

22 

25 

33 

Allemagne  . 

14 

33 

31 

Italie  

8 

6 

21 

Angleterre  . 

11) 

5 

4 

Hongrie  . . . 

1 

— 

1 

Danemark  . 

— 

1 

* Doublés  : 

-k  5 allema.i'Ji  ^ 

22  liauyis 

* 23  Irançais 

* 41  français  * 

1 allemand 

+ 4 allemands 

★ 

7 Italiens 

* 2 Italiens 

On  peut  constater  que  l'importation  de 
films  français  dans  la  dernière  période  s’est 
augmentée  de  11  films  en  comparaison  avec 
la  première  période  et  de  8 films  en  com- 
paraison avec  la  deuxième  période. 


En  ce  qui  concerne  les  films  culturels  et 
documentaires,  la  statistique  se  décompose 
comme  suit  ; 


1 re  pér. 

2e  pér. 

3e  pér. 

France  

Films 

Films 

Films 

37 

13 

16 

Etats-Unis  .... 

16 

11 

9 

Italie  

12 

3 



Angleterre  .... 

12 

9 

8 

Allemagne  .... 

10 

30 

22 

On  constate  également  une  augmentation 
des  importations  de  la  France  de  3 films 
entre  la  deuxième  et  la  troisième  période  et 
par  contre  une  baisse  des  importations  de 
I Allemagne  de  7 films,  mais  la  France  n’a, 
quand  même,  pas  encore  pu  atteindre  les 
chiffres  de  la  première  période. 

Les  chiffres  de  l'importation  des  Actuali- 
tés se  présentent  comme  suit  ; 


1 re  pér.  2e  pér.  3"  pér. 

mètres  mètres  mètres 

France  184.494  260. 000  195.162 

Allemagne.  . 33.275  27.034  30.837 


Voilà  un  point  où  l’importation  de  la 
France  a baissé  presque  de  85.000  mètres. 

En  ce  qui  concerne  le  film  allemand  en 
Suisse,  il  est  très  intéressant  de  lire  un  ar- 


ticle publié  dans  le  Neue  Zurclier  Zeitung 
et  dont  voici  la  traduction  textuelle  : 

« Dans  le  journal  allemand  Volkischer 
üeobachter,  on  a prétendu  récemment  que 
de  la  ]i art  de  certains  gouvernements  neu- 
tres, il  était  toléré  de  présenter  dans  les  ci- 
némas des  actualités  françaises  et  anglai- 
ses, mais  pas  ou  presque  pas  d’actualités  al- 
lemandes ». 

En  général,  on  représente  dans  les  ciné- 
mas des  villes  en  Suisse,  les  actualités  des 
« deux  côtés  ».  Cependant,  il  g a quelques 
cinémas  qui  ont  /’ habitude  de  montrer  ex- 
clusivement une  seule  actualité,  mais  qui 
n’est,  dans  la  plus  grande  partie,  non  des 
pays  alliés,  mais  de  l’Amérique  comme  par 
exemple  les  actualités  Fox.  La  plupart  des 
cinémas  ont  conclu  des  contrats  à longue 
durée  avec  les  maisons  d’actualités  et  ces 
contrats  étaient  déjà  en  vigueur  avant  que 
l’Allemagne  entre  en  guerre.  Si  quelques 
cinémas  présentent  aujourd’hui,  comme  du 
reste  déjà  depuis  des  années,  exclusivement 
des  Fox-Actualités  américaines,  c’est  un  fait 
sans  aucun  motif  politique.  On  a précisé- 
ment choisi  la  Fox-Actualités  parce  que 
celle-ci  a particulièrement  un  grand  champ 
d’enquête  et  parce  qu’elle  est  de  ce  fait  très 
variée. 

Si  depuis  l’époque  où  l’actualité  alle- 
mande est  devenue  de  plus  en  plus  fran- 
chement un  élément  agressif  de  la  pro- 
pagande allemande,  qui  a supprimé  l’in- 
formation objective  pour  devenir  un  ins- 
trument d’influence  à l’étranger,  on  n’a 
plus  vu  dans  les  cinémas  suisses,  aupa- 
ravant abonnés  à des  actualités  françai- 
ses et  allemandes,  des  illustrations  alle- 
mandes, c’est  uniquement  a cause  de 
cette  partialité  « automatique  ». 

Disons-le  ; rien  ne  peut  donner  une  preu- 
ve plus  efficace  de  la  discipline  du  specta- 
teur suisse  du  cinéma  que  le  fait  que  pen- 
dant toute  la  représentation  des  actualités 
des  pays  ennemis,  le  public  s’abstient  de 
toute  manifestation;  il  ne  siffle,  ni  n’applau- 
dit. 

Le  Volkischer  Beobaehter  se  plaint  en- 
core d’autre  chose.  Il  prétend  que  le  film 
spectaculaire  allemand  est  également  né- 
gligé des  pays  neutres.  Par  contre,  on  peut 
constater  que  le  chiffre  d’affaires  en  films 
culturels  et  films  spectaculaires  allemands 
en  Suisse  a augmenté  ces  derniers  mois  as- 
sez fortement.  Cependant,  le  film  spectacu- 
laire allemand  trouve  un  accueil  très  réser- 
vé de  la  part  du  public  suisse.  Mais  c’est 
pour  des  raisons  purement  artistiques  et 
nullement  politiques. 

Le  film  allemand  apparaît  aux  Suisses 
comme  trop  prisonnier  d’un  dogme 
d’Etat,  alors  que  les  films  français,  an- 
glais et  américains  font  ressortir  l’indi- 
vidualité de  l’homme. 


L’Académie  Américaine  du  Cinéma 
a distribué  ses  prit 


L’Académie  des  Arts  et  Sciences  Cinéma- 
tographiques de  Hollywood  vient  de  distri- 
buer ses  prix  annuels  qui  ont  été  décernés 
de  la  façon  suivante  : 

1°  Prix  du  meilleur  film  : Gone  With  the 
Wind  (Autant  en  emporte  le  Vent); 

2U  Prix  du  meilleur  acteur  : L’acteur 
anglais  Robert  Donat  pour  l’interprétation 
du  film  britannique  Good  Bye  Mr  Chips; 

3°  Prix  de  la  meilleure  actrice  : L’ac- 
trice anglaise  Vivian  Leigh  pour  son  inter- 
prétation de  Gone  With  the  Wind; 

4°  Prix  du  meilleur  metteur  en  scène  : 
Victor  Fleming  pour  Gone  With  the  Wind; 

5°  Prix  du  meilleur  acteur  deuxième 
rôle  : Thomas  Mitchell  pour  le  rôle  du  Doc- 
teur dans  La  Chevauchée  fantastique  (Stage- 
coacli); 

6°  Prix  du  meilleur  producteur  : David 
Selznick  pour  Gone  With  the  Wind. 

C’était  la  première  fois  que  les  films  non 
américains  participaient  à la  compétition. 

P.  A. 


François  Périer  et  Alerme 
dans  La  Grande  Leçon,  film  de  R.  Péguy. 
(Prod.  Sifra.  Distr.  D.U.C.) 


Si  le  spectateur  suisse  voue  sa  sympathie 
aux  grands  films  spectaculaires  français  et 
au  fond  humain  de  ses  caractères,  les  Alle- 
mands jugent  cela  comme  un  acte  de  fran- 
cophilie politique. 

Pourtant,  il  y a un  précédent  avec  le  film 
russe.  Le  Suisse  a toujours  refusé,  avec  un 
instinct  sain,  les  doctrines  politiques  et  la 
tendance  du  film  russe,  ce  qui  ne  l’empê- 
chait pas  de  reconnaître  la  force  de  l’inter- 
prétation documentaire  et  le  réalisme  de  la 
mise  en  scène  et  des  prises  de  vues.  Par  con- 
tre. le  film  allemand  n’a  pas  gardé  de  style 
formel  par  quoi  on  aurait  pu  le  prendre 
pour  modèle.  Le  ministre  de  la  Propagande, 
le  Docteur  Goebbels,  avait  réclamé  déjà, 
avant  le  pacte  germano-russe,  une  produc- 
tion allemande  d'une  certaine  qualité,  qui 
fût  imitée  du  film  russe  Potemkine;  il  a 
donc  jugé,  entre  les  lignes,  le  film  allemand 
comme  très  médiocre.  On  ne  doit,  en  ce  cas, 
pas  blâmer  le  spectateur  suisse  d’accueillir 
avec  réserve  les  films  allemands  puisqu’il 
se  trouve  ainsi  du  même  avis  que  le  minis- 
tre de  la  Propagande  allemande. 

O ironie  ! 

Louis  B. 


Une  œuvre  universellement  connue... 


LA  COMPAGNIE  INDUSTRIELLE  COMMERCIALE  CINÉMATOGRAPHIQUE 

présente 

YVONNE  PRINTEMPS 
RÀIMU 

PIERRE  FRESNAY 
RAYMOND  ROULLEAU 


dans 


d’après  la  pièce  d’ 

HENRI  LAVEDAN 

de  l’Académie  Française 

Mise  en  scène  de 

PIERRE  FRESNAY 

Scénario,  adaptation  et  dialogues  de 

H.  G.  CLOUZOT  et  J.  VILLARD 

C.I.C.  c. 

Siège  social  : 

7,  Place  Ampère,  7 
LYON 

Direction  Générale  : 

6,  rue  Christophe-Colomb,  6 

PARIS 


VENTES  A L’ÉTRANGER 

DAVIS -FILM 

3 3,  Champs-Elysées,  3 3 

PARIS 

QUALITÉ 


LIVRAISON  MAI  1940 


10 


cxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx: 


Kj 


A TRAVERS  LE  MONDE 

— 1 — ^ ^ ^ ^ — 

LE  FILM  FRANÇAIS  SURJE  MARCHE  ITALIEN 

ORAGE  et  LE  JOUR  SE  LÈVE  ont  triomphé  à Rome 

(De.  notre  correspondant  particulier.) 


Sentinelles  des  Alpes,  un  grand  film  suisse. 
(Production  Monopol  Film  de  Zürich) 
Distribué  par  Filinsonor. 


Dans  les  Studios  U.  F . A.,  on  tourne 
un  Film  anti-anglais 


Pendant  le  mois  de  janvier  écoulé,  sept 
films  français  ont  été  présentes  dans  les  sal- 
les romaines.  Parmi  ces  sept  films.  Orage, 
avec  Michèle  Morgan  et  Charles  Boyer,  a 
battu  le  record  de  durée  sur  l’affiche  (20 
jours)  suivi,  à la  troisième  et  à la  qua- 
trième place,  par  Le  Jour  se  lève  et  Der- 
rière la  Façade  (respectivement  12  et  10 
jours).  Les  quatre  autres  films  français  pré- 
sentés à Rome  en  janvier  sont  : Sept  Hom- 
mes... une  Femme,  Nuit  fatale,  Capitaine 
Mollenard  et  Ramuntcho. 

Le  succès  <l 'Orage  et  de  Le  Jour  se  lève 
a été  aussi  grand  que  celui  de  Kalia,  mais 
il  a été  partagé  par  la  superbe  réalisation 
de  Duvivier,  La  Fin  du  Jour  et  par  Je  t’at- 
tendrai, de  Moguy,  présentés  presque  en 
même  temps.  Le  public  romain  a encore  ad- 
miré, tout  récemment,  d’autres  films  fran- 
çais : Café  international,  L’Emigrante,  Sans 
Lendemain,  Paradis  perdu  Accord  final, 
Vacances  payées,  Jeunes  Filles  en  Détresse, 


Le  Prince  de  Kaïnor,  etc...  Les  deux  beaux 
tihns  d’Edwige  Feuillère,  Sans  Lendemain 
et  L’Emigrante,  dont  on  annonce  aussi  Je 
suis  une  Aventurière,  ont  beaucoup  plu. 

Petite  Peste,  Sous  les  Etoiles,  Un  Soir 
d’ Alerte,  Cavalcade  d’ Amour  vont  être  pré- 
sentés incessamment. 

* * 

* 

On  peut  constater  que  les  recettes  des 
films  italiens  sont  en  augmentation  croissan- 
te. Voici  quelques  chiffres  qui  concernent  les 
recettes  enregistrées  à la  fin  du  mois  de  no- 
vembre écoulé  : Luciano  Serra,  Pilote  (en 
14  mois)  a atteint  6.800.000  lires;  Verdi, 
dans  la  même  période,  5 millions  et  demi; 
Fieramosca  (en  11  mois)  4.600.000  lires; 
Terre  de  Feu  (en  9 mois)  2.700.000  lires.  De 
nombreux  autres  films  oui  dépassé  deux 
millions  pour  des  périodes  même  plus 
courtes.  — Renalo  Bonnani. 


Le  Film  Hongrois  commence  à s’exporter 

LES  RÉCENTS  SUCCÈS  FRANÇAIS  A BUDAPEST 

(De  notre  correspondant  particulier.) 


La  production  allemande  n’est  pas  de 
l’importance  annoncée  par  les  services  du 
Docteur  Goebbels. 

A la  Ufa,  qui  est  la  firme  officielle  d’Etat 
île  la  production,  on  ne  tourne  que  quelques 
productions.  Huit,  en  comptant  les  films  au 
montage. 

Dans  les  réalisations  entamées  se  trouve 
Dus  Herz  einer  Kônigin,  une  évocation  de 
la  vie  de  Marie  Stuart,  réalisée  par  Cari 
Froëlich,  avec  Zarah  Leander  dans  le  rôle 
l’infortunée  reine  d'Ecosse.  Le  film  est  une 
violente  attaque  de  l’Angleterre  et  Marie 
Stuart  sert  de  prétexte  facile. 

D’autre  part,  la  Ufa  prépare  un  film  sur 
Gutenberg,  film  qui  sera  tourné  à Mayence, 
et  dont  la  sortie  doit  coïncider  avec  les  fêtes 
du  Ve  Centenaire  de  l’invention  de  l’Impri- 
merie. — R.  B. 


L’Homme  du  Niger,  de  J.  de  Baroncelli, 
avec  Harry  Baur. 

(S.E.L.F.) 


Dans  les  derniers  mois,  depuis  qu’en  quel- 
ques pays  de  l’Europe  centrale  et  orien- 
tale, à cause  des  devises  on  n’importe  point 
de  films  anglais  et  français,  l’intérêt  pour 
les  films  italiens  et  hongrois  se  révèle  plus 
élevé.  Il  est  remarquable  que,  tant  dans  la 
Yougoslavie  qu’en  Bulgarie,  soient  impor- 
tés effectivement  beaucoup  plus  de  films 
hongrois  que  de  films  italiens.  Quant  à la 
Yougoslavie,  c’est  compréhensible.  Une  par- 
tie du  territoire  de  la  Yougoslavie,  avant  le 
traité  de  Trianon,  était  hongroise;  aujour- 
d’hui même,  plusieurs  millions  de  Hongrois 
y vivent;  ils  ont  accueilli  les  films  hongrois 
en  Yougoslavie  avec  un  plaisir  passionné! 
Le  gouvernement  yougoslave,  au  mois  de 
novembre  1939,  a accepté  le  premier  film 
hongrois,  après  quoi,  immédiatement,  les 
autres  films  hongrois  se  sont  aussi  présen- 
tés sur  le  marché  yougoslave  où  ils  ont  eu 
un  très  grand  succès,  non  seulement  sur  les 
territoires  habités  par  les  Hongrois,  mais 
aussi  même  à Belgrade  et  à Zagreb. 

On  a vu  ainsi  parmi  les  nouvelles  pro- 
ductions hongroises,  Le  Bal  est  là;  Le  Prin- 
temps mortel  (de  Louis  Zilahy);  Conspira- 
tion à Varsovie;  Les  Pauvres  Riches,  d’après 
le  roman  de  Jokai,  etc... 

Jusqu’ici,  en  Yougoslavie,  nous  avons  im- 
porté soixante  films  environ.  En  Bulgarie, 
on  a importé  plusieurs  films  hongrois.  Le 
film  : Les  Hussards  de  Bercsènyi,  a eu  un 
succès  énorme;  il  est  resté  en  exclusivité 
à Sofia  plus  de  cinq  semaines. 

Dernièrement,  on  a vendu  un  film  hon- 
grois en  Espagne.  En  outre,  on  constate  un 


intérêt  dans  certains  pays  du  Nord.  Natu- 
rellement, la  Slovaquie,  où  il  y a plus  de 
cent  mille  Hongrois,  achète  des  films  hon- 
grois. 

Seule,  la  Roumanie  ne  laisse  pas  entrer 
de  films  hongrois. 

SITUATION  DU  FILM  FRANÇAIS 

La  Banque  Nationale  hongroise,  la 
dernière  semaine,  a concédé  les  devises 
pour  quelques  films  français  et  anglais. 
Actuellement,  Le  Paradis  Perdu  et  Une 
Nuit  de  Décembre  ont  été  présentés  avec 
un  succès  incroyable.  Il  est  difficile  de 
décider  lequel  est  le  plus  beau,  le  meil- 
leur. Ces  deux  filmas  français  ont  obtenu 
un  véritable  triomphe  en  Hongrie.  Parmi 
les  films  américains  et  anglais,  Gunga 
Din  et  Victoria  the  Great  ont  connu  d’en- 
viables succès.  — Andor  Lajta. 


LE  MONDE  EN  ACTION 
est  distribué  en  Belgique 

Le  magazine  français  de  1 activité  mon- 
diale : Le  Monde  en  Action  sera  distribué 
régulièrement  en  Belgique  par  Impéra- 
tor  C.  D.  qui  s’est  également  assuré  la  dis- 
tribution du  film  C.  F.  C.  : Le  Collier  de 
Chanvre  que  Léon  Mathot  réalise  actuelle- 
ment au  studio  François-Ier. 


LA  COMPAGNIE  FRANÇAISE 
CINÉMATOGRAPHIQUE 

40-42,  RUE  F R A N ÇO I S - Ier  - PARIS  (8) 

Téléphone  : ÉLYSÉES  66-44  à 66-47 


rappelL 


e ses 


eh 


ernieres 


productions 


L’ÉMIGRANTE 
RAPPEL  IMMÉDIAT 

(Sauf  Région  Marseille) 

CAFÉ  PU  PORT 

FEU  DE  PAILLE 

DISTRIBUTION 


GRANDE  RÉGION  PARISIENNE 

COMPAGNIE  FRANÇAISE 
CINÉMATOGRAPHIQUE 

40-42,  Rue  François-lcr  - PARIS  (8-) 

MARSEILLE 

COMPAGNIE  FRANÇAISE 

CINÉMATOGRAPHIQUE 

53,  Boulevard  Longchamp 

BORDEAUX 

COMPAGNIE  FRANÇAISE 
CINÉMATOGRAPHIQUE 

16,  Rue  du  Palais-Gallien 

LYON 

COMPAGNIE  FRANÇAISE 
CINÉMATOGRAPHIQUE 

3,  Boulevard  Anatole-France 

LILLE 

COMPAGNIE  FRANÇAISE 
CINÉMATOGRAPHIQUE 

61,  Rue  de  Béthune 

AFRIQUE  DU  NORD 

COMPAGNIE  FRANÇAISE 
CINÉMATOGRAPHIQUE 

62,  Rue  Constanfône  - ALGER 

12 


J*- 


♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦  ♦ 


CINE 


FR 


RAPHIE 

SE 


gXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX: 


Le  Film  français  en  Scandinavie 
maintient  toutes  ses  positions 

CE  MARCHÉ  RESTE  ENCORE  EXCELLENT 
POUR  NOS  FILMS 


Il  ne  faut  pas  abandonner 
la  Télévision 

Les  émissions  reprendraient  bientôt 
en  Angleterre 


Le  film  français  en  Scandinavie,  nous  dit 
Fokle  Holmberg,  maintient  toutes  ses  posi- 
tions. La  presque  totalité  des  bons  films  de 
193!)  a été  vendue;  quelques-uns  seulement 
ont  été  livrés.  Ils  sortent,  dés  maintenant, 
dans  les  salles.  C’est  ainsi  que  Derrière  la 
Façade  vient  d’obtenir  un  très  vif  succès  et 
La  Fin  du  Jour  a fait  fureur  à Stockholm 
(plus  faible  toutefois  en  province  suédoise). 
On  peut  encore  mentionner  Pièges  présenté 
avec  succès,  Le  Déserteur,  bien  accueilli, 
ainsi  que  Le  Grand  Elan;  Cavalcade 
d’ Amour  a été  légèrement  faible... 

Moins  que  jamais,  le  marché  Scandinave 
ne  doit  être  négligé,  tant  au  point  de  vue 
propagande  qu’au  point  de  vue  commer- 
cial : sans  entrer  dans  les  détails,  M.  Holm- 
berg croit  pouvoir  avancer  le  chiffre  de  dix 
millions  en  1939  pour  l’ensemble  Suède, 
Norvège  et  Danemark. 

Pourtant,  il  s’en  faut  que  tout  aille  pour 
le  mieux  dans  le  meilleur  des  mondes...  La 
guerre,  souvent,  sert  de  prétexte  ou  d’échap- 
patoire mal  justifié.  Tous  les  films  payés 
n’ont  pas  été  livrés;  les  à-valoir  sur  les  films 
arrêtés  ou  même  non  commencés  ne  sont 
pas  restitués.  Il  en  résulte  que  la  notion  de 
bonne  foi  paraît  très  atteinte.  Les  défaillants 
ne  cherchent  même  pas  à négocier  une  so- 
lution : ils  font  le  mort,  simplement!  Tel 
acheteur,  qui  a versé  25.000  dollars  pour  la 
Suède,  n’entend  plus  parler  de  rien!  Tel 
film,  acheté  5.000  dollars,  dont  2.500  versés, 
est  « repris  » pour  achèvement  par  un  au- 
tre producteur  : celui-ci  réclame  le  verse- 


Lune de  Miel  à Bali,  qui  remporte  actuellement, 
en  première  exclusivité,  un  très  grand  succès  à 
Paris,  est  l’une  des  comédies  gaies  les  plus  amu- 
santes que  l’Amérique  nous  ait  envoyées  ces 
derniers  mois.  La  belle  vedette  franco-améri- 
caine Madeleine  Carroll  est,  aux  côtés  de  l’ex- 
cellent Fred  MacMurray,  merveilleuse  dans  un 
rôle  particulièrement  difficile  à jouer.  Et  il  y a 
aussi  Carolyn  Lee,  une  stupéfiante  vedette  de  1 
ans,  qui  crève  littéralement  l’écran. 

( Paramount ). 


ment  du  solde  de  2.500  dollars.  Quelle  ga- 
rantie a l’acheteur  à qui  on  demande  cette 
nouvelle  sortie  de  fonds,  de  la  bonne  ter- 
minaison du  film  et  du  visa  d’exportation  ? 

Il  y a d’autres  cas  regrettables  : certains 
films  achevés  ont  été  l’objet  d’ofï'res  sé- 
rieuses; mais  le  producteur  ajourne  et  veut 
davantage,  pensant  que  dans  six  mois  le 
film  français,  devenu  rare,  fera  prime.  En 
est-on  bien  sûr?  Fin  ce  qui  concerne  la 
Suède,  n’y  a-t-il  pas  l’Angleterre,  les  Etats- 
Unis,  voire  l’Allemagne  et  aussi  la  produc- 
tion nationale  elle-même  ? C’est  là  un  cal- 
cul dangereux  : le  film  français  ne  doit  pas 
perdre  sa  place.  Ce  serait  une  politique  né- 
faste de  faux  espoir. 

Enfin,  maintenant,  plus  encore  que  par  le 
passé,  les  difficultés  s’accroissent.  Voici  un 
film  à succès  : On  veut  en  commander  d’au- 
tres copies...  Mais  la  maison  de  tirage  re- 
fuse la  livraison  parce  que  le  producteur  a 
un  passif...  Trois  fois  en  peu  de  temps,  M. 
Holmberg  s’est  heurté  à semblable  obstacle! 

Il  ne  sqjige,  cependant,  nullement  à se  dé- 
courager : il  commence  à acheter  des  docu- 
mentaires, que  ses  acheteurs  accueillent 
bien.  Tels,  notamment,  Profil  de  la  France, 
de  Tedesco,  et  La  France  est  un  Empire 
qu’il  admire  fort.  M.  Holmberg  négocie  avec 
le  Service  Cinématographique  de  l’Armée 
pour  l’envoi  d’une  copie  du  Journal  Filmé 
de  la  Guerre.  Son  contrat  avec  les  Actuali- 
tés Eclair  est  rigoureusement  exécuté  et  les 
bandes  passent  dans  nombre  de  salles  avec 
succès.  P.  M. 

Le  Congrès 

de  l’ Exploitation  belge 

(De  notre  correspondant  particulier.) 

On  sait  que  s’est  tenu  cette  semaine,  à 
Bruxelles,  au  Palais  du  Centenaire,  un  Con- 
grès national  de  l’Exploitation  cinémato- 
graphique. L’Association  des  Directeurs 
nous  envoie  son  Ordre  du  Jour  que  nous 
publions  ci-dessous  : 

1"  Adresse  de  bienvenue  dans  les  deux 
langues  par  les  membres  du  Conseil  d’Admi- 
nistration  de  l’A.D.T.C.B.; 

2°  Rapport  sur  la  situation  générale  du 
cinéma  en  Belgique  et  examen  des  moyens 
susceptibles  de  porter  remède  à la  situation 
critique  actuelle  de  l’exploitation; 

3°  Exposé  des  motifs  qui  nécessitent  une 
réforme  urgente  de  la  Commission  de  Con- 
trôle des  Films  cinématographiques; 

4°  Examen  des  réactions  diverses  et  des 
perturbations  apportées  à l’exploitation  ci- 
nématographique par  des  organismes  tels 
que  la  Docip; 

5°  Audition  d’un  rapport  sur  le  régime 
fiscal  d’exception  qui  pèse  sur  le  cinéma 
dans  notre  pays; 

6°  Action  entreprise  par  la  Ligue  Natio- 
nale contre  les  Abus  du  Droit  d’Auteur. 

J.  van  Heugten. 


Le  Télévision  Advisory  Committee,  orga- 
nisation anglaise  dont  le  Président  est  Lord 
Cadihan,  vient  de  tenir  sa  première  réunion 
depuis  le  début  de  la  guerre. 

Le  but  de  ce  « meeting  » était  d’étudier 
les  possibilités  d une  reprise  des  émissions 
de  télévision  de  la  B.  B.  G.  éi  Londres. 

Celles-ci  se  feront  sans  doute  avec  des 
programmes  réduits,  de  deux  heures  par 
jour,  et  comprenant  75  % de  films. 

Les  maisons  anglaises  de  télévision  — 
telles  Marconi  (E.M.I.),  Baird  Scophony  — 
sont,  en  effet,  très  anxieuses  de  voir  repren- 
dre les  émissions  de  télévision  ci  la  suite  du  1 
développement  intense  que  celle-ci  connaît 
actuellement  aux  Etats-Unis. 

Il  est  à craindre,  en  effet,  que,  la  guerre 
terminée,  on  ait  la  grande  surprise  de  cons-  . 
tater  que  la  mise  au  point  de  la  télévision 
soit  devenue  aux  Etats-Unis  un  fait  acquis. 
Des  progrès  énormes  auront  été  alors  ac- 
complis, et  l’Angleterre,  qui  était  en  avance, 
aura  des  années  de  retard  sur  les  Améri- 
cains. 

Telle  fut  la  situation  du  cinéma  européen 
après  la  guerre.  Les  Anglais  refusent  de 
renouveler  l’histoire  avec  la  télévision,  d’au- 
tant plus  que,  d’après  des  nouvelles  qui  par- 
viennent de  New  York,  les  Allemands  con- 
tinuent à travailler  sérieusement  la  question. 

La  Beiehpost  Télévision  aurait  installé  un 
réseau  de  câbles  pour  la  transmission  de  la 
télévision,  et  sept  auditoriums  seraient  ac- 
tuellement équipés  à Berlin  pour  les  récep- 
tions publiques. 

La  transmission  de  la  télévision  par  câble 
est  actuellement  le  système  généralement 
utilisé  aux  Etats-Unis. 

La  reprise  de  la  télévision  en  Allemagne 
est  officiellement  expliquée  par  la  nécessité 
de  poursuivre  les  progrès  scientifiques  et 
techniques  dans  ce  domaine,  en  dépit  de 
l’état  de  guerre. 

La  lutte  pour  la  télévision  continue.  Les 
Américains  mènent  le  train.  Les  Allemands 
s'y  sont  remis.  Les  Anglais  vont  s’y  re- 
mettre. 

Que  va  faire  la  France? 

Pierre  A. 

4 

NOUVELLES  DE  GRÈCE 


Un  nouveau  Cinéma  à Athènes 


Il  vient  de  s’ouvrir  à Athènes  l’Espéros, 
une  luxueuse  salle  de  la  S.  A.  Anzervos. 
L’Espéros  a fait  son  inauguration  avec  le 
film  français  « Accord  final  » qui  a obte- 
nu le  plus  mérité  des  succès. 

G.  Lazarides. 

Le  Film  français  à Athènes 


Du  26  février  au  3 mars  1940  : 

Au  Pallas  : L’Ange  du  Foyer  (au  lieu  du 
Puritain,  qu’il  avait  annoncé). 

Au  Esperos  : Accord  final. 

Du  4 au  10  mars  1940  : 

Au  Pallas  : Fanfare  d’Amour. 

G.  L. 


13 


. .JÊt 

cinewSBÊra 


RAPHIE  FO  XXTXTTTTTTTT 


£ JL 


DANS  L’EXPLOÏ  FATIO 


Sans  Lendemain 

j ( Prod . Ciné-Alliance) 

Le  beau  film  de 
Max  Ophüls,  œuvre 
dramatique  d’atmos- 
phère interprétée  par 
Edwige  Feuillère  qui 
y trouve  son  plus 
beau  rôle,  et  par 
Georges  Rigaud,  Da- 
niel Lecourtois,  fera 
l’inauguration  du  ci- 
néma LE  FRANÇAIS, 
théâtre  Jacques  Haïk, 
directe  ur  Siritzky, 
dont  1 ’ ouverture  a 
lieu  vendredi  prothain. 

Nous  publierons  la 
semaine  prochaine  un 
article  sur  les  carac- 
téristiques de  cette 
! belle  salle. 


La  Raison  majeure  pour  laquelle 
nous  devons  faire  des  Films 

Par  L.  G.  EGROT,  des  Studios  Pathé  Cinéma 


Le  film  français  qui,  dans  ees  dernières 
; innées,  avait  reconquis  sur  les  écrans  du 
nonde  une  place  qu’il  n’aurail  jamais  dû  se 
aisser  prendre,  va-t-il,  et  pour  les  mêmes 
aisons  qu’en  14,  abandonner  sa  position 
■nviée? 

Pourtant,  le  film  français,  c’est  autre 
! 'hose  qu’une  frivolité,  inconcevable  dans 
me  période  de  guerre,  ou  qu’un  moyen  de 
iropagande,  limité  par  son  but  même.  Le 

ilm  français,  du  point  de  vue  économi- 
se, de  la  monnaie  d'échange,  c’est  un 
»tock  de  devises  étrangères,  pour  que  la 
pierre  même,  qui  en  fait  fi,  puisse  ache- 
:er  ici  un  avion,  là  de  l’essence,  ailleurs 
lu  minerai  de  cuivre  ou  du  nickel  ou  des 
lettrées,  et  au  même  titre  que  nos  charn- 
lagnes  ou  nos  dentelles  ou  nos  articles 
le  Paris,  car  un  film  français,  dans  une 
! lizaine  de  boîtes  de  fer  blanc,  ce  sont 
:inq  mille  dollars,  mille  florins,  tant  et 
ant  de  livres  sterling  ou  de  lires  ou  de 
: louros,  c’est  la  transmutation  magique 
■ l’une  poignée  de  valeurs  papier  en  va- 
eurs  or,  c’est  cette  raison  et  cette  rai- 
ion  seule,  que  je  reproche  aux  pouvoirs 
tublics  de  ne  pas  comprendre  très  bien. 

Naturellement  pour  nous  qui  lui  avons 
onsacré  tout  notre  temps  et  toutes  nos  pen- 
ées,  c’est  par  lui  que  nous  espérons  vivre; 
nais  qu’on  ne  veuille  pas  tenir  compte  en 
laut-lieu  que  le  film  donne  du  pain  à des 
tuiliers  de  travailleurs  (plus  encore  que  les 
ourses  de  chevaux),  qu’il  permet  à des  mil- 
ions  d’inquiets  de  s’évader  de  leurs  heures 
l’angoisse,  peut-être,  oui...  mais  quand  il 
'agit  du  problème  économique  vital  auquel 
e pays  tout  entier  doit  faire  face,  non,  il 
aut  faire  quelque  chose,  on  doit  faire  quel- 
le chose. 


Le  gouvernement  doit  apporter  une 
aide  pour  que  l’afflux  des  devises  étran- 
gères entre  en  jeu,  que  cette  aide  des 
Pouvoirs  opère  par  le  dégel  des  crédits, 
avec  des  garanties  sérieuses,  ou  même 
l’usage  de  nouveaux  capitaux,  accordés 
et  contrôlés  avec  caution,  pour  que  no- 
tre Industrie  fasse  des  films,  non  des 
films  de  propagande,  ni  des  films  bon 
marché  en  finance  et  en  moyens,  mais 
des  films  comme  ceux  que  l’étranger  at- 
tend d’un  grand  pays  comme  la  France 
et  qui  seraient,  au  delà  de  nos  frontières, 
comme  de  véritables  œuvres  d’art  et 
mettraient  au  crédit  de  la  guerre  ces  de- 
vises étrangères  aussi  précieuses  que 
de  l’or  pur. 

Si  nous  ne  faisons  pas  de  films  pour  sa- 
tisfaire tels  ou  lels  intérêts  privés,  qu’on 
nous  donne  enfin  les  moyens  d’en  faire 
pour  l’intérêt  plus  urgent  encore  de  la  Dé- 
fense Nationale. 

♦ 

Trois  Films  français 

sortent  cette  Semaine 


L’Emigrante,  que  Léo  Joannon  a réalisé 
l’été  dernier  avec  Edwige  Feuillère  et  Jean 
Chevrier,  sur  un  cargo  authentique  en  plei- 
ne mer,  sort  au  Paramount.  (Distr.  : C.F.C.) 

A l’Olympia,  passe  le  film  tant  attendu 
Après  Mein  Kampf,  mes  Crimes,  par  Adolf 
Hitler.  (Prod.  : Cristal.) 

Et  Sans  Lendemain  (Ciné  Alliance)  au 
« Français  » débute  aujourd’hui  même. 


A NANCY 

Beaucoup 

de  premières  Visions 

A présent,  les  premières  visions  se  sui- 
vent sans  discontinuer;  l’Eden  va,  à son 
tour,  donner  du  film  nouveau.  Ainsi,  nos 
salles  du  centre  seront  toutes  sur  le  même 
plan  d’activité.  Les  grandes  productions 
sont  encore  rares.  Mais  La  Charrette  fan- 
tôme débute  au  Majestic  et  bientôt  une  au- 
tre salle  présentera  La  Fin  da  Jour...  Ne 
laissons  pas  le  public  indifférent  à ces  réali- 
sations : il  faut  qu’on  lui  fasse  savoir 
qu’elles  lui  plairont... 

Certains  établissements,  qui  pratiquent  le 
permanent,  n’arrivent  pas  à « boucler  » leur 
programme  à l’heure  prescrite  de  la  ferme- 
ture; il  en  ressort  qu’à  la  dernière  séance, 
le  grand  film  apparaît  diminué,  non  pas 
seulement  dans  sa  longueur,  mais  dans  sa 
valeur...  On  s’en  doute  ! Les  spectateurs  s’en 
aperçoivent  ! Il  faut  pallier  à cet  état  de 
choses  en  adaptant  à l’horaire,  la  première 
partie  sans  toucher  au  film  principal.  Le 
cas  est  assez  important  pour  qu’on  s’en 
occupe  dans  toutes  les  villes,  s’il  se  pré- 
sente. — M.  J.  Relier. 


Petites  Nouvelles 
Africaines 


■ M.  Grégoire,  directeur  du  Majestic,  vient 
d’être  appelé  aux  armées. 

■ C’est  la  « Compagnie  Nord- Africaine 
Cinématographique  »,  une  jeune  firme  de 
location  installée  à Alger,  qui  devient  con- 
cessionnaire exclusif  de  la  production 
R.  K.  O.  Radio  Films  qui  possédait,  jus- 
qu’ici, une  agence  nord-africaine. 

■ M.  Seyrès,  l’exploitant  marocain  bien 
connu,  va  créer  une  nouvelle  salle  à Mek- 
nès  (Maroc).  — P.  S. 


Micheline  Presles  et  Gabrielle  Dorziat 
dans  Un  Soir  d’AIerte, 
film  de  J.  de  Baroncelli. 

(Prod.  Flag.  Distr.  Sédif.) 


14 


exxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxi 


CI!\Éi™ffiiR/\PHiE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦! 


DANS  LA  PRODUCTION 


Un  Réalisateur  britannique 
viendra-t-il  tourner  en  France? 


Nous  sommes  avisés  qu’un 
metteur  en  scène  britanns- 
que  : Denis  Fersson  a l'inten- 
tion de  venir  dans  nos  studios 
réaliser  un  grand  film  drama- 
tique dont  le  titre  serait  « La 
Baie  des  Trépassés  », 

Nous  accueillerons  très 
cordialement  ce  réalisateur 
allié  quand  il  viendra  sur  le 
Continent  — probablement 
en  Bretagne  — tourner  ses 
extérieurs,  en  souhaitant  qu’s! 
mette  à exécution  son  idée 
d’utiliser  nos  studios. 


ON  ANNONCE 


E La  Comédie  du  Bonheur 

que  Marcel  L’Herbier  va  com- 
mencer la  semaine  prochaine 
aux  studios  Scaléra  de  Rome,  esl 
adapté  de  la  pièce  de  Evréinof / 
et  Nozière  créée  à l'Atelier  par 
Charles  Dullin.  Les  dialogues 
seront  de  Jean  Cocteau.  Une  im- 
portante partie  musicale  sera  de 
Henri  Sauguet,  mais  plusieurs 
chansons  seront  du  charmant 
compositeur  gai  : Paul  Misraki. 

Voici  la  distribution  de  ce 
film  : Ramon  Novarro,  Michel 
Simon,  Jules  Berry,  Micheline 
Prestes,  Pierre  Jourdan,  Jaque 
Catelain,  Doumel,  Tréki,  Marcel 
Vallée,  Eve  Francis. 

Production  Lumen,  dirigée 
par  Georges  Lampin,  distribuée 
par  Discina. 

■ On  prépare  un  film  gai  et 
sentimental  dont  le  titre  provi- 
soire est  : Mariage  par  Procu- 
ration. On  a pressenti  Georges 
Rigaud,  qtfii  sera  sans  doute  la 
vedette  masculine  de  ce  film 
avec  Curette,  Jean  Tissier  et 
Raymond  Cordy.  Début  courant 
mars.  Le  film  est  distribué  par 
Discina. 

■ Rappelons  que  l’on  travaille 
à la  préparation  d’un  film  dra- 
matique : L’Impasse,  scénario 
et  dialogues  de  Charles  Spaak, 
dont  Marie  Déa,  révélée  dans 
Pièges,  sera  la  vedette  fémi- 
nine. Discina  distribuera  L’Im- 
passe. 

■ Peloton  d’Exécution.  — 

La  Société  U.F.P.C.,  qui  vient  de 
terminer  Miquette  et  sa  Mère, 
annonce  la  très  prochaine  réali- 
sation du  romcm  de  Pierre 
Nord  Peloton  d’Exécution 
qui  est  comme  la  suite  de  Terre 
d’Angoisse.  Léon  Mathot  réali- 
serait ce  film.  Simultanément, 
U.F.P.C.  produiia  Patrouille 
blanche  q\ui  se  situe  dans  les 
pays  de  neige,  dans  les  Pyrénées 
et  en  Auvergne  et  dont  l’action 
dramatique  a trait  à une  pas- 
sionnante aventure  d’espion- 
nage. 


Louis  Jouvet  et  Daniel  Mendaille  dans  le  rôle  de  Clemenceau, 
Maire  de  Montmartre, 

Untel  Père  et  Fils,  de  Julien  Duvivier. 

(Prod.  : Transcontinental,  distribuée  par  Columbia.) 


ON  TOURNE 


BUTTES- CHAUMONT 


La  Grande  Leçon. 

Réal.  : Robert  Péguy. 

Ved.  : Alerme,  Lecourtois, 
Roger  Tréville,  François  Périer, 
Claude  May,  Suzanne  Dantès. 

Décors  : Le  dernier  jour  de 
studios.  Mardi  on  a tourné  l’in- 
tcrieur  d’un  entrepôt  de  vins. 
Ensuite,  ont  eu  lieu  les  exté- 
rieurs, à Charenton,  et  dans  un 
camp  d’aviation. 

Prod.  : Sifra. 

Distr.  : D.U.C. 

Tournage  : 4e  et  dernière  se- 
maine de  prises  de  vues. 

Elles  étaient  Douze  Femmes. 

Réal.  : G.  Lacombe. 

Ved.  : Gaby  Morlay,  Betty 
Stockfeld,  Simone  Berriau,  Mi- 
cheline Presles,  Blanchette  Bru- 
noy,  Mila  Parély,  Nina  Myral. 
Ajoutons  à ees  noms  celui  de 
Françoise  Rosay,  dont  l’engage- 
ment pour  un  rôle  important, 
vient  (le  nous  être  confirmé. 

Décors  : Hall  et  jardin  d’hi- 
ver, chambre  des  jeunes  filles, 
studio,  cuisine. 

Tournage  : 2e  semaine. 

Prod.  : Régina. 


Diamant  noir. 

Réal.  : J.  Delannoy. 
(Voir  films  commencés). 
Tournage  : lre  semaine. 
Prod.  : Minerva. 


NICE 


C.  M.  C.-NICE 

Untel  Père  et  Fils. 

Réal.  : J.  Duvivier. 

Ved.  : Louis  Jouvet,  Michèle 
Morgan,  R.  Devillers,  Lucien 
Nat,  Suzy  Prim,  Le  Vigan... 
Tournage  : IIP  semaine. 

Prod.  : Transcontinental. 


BILLANCOURT 


Faut  ce  qu’il  faut. 

Réal.  : René  Pujol. 

Ved.  : Larquey,  Toutain,  Jean 
Tissier,  Marguerite  Pierry,  Deva 
Dassy,  Marie  Bizet. 

Tournage  : 3"  semaine. 

Prod.  : Vondas. 

■ Volpone,  qui  devait  com- 
mencer cette  semaine,  est  légè- 
rement retardé  par  suite  d’une 
indisposition  de  Louis  Jouvet. 
On  monte  les  premiers  décors. 
(Prod.  : Ile  de  France.) 


FRANÇOIS  M” 


Le  Collier  de  Chanvre. 

(Le  Mystère  du  Bois  Bellol). 

Réal.  : Léon  Mathot. 

Ved.  : André  Luguet,  Jacque- 
line Delubac,  Annie  Vernay, 
G.  Lannes,  Viola-Vareynnes. 

Décors  : Grande  salle  d’au- 
berge anglaise,  la  façade  de  l’au- 
berge, les  chambres. 

Prod.  : C.  F.  C. 

Tournage  : 2°  semaine. 


Les  Films  commencés 
cette  semaine 

21.  DIAMANT  NOIR 

Auteur  : Jean  Aicard. 

Dialogues  : ./.  Delannoy. 

Réalisateur  : ,7.  Delannoy. 

Chef-opérateur  : Bourgas. 

Opérateurs  : Portier,  Raulet. 

Décors  : Magniez. 

Régie  généraie  : Genty. 

Ing.  du  son  : Roberton. 

Photographe  : Soulié. 

Studios  : Neuilly. 

Enregistrement  iMélodium. 

Script-girl  : .7.  Chevillotte. 

Maquilleur  : Legoff. 

Interprètes  : Gaby  Morlay, 
Ch.  Vanel,  Louise  Carletti, 
Escande,  Joffre,  Jeanne  Vé- 
niut. 

Dir.  de  prod.  : .7.  Davran. 

Dir.  artistique  : Ch.  Méré. 

Prod.  : Minerva. 

Distr.  : Minerva. 

Epoque:  Moderne.  A la  veille 
de  la  guerre. 

Cadres  : Paris  et  le  Midi. 

Sujet  : Un  grand  banquier, 
après  la  mort  accidentelle 
de  sa  femme,  croit  qu’elle 
l'a  trompé  et  que  leur  fille 
n’est  pas  de  lui.  Il  se  déta- 
che de  cette  enfant  et  cher- 
che auprès  d’une  jeune 
gouvernante  un  réconfort 
sentimental.  Plus  tard,  il 
apprendra  V innocence  de 
la  morte. 


Nous  croyons  savoir  que  : 
c’est  M.  Pierre  Benoît,  de 
l’Académie  Française,  qui 
écrira  le  scénario  du  prochain 
film  de  Viviane  Romance  et 
Georges  Flamant. 

Cette  grande  production  i 
sera  réalisée  dans  le  courant 
des  mois  d’avril  et  mai,  pour 
le  compte  de  la  Société  « Les 
Productions  J.  Bercholz  ». 


350  MiLLior 

DE  CATMOLIQUI 
DU  MONDE  CNTie 


15 


rrTixxxxm 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


RAPH1E 

SC 


txxxxxxxxxxxxxxxxr: 


ANALYSE 
DES  FILMS 


Liste  des  Films  critiquée  durant  les  m©ls  «le 

Janvier  1940 


La  Mousson 

(The  Rains  Came) 

Drame  parlé  en  anglais 


Origine  : Américaine. 
Réalisation  : Clarence  Brown. 
Auteur  : Louis  Bromfield. 
Scénario  . Philip  Donne,  Julien 
Josephson. 

Interprétation  : Myrna  Loi). 
Tyrone  Power,  George  Brent. 
Maria  Ouspenskaya,  Joseph 
Schildkraut,  Nigel  Bruce, 
Brenda  Joyce,  Mary  Nash, 
Jane  Darewell. 
Enregistrement  : W.  E. 
Product.  : Darryl  F.  Zanuck. 
Edit.  : Twentieth  Century  Fox. 


Voilà  certes,  une  œuvre  gi- 
gantesque, dont  la  projection 
vous  produit  les  sensations  les 
plus  variées  : l’émotion,  la  peur, 
l’étonnement,  l’admiration,  l’at- 
tendrissement. C’est  que  sa  subs- 
tance, prise  dans  le  gros  et 
grand  livre  de  Louis  Bromfield 
La  Mousson,  est  diverse  et  , com- 
plexe. Les  mouvements  de  la 
nature  la  plus  farouche  sont 
mêlés,  dans  cette  histoire  gran- 
diose, à de  petits  drames  hu- 
mains subtils  et  profonds. 

Les  amateurs  de  grande  mise 
en  scène  apprécieront  dans  La 
Mousson  les  fastueux  et  terri- 
fiants spectacles  du  tremblement 
de  terre  avec  l'effondrement  des 
palais  et  des  rues,  de  l’inonda- 
tion qui  noie  tout  sur  son  pas- 
sage, ruée  des  eaux  torrentielles 
recouvrant  maisons,  bêtes  et  hu- 
mains d’un  manteau  gris  et  bon- 
dissant ou  de  l’incendie...  ou  en- 
core les  très  riches  décors  des 
palais  et  des  réceptions... 

Les  spectateurs,  qui  recher- 
chent avant  tout  dans  un  filin, 
s’il  tend  à l’œuvre  d’art,  le  reflet 
et  le  jeu  des  sentiments  les  plus 
secrets,  seront  comblés  par  La 
Mousson,  film  qui  se  rapproche, 
par  sa  fine  et  pénétrante  psycho- 
logie, de  l’étude  psychologique 
multiple  développée  par  Louis 
Bromfield  dans  son  maitre  livre. 

Cette  magnifique  production, 
miracle  de  patience,  de  savoir- 
faire,  et  aussi  de  talent  indivi- 
duel — le  photographe,  le  déco- 
rateur, le  metteur  en  scène  qui 
dirigea  cette  orchestration,  ont 
fait  œuvre  personnelle  — a donc 
doublement  son  importance. 
Elle  est  interprétée  par  des  ac- 
teurs qui  n’ont  pas  toujours  eu 
d’aussi  beaux  rôles  et  qui  appa- 
raissent dans  La  Mousson  en 
possession  de  souples  talents  on. 
doyants  et  fins  : Myrna  Loy, 
charmante,  sensible;  Tyrone 
Power, mâle,  fier  et  concentré; 
George  Brent  qui  a une  allure 
folle  et  l’étonnante  petite  Maha- 
rani  : Maria  Ouspenskaya,  déjà 
remarquée  dans  le  film  Elle  et 
Lui  (rôle  de  la  vieille  dame  de 
Madèle).  Une  débutante  apparaît 
pleine  de  fraîcheur  et  de  vi- 
brante jeunesse  : Brenda  Joyce. 


Ame  île  la  Corse  (L’>  ■■■■ 

Cavalcade  d’Amour  

Good  ll\ie  Mister  Chips  . 

Grey  contre  X 

Mademoiselle  et  son  Bébé 

Menaces  

Missions  de  France  

Roublards  et  Cie  

Stanley  et  Livingstone  . . . 


Alerte  sur  l" Angleterre  

Battement  de  Coeur  

Brazza  ou  l’Epopée  du  Congo 
Chantons  quand  même  

Charrette  fantôme  (La)  

De  Lénine  à Hitler  

Edith  Cavell  

Etrange  Sursis  (IA)  

Intrigante  (L’)  

Justiciers  du  Far-West  (Les) 
Mode  renée  (La)  


M.  Smith  au  Sénat  . . 
Musiciens  du  Ciel  (Les) 
Profil  de  la  France  . . . 


Quatre  Plumes  blanches  (Les) 

ltapsodie  d’Amour  

Sérénade  


Français. 

Commenté. 

Documentaire. 

Henry  Caurier  ... 

1108 

Français. 

Parlant. 

Coin,  dramatique. 

Distributeurs  Ass.. 

1108 

Anglais. 

Parlant  anglais. 

Coin,  dramatique. 

M.-G.-M 

1105 

Français. 

Parlant. 

Coin,  dramatique. 

Films  Vog  

110  (5 

Américain. 

Parlant  anglais. 

Comédie. 

R.  K.  O Radio 

1105 

Français. 

Parlant. 

Drame  actuel. 

Films  G.E.C.E 

1107 

Français. 

Commenté. 

Documentaire. 

MM.  Marcel  Ichac  et 
R.  Ruffin 

1108 

Anglais. 

Doublé. 

Coin,  burlesque. 

Films  Vog  

1107 

Américain. 

Parlant  anglais. 

Drame  héroïque. 

Fox  Film  

1105 

et  de 

Février 

1940 

Connu,  français. 

Reportage  filmé. 

F.  F.  A 

. 1 lü!) 

Français. 

Parlant. 

Comédie  sentim. 

Films  Victoria 

. 111(1 

Français. 

Parlant. 

Drame  d’épopée. 

D.  P.  F 

. 1110 

Français. 

Parlant. 

Comédie  music. 

F.  F.  A 

. 1110 

Fia  nçais. 

Parlant. 

Drame. 

Columbia  Film  . 

1112 

Français. 

Parlant. 

Grand  film  d’hist. 

contemporaine. 

Distrib.  Français  . 

. 1109 

Parlant  anglais. 

Drame  histor. 

R.  K.  O.  Radio  . 

. 1112 

Américain. 

Parlant  anglais. 

Comédie  fantast. 

M.-G.-M 

. 1112 

Français. 

Parlant. 

Comédie  sentim. 

Films  E.  Cou/inet 

11(1!» 

Américain. 

Doublé. 

Film  en  4 épis. 

R.  A.  C 

. 111(1 

Français. 

Pu  riant. 

Fantaisie  sur  la 

Haute  Couture 

parisienne. 

Atlantic  Film 

1 1 00 

Américain. 

Parlant  anglais. 

Grande  com.  sut. 

Columbia  Iilms 

. 1111!» 

Français. 

Parlant. 

Comédie  dramat. 

Filmsonor  

11 III 

Français. 

Commenté. 

Docum,  sur  les 

MM.  Abel  Gance  . 

et 

Côtes  de  la 

Jean  Tedesco  . 

. 1100 

1 rance. 

Anglais. 

Doublé. 

Drame  d’avent. 

Artistes  Associés 

mu 

Hongrois. 

Douille. 

Com.  dr.  mu  si:. 

As t ra  Paris  Film 

1112 

Français. 

Parlant. 

Com.  music.  rom. 

Astra  Paris  Film 

. 111(1 

COMMUNIQUÉ 


La  Société  Liberty-Films 
nous  informe  que  depuis  le 
14  février  dernier,  elle  ne 
s’occupe  plus  de  la  distribu- 
tion des  films  suivants  : 

Mam’zelle  Spahi; 

Le  Prince  Jean; 

Le  Vertige; 

Un  Fil  à la  Patte; 

La  5'  Empreinte; 

Bourrasque. 

Et  qu’elle  décline  toute  res- 
ponsabilité quant  à l’exécu- 
tion des  contrats  qui  auraient 
pu  être  signés  depuis  cette 
date. 

M.  Muller,  qui  était  son  re- 
présentant, a quitté  la  société 
depuis  le  14  février  dernier. 

La  Société  Liberty-Films 
possède  en  exclusivité  pour 
Seine  et  Seine-et-Oise  les 
cinq  films  suivants  : 

Matricule  33; 

Liliom 

avec  Charles  Boyer; 

On  a volé  un  Homme 

avec  Lili  Damita,  Henry 

Garat; 

Les  Surprises  du  Slee- 
ping 

avec  Floiclle,  Claude 

Dauphin  ; 

Le  Centenaire 

avec  Noël-Noël. 

Et  quatre  comédies 

avec  Fernande!. 


DIRECTEURS 


RETENEZ  VOTRE  DATE 
Pour  la  Grande  Réédition  de 


D’après  la  nouvelle  de  GUY  DE  MAUPASSANT 

AVEC 

FERNANDEL 

MARCELLE  CHANTAL- JEAN  WORMS 
GEORGES  RIGAUD  - Paulette  DUBOST 


DISTRIBUTION  : 

ETABLIS'5  PETIT,  36,  Avenue  Hoche  (Car.  02-70) 


16 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


ciNÉi*flmHtRy 

FR4KM*&si 


RAPH1E 

■SE 


1 

LXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXTI 


ECHOS 


PETITES  ANNONCES 


■ La  Compagnie  Française 
Cinématographique  nous  fait 
savoir  que  Mme  Robine  Delat- 
tre, chef  de  Publicité,  a été 
lîommée,  durant  les  hostili- 
tés, directrice  des  Services 
de  Distribution  de  la  Société, 
dans  la  région  du  sud-ouest  : 
Compagnie  Française  Cinéma- 
tographique, 16,  rue  du  Pa- 
lais-Gallien,  Bordeaux  (Gi- 
ronde ) . 

S Très  prochainement,  s’ou- 
vrira  à Bergerac  (Dordogne), 
une  nouvelle  salle,  le  cinéma 
« Odéon  »,  exploitée  par  M. 
Alaus,  l’actif  directeur  des  deux 
autres  salles  de  Bergerac. 

L’équipement  de  la  cabine 
comprendra  des  projecteurs 
« Victoria  IV/B  » et  le  système 
sonore  des  Etablissements  Ciné- 
Inme,  3,  rue  du  Colisée  à Paris. 

S M.  Clédat,  après  avoir  fait 
équiper  par  les  Etablissements 
Cinélume,  en  1939,  sa  salle  du 
Moderne  à Lourdes,  vient  de 
traiter  avec  cette  maison  l’équi- 
pement du  Majestic  de  Lourdes 
qui,  comme  le  Moderne,  sera 
muni  des  nouveaux  projecteurs 
froids  « Victoria  VI  » à souf- 
flerie incorporée. 


Demandes  et  offres  d’emploi  : 3 fr. 
ta  ligne.  — Achat  et  vente  de  matériel, 
de  salles,  annonces  immobilières  et  de 
brevets  : 9 fr.  la  ligne. 

Dans  tes  catégories  ci-dessus,  12  li- 
gnes gratuites  par  an  pour  nos  abon- 
nés. 

Annonces  commerciales  pour  la  vente 
de  films  : 50  fr.  la  ligne. 

Pour  les  annonces  domiciliées  au 
journal,  1 fr.  de  supplément  pour 
France  et  Empire  Français;  3 fr.  pour 
l’Etranger.  Les  petites  annonces  sont 
payables  d’avance.  L’administration  du 
journal  décline  toute  responsabilité 
quant  5 leur  teneur. 


OFFRES  D’EMPLOI 


On  demande  opérateur  pour 
Artistic-Palace  à Billancourt.  Se 
présenter  : 5,  rue  Solférino  à 
Billancourt  (Seine). 


Représentant  est  demandé 
pour  Paris,  banlieue,  province. 
S’adresser  Spardice,  40,  rue  du 
Colisée,  Paris. 


ACHAT  CINÉMA 


Cherche  cinéma,  rayon  100 
kilomètres  Amiens. 

Ecrire  n°  04. 


DEMANDES  D’EMPLOI 


Opérateur,  longues  référen- 
ces, cherche  emploi  pour  soirée 
tous  les  jours  et  matinée  soirée 
le  dimanche. 

Ecrire  n°  62. 


Opérateur  de  projection 

cherche  place  Paris  ou  ban- 
banlieue. 

Ecrire  n®  59. 


Rédactrice,  longues  référen- 
ces cinéma,  publicité,  titrage, 
doublage,  scénarii,  cherche  pla- 
ce stable. 

Ecrire  n°  61. 


Jeune  fille,  21  ans,  bonne  sté- 
no - dactylo,  production,  pro- 
grammation, cherche  emploi  sé- 
rieux et  stable.  Mlle  Jacquin, 
213,  av.  Daumesnil,  Paris  (12e). 

Dame,  sérieuse,  bien  au  cou- 
rant location,  connaissant  à 
fond  la  publicité,  sérieuses  réfé- 
rences, cherche  place. 

Ecrire  n°  60. 

Opérateur,  libre  fin  mars, 
non  mobilisable,  références  pre- 
mier ordre. 

Ecrire  n°  63. 


Vérificatrice,  références  mé- 
fier, cherche  emploi.  Mme  Rigal, 
7,  rue  Raspail,  Montreuil-sous- 
Bois  (Seine). 


VENTES  MATÉRIEL 


150  fauteuils,  pieds  fonte,  siè- 
ges ressorts,  fabr.  angl.  garn. 
moleskine. 

350  fauteuils  baquets  et  ber- 
gères. 

550  fauteuils,  sièges  et  dos- 
siers garnis  velours. 

1.000  fauteuils  ordinaires. 

70  strapontins,  dossiers  Gal- 
lav. 

Postollec,  30,  rue  Toulouse- 
Lautrec,  Paris  (17e). 

Hispano-Suiza,  type  H 6/B 
32  C.V.,  série  11184,  3 places 
avant,  arrière  équipé  pour  pri- 
ses de  vues,  pneus  état  neuf, 
bon  moteur,  outillage,  tubes 
caoutchouc  avec  prises  de  cou- 
rant, 2 plateformes.  20.000  fr.  à 
débattre. 

Ecrire  n°  65. 


Poste  double  sonore  Nitzsche 
1939,  complet  : ampli,  haut-par- 
leur, etc...,  absolument  neuf. 
Ecrire  n"  66. 


La  Solution... 

pour  une  grande  exploitation: 

Le  SUPER-ELECTRONIC 

pour  une  petite  salle  : 

Le  BLOC  INTEGRAL 

pour  l’exploitation  mobile; 

Le  CYCLOPEg 


Les  films  Bouveaux  i Paris 


Semaine 

du  13-3-40  au  19-3-40 
FILMS  FRANÇAIS 

L’Emigrante  (lr®  sem.)  (Para- 
mount)  (C.F.C.). 

Mes  Crimes,  par  Adolf  Hitler 
(lre  sem.)  (Olympia)  (Cris- 
tal). 

Sérénade  (3e  sem.)  (Mari- 
gnan)  (Astra-Paris  Films). 

La  Charrette  fantôme  (Mari- 
vaux) (5e  sem.)  (Columbia). 

Les  Musiciens  du  Ciel  (Coli- 
sée) (5®  sem.)  (Filmsonor). 

Battement  de  Cœur  (Made- 
leine) (7®  sem.)  (Ciné-All.). 

FILMS  AMERICAINS 
VERSIONS  ORIGINALES 

La  Mousson  (lr®  sem.)  (Le  Pa- 
ris) (Fox). 

L’Espion  noir  (l1®  sem.)  (Cé- 
sar-Max-Linder). 

La  Grande  Parade  de  Disney 
(2e  sem.)  (Cinéphone)  (Ar- 
tistes Associés). 

Lune  de  Miel  à Bali  (2e  sem.) 
(Avenue)  (Paramount). 

Le  Mystère  de  la  Maison  Nor- 
man (3®  sem.)  (Lord-By- 
ron)  (Paramount). 

L’Etrange  Sursis  (Marbeuf) 
(6®  sem.)  (M.-G.-M.). 

M.  Smith  à W ashington  (9® 
sem.)  (Biarritz)  (Columb.). 

Good  Bye  M.  Chips  (Triom- 
phe) (13®  sem.). 


■ Les  Sélections  Cinégraphi- 
ques  Maurice  Rouhier  présen- 
tent mardi  19  mars,  à 10  heures 
précises,  au  cinéma  Le  Made- 
leine, un  film  appelé  à obtenir 
un  succès  sans  précédent  : La 
Chute  du  Tyran  (L’Histoire 
d’une  Dictature. 

Nous  pouvons  dire  que  le  scé- 
nario de  cette  production  n’a 
rien  de  commun  avec  tous  les 
autres  films  qui  ont  traité  ce 
même  sujet  brûlant  d’actualité  : 
la  tyrannie  d’une  nation  conqué- 
rante et  brutale. 


PUBLICITÉ  DU  MÉTROPOLITAIN 

Département  Cinémas 


L.  PERTUS 

3,  rue  Duperré,  Paris  (9  ) 
de  9 heures  à 14  heures  : 
Trinité  15-14 

de  14  heures  à 24  heures  : 
Roquette  30-12 


Présentations  à Paris 

(Communiqué  en  application  de  l’article  IV  du  décret  du  25  juillet  1935.) 

MARDI  19  MARS 

Cinéma  Madeleine,  Rouhier. 

La  Chute  du  Tyran. 


lmp.  de  La  Cinématographie  Française,  29,  rue  Marsoulan,  Paris. 


Le  Gérant  : P.  A.  Harlé. 


FOURNITURES  GÉNÉRALES 
POUR  EXPLOITATIONS  CINÉMATOGRAPHIQUES 


£•  STËNGEL 

Il  et  13  Faubourg  Saint- Mar  tin 

PARIS  (l(n 

Téléphone  : Botzaris  19-20 


charbons,  lampes  (le  projection  cl  d’exci- 
tation, miroirs,  objectifs  optique  supé- 
rieure, Pathèine,  huile  pour  projecteurs, 
papiers  rouleaux,  bandes-papillons,  im- 
primerie spéciale  de  tickets  d’entrée, 
films  : entr’acle,  etc...,  film  humoristique 
pour  alerte,  pièces  détachées  Pat  hé,  Gau- 
mont G.  M.  et  C.  M.  C.  B. 

Seg.  29  et  Seg.  31 


POUR  NOS  SOlDATS 

Directeurs,  ne  ralen- 
tissez pas  votre  elfori. 
Offrez  toujours  des  tim- 


PO 

ÜR  NOS  SOLDA 

ts 

£5 

t: 

ex 

a 

fi 

L-i 

i 

ë 

*r. 

a 

Pn 

?■■■ 

a 

îS 

«3. 

1 

►— 

as 

|| 

DES  CE  U VP  ES 

o 

bres  à vos  spectateurs. 
L’œuvre,  patronnée  pat 
le  Président  Daladier,  a 
besoin  d’argent,  de  beau- 
coup d’argent  pour  se- 
courir nos  poilus  sans 
ressources. 


..STRA  PARIS  FILMS  e 


LIUÀH  HARVÉ  OUISJOUVET 

% 

BERNAR  ANCRET 

• .,.ÊÈL  DAr i s 


Un  fitm  de 
JEAN  BOYER 

emtsf&tut  4e- 

PAU-l  A8BÀHAP 


FAUTEUILS 

POUR  AVOIR  LES  MEILLEURS  PRIX  . 
DANS  LA  MEILLEURE  FABRICATION 

CONSULTEZ  SANS  . HÉSITER 

CINÉ- SIÈGES 

45,  RUE  DU  VIVIER  à AU  BERV I L LIE  RS  (Seine) 

Téléphone  : FL  A N D’R'T  01-08 


/ ffiche  160  X240  dessinée  par  f/ariani 
pour  Astra  Paris  Films 


IMPRIMÉE  PAR 


29,  rue  Marsoulan,  PARIS  (12*) 

Téléphone:  DIDEROT  85-35  (3  lignes  groupées) 


m 


FILMS  ALBATROS 

7,  Avenue  Vion  Whitcomb 
PARIS-16» 

Tél.  : Jasmin  18-96 


Représentant  général  pour 
Europe  Continentale 
Ernest  WETTSTEIN 
116  bis,  uu.  des  Champs-Elysées 
PARIS 

Tél.  : BAL.  34-38 
Câbles  ERWETT-PARIS 


zn* 


~!!l!llllllliiilllllllllllllllill)lilllll!lil!ll!llllllll!llllllllllll!llllll!lill||llilllll|||||||||||||||||||||||||||lillllllllllllllllllllllllill 


37,  Avenue  des  Champs-Elysées 
PARIS  (VHP) 
Téléphone  : Balzac  40-38 
Câbles  : LEREREN-PARIS 


Pour  céder 

VOTRE 

voyez  : 


CINEMA 


DUPE 


112,  boul.  Rochechouart 


Tél. 


Paris 

Montmartre  86-00 


ILFOHDI 

Pellicule  vierge  l 
Agents  Exclusifs 

WELLINGTON  Si  VAU)  SJ.  j 

52,  rue  de  Dunkerque  \ 
PARIS-IX* 

Tél.  : Trud.  83-82.  j 
Télégr.  : Wellward.  j 


| MATERIEL  WOPERHE  - TRANSPORTS  - DOUANES 

jcOPY-BOÜRSE 

| 1 30,  rue  Montmartre  --  Tél.  : Gui  15-1 

J est  ouverl  et  se  charge  tous  travaux 
I machine  à écrire. 


| Travaux  machines  et  duplicateurs 


LU  U ECU 

|U 

HL 

USifiE  A LABRUCUÎÈRE  .TARN 


i/jÂUk 

jmrnms 

CONTROLES  AUTOMATIQUES 

39,  avenue  George-V 
(entrée  17,  rue 
Quentin-Bauchart) 

Téléphone  : Balzac  47-95 


Kapid  Universal 
Transport 

Tél.  : Trud.  01-50 


C 


TRANSPORTS 
RAPIDES  DES  FILMS; 
TOUTES  DIRECTIONS  i 


TRANSPORTS  EXTRA  RAPJ0ES  9E  FIIMS 

2. RUE  DE  ROCROY 

Trudaine  72-81  (7  lignes) 

Permanent  nuit  et  jour. 


2,  rue  Thimomnier 
PARIS  (IX*) 


^M3i!(UH!nnio!isiiDiMn'iiiii)(HijDyni3ïEiNiiN)Mii!ïiHdiadid;H!idiidnîii’îHïnnidnHn3;iiiifnsünu;ü:;iiMnni«oi!!MiiüJEMniiHi;)s;iïi!isnif:iy!îMMü!iiiîji!n(nii;idUhH!idHi3!siinnüisHîiïiii!ïM6ïJMddiiB(«iüiidisiit!Sîni3S’iîsiJ«!6ni''(d3irK 


3, 


TOUT 

MATÉRIEL 

DISPONIBLE 

LIVRAISON 

IMMÉDIATE 


Lanterne 

Z é n I f h 1 1 1 


Amplificateur 

double  chanel  (pour  H P.  mulli- 
cellul  aires)  système  sonore 

"PGtYPHQNIC" 


Projecteur 

VICTORIA 


Rue  du  Colisée,  PARIS  — ELYsées  44-00 


AGENTS 


F.  FRANÇOIS,  4,  Rue  du  Rhin,  Grenoble 
W.  DE  ROSEN,  278,  Bd  National,  Marseille 
CINE-MATERIEL,  8,  Rue  Marivaux,  Nantes 
F.  GERVAIS,  14,  Rue  Edgard-Quinet,  Alger 


LA  SOCIÉTÉ  FRANÇAISE  9E 
COOPÉRATION  CINÉMATOGRAPHIQUE 

S, A.  au  Capital  de  Frs  250  000 

Président  Conseil  d’Administration  : René  Saint-Marc  — Administrateur  délégué; 
René  Mesnard  — Administrateurs  : Mme  V'«  Deschamps,  Gaston  Labatut 


sous  la  direction  de  René  Saint-Marc 
annonce  son  premier  grand  film 

de  classe  internationale 


ET  PRÉSENTE 


PIERRE  BLANCHIR 

DANS 


UN  FILM  DE 


MAURICE  TOURNEUR 


i 


La  merveilleuse 
idylle  de  Frédéric 
CHOPIN  et  la  mu- 
slaue  de  l'immortel 
compositeur  confé- 
reront à ce  film 
une  poésie  et 
une  grandeur 
incomparables. 


Scénario  d’HENRY  ROUSSELL 
et  H.  ANDRÉ  LEGRAND 

inspiré  d’une  nouvelle  d’HENRY  DUPUY-MAZUEL 


Siège  Social  — Agence  Région 


BORDEAUX  — MARSEILLE 

82,  Rue  Loup,  BORDEAUX 

Téléphone:  801-56 


Adresser  jusqu’au  Ier  Avril 
toute  correspondance  à 

M.  RENÉ  SAINT-MARC 
36,  rue  Victor-Massé,  Paris  (9e) 


SOCIETES  EN  ACTIVITE 


27,  rue  Dumont-d’Urvilie,  PARIS 

Téléphone  : Kléb.  93-86 


Société  anonyme 

122,  Champs-Elysées 

Téleph.  : lin  hue  58-10  et  11 

vous  offre  toute  nue  série  de  grands  filins 


LES  FILMS 


Marcel  Pagnol) 

13,  rue  Fortuny,  PARIS 
Téléphone  : Carnot  01-07  j 


44,  Champs-Elysées 
PARIS 

Elysées'  64-31 

Sons  les  Toits  de  Paris, 
A nous  la  Liberté,  Le 
Grand  Jeu,  Pension 
Mimosas,  La  Kermesse 
héroïque,  Désiré,  En- 
trée des  Artistes,  La 
Fin  du  Jour,  Derrière 
la  Façade 


LES  FILMS  CRISTAL 

63,  Champs-Elysées,  Paris 

Téléphone  : Elysées  60-00 

Ronde  des  Heures  — Vignes  du  Seigneur 
Claudine  à l’Ecole  — Enfant  de  Troupe 
Marraine  du  Régiment  — Moulin  dans  le 
Soleil  — Héros  de  la  Marne 

Vous  Seule  que  j’aime 
Cas  de  Conscience  — Saturnin 
L’Ombre  du  2 Bureau 
Après  Mein  Kampf,  mes  Crimes, 

A.  Hitler 
L’Espion  noir 


par 


LES  PRODUCTIONS 

FOX-EUROPA 

DISTRIBUTEURS  DE 


i P RANC1N  E Xl 

Téléphone 
Ad.  Tel. 


balzac  13-18  et  13-19 

FRANC  INEXS  O-PARIS 


EDITIONS  EMILE  CAPE  U ER 

27,  rue  de  Turin,  Paris  (8e) 
Téléphone  : Europe  49-40 
Petite  Peste  (2.500  m.) 

G.  Callix  - R.  Lefèvre 
Mot  de  Cambronne  (1.200  in.),  Sacha  Guitry 
Route  heureuse  (Epoc)  (2.200) 
Edwige  Feuillère 

Jeunesse  (Epoc)  (2.600  m.),  Lisette  Lanvin 
Remarions-nous  (Epoc)  (1.200  ni.) 
Sans  Elle  (800  ni.) 
Documentaires  en  600  et  800  m. 


; ROBERT  JOUAT 

ï 24,  rue  de  Trévise,  Paris  (9e) 

| Provence  38-36 

TOUS  LES  ACCESSOIRES 

POUR  LA  CABINE 

\Charbons  — Miroirs  — Cellules  — Lampes 
\excitatrices  et  Tambours  dentés  pour  appa- 
ï reils  de  toutes  marques 

\ 79,  Champs-Elysées,  PARIS 

= Téléphone  : Elysées  94-03  et  la  suite 


Société 

Anonyme 


«3 


FILMS 

TROIS  VALSES 
LOUISE 

ROSE  DE  RIO 


Les  Films  DE  KOSTER 

20,  boulevard  Poissonnière,  Paris. 

Téléphone  : Provence  27-47. 

UN  GOSSE  EN  OR 
TROIS  ARTILLEURS  A L’OPERA 
AMOUR  INTERDIT 
RETOUR  DE  ZORRO 
REVANCHE  DE  ZORRO 
CŒUR  DE  GOSSE 


PARIS 

FILM 

LOCATION 

79,  CHAMPS-ÉLYSÉES 

Adr.  Télégr.  : PARIFILM 
Téléphone  : Balzac  19-45 


5,  avenue  Velasquez! 

PARIS  (8e)  j 
Tél.  : Laborde  88-50  ! 
(6  lignes  groupées)  j 


Représentant  de 

FILMS  EMKA 

Bruxelles 

C.  C.  C. 
Bordeaux 

A.  G.  L.  F. 
Marseille 

Vente 

95,  Champs-Elysées  pour  l’étranger 

Elysees  42- <8  et  51-49  1 ° 

Ad.  Tél.:  BRAUNF1LM  FRIC-FRAC 

VOUS  K’ AVEZ  RIEN  A DECLARER 
LE  VEAU  GRAS 


Représentant  de  = 

OMNIA  FILMS  Ltd  | 

Londres  = 

Vente-  exclusive  des  meilleurs  films  anglais  = 

SPY  IN  BLACK  (Conrad^ 
\ Veidt  et  Valéry  Hobson)  - = 
■A  q PLANES  (Laurence  01i-  = 
vier  - R.  Richardson)  - = 

t.  u u a 1 1 m c 1 1 vi  ROYAL  DIVORCE  (P.  Blan-= 
Ad.  Tel.:  BKAUNFILM  chard  _ Ruth  Chatterton)  -= 

TWENTY  ONE  DAYS  (Laurence  Olivier  - V.  Leigh)  - = 
THUNDER  IN  THE  CITY  (Edw.  G.  Robinson)  = 

et  des  première  parties  de  qualité  = 


0'*.  Cbnmps-EUsoes 
Elysees  42-78  cl  51-49 


DEMANDEZ  A 


VEDIS-FILM 

79,  Champs-Elysées,  PARIS 
Tél.  : Elysées  94-03 


TROIS  VALSES  — LOUISE 
ROSE  DE  RIO 


LIBRE 


36,  avenue  Hoche 
Paris  (8e) 

Téléphoné  : 
Carnot  30-21  et  30-22 

Adresse  télégraphique 
JESTICFILM 
PARIS 


si 


ÉQUIPEMENT  “AU  GRAND  AIR  SPORT” 
ÉDITIONS  MUSICALES  SALABERT 
Société  de  Production  “ POUR  LE  MAILLOT  JAUNE 


DISTRIBUTION 

GRANDE  REGION  PARISIENNE 

Compagnie  Parisienne 
de  Location  de  Films 

49,  Avenue  de  Villiers,  PARIS 
Tél.  : Wagram  13-76 


PRÉSENTE 


POUR 

J 

E MAILLOT 

JAUNE 

/ 

Mise  en  scène  de  jean  STELLi 
de  jean  ANTOINE  et  Jean  lEULLîOÏ 
ialogue  de  Michel  DURAN 


ALBERT  PRÉJEAN 


- MEG  LEMONNIER 

DANS 


LA  COMPAGNIE  FRANÇAISE 
CINÉMATOGRAPHIQUE 

40-42,  RUE  FRANÇOIS  - 1er  - PARIS  (8-) 


vous  présentera  bientôt 

LE  MYSTÈRE 
DU  BOIS  BELLEAU 

MIS  EN  SCÈNE  PAR  LÉON  MATHOT 
et  interprété  par  : 

JACQUELINE  DELUBAC 
ANDRE  LUGUET 
ANNIE  VE  R N AY 
GEORGES  LANNES 
A Z A I S 


VENTE  POUR  LE  MONDE  ENTIER  : COMPAGNIE  FRANÇAISE  CINEMATOGRAPHIQUE 


DISTRIBUTION 


GRANDE  RÉGION  PARISIENNE 

COMPAGNIE  FRANÇAISE 

Cl  N ÉMATOG  RAPH 1 QU  E 

40-42,  Rue  François-le'  - PARIS  (8  ) 

MARSEILLE 

COMPAGNIE  FRANÇAISE 
CINÉMATOGRAPHIQUE 

53,  Boulevard  Longchamp 

BORDEAUX 

COMPAGNIE  FRANÇAISE 
CINÉMATOGRAPHIQUE 

16,  Rue  du  Palais-Gallien 

LYON 

COMPAGNIE  FRANÇAISE 
CINÉMATOGRAPHIQUE 

3,  Boulevard  Anatole-France 

LILLE 

COMPAGNIE  FRANÇAISE 
CINÉMATOGRAPHIQUE 

61,  Rue  de  Béthune 

AFRIQUE  DU  NORD 

COMPAGNIE  FRANÇAISE 
CINÉMATOGRAPHIQUE 

62,  Rue  de  Constantine  - ALGER 

"SS 


SSSBPS»»* 


ocr*gj*lj 


«CWlH® 

haO^ 


■>»ÆÈ£à 


llü^* 


5§$sss^ 


JfA 


Hi 


tüSl 


Mi 

k<\.>ss 


CHASSE 

GARDEE 


^llllllll!lllllllllllllllllll!llllillllllllllll| 
H 22*  ANNÉE  = 

| PRIX  i 5 Francs  | 




CIME 


LE  CINEMA  FRANÇAIS 

REDACTION  ET  ADMINISTRATION  : 

29,  rue  Marsoulan,  Paris  (12e) 

Adr.  Télégr.  : LACIFRAL  Paris. 


Rédacteur  en  chef  : Marcel  COLIN-REYAL 

Directeur  : Paul  Auguste  HARLE 


Téléphone  : Diderot  85-35  (3  lignes  group.) 
Compte  chèques  postaux  n°  702-66,  Paris 
Registre  du  Commerce,  Seine  n°  291-139. 


Abonnement  : 
France  : 121  fr.  20. 

Etranger  : 200  et  250  francs. 


Ilaimu,  Jacqueline  Delubac  et  Gabrielle  Dorziat 
dans  L’Homme  qui  cherche  la  Vérité, 
film  de  Pierre  Wolff. 

(Prod.  : Bercholz.  Distr.  : C.C.F.C.) 


DEUX  GRANDES  EXCLUSIVITÉS 


“ L’HOMME  QUI  CHERCHE  LA  VERITE  ” 
ET  “SANS  LENDEMAIN  ” 

Jeudi  21  mars,  à 20  h.  30,  à la  salle  Mari- 
vaux, a eu  lieu  une  soirée  de  bienfaisance  au 
profit  des  œuvres  du  Ministère  de  la  Marine, 
pour  la  première  du  film  de  Pierre  Wolff  : 
L’Homme  qui  cherche  la  Vérité,  interprété 
par  Raimu,  Jacqueline  Delubac,  Alerme, 
Gabrielle  Dorziat  et  de  nombreux  artistes. 

Le  lendemain,  vendredi  22,  l’inauguration 
du  « Français  »,  la  belle  salle  de  Jacques 
Haïk,  dirigée  par  MM.  Siritzky,  s’est  dérou- 
lée sous  les  auspices  de  la  charité,  égale- 
ment, puisqu’elle  a été  donnée  au  profit  des 
« Œuvres  d’Assistance  du  Syndicat  de  la 
Presse  » ; la  première  du  film  Sans  Lende- 
main, réalisé  par  Max  Ophüls  et  interprété 
par  Edwige  Feuillère  et  Georges  Rigaud, 
Daniel  Lecourtois,  Paul  Azaïs,  a brillam- 
ment marqué  cette  soirée  d’ouverture. 


Un  Film  sur  André  Maginot  est  en  préparation 

La  Twentieth  Century  Fox  a acheté  les 
droits  d'un  livre  que  les  héritiers  de  l'an' 
cien  Ministre  de  la  Guerre  écrivent  d’a- 
près des  documents  recueillis  et  compo- 
sés par  lui. 

La  traduction  en  sera  faite  par  l’écri- 
vain américain  Up  de  Graaf. 

Ce  film  sera  destiné  à montrer  la  belle 
et  énergique  figure  d’un  homme  qui  fut 
à la  fois  un  grand  soldat,  un  grand  Fran- 
çais et  un  réaliste,  puisqu’il  sut  donner 
à son  pays  une  armature  inviolable. 


Non,  la  situation  de  la  production  française 

n’est  pas  tragique 


Feuilletons  les  revues,  magazines,  jour- 
naux de  l’étranger  et  même  de  province; 
qu’v  voyons-nous  ? Un  cri  de  pessimisme, 
un  chant  quasi  funèbre,  en  l’honneur  de  la 
« pauvre  production  française  » qui,  selon 
nos  confrères  alarmés,  est  bonnement  en 
train  d’agoniser. 

Les  uns  offrent  des  remèdes,  partis  de 
leur  bonne  volonté,  les  autres  offrent  leurs 
studios,  aménagés  juste  ce  qu’il  faut  pour 
que  nos  films  du  temps  présent  égalent,  par 
leur  technique,  les  films  du  temps  de  paix 
tournés  dans  des  studios  vastes  et  modernes 
et  avec  des  équipes  entraînées. 

Et  nous  pouvons  voir  que,  tels  des  frères 
ennemis,  certains  cinématographistes  de 
centres  provinciaux,  mettent  en  avant,  avec 
une  certaine  cruauté,  le  fait  que  les  studios 
établis  en  province,  à l’ouest  ou  au  sud-est, 
sont  moins  menacés  que  ceux  de  la  région 
parisienne,  qu’ils  bénéficient  par  ailleurs 
d’un  climat  idéal,  de  paysages  variés,  etc... 

Tout  cela  est  très  bien,  convaincant 
même.  Pourtant,  ce  qui  irrite  un  peu,  c’est 
que  la  Presse  française,  à l’exception  de 
quelques  revues  telles  Pour  Vous  et  Ciné- 
monde  et  ce  journal-ci  où  nous  n’avons  ja- 
mais voulu  imprimer  ces  mots  : « La  Mort 
de  la  Production  française  » parce  que 
nous  n’y  croyons  pas...  la  Presse  française, 
donc,  observe  une  attitude  assez  inattendue, 
par  où  elle  se  rapproche  de  certains  jour- 
naux étrangers  où  l’on  a tout  simplement 
barré  d’un  trait  noir  notre  Cinéma,  comme 
s’il  était  déjà  trépassé. 

Eh!  bien  non,  la  production  française,  la 
bonne  production  ne  trépassera  pas.  Dans 
ce  numéro  de  notre  revue,  nous  prouvons 
que  « Bonhomme  vit  encore  ».  Le  nombre 
des  films  tournés  depuis  le  début  de  la 
guerre  n’est  pas  si  attristant,  compte  tenu 
des  mois  d’adaptation  aux  nouvelles  condi- 
tions créées,  tant  par  le  temps  de  guerre 
et  la  mobilisation  des  artistes  et  des  techni- 
ciens, que  par  les  règlements  de  la  Défense 
passive  touchant  au  nerf  moteur  de  la  pro- 
duction, « l’Exploitation  ». 

Et  nos  amis,  qu’ils  soient  journalistes  ré- 
gionaux ou  éditorialistes  de  l’étranger,  n’ont 
plus  le  droit  de  craindre  — noir  sur  blanc 
la  disparition  des  grands  films  français 
de  classe  internationale. 

Je  sais,  on  a tourné,  surtout  au  début,  de 
petits  films,  quelques-uns  nettement  faits 
pour  la  propagande...  mais  on  ne  néglige 
plus  les  comédies  d’une  certaine  tenue  artis- 
tique; les  grands  films  gais  ou  dramatiques 
suivront.  Le  film  de  Duvivier  a ouvert  la 
voie.  En  attendant  cette  soudure  faite  entre 
la  production  terminée,  fin  juillet  1939,  et 
celle  qui  sera  tournée  et  prête  en  juillet 


1949,  nous  voyons  sortir  l’une  après  l’autre, 
les  grandes  œuvres  françaises.  Ce  furent 
ainsi  Ils  étaient  Neuf  Célibataires,  Pièges, 
Brazza,  Sérénade,  La  Charrette  fantôme, 
La  France  est  un  Empire,  Les  Musiciens  du 
Ciel,  Battement  de  Cœur,  Sans  Lendemain, 
L'IIomme  qui  cherche  la  Vérité,  tous  de 
grands-  films  entourés  de  sorties  de  films 
moyens  mais  excellents... 

Fît  une  trentaine  de  films  nouveaux  qui 
restent,  soit  à mettre  au  point  avant  leur  ul- 
time présentation,  soit  simplement  à sortir 
en  exclusivité,  assureront  la  saison  de  prin 
temps... 

Ap  rès  quoi,  l’actuelle  production  en  cours, 
et  les  films  qui  furent  interrompus  par  la 
guerre,  et  qui  seront  tous  terminés,  feront 
ia  relève. 

Il  ne  faut  pas,  non  plus,  s’hypnotiser  sur 
les  seules  sorties  en  exclusivité  à Paris.  La 
plupart  des  grands  films,  qui  ont  été  don- 
nés à nos  grands  écrans  parisiens,  feront 
leur  sortie  générale  au  cours  de  ces  pro- 
chains mois. 

La  sortie  du  premier  film  tourné  au  dé- 
but d’octobre  1939,  L’Homme  qui  cherche 
la  Vérité,  film  de  qualité,  est  symptomatique 
à cet  égard.  Car  elle  précède  quelques  au- 
tres grandes  œuvres  de  la  production  fran- 
çaise de  guerre,  qui  ne  lui  céderont  en  rien 
pour  la  qualité  et  la  valeur  internationale. 

Et  que  ces  productions  soient  tournées  à 
Joinville,  à Epinay  ou  à Billancourt,  qu’elles 
le  soient  à Rovan,  à Marseille  ou  à Nice, 
qu’importe...  et  tant  mieux  ! Le  cinéma 
français  a besoin  de  tous  ses  effectifs,  et  de 
toutes  les  bonnes  volontés. 

Nous  savons  que  la  renaissance  évidente, 
patente,  de  notre  production  après  des  mois 
d’indécision,  a forcément  convaincu  les 
pouvoirs  publics  de  la  vitalité  de  notre  in- 
dustrie cinématographique,  et  que  l’on  ne 
nous  refusera  plus  les  concours  artistiques 
et  techniques  indispensables  à sa  régularité. 

Donc,  plus  de  pessimisme.  Travaillons. 
Ne  perdons  pas  de  temps  en  discussions. 
Les  outils  sont  sur  l’établi,  prenons  notre 
tablier,  et  mettons-nous  à la  tâche. 

Lucie  Derain. 


Bette  Davis  sera  Sarah  Bernhardt 


Périodiquement,  on  annonce  un  film  sur 
Sarah  Bernhardt.  Mais,  cette  fois,  la  chose 
semble  plausible  C’est  la  grande  comédien- 
ne Bette  Davis  qui  a été  choisie  pour  faire 
revivre  à l’écran  américain  l’originale  et 
séduisante  figure  de  notre  grande  tragé- 
dienne. ‘ ° 


6 


I 


& 


P 


♦ ♦♦♦♦♦♦ 


CINE 


FR 


RAPHIE 

SE 


» 


TO  BE  AND  TO  BE 

Notre  arme  doit  être  la  qualité 


“ LES  PERLES  DE  LA  COURONNE 

présenté  à Madrid 
devant  le  Maréchal  Pétain 
et  las  hautes  personnalités  espagnoles 

INous  recevons  de  IVS.  Goron,  direc- 
teur de  Sagor  Films,  la  copie  d'un  té- 
légramme annonçant  la  présentation  en 
privé  du  film  de  Sacha  Guitry  « Les  Per- 
les de  la  Couronne  » devant  le  Maréchal 
Pétain  et  de  hautes  personnalités  mili- 
taires, diplomatiques  et  gouvernemen- 
tales espagnoSer. 

Télégramme  reçu  de  Madrid,  en  date 
du  26  mars  1940  : 

Sous  les  auspices  Maréchal  Pétain, 
aujourd’hui  a eu  lieu  Palais  Musique, 
projection  privée  Perles  de  la  Couronne 
avec  présence  Corps  diplomatique  et 
hautes  autorités  nationales.  Cette  mani- 
festation a obtenu  un  succès  extraordi- 
naire pour  la  cinématographie  française. 
Stop.  Correspondants  Presse  étrangère 
ont  informé  Paris  du  succès  obtenu. 
Salutations. 

Del  Vilîar. 

Le  film  de  Sacha  Guitry  commence  en- 
suite son  exclusivité  dans  « Le  Palais 
de  la  Musique  »,  le  meilleur  cinéma  de 
Madrid. 

Voilà  de  la  bonne  propagande  pour  le 
film  français  et  la  France  en  même 
temps. 

4 

H.  Carlo  tosoli,  Directeur  de  Production 
de  deux  grands  Films  italo-espapots  : 

“ Carmen  ” 

et  le  ” Siège  de  l’Alcazar”  à Paris 

Notre  excellent  confrère  italien,  M.  Carlo 
Bassoli  qui  dirige  depuis  de  nombreuses 
années  la  revue  romaine  L’Eco  del  Cinéma, 
est  devenu  directeur  de  production  dans  la 
société  créée  par  son  père  : Les  Films  Bas- 
soli S.  A. 

Le  premier  film  de  cette  société  : Carmen 
fra  i Rossi,  est  une  œuvre  tournée  en  Espa- 
gne dans  les  ruines  et  les  tranchées  de  Ma- 
drid. Ce  film,  projeté  avec  succès  dans  toute 
l’Italie  et  l’Espagne,  comporte  une  action 
noble  et  sobre,  empreinte  d’une  objectivité 
dépourvue  de  tout  esprit  de  rancune  ou  de 
haine.  C’est  une  belle  page  d’un  amour  hé- 
roïque pendant  le  siège  de  Madrid. 

Le  deuxième  film  réalisé  par  les  Produc- 
tions Bassoli  est  une  autre  œuvre  italo-es- 
pagnole  : Le  Siège  de  l’Alcazar,  réalisé  par 
Génina. 

Nous  avons  eu  la  chance  de  voir  projeter 
à Cinecittà  les  premiers  2.500  mètres  de  ce 
film  et  nous  n’hésitons  pas  à dire  que  ce 
film  sera  l’œuvre  maîtresse  du  cinéma  eu- 
ropéen en  1940,  toute  de  simplicité,  de  vé- 
rité et  d’émotion. 

Mireille  Balin  est  la  vedette  féminine  de 
ce  film  que  nous  devons  voir  sur  les  écrans 
français.  Nous  reviendrons  d’ailleurs  sur 
1 activité  de  la  production  italienne;  mais 
nous  tenions  à saluer  la  présence  parmi 
nous  de  M.  Carlo  Bassoli,  excellent  ami  et 
jeune,  mais  déjà  important  producteur  de 
films  italiens.  ■ — M.  C.-R. 


Nous  commencerons  cet  article  par  sa 
conclusion  : 

« Laisser  végéter  le  film  français  est  plus 
qu’une  faute,  c’est  un  crime  dont  est  victime 
l’intérêt  national  ». 

Passons  à la  démonstration... 

Il  y a quelques  années,  le  fameux  plioto- 
chimiste  américain,  Sheppard,  me  disait  : 

« De  culture  française,  ayant  fait  mes  étu- 
des à la  Sorbonne,  il  m’arrive  souvent  de 
songer  à votre  pays  et  de  regretter  que  vous 
ne  portiez  pas  plus  attention  à la  sauve- 
garde de  vos  industries.  Vous  ne  semblez 
pas  prendre  garde  au  fait  que  la  perte  d’un 
pivot  industriel  correspond  pour  le  pays 
perdant  à une  perte  énorme  de  profits  et 
d’infl  uence. 

« Je  regrette  aussi  comme  ami  sincère  de 
votre  pays,  que  vos  pouvoirs  dirigeants, 
vos  chefs  d’industrie  aient  aussi  peu  de  res- 
pect de  l’homme  de  recherches,  du  labo 
rieux  qui,  dans  l’ombre,  constitue  la  vérita- 
ble et  la  seule  vraie  richesse  » 

Appliquons  ces  paroles  au  cinéma  et  nous 
avons  la  clef  de  ce  qui  se  passerait  si  la 
réaction  qui  se  dessine  n’était  pas  vigoureu- 
sement poursuivie. 

Le  raisonnement  que  la  guerre  doit  être 
notre  unique  pensée  est  une  énormité  pué- 
rile. 

Le  potentiel  de  guerre  d’une  nation  est  la 
somme  des  potentiels  de  toutes  ses  activités. 
Si  l’une  de  ces  activités  flanche,  le  poten- 
tiel général  est  affaibli. 

Mais,  pour  que  notre  film  soit  une  mar- 
chandise capable  de  faire  entrer  en  France 
des  devises  ou  des  marchandises  nécessai- 
res à la  défense  du  pays,  il  importe  que  les 
films  produits  soient  de  la  classe  de  ceux 
d’avant-guerre. 

De  nombreux  cinéastes  vont  répétant  qu’il 
faut  serrer  les  freins,  réduire  les  salaires, 
ne  faire  que  du  film  bon  marché.  A les  croi- 
re, les  normes  commerciales  n’existent  plus, 
de  nouvelles  les  ont  remplacées,  quant  à ex- 
pliquer ce  que  sont  ces  nouvelles  conditions, 
il  y a un  espace  que  leur  argumentation  ne 
franchit  pas. 

Eh  bien  non  Messieurs,  nous  continuerons 
à croire  que  seule  la  bonne  marchandise  est 
capable  d’assurer  la  fidélité  de  la  clientèle. 

Les  Allemands  clament  à tous  les  échos 


Nous  saluons  les  débuts  d’activité  de  la 
jeune  société  « Les  Films  Minerva  » dont 
nous  avons  annoncé  récemment  la  nais- 
sance. 

Pour  son  premier  film,  « Minerva  » s’est 
réservé  le  couple  de  grands  comédiens  Gaby 
Morlav  et  Charles  Vanel  pour  Diamant  noir, 
tiré  du  roman  de  Jean  Aicard,  adapté,  dia- 
logué et  réalisé  par  Jean  Delannoy. 

Les  deux  directeurs  sont  : M.  Charles 
Méré,  Président  de  la  Société  des  Auteurs, 
pour  la  direction  artistique,  et  M.  Jacques 
Davran  pour  la  direction  technique  et  com- 
merciale. 

Cette  société,  constituée  depuis  le  13  juil- 
let 1939,  à la  veille  de  la  guerre,  est  au  ca- 
pital de  2 millions  de  francs,  et  son  conseii 
d’administration  comprend  de  hautes  per- 
sonnalités de  la  finance  et  de  l’industrie. 


Par  A. -B*.  ItiCIBAR». 

que  s’assurer  leur  production,  c’est  s’assu- 
rer contre  la  pénurie  de  films. 

Ce  slogan  est  assez  adroit,  mais  n’empê- 
che point  la  constatation  que,  depuis  l’avè- 
nement d’Hitler  and  Cü,  la  production  alle- 
mande est  d’une  médiocrité  lamentable. 

Notre  arme  est  donc  la  qualité,  c’est  avec 
cette  arme  seule,  que  nous  devons  battre 
l’adversaire  sur  le  marché  international. 

Notre  industrie  a maintenant  un  chef. 
Avant  de  la  critiquer  comme  c’est  la  mode, 
faisons-lui  confiance.  Le  cinéma  a besoin 
de  ses  cadres,  plaise  aux  responsables  de 
les  leur  rendre. 

Plaise  aux  mêmes  pouvoirs  d’admettre 
qu’on  ne  crée  pas  des  techniciens  en  quel- 
ques mois  et  qu’un  bon  monteur,  un  bon 
scénariste,  un  bon  développeur  ou  électri- 
cien sont  indispensables.  Lorsque  le  tech- 
nicien est  de  la  2e'  Béserve,  on  comprend 
mal  qu’il  ne  puisse  être  maintenu  à son 
poste. 

Un  bon  film  doit  avoir  une  photo  de  pre- 
mier ordre,  un  son  de  qualité,  un  coupage, 
un  montage  dignes  de  notre  bon  renom. 
Pour  qu’il  en  soit  ainsi,  veillons  à ce  que 
ceux,  qui  sont  les  artisans  de  ce  renom, 
puissent  continuer  ou  reprendre  leur  utile 
besogne. 

Souhaitons  que  les  producteurs  et  dis- 
tributeurs soient  enfin  éclairés  sur  les  pos- 
sibilités du  marché  français,  sur  le  reclas- 
sement des  salles,  certaines  sont  déficitaires 
mais,  par  contre,  d’autres  font  de  meilleures 
affaires  qu’avant-guerre,  qui  renseigne  ceux 
qui  ont  charge  de  récupérer  les  capitaux 
investis. 

On  nous  laisse  entendre  que  les  produc- 
teurs seront  sans  doute  assurés  contre  le 
risque  de  guerre;  bravo,  que  cette  mesure 
soit  appliquée  sans  tarder. 

Enfin  que  les  gens  de  métier  considèrent 
l’état  de  la  presse  corporative,  dont  l’ac- 
tivité garantit  leur  prospérité.  Qu’ils  appar- 
tiennent à la  production  ou  à la  technique 
pure,  ils  se  rendront  compte  que  leur  ca- 
rence livre  le  marché  étranger  à leurs  con- 
currents. 

Si  les  cinéastes  ne  croient  pas  à l’utilité 
de  la  presse  corporative,  ils  apprendront  ; 
leurs  dépens  que  la  clientèle  ne  croie  pas 
en  eux. 


La  Société  produira  une  première  tranche 
de  cinq  films  et  son  organisme  de  Distri- 
bution est  dès  maintenant  fondé  au  119, 
boulevard  Haussmann. 

LES  DEJEUNERS*  DE  L’ENTR'AIDE 


Félicitons  notre  ami  Henri  Vignal,  l’actif 
président,  qui  a repris  les  déjeuners  ami- 
caux. 

Quarante  couverts,  pour  un  début  c’est 
encourageant.  Bonne  chère,  grande  cordia- 
lité. Chacun  fut,  en  outre,  heureux  de  se  re- 
trouver et  promis  d’être  présent  au  pro- 
chain qui  aura  lieu  le  lundi  1er  avril  à 
12  h.  30  à la  Côte  Milanaise.  10,  rue  Maza- 
gran (Prix  ; 14  fr.  50),  — F.  M, 


Une  nouvelle  Société  de  Production 
“Les  FILMS  MINERVA” 


7 


rrXXTXXIXTXIXXXXXXlIXXZ] 


CSNE' 


FR 


RÂPHIE 

SE 


mmc 


EN  AFRIQUE  DU  NORD 


UN  NOUVEAU  CINEMA 
A ALGER 


C’est  au  milieu  d’une  élégante  af- 
fluence qu’a  eu  lieu  Se  14  mars  l’inaugu- 
ration d’un  nouveau  cinéma  situé  aux 
abords  de  la  rue  Michelet.  Appelé 
l’A.  B.  C.,  cet  établissement  doté  de  500 
places,  est  empreint  d’un  goût  très  sûr 
et  pourvu  des  tous  derniers  perfection- 
nements de  la  technique  du  spectacle-. 
Entre  maintes  innovations,  une  climati- 
sation fort  ingénieuse  est  à signaler. 

Au  programme  d’ouverture,  une  réali- 
sation d’Edmond  Goulding,  Victoire  su: 
la  Nuit,  projeté  avant  Paris  et  même 
l’Europe,  sa  sortie  aux  U.  S.  A.  ne  da- 
tant que  de  quelques  semaines.  L’im- 
portance de  cette  production  Warner 
Bros  a,  d’autre  part,  autorisé  sa  projec- 
tion en  tandem  avec  une  autre  grande 
salle  d’Alger,  le  « Marignan  »,  située  à 
l’opposé  de  la  situation  de  l’A.  B.  C. 

Les  habitants  de  l’élégant  quartier  du 
Plateau  Sauiière  ont,  maintenant,  avec 
l’A.  B.  C.  une  salle  dénommée  à juste  ti- 
tre « la  salle  de  l’élite  ».  Mos  sincères 
vœux  de  réussite  et  toutes  nos  félicita- 
tions pour  la  perfection  de  ce  petit  pa- 
lace. — Paul  Saffar. 


PETITES  NOUVELLES  AFRICAINES 


■ M.  Léon  Poirier,  le  metteur  en  scène  de 
Brazza,  est  arrivé  à Alger  pour  la  présen- 
tation aux  Algérois  de  cette  production 
inscrite  au  prochain  programme  du  Ma- 
jestic. 

■ Le  Syndicat  des  Exploitants  de  Ciné- 
mas d’Algérie  et  le  Syndicat  des  Distribu- 
teurs de  Films  de  l’Afrique  du  Nord  vien- 
nent de  confier,  lors  d’une  récente  séance, 
la  défense  de  leurs  intérêts  aux  mains  de 

1 Me  Paul  Cuttoli  et  M"  Adrien  Giovoni. 

■ Blida  aura  sous  peu  une  nouvelle  salle 

qui  sera  dirigée  par  M.  Manzini.  P.  S. 

i 


On  va  bientôt  ouvrir  “Mauritania” 
cinéma  français  de  Tanger 

Le  centre  de  Tanger  fut  longtemps  le  Pe- 
tit Sokko  ou  la  pittoresque  Rue  des  Siaghi- 
nes.  Maintenant,  avec  le  développement  de 
la  ville  européenne,  le  centre  de  Tanger 
s’est  déplacé  en  direction  de  la  Place  de 
France.  La  construction  du  « Paris  » en 
1938,  déjà  constituait  une  indication  qu'ac- 
centue maintenant  l’édification  du  « Mau- 
ritania  »,  à cent  mètres  de  la  coquette  salle 
de  la  Rue  de  Fez. 

Le  « Mauritania  »,  dont  les  travaux 
avaient  été  interrompus  par  la  guerre,  sera 
bientôt  achevé.  D’ores  et  déjà,  le  nouveau 
cinéma,  qui  comptera  1.500  places,  a belle 
allure.  Il  a été  construit  sur  les  plans  d’un 
architecte  de  Rabat,  M.  Robert.  L’entrepre- 
preneur,  M.  Galesne,  est  Français  également 
comme  le  propriétaire,  M.  Edouard  des 
Courrières. 

L’ouverture  du  « Mauritania  »,  après  celle 
du  « Rex  »,  montrera  que  Tanger,  malgré 
la  guerre,  est  loin  de  ressembler  à une  eilé 
inactive.  Ft  ce,  grâce  à l’effort  efficace  de 
Français  entreprenants,  dont  les  réalisa- 
tions en  ce  moment,  servent  la  France  au- 
tant que  le  cinéma.  — Ch.  Penz. 

♦ 

Les  Cinémas  Tangerois  au  service 
de  la  Croix  - Rouge  britannique 

Pour  envoyer  sur  le  front  français  une 
voiture  ambulance,  la  Croix-Rouge  britanni- 
que de  Tanger  a organisé  deux  soirées  qui 
ont  eu  un  très  grand  succès,  la  première  au 
« Paris  »,  l’autre  au  « Rex  ». 

Quoique  le  cliché  ait  beaucoup  servi,  il 
faut  bien  écrire  que  l’élite  de  la  société 
tangéroise  a assisté  à ees  représentations. 
L’automobile  sanitaire  sera  bientôt  achetée, 
comme  le  souhaitent  M.  B.  Thomas  et  M. 
Burgess.  Mais  avant  que  la  voiture  de  la 
Croix-Rouge  ne  parte  pour  le  front,  remer- 
cions la  direction  du  « Paris  » et  celle  du 
« Rex  » d’avoir  avec  empressement  prêté 
le  cadre  de  leurs  cinémas  aux  organisa- 
teurs et  au  nombreux  public  de  ces  belles 
soirées.  — Ch.  P. 


John  Garfield  et  Priscilla  Lane 
dans  Filles  Courageuses 

(.Warner  Bros). 


A Casablanca  de  grands  filins... 
et  beaucoup  de  spectateurs 

Après  la  période  d’adaptation  qui  a 
suivi  la  mobilisation,  le  cinéma  maro- 
cain, et  en  particulier  le  cinéma  casa- 
blancais, connaît  de  belles  journées  ou 
plutôt  de  belles  soirées.  L’imprudent  qui 
veut  aller  au  cinéma  un  samedi  ou  un  di- 
manche sans  avoir  retenu  sa  place  plu- 
sieurs jours  à l’avance,  risque  fort  de 
trouver  partout  l’écriteau  « complet  ». 

L’exploitation  casablancaise  reçoit 
ainsi  la  récompense  de  ses  efforts  : de- 
puis plusieurs  années,  nous  soulignons 
la  qualité  de  ses  programmes,  le  con- 
fort de  ses  salles  qui  surprennent  cha- 
que fois  Ees  visiteurs  et  les  voyageurs 
les  plus  blasés. 

El  nous  suffira  d’énumérer  quelques- 
uns  des  programmes  actuellement  of- 
ferts aux  habitants  de  la  Métropole  com- 
merciale du  Maroc  : au  Rialto  : « Piè- 
ges » ; au  Vox  : « Le  Ruisseau  » ; à 
l’Empire  : « Monsieur  Brofonneau  »;  au 
Colisée  et  au  Triomphe  : « L’Homme  du 
Miger  »...  Et  de  tels  titres  ne  consti- 
tuent pas  des  exceptions,  mais  Se  témoi- 
gnage d’un  effort  régulier  sans  lequel,  au 
cinéma  comme  ailleurs,  les  réussites  ne 
peuvent  être  qu’illusoires  et  passagères. 

Ch.  P. 


BELGIQUE 


Fernandel  et  Elvire  Popesco 
dans  L’Héritier  des  Mondésir. 

(Distr.  : A.  C.  E.) 


EN 

Création  d’un  Syndicat  de 

et  ([un 

Les  Producteurs  belges,  réunis  le  8 mars 
au  siège  de  la  Chambre  Syndicale,  sous  le 
patronage  de  M.  Coppens,  Président,  ont  jeté 
les  bases  de  statuts  constituant  un  Syndicat 
de  Producteurs. 

Le  Comité  pour  l’année  1940  est  composé 
comme  suit  : 

Présidence  : M.  Gaston  Schoukens;  vice- 
présidence  : M.  Jan  Vanderheyden  ; secré- 
taire : M.  Henri  Storck. 


D’autre  part,  le  mardi  12  mars,  s’est  cons- 


Producteurs 

Groupement  de  Techniciens 

I i t née  à Bruxelles,  l’«  Union  Professionnelle 
des  Techniciens  et  Spécialistes  de  la  Pro- 
duction Cinématographique  ».  Elle  a son 
siège,  172,  rue  de  Laeken  à Bruxelles.  Cette 
Union  permettra  à ses  membres  de  se  réu- 
nir pour  la  discussion  de  chaque  problème 
d’intérêt  professionnel  et  de  veiller  à ce  que 
soit  respectée  la  loi  sur  la  main-d’œuvre 
étrangère. 

Le  Conseil  de  Direction  comprend  : MM. 
H.  Parys,  Président,  René  Peeters,  Vice- 
Président,  Jeham  Mezam,  Georges  Bardin 
et  Michel  Chelmy. 


8 


IXXXXX33  CIME 


■Jt 


RAPH1E 

SE 


♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦♦♦♦♦ 


POUR  LES  DIRECTEURS 


Le  Courrier  du  Directeur 


Très  souvent,  nous  recevons  des  demandes  de  renseignements  corporatifs 
de  nos  Lecteurs. 

Nous  avons  décidé  de  tes  publier,  sous  une  forme  anonyme,  dans  notre 
Revue  quand  elles  présenteront  un  intérêt  corporatif. 


Georges  Rigaud,  Edwige  Feuillère, 
les  amants  tourmentés 
de  Sans  Lendemain,  film  de  Max  Ophüls. 
(Prod.  Distr.  : Ciné  Alliance) 

Le  succès  de  TEMPÊTE 
à I Olympia  de  Bordeaux 

« Tempête  » (ex-Tempête  sur  Paris), 
le  beau  film  de  Bernard  Deschamps,  dis- 
tribué par  Discirta,  vient  d’obtenir  à 
l’Olympia  de  Bordeaux  un  succès  consi- 
dérable et  ses  recettes  égalent  celles  de 
« Battement  de  Cœur  » qui  avait  fait  le 
précédent  spectacle. 

♦ 

Assemblée  générale  de  l’Association 
des  Directeurs  de  spectacle 
de  Bordeaux  et  du  Sud-Ouest 


Tenue  à Bordeaux  le  2G  février  sous  la 
présidence  de  M.  Mauret-Lafage. 

Elle  a passé  en  revue  toutes  les  questions 
intéressant  directement  l’exploitation. 
M.  Diselos  est  nommé  trésorier  général. 
L’heure  de  fermeture,  à partir  du  15  février 
a été  reportée  à minuit  pour  les  spectacles, 
minait  trente  pour  les  cafés. 

Nous  ne  pouvons  donner  le  détail  des  dé- 
libérations concernant  les  arbitrages,  la  de- 
mande de  réduction  des  frais  de  police. 

Le  film  Jeunes  Filles  en  Détresse  est  auto- 
risé à nouveau  par  le  Centre  Départemental 
de  l’Information. 

Au  sujet  des  opérateurs  : 

Opérateurs  : Les  membres  de  l’Associa- 
tion (classe  1920  et  antérieures),  trouveront 
entre  les  mains  du  Secrétaire  général,  des 
questionnaires  destinés  à être  remplis  par 
les  intéressés,  si  les  Directeurs  avaient  be- 
soin de  leurs  opérateurs.  Ces  questionnaires 
seraient  donnés  au  Secrétaire  général  de 
l’ Association  etremis  à gui  de  droit. 

Puis,  c’est  la  taxe  d’armement,  une  de- 
mande de  secours,  le  Cinéma  au  Front,  les 
présentations  corporatives  et  les  présenta- 
tions aux  militaires,  etc.,  etc... 

La  prochaine  réunion  aura  lien  le  mardi 
20  mars. 


Messieurs, 

Je  me  permets  de  faire  appel  à votre  obli- 
geance pour  nous  éclairer  sur  ce  point  sui- 
vant concernant  les  anciens  contrats  de  lo- 
cation de  films. 

Ces  contrats  doivent-ils  être  respectés  in- 
tégralement par  les  Directeurs  non  mobili- 
sés, et  dont  les  salles  fonctionnent  normale- 
ment : 

A)  Lorsqu’ils  sont  échus  avant  le  début 
des  hostilités? 

B)  Lorsque  la  limite  d’exécution  (films 
non  passés)  se  trouve  fixée  pendant  ta  pé- 
riode des  hostilités,  le  contrat  ayant  été  éta- 
bli avant? 

C)  Et  dans  le  cas  des  exploitants  mobili- 
sés les  salles  fonctionnant  normalement  ? 

La  question  d’ exécution  des  contrats  en- 
tre directeurs  et  distributeurs  n’a  pas  de 
règle  absolue,  chaque  cas  faisant  l'objet 
d'une  entente  amiable  entre  les  parties. 

Toutefois,  on  peut  répondre  d’une  façon 
générale  à vos  trois  questions  : 

A)  Lorsque  les  films  auraient  dû  être  pas- 
sés avant  te  début  des  hostilités,  il  apparent 
tout  à fait  normal  que  les  contrats  soient 
exécutés  très  rapidement  puisque  les  délais 
normaux  sont  déjà  dépassés; 

B)  Pour  les  contrats  passés  avant  le  pre- 
mier septembre  et  non  exécutés,  là  aussi  il 
g a lieu  de  se  rapprocher  le  plus  possible 
de  la  date  du  contrat,  surtout  comme  vous  le 
spécifiez,  que  vos  deux  questions  s’appli- 
quent pour  des  suites  fonctionnant  normale- 
ment avec  des  directeurs  non  mobilisés; 

C)  Quand  les  salles  fonctionnent  normale- 
ment, bien  que  le  directeur  soit  mobilisé, 
il  il’ g a pus  lieu  à exception  et  elles  parais- 
sent devoir  être  traitées  comme  les  autres, 
c’est-à-dire  en  exploitation  normale. 


Le  Florida,  la  plus  vaste  et  la  plus  belle 
salle  des  salles  agenaises,  accuse  les  meil- 
leurs rendements  avec  Pièges,  Le  Lion  a 
des  Ailes.  Viennent  ensuite  Le  Capitaine 
Benoit,  Fric-Frac,  Les  Gars  du  Large,  puis 
Circonstances  atténuantes.  Louise  connait 
actuellement  un  accueil  particulièrement 
chaleureux. 

Je  considère  que  le  Florida  peut  être  cité 
en  exemple  dans  l’exploitation  et  j’en  rends 
grâces  à notre  excellent  ami  Tabuteau. 

Son  frère  cadet,  le  Majestic,  porte  à son 
actif  quelques  reprises  goûtées  : Le  Bévolté, 
Barnabe,  Le  Roi  des  Resquilleurs,  Le  Fauve; 
le  meilleur  film  de  ces  deux  derniers  mois 
fut,  sans  conteste  Pension  d’ Artistes. 

; * 

* * 

Le  Gallia,  dont  nous  avons  récemment  si- 
gnalé la  reprise  très  nette  sous  l’impulsion 


Il  est  bien  entendu  qu’il  est  toujours  re- 
commandé de  chercher  un  terrain  d’entente 
entre  les  parties  et  chacun  doit  employer  lu 
meilleure  bonne  volonté  pour  l’exécution 
des  contrats  avec  le  minimum  de  gêne  pour 
le  directeur  et  te  distributeur. 

, * 

* * 

Un  directeur  demande  : 

Puis-je  continuer  à vendre  dans  ma  salle, 
bien  entendu  en  dehors  des  jours  de  ferme- 
ture, les  chocolats  tins  et  bouchées  que  j’ai? 
Y a-t-il  une  date-limite  pour  cette  vente  ? 

Comme  suite  à votre  demande,  d’après  les 
renseignements  que  nous  avons  pu  recueil- 
lir. les  fabricants  de  chocolats  fins  ont  l’au- 
torisation de  fabriquer  jusqu’à  épuisement 
de  leurs  stocks  de  matières  premières. 

Il  est  évident  que  la  vente  desdits  pro- 
duits ne  peut  être  envisagée  pour  le  mo- 
ment, et  l'on  pense  que  l’interdiction  ne 
jouera  pas  avant  le  1er  septembre.  Il  y a donc 
lieu  d’agir  prudemment  et  de  ne  faire  qu’au 
réassortiment  restreint  pour  ne  pas  avoir 
de  la  marchandise  en  stock  le  jour  où  l’in- 
terdiction sera  décidée. 

■ * 

* * 

' Un  directeur  nous  avait  demandé  si  on 
pouvait  autoriser,  dans  une  ville  où  un  ci- 
néma sédentaire  jouait  régulièrement,  un 
cinéma  militaire  à donner  du  spectacle. 

Voici  la  réponse  officielle  : 

Si  un  établissement  sédentaire  donne  ré- 
gulièrement des  représentations  dans  lu 
ville,  les  cinémas  militaires  ne  doivent  pas 
donner  de  représentations  payantes  ou  gra- 
tuites pour  les  civils. 

Nous  vous  conseillons  de  signaler  ce  cas 
à M.  le  Colonel,  commandant  du  Service  Ci- 
nématographique de  l’Armée,  35,  rue  du 
Plateau  à Paris  (19"). 


de  l’actif  Karmox,  affirme  une  tenue  sans 
cesse  en  progrès  et  avoue  le  palmarès  sui- 
vant : Tarzan  trouve  un  Fils;  Derrière  la 
Façade;  Marie-Antoinette  ; Trafic  d’ Hom- 
mes; Des  Hommes  sont  nés;  Le  Chien  des 
Baskerville.  Ce  dernier  film,  incontestable 
réussite,  a eu  un  rendement  insuffisant; 
il  est  vrai  qu’il  est  venu  pendant  la  pé- 
riode de  froid  le  plus  intense.  Les  Hauts 
de  Hurlevent  continuent  à tenir  la  tète  de 
loin. 

Au  Sélect,  ce  ne  sont  que  reprises  du  style 
de  : L’Equipage , Courrier  Sud,  Veille  d’ Ar- 
mes. 

* 

* * 

Le  Royal  a obtenu  des  résultats  étonnants 
avec  les  quatre  épisodes  du  Justicier  du  Far 
West.  Ch.  Pujos. 


- ♦ 

LARGE  EFFORT  DES  SALLES  D’AGEN 


EN  COURS  DE  RÉALISATION 


UN  FILM  DE  MARCEL  L’HERBIER 

AVEC  LA  COLLABORATION  EXCEPTIONNELLE  DE 

JEAN  COCTEAU 


RAMON  NOVARRO 
MICHEL  SIMON 


MICHELINE  PRESLE 

ISA  POLA 


RENÉ  GÉNIN  - JAQUE  CATELAIN  - MARCEL  VALLÉE 
DOUMEL  - EVE  FRANCIS  - TREKI  - SYLVIE  - BERUBET  - 
JOURDAN  - BARTENEFF  - MALBERT  - GILDÈS  - STERN 

Chansons  de 

M I S R A K I 


DISTRIBUTION 


PRODUCTION 


Life 


LE  ler  TOUR  DE  MANIVELLE 
A ÉTÉ  DONNÉ  LE  18  MARS 
AUX  STUDIOS  SCALERA 


10 

en 


»♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


cilNÉ 


R/VPHIE 

«*r 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


Les  Films  commencés 
cette  Semaine 

LA  COMEDIE  DU  BONHEUR 


Auteurs  : Evréïnoff  et  No- 
zière. 

Dialogues  : Jean  Cocteau. 

Réalisateur  : Marcel  L’IIer- 
bier. 

Musique  : Henri  Sauguct. 
chansons  de  Paul  Misraki. 

Studios  : Scaléra. 

Interprètes  : Ramon  Novar- 
ro,  Michel  Simon,  Jules 
Berry,  Micheline  Prestes, 
Pierre  Jourdan  et  Doumel, 
Tré-ki  Jaque  Catelain,  Mar- 
cel Vallée  et  Eve  Francis. 

Dir.  de  prod.  : G.  Lampin. 

Production  : Lumen. 

Distribution  : Discina. 

Epoque  : Moderne. 

Cadres  : La  campagne  ita- 
lienne. 

Sujet  : Un  homme,  que  l'on 
ignore  être  fou,  veut  faire 
le  bonheur  autour  de  lui  et 
choisit  une  pension  de  fa- 
mille comme  cadre  de  son 
expérience. 

Commencé  le  18  mars  1040. 


DANS  LES  STUDIOS 

ON  TOURNE 


BILLANCOURT 


Faut  ce  qu’il  faut. 

Le  film  est  terminé  et  l’on 
procède  aux  raccords  et  au 
montage. 

Pr.  : Vondas. 

Volpone. 

On  termine  le  montage  des 
importants  décors  de  ce  film, 
sur  les  maquettes  et  sous  la  di- 
rection de  Jean  Perrier. 

Pr.  : Ile-de-France  Film. 

B On  prépare  : Soldats  sans 
Uniformes,  que  Maurice  de  Ca- 
nonge  tournera  ici  entre  le  1"  et 
le  15  avril. 

Pr.  : Productions  Françaises 
Cinématographiques. 


Le  Petit  Village. 

Sous  ce  charmant  titre, 
Sacha  Guitry  prépare  son 
prochain  film  pour  les  Pro- 
ductions Gibé  qui  donne- 
ront ainsi  un  digne  succes- 
seur à l’étincelante  comé- 
die Ils  étaient  Neuf  Céliba- 
taires. 


Les  Abonnements 
peuvent  être  réglés  à notre 

C.  C.  P.  PARIS  702-66 


Michèle  Morgan  et  René  Lefèvre  sont  les  émouvants  interprètes 
du  film  de  G.  Lacombe,  Les  Musiciens  du  Ciel. 

(Prod.  : Régina  - Dist.  : Filmsonor) 


Charles 

Hélène 


Diamant  noir. 

Réal.  : Jean  Dclannoy 

Ved.  : Gabv  Morlay, 

Vanel,  Louise  Caiietti, 

Garletti. 

Décor  : Un  grand  décor  en 
« complexe  » représentant  l’in- 
térieur provençal  des  Mitry. 

Tournage  : 2°  semaine. 

Pr.  : Minerva. 


FRANÇOIS  I" 


Le  Collier  de  Chanvre. 

Réal.  : Léon  Mathot. 

Ved.  : Luguet,  Jacqueline  De- 
lubac,  Annie  Vernay,  Vyola  Va- 
reynes,  Georges  Lannes. 
Tournage  : 3e  semaine. 

Pr.  : C.  F.  C. 


BUTTES-CHAUMONT 


Elles  étaient  Douze  Femmes. 

Réal.  : Georges  Lacombe. 

Ved.  : Gaby  Morlay,  Françoise 
Rosay,  Betty  Stockfeld,  Simone 
Berriau,  Micheline  Presles,  Blan- 
cbette  Brunoy,  Mîla  Parély,  etc... 
Pr.  : Régina. 

Tournage  : 3e  semaine  et  der- 
nière. 

La  Grande  Leçon. 

Le  film  est  terminé  en  studios. 
Pr.  : Sifra. 

Une  Idée  à l’Eau. 

(Film  de  première  partie). 
Réal.  : J. -P.  Dreyfus. 

Ved.  : Jane  Fusier-Gir,  Jean 
Tissier,  Andrex,  Gaston  Modot, 
Florencie,  Soria. 

Prod.  : Spardice. 


NICE 


Untel  Père  et  Fils. 

Réal.  : J.  Duvivier. 

Ved.  : Louis  Jouvet,  Raimu, 
Michèle  Morgan,  Renée  Devil- 
lers,  Lucien  Nat,  Suzy  Prim,  Le 
Vigan. 

Tournage  : 11e  semaine. 

Pr.  : Transcontinental. 

(Le  film  sera  terminé  à la  fin 
du  mois). 


Lilian  Harvey,  exquise  ballerine 
de  Sérénade,  film  de  Jean  Boyer. 

(Astra  Paris  Film) 


A L’ETRANGER 


ROME-SCALERA 


La  Comédie  du  Bonheur. 

Réal.  : Marcel  L’Herbier. 

Ved.  : Ramon  Novarro,  Michel 
Simon,  Jules  Berry,  Micheline 
Presles,  Magdelaine  Bérubet. 
Dialogues  : Jean  Cocteau. 
Prod.  : Scaléra,  distribuée  par 
Discina. 


ON  A 


ONCE 


La  Fille  du  Puisatier. 

Annoncée  comme  son  pro- 
chain film,  cette  histoire  écrite 
récemment  par  Marcel  Pagnol 
sera  tournée  sous  peu.  Les  inter- 
prètes ne  sont  pas  encore  défi- 
nitivement choisis. 

La  Valse  de  l’Adieu. 

Réalisateur  Maurice  Tour- 
neur qui  fera  la  version  parlante 
de  la  belle  histoire  jadis  tournée 
par  Henry  Roussell.  Le  scénario 
est  d’Henry  Roussell  et  H.-A.  Le- 
grand inspiré  par  la  nouvelle  de 
H.  Dupuy-Mazuel. 

Pierre  Blanchar  sera  Frédéric 
Chopin  dans  cette  belle  page 
cinématographique  de  la  vie  du 
génial  compositeur  polonais. 

Prod.  : Société  Française  de 
Coopération  Cinématographique. 

Le  commencement  de  cette 
production  aura  lieu  le  14  avril. 

Feux  follets,  scénario  de  nos 
confrères  Jean  Rollot  et  Jean 
Redon,  adapté  par  Pierre  Vérv 
et  Pierre  Laroche,  sera  réalisé 
par  Bernard  Deschamps  et  inter- 
prété par  Viviane  Romance  et 
Georges  Flamant,  pour  Idéal 
Productions,  directeur  de  pro- 
duction Jack  Cohen. 


Le  Film  de  Danielle  Darrieux. 

Henri  Decoin  prépare  avec  le 
scénariste  Jean  Villème,  le  pro- 
chain film  de  la  charmante  ve- 
dette Danielle  Darrieux  qui  aura 
pour  partenaire  Georges  Ri- 
gaud.  Cette  Production  Ciné- 
Alliance  se  tournera  dans  le  cou- 
rant d’avril. 

Mariage  par  Procuration. 

Ved.  : G.  Rigaud,  Carette,  Tis- 
sier,  Cordy. 

Distr.  : Discina. 

L’Impasse. 

Ved.  : Marie  Déa. 

Scénario  : Ch.  Spaak. 

Distr.  : Discina. 

Un  Film  avec  Viviane  Romance 
et  G.  Flamant. 

Prod.  : Bercholz. 

Gestapo. 

Réal.  : J.  Dréville. 

Soldats  sans  Uniforme. 

Réal.  : M.  de  Canonge. 

Ved.  : Madeleine  Robinson, 
Roger  Karl,  G.  Lannes,  Cordy, 
Azaïs,  Bourdelle. 

Pr.  : Prod.  Franc.  Ciném. 

Un  Film  de  Marc  Allégret. 

Pr.  : Sté  Centrale  Cinématogr. 

Gardiens  du  Ciel. 

Prod.  : Service  Cinématogr. 
de  l’Air. 


En  double  exclusivité 

au  César  et  au  Max-Linder  I 


UN  FILM  DE  CLASSE  ! 


CONRAD  VEIDT 
VALERIE  HOBSON 


DISTRIBUTION  RÉGION  PARISIENNE 
ET  VENTE  POUR  LES  AUTRES  RÉGIONS: 

LES  FILMS  CRISTAL 

CHAMPS-ELYSÉES.  PARIS 


63. 

Téléphone  : Elysées  60-00 


Télégr  : FILMCRISTA 


LE  FILM  DE 

19  4 0 


CONRAD  VEIDT 

DANS 


CONTREBANDE 


AVEC 


VALERIE  HOBSON 

' < — « 

MISE  EN  SCENE  DE  MICHAEL  POWELL 

PRODUCTION  JOHN  CORFIELD 

LES  VEDETTES  ET  LE  METTEUR  EN  SCENE  DE  "L'ESPION  NOIR" 

Le  PREMIER  ei  le  SEUL  film  de  noire  époque 
monlranl  : Le  Blocus  des  Alliés  - Le  Confrôle 
Marilime  - Londres  la  nuil  pendanl  la  guerre 

VENTE:  PARIS  OMNIA  FILMS 

REPRÉSENTÉ  A PARIS  PAR  : 

PIERRE  BRAUNBERGER 

95,  CHAMPS-ÉLYSÉES  - Tél.  ÉLY  42-78  et  5 I -49 


13 


»♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


ciNÉlMmRy 

fr&SRKisi 


RAPHIE 

SE 


mmxxrxxxxxxxx: 


ANALYSE  ET  CRITIQUE  DES  FILMS 


Origine  : Française. 

Réalisation  : Max  Ophüls. 

Auteurs  : Jean  Willème  et  Max 
Colpet. 

Dialogues:  André-Paul  Antoine. 

Décorateur  : Lourié. 

Opérateurs  : Eugène  Schuftan, 
Portier,  Alekan. 

Musique  : Allen  Gray. 

Interprétation  : Edwige  Feuil- 
lère,  Georges  Rigaud,  Daniel 
Lecourtois,  Paul  Azaïs,  Geor- 
ges Lannes,  Mady  Berry,  Ga- 
briello,  le  petit  Michel  Fran- 
çois, Pauline  Carton,  Roger 
Maxime. 

Studios  : Billancourt. 

Enregistrement  : W.  E. 

Production  : Ciné-Alliance. 

Edition  : Films  Victoria. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Un  admirable  film,  empreint 
de  poésie  et  de  mystère.  A 
chaque  instant  on  sent  que 
les  personnages  sont  fatale- 
ment conduits  jusqu’à  un  dé- 
nouement tragique  et  sans  es- 
poir. Et  pourtant  l’œuvre  a 
des  sourires,  de  la  grâce,  du 
charme.  Mais  l’atmosphère 
est  créée,  dès  la  première 
image,  et  ne  lâchera  plus  les 
personnages  qui  restent  in- 
tensément vivants. 

On  peut  rapprocher  sans 
hésiter  ce  film  du  célèbre 
Quai  des  Brumes  (produit 
par  la  même  société)  auquel 
il  s’apparente  par  sa  force 
dramatique  et  la  qualité  de 
son  atmosphère  et  de  ses 
éclairages.  Artistiquement, 
voilà  une  réussite  pour  Max 
Ophüls  et  ses  collaborateurs 
et  pour  la  belle  Edwige  Feuil- 
k 1ère  et  ses  partenaires..  Et 
c’est  un  grand  succès  pour  la 
production  française  dans  son 
marché  intérieur  et  sur  ses 
marchés  étrangers. 

SCENARIO.  — Evelyne  Mo- 
rin, entraîneuse  dans  un  bar  de 
nuit  assez  louche  « La  Sirène  », 
vivrait  sinon  heureuse,  du  moins 
résignée  si  elle  ne  rencontrait 
un  soir,  non  loin  de  son  quar- 
tier, Georges  Brandon,  un  doc- 
teur canadien,  qu’elle  a aimé 
autrefois,  à Montréal,  il  y a dix 
ans  et  qui  a vainement  cherché 
à la  retrouver.  Pour  que  cet 
homme  qu’elle  aime  toujours 
ignore  sa  lamentable  vie,  elle 
loue  un  appartement  luxueux 
pour  elle  et  son  petit  garçon, 
et  reçoit  le  jeune  homme  accom- 
pagné d’un  ami  canadien.  Geor- 
ges doit  rester  trois  jours.  Eve- 


lendemain 

ame 


lyne  s’adresse  à un  ancien  com- 
plice de  son  mari  pour  la  com- 
manditer. Nous  apprendrons, 
peu  à peu,  la  véritable  histoire 
d’Evelyne.  Mariée  jeune  à Her- 
mann, homme  d’affaires,  elle  a 
mené  une  vie  luxueuse,  termi- 
née par  la  révélation  de  l’im- 
mense escroquerie  de  son  mari 
et  le  « suicide  » de  l’escroc. 
Lorsqu’ elle  a abandonné  Georges 
au  Canada,  les  menaces  d’Her- 
mann l’y  avaient  contrainte.  Et 
comme  elle  sait  maintenant  que 
Georges  ne  repartirait  pas  au 
Canada  sans  elle,  elle  lui  confie 
un  gage  : son  fils  Pierre.  Un  ca- 
marade, qui  sait  ce  que  lui  a 
coûté  ce  sacrifice,  vient  la  cher- 
cher à la  gare  Saint-Lazare  et 
l'emmène  dans  Paris  jusqu’à  un 
café  près  de  la  Seine.  Il  la  quitte 
nn  instant  pour  essayer  de  télé- 
phoner au  paquebot  qui  doit  le- 
ver l’ancre  au  Havre.  On  l'aver- 
tit qu’Evelyne  est  partie...  sur 
le  quai  embrumé,  il  n’y  a rien. 
Evelyne  s’est  dissoute  dans  le 
brouillard.  On  ne  saura  jamais 
ce  qu’elle  est  devenue. 

TECHNIQUE.  — La  réalisa- 
tion de  Max  Ophüls  est,  sans 
contredit,  magistrale.  On  pourra 
lui  reprocher  une  certaine  len- 
teur, mais  comme  les  scènes  ont 
donc  de  l’expression,  et  comme 
leur  rythme  gagne  en  vérité  ce 
qu’il  paraît  perdre  en  rapidité  ! 
La  perfection  des  images  du 
chef-opérateur  Schuftan  fait  de 
la  plupart  des  images  de  véri- 
tables tableaux  (exemple  : la 
course  en  taxi  d’Evelyne  vers 
l’Hôtel  île  Brandon,  la  rue  de  la 
« Sirène  »,  la  scène  dans  la  ca- 
bane de  montagne).  De  belles 
scènes  d’amour  sont  traitées 
avec  une  délicatesse  infinie.  Do 
larges  et  beaux  décors  où  règne 
une  vie  inquiétante  et  lourde, 
contribuent  à l’atmosphère  d’an- 
goisse et  de  charme  de  ce  film 
animé  par  un  dialogue  frémis- 
sant et  une  musique  sensible. 

INTERPRETATION.  — Belle 
à ravir,  habillée  avec  une  rare 
élégance  personnelle,  Edwige 
F cuillère  s’égale  à son  film,  dans 
un  personnage  de  femme  com- 
plexe et  attirante,  qui  a son  se- 
cret et  le  garde  sans  défaillance. 
Elle  explore  les  plus  riches  res- 
sources d’un  jeu  sûr  et  pathéti- 
que. A ses  côtés,  Georges  Ri- 
gaud, si  sympathique,  affirme 
une  aisance  et  une  intelligence 
réelles.  Daniel  Lecourtois  est  ex- 
cellent dans  un  rôle  de  confi- 
dent. Georges  Lannes  marque  un 
bref  personnage,  et  Paul  Azaïs 
joue  avec  une  sensibilité  retou- 
chée de  gouaille  Je  rôle  de  Paul, 
l’ami  des  mauvaises  heures.  Ga- 
briello  en  patron  du  dancing, 
Mady  Berry,  Jeanne  Marken, 
Pauline  Carton,  Roger  Maxime 
sont  bien  à leur  place. 


L’Emigrante 

Drame  d’ aventures 


Origine  : Française. 

Réalisation  : Léo  Joannon. 

Auteurs  : Jean  Aurenche  et 
Yves  Allégret. 

Adapt.  : Companeez  et  Juttke. 

Dialogues:  André-Paul  Antoine,  j 

Décorateurs  : Garnier  et  Mar- 
cel Mary. 

Opérateurs  : Schuftan,  Por- 
tier, Alekan  et  Ferrier. 

Musique  : Michelet. 

Assistants  : Pierre  Schli  et 
Alain  Antik. 

Interprétation  : Edwige  Feuil- 
lère,  Jean  Chevrier,  Georges 
Lannes,  Larquey,  Roger  Ca- 
pellani,  Génia  Vaury,  Foun- 
Sen,  Ake  Engfeldt,  Bernard 
Blier,  Marcel  Duhamel. 

Studios  : Eclair  d’Epinay. 

Enregistr.  : Caméréclair  39. 

Production  : Véga. 

Administr.  : Sacha  Kamenka. 

Edition  : C.  F.  C. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Ce  film  se  déroule  tantôt  à 
Anvers  dans  les  quartiers  lou- 
ches, tantôt  sur  un  cargo 
transportant  des  émigrants  et 
se  termine  en  Afrique  du  Sud. 
Des  scènes  violentes  et  colo- 
rées forment  une  belle  toile 
de  fond  à cet  étrange  voyage 
où  se  profile  l’héroïne  sédui- 
sante qu’est  Christiane  Val- 
lée, interprétée  par  la  très 
belle  Edwige  Feuillère. 

SCENARIO.  — Christiane 
Vallée,  qui  tient  un  bar  de  nuit 
dans  le  quartier  maritime  d’An- 
vers, a la  passion  des  diamants. 
Cette  passion  la  pousse  à en- 
voyer son  amant,  Tino,  chef  de 
bande,  dans  une  expédition  où 
il  est  surpris.  Echappé,  il  vient 
chercher  de  l’argent  et  prend  le 
le  collier  de  diamants  de  Chris- 
tiane qui,  furieuse,  le  dénonce. 
On  rend  les  diamants  à la  jeune 
femme  qui  doit  fuir  d’Anvers, 
Tino  s’étant  échappé  après 
avoir  appris  quelle  l’avait 
« donné  ».  Elle  prend  passage 
sur  un  cargo  q\ui  embarque  des 
émigrants  pour  Port-Morrot, 
Afrique  du  Sud,  avec  un  habitué 
du  bar,  le  vieux  Monrosa,  qui  la 
fait  passer  pour  sa  femme.  La 
maladie  de  Monrosa,  son  débar- 
quement à Lisbonne  et  l'impos- 
sibilité pour  Christiane  de  reve- 
nir à Anvers  ou  d’aller  ailleurs 
sans  passeport,  la  fait  se  réfugier 
sur  le  bateau  dans  la  cabine  d’un 
lieutenant  qui  sera,  à cause  de 
ça,  destitué.  A l'arrivée  à Port- 
Morrot,  Christiane,  par  amour 
pour  le  jeune  officier,  donnera 
ses  bijoux  pour  sauver  les  émi- 
grants menacés,  faute  de  cau- 
tion, de  retourner  à Anvers. 
Mais  Tino  l’a  retrouvée  et  atten- 
due. II  l’abat  dans  le  dos.  Une 
ville  s’élèvera  qui  portera  le  nom 
de  Christiania. 

TECHNIQUE.  — Très  bien 
photographié,  tourné  dans  un 


La  Faute  d’un  père 

(Ride  a croked  mile) 

Comédie  dramatique 
Américain  doublé  français 


Origine  : Américaine. 
Réalisation  : Alfred  E.  Green. 
Interprétation:  Akim  Tamiroff, 
Leif  Erikson,  Francis  Farmer, 
Kerrigan,  Lynne  Overman. 
Production  et  distribution  : 
Films  Paramount. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Un  mélodrame  dont  l’intérêt 
ne  flanche  pas,  sur  le  thème 
« Père  et  Fils  »,  et  d’une  ex- 
ploitation aisée.  Remarqua- 
blement mis  en  scène,  le  scé- 
nario a été  choisi  pour  faire 
passer  Tamiroff,  qui  joue  de- 
puis longtemps  pour  Para- 
mount, au  rang  de  vedette. 
Bien  équilibré,  le  film  contient 
des  extérieurs  excellents  et 
allège  ce  que  l’action  a de 
dramatique  par  des  effets  co- 
miques heureux. 

SCENARIO.  — Un  ancien  co- 
saque, établi  voleur  de  bétail 
aux  Etats-Unis,  est  retrouvé  pur 
son  fils,  qu’a  élevé  sa  femme  di- 
vorcée. Ils  s’aiment  profondé- 
ment et  quand  le  père  est  mis  en 
prison,  le  fils  s’enrôle  pour  arri- 
ver à le  faire  évader,  mais  fina- 
lement son  sens  du  devoir  l’em- 
pêche de  donner  suite  à un  pro- 
jet que  la  mort  du  père  rend 
inutile. 

TECHNIQUE  ET  INTERPRE- 
TATION. — L’interprétation  esl 
excellente,  et  Tamiroff  mérite  de 
devenir  star.  Il  est  à la  fois  bru- 
tal et  tendre,  et  est  très  bien 
soutenu  par  Erikson  comme  fils. 
La  photo  est  de  tout  premier  or- 
dre, et  le  montage  des  plus  ra- 
pides. — M. 


cadre  authentique  : «Le  Winni- 
peg  »,  cargo-mixte,  animé  par 
Léo  Joannon  qui  a du  mouve- 
ment et  de  la  vigueur,  ce  film 
est  intéressant  de  bout  en  bout. 
Il  n’y  manque  qu’une  certaine 
cohésion  dans  la  liaison  des 
scènes  et  un  peu  plus  de  force 
dans  le  dialogue  trop  étudié. 

INTERPRETATION.  — Ed- 
wige Feuillère,  belle  et  spiri- 
tuelle, dans  la  première  partie 
de  son  personnage,  devient  une 
adorable  amoureuse  ou  une 
femme  traquée.  Jean  Chevrier 
est  consciencieusement  son  par- 
tenaire. On  admire  la  com- 
position haute  en  couleurs  de 
Georges  Lannes  (Tino)  et  le  bur- 
lesque sensible  de  Larquey.  La 
troupe  est  nombreuse  avec  les 
émigrants,  on  remarque  néan- 
moins la  gentille  Foun-Sen,  le 
Scandinave  Ake  Engfeldt,  Roger 
Capellani,  ce  dernier  vivant  et 
sympathique. 


14 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


[xxxxxxxxn 


filMFmug&RAPHiE 

frsmpDjse 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


ANALYSE  ET 
CRITIQUE  DES  FILMS 

Après  Me  in  Kampi 
Mes  Crimes 

par  ADOLF  HITLER 
Drame  d’aclualité 


Origine  : Française. 

Réalisation  : J. -J.  Valjan. 
Dialog.ues  : M.  Gazes. 
Opérateur  : Géo  Blanc. 

Musique  : Eiger. 

Interprétation  : Roger  Karl. 
Line  Noro,  Jack  Henley,  San- 
clra  Milowanoff,  Pierre  La- 
bry,  Jean  Heuzé. 

Enreg(istr.  : Radio-Cinéma. 
Production  : Films  Régent. 
Edition  : Films  Cristal. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Cette  habile  production  est 
un  drame  vivant  et  direct, 
composé  avec  des  documents 
authentiques,  et  des  scènes 
tournées  en  France,  reconsti- 
tuant adroitement  les  princi- 
pales étapes  de  la  sanglante 
aventure  d’Adolf  Hitler. 

Le  procédé  permet  ainsi 
d’humaniser,  de  rendre  réelle 
la  tragédie  vécue  au  cours  de 
ces  longues  années,  et  rend 
plus  familière  aux  spectateurs 
l’aventure  de  traîtrise  et  de 
mort  du  petit  Autrichien. 

L’effet  produit  est,  sans 
conteste,  des  plus  impres- 
sionnants. 

SCENARIO.  — La  bande 
évoque  les  premières  périodes 
de  la  vie  d’Adolf  Hitler,  rap- 
pelle la  guerre  de  1914-1918, 
puis  dresse  la  figure  cynique 
d’Hitler,  enjambant  les  cada- 
vres, mutilant  les  libertés,  bous- 
culant les  peuples.  Mêlés  avec 
justesse,  les  images  reconsti- 
tuées, jouées  par  des  acteurs 
français  pleins  d’émotion,  et  les 
images  réelles  prises  à des  or 
chives,  forment  un  tout  qui  va 
du  initseh  de  Munich  en  1923  <) 
l’entrée  de  V Allemagne  en  Polo- 
gne. I^a  persécution  juive,  les 
assassinats  de  Roehme,  Schlei- 
cher,  Dolfuss,  sont  tournés  avec 
un  souci  de  vérité  louable. 

INTERPRETATION.  — Il  y 

a de  nombreux  noms,  et  des  vi- 
sages sans  doute  familiers  mais 
qui,  bien  grimés,  ne  sont  pas  re- 
connaissables. Signalons  néan- 
moins Schleicher  : Jack  Henley, 
le  Capitaine  Roehme,  figuré  avec 
une  forte  personnalité  par  La- 
bry,  et  l’émouvante  scène  d’une 
famille  allemande  où  s’est  glissé 
le  poison  de  la  dénonciation 
hitlérienne,  scène  remarquable- 
men  jouée  par  Roger  Karl,  Line 
Noro  et  Jean  Heuzé.  Tous  les 
artistes  ont  droit  à être  félicités 
pour  leur  conscience. 


Fernandel  et  Georges  Grey  dans 

Monsieur  Hector 

( D;str.-Dispa.  de  Cammage-Prod.  : Stella ) 


La  Chute  du  Tyran 

(L’Histoire  d’une  Dictature) 

Drame  social  doublé. 


Origine  : Tchèque. 

Réalisation  : Hugo  Haas. 
Interprétation  : Hugo  Haas, 
Stepaneck,  Karen,  Vyclra, 
Smolik. 

Edition  : Films  Rouhier. 


On  vient  de  donner  à Alger  > 
et  à Sidi  Aissa 
le  premier  tour  de  manivelle  ' 
de  “ Frères  d’Afrique  ” 


La  production  de  films  ne 
perd  pas  décidément  ses 
droits  ici  malgré  les  circons- 
tances actuelles.  Bien  que 
retardée  par  des  événements 
imprévisibles,  Mme  Aimée  Na- 
varra  a pu  mener  à bonne  fin 
la  mise  en  chantier  de  son 
film  <<  Frères  d’Afrique  » don  •: 
elle  vient  de  donner,  en  Al- 
gérie, en  collaboration  avec  Se 
metteur  en  scène  Chotin,  le 
premier  tour  de  manivelle  des 
extérieurs. 

En  effet,  c’est  à Sidi-Aïssa 
qu’ont  été  tournées  ces  jours- 
ci  quelques  grandes  scènes 
de  fantasia  avec  le  concours 
de  deux  cents  cavaliers  diri- 
gée par  le  hach-agha  Ben 
Abdekrim  Mohamed  Taleb, 
grand  ami  du  cinéma.  Après 


quoi,  la  troupe  s’est  rendue  à 
Bou-Saada,  magnifique  et  pho- 
togénique oasis  proche,  pour 
repérer  les  lieux  de  prochai- 
nes prises  de  vues,  celles-ci 
effectuées  avec  la  présence  i 
des  vedettes  dont  l’arrivée  à 
Alger  est  prévue  pour  début 
avril.  A Alger,  après  quelques 
tableaux  tournés  dans  la  Cas- 
bah illustrée  par  tant  de  films, 
Mme  Navarra  a enregistré 
quelques  scènes  dans  les  jar- 
dins du  Bardo  avec  le  célèbre 
chanteur  arabe,  Mahieddine, 
faisant  partie,  comme  l’on 
sait,  de  la  distribution  de 
« Frères  d’Afrique  »,  film  qui 
a été  acquis  pour  l’Afrique  du 
Nord  par  M.  J. -P.  Lamy,  di- 
recteur de  la  « Cidna  ». 

Paul  Saffar. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Une  belle  et  bonne  œuvre  de 
vulgarisation  et  spectaculaire 
à la  fois.  Le  ton  hardi,  la  pein- 
ture de  caractères  auxquels 
on  trouve  facilement  des  mo- 
dèles haïssables  et  bien  con- 
nus, l’originalité  de  l’histoire 
qui  sc  déroule  dans  un  pays 
d’Europe  dominé  par  une  dic- 
tature de  violence  et  d’étati- 
sation inhumaine,  font  de  La 
Chute  du  Tyran,  un  specta- 
cle particulièrement  intéres- 
sant. 

SCENARIO.  — Dans  un  cer- 
tain pays  d’Europe,  un  maréchal, 
dictateur  autoritaire,  excite  son 
peuple  éi  la  guerre  et  prépare 
une  attaque  brusquée  contre  un 
pays  voisin.  Une  épidémie  de 
lèpre,  intitulée  la  « Lèpre  blan- 
che »,  plonge  son  pays  dans  la 
terreur.  Le  docteur  Galen  qui, 
seul  connaît  le  remède,  refuse  de 
s’en  servir  tant  que  le  dictateur 
n’aura  pas  arrêté  l'invasion  et 
déclaré  la  peux.  Le  dictateur 
passe  outre,  V épidémie  devient 
gigantesque,  le  chef  lui-même  est 
touché  du  mal.  Il  ira  dans  le 
camp  d’isolement  des  malades, 
et,  avant  de  mourir,  exhortera 
son  peuple  à travailler  pour  la 
peux. 

TECHNIQUE  - INTERPRE- 
TATION. — Fortes  images,  di- 
rectes, simples,  et  âprement  mi- 
ses en  lumières.  L’interprétation 
est  de  la  même  veine,  d’un  style 
sobre  et  rude.  Hugo  Haas,  met- 
teur en  scène  est  également  le 
principal  interprète  dans  le  rôle 
du  docteur  humanitaire.  Toute 
la  troupe  joue  avec  une  émotion 
qui  fait  penser  que  chaque  ac- 
teur a aimé,  et  son  rôle  et  la 
cause  à défendre.  Film  d’une 
facture  très  marquante.  Excel- 
lent doublage. 


Un  magnifique  portrait  d’Edwige  Feuillère  dans  Sans  Lendemain, 
le  beau  film  de  Max  Ophüls  qui  sort  au  Français  » cette  semaine. 

(Ciné-Alliance) 


.*! 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


rTxn:  ciné 


Jfc 

mRi 

fR£$JJ*SSlS 


R/\PHBE 

SE 


♦ ♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦« 


Tableau  de  la  Production 


FILMS  ENTREPRIS 

avant  la  pire,  terminés 
et  non  encore  sortis  à Paris 


Tempête  sur  Paris. 

Réal.  : B.  Deschamps. 

Ved.  : Arletty,  A.  Ducaux, 
Stroheim,  Dalio,  Luguet,  Debu- 
court,  Carette. 

Pr.  : Belgatos. 

Distr.  : Discina. 

Angélica. 

Réal.  : J.  Choux. 

Ved.  : Viviane  Romance,  G. 
Flamant. 

Distr.  : Discina. 

I Marseille  mes  Amours. 

Réal.  : Daniel  Norman. 

Ved.  : Reda  Caire,  Gorlett, 
Mireille  Ponsard. 

Distr.  : Pagnol. 

Pr.  : Cabre. 

L’Enfer  des  Anges. 

(Retenu  par  la  Censure). 

Réal.  : Chr.  Jaque. 

Ved.  : J.  Tissier,  Dorville, 
Fréhel,  Bergeron,  L.  Galas,  Car- 
letti,  Sylvia  Bataille. 

Distr.  : Osso. 

Macao,  Enfer  du  Jeu. 

Réal.  : J.  Delannoy. 
î Ved.  : M.  Balin,  Hayakawa, 
Stroheim,  Louise  Carletti. 

Pr.  : Demo  Film. 

L’Embuscade. 

Réal.  : 1".  Rivers. 

Ved.  : J.  Berry,  Valentine  Tes- 
sier, G.  Rollin. 

Distr.  : D.U.C. 

Notre-Dame  de  la  Mouise. 

Réal.  : R.  Péguy. 

Ved.  : G.  Rollin,  Delmont, 
François  Rozet. 

Distr.  : D.U.C. 

La  Loi  du  Nord. 

(Au  montage). 

Réal.  : J.  Feyder. 

Ved.  : P.  R.-Willm,  Ch.  Vanel, 
Michèle  Morgan,  J.  Teranne. 

Pr.  : Filmos. 

Distr.  : Osso. 

L’Héritier  des  Mondésir. 

Réal.  : A.  Valentin. 

Ved.  : Elvire  Popesco,  Fer- 
nande], Tramel,  Jules  Berry. 
Distr.  : A.  C.  E. 

La  Révolte  des  Vivants. 

Réal.  : Bernard  Deschamps. 
Ved.  : Stroheim,  M.  Sologne, 
Cl.  Dauphin,  Carette. 

Pr.  : C.I.C.C. 

Sixième  Etage. 

Réal.  : M.  Cloche. 

Ved.  : J.  Darcey,  P.  Brasseur. 
Pr.  : C.I.C.C. 

Le  Duel. 

(Récemment  terminé). 

Réal.  : P.  Fresnay. 

Ved.  .-  Fresnay,  Raimu,  Yvon- 
ne Printemps,  R.  Rouleau. 

Pr.  : C.I.C.C, 


Paris-New  York. 

(Récemment  terminé). 

Ved.  : René  Alexandre,  J.  Bau- 
mer,  Simone  Berriau,  Jules  Ber- 
ry, Cl.  Dauphin,  A.  Lefaur,  Gaby 
Morlay,  Aimé  Clariond,  Es- 
cande. 

Pr.  : Régina. 

Distr.  : Filmsonor. 

Saturnin. 

Réal.  : Y.  Noé. 

Ved.  : Lestelly,  Gorlett,  Alco- 
ver,  Denise  Bosc. 

Pr.  : Mérie. 

Distr.  : Cristal. 

Dédé  la  Musique. 

(Présenté). 

Réal.  : Berthomieu. 

Ved.  : Annie  Vernay,  Préjean. 
Pr.  : C.  1.  C. 

Distr.  : Haussmann. 

La  Nuit  de  Décembre. 
(Présenté). 

Réal.  : K.  Bernhardt. 

Ved.  : P.  Blanchar,  Renée 
Saint-Cvr. 

Pr.  : Metzger  et  Woog. 

L’Empreinte  du  Dieu. 

(Récemment  terminé). 

Réal.  : L.  Moguy. 

Ved.  : P.  Blanchar,  A.  Ducaux, 
J.  Dumesnil,  Larquey,  Blan- 
chette  Brunoy. 

Pr.  : Zama. 

Le  Président  Haudecœur. 

Réal.  : J.  Dréville. 

Ved.  : Harry  Baur,  Betty 
Stockfeld,  Cécil  Grane. 

Distr.  : Films  Pagnol. 

De  Mayerling  à Sarajevo. 

Réal.  : Max  Ophuls. 

Ved.  : Ed.  JFeuillère,  John 
Lodge,  G.  Dorziat,  G.  Rollin,  J. 
Worms. 

Pr.  : B.U.P.  Française. 
Quartier  sans  Soleil. 

Réal.  : I).  Kirsanoff. 

Ved.  . J.  Servais,  Colette  Dar- 
feuil,  Berval. 

Pr.  : Azur. 

Pour  le  Maillot  jaune. 

Réal.  : J.  Stelli. 

Ved.  : Préjean,  Meg  Lemon- 
nier, 

Pr.  : Béril. 

Distr.  : C.P.L.F. 

Face  au  Destin. 

Réal.  : Fescourt. 

Ved.  : J.  Berry,  G.  Rigaud,  J. 
Gaël,  Gaby  Sylvia. 

Pr.  : D.  I. 

L’Or  du  Cristobal. 

Réal.  : J.  Becker. 

Ved.  : Préjean,  C.  Monténégro, 
Vanel,  Dita  Parlo. 

Pr.  : Béril. 

Distr.  : DIS.PA. 

Sidi-Brahim. 

Réal.  : M.  Didier. 

Ved.  : René  Dary,  Colette  Dar- 
feuil,  A.  Jacquin. 

Pr.  : Azur. 

Le  Paradis  perdu. 

Réal.  : A.  Gance. 

Ved.  : F.  Gravey,  Popesco, 
Micheline  Presles. 

Pr.  ; Taris  Film, 


Bécassine. 

(Film  interdit). 

Ved.  : Paulette  Dubost,  Marg. 
Deval,  Max  Dearlv. 

Pr.  : Tenneson  Express. 

Feu  de  Paille. 

Réal.  : J.  Benoît-Lévy. 

Ved.  : L.  Baroux,  Orane  Dc- 
mazis,  Aimos,  J.  Fuller. 

Pr.  : C.  F.  C. 

Le  Grand  Elan. 

Réal.  : Chr.  Jaque. 

Ved.  : M.  Dearly,  Wissia  Dina 
Assia,  H.  Presles. 

Pr.  : Globus  Film. 

Distr.  : Distributeurs  Associés. 
Le  Café  du  Port. 

Réal.  : J.  Choux. 

Ved.  : René  Dary,  Aimos,  Line 
Viala. 

Pr.  : C.  F.  C. 

Le  Champ  maudit. 

Réal.  : Willy  Rozier. 

Ved.  : C.  Rémy,  Larquey,  Jac- 
queline Roman,  Robert  Lynen. 
Pr.  : Sport  Film. 

Distr.  : Cristal. 

FILMS  TOURNÉS 

depuis  Septembre  1939  et  n 
montaje 

Un  Soir  d’Alerte. 

Réal.  : J.  de  Baroncelli. 

Ved.  : Joséphine  Baker,  L.  Ba- 
roux, G.  Dorziat,  Saturai  n-Fa- 
bre,  Micheline  Presles. 

Pr.  : Flag. 

Distr.  : Sédif. 

Le  Roi  des  Galéjeurs. 

Réal.  : R.  Rivers. 

Ved.  : Alibert,  Aimos,  M.  Val- 
lée, Claude  Mav. 

Distr.  : D.U.C. 

Miquette  et  sa  Mère. 

Réal.  : J.  Boyer. 

Ved.  : Lilian  Harvey,  Lucien 
Baroux,  A.  Lefaur,  Larquey. 

Pr.  : U.  F.  P.  C. 

Trois  Argentins  à Montmartre. 

Ved.  : G.  Rigaud,  Rafaël  Mé- 
dina, De  Sandoval. 

Ceux  du  Ciel. 

Réal.  : Yvan  Noé. 

Ved.  : Marie  Bell,  P.  Renoir, 
J.  Galland,  Suzy  Solidor,  Aimos. 

Pr.  : F.A.N.À. 

Monsieur  Hector. 

Réal.  : M.  Cammage. 

Ved.  : Fernandel,  Suz.  Dehel- 
ly,  Denise  Grey,  Gaby  Wagner, 
Georges  Grey. 

Pr.  : Stella. 

Distr.  : DIS.PA. 

Hitler  m’a  dit. 

Réal.  : Robert  Alexandre. 

Pr.  : Pathé-Cinéma. 

La  Grande  Leçon. 

Réal.  : R.  Péguy. 

Ved.  : Alerme,  D.  Lecourtois, 
Roger  Tréville,  Claude  Mav, 

Pr.  : Sifra. 

Distr.  ; D.U.C, 


Les  Surprises  de  la  Radio. 

Réal.  : Marcel  Paul. 

Ved.  : Toutes  celles  de  la  Ra- 
dio. 

Distr.  : D.  P.  F. 

FILMS  INTERROMPUS 


Bifur  3. 

Réal.  : Maurice  Cam. 

Ved.  : René  Dary,  Annie  Ver- 
nay, C.  Monténégro,  Aimos. 

Pr.  : S.  B. 

Remorques. 

Réal.  : J.  Grémillon. 

Ved.  : J.  Gabin,  Madeleine  Re- 
naud, Michèle  Morgan. 

Pr.  : Sédif. 

Le  Corsaire. 

Réal.  : M.  Allégret. 

Ved.  : Ch.  Boyer. 

Pr.  : Daven. 

Air  pur. 

Réal.  : René  Clair. 

Pr.  : C.C.C. 

Sébastopol. 

Réal.  : L.  Vajda. 

Ved.  : Philip  Holmès,  J.-L. 
Barrault,  R.  Toutain,  Suzy  Prim, 
Gahy  Sylvia. 

Mahüa  la  Métisse. 

Réal.  : W.  Kapps. 

Ved.  : Dita  Parlo,  J. -P.  Au- 
mont,  S.  Hayakawa,  J.  Worms. 

Pr.  : Films  Comahl. 

Tourelle  Trois. 

Réal.  : Christian  Jaque. 

Ved.  : J.  Chevrier,  Andrex, 
Galas,  Blier,  Brochard. 

Pr.  : Calamy. 

Le  Dernier  Refuge. 

Réal.  : J.  Constant. 

Ved.  : Mireille  Balin,  Marie 
Glory,  G.  Rigaud,  Dalio,  Satur- 
nin-Fabre,  J.  Tissier,  Mila  Pa- 
rély. 

Pr.  : Vondas. 

1 — — 

FILMS  TOURNÉS 

et  présentÉs  depulsseptenibrel939 

Chantons  quand  même... 

Réal.  : P.  Caron. 

Ved.  : Annie  Vernay,  Paul 
Cambo,  Jack  Wilson,  Guy  Berry, 
Cordy. 

L’Homme  qui  cherche  la  Vé- 
rité. 

Réal.  : Esway. 

Ved.  : Raimu,  J.  Delubac, 
Alerme,  J.  Mercanton,  Yvette 
Lebon,  Dorziat. 

Pr.  : Bercholz. 

Après  Mein  Kampf,  mes  Cri- 
mes. 

Réal.  : Valjan. 

Ved.  : Line  Noro,  Roger  Karl. 
Pr.  : Régent. 

Bach  en  Correctionnelle. 

Réal.  : Wulschleger. 

Ved.  : Bach,  Oudart,  Y.  Yma, 
G.  Tréville,  Brochart. 

Distr.  .-  S.E.L.F. 


16 

rxxxxxxxxxxxi  xxxxxxxxj 


cil\É^WHfcR; 

FRfiS^KlSI 


RAPH1E 

SC 


rxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxi 


ECHOS  PETITES  annonces 


RECTIFICATION 

La  Société  Liberty  Film  nous 
prie  de  rectifier  une  erreur  qui 
s’est  glissée  dans  notre  commu- 
niqué du  16  mars. 

Le  film  Le  Centenaire,  avec 
Noël-Noël,  n’est  pas  distribué 
par  cette  maison. 

Ce  film  est  distribué  par  Na- 
tional Film. 

HYMENEES 

1 Nous  apprenons  le  mariage 
de  notre  camarade  Jean-Michel 
Spengler,  de  chez  Discina,  ac- 
tuellement aux  Armées,  avec 
Mlle  Paule  Chienne. 

9 Nous  apprenons  le  mariage 
de  notre  ami  Jean  Paoli  — chef 
de  publicité  de  la  Gray  Films 
actuellement  aux  armées  - - quel- 
que part  en  France  — avec  Mlle 
Jany  Briand. 

■ Le  mariage  de  M.  Michel 
Badalo,  actuellement  aux  ar- 
mées, avec  Mme  J.  Faraud,  fille 
île  M.  Neuxille,  ex-administra- 
teur  de  la  première  Société  Pa- 
thé-Cinéma,  décédé,  a été  célé- 
bré le  14  mars,  à la  Mairie  de 
Neuilly,  dans  la  plus  stricte  in- 
timité. 

DEUIL 

Nous  apprenons  le  décès  de  la 
mère  de  M.  Boris  Grunberg,  di- 
recteur d’information  Films. 

Nos  condoléances  attristées. 


Séances  documentaires 
au  Musée  de  l'Homme 


Nous  apprenons  que  le 
Cinéma  du  Musée  de  l’Hom- 
me, Palais  de  Chaillot,  Pla- 
ce du  Trocadéro,  présen- 
tera, à partir  du  24  mars 
1940,  Ses  jeudi,  vendredi, 
samedi,  dimanche  et  jours 
fériés,  une  sélection  des 
meilleurs  films  documen- 
taires. Les  séances  seront 
réservées  aux  visiteurs  du 
Musée. 

Le  prix  d’entrée,  très  ré- 
duit, permettra  à tous  d’y 
assister. 


1 M.  Raimondi,  l’actif  exploi- 
tant de  Corse,  a passé  comman- 
de aux  Etablissements  Cinélume 
de  Paris  d’un  appareil  portatif 
« EOS/B  »,  destiné  à des  projec- 
tions cinématographiques  dans 
les  halls  de  ses  divers  cinémas. 


Demandes  et  offres  d’emploi  : 3 fr. 
la  ligne.  — Achat  et  vente  de  matériel, 
de  salles,  annonces  immobilières  et  de 
orevets  : 9 fr.  la  ligne. 

Dans  les  catégories  ci-dessus,  12  li- 
gnes gratuites  par  an  pour  nos  abon- 
nés. 

Annonces  commerciales  pour  la  vente 
de  films  : 50  fr.  la  ligne. 

Pour  les  annonces  domiciliées  au 
journal,  1 fr.  de  supplément  pour 
France  et  Empire  Français;  3 fr.  pour 
l’Etranger.  Les  petites  annonces  sont 
payables  d’avance.  L’administration  du 
journal  décline  toute  responsabilité 
quant  à leur  teneur. 


DEMANDES  D’EMPLOI 


Sténo-dactylo,  aide  compta- 
ble, très  au  courant  programma- 
tion, libre  de  suite,  cherche  em- 
ploi. 

Ecrire  nu  69. 

Secrétaire  sténo  - dactylo, 

très  au  courant  production,  lo- 
cation, sérieuses  références, 
cherche  place. 

Ecrire  n“  68. 

Opérateur  projection,  non 
mobilisable,  excellentes  référen- 
ces cinémas  Paris,  cherche  em- 
ploi Midi  de  la  France. 

Ecrire  n°  70. 

Directeur  - propriétaire  de 

cinéma  de  Strasbourg,  libéré 
obligations  militaires,  ayant  été 
obligé  par  les  événements  de 
tout  abandonner,  cherche  em- 
ploi comme  directeur  ou  chef  de 
poste.  Prendrait  également  en 
gérance  ou  location  salle  et  ceci 
dans  toute  la  France. 

Ecrire  n"  72. 

Vérificatrice,  références  dans 
firmes  distributrices  Paris,  cher- 
che emploi  Paris. 

Ecrire  Mme  Le  Mois,  19,  rue 
de  l’Evangile,  Paris  (18e). 

Bon  représentant,  connais- 
sant région  de  Lyon,  est  de- 
mandé. 

Ecrire  n°  78. 


OFFRES  D’EMPLOI 

Excellent  opérateur  tech- 
nicien est  demandé  pour  Ciné- 
ma Vauban.  Angers,  16,  rue  Vau. 
ban. 


Bon  représentant  est  de- 
mandé pour  maison  de  location. 
Béférences  exigées. 

Ecrire  n°  67. 


Bon  comptable,  au  courant 
distribution  et  production,  est 
demandé  aux  Films  Vog,  14  bis, 
avenue  Rachel  (18"). 


Présentations  à Paris 

(Communiqué  en  application  de  l’article  IV  du  décret  du  25  juillet  1935.) 


MARDI  26  MARS 

Olympia,  10  h , Cristal. 

Après  Mein  Kampf,  mes  Cri- 
mes, par  Adolf  Hitler. 


JEUDI  4 AVRIL 

Paramount,  Films  Pagnol. 
Le  Président  Handecœur. 
VENDREDI  5 AVRIL 
Paramount,  Films  Pagnol. 
Marseille,  mes  Amours. 


Opérateur  de  projection  est 
demandé  pour  Cinéma  à Mont- 
lhéry.  S’adresser  à M.  de  Vigou- 
roux,  22,  rue  Saint-Saëns,  Paris. 


ACHAT  MATERIEL 


Cherche  matériel  Ciné,  oc- 
casion. 

Ecrire  n°  73. 


ACHAT  CINEMA 


Disposant  espèces:  500.000  fr. 
garantie  immobilière  600.000.  fr. 
Directeur  très  actif  recherche 
cinéma  ou  association. 

Ecrire  n°  74. 


Achèterais  petit  cinéma, 
trois  séances  par  semaine. 

Ecrire  n°  77. 


DIVERS 


Cherche  gérance  ou  loca- 
tion ciné,  Paris,  banlieue,  ga- 
rantie. 

Ecrire  n°  76. 

Cherche  dans  région  midi 
de  la  France,  gérance  cinéma  ou 
collaboration. 

Ecrire  n°  71. 


VENTE  CINÉMA 

A vendre,  libre  de  suite  pour 
acheter  moins  important.  Gran- 
de plage  sud-ouest,  cinéma  500 
places,  fauteuils  neufs,  bons  ap- 
pareils, salle  dancing  300  m2 
ensemble,  bénéfices  assurés. 
Avec  ou  sans  immeuble;  il  faut 
250.000  comptant.  Le  tout  mar- 
chant ensemble. 

Ecrire  n°  75. 


«ENTES  MATERIEL 

150  fauteuils,  pieds  fonte,  siè- 
ges ressorts,  fabr.  angl.  garn. 
moleskine. 

350  fauteuils  baquets  et  ber- 
gères. 

550  fauteuils,  sièges  et  dos- 
siers garnis  velours. 

1.000  fauteuils  ordinaires. 

70  strapontins,  dossiers  Gal- 
lay. 

Postollec,  30,  rue  Toulouse- 
Lautrec,  Paris  (17e). 


FABRIQUE  DE  SIEGES 
CINEMA 

SELECTA 

15,  rue  Voltaire,  NANTES 
Tél.  : 318-27 


PUBLICITÉ  DU  MÉTROPOLITAIN 

Département  Cinémas 


L.  PERTUS 

3,  rue  Duperré,  Paris  (9  ) 
de  9 heures  à 14  heures  : 
Trinité  15-14 

de  14  heures  à 24  heures  : 
Roquette  30-12 


les  filins  nouveaux  a Paris 


Semaine 

du  20-3-40  au  26-3-40 
FILMS  FRANÇAIS 

Sans  Lendemain  (Le  Fran- 
çais) (lrc  sem.)  (Ciné-All.). 

L’Homme  qui  cherche  la  Vé- 
rité (Marivaux)  (lrc  sem.) 
(C.C.F.C.). 

Le  Danube  bleu  (Etoile) 
(lrc  semaine). 

L’Emigrante  (2e  sem.)  Para- 
mount) (C.F.C.). 

Mes  Crimes,  par  Adolf  Hitler 
(2°  sem.)  (Olympia)  (Cris- 
tal). 

Sérénade  (4°  sem.)  (Mari- 
gnan)  (Astra-Paris  Films). 

Les  Musiciens  du  Ciel  (Coli- 
sée) (6°  sem.)  (Filmsonor). 

Battement  de  Cœur  (Made- 
leine) (8°  sem.)  (Ciné-All.). 

La  Famille  Duraton  (3e  sem.) 
(Aubert)  (S.E.L.F.). 

FILMS  AMERICAINS 
VERSIONS  ORIGINALES 

En  Français,  Messieurs  (l'r 
sem.)  (Champs  - Elysées) 
(Paramount). 

Pacific  Express  (Rex)  ( 1 s.) 

( Paramount). 

L’Amour  frappe  André  Har- 
dq  (Marbeuf)  (lre  sem) 
(M.-G.-M.). 

La  Mousson  (2e  sem.)  (Le  Pa- 
ris) (Fox). 

L’Espion  noir  (2e  sem.)  (Cé- 
sar-Max-Linder). 

La  Grande  Parade  de  Disney 
(3°  sem.)  (Cinéphone)  (Ar- 
tistes Associés). 

Lune  de  Miel  à Bali  (3e  sem.) 
(Avenue)  (Paramount). 

Le  Mystère  de  la  Maison  Nor- 
man (4e  sem.)  (Lord-By- 
ron)  (Paramount). 

M.  Smith  an  Washington  (10e 
sem.)  (Biarritz)  (Columb.). 

Filles  courageuses  (Balzac) 
(3e  sem.)  (Warner  Bros). 


■ La  cabine  de  la  nouvelle 
salle  de  projections  « Prony- 
Projections  »,  76,  rue  de  Prony, 
est  équipée  avec  les  projecteurs 
« Victoria  IV/B  » double  inter- 
loque et  le  système  sonore  stan- 
dard des  Etablissements  Ciné- 
lume de  Paris. 

■ La  Cité  Universitaire,  le  do- 
cumentaire de  René  Guy-Grand, 
dont  nous  avons  donné  l’analyse 
la  semaine  dernière,  sera  édité 
dans  le  monde  entier  par 
M.-C.-M. 


COURS  ELEMENTAIRES 
GRATUITS 

COURS  SUPERIEURS 
et 

LEÇONS  PARTICULIERES 
STUDIO  COLONNE 

6,  Cité  Rougement,  Paris-9e 
(Métro  : Montmartre) 
Deux  lignes  téléphoniques  : 
Pro.  63-89 
Tai.  58-63 

Chant,  Pose,  Voix,  Danse 
Piano,  Diction 
Mise  en  scène 
du  Tour  de  Chant 


lmp.  de  La  Cinématographie  Française,  29,  rue  Marsoulan,  Paris. 


Le  Gérant  : P.  A.  Harlé. 


^îlllllllllllllllllllllllllllillllllllllllllllllllllllllllll!!!!llllllllllllllllll!li:illlllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll!lll|llllllllllllll!llllllllllllllllllllllllll|llllllllirn 


Sous-titres  en  toutes  langues 
pour  films  parlants 

TITRA-FILMS 

26,  rue  IVSarbeuf,  PARIS 

Tel.  : ELYSEES  00-18  et  00-29 


Le  procédé  T1TRA-FILM  vous  garantit 
sur  n’importe  quelle  émulsion  positive 
ancienne  ou  récente 

des  impressions  claires,  nettes 
sans  bavures  et  lisibles 
même  sur  fond  blanc 

TITRA -FILM  EST  LE  MEILLEUR  PROCEDE 
APPLICABLE  AUX  FILMS  EX  COULEURS 
Les  copies  sous-titrées  par  TITRA-FILM 
peuvent  être  vernies,  lavées,  nettoyées 
etc.,  sans  aucun  inconvénient. 


POUR  NOS  SOLDATS 

Directeurs,  ne  ralen- 
tissez pas  votre  'effort. 
Offrez  toujours  des  tim- 


PO 

UR  NOS  SOLDA 

IS 

a 

.tM 

S 

SL 

g 

J-ft-  ■ 

Z 

<z 

CD 

C=J 

S' 

LU 

CD 

<x. 

1 

ce 

y— 

ac 

[P  DES  ŒUVRES 

o 

bres  à vos  spectateurs. 
D’œuvre,  patronnée  pai 
le  Président  Daladier,  a 
besoin  d’argent,  de  beau- 
coup d’argent  pour  se- 
courir nos  poilus  sans 
ressources. 


mÊÊÊÊmmÊÊ^j^mÈËm 

FAUTEUILS 

POUR  AVOIR  LES  MEILLEURS  PRIX 
DANS  LA  MEILLEURE ssEABRIGATION  u 

CONSUL  TE  Z S AN  S^H  ÉS I T ER7 

CINÉ-SIÈGES 

45,  RUE  DU  VIVIER  à AU  BERVI  LU  ERS  (Seine) 

Téléphoné  : FLANDRE  ftU-08 


RAI  MU 

ALERME 

fe.  Jacqueline  D E L U B AC 
|k  Jean  MESCANTON 
^TGocn'lle  DORZIAT 
^ TRAMEL 
TISSIER 
Suzanne  DEHELLY  f 
ai  Yvette  LEBON  tÆ 


L'HOMME  OUI  J 
CHERCHE  laVÉRe 


scénario  et  dialogues  de  PIERRE  WOLFF  Musqué  d.AéoSpKe  mm 


DISTRIBUTION  RÉGION  PARISIENNE  - C.C.F.C.  99 


Affiche  160  X240  dessinée  par  Soubié 
pour  !c  C C.F.  L. 

IMPRIMÉE  PAR 


29,  rue  Marsouian,  PARIS  (I2-) 

Téléphoné  : DIDEROT  85-35  (3  lignes  groupées) 


FILMS  ALBATROS 

7,  Avenue  Vion  Whilcomb 
PARIS-KD 
Tél.  : Jasmin  18-96 


Représentant  général  pour 
liurope  Continentale 
Ernest  WETTSTEIN 
1 tti  bis,  au.  des  ('ham/js-Ehisces 
PARIS 

Tél.  : BAL.  .84-38 
Câbles  ERWETT-PARIS 


37,  Avenue  des  Champs-Elysées 
PARIS  (VHP) 
Téléphone  : Balzac  4(1-38 
Câbles  : 1ER  EBF.N -PARIS 


lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllilllllllllllllllll^ 

ILFORDf 

Pellicule  vierge  |§ 
Agents  Exclusifs  |j 

WELLINGTON  & WARD  S.  A.  | 

52,  rue  de  Dunkerque  = 
PARIS-IX*  | 

Tél.  : Trud.  83-82.  1 

Télégr.  : Wellward.  = 


MATERIEL  MODERNE  - TRANSPORTS  - DOUANES  i 


COPY-B  OURSE 

1 30/  rue  Montmartre  --  Tél.  : Gui  15  11 

est  ouvert  et  se  charge  tous  travaux 
machine  à écrire. 

Travaux  machines  cl  duplicateurs 


LES  UÈGEI 


1TELLA 

USiriE  a LABRUGUÎÈRE  .TARN 


MICHAUX&GUERIN 


TRANSPORTS  EXTRA  RAPIDES  DE  FIIMS 

2. RUE  DE  ROCROY 

! Trudaine  72-81  (7  lignei) 

Permanent  nuit  et  jour. 


Rapid  Universal  | 
Transpori  g 

Tel.  : Trud.  01-50  = 


TRANSPORTS  = 

RAPIDES  DES  FILMS  = 
TOUTES  DIRECTIONS  = 


2, 


rue  Thimonnier 

PARIS  (IX”) 


DISTRIBUTION  : 

RÉGION  PARISIENNE  : 

LES  FILMS  L.  BARRIÉ 
49  bis,  AVENUE  HOCHE 

MARSEILLE  : 

CINÉ  GUIDI  MONOPOLE 
53,  RUE  CONSOLAT' 

LYON  : SELECTA  FILMS  LOCATION 
81,  RUE  DE  LA  RÉPUBLIQUE 

AFRIQUE  DU  NORD  : 

C.  I.  D.  N.  A. 

28  b,s,  RUE  ROVIGO,  ALGER_ 

MONOPOLE  des  VENTES 

POUR  LE  MONDE  ENTIER 
A.  NAAR  & J.  LEVITAN 

6 7,  CHAMPS-ÉLYS  É_E_S 
PARIS-VIII0  - Tél.  : ELY.  01-18 


île"' 


Les  FILMS  L.  BARRIÉ 


présentent 


O 


/ 


ara 


%». 


c 


s 


V 


f! 


h 'A 


"V 


K. 


W t\ 


m 


r 


m 


J 


&\ï 


Æ 


S-' 


avec  : 


te 


PIERRE  BRASSEUR  , LISET1  ■ LAN VIN,  constant  REM  I CLAUDE  MAY, 
AIMOS,paulâZÂIS  aimé  ÏLÂRIONDM  Comédie  Française,  CAMILLE  BEAT 
HENRI  BOK.nine  UON,  RAMA-TAHE,  jean  FAYMAHlÉPDINEl 

'TMf  let  jsEORSES  LYONI  V4? 

SCENARIO  - DIALOGUES  de  PIERRE  MAC  ORLAN 
MISÉ -EN  SCENE  d'AIMEE  N AVARRA N 


o 


m 


(Voir  îa  Distribution  complète  à l’intérieur  du  journal.) 





& 


SOCIETES  E IV  ACTIVITE 


27,  rue  Dumont-d’Urville,  PARIS 

Téléphone  : Kléb.  93-86 


4 

m 

Société  anonyme 

122,  Champs-Elysées 

Télèph.  : Balzac  38-10  et  11 


vous  offre  toute  une  série  de  grands  films 


LES  FILMS 


Marcel  Pagnoll 


13,  me  Fortuny,  PARIS 
Téléphone  : Carnot  01-07 


44,  Champs-Elysées 
PARIS 

Elysées  64-31 


Sous  les  Toits  de  Paris, 
A nous  la  Liberté,  Le 
Grand  Jeu,  Pension 
Mimosas,  La  Kermesse 
héroïque,  Désiré,  En- 
trée des  Artistes,  La 
Fin  du  Jour,  Derrière 
la  Façade 


LES  FILMS  CRISTAL 

63,  Champs-Elysées,  Paris 

Téléphone  : Elysées  60-00 


Ronde  des  Heures  — Vignes  du  Seigneur 
Claudine  à l'Ecole  — Enfant  de  Troupe 
Marraine  du  Régiment  — Moulin  dans  le 
Soleil  — Héros  de  la  Marne 

Vous  Seule  que  j’aime 
Cas  de  Conscience  — ■ Saturnin 
L’Ombre  du  2*  Sureau 
Après  Mein  Kampf,  mes  Crimes, 

A.  Hitler 
L’Espion  noir 


par 


LES  PRODUCTIONS 

F O X - E U R © P A 


DISTRIBUTEURS  DE 


I C5 


EDITIONS  EMILE  CAPELIER 


FRANCIHEX 


44  , CHAMpS-ÉLYSéeS^PARIS.ÔS 

Téléphone  : balzac  13-18  et  13-19 

: FRANCINEXSO-PARIS 


S 


Ad.  Tél. 


27,  rue  de  Turin,  Paris  (8*’» 
Téléphone  : Europe  49-40 
Petite  Peste  (2.500  m.) 

G.  Callix  - R.  Lefèvre 
Mot  de  Cambronne  (1.200  m.),  Sacha  Guitry 
Route  heureuse  (Epoc)  (2.200) 
Edwige  Feuillère 

Jeunesse  (Epoc)  (2.600  m.),  Lisette  Lanvin 
Remarions-nous  (Epoc)  (1.200  m.) 
Sans  Elle  (800  m.) 
Documentaires  en  600  et  800  m. 


c0/*PAQ*\t 


5,  avenue  Velasquez; 
PARIS  (8e) 

Tél.  : Laborde  88-50; 
(6  lignes  groupées)  ; 


ROBERT  JOUÂT 


24,  rue  de  Trévîse,  Paris  (9*) 
Provence  38-36 

I TOUS  LES  ACCESSOIRES 

POUR  LA  CA, SINE 

| Charbons  — Miroirs  — Cellules  — Lampes 
^excitatrices  et  Tambours  dentés  pour  appa- 
reils de  toutes  marques 


Les  Films  DE  KOSTER 


20,  boulevard  Poissonnière,  Paris, 

Téléphone  : Provence  27-47. 


UN  COSSE  EN  OR 
TROIS  ARTILLEURS  A L’OPERA 
AMOUR  INTERDIT 
RETOUR  DE  ZORRO 
REVANCHE  DE  ZORRO 
CŒUR  DE  COSSE 


/ 


4 


Représentant  de 

FILMS  EIVIK  A 

Bruxelles 


c.  c.  c. 

Bordeaux 


1 


95,  Champs-Elysées 
Elysées  42-78  et  51-49 

Ad.  Tél.,  BR4UNFILM 


A.  G.  L.  F. 
Marseille 

Vente 

pour  1 ’ étranger 
FRIC-FRAC 


VOUS  M’AVEZ  RIEN  A DECLARER 
LE  VEAU  GRAS 


79,  Champs-Elysées,  PARIS 
Téléphone  : Elysées  94-03  et  la  suite 


I wpt 


Société 

Anonyme 


VEDIS 

FILMS 


PARIS 
Fl  LM 
LOCATION 


TROIS  VALSES 
LOUISE 
ROSE  DE  RIO 


79,  CHAMPS-ÉLYSÉES 


Adr.  Télégr.  : PARIFILM 
Téléphone  : Balzac  19-45 


/ 


P» 


Représentant  de  = 


OMNIA  FILMS  Ltd 

Londres 


Vente  exclusive  des  meilleurs  films  anglais 


L 


Chanips-Elysêi-s 
Ctystes  4^78  en  Sl-40 


SP  Y IN  BLACK  (Conrads 
Veidt  et  Valéry  Hobson)  -ï 
Q PLANES  (Laurence  Oli-E 
vier  - R.  Richardson)  -E 
ROYAL  DIVORCE  (P.  Blan-| 


Ad.  Tel,:  B-tAUNHLM  Bhard  - Ruth  Chatterton)  - 
TWENTY  ONE  DAYS  (Laurence  Olivier  - V.  Leigh)  - 
THUNDER  IN  THE  CITY  (Edw.  G.  Robinson) 

et  des  première  parties  de  qualité 


LIBRE 


LIBRE 


36,  avenue  Hoche 
Paris  (8e) 


Téléphoné  : 
Carnot  30-21  et  30-22 


Adresse  télégraphique 
JESTICFILM 
PARIS 


MI)t!llillllllll!lllllll!!lliMI!lll!IUjl!llll!lllllllllllllllll!l!llll!jlllll!IIH!iIIM^ 


;fc'j 

Il  dUùïttC"* 


: 


Ototofance,  SOH  11 


ER 


VENTE  A L'ETRANGER 
SOCIÉTÉ  CENTRALE 
DE  CINÉMATOGRAPHIE 
(S.  C.  C.) 

6,  RUE  CHRISTOPHE-COLOMB.  PARIS 


// 


// 


U 


FILMS  DE  GRANDE 
CLASSE  INTERNATIONALE 


TÉLÉPHONE  : ELYsées  01-10  ET  01-11 


LIVRAIS  0 


PARADE 


PRODUC 


GAR 


PRODUC 


LES 


RÉALISÉ  EN  2 VERSIONS 


DE  LA 


LA  GRANDE  PROPhll 


PRODUC' 

VENTE  A L'ÉTRANGER  : FILMS  ROMANTI(J|C| 


n n 


mo-M 


3 

SUJETS  SPÉCIFIQUEMENT 
FRANÇAIS 


DISTRIBUTION 
PATHÉ  - CONSORTIUM 
CINÉMA 


OCTOBRE 


6,  RUE  FRANCŒUR.  PARIS 

TÉLÉPHONE  : MONtmortre  72-01 


N 7 NUITS 

) N S.  C.  C. 


IE  DE  JULES  VERNE) 


(N  S.  C.  C. 

PE  FRANCE.  6,  RUE  CHRISTOPHE-COLOMB.  PARIS 


// 


// 


PA  f il  É - C O M S O IR  T I U m Cl  N I M A 

pt  évente 

. 

UNE  REALISATION  DE 

ROBERT  ALEXANDRE 

"UN  DOCUMENT  DE  PROPAGANDE  SENSATIONNEL" 


HITLER 

M'A  DIT 

D'APRÈS  LE  LIVRE  DE 

HERMANN  RAUSCHNING 

interptété  par 

RENÉ  ALEXANDRE 

SOCIÉTAIRE  DE  LA  COMÉDIE- FRANÇAISE 

JEAN  DEBUCOURT 

SOCIÉTAIRE  DE  LA  COMÉDIE  - FRANÇAISE 

MAURICE  DONNEAUD 

DE  LA  C O M É D I E - F R A N Ç A I S E 


BORDEAUX 

84,  RUE  DE  LA  TRESORERI  E 

Téléphone  : 29-4$ 


MARSEILLE 

90,  Bd.  LONGCHAMP 

Tél.  : NATionol  15- U 


LILLE 

2,  PLACE  OE  LA  RÉPUBLIQUE 

Téléphone  : 225-70 


PATHÉ-CÛNSORTIUM  CINEMA 

Siège  Social  et  Agence  de 

PARIS 

STANDARD,  RURAL  et  RURAL  AUX  ARMÉES 

6,  RUE  FRANCCEUR 

Tél.  : MONtmartre  72-01 


RENNES 

51,  Bd.  Di  LA  LIBERTÉ 

Téléphone  : 2 I -34 


LYON 

45,  Av.  MARÉCHAL-FOCH 

Tél.  : lAlande  53-41 


S A INT- DI  É.1 

17,  CHEMIN  DE  DIJON 

Téléphone  : 26 6 . 


SOCIÉTÉ  BELGE  PATHÉ-CONSORTIUM  CINÉMA,  12,  Rue  Dupont,  BRUXELLES  h Tél.  17-36-51 
CONCESSIONNAIRE  EN  AFRIQUE  DU  NORD:  H.  MARIN.  «,  Rue  de  Mulhouse,  ALGER  - Tél.  382-50 


PATHÉ-JOURN AL  ★ PATHÉ  RURAL  ★ PATHÉ  RURAL  AUX  ARMÉES 




Ë 22'  ANNÉE  = 


= 


CIME 


PRIX  i 5 Francs  = 

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiirË 

LE  CINEMA  FRANÇAIS 

REDACTION  ET  ADMINISTRATION  : 

29,  rue  Marsoulan,  Paris  (12e) 

Adr.  Télégr.  : LACIFRAL  Paris. 


Rédacteur  en  chef  : Marcel  COLLN-REVAL 

Directeur  : Paul  Auguste  HARLE 


| N®  i.ny  j§ 

= 30  MARS  1940  1 

illlllllllllllllllllllllllllllllllllllillil!l!ii 

Téléphone  : Diderot  85-35  (3  lianes  group.) 
Compte  chèques  postaux  n°  703-06,  Paris 
Registre  du  Commerce,  Seine  n°  2U1-139. 

Abonnement  : 

Fiance  : 121  fr.  20. 

Etranger  : 200  et  250  francs. 


La  vraie  valeur  du  Cinéma  : DN  ART  LATIN 


Le  petit  Jean  Fuller  dans  une  scène  du  film 
de  Jean  Benoît -Lévy,  Feu  de  Paille, 
qui  sort  cette  semaine  au  Paramount. 

(C.  F.  C.) 


Les  firmes  américaines  refuseraient 
nouveau  monopole  pvernemental  italien 

On  a fait  une  nouvelle  expérience  de  mo- 
jopole  cinématographique,  qui  n’est  pas 
lus  favorablement  accueillie  dans  les  mi- 
eux américains  que  la  première.  Le  pre- 
tier  monopole,  qui  avait  été  cause  que  les 
jiiit  compagnies  américaines  les  plus  im- 
ortantes  avaient  quitté  le  marché,  était 
nacceptable  car  il  Axait  un  chiffre  peu 
levé  et  laissait  le  choix  des  Alms  à l’agence 
ouvernementale. 

Les  grandes  compagnies  américaines  ne 
ouvaient  accepter  ce  chiffre,  étant  donné 
u’elles  avaient  eu  l’occasion  de  le  dépas- 
er  pour  une  Arme  seulement. 

Le  nouveau  monopole  aurait  50.000  dol- 
îrs  pour  traiter  les  Alms  disponibles.  Les 
iinéricains  semblent  disposés  à ignorer  ces 
ouvelles  dispositions  qui  ressemblent  trop 
ux  précédentes. 

♦ 

L’Amérique  réédite 
in  grand  Film  de  guerre 

On  vient  de  rééditer  le  Alm  de  Howard 
jughes,  Les  Anc/es  de  l’Enfer,  dont  l’action 
e passe  pendant  la  Grande  Guerre  et  qui 
nous  révéla  Jean  Harlow.  La  durée  de  pro- 
motion a été  réduite  de  120  à 90  minutes. 


L’enquête  menée  par  Colin-Reval 
nous  apporte  ceCe  nouvelle  : A Rome 
le  Cinéma  est,  en  ce  moment  plus  que 
jamais,  poussé  en  avant.  Puis  cette 
autre  constatation  : C’est  vers  l’art  ci- 
nématographique français  que  les  jeu- 
nes techniciens  italiens  tournent  leurs 
regards. 

Nos  dix  ans  d’effort  technique  con- 
tinu portent  leurs  fruits.  La  France, 
en  cinéma  comme  ailleurs,  fait  école, 
école  récente,  pleine  de  force  et  d’es- 
prit neuf,  dans  la  plus  mo  ierne  des 
matières  d’art.  Sur  l’antique  souche 
romaine,  profondément  enracinée,  vi- 
vifiée par  le  terroir  français,  les  tiges 
nouvelles  poussent  à pleine  sève. 

L’esprit  néo-latin  fait  face  au  ger- 
manisme. Il  le  domine  par  sa  clarté, 
son  équilibre,  sa  souple  intelligence. 
C’est  donc  en  disciples  de  la  culture 
classique,  en  méditerranéens,  que  nous 


Nous  avons  signalé  en  son  temps  la 
brillante  intervention  sur  le  Cinéma  de 
M.  Louis  Deschizeaux,  député  de  l’Indre 
et  Rapporteur  de  l’Information  aux  Af- 
faires Etrangères,  devant  ia  Chambre  des 
Députés,  et  le  dépôt  de  son  rapport  con- 
sacré à la  situation  du  Cinéma  français 
dans  la  Propagande. 

Nous  apprenons  avec  plaisir  sa  nomi- 
nation comme  Président  du  Comité  Tech- 
nique de  la  Propagande  au  Ministère  de 
l’Information. 

Ce  Comité,  uniquement  composé  de 
professionnels  qualifiés,  sera  chargé  de 
tout  ce  qui  concerne  la  Radio,  la  Photo 
et  le  Cinéma. 

Quant  au  Comité  Supérieur  de  l’Infor- 
mation et  de  la  Propagande,  M.  L.  O. 
Frossard,  Ministre  de  l’Information,  en 
a confié  à M.  Jean  Giraudoux  la  Prési- 
dence. 

Nous  osons  demander  à SVS.  Deschi- 
zeaux, qui  a longuement  et  patiemment 
étudié  notre  industrie,  ses  possibilités 
et  ses  besoins,  de  lui  maintenir  son 
bienveillant  appui  et  de  travailler  avec 
les  membres  du  Comité  Technique  à Sa 
continuation  d’une  production  régulière 
de  classe,  base  essentielle  de  sa  pros= 
1 périté. 


devons  produire  nos  films.  C’est  le 
rayonnement  de  cet  esprit  qui  doit  être 
à travers  le  monde  le  signe  de  ral- 
liement du  Cinéma  français.  Rome 
nous  désigne  notre  puissance,  notre 
orientation  artistique,  et  les  vastes 
marchés  que  la  commune  culture  la- 
tine a déjà  conquis  et  qu’il  faut  vite 
rassembler. 

Créons  des  drames  de  solide  huma- 
nité, des  comédies  gaies,  légères,  inci- 
sives. Maintenons  notre  moralité  chré- 
tienne, notre  civilisation  simple  et 
fine. 

Destinons  nos  œuvres  à ces  popula- 
tions qui  ont  la  même  éducation  que 
nous  : l’Occident,  la  Méditerranée, 
l’Amérique  du  Sud,  le  Canada,  les 
pays  du  Nord,  puis  à tout  notre  Em- 
pire colonial. 

C’est  là  que  le  Cinéma  français  doit 
livrer  son  combat. 


Les  besoins  de  la  Production  et  de 
l’Exploitation  françaises  sont  multiples 
et  impérieux.  Nous  les  avons  énumérés 
ici  de  nombreuses  fois.  M.  Deschizeaux 
les  connaît  aussi  bien  que  nous,  tout 
comme  il  sait  la  nécessité  pour  notre 
industrie  d’être  organisée  pour  le  temps 
de  guerre,  et  pourvue  d’un  appareil  lé- 
gal qui  équilibre  ses  dépenses  et  ses  re- 
cettes. 

Autant  de  questions  subtiles  mais  nors 
insolubles,  auxquelles,  nous  en  sommes 
persuadés,  M.  Deschizeaux  voudra  ap- 
porter sa  lucide  et  réaliste  volonté. 

Lucie  Derain. 
+ 

On  construirait  des  théâtres 
en  U.  R.  S.  S. 


The  Dnilij  Worker,  quotidien  communiste 
de  New  York,  indique  que  quarante  théâtres 
seront  construits  en  Russie  en  1940,  en  exé- 
cution du  troisième  plan  de  cinq  ans.  11 
n’est  toutefois  pas  précisé  si  certaines  de 
ces  nouvelles  constructions  seront  réser- 
vées gux  projections  cinématographiques, 


Paul  Auguste  H. 

M.  Deschizeaux  est  nommé  Président 
du  Comité  technique  à V Information 


G 

CX3 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


CINE 


FR 


RAPHIE  ne 

'SE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


:xxx: 


La  Cinémathèque  française 
au  service  du  Pays 

UN  GALA  FRANCO- BRITANNIQUE 


(De  notre  correspondant  particulier.) 


Un  noble  but,  un  chef  compréhensif,  des 
organisateurs  avertis  : toutes  ces  conditions 
du  succès  se  trouvaient  réunies  dans  le 
gala  franco-britannique  donné  récemment 
au  casino  de  Châlons-sur-Marne  au  bénéfice 
de  la  Croix-Rouge  française  (S.S.B.M.)  dont 
la  vice-présidente  du  Comité  de  Châlons  est 
Mme  Miellé. 

Le  brigadier  André  Robert  et  son  cama- 
rade Marcel  Martin,  encouragés  par  leur 
chef,  le  lieutenant-colonel  Roger,  séduit  lui- 
même  par  une  précédente  séance  donnée 
dans  une  ville  voisine,  surent  composer  un 
programme  de  choix. 

Dans  la  grande  salle  du  Casino,  pavoisée 
aux  couleurs  alliées,  devant  un  public 
d’élite,  se  déroula  pendant  plus  de  trois 
heures  un  magnifique  spectacle  placé  sous 
le  signe  de  l’Entente  Cordiale. 

Jamais,  depuis  le  début  de  la  guerre, 
Châlons  n’avait  connu  une  telle  affluence 
d’officiers  généraux  français  et  anglais.  Ci- 


tons notamment  parmi  les  personnalités  : 
MM.  Jozon,  Préfet  de  la  Marne.  Bousquet, 
Secrétaire  général  de  la  Préfecture,  Vendl, 
Conseiller  à la  Légation  tchécoslovaque,  re- 
présentant M.  Osuski,  de  Montesquiou,  re- 
présentant le  Commissaire  général  à l’In- 
formation, Champion,  Maire  de  Châlons. 
Mgr  Royer,  représentant  Mgr  Tissier  et  les 
généraux  Thierry,  commandant  la  région, 
Foisy,  Chollet,  L’Air  Commodore  Dacre,  le 
Brigadier  général  Crewdson,  les  Colonels 
Wood  et  Krohn,  de  la  Royal  Arrny,  les  Co- 
lonels Roger  de  la  D.  C.  Â.,  Lécrivain,  Ro- 
che, Philipponat,  le  Commandant  De  Fo- 
ville,  chef  d’Etat-Major  de  la  région,  etc... 

Divisé  en  deux  parties,  le  spectacle  fut 
commenté  de  bout  en  bout  par  André  Ro- 
bert. 

La  première  partie  était  consacrée  à une 
histoire  rétrospective  du  cinéma.  Grâce  aux 
trésors  de  la  Cinémathèque  Française,  créée 
il  y a quelques  années  sur  l’initiative  de 
P.  A.  Harlé  (dont  la  présence  fut  saluée 
chaleureusement  par  ses  camarades  offi- 


ciers) nous  vîmes  successivement  les  pre- 
miers essais  de  Marey  et  d’Edison,  le  pro- 
gramme de  la  soirée  historique  du  Grand 
Café,  émouvant  témoignage  de  l'oeuvre  des 
Frères  Lumière,  quelques  scènes  d’une 
féerie  de  Georges  Méliès,  le  créateur  du 
spectacle  cinématographique,  les  travaux 
passionnants  de  Grimoin-Sanson,  des  scè- 
nes désopilantes  de  films  de  Zecca  et  Max 
Linder,  Le  Pèlerin  de  Charlie  Chaplin,  le 
Ballet  mécanique  de  Fernand  Léger,  la  plai- 
doirie des  Deux  Timides  de  René  Clair,  le 
Bernard  L'Ermite  de  Jean  Painlevé  et  un 
dessin  animé  de  Walt  Disney. 

Après  la  quête  rituelle  au  profit  de  la 
Croix-Rouge  faite  par  de  gracieuses  infir- 
mières et  l’exécution  par  la  musique  d’un 
bataillon  de  Chasseurs  de  marches  entraî- 
nantes, la  deuxième  partie  commença.  Elle 
comprenait  Deux  Empires,  une  Force,  l’un 
des  meilleurs  films  en  Trois  Minutes  de  Mar- 
cel de  Hubsch,  des  pages  saisissantes  des 


drames  finlandais  et  polonais  et  l’évoca- 
tion du  pèlerinage  de  Czestochowa,  les 
beaux  paysages  de  la  campagne  de  Prague 
et  les  loisirs  en  Angleterre  dans  Sparte  Time 
et  enfin  le  film  d’Ichac,  Missions  de  la  France 
qui  constituait  la  meilleure  conclusion  pos- 
sible pour  un  spectacle  de  cette  qualité. 

Les  spectateurs,  qui  venaient  de  suivre 
avec  intérêt  les  progrès  du  cinématographe 
au  cours  d’un  demi-siècle,  ne  purent  s’em- 
pêcher de  sourire  en  voyant  sur  l’écran,  la 
révélation,  grâce  au  ralenti,  des  procédés  de 
trucage  employés  par  les  Allemands  dans 
leurs  bandes  « de  propagande  ». 

Disons  combien  est  complète  la  victoire 
de  la  Cinémathèque  pour  les  manifestations 
à caractère  exceptionnel  où  les  galas  aux 
armées  qui  présentent  par  ailleurs  l’avan- 
tage de  ne  concurrencer  en  aucune  manière 
les  directeurs  de  cinémas.  André  Robert 
eut  mille  fois  raison  de  dire  que  « la  Ciné- 
mathèque s’était  mise  au  service  du  pays  ». 
Elle  l’était  déjà  dans  la  paix  mais  les  10.000 
francs  recueillis  en  un  soir  par  la  Croix- 


Accompagnée  de  personnalités  indigènes,  entre! 
autres  le  Bach  Agha  Benahdel  Krim,  Mme  Ai-J 
niée  Navarra  tourne  à Sidi-Aïssa  une  fantasiaj 


pour  Frères  d’Afrique. 

(Filins  Louis  Barrié) 


\QTKF.  COUVERTURE 

HARRY  BAUR 
LOUIS  JOUVET 

DANS 

VOLPONE 

D’après  'a  célèbre  pièce 
de  JULES  ROMAINS  et  STÉFAN  ZWEIG 

UN  FILM  DE 

MAURICE  TOURNEUR 

AVEC 

F.  LEDOUX 

Sociétaire  de  la  Comédie-Française 

MARION  DORIAN 
1 TEMERSON  ALEX.  RIGNAULT 

I ET 

CHARLES  DULLIN 

ET 

Jacaueline  DELUBAC 

UNE  PRODUCTION 

ILE  DE  FRANCE  FILMS 

41,  RUE  FRANÇOIS  1"  - Balzac  31-14 

LE  FILM  SORTIRA  A PARIS 

MARIVAUX 


Rouge  de  Châlons  pour  ses  Foyers  du  Sol- 
dat, prouvent  surabondamment  un  autre 
rôle  non  moins  efficace  : celui  de  la  bien- 
faisance et  de  l’entr’aide. 

E.  Pichaud. 

N.B.L.R.  — Le  gala  franco-britannique, 
présenté  par  la  Cinémathèque  Française, 
sera  très  prochainement  répété  à l’Eden  de 
Reims,  gracieusement  prêté  par  M.  Perpère 
et  au  Palace  d’Epernay.  Le  profit  en  ira  in- 
tégralement au  Œuvres  d’Entr’aide  dans 
l’Armée  (siège  social  : Ministère  de  la  Guer- 
re, Présidfent  d’Honneur  M.  Edouard  Dala- 
dier), dont  M.  Jean  d’Esme  est  le  si  actif 
délégué  général. 


Le  salut  au  Drapeau  final.  69.449 


AVANT  "IMPASSE" 

SPEVA  FILM 


TOURNE  AUX 

STUDIOS  GAUMONT 

MARIAGE  PAR  PROCURATION 

(TITRE  PROVISOIRE) 

MISE  EN  SCÈNE  DE 

MAURICE  CLOCHE 


AVEC 

GEORGES  RIGAUD 
JULIEN  CARETTE 
BLANCHETTE  BRUNOY 
MONA  GOYA 
JEAN  TISSIER 
RAYMOND  CORDY 


LE  PREMIER  TOUR 
DE  MANIVELLE  A ÉTÉ 
DONNÉ  LE  27  MARS 


BELGIQUE 


DISTR IBUTION 
FRANCE 


SUISSE 


ATOS  FILM 
10,  Place  des  Martyrs 
BRUXELLES 


MONOPOLE  PATHÉ 

4,  Rue  de  la  Rôtisserie 
GENÈVE 


JEUDI  4 AVRIL  à 10  heures  au  PARAMOUNT 


LES  FILMS  MARCEL  PAGNOL 

HARRY  BAUR 


Distribuée  par  LES  FILMS  MARCEL  PAGNOL 

13,  Rue  Fortuny,  Paris  (17') 

Midi  Cinéma  Location  à Marseille  — Les  Films  V.G.  Loye  à Lyon 


dans 


LE  PRÉSIDENT 
HAUDECŒUR 


de  ROGER-FERDINAND 


Mi 


ise  en  scene 


de  Jean  DREVILLE 


BETTY  STOCKFELD 

PIZANI  — TEMERSON  CHAMARAT  = CECIL  GRANE 
SONIA  GOBAR  - MAUPI  - NUMÈS  FILS 

MARGUERITE  DEVAL  et  JEANNE  PROVOST 

Une  Production  E.  D.  I.  C. 


Paris  Cinéma  Location  a Lille  — Midi  Cinéma  Location  a Bordeaux 


Vente  a l’Etranger  : FILMS  MARCEL  PAGNOL,  PARIS 


VENDREDI  5 AVRIL  à IO  h.  du  matin  au  PARAMOUNT 

(SORTIE  GÉNÉRALE  PARIS:  22  MA!  1940.) 


LES  PRODUCTIONS  G.A.R.B. 

présentent 

REDA  CA!RE 

G O R L ETT 

MIREILLE  PONSARD 

dans 


Marseille  mes  Amours 


DISTRIBUÉ  PAR  : 


Les  Films  MARCEL  PAGNOL 

13,  rue  Fortuny.  PARIS 

SELECTA  FILMS 

LYON 


MIDI-CINEMA-LOCATION 

BORDEAUX 

CINÉ-GU  IDI-MONOPOLE 

MARSEILLE 


d’après  l’opérette  de  Marc-Cab,  Tutelier  et  AudifFred 
Musique  de  GEORGES  SELLERS 

Un  film  réalisé  par  DANIEL  NORMAN 

avec:  Nina  Myral  - Maximilienne 
Janine  Roger  - Lambrette 
Suzanne  Dehelly  - Léon  Bélières 


UN  FILM  FOLLEMENT  GAI  I 


10 


R^PHIE  ŒXXXXXXXXXXO^XXXXXXXXJ 


Le  Cinéma  italien,  aidé,  encouragé,  choyé  par  l’Etat,  prospère 

En  1939 , cent  Films  italiens 
et  soixante-dix  Films  français 
ont  été  présentés  en  Italie 


Après  le  Film  italien,  le  Film  français  occupe 
la  première  place  en  Italie 


Une  vue  d’ensemble 
de  Cinecittà 


Dès  son  arrivée  en  Italie,  le  Français 
fait  une  heureuse  constatation  : Dans  tou- 
tes les  villes,  on  ne  présente  que  des  films 
italiens  et  français.  Les  films  américains 
sont  rares.  Quant  aux  films  allemands,  il 
faut  beaucoup  de  bonne  volonté  pour  en 
trouver. 


Gino  Cervi  et  Luisa  Ferida 
dans  Salvador  Rosa,  de  Blasetti. 

(Exclusivité  E.N.LC.) 

Un  exemple  ! Dans  une  seule  semaine  de 
mars,  on  a pu  voir  sur  les  écrans  des  salle 
de  Rome  les  films  français  suivants  : 

L’Homme  du  Niger,  Sans  Lendemain  et 
Saint-Thérèse  de  l’Enfant- Jésus,  présentés 
en  versions  originales  dans  l’élégante  salle 
spécialisée,  placée  au  cœur  même  de  la  ca- 
pitale : Quirinetta,  dirigée  par  Mme  E.  Sa- 
linos  Lebedinslcy. 

Ont  été  projetés  au  cours  de  la  même 
semaine  en  version  doublée  : Accord  final, 
Cette  Vieille  Canaille  (dans  plusieurs  salles), 
Orage  (également  dans  plusieurs  salles),  La 
Vierge  folle,  Kalia,  Dernière  Jeunesse,  Ulti- 
matum et  Paradis  perdu.  Ce  dernier  film  est 
sorti  simultanément  dans  les  vingt  princi- 
pales villes  d’Italie. 

Après  le  film  italien,  le  film  français  oc- 
cupe incontestablement  la  première  place. 
Certes,  l’absence  actuelle  du  marché  italien 
des  films  des  principales  maisons  améri- 
caine : Métro,  Fox,  Paramount,  R.  K.  O. 
n’est  pas  étrangère  à cette  situation.  (Seuls 
les  Artistes  Associés,  Universal  et  Columbia 
présentent  leur  films  en  Italie.)  Toutefois, 
si  le  film  français  n’avait  pas  su  s’attirer  la 
sympathie  du  public  italien,  le  film  alle- 
mand se  serait  empressé  de  prendre  la 
place  des  films  américains.  Or,  le  film  fran- 
çais est  très  apprécié,  aimé  et  recherché 
non  seulement  par  la  bonne  société,  mais 
aussi  par  le  grand  public. 


Ce  fait  nous  a été  confirmé  par  Son  Ex- 
cellence M.  Pavolini,  ministre  de  la  Culture 
Populaire,  et  Son  Excellence  M.  Vezio  Ora- 
si,  directeur  de  la  Cinématographie  italien- 
ne, deux  animateurs  pleins  de  jeunesse  et 
d’allant. 

Les  chiffres  qu’ils  m’ont  fournis  montrent 
à la  fois  l’effort  prodigieux  du  Cinéma  ita- 
lien et  l’excellence  de  notre  position  en 
Italie. 

En  1939,  les  studios  italiens  ont  réalisé 
109  films  dont  92  ont  été  terminés  et  pré- 
sentés; 190  films  étrangers  ont  été  impor- 
tés dont  70  films  français,  43  allemands,  37 
anglais,  37  américains,  etc... 

Le  nombre  des  films  italiens  étonnera 
certainement.  Mais  il  est  exact.  On  voit  du 
film  italien  sur  tous  les  écrans  et  parfois 
en  deux  bandes  au  même  programme. 

' * 

* * 

Depuis  trois  ans  ,en  effet,  le  cinéma  d’Ita- 
lie qui,  parmi  les  industries  de  ce  pays  fait 


encore  figure  de  benjamin,  est  l’objet  d’une 
sollicitude  toute  particulière  de  la  part  des 
hommes  du  gouvernement.  On  lui  a cons- 
truit une  « cité  » de  toute  beauté,  riche,  mo- 
derne, confortable  et  pratique  : La  Cine- 
città, dont  le  Duce,  en  présence  du  minis- 
tre de  la  Culture  Populaire,  S.  E.  Pavolini, 
vient  d’analyser,  en  personne,  le  bilan  de  ■ 
1939,  présenté  par  le  Sénateur  Fofani,  prin- 
cipal financier  de  cette  entreprise  et  le  ; 
grand  officier  Luiggi  Freddi,  un  des  créa- 
teurs et  vice-président  de  cette  œuvre  et 
qui  vient  d’en  être  nommé  Président. 

A quelques  pas  de  cette  ville  du  cinéma,  i 
le  gouvernement  italien  a construit  un  Cen- 
tre Expérimental  du  cinéma,  sorte  d’école  i 
qui  forme  les  opérateurs,  les  metteurs  en 
scène,  les  découpeurs,  les  monteurs,  les 
techniciens  et  les  artistes.  En  face  de  ce 
Centre,  s’élèvent  les  nouveaux  établisse- 
ments de  la  Lace,  autre  organisme  d’Etat 
qui  réalise  les  actualités  et  films  documen- 
taires et  scientifiques. 

. En  créant  ce  bel  instrument  de  travail,  I 
le  gouvernement  italien  a,  en  même  temps, 


Une  scène  émouvante  du  film  Le  Siège  de  l’Alcazar,  réalisé  par  Génina  et  joué  par 
Mireille  Balin  et  Fosco  Giacchetti.  (Prod.  Bassoli). 


n 


♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦♦ ♦♦♦♦ ♦♦♦♦♦♦♦ 


CIINE 


RAPINE 

SE 


iZITl 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


eu  la  sagesse  de  prendre  des  décisions  per- 
mettant au  jeune  cinéma  italien  d’exister  : 

Protection  de  l’industrie;  primes  de  tou- 
tes sortes  à la  production  dont  la  principale 
est  Y attribution  de  quatre  bons  de  dou- 
blage à tout  film  réalisé  dans  les  studios 
italiens.  Chaque  bon  est  racheté  par  les  édi- 
teurs de  films  doublés  à raison  de  50.000 
lires.  Le  producteur  d’un  film  italien  touche 
par  conséquent  200.000  lires,  soit  la  valeur 
de  400.000  francs.  De  telle  sorte,  qu’en  1939, 
la  production  italienne  a touché  une  sub- 
vention de  plus  de  40  millions  de  francs. 

Ayant,  d’un  autre  côté,  interdit  l’attri- 
bution de  cachets  au-dessus  de  80.000  lires, 
le  gouvernement  a essayé  de  limiter  dans 
une  certaine  mesure  le  coût  de  la  protec- 
tion. 

Quoiqu’on  puisse  penser  et  dire  de  ces 
mesures,  nous  en  constatons  le  résultat 
pratique  : 

L’Italie  réalise  des  films.  Peu  à peu,  les 
équipes  de  techniciens  et  d’artistes  se  for- 
meront, des  talents  se  révéleront  et,  dans 
deux  ou  trois  années,  le  cinéma  italien 
fera  parler  de  lui. 

Parmi  les  réalisations  en  cours,  deux  films 
italiens  doivent  être  particulièrement  si- 
gnalés: Salvator  Rosa,  excellent  film  d’aven- 
tures, très  populaire,  calqué  sur  le  fameux 
Zorro  du  regretté  Douglas  et  Carmen  sur  le 
Front  de  Madrid,  un  film  italo-espagnol, 
réalisé  par  Néville  avec  notre  excellent  con- 
frère Carlo  Bassoli  comme  directeur  de 
production.  Dès  cette  année,  nous  verrons 
le  premier  grand  film  italien  présentant  une 
qualité  exceptionnelle  : Le  Siège  de  l’Alca- 
zar,  réalisé  par  Augusto  Genina,  en  collabo- 
ration officielle  avec  l’Espagne.  Nous  avons 
vu  les  premiers  2.000  mètres  de  ce  film  et 
nous  pensons  que  ce  sera  le  très  grand  film 
européen  de  l’année.  Les  extérieurs  sont 
pris  sur  place  et  Mireille  Balin  en  est  la  ve- 
dette féminine.  Remercions  MM.  Bassoli 
d’avoir  engagé  une  vedette  française  pour 
ce  film  qui,  sans  aucun  doute,  fera  le  tour 
du  monde,  car  c’est  un  film  sans  haine,  sans 
parti  pris,  un  film  d’émotion  et  de  grande 
fraternité. 

COLLABORATION  ITALO-FRANÇAISE 

Très  discutée,  en  France,  cette  collabo- 


Carmen sur  le  Front  de  Madrid. 

(Vue  de  la  Cité  Universitaire), 
film  d’E.  Neville.  (Prod.  Bassoli). 


La  Naissance  de  Salomé, 

film  de  Jean  Choux. 


ration  ne  trouve  <jue  des  partisans  en  Italie. 
Question  d’intérêts,  dira-t-on  ? Peut-êtré. 
Mais  il  y a mieux.  Le  jeune  cinéma  italien 
aime  le  cinéma  français.  Il  s’en  inspire  et  le 
prend  pour  modèle.  Il  apprécie  et  estime 
nos  artistes  et  nos  metteurs  en  scène  et  nos 
techniciens. 

Cette  collaboration  ne  peut  qu’être  pro- 
fitable au  cinéma  français.  Pour  cela  deux 
conditions  sont  nécessaires  : elle  doit  se 
limiter  à une  dizaine  de  films  par  an  (chif- 
fre qu’elle  n’atteindra  d’ailleurs  pas);  elle 
ne  doit  engendrer  que  de  bons  films. 

Dans  la  Presse  française,  on  a beaucoup 
exagéré  l’importance  de  cette  collaboration. 
Jusqu’à  présent,  un  seul  film  franco-italien 
a été  tourné  : Angélica. 

Le  film  que  Jean  Choux  tourne  actuelle- 
ment : La  Naissance  de  Salomé,  ne 
comporte  pas  de  version  française,  mais 
une  version  espagnole.  Le  grand  film  réali- 
sé par  Genina  : Le  Siège  de  l’Alcazar  avec 
Mireille  Balin  ne  comporte,  lui  aussi,  qu’une 
version  espagnole.  Jean  Renoir  doit  tour- 
ner La  Tosca  pour  Scaléra  Film.  Ed.  Gré- 
ville  va  réaliser  Fiesta  avec  Tino  Rossi  et 
Mireille  Balin  pour  une  importante  société  : 
Schermi  Nel  Mondo.  Ce  film,  dont  les  exté- 
rieurs seront  tournés  en  Espagne  au  mois 
de  juin,  comptera  parmi  les  très  grandes 
productions  italiennes  de  cette  année. 

Marcel  L’Herbier  réalise  La  Comédie 
du  Bonheur,  également  en  versions  italienne 
et  française. 

Enfin,  M.  Vittorio  Mussolini,  qui  dirige 
une  des  plus  importantes  sociétés  de  pro- 
duction, engage  Julien  Duvivier  pour  la 
réalisation  d’un  film  sur  l’Espagne.  Le  scé- 
nario de  ce  film  a été  conçu  par  M.  Vittorio 
Mussolini. 

S.  E.  Pavolini,  ministre  de  la  Culture  Po- 
pulaire, nous  a confié  un  projet  qu’il  serait 
heureux  de  voir  réaliser  : Julien  Duvivier 
sera  probablement  pressenti  pour  tourner 
deux  films  sur  les  corsaires  de  l’ancienne 
Abyssinie.  Le  Maréchal  Italo  Balbo,  auteur 
de  ce  projet,  mettrait  de  grands  moyens  à la 
disposition  du  metteur  en  scène  français. 

Nous  ne  pouvons  que  souhaiter  la  réali- 
sation d’un  tel  projet. 

M.  Colin-Reval. 


DIRECTEURSJjTTENTION  ! 

ni  sous-salaires 
ni  sur-salaires 

Nous  relevons  dans  L’Ecran  du  23 
mars,  un  article,  très  intéressant  pour 
les  directeurs,  que  nous  reproduisons  : 

Les  modalités  du  « Décret  relatif  au  ré- 
gime du  travail  pendant  la  durée  des  hos- 
tilités » paru  au  Journal  Officiel  du  16  no- 
vembre 1939  et  qui,  à son  paragraphe  1,  pré- 
cise : 

Que  les  conventions  collectives,  ainsi  que 
l’énonçait  déjà  un  précédent  décret-loi  du 
27  octobre  1939,  demeurent  en  vigueur  pen- 
dant la  durée  des  hostilités,  sans  terme  ni 
dénonciation,  pour  toutes  leurs  dispositions 
qui  ne  sont  pas  contraires  aux  lois  en  vi- 
gueur 

Et  au  paragraphe  5 : 

L’obligation,  pour  les  employeurs  de  ne 
pas  payer  de  salaires  en-deça  des  minimas 
fixes  et  au  delà  des  minimas  fixes,  doit  être 
assortie  de  sanctions  pour  ne  pas  être  illu- 
soire. Le  paiemefit  de  • salaire  indu  ou  in- 


suffisant donnera  lieu  désormais,  au  profit 
du  fonds  de  solidarité,  à une  amende  égale 
au  triple  de  la  somme  indûment  ou  insuf- 
fisamment versée.  En  outre,  pour  les  salaires 
indus,  le  dépassement  ne  sera  pas  compris 
dans  les  charges  de  l’entreprise  au  point  de 
vue  fiscal. 


Ainsi  pourra  se  développer  pendant  la 
guerre  une  politique  raisonnable  et  simple 
des  salaires.  La  classe  ouvrière  se  verra 
de  plus  en  plus  protégée  contre  certains  sa- 
laires anormalement  bas.  Dans  le  même 
temps,  le  maintien  des  salaires  normaux  par 
les  soins  du  gouvernement  sera  un  facteur 
de  paix  sociale  et  un  élément  de  santé  et  de 
durée  de  notre  économie  de  guerre. 

Nous  invitons  nos  adhérents  à apporter 
la  plus  grande  attention  au  respect  du  dé- 
cret du  16  novembre  cité  ci-dessus. 

Nous  savons  de  différentes  sources  qu’à 
l'heure  actuelle,  et  en  raison  de  la  pénurie 
d’opérateurs,  certains  de  nos  collègues 
croient  pouvoir  faire  une  surenchère  en  ce 
qui  concerne  le  personnel  de  cabine. 

Il  est  de  notre  devoir  de  leur  rappeler 
qu’ils  encourent  de  ce  fait  de  graves  péna- 
lités. 

Il  nous  est  revenu  d’autre  part  que  cer- 
tains, opérateurs  — pour  les.  mêmes  motifs 
énoncés  plus  haut  - — n’hésitent  pas  à faire 


pression  auprès  de  leurs  employeurs  pour 
obtenir  un  dépassement  des  tarifs  fixés  par 
la  Convention  collective. 

Le  Syndicat  Français  invite  ses  adhérents 
à résister  à cette  pression  qui  va  à l’encon- 
tre du  décret-loi  du  16  novembre  fixant  le 
régime  du  travail  et  les  salaires  pendant  la 
durée  des  hostilités. 


Marie  Bell,  Aimos,  Jean  Galland 
et  Pierre  Renoir 

dans  Ceux  du  Cief  d’Yvan  Noé. 


12 


♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦! 


cil\Êlvffi®R/\P«iE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


En  Français...  Messieurs  ! est  une  comédie 
brillante,  bourrée  d’ironie,  de  répliques  étince- 
lantes et  de  blagues  vraiment  inénarrables  ! 

Ce  grand  film  remporte  en  ce  moment  un 
succès  considérable  au  Cinéma  des  Champs-Ely- 
sées, où  il  passe  en  version  originale  sous-titrée. 

Ce  film,  qui  est  un  des  plus  gros  succès  de  la 
saison  londonienne,  est  tiré  de  la  fameuse  pièce 
« French  Without  Tears  ”,  qui  fut  jouée  des 
centaines  de  fois  à Paris,  sous  le  titre  ” L’Ecu- 
rie Watson  ». 

C’est  joué  dans  la  perfection  par  une  troupe 
anglo-franco-américaine  hors  classe,  en  tète  de 
laquelle  il  y a notamment  Ray  Millaud,  Ellen 
Drew,  dont  c’est  le  premier  grand  rôle,  et  Jim 
Gérald  (que  vous  voyez  ci-dessus)  ainsi  que  par 
Janine  Darcey. 

En  Français...  Messieurs  ! ne  sera  projeté  en 
France  qu’en  version  originale  sous-titrée  seu- 
lement, son  sujet,  d’ordre  très  particulier,  ne  se 
prêtant  point  à une  transposition. 

( Parumount ). 


L’EXEMPLE 

DE  L’EXPLOITATION 
NANCÉIENNE 


Sortie  de  sa  léthargie,  notre  exploitation 
vient  d’atteindre  le  meilleur  degré  dans  la 
valeur  de  ses  programmes.  Qu’on  en  juge  : 

Deux  films  de  haute  classe  artistique  : 
La  Charrette  fantôme  (2  semaines  au  Majes- 
tic)  et  La  Fin  du  Jour  (2  semaines  à l’Eden 
pour  sa  première  exclusivité  depuis  la  guer- 
re). Deux  autres  réalisations  d’esprit  et  de 
charme  : Ils  étaient  Neuf  Célibataires  (2 
semaines  à l’Empire)  et  Sérénade  (au  Pa- 
thé).  Notons  également  : Chantons  quand 
même,  Thérèse  Martin  (Pathé),  Le  Roman 
d’un  Génie  (pas  encore  présenté  à Paris), 
Circonstances  atténuantes  (à  l’Empire), 
Deuxième  Bureau  contre  Kommandantu ? 
(2  semaines),  Le  Chien  des  Baskerville  (Ma- 
jestic).  Enfin,  le  Shéhérazade  (salle  de  quar- 
tier) a connu  un  succès  populaire  complet 
pendant  quatre  semaines  avec  le  film  à épi- 
sodes : Les  Justiciers  du  Far  West  (pre- 
mière vision).  Signalons  aussi  à cette  salle  : 
Derrière  la  Ligne  Maginot. 

Ce  subit  effort  dans  la  nouveauté  et  la 
qualité  des  programmes  peut  servir  d’exem- 
ple de  la  part  d’une  ville  dans  la  zone  des 
armées  avec  toutes  ses  difficultés  et  — ne 
l’oublions  pas  - — ses  risques...  Par  contre, 
les  exploitations,  qui  ne  sont  point  soumi- 
ses au  régime  de  la  guerre,  devraient  faire 
preuve  de  meilleure  bonne  volonté  pour  les 
prix  de  location.  — M.  J.  Keller. 


POUR  LES  DIRECTEURS 


Un  Événement  dans  l’Exploitation 

L'Ouverture  du  Français 


Commencé  en  mai  1939,  interrompu  par 
la  guerre,  le  « Français  » a été  repris  le  15 
décembre,  et  son  inauguration  vient  d’avoir 
lieu  vendredi  22  mars  1940;  son  ouverture 
marque  une  date  dans  l’Exploitation  fran- 
çaise, et  aussi  dans  l’architecture  de  cinéma. 
C’est  un  des  plus  beaux  spécimens  de  la 
technique,  de  l’art  et  du  raffinement  de  nos 
artisans  et  façonniers. 

Quelle  plus  belle  propagande  pour  notre 
pays  que  l’ouverture  en  pleine  guerre  d’une 
salle  telle  que  le  « Français  »,  laquelle,  par 
son  confort,  l’harmonie  et  la  simplicité  de 
ses  lignes,  et  son  originalilé,  se  place  au 
premier  rang  îles  plus  beaux  cinémas  du 
monde  ! 

Son  ouverture,  faite  vendredi  dernier,  le 
matin  en  présence  de  la  Presse  parisienne, 
conduite  par  Mme  Edwige  Feuillère,  vedette 
du  film  Sans  Lendemain,  qui  en  constitue  le 
premier  spectacle,  et  le  soir,  devant  le  Tout 
Paris  admiratif,  a eu  lieu,  dans  d’excellentes 
conditions,  puisque,  chose  exceptionnelle, 
la  salle  et  ses  dégagements  étaient  entière- 
ment prêts  et  mis  au  point. 

i * 

* * 

La  façade  offre  un  vaste  espace  haut  et 
creux  où  sont  posées  les  figures  et  les  pan- 
neaux-réclame du  film  sous  un  manteau  de 
staff  blanc  orné  d’un  grand  motif  et  des  let- 
tres capitales  « Le  Français  ».  Le  hall  est 
en  staff  à cannelures  blanches  sur  fond 
rose.  Des  motifs  lumineux  en  staff  blanc 
représentent  des  colombes  sur  rosace  tri- 
colore. Les  murs  du  dégagement  sont  tapis- 
sés de  velours  cyclamen,  comme  le  sol,  et 
de  chaque  côté  du  dégagement  avant  la 
salle,  des  glaces  orées  sont  posées  en  revê- 
tement. Les  portes  blanches  et  or  à poignées 
de  verre  fileté  conduisent  à l’orchestre  et 
un  escalier  de  chaque  côté  du  hall  mène  au 
balcon  très  spacieux. 

La  salle  affecte  la  forme  ovoïde  et  les 
neuf  cents  fauteuils  confortables  de  velours 
cyclamen  à passepoils  de  cuir  blanc  ont,  de 
ce  fait,  une  orientation  excellente  car  cha- 
que spectateur  obtient  une  visibilité  par- 
faite. Un  balcon  droit,  à gorges  lumineuses, 
est  tendu  harmonieusement  au-dessus  de  la 
salle.  Les  murs  sont  revêtus  de  laine  de 
verre  et  de  laine  d’amiante  projetées  sur  les 
surfaces. 

La  cabine  de  projection,  munie  des  plus 
récents  perfectionnements  techniques,  est 
équipée  par  Western  Electric  Mirrophonic 
et  par  les  projecteurs  Simplex  Brockliss. 
Ajoutons  enfin  que  l’acoustique  est  remar- 
quable, car  la  perfection  des  lignes  archi- 
tecturales supprime  tout  arrêt  du  son. 

i * 

* * 

j Notons  quelques  collaborateurs  techni- 
ques de  ce  bel  établissement  construit  pat- 
Jacques  Haïk,  créateur  du  Colisée,  de 
l’Olympia  et  du  Rex. 

Le  point  attractif  est  le  proscénium,  dont 
les  côtés  tendus  du  même  velours  rouge  cy- 
clamen flanquent  une  double  grille  de  fer- 


La salle  vue  du  balcon.  On  remarque  au  cen- 
tre le  merveilleux  rideau  de  ferronnerie 
avec  les  motifs  multicolores. 


ronnerie  d’art,  habillée  de  motifs  en  rho- 
doïd multicolore,  sur  lesquels  joue  la  lu- 
mière noire,  en  des  utilisations  d’un  art  ul- 
tra-moderne et  d’une  grande  beauté.  La 
double  grille  est  mobile,  mue  par  moteur, 
et  vient  recouvrir  les  côtés  du  proscénium 
dès  que  l’écran  doit  être  libéré  pour  la  pro- 
jection. 

Voici  les  dimensions  de  la  grille  : 7 mè- 
tres de  haut  sur  8 mètres  de  large.  La  salle 
est  de  15  mètres  de  long  sur  16  mètres  dans 
sa  plus  grande  largeur. 

Les  architectes  sont  MM.  Bluysen,  Fon- 
deur, Siclis,  Courtois  et  Painchault,  la  dé- 
coration de  Mlle  Lücha  Truel,  Mlles  Chaigne 
et  Tresse  (décoration  lumière  noire),  la  fer- 
ronnerie d’art  de  M.  Schenk,  les  fauteuils 
de  Ciné-Sièges. 

Le  Français  fonctionne  en  permanent  de 
14  heures  à 23  heures. 

Ce  sont  MM.  Siritzky  qui  assurent  la  di- 
rection et  la  programmation  de  ce  magni- 
fique établissement,  nouvelle  gloire  de  l’Ex- 
ploitation française.  — L.  D. 

■ > 

“ NARCISSE  ” 
sort  au  Max-Linder 

Enfin,  l’excellent  film  comique  où  se  ré- 
vèle un  nouveau  comique  français,  le  joyeux 
Rellys,  entouré  de  comédiens  de  grande 
classe,  Narcisse  va  sortir  cette  semaine,  le 
vendredi  29  mars  au  Max-Linder.  Et,  sur 
l’initiative  du  producteur  M.  A.  d’Aguiar,  de 
la  direction  du  Max-Linder  et  de  Radio  37, 
les  permissionnaires  verront  Narcisse,  gra- 
tuitement, et  avant  le  public  civil. 

Nous  ne  pouvons  qu’applaudir  à ce  joli 
geste  qui  sera  très  apprécié  par  nos  soldats. 


♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦♦ 


ciNÉi*flm5&R/ 


13 


RAPHIE 

SE 


O 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


TECH 

MAT 


nique: 

E T — 

ERIE  L 


— 

1117  - 

d u 

3 0 

Mars  1 940 

Publié  sous  la  Direction  Technique 

de 

A.-P. 

RICHARD 

| Examen  technique 
du  Cinéma  dans  le  Monde 


A NOS  AMIS 
TECHNICIENS 


Cette  rubrique  créée  il  y a une  douzaine 
d’années,  a toujours  eu  pour  but  d’intéres- 
ser les  praticiens  aux  progrès  réalisés  dans 
le  monde. 

D’une  part,  nous  faisons  connaître  aux 
techniciens  français  l’état  d’avancement  de 
la  technique  étrangère,  de  l’autre,  nous  ex- 
posons à nos  amis  étrangers  les  progrès  de 
l’industrie  cinématographique  française. 

Si  nous  nous  en  référons  aux  nombreuses 
lettres  reçues  de  tous  pays,  aux  reproduc- 
tions dans  la  presse  mondiale  des  articles 
parus,  nous  sommes  amenés  à conclure  que 
cette  rubrique  technique  s’impose. 

Malgré  les  difficultés  de  l’heure  présente, 
nous  allons  tenter  (à  échelle  réduite  pour  le 
moment),  de  la  faire  revivre 

A nos  amis  d’outre-monts  et  océans,  nous 
rappelons  qu’aider  l’industrie  cinématogra- 
phique française,  c’est  nous  aider  à combat- 
tre la  monstrueuse  association  de  la  science 
mise  à la  disposition  de  la  plus  abjecte 
bestialité. 

Des  cinéastes  français  : Producteurs,  in- 
dustriels, techniciens  de  tous  ordres,  nous 
sollicitons  l’appui  bienveillant.  Cette  rubri- 
que faite  dans  un  but  d’expansion  nationale 
n’a  jamais  été  de  celles  dites  bénéficiaires, 
elle  a cependant  pu  vivre  grâce  à leur  aide. 

C’est  vers  eux  que  nous  nous  tournons  et 
nous  leur  disons  : Nous  sommes  cer- 
tains que  vous  nous  aiderez  à continuer 
l’œuvre  difficile  à laquelle  la  Rédaction  de 
ce  journal  s’est  consacrée. 

A. -P.  Richard. 


« Le  Français  »,  Théâtre  Jacques  Haïk. 
Le  rideau  de  scène  sur  lequel  joue 
la  lumière  noire. 


RESUME 

DE  NOTRE  ETAT  INDUSTRIEL 

La  capacité  de  fabrication  des  usines 
de  l’industrie  cinématographique  française 
est  intacte.  On  pouvait  craindre  que  la 
guerre  ne  réduisit  ce  pouvoir,  il  n’en  est 
rien  heureusement,  et  tous  les  fabricants 
sont  à même  de  répondre  aux  besoins  de  la 
clientèle. 

Rappelons  rapidement  la  nomenclature 
générale  de  notre  armature. 

La  fabrication  des  verres  d’optique  est 
depuis  vingt  ans  indépendante  de  l’Allema- 
gne. Parra  - Mantois,  Saint-Gobain  sont  à 
même  de  fournir  à la  demande  les  verres 
indispensables  à l’optique. 

Sous  l’impulsion  de  l’Institut  d’Optique, 
on  fabrique  maintenant  une  excellente  op- 
tique photo  ou  cinématographique.  Les 
principaux  fabricants  sont  : Angénieux, 
Boyer,  Duplouich,  Kinoptik,  S.  O.  M.,  à no- 
ter aussi  Krauss  (Barbier-Turenne). 

On  sait  que  les  appareils  de  prises  de 
vues  réalisés  ici  sont  universellement  con- 
nus : Bourdereau,  Caméréclair,  Debrie,  Le 
Blay. 

Le  matériel  de  laboratoire  : Tireuses, 
développeuses  signées  Debrie  est  monté 
dans  nombre  de  laboratoires  étrangers.  A ci- 
ter aussi  la  tireuse  multiple  Eclair. 

Pour  le  matériel  de  montage  : L.  Maurice. 

Le  matériel  de  projection  est  très  bien 
fait  par  M.I.P.  et  Radio-Cinéma. 

La  question  amplificateurs,  installations 
sonores  est  étudiée  par  Charlin,  Radio-Ciné- 
néma,  Pathé. 

Le  matériel  d’éclairage  des  studios  a été 
rénové  par  Cremer.  Gruber  est  une  vieille 
marque  connue.  Pour  l’éclairage  à arc,  les 
charbons  Lorraine  répondent  à tous  les 
usages. 

Dans  le  domaine  amateurs,  de  très  nom- 
breuses firmes  sont  à même  de  donner  sa- 
tisfaction à la  clientèle.  Debrie,  Ericsson, 
Patbé,  Radio-Cinéma,  etc.,  fabriquent  des 
projecteurs  pour  ciné  parlant. 

Pathé,  Emel  font  la  caméra  de  prises  de 
vues. 

Les  moteurs  pour  le  cinéma  amateur  ou 
professionnel  sont  surtout  construits  par 
Ragonot. 

Les  films  vierges  peuvent  être  livrés  par 
Kodak-Pathé,  Bauehet  et  Lumière. 

Pour  les  amplificateurs  : Laboratoire  In- 
dustriel d’Electricité,  cette  maison  fait 
aussi  de  très  bons  transformateurs.  Pour  les 


instruments  de  mesures  : Electro-Mesures, 
Laboratoire  d’Acoustique,  etc.,  etc... 

Nous  arrêtons  ici  ce  court  exposé  qui 
montre  que  l’armature  industrielle  du  ci- 
néma est  intacte. 

A. -P.  R. 

BULLETIN  PHILIPS 

Le  bulletin  technique  français  de  cette 
puissante  société,  continue  à être  édité. 
Voici  les  titres  de  quelques-unes  des  études 
parues  : Récepteurs  à Condensateurs  cou- 
lissants; Un  Spectroscope  acoustique,  par 
J.  Schouften;  Le  Rendement  des  Haut-Par- 
leurs; Etude  sur  le  Nouvel  Etalon  d’Intensi- 
ié  lumineuse  (application  à la  date  du  1 r 
janvier  1940).  A noter  que  la  Société  Phi- 
lips a adopté  la  nouvelle  unité  et  la  nou- 
velle méthode  photométrique  pour  niveler 
la  différence  de  couleur  entre  la  source  lu- 
mineuse étalon  et  la  lampe  à incandescence. 
Geci  n’entraînera  d’ailleurs  qu’une  faible 
modification  du  nombre  exprimant  l’inten 
sité  lumineuse  des  lampes. 

Le  microphone  laryngien  est  utilisé  cha- 
que fois  que  la  voix  humaine  ne  peut  se  fai- 
re entendre,  cas  de  l’aviation  par  exemple. 
Avec  un  microphone  à cristal,  l’intelligibi- 
lité est  de  86,5  % contre  90  % à un  micro- 
phone courant.  Le  microphone  laryngien  à 
carbone  n’a  qu’une  intelligibilité  de  77  % 

Etude  par  Halbertsma  des  surfaces  réflé- 
chissantes placées  à proximité  des  sources 
lumineuses  liniformes,  en  vue  d’une  utilisa- 
tion rationnelle  de  ces  sources. 

Etude  des  tensions  mécaniques  rapide- 
ment variables  par  l’oscillographe  catho- 
dique. 

Utilisation  du  magnétron  pour  la  géné- 
ration d’ondes  ultra-courtes;  pour  une  lon- 
gueur d’ondes  de  80  centimètres,  on  peut 
produire  une  puissance  de  100  watts. 

Accord  des  instruments  de  musique  et  des 
orchestres  : 

La  moyenne  des  mesures  donne,  pour  le 
la,  une  fréquence  d’environ  440  par  secon- 
de; ces  mesures  ont  montré  que  l'accord  en 
France  et  en  Allemagne  est  généralement 
pris  un  peu  plus  haut  qu’en  Angleterre;  la 
dispersion  est  plus  grande  aux  Pays-Bas. 
Nous  rappelons  à ceux  de  nos  lecteurs  que 
ces  études  intéressent,  qu’ils  peuvent  s’en 
procurer  le  contexte  auprès  de  la  Société 
éditrice. 

LE  PORTRAIT  EN  CINEMA 

Les  Américains  portent  un  grand  inté- 
rêt à tout  ce  qui  touche  l’art  pictural  ap- 


14 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


CINE 


FR 


RAPH1E 

SE 


LXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX3 


pliqué  au  film.  Aussi  la  belle  revue  Interna- 
tional Photographe r consacre  à presque 
tous  ses  numéros,  plusieurs  pages  de  texte 
et  d’images  à l’étude  de  portraits  des  vedet- 
tes du  film. 

Ces  études  sont  appuyées  de  schémas  d’in- 
dications techniques  qui  en  rendent  la  com- 
préhension très  facile.  Il  est  évident  que  le 
cinéma  parlant,  qui  doit  être  compris 
comme  une  liaison  intime  de  l’image  et  du 
son,  amène  l’obligation  de  mieux  faire  sai- 
sir au  spectateur  les  modifications  imper- 
ceptibles du  visage. 

Les  progrès  gigantesques  des  émulsions 
et  leur  progression  constante  vers  une  rapi- 
dité constamment  améliorée,  rend  l’art  du 
portrait  de  plus  en  plus  capital. 

EMULSIONS  ET  BREVETS 

Depuis  deux  ans,  la  bataille  entre  les 
grands  laboratoires  est  sévère;  c’est  à celui 
qui  devancera  ses  concurrents  pour  le  lan- 
cement de  l’émulsion  la  plus  rapide  eu 
égard  à un  grain  admissible.  Ceux  de  nos 
lecteurs  que  la  question  intéresse,  liront 
avec  fruit  les  brevets  Kodak.  U.  S.  A. 
2.158.883,  2.159.505,  E.P.  598.287. 

COULEUR  ET  CHARBONS 

La  National  Carbon  Cie  indique  quels 
sont  les  rapports  que  les  couleurs  doivent 
avoir  entre  elles  pour  que  la  représenta- 
tion d’un  film  en  couleurs  ne  subisse  pas 
d'altérations. 

Charbons  pour  lumière  dite  à haute  in- 
tensité : 

Violet  et  bleu  34  %;  Vert  et  jaune  35  %; 
Orange  et  rouge  31  %. 

Charbons  pour  lumière  dite  à basse  in- 
tensité : 

Violet  et  bleu  18  %;  Vert  et  jaune  32  %; 
Orange  et  rouge  50  %. 

TIRAGES  A GRAIN  FIN 

Les  Laboratoires  Paramount,  en  liaison 
avec  ceux  de  Dupont,  ont  publié  dans  In- 
ternational Photographe r d’octobre  1939, 
page  5,  une  étude  appliquée  au  procédé 
Western  Electric.  La  pellicule  employée 
était  la  Dupont  222. 

Les  courbes  établies  sont  applicables  an 
développement  de  la  négative  son  et  à son 
tirage  sur  pellicule  positive;  les  mesures 
trouvées  indiquent  que  la  nouvelle  pellicule 
son  permet  d’abaisser  le  taux  de  distorsion 
de  huit  et  demi  pour  cent  à sept. 

VUES  DE  GUERRE 

Ce  sont  des  vues  de  notre  mobilisation 
prises  par  l’opérateur  américain  H.  Perry 
venu  en  France  pour  tourner  des  vues  de  la 
production  Hebecca,  de  Selznick 

Ces  vues  sont  fort  belles,  mais  sont  sur- 
tout intéressantes  par  les  angles  et  les  scè- 
nes enregistrées.  Aucun  commentaire  n’ac- 
compagne ces  images,  mais  leur  choix  est 
symptomatique. 

Nous  croyons  bien  que  le  journal  Inter- 
national Photographer  qui  les  publie,  ne 
nous  ménage  pas  sa  sympathie. 

Dans  le  même  journal,  numéro  de  janvier, 
on  trouve  une  photo  de  Charlie  Chaplin 
examinant  la  caméra  de  sa  production.  Ce 
film,  dont  le  titre  n’est  pas  arrêté,  porte  le 
numéro  (5.  L’opérateur  est  R.  Totherch.  Le 
costume  de  l’illustre  acteur  ressemble  fort 
à celui  d’un  apprenti  sorcier  bien  connu  : 
la  cravate,  le  brassard,  la  casquette  ne  lais- 
seront aucun  doute  aux  spectateurs  sur 
l’identité  du  sosie  de  Chariot. 

TELEVISION 

La  Don  Lee  Broadcasting  C°  de  Los  An- 
geles, qui  a de  grands  projets,  notamment 
ceux  de  l’installation  de  studios  modernes 
pour  téléviser,  a récemment  transmis  une 


comédie  en  1 (>  m/m,  Heivful  Hemy,  un  film 
éducatif  et  différents  autres  films;  l’un 
d’eux  représente  40  minutes  de  projection. 
Huit  cents  postes  environ,  installés  dans  un 
rayon  de  50  kilomètres,  purent  suivre  ces 
essais  de  télévision. 

ETUDES  DU  JOURNAL  S.M.P.E. 

Le  numéro  d’octobre  1939  porte  une 
étude  sur  l’éclairage  des  charbons  pour  pro- 
jecteurs de  vues  cinématographiques.  Deux 
schémas  y figurent.  Le  premier  est  celui  de 
l’emploi  courant  d’un  condensateur  formant 
l’image  du  faisceau  sur  la  fenêtre  où  passe 
le  film.  Le'  second  est  une  proposition 
Technicolor  dans  laquelle  une  lentille  addi- 
tionnelle mise  entre  le  condensateur  et  la 
fenêtre  donne  une  meilleure  répartition  du 
flux  lumineux  sur  la  fenêtre.  Cette  solution 
a d’ailleurs  été,  il  y a quelques  années,  in- 
diquée par  Lenouvel,  directeur  de  l’Ecole 
des  Sciences  de  Rouen. 

Etude  d’un  densitomètre  à cellule  photo- 
électrique à lecture  directe. 

Condition  des  facteurs  acoustiques,  no- 
tamment, étude  des  interférences  en  espace 
fermé. 

Contrôle  du  son  dans  les  théâtres  : Ce 
travail  indique  que  les  tapis  de  laine  absor- 
bent environ  7 % du  son  incident  à 128  fré- 
quences et  55  % à 1024,  ceci  fait  qu’une 
salle  insonorisée  avec  ce  matériau  donne 
un  effet  d’étouffement  dû  à ce  que  les  bas- 
ses masquent  les  hautes. 

Une  audibilité  normale  correspond  à la 
courbe  suivante  : 


Fréquences  64  128  256  512 

Absorption  25  30  50  70 

Fréquences  1024  2048  4096  8192 

Absorption  70  70  65  60 


La  conclusion  de  l’auteur  Mugler  est  que 
pour  conserver  le  naturel  de  la  parole  et  de 
la  musique,  il  est  illusoire  de  vouloir  tru- 
quer ou  modifier  l’équipement  mécanique 
ou  électrique.  Il  faut  modifier  l’acoustique 
de  la  salle,  de  manière  à ce  qu’elle  corres- 
ponde aux  conditions  théoriques  de  l’acous- 
tique. 

FILM  EDUCATIF 

Une  étude  américaine  de  Shapiro  ( Bulle- 
tin S.M.P.E.  d’octobre  1939)  nous  apprend 
que  pour  276.000  écoles  on  peut  admettre 
10.000  filins  à distribuer.  7.500  écoles  seule- 
ment sont  équipées  en  projecteurs  sonores 
de  16  m/m. 

L’auteur  considère  quatre  sortes  de 
films  : 

1"  Films  de  théâtre; 

2°  Films  commerciaux; 

3°  Films  du  gouvernement  américain; 

4°  Films  documentaires. 

Huit  mille  cinq  cents  films  à tendance 


L’&rl  (tançais  guide  de  l’Art  mondial 


Le  Photographie  Journal  de  mars  con- 
tient une  étude  très  poussée  de  A.  De- 
fries  sur  l’art  dans  le  monde  moderne. 

Cette  étude  attache  un  grand  intérêt 
à l’exposition  française  de  1937  au  Pa- 
lais de  l’Art  moderne  construit  par  la 
Ville  de  Paris. 

Selon  l’auteur,  cette  exposition  au- 
rait dû,  sans  la  guerre,  marquer  de  son 
empreinte  l’art  mondial  durant  une  di- 
zaine d’années. 

Il  est  consolant  de  constater  que  les 
étrangers  comprirent  le  sens  de  l’effort 
fourni  par  la  France,  alors  qu’on  a pu 
lire  dans  notre  presse  des  critiques  in- 
justifiées, dont  la  politique  était  la  seule 
explication. 


educative  ont  été  catalogués  jusqu’ici. 
Cent  quarante-trois  firmes  commerciales  ont 
offert  les  films  tournés  pour  elles  au  Comité 
éducatif. 

Le  gouvernement  a produit  plus  de  cinq 
cents  films.  Le  département  de  l’Agriculture 
en  a,  à lui  seul,  réalisé  près  de  350. 

Dans  le  genre  de  films  « Marche  du 
Temps  »,  qui  a une  importance  et  une  si-1 
gnification  historiques,  le  gouvernement  a 
réalisé  plusieurs  films  qui  ont  eu  l’approba- 
tion des  éducateurs,  ce  sont  : The  River. 
The  Plow,  That  broke  the  plain. 

Il  est  admis  que  le  prix  d’un  film  éducatif 
bien  fait  oscille  entre  4.000  et  10.000  dol- 
lars, soit  171.000  à 440.0000  francs. 

POUR  LES  OPERATEURS 

Signalons  aux  opérateurs  de  prise  de  vues 
que  les  marques  suivantes  ont  sorti  : 

Angénieux  : Un  objectif  à très  grande  ou- 
verture, 1,3  environ,  foyer  50  millimètres; 

Kinoptik  : La  trousse  complète  de  25  à 
100  m/m  en  apochromatiques,  est  actuelle- 
ment entière;  cette  firme  présente  un  objec- 
tif à grande  ouverture  : 1,3/1, 4 environ; 

Boyer  fabrique  aussi  une  série  â grande 
ouverture  : 1,4  environ; 

Duplouich  a,  â l’étude,  un  foyer  variable, 
étude  en  cours. 

CELLULE  PHOTO-ELECTRIQUE 

L’emploi  de  la  cellule  photo-électrique  se 
généralise  dans  la  prise  de  vues,  le  bulletin 
de  février  1940  de  V American  Cinemato- 
grapher  publie,  à ce  sujet,  un  article  de  Don 
Norwood.  Une  illustration  représente  l’opé- 
rateur français,  naturalisé  Américain,  Lu- 
cien Andriot,  surveillant  la  mesure  de  la 
brillance  d’un  sujet  que  fait  un  de  ses  aides. 

CINEMA  DE  L’ARMEE 

Les  armées  belligérantes  font  un  grand 
emploi  du  cinéma;  à ce  sujet,  signalons  que 
la  Section  française,  sous  les  ordres  du 
Lieutenant-Colonel  Calvé,  est  extrêmement 
importante,  tant  pour  son  organisation  que 
par  le  matériel  qu’elle  possède. 

L’armée  anglaise  forme  son  service;  l’ar- 
mée polonaise  a un  embryon  d’organisation. 

Les  Allemands  ont  aussi  un  service  spé- 
cialisé. 

Il  ne  faut  pas  croire  que  le  cinéma  mili- 
taire ne  sert  qu’à  la  propagande,  c’est  aussi 
un  agent  de  renseignement,  dont  la  valeur 
est  indéniable. 

Les  Anglais  ont  récemment  annoncé  qu’ils 
faisaient  l’éducation  de  leurs  pilotes  à l’aide 
de  bandes  prises  durant  le  combat. 

Jusqu’ici,  le  cinéma  en  couleurs  n’est  pas 
utilisé. 

CATALOGUE 

La  maison  Kodak-Pathé,  à la  date  du  25 
février,  a mis  en  application  son  nouveau  ta- 
rif concernant  les  papiers  et  films  photogra- 
phiques, les  produits  photographiques  purs, 
les  produits  manufacturés,  le  matériel  de 
laboratoire.  ■ 


LA  COULEUR 


Signalons  à nos  lecteurs  qui  comprennent 
l’anglais,  Couleur  Théorique  et  Pratique,  par 
H.  D.  Murray  et  I).  A.  Spencer,  éditeur 
Chapman  and  Hall.  Prix  : 25  shillings. 

♦ 

Le  Cinéma  éducatif 


La  Société  Kodak  édite  en  anglais  un 
opuscule  de  quarante  pages,  intitulé  : Mo- 
tion Pietures  in  Education. 

Ce  petit  livre  contient  la  liste  de  700 
films  éducatifs. 


voici  un  film 


Copyright  1939.  Paramount  Pictures  Inc. 


BONNE  NOUVEUE  ! 

GRANDE  NOUVEUE 


; V:y.' 


ction 


«H  1®«1 

Réo'|Sot  -ftsirfj 


Q’OpreS 

isntnof 


v°us  ferez 

Roi  petit  et 


SUX  voisin  le  Roj 


VOUS  ENTENDREZ  la  Princesse  Glory  et  le 
Prince  David  chanter  d’exquis  duos  d’amour! 


PROOl  CTIOK 
FL€ISC«€R  €N  TECHNICOLOR 


Copyright  1939,  Paramount  Pictures  Inc. 


JUtCouÊ  Su! 


LES  AVENTURES  STUPÉFIANTES,  RÉJOUISSANTES,  EXTRAORDINAIRES,  SENSATION- 
NELLES, du  fameux  Gulliver  parmi  le  peuple  minuscule  du  Royaume  de  Lilliput.  . Des 
personnages  d’un  comique  irrésistible  et  qui  vont  être  célèbres  dans  le  monde  entier... 
Vous  verrez  l’irascible  Roi  Bombo  et  le  doux  Roi  Petit;  le  peureux  Gabby  ; l’adorable 
Princesse  Glory  et  David,  son  Prince  Charmant  ; le  sinistre  trio  d’espions:  Sneak,  Snoop  et 
Snitch,  et  Twinkletoes,  le  pigeon-voyageur  qui  se  trompe  invariablement  de  chemin  parce 
qu’il  louche  ! Tous  ces  joyeux  phénomènes  seront  demain  universellement  connus... 
25.000  Lilliputiens  aux  mines  désopilantes,  dont  les  farces  inénarrables  vous  feront  rire  aux 
larmes...  Le  géant  Gulliver  dans  un  millier  de  scènes  d’une  séduction  extraordinaire,  que 
viennent  renforcer  encore  des  couleurs  éclatantes...  Toute  une  série  de  chansons  à succès...  La 
plus  incroyable,  la  plus  admirable  et  joyeuse  histoire  qu’on  ait  jamais  faite  en  Dessin  Animé! 


Ça^umounf 


ÉCLATS  des  farces 
les  Lilliputiens  ! 


VOUS  FRÉMIREZ  devant  les 
trois  espions  : Sneak,  Snoop 


4 

h “ 

; 

(y 

, 

ï 1 1* 

F I ix 

b flÉv 

« 

k 

■ 

4 

«N  AVANT  (A  MUSIOUÏ ««"‘«'“J  'SîTpaVS 
VOUS  AU«  ?ART/ R POUR  «UIPUT , UN  PAVS  f 

OU  TON  «AMASSÉ  Dï  l’OR  A PWJWS  «KAS  • 


BOMBO,  tyran  irascible,  roi  de  Blefuscu, 
De  façon  risible,  a provoqué  Lilliput! 


GABBY,  le  crieur  public,  a trouvé  Gulliver. 
Ce  dernier  tombe  à pic,  car  Lilliput  est  en  guerre! 


PETIT,  monarque  débonnaire  des  Lilliputiens 
Envoie  faire  lanlaire  son  odieux  voisin... 


DAVID,  Prince  Charmant,  et  sa  chère  GLORY 
Connaîtront  mille  tourments  avant  que  d’être  unis. 


SNAEK,  SNOOP  et  SNITCH,  espions  du  roi  Bombo 
Font  bien  de  se  cacher.  Car  ils  ne  sont  pas  beaux  ! 


Copyright  1039,  Paramount  Pictures  Inc. 

TWSNKLETOES,  pigeon-voyageur,  louche  au  point 
Que  le  pauvre  se  trompe  à tout  coup  de  chemin  ! 


Les  joyeux  personnages  ci-dessus,  dont  les  noms  seront  vite  célèbres,  sont  les  héros 
charmants  ou  comiques  des  "VOYAGES  DE  GULLIVER".  Cette  reproduction  ne  peut, 
toutefois,  rendre  la  richesse,  la  drôlerie,  la  gaieté,  l’entrain,  ni  les  couleurs  rutilantes 
des  scènes  et  de  ces  personnages,  tels  qu’ils  apparaissent  dans  ce  film  admirable 

de  Max  Fleischer! 


mprimé  en  France 


19 


CÎ!\ÉI»^^^R/\I 

FR&lWISE 


R/IPHDE 


cccmirm :xxxxxxxxxxco 


ANALYSE  ET 
CRITIQUE  DES  FILMS 

L'Homme  qui  cherche 
la  Vérité 

Comédie  dramatique  (G) 


Origine  : Française. 

Réalisation  : Alexandre  Esway. 

Auteur  : Pierre  Wolff. 

Dialogues  : Pierre  Wolff. 

Décorateurs  : Ménessier. 

Opérateurs  : Arménise,  Por- 
tier et  Janvier. 

Musique  : Adolphe  Borchard. 

Interprétation:  Raimu,  Alerme, 
Jacqueline  Delubac,  Jean  Mer- 
canton,  Gabrielle  Dorziat, 
Yvette  Lebon,  Jean  Tissier, 
Tramel,  Génin,  Mûmes  Fils, 
Suzanne  Dehelly 

Studios  : Neuilly. 

Enregistrement  : Mélodium. 

Montage  : Serein. 

Production  : Gibé. 

Edition  : C.C.F.C. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
La  plus  grande  originalité  de 
ce  film  écrit  par  un  humoriste 
qui  est  en  même  temps  un 
dramaturge  de  métier  : Pierre 
Wolff,  est  naturellement  dans 
son  excellent  scénario  qui  a 
une  résonance  humaine  pro- 
fonde  et  parfois  très  amère. 
Remarquablement  joué,  élé- 
gant, bien  décoré,  ce  film  d’a- 
mour et  de  philosophie  distri- 
bue à égalité  l’émotion  et  la 
gaieté. 

SCENARIO.  — Un  riche 
banquier  : Vernet,  conduit  ses 
affaires  et  sa  vie  avec  la  plus 
grande  bonté.  Le  hasard  lui  fait 
douter  de  la  loyauté  de  son  jeu- 
ne filleul,  élevé  par  lui,  et  de  sa 
jeune  maîtresse.  Il  vent  connaî- 
tre la  vérité,  savoir  si  celle  qu’il 
aime  comme  un  fou  le  trompe 
avec  son  protégé.  Il  feint  d’être 
sourd,  passe  avec  succès  l’exa- 
men des  spécialistes  et,  isolé 
dans  sa  prétendue  surdité,  en- 
tend la  vérité  jaillie  de  tous  ceux 
qui  profitent  de  lui  et  l’insultent. 
Cela  lui  donne  d’amères  joies, 
j seul,  un  vieux  caissier  lui  appa- 
raît comme  honnête.  Sa  propre 
famille  le  gruge.  Mais  sa  mai- 
tresse,  ignorant  sa  feinte,  vient 
confesser  sa  faute,  dans  une  let- 
tre qfi’elle  lui  porte.  Et  il  lui 
pardonnera  à elle  seule. 

TECHNIQUE.  — Dans  d’élé- 
gants décors  blancs  et  or,  se  dé- 
roule cette  aventure  philosophi- 
que, d’un  ton  doux-amer,  où 
Pierre  Wolff  a laissé  percer  une 
certaine  misanthropie  souriante. 
La  mise  en  scène  est  habile,  un 
peu  lente,  mais  très  soignée.  Ex- 
cellente photographie.  De  très 
bonnes  scènes,  surtout  dans  la 
vie  familiale  du  banquier  ou 
dans  ses  rapports  avec  ses  em- 
ployés. Musique  de  Borchard 


DANS  LES  STUDIOS 

— — m w ~ : ~ : 

Cette  Semaine  on  commence  3 Films 


NEUILLY 
Diamant  noir. 

Réal.  : J.  Delannoy. 

Ved.  : Gaby  Morlay,  Charles 

Vanel,  Louise  Carletti. 

Décors  : Les  chambres  de 
Thérèse,  de  la  jeune  fille  (Nora). 

Tournage  : 3"  semaine. 

Pro  l.  : Minerva. 

FRANÇOIS-ler 

On  a terminé  Le  Mystère  du 
Bois  Belleau  (Le  Collier  de 
Chanvre).  Le  film  est  au  mon- 
tage. 

Prod.  : C.  F.  C. 

NICE-C.  M.  C. 
tUntel  Père  et  Fils. 

Réal.  : J.  Duvivier. 

Ved.  : Raimu,  Michèle  Mor- 
gan, Louis  Jouvet,  Devillers,  Lu- 
cien Nat,  Suzy  Prim,  Le  Vigan. 

Tournage  : 13"  et  dernière  se- 
maine. 

Prod.  : Transcontinental. 


BILLANCOURT 

Volpone. 

Réal.  : Maurice  Tourneur. 
(Voir  films  commencés). 

Prod.  : Ile-de-France  Film. 

On  monte  Faut  ce  qu’il  faut. 

Prod.  : Vondas. 

BUTTES-CHAUMONT 
Mariage  par  Procuration. 

(Titre  provisoire). 

(Voir  films  commencés). 
Tournage  : lre  semaine. 

Prod.  : Spéva. 

La  Voix  du  Bonheur. 

(Fiche  semaine  prochaine). 
Prod.  : Films  Comète. 
Tournage  : lre  semaine. 

On  monte  Elles  étaient 
Douze  Femmes. 

Prod  : Régina. 

On  monte  La  Grande  Leçon. 
Prod.  : Sifra. 

On  monte  Une  Idée  à l’Eau. 

Prod.  : Spardice. 


REÜT9FSCAY3QN 


Bécassine,  le  film  gai  de 
Pierre  Caron,  dont  nous 
avions  donné  le  titre  dans 
notre  tableau  de  la  produc- 
tion comme  étant  interdît, 
n’est  nullement  interdit  par 
la  Censure.  Il  sera,  au  con- 
traire, présenté  et  sorti 
prochainement  par  la  So- 
ciété D.  P.  F. 


ROME-SCALERA 

La  Comédie  du  Bonheur. 

Réal.  : Marcel  L’Herbier. 

Ved.  : Ramon  Novarro,  Michel 
Simon,  Jules  Berry,  Micheline 
Presles,  Magdelaine  Bérubet. 
Isa  Pola.  Ajoutons  enfin  ces 
noms  d’acteurs  : Alerme,  René 
Génin,  Jaque  Catelain,  Marcel 
Vallée,  Doumel,  Tré-ki,  Eve 
Francis,  Sylvie  et  Bartenelï, 
Malbert,  Gildès,  Stern. 

Pr.  : Scaléra.  Distr  : Discina. 


LA  FILLE  DU  PUISATIER 

Le  film  de  Marcel  Pagnoi 
est  au  point.  M.  Pagnoi  com- 
mencera à le  tourner  le  20 
mai.  Ses  protagonistes  sont 
engagés.  Raimu,  Josette  Day 
et  Fernandel  joueront  les 
trois  principaux  rôles  de  cette 
comédie  sentimentale  et  pay- 
sanne, dont  Pagnoi  a écrit  le 
scénario  et  les  dialogues. 


Les  Films  commencÉs  cette  Semaine 


13.  MARIAGE 

PAR  PROCURATION 

(Titre  provisoire) 


12.  VOLPONE 


Auteurs  : Jules  Romains  et 
Stéfan  Zweig,  d’après  Ben 
Jonson. 

Dialogues  : Jules  Romains. 

Réalisateur  : M.  Tourneur. 

Décors  : Jean  Périer  et  Bar- 
sacq  et  Gut. 

Musique  : Marcel  Delannoy. 

Assistant  : M.  Lepage. 

Chef-opérateur  : A.  Thirard. 

Opérateurs  : Colas,  Du  maî- 
tre, Taverne. 

Régie  générale  : Denis. 

Ing.  du  son  : Guerlinger. 

Photographe  : Sam  Lévin. 

Studios  : Billancourt. 

Enregistrement  : W.  E. 

Script-girl  : Suzanne  Bon. 


expressive  et  spirituelle.  Le  dia- 
logue est  cinglant  et  juste. 

INTERPRÉTATION.  — Rai- 
mu, grand  acteur,  se  déchaîne 
dans  le  rôle  du  faux  sourd  avec 
une  cocasserie  et  une  richesse 
d’expression  illimitée.  Jacque- 
line Delubac  est  belle,  perfide  et 
ondoyante  à souhait,  et  le  cou- 
ple des  parents  parasites  est 
très  bien  campé  par  Gabrielle 
Dorziat,  très  élégante,  et  l’excel- 
lent Alerme.  Tramel  (le  caissier), 
Génin,  la  piquante  Yvette  Le- 
bon, Suzanne  Dehelly  qui  amu- 
se, Jean  Tissier  toujours  burles- 
que, complètent  cette  distribu- 
tion de  classe. 


Maquil.  : Klein,  Gauchat. 

Monteur  : Marcel  Cohen. 

Interprètes  : Harry  Baur, 
Louis  Jouvet.  Charles  Dul- 
lin,  Fernand  Ledoux,  de  ht 
Comédie  Française,  Jac- 
queline Delubac,  Marion 
Dorian,  Temerson,  Alexan- 
dre Rignault. 

Prod.  : Ile-de-France  Film. 

Epoque  : Renaissance  ita- 
lienne. 

Cadre  : L’intérieur  d'un  ri- 
che bourgeois  vénitien. 

Sujet  : Voljjone,  vieil  hom- 
me que  l’on  dit  richissime, 
annonce  qu’il  léguera  sa 
fortune  à ceux  qui  l’auront 
le  mieux  choyé.  Dès  lors, 
tout  lui  est  dispensé  : ar- 
gent, honneurs,  amour , flat- 
terie, plats  succulents,  pa- 
rures. Ce  film  est  l’adapta- 
tion de  la  pièce  célèbre 
créée  à l’Atelier  par  Char- 
les Dullin. 

Commencé  le  23  mars  1940. 


■ Signalons  que  dans  le 
n°  1115,  page  10,  nous  avons 
passé  un  cliché  représentant 
deux  soldats  suisses  au  re- 
pos. La  légende  qui  portait  le 
titre  : Sentinelles  des  Alpes 
étant  erronée,  nous  rétablis- 
sons volontiers  : Une  photo 
du  film  militaire  suisse  : Le 
Fusilier  Wipf,  produit  par 
Praesens  Films,  de  Ziirich. 


Auteurs  : Jean  de  Létraz, 
Michel  Deligne. 

Dialogues  : Jean  de  I^étraz. 

Réalisateur  : 

Assistant  : 

Chef-opérat.  : Otto  Heller. 

Opérateurs  : André  Thomas 
et  Ernest  Bourcaud. 

Décors  : G.  W akhévitch. 

Régie  générale:  Metchikian. 

Régie  : Louis  Wips. 

Musique  : Michel  Lévine. 

Ing.  du  son  : Mavron. 

Photographe  : Loulou  Marx. 

Studios  : Bulles-Chaumont. 

Enregistr.  : Radio-Cinéma. 

Script-girl  : 

Maquilleur  : Lucien  Dupuis. 

Monteuse  : Mme  Martin. 

Interprètes  : Georges  Ri- 
gaud,  Mona  Goya,  Jean  Tis- 
sier, Curette,  Blanchette 
Brunoy,  Raymond  Cordy, 
Brocharcl. 

Dir  de  prod.  : Michel  Safra. 

Prod.  : Spéva. 

Distr.  : Discina. 

Epoque  : Moderne. 

Cadres  : Quelque  part  aux 
armées  et  dans  une  maison 
de  costumes  pour  théâtres. 

Sujet  : Deux  amis,  mobilisés 
ensemble,  envoient  leurs 
photos  à de  jeunes  ou- 
vrières costumières.  Les 
photos  étant  changées,  un 
imbroglio  sentimental  et 
comique  se  noue,  et  se  dé- 
nouera dans  le  cadre  du 
théâtre  aux  armées. 

Commencé  le  27  mars  1940. 


20 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


rrrxrxxxm  cine 


JÊf 

MRi 

FR^IKJS 


RAPHIE 

"SE 


♦ ♦♦♦***♦♦♦♦♦  ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦  ♦♦ 


ANALYSE  ET 
CRITIQUE  DES  FILMS 

Le  Danube  Bleu 

Drame  musical 


Origine  : Française. 

Réalisation  : E.  Reinert  et  Al- 
fred Rode. 

Auteurs  : E.  Reinert  et  Cartier. 

Dialogues  : Yvan  Noé. 

Décorateur  : Duquesne. 

Opérât.  : Riccioni  et  Grignon. 

Musique  : Musique  tzigane  po- 
pulaire et  d’Alfred  Rode. 

Assistant  : Serge  Laroche. 

Interprétation  : José  Noguéro, 
Madeleine  Sologne,  Jean  Gal- 
land,  Marguerite  Moreno,  Si- 
mone Iléliard,  Raymond  Sé- 
gard,  AIlain-Dhurtal,  Alfred 
Rode  et  son  orchestre  tzigane, 
Etchepare,  Zita  Fiore,  Temer- 
son,  Oudart  et  le  petit  Claude 
Roy. 

Studios  : François-ler. 

Ing.  du  son  : Hawadier. 

Prod.  : Films  Rode. 

Edition  : S.E.L.F. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Un  film  romanesque  et  senti- 
mental qui  se  situe  sur  les 
bords  du  Danube,  parmi  les 
tziganes  chanteurs  et  musi- 
ciens, dans  une  tribu  dont  le 
pittoresque  est  fort  habile- 
ment évoqué  au  cours  de  ces 
images  soig.nées. 

Un  scénario  bien  construit 
permet  de  suivre  l’aventure 
de  Sandor,  tzigane  passionné 
et  beau  qui  préférera  à la 
gloire  la  vie  parmi  les  siens  et 
l’amour  d’une  fille  de  sa  race. 
Danses,  musique  et  chants 
sont  les  attraits  réels  de  cette 
bande  originale. 

SCENARIO.  — Sandor.  pau- 
vre tzigane  des  bords  danubiens, 
et  le  riche  Féry  courtisent  la 
plus  belle  fille  de  la  tribu  : Ani- 
ka. Féry  meurt  assassiné.  On 
soupçonne  Sandor  qui  s’enfuit. 
Sa  voix  magnifique  le  fait  enga- 
ger ci  Budapest  où  il  devient  cé- 
lèbre. Anika  démasque  le  vrai 
coupable,  le  jaloux  Rakos.  Et  les 
tziganes  viennent  chercher  San- 
dor aux  « Ambassadeurs  » de 
Budapest  et  le  ramènent  triom- 
phalement dans  leur  tribu  avec 
Anika,  heureuse  d'avoir  recon- 
quis son  bien-aimé. 

TECHNIQUE.  — La  qualité 
photographique  du  film  est  in- 
déniable, et  de  mélancoliques 
visions  de  fleuve  évoquent  assez 
bien  les  paysages  du  Danube. 
Les  scènes  dans  le  camp  tzigane, 
la  danse,  l’orchestre  d’Alfred 


JEUDI  4 AVRIL 

Paramount,  10  h.,  Pagnol. 
Le  Président  Haudecœur. 


SUISSE 


La  Société  « Films  Glo- 
ria »,  122,  avenue  des 

Champs-Elysées,  Paris,  pro- 
ductrice du  hlm  D’Iierr  Mai- 
re, parlant  alsacien,  vous  prie 
d’insérer  que  par  Jugement 
du  Tribunal  de  Commerce  de 
la  Seine,  du  3 mars  1940,  elle 
a obtenu  de  reprendre  les 
droits  exclusifs  de  distribu- 
tion de  ce  film  pour  la  Suisse. 

Ce  jugement  statuait  dans 
un  litige  entre  la  Société 
Films  Gloria  et  la  Société  Mo- 
nopol  Films  de  Zurich  et  a 
été  rendu  après  plaidoiries 
de  Me  Jean  Lévêque  et  Me 
Lehman  n. 


UN  PLAN  DE  PARIS 
CINEMATOGRAPHIQUE 
A ETE  CREE 


Nous  sommes  heureux  d’in- 
former toutes  les  branches 
de  l’Industrie  cinématogra- 
phique, ainsi  que  Messieurs 
leurs  Représentants,  qu’un 
plan  de  Paris  vient  d’être 
créée  sur  lequel  est  mention- 
né chaque  établissement  et 
chaque  circuit. 

Ce  travail  a été  établi  par 
M.  Roubaud,  9,  rue  Couche, 
Paris-1 4e. 

Nul  doute  que  ce  docu- 
ment, d’une  grande  utilité  et 
d’une  incontestable  valeur, 
soit  demain  entre  les  mains 
de  tous. 


1 M.  Perdriei-Vaissière,  di- 
recteur de  cinémas  en  Bretagne, 
vient  de  faire  rééquiper  sa  ca- 
bine de  Paimpol  avec  projec- 
teurs « Victoria  IV/B  » et  sys- 
tème sonore  standard  des  Eta- 
blissements Cinélume,  3,  rue  du 
Colisée  à Paris. 


Rode  remarquablement  conduit 
et  enregistré  ajoutent  leurs  at- 
traits à l’intrigue  sentimentale 
corsée,  et  qui  plaira.  Un  riche 
décor  (les  Ambassadeurs)  sert 
de  cadre  aux  scènes  finales  qui 
permettent  d’entendre  de  beaux 
airs  très  bien  chantés. 

INTERPRETATION.  — José 
Noguéro  révèle  ici  un  don  de 
chanteur  de  qualité  et  reste  un 
jeune  premier  romantique  et 
sensible.  La  vive  Madeleine  So- 
logne a de  la  flamme  et  du  char- 
me, Jean  Galland  dessine,  spiri- 
tuellement, un  assassin  haineux 
et  Marguerite  Moreno  a beau- 
coup d’allure  en  vieille  bohé- 
mienne. Jolie  silhouette  de  Si- 
mone Héliard.  L’ensemble  de  la 
troupe  a beaucoup  de  tenue. 


VENDREDI  5 AVRIL 

Paramount,  10  h.,  Prod.  Garb. 
Marseille  mes  Amours. 


PETITES  ANNONCES 

Demandes  et  offres  d’emploi  : 3 l'r. 
la  ligne.  — Achat  et  vente  de  matériel, 
de  salles,  annonces  immobilières  et  de 
orevets  : 9 l'r.  la  ligne. 

Dans  les  catégories  ci-dessus,  12  li- 
gues gratuites  />ar  an  pour  nos  abon- 
nés. 

Annonces  commerciales  pour  la  vente 
de  films  : 50  fr.  la  ligne. 

Pour  les  annonces  domiciliées  au 
journal,  1 fr.  de  supplément  pour 
France  et  Empire  Français;  3 l'r.  pour 
l’Etranger.  Les  petites  annonces  sont 
payables  d’avance.  L’administration  du 
journal  décline  toute  responsabilité 
quant  à leur  teneur. 


DEMANDES  D’EMPLOI 


Opérateur  électricien  dé- 
panneur, cherche  emploi  Paris. 

M.  Hadeski,  99,  rue  Champion- 
net,  Paris. 


Opérateur  de  projection,  li- 
bre, non  mobilisable,  cherche 
emploi. 

Ecrire  n°  80. 


Représentant,  ayant  réfé- 
rences, dégagé  obligations  mili- 
taires, cherche  place  représen- 
tant Paris  ou  province. 

Ecrire  n°  79. 


Opérateur,  cherche  emploi 
ou  remplacements  pour  soirées. 

M.  Gœury,  64,  rue  Lamarck, 
Paris. 


Jeune  Homme,  27  ans,  ayant 
douze  ans  dans  grande  firme 
cinématographique,  très  bonnes 
références,  désire  représenta- 
tion tous  films,  stock  et  récents, 
pour  le  Maroc,  fixe  ou  à la  com- 
mission. 

M.  Elie  Bendayan,  2,  boule- 
vard d’Anfa,  Casablanca. 


VENTES  MATÉRIEL 

Pathé  Rural  Junior,  17  mm.  5 

sonore  et  parlant,  complet,  en 
parfait  état  de  fonctionnement. 

Collin,  9,  Place  des  Halles, 
Mortagne-au-Perclie  (Orne). 


DIVERS 


J’offre  à tourneur  capable, 
possédant  matériel,  jolie  salle, 
côte  normande,  belles  possibi- 
lités, loyer  infime. 

Ecrire  n°  81. 


Poste  double  sonore  Nitzsche 
1939,  complet  : ampli,  haut-par- 
leur, etc...,  absolument  neuf. 
Ecrire  n°  66. 


DIRECTEURS  ! 

La  Cinématographie  Fran- 
çaise vous  apporte  toutes  les 
semaines  les  nouvelles  du 
métier. 

ABONNEZ-VOUS! 


Les  films  nouveaux  à Paris 


Semaine 

du  20-3-40  au  26-3-40 
FILMS  FRANÇAIS 

Feu  de  Paille  (1"‘  sem.)  (Pa- 
ramount) (C.  F.  C.). 

Narcisse  (lre  sem.)  (Max-Lin- 
der)  (Gray  Films). 

Sans  Lendemain  (Le  Fran- 
çais) (2°  sem.)  (Ciné-All.). 

U Homme  qui  cherche  la  Vé- 
rité (Marivaux)  (2e  sem.) 
(C.C.F.C.). 

Le  Danube  bleu  (Etoile) 
(2e  semaine). 

Sérénade  (5e  sem.)  (Mari- 
gnan)  (Astra-Paris  Films). 

Les  Musiciens  du  Ciel  (Coli- 
sée) (7”  sem.)  (Filmsonor). 

Battement  de  Cœur  (Made- 
leine) (9°  sem.)  (Ciné-All.) 

La  Famille  Duraton  (4e  sem.) 
(Aubert)  (S.E.L.F.). 

FILMS  AMERICAINS 
VERSIONS  ORIGINALES 

Les  Conquérants  (lre  sem.) 
(Olympia)  (Warner  Bros). 

En  Français...  Messieurs  (2‘ 
sem.)  (Champs  - Elysées) 
(Paramount). 

Pacific  Express  (Rex)  (2e  s.) 
(Paramount). 

L’Amour  frappe  André  Har- 
dy (Marbeuf)  (2e  semaine) 
(M.-G.-M.). 

La  Mousson  (3f  sem.)  (Le  Pa 
ris)  (Fox). 

L'Espion  noir  (3?  sem.)  (Cé- 
sar-Max-Linder). 

La  Grande  Parade  de  Disney 
(4e  semaine)  (Cinéphone) 
(R.  K.  O.  Radio). 

Lune  de  Miel  à Bali  (4e  sem.) 
(Avenue)  (Paramount). 

Le  Mystère  de  la  Maison  Nor- 
man (5e  sem.)  (Lord-Bv- 
ron)  (Paramount). 

M.  Smith  à Washington  (11° 
sem.)  (Biarritz)  (Columb.). 

Filles  courageuses  (Balzac) 
(4°  sem.)  (Warner  Bros). 


SOLDAT  DE  FRANCE 

C’est  Soldai  de  France  et  non 
« Soldat  en  France  »,  comme 
nous  l’avions  imprimé  par  er- 
reur, le  titre  de  la  nouvelle 
chanson-marche  de  nos  amis 
Henry  Lafragette  et  Yves  Fos- 
soul. 

Cette  chanson,  enregistrée  sur 
disque  Pathé  par  Renée  Dyane, 
obtient  dans  les  principaux  ci- 
némas de  France  un  succès  de 
plus  en  plus  marqué. 


PUBLICITÉ  DU  MÉTROPOLITAIN 

Département  Cinémas 


L.  PERTUS 

3,  rue  Duperré,  Paris  (90 
de  9 heures  à 14  heures  : 
Trinité  15-14 

de  14  heures  à 24  heures  : 
Roquette  30-12 


Le  Gérant  : P.  A.  Harlé. 


Imp.  de  La  Cinématographie  Française,  29,  rue  Marsoulan,  Paris. 


Présentations  à Paris 

(Communiqué  en  application  de  l’article  IV  du  décret  du  25  juillet  1935.) 


FOURNITURES  GÉNÉRALES 
POUR  EXPLOITATIONS  OINÉMATOiRIPHlQUES 


E.  STENCIL 

il  et  13  Faubourg  Saint-Martin 

PARIS  (10e) 

Téléphone  : Botzaris  19-26 


charbons,  lampes  de  projection  et  d’exci- 
tation, miroirs,  objectifs  optique  supé- 
rieure, Pathéine,  huile  pour  projecteurs, 
papiers  rouleaux,  bandes-papillons,  im- 
primerie spéciale  de  tickets  d’entrée, 
films  : entracte,  etc...,  film  humoristique 
pour  alerte,  pièces  détachées  Pathé,  Gau- 
mont G.  M.  et  C.  M.  C.  B. 

Seg.  29  et  Seg.  31 


POUR  NOS  SOlOATS 

Directeurs,  ne  ralen- 
tissez pas  votre  effort. 
Offrez  toujours  des  tim- 


bres à vos  spectateurs. 
L’œuvre,  patronnée  par 
le  Président  Daladier,  a 
besoin  d’argent,  de  beau- 
coup d’argent  pour  se- 
courir nos  poilus  sans 
ressources. 


POUR  AVOIR  LES  MEILLEURS  PRIX 
DANS  LA  MEILLEURE  FABRICATION 

CONSULTEZ  SANS  HÉSITER 

CINÉ- SIÈGES 

45,  RUE  DU  VIVIER  à AUBERVILLIERS  (Seine) 

Téléphone  : FLANDRE  01-08 


LE  DISPENSAIRE  DU  CINEMA 

28,  rue  de  Châteaudun,  28.  — PARIS-9 

HEURES  DES  CONSUI TATIONS 


lllllllllllllllllllllllllll 

Lundi  .... 
Vendredi 

Illllillllllllllllllllllllllllllllllllll 

Médecine 

Générale 

llllllllllllllllllllllllllllllllll 

D'  CARASSIC 

lllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 

15  h.  à 18  h.  30 

Mardi  .... 
Jeudi  

Contrôle  Médical 

D'  MED  INI 

14  h.  à 16  h.  30 

Mardi  .... 

Samedi  . . . 

Gynécologie 

Urologie 

Dermatologie 

Dr  PETIOT 

15  h.  à 18  h.  30 

9 b.  30  à 12  h. 

Mercredi  . . 

Oto-Rhino-Laryn- 
gologie et 
Ophtalmologie 

D'  LENOIR 

15  h.  à 18  h.  3C 

Jeudi  

Poumons,  Cœur 
Tube  digestif 
Radiographie 
Examen  des  En- 
fants de  5 
à 15  ans 

D' CHARPY 

Se  renseigner 
au  siège 

Du  LUNDI  au  SAMEDI  aux  mêmes  heures,  et  sur  rendez-vous  : 
Soins  et  traitements  à l’Infirmerie  du  Dispensaire 

Interventions  Chirurgicales  — Rayons  U.  V. — Vaccins  — Toutes 
Analyses  — Piqûres  — Massages  : Hygiénique  et  Médical, 
Cellulite,  Phlébite,  Ulcères  Variqueux,  etc. 


piiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiiüiiiiiiiiiiiiiyiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinm^ 

ILFORDl 


FILMS  ALBATROS 

7,  Avenue  Vion  Whitcomb 
PARIS-16® 

Tél.  : Jasmin  18-96 


Représentant  général  pour 
Europe  Continentale 
Ernest  WETTSTEIN 
116  bis,  av,  des  Champs-Elysées 
PARIS 

Tél.  : BAL.  34-38 
Câbles  ERWETT-PAIUS 


ÉÊk, 

37,  Avenue  des  Champs-Elysées 
PARIS  (V11I-) 

Téléphone  : Balzac  40-38 
Câbles  : LER  ER  EN-PARIS 

LIBRE 

Pellicule  vierge 
Agents  Exclusifs 

WELLINGTON  I WARD  IL 

52,  rue  de  Dunkerque 
PARIS-IX* 

Tél.  : Trud.  83-82. 
Télégr.  : Wellward. 


MATERIEL  MODEItNE  - TRANSPORTS  - DOUANES 


COPY'BOURSE 

1 30,  rue  Montmartre  - Tél.  : Gui  15-11 

est  ouvert  et  [se  charge  tous  travaux 
machine  à écrire. 


= Travaux  machîmes  et  «duplicateurs 


EN  PREPARATION 


LES  SIÈGES 

STELLA 

USiME  a LABRUCUIÈRE  .TARN 


ÀMMMm 

CONTROLES  AUTOMATIQUES 

39,  avenue  George-V 

(entrée  17,  rue 
Quentin-Bauchart) 

Téléphone  : Balzac  47-95 


Rapid  Universal 
Transport 

Tél.  : Trud.  01-50 


MICHÂiJX&MN 


TRANSPORTS  EXTRA  RAW0ES  EUE 

2.RUE  DE  ROCROY 

Trucfaine  72-81  (7  lignes) 

Permanent  nuit  et  jour. 


TRANSPORTS 
RAPIDES  DES  FSUÜS I 
TOUTES  DIRECTIONS 


2,  rue  Thimonnfer 
PARIS  (IX*) 


! 


3,  Rue  du  Colisée/  PARIS  — ELYsées  44-00 

APPAREILS  DE  PROJECTIONS  CINÉMflTOËRflPHIOUES  SONORES 


CABINE  DU  CINÉMA  NOVELTY  A EVREUX  — Directeur:  Mr  R.  DUMONT 
PROJECTEURS  VICTORIA  VI  FROID  A SOUFFLERIE  INCORPOREE 
LANTERNES  ZENITH  III  A MIROIRS  DE  350  Mf/M 

SYSTEME  SONORE 

POLYPHONIG 

A H.  P.  MULTICELLULAIRES 


AGENTS 


F.  FRANÇOIS,  4,  Rue  du  Rhin,  Grenoble 
W.  DE  ROSEN,  278,  Bd  National,  Marseille 
CINE-MATERIEL,  8,  Rue  Marivaux,  Nantes 
F.  GERVAIS,  14,  Rue  Edgard-Quinet,  Alger 


TOUT 

MATÉRIEL 

DISPONIBLE 

LIVRAISON 

IMMÉDIATE 


WfmP'PP'--- 


itzÿPé&mMtwm 

pi! 


RAHON  NOVARRO  « 
MICHEL  SIMON 
^JACQUELINE  DELUBAC 

DAN  S U N FILM  DE  I 

MARCEL  L'HERBIER 

U COMEDIE  DU  BONHEUR 

D’APRÈS  LA  PIÈCE  D’  EVRiINOFF 

JULES  BERRY! 
ALERME 

MICHELINE  PRESLE 

RENÉ  GÉNIN  «JAQUE  CATELIN  • MARCEL  VALLÉE 
DOUMEL*EVE  FRANCIS  • TREKI  ♦ SILVIE  • BERUBET 
JOURDAN  *BARTENEFF*MALBERT«GILDES*STERN 

&Lg_ 

MFiSRA  KF 


-esyf  ck 

IE AN  COCTEAU 

P)  iUpG.LÀMPIN 


SOCIETES 


llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll!IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIMIM!lllllll!lllllli:illllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllli:iUi 

EM  ACTIVITE 


27,  rue  Dumont-d’Urville,  PARIS 

Téléphone  : Kléb.  93-86 


% 

$ 

Société  anonyme 

122,  Champs-Elysées 

Téléph.  : llalzac  38-10  et  11 
vous  offre  toute  une  série  de  grands  films 


LES  FILMS 


44,  Champs-Elysées 
PARIS 

Elysées  64-31 

Sous  les  Toits  de  Paris, 
A nous  la  Liberté,  Le 
Grand  Jeu , Pension 
Mimosas,  La  Kermesse 
héroïque,  Désiré,  En- 
trée des  Artistes,  La 
Fin  du  Jour,  Derrière 
la  Façade 


[P  RANCI  N E X 

^ 44  . CHAMPS-ÉLYSÉES.PARIS.ü;  P 


Téléphone 
Ad.  Tél. 


balzac  13-18  et  13-19 

FRANCINEXSO-PARIS 


LES  FILMS  CRISTAL 

63,  Champs-Elysées,  Paris 

Téléphone  : Elysées  60-00 

Fonde  des  Heures  — Vignes  du  Seigneur 
Claudine  à l'Ecole  — Enfant  de  Troupe 
Marraine  du  Régiment  — Moulin  dans  le 
Soleil  — Héros  de  la  Marne 

Vous  Seule  que  j’aime 
Cas  de  Conscience  — Saturnin 
L’Ombre  du  2e  Bureau 
Après  Mein  Kampf,  mes  Crimes,  par 
A.  Hitler 
L’Espion  noir 

EDITIONS  EMILE  CAPELIER 

27,  rue  de  Turin,  Paris  (8e) 

Téléphone  : Europe  49-40 

Petite  Peste  (2.500  ni.) 

G.  Callix  - R.  Lefèvre 
IVIot  de  Cambronne  (1.200  m.),  Sacha  Guitry 

Route  heureuse  (Epoc)  (2.200) 
Edwige  Feuillère 

Jeunesse  (Epoc)  (2.600  m.),  Lisette  Lanvin 
Remarions-nous  (Epoc)  (1.200  m.) 
Sans  Elle  (800  ni.) 
Documentaires  en  600  et  800  m. 


Marcel  Pagnol| 

13,  rue  Fortuny,  PARIS  [ 

Téléphone  : Carnot  01-07 


LES  PRODUCTIONS 

FOX-EUROPA 

DISTRIBUTEURS  DE 


I ROBERT  JOUAT 

i 24,  rue  de  Trévise,  Paris  (9e) 

= Provence  38-36 

I TOUS  LES  ACCESSOIRES 

POUR  LA  CABINE 

| Charbons  — Miroirs  — Cellules  — Lampes 
| excitatrices  et  Tambours  dentés  pour  appa- 
reils de  toutes  marques 


79,  Champs-Elysées,  PARIS 
Téléphone  : Elysées  94-03  et  la  suite 


VEDIS 

FILMS 

TROIS  VALSES 
LOUISE 
ROSE  DE  RIO 


Société 

Anonyme 


Les  Films  DE  KOSTER 

20,  boulevard  Poissonnière,  Paris. 

Téléphone  : Provence  27-47. 

UN  GOSSE  EN  OR 
TROIS  ARTILLEURS  A L’OPERA 
AMOUR  INTERDIT 
RETOUR  DE  ZORRO 
REVANCHE  DE  ZORRO 
CŒUR  DE  GOSSE 


PARIS 

FILM 

LOCATION 

79,  CHAMPS-ÉLYSÉES 

Adr.  Télégr.  : PARIFILM 
Téléphone  : Balzac  19-45 


4 


95,  Champs-Elysées 
Elysées  42-78  et  51-49 
Àd.  Tél.:  BRAUNFILM 

VOUS  N’AVEZ  RIEN  A DECLARER 
LE  VEAU  GRAS 


5,  avenue  Velasquez  = 
PARIS  (8e)  | 

Tél.  : Laborde  88-50  § 
(6  lignes  groupées)  E 

Représentant  de  Ë 

FILMS  EMKA  f 

Bruxelles  5 

C.  C.  C.  | 

Bordeaux 

A.  G.  L.  F.  | 
Marseille 

Vente  jf 

pour  1 ’ étranger  = 

ERIC-FRAC  1 


9^.  Champs-Elysées 
Clysées  42*78  ci  31*49 


Représentant  de  E 

OMNIA  FILMS  Ltd  | 

Londres  • 

Vente  exclusive  des  meilleurs  filins  anglais  E 

1/ ESP  ION  NOIR  (C.  Veidt)  -= 
CONTREBANDE  (C.  Veidt»  -E 
Q PLANES  (Laurence  Oli-E 
vier  - R.  Richardson)  -= 
ROYAL  DIVORCE  (P.  Blan-= 
chard  - Ruth  Chatterton) 


Ad.  Tel.:  BRAUNFILM 
TWENTY  ONE  DAYS  (Laurence  Olivier  - V.  Leigh)  - 
THUNDER  IN  THE  CITY  (Edw.  " 


G.  Robinson)  E 


et  des  première  parties  de  qualité 


LIBRE 


SI 


LIBRE 


36,  avenue  Hoche 
Paris  (8e) 

Téléphoné  : 
Carnot  30-21  et  30-22 

Adresse  télégraphique 
JESTICFILM 
PARIS 


IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIHIItlIllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllliMItlIM 


, 


VENDREDI  12  AVRIL  à 10  heures  au  COLISÉE 


J 


Livre!"  d AUBERT 
Lyrics  de  SARVIL 
Adapiahon  DeViNCY 


Musique  de 

VINCENT  SCO!' 


aimos 

René  SARVIL  Marcel  VALLÉE  SINOËL  RIVERS  Code! 

MAUPI  FLAMENT  ARMAHDll  GEORGEL  Pierre^eCHAHEL  GERLATTA  Mado  iï 


La  D.U.C.  Présente  : 

AUBERT 

dans  un  Film  de 

Fernand  RIVERS 


• C1A11QE-MAY 


d’après  l’immense  succès  de  rire  du  THÉÂTRE  DES  VARIÉTÉS 


LA  COMPAGNIE  FRANÇAISE 
Cl  NÉM  AT  O GRAPHIQUE 

40-42,  RUE  FRANÇOIS-I"  - PARIS  (8e) 


vous  présentera  bientôt 

MARIE  DEA 
RAYMOND  ROULEAU 

DANS 

LA  MER 
EN  FLAMMES 

MIS  EN  SCÈNE  PAR  LÉO  JOANNON 

AVEC 

HUGO  HAAS 
ROLAND  TOUTAIN 


Vente  pour  le  Monde  entier:  MÂJESTIC  FILM,  36,  Avenue  Hoche,  PARIS 


- DISTRIBUTION 


GRANDE  RÉGION  PARISIENNE 

MARSEILLE 

BORDEAUX 

COMPAGNIE  FRANÇAISE 
CINÉMATOGRAPHIQUE 

COMPAGNIE  FRANÇAISE 
CINÉMATOGRAPHIQUE 

COMPAGNIE  FRANÇAISE 
CINÉMATOGRAPHIQUE 

40-42,  Rue  Françoi*-l"  - PARIS  (8e) 

53,  Boulevard  Longchamp 

16,  Rue  du  Palais-Gallien 

LYON 

LILLE 

AFRIQUE  DU  NORD 

COMPAGNIE  FRANÇAISE 
CINÉMATOGRAPHIQUE 

COMPAGNIE  FRANÇAISE 
CINÉMATOGRAPHIQUE 

COMPAGNIE  FRANÇAISE 
CINÉMATOGRAPHIQUE 

3,  Boulevard  Anatole-France 

41,  Rue  de  Béthune 

62,  Rue  de  Constantine  - ALGER 

SUISSE  : ROYAL  FILM,  10,  Rue  d'Italie 


GENÈVE 


Après  3 semaines  Je  Succès 

à /'OLYMPIA 

"APRÈS  MEIN  KAMPF... 

MES  CRIMES... 

par  ADOLF  HITLER 


11 


AVEC 


LINE  NORO  et  ROGER  KARL 

continue  sa  carrière  sensationnelle 

dans  les  grandes  villes  Je  province 


Succès  Je  plus  en  plus  grand 

5eme  Semaine  d’exclusivité  au  CESAR 


L’ESPION  NOIR 


AVEC 


CONRAD  VEÎDT 


ET 


VALERIE  HOBSON 


Téléphone  : Elysées  60-011 
Télégr  : FILMCRISTA 


LES  FILMS  CRISTAL 


63,  CHAMPS-ELYSEES, 
PARIS 


RALLIEZ' VOUS 


PRÉSENTE  SIMULTANÉMENT  EN  EXCLUSIVITÉ  A PARIS 


COUSÉE  ET  AUBERT-PAIACE 

LES  MUSICIENS  DU  CIEL 

PRODUCTION  RÉGINA 

R E X 

PARIS  NEW  YORK 

PRODUCTION  RÉGINA 

FRANÇAIS 

ELLES  ÉTAIENT  12  FEMMES 

PRODUCTION  FILMSONOR-RÉGINA 


CHASSE 

GARDEE 


^lllllllllllllllllllllllllllllllllimilllllllli 
Ü 2 2*  ANNÉE  = 

| PRIX  t 5 Francs  | 

illllllllMIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIÎË 


CIME 


LE  CINEMA  FRANÇAIS 

REDACTION  ET  ADMINISTRATION  : 


RÂPHIE 


pilllllllllllllllllllllllllllülllllüllllll!^ 

= N®  1,118 


= 6 AVRIL  1940'  = 

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiüüniiiiiiÊ 

Téléphone  : Diderot  85-35  (3  lignes  group.) 
Compte  chèques  postaux  n°  702-66,  Paris 
Registre  du  Commerce,  Seine  n°  291-139. 


29,  rue  Marsoulan,  Paris  (128) 
Adr.  Télégr.  : LACIFRAL  Paris. 


Rédacteur  en  chef  : Marcel  COLIN-REVAL 
Directeur  : Paul  Auguste  HARLÉ 

Rédacteur  en  chef  (par  intérim)  : Lucie  DERAIN 


Abonnement  : 
France  : 121  fr.  20. 

Etranger  : 200  et  250  francs. 


L’INDUSTRIE  FRANÇAISE  SE  NORMALISE 


H1  L'ELAN  GREAT 


Gaby  Morlay,  Charles  Vanel,  Escande 
et  Louise  Carletti 
dans  Diamant  noir. 

film  de  J.  JDelannoy.  (Minerva). 


En  Pologne  les  Allemands  pendent 
les  Directeurs  qui  ont  passé  lefilm 
“ Les^Aveux  d un  Espion  Nazi  ’’ 

La  nouvelle,  pour  aussi  effrayante 
qu’elle  puisse  paraître,  est  exacte.  En 
Pologne  occupée  par  les  Allemands,  tous 
les  exploitants  qui  ont  passé,  avant  ia 
guerre,  « Les  Aveux  d’un  Espion  nazi  », 
ont  été  pendus  dans  leur  salle.  Certains 
employés  de  la  Warner  Bros  à Varsovie 
ont  subi  le  même  sort.  Un  représentant 
général  de  Warner  Bros  dans  la  capitale 
polonaise  a échappé  par  miracle  aux  Al- 
lemands. Au  reste,  ces  faits  sont  contrô- 
lés, et  même  publiés  dans  un  livre  paru 
récemment  et  qui  a trait  aux  atrocités 
allemandes  en  Pologne. 

Le  curieux  de  cette  pénible  affaire 
est  que  le  film  « Les  Aveux  d’un  Espion 
nazi  » passe  en  Pologne  annexée  par  les 
Russes,  et  sans  aucun  inconvénient  pour 
les  directeurs  de  cinémas...  — L.  I). 

4 

Le  Premier  Film  américain 
de  Michèle  Morgan  sera  une 
production  R.  K.  0.  Radio 

Il  se  confirme  que  Michèle  Morgan  aurait 
signé  un  engagement  pour  aller  tourner  un 
— ou  plusieurs  films  — à Hollywood.  Le 
départ  pour  les  Etats-Unis  de  la  vedette  des 
Musiciens  du  Ciel  aurait  lieu  vers  le  milieu 
de  l’été  prochain. 

C’est  dans  une  production  R.  K.  O.  Radio 
que  Michèle  Morgan  ferait  ses  débuts  dans 
le  cinéma  américain.  — P.  A. 


Nous  n’avons  pas  encore  pu  publier,  ni 
même  mettre  au  point  final,  les  « Statisti- 
ques pour  1939  » que  nous  donnons  généra- 
lement dans  le  numéro  trimestriel  de  fin 
décembre. 

La  plupart  des  collaborateurs  habituels 
de  La  Cinémato,  à Paris,  en  Province,  à 
l’Etranger,  sont  mobilisés. 

C’est  une  valable  excuse  pour  ce  retard. 

Ceux  qui  maintiennent  depuis  septembre 
La  Cinématographie  Française  dans  sa  for- 
me hebdomadaire  sont  Valéry  Roger,  dont 
le  bras  unique  en  vaut  quatre,  Morel  l’An- 
cien, et  Lucie  Derain.  Le  confrère  Rod  de 
Marseille  peut  bien  bêcher  cette  dernière. 
Il  peut  s’aligner  pour  pondre  et  mettre  en 
pages  des  numéros  informés  comme  ceux 
que  Lucie  nous  donne  depuis  sept  mois. 

Ceci  dit,  revenons  à nos  statistiques. 

Au  moment  où  la  guerre  est  venue,  les  stu- 
dios avaient  tourné  ou  commencé,  depuis 
janvier  39,  85  films.  Sur  ceux-là,  30  ont  été 
achevés  entre  temps.  Et  8 seulement  (voir 
lableau  de  la  Production  dans  notre  numéro 
du  23  mars)  n’ont  pu  encore  être  terminés. 

Production  nouvelle  : De  septembre  à dé- 
cembre, 5 films.  Depuis  le  l"r  janvier  40, 
tournés  ou  commencés  : 16  films. 

Sans  atteindre  encore  les  chiffres  habi- 
tuels de  la  période  correspondante  du  temps 
de  paix,  qui  sont  d’une  quarantaine,  les 
producteurs  français  ont  donc  fait  un  consi- 
dérable effort,  et  eet  effort  s’est  accéléré  de- 
puis les  dernières  semaines. 

Sont-ce  de  grands  films  ? Il  y en  a évidem- 
ment un  certain  nombre  traités  hâtivement, 
pour  une  clientèle  de  langue  française  ordi- 
naire, mais  un  nombre  plus  important  reste 
dans  la  ligne  de  la  plus  belle  qualité  fran- 
çaise. 

Pour  les  acheteurs  étrangers,  qui  n’ont  pu 
venir  les  chercher  encore  à Paris  même,  je 
citerai  quelques  titres  : 

Parmi  les  films  terminés  : 

L’Homme  qui  cherche  la  Vérité  (P.  WolfT) 
avec  Raimu.  Prod.  : Gibé  (déjà  présenté). 


f Intel  Père  et  Fils,  de  Julien  Duvivier, 
avec  Michèle  Morgan,  Raimu,  Jouvet.  (Prod. 
Transcontinental.  Distr.  Columbia.) 

Paris-New  York  (seuls  les  extérieurs 
Avaient  été  faits  avant  ia  guerre).  (Prod.  Ré- 
gina.) 

L’Empreinte  du  Dieu,  de  Léonide  Moguy, 
avec  Pierre  Blanchar  (extérieurs  faits  avant 
la  guerre). 

Elles  étaient  Douze  Femmes  (Prod.  Régi- 
na),  film  ne  comportant  que  des  femmes, 
parmi  lesquelles  Gaby  Morlay,  Françoise 
Rosay,  Betty  Stockfeld,  etc... 

Ceux  du  Ciel,  avec  Marie  Bell,  Pierre 
Renoir,  Jean  Galland,  Suzy  Solidor.  (Prod. 
Fana.) 

Un  Soir  d’ Alerte,  de  Baroncelli,  avec  Jo- 
séphine Baker  et  Lucien  Baroux  (Flag- 
Sédif). 

Monsieur  Hector  avec  Fernandel  (Dis.pa). 

Le  Mystère  du  Bois  Belleau,  film  policier 
(C.  F.  C.),  avec  André  Luguet  et  Delubac. 

* 

'*  * 

Dans  les  films  en  cours  : 

Volpone,  de  Tourneur,  avec  Raimu,  Jou- 
vet, Dullin,  Delubac.  (Prod.  Ile-de-France 
Film.) 

Mariage  par  Procuration  (Spéva-Discina), 
de  Maurice  Cloche,  avec  Georges  Rigaud, 
Carette,  Tissier,  Cordy,  etc... 

La  Mer  en  Flammes,  de  Joannon,  avec 
Marie  Déa,  Rouleau,  Hugo  Haas,  Toutain. 
(Prod.  C.  F.  C.) 

* 

* * 

Dans  les  films  en  préparation  : 

La  Valse  de  l’Adieu  avec  Pierre  Blanchar 
(Chopin),  film  de  Tourneur,  La  Fille  du  Pui- 
satier, de  Marcel  Pagnol,  avec  Raimu,  un 
film  de  Decoin-Darrieux  pour  Ciné-Alliance, 
deux  films  de  Viviane  Romance-Flamant, 
l’un  pour  Bercholz,  l’autre  pour  Idéal  Films, 
trois  films  de  la  S.  C.  C.,  distribution  Pathé- 
Consortium  : Parade  en  Sept  Nuits,  d’Allé- 
gret,  Les  Gardiennes,  de  Pérochou,  Les  Cinq 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


CINE 


RAPHIE 

SE 


A TRAVERS  LE  MONDE 


Les  Films\  français  sont  jugés 

trop  tristes 


RÉPARTITION  DES  RECETTES  BLOQUÉES  AUX  FIRMES 
AMÉRICAINES  D’ANGLETERRE 

Empêchera-t-on  les  Américains  d’exploiter  les  Salles  ? 


pour  les  Films 
aux  Etats  - Unis 


saignant  d’un  peuple  troublé,  au  bord  du 
cataclysme  qu’est  la  guerre  ». 

« Les  œuvres  les  plus  récentes  du  cinéma 
français,  ajoute  le  critique,  sont  des  poèmes 
funèbres  ». 

La  Fin  du  Jour  a,  pour  lui,  « la  saveur 
pessimiste  d’une  société  en  état  de  crise  ». 

Dans  Le  Quai  des  Brumes,  « la  chose  la 
plus  émouvante  et  la  plus  irritante  est  la 
représentation  de  l’humanité  se  débattant 
contre  un  destin  maléfique  ». 

« Il  n’y  a qu’un  film  sur  la  France  qui 
échappe  à cette  ambiance,  termine  le  criti- 
que de  Esquire,  c’est  Regain,  un  poème  pas- 
toral, un  chant  de  la  terre,  de  la  beauté,  de 
la  vie  primitive  ». 

En  fait,  Regain,  présenté  à New  York  sous 
le  titre  de  Harvest,  a été  le  seul  succès  réel 
de  film  parlant  étranger  à New  York  cet  hi- 
ver. 

Nous  nous  permettons  de  rappeler  ici 
que  la  critique  avait  été  dure  pour  ce  film  i 
quand  il  avait  paru  sur  l’écran  du  Marignan 
en  octobre  1937.  Personnellement,  nous 
n’avions  jamais  compris  ce  qu’on  pouvait 
reprocher  à Regain. 

En  tous  cas,  c’est  avec  regret  que  nous  i 
nous  apercevons  que  nous  avions  pleine- 
ment raison  quand,  dans  ces  colonnes,  nous 
demandions  au  cinéma  français  de  sortir 
de  l’ornière  des  sujets  lourds  et  malsains. 

« Le  crime  ne  paie  pas  » est  un  slogan  qui 
peut  s’appliquer  au  cinéma. 

« Montrez  à l’étranger  le  vrai  visage  de  la 
France  »,  demandions-nous  ici  aux  produc- 
teurs voici  deux  ans. 

En  temps  de  guerre,  ce  n’est  plus  seule- 
ment une  chose  utile,  mais  une  nécessité 
élémentaire.  — Pierre  A. 


Cent  Millions  de  la  Bégum,  de  Jules  Verne... 
L’Impasse  avec  Marie  Déa  pour  Diseina,  etc. 

Je  citerai  naturellement,  dès  que  j’en  con- 
naîtrai les  détails,  ceux  qui,  dans  les  tran- 
ches suivantes,  s’avéreront  remarquables 
par  leur  technique  et  le  soin  avec  lesquels 
on  les  réalise. 

C’est  manifestement  encore  vers  la  qua- 
lité et  vers  le  sens  moral  latin  que  les  pro- 
ducteurs français  se  tournent...  et  tournent. 

Constatation  satisfaisante  pour  le  bilan 
d’un  dur  semestre. 

Exploitation  : 

On  peut  résumer  sa  situation  ainsi  : Pa- 
ris, grandes  villes  de  l’Est,  rendement  incer- 
tain et  le  plus  souvent  diminué  pour  les 
grands  films.  Ailleurs,  rendement  du  temps 
de  paix  diminué  de  20  %,  mais  régulier.  La 
clientèle  qui  « vient  » est  plus  facile  à sa- 
tisfaire. La  grande  clientèle  est  difficile  à 
secouer.  De  là,  provient  la  moindre  recher- 
che de  grands  films  inédits  et  la  floraison 
de  programmes  à bon  marché  faits  de  re- 
prises, bonnes  et,  hélas  aussi,  souvent,  mé- 
diocres. 

La  réaction  est  en  train  de  se  produire. 
Certains  grands  films  ont  soudainement 
« pompé  » la  clientèle  dans  les  villes  im- 
portantes. Des  matinées  ont  eu  des  recettes 
de  grands  soirs.  Il  est  probable  que  nous 
verrons  d’ici  peu  les  exclusivités  refleurir 
avec  des  recettes-record  du  temps  de  paix. 

Ce  symptôme  : On  ouvre  des  salles.  Ci- 
tons : En  novembre,  le  Cinévox  de  Nantes 
(M.  Turlin),  en  décembre,  le  Triomphe  de 
Paris  (M.  Spoliansky),  en  janvier,  le  Caméra, 
de  Settat  (M.  Nouchy),  le  Rex,  de  Tanger 
(MM.  Serret  et  Langlet),  Phocéac,  de  Mar- 
seille (Cinévog),  en  février,  le  Normandy, 
de  Lyon  (ex-Odéon),  en  mars,  le  Français  de 
Paris  (Haïk-Siritzkv). 

Un  recensement  prochain  nous  permettra 
de  dire  combien  de  salles  de  mobilisés  ont 
pu  rouvrir  depuis  septembre. 

Quel  sera  l’appoint  de  la  Distribution  ? 

Après  l’effort  habituel  du  contingent  du 
premier  semestre,  en  juillet,  la  limitation 
des  entrées  a été  levée.  Cependant,  est-ce 
prudence  des  importateurs,  est-ce  réticence 
de  la  Commission  de  Contrôle,  le  chiffre  des 
films  doublés  visés  pendant  le  deuxième  se- 
mestre n’est  que  de  30,  au  lieu  de  90  habi- 
tuels. 

Que  nous  prépare-t-on  pour  le  premier  se- 
mestre 40,  au  cours  duquel  les  grands  dis- 
tributeurs américains  donnent  leurs  sélec- 
tions ? Que  nous  viendra-t-il  de  Rome,  de 
Londres,  de  Bruxelles,  de  Stockholm,  de 
Madrid  ? Paul  Auguste  H. 

« 

Janine  Darcey  tourne  à Londres 
en  vedette 

A Denham,  Legeran  Film  tourne  OUI  Bill 
et  Son,  dont  l’action  se  passe  en  France  avec 
les  armées  britanniques.  De  nombreux  exté- 
rieurs ont  d’ailleurs  été  pris  sur  le  vif  avec 
le  B.E.F. 

Notre  charmante  compatriote,  Janine 
Darcey,  qui  tourna  déjà  à Londres  : French 
Without  Tears  (En  Français...  Messieurs  !), 
est  la  vedette  féminine  de  ce  film  dont  le 
chef-opérateur  n’est  autre  que  Georges  Pé- 
rinal.  On  parle  beaucoup  français  à Denham 
en  ce  moment.  — Pierre  A. 


Baisse  de  25  °/o 
étrangers  projetés 


D’après  notre  confrère  américain  Motion 
Picture  Daily,  les  recettes  des  salles  spécia- 
lisées américaines  projetant  des  films  par- 
lant étranger,  ont  baissé  de  25  à 30  % au 
cours  de  ces  derniers  mois. 

L’une  des  raisons  données  pour  expliquer 
cette  baisse  serait  le  fait  que  la  guerre  euro- 
péenne a rendu  les  Américains  « plus  pa- 
triotiques » et  que  le  mouvement  actuel  pro- 
pagé aux  Etats-Unis  « Achetez  Américain  » 
a atteint  le  cinéma. 

Cent  soixante-quinze  salles  environ  pro- 
jetaient aux  Etats-Unis  — soit  de  façon  ré- 
gulière, soit  de  temps  à autre,  des  films  par- 
lant étranger.  Beaucoup  d’entre  elles  seraient 
revenues  à l’exploitation  d’américains,  faute 
de  clientèle  suffisante  et  aussi  de  bons  films 
parlant  étranger. 

Cependant,  les  distributeurs  de  ce  genre 
de  films  disent  qu’il  n’y  a pas  encore  man- 
que de  production  causé  par  la  guerre 
puisque  la  plupart  des  films  étrangers  proje- 
tés cet  hiver  dataient  d’un  an. 

Un  facteur  plus  sérieux  serait  — toujours 
d’après  les  distributeurs  de  films  parlant 
étranger  — le  fait  que  les  films  européens, 
et  spécialement  les  films  français,  sont  trop 
souvent  de  lourds  et  sombres  drames,  tandis 
que  le  public  américain  demande  actuelle- 
ment du  spectacle  léger. 

Les  films  français  qui  ont  été  projetés  à 
New  York  cet  hiver  : J’accuse,  La  Fin  du 
Jour,  Le  Quai  des  Brumes,  Raspoutine, 
n’étaient  évidemment  pas  des  œuvres  bien 
réjouissantes. 

Le  critique  de  la  revue  Esquire  voit  même 
dans  cette  ambiance  lourde  et  souvent  mal- 
saine, spéciale  au  film  français,  « le  cœur 


La  distribution  entre  les  différentes 
compagnies  américaines  des  recettes 
bloquées  pouvant  être  exportées  d’An- 
gleterre n’a  pas  été  sans  difficultés,  les 
compagnies  n’étant  pas  d’accord  sur 
leurs  pourcentages  respectifs.  On  sait 
que  17.500.000  dollars  pourront  être 
exportés  annuellement  à partir  du  1"  oc- 
tobre dernier.  Les  principales  sociétés 
américaines  auraient  obtenu  les  pour- 
centages suivants  : Métro  25  % ; Warner 
Bros  18  %;  20th  Fox  17,5  %;  Para- 
mount  15  %.  Universal  n’est  pas  com- 
pris dans  cet  arrangement,  sa  position 
en  Angleterre  étant  tout  à fait  différente. 
La  somme  totale  à exporter  représente- 
rait le  tiers  du  revenu  annuel  des  films 
américains  en  Grande-Bretagne  et  envi- 
ron 50  % des  recettes  nettes. 


Le  Comité,  qui  a discuté  avec  les  pro- 
ductions britanniques  d’une  part  et  les 
distributeurs  américains,  d’autre  part,  a 
déjà  communiqué  au  gouvernement  une 
décision  importante  : les  Américains  ne 
devraient  pas  être  autorisés  à utiliser 
leurs  crédits  gelés  à l’exploitation  de 
salles.  M.  C.  P.  Metcalfe  est  d’avis  que 
les  membres  de  l’industrie  cinématogra- 
phique n’ont  qu’une  vague  idée  de  ce  qui 
se  passe.  Plusieurs  questions  graves 
sont  intimement  liées  : changement  du 
contingentement,  disposition  des  crédits 
gelés,  formation  d’une  banque  du  film. 
Cette  dernière  aurait  pour  objet  de  four- 
nir des  capitaux  pour  la  production  de 
films  britanniques,  en  plus  de  ceux  pré- 
vus par  le  contingentement. 


POUR  LES 
DIRECTEURS 


Rubrique  consacrée 
à la  vie  du  métier, 
mais  aussi 

Tribune  libre  de  nos 
Abonnés-Directeurs. 


De  grands  Filins  français,  américains  et  britanniques  à Rouen 


Rouen.  — Au  cours  de  ces  dernières  se- 
maines, le  public  rouennais  a eu  la  primeur 
d’un  nombre  important  de  grands  films 
français  et  étrangers,  dont  certains  proje- 
tés en  même  temps  que  dans  les  salles  d’ex- 
clusivité de  Paris. 

C’est  ainsi  que  L’Emigrante  est  passé  à 
l’Eden  pour  les  fêtes  de  Pâques  Cette  salle 
avait  donné  la  semaine  précédente  Petite 
Princesse,  grand  film  en  couleurs,  avec  Shir- 
ley  Temple  que  l’on  peut  voir  cette  semaine 
au  Sélect. 

La  belle  salle  du  Normandy  a donné  suc- 
cessivement, depuis  trois  semaines,  L’En- 
traîneuse, qui  a remporté  un  très  gros  suc- 
cès, grâce  à l’interprétation  de  Michèle  Mor- 
gan, fut  appréciée  dans  sa  province  d’ori- 
gine, Des  Hommes  sont  nés  (du  13  au  19 
mars),  et  Les  Quatre  Plumes  blanches,  la 
grande  production  anglaise  en  couleurs  de 
Alexandre  Korda  (du  20  au  2G  mars). 

L’Omnia-Pathé  (circuit  Pathé-Cinéma), 
après  avoir  projeté  la  semaine  dernière  Le 
Dernier  Tournant  (enfin  autorisé  par  la  cen- 


A TOULOUSE 

Le  Gaumont-Palace,  théâtre  de  îaS.H.E.G. 

Recettes  progressives 


Il  m’est  agréable  de  parler  des  efforts  ac- 
complis cette  saison  par  le  Gaumont-Palace 
de  Toulouse,  pour  ne  présenter  à sa  clien- 
tèle, que  des  bandes  de  choix. 

Après  : 

Noix  de  Coco;  L’ Entraîneuse;  Les  Aveux 
d’un  Espion  nazi;  Mon  Oncle  et  mon  Curé ; 
j Elle  et  Lui;  Monsieur  Brotonneau;  La  Fin 
du  Jour;  Jeunes  Filles  en  Détresse;  Le 
Chien  des  Baskerville ; Les  Otages;  La  Che- 
vauchée fantastique;  Cavalcade  d’Amour; 
Le  Bois  sacré;  Le  Lion  a des  Ailes;  Cet  Age 
\ ingrat;  Feu  de  Paille;  Tempête;  Battement 
de  Cœur. 

De  nouveaux  programmes  importants  sont 
annoncés  : Petite  Princesse  ; Les  Musiciens 
du  Ciel;  Angélica;  Rappel  immédiat;  Qua- 
tre Plumes  blanches;  Paris-New  York;  La 
Règle  du  Jeu;  Hôtel  Impérial. 

Soulignons  également  que  les  recettes  du 
Gaumont-Palace  de  Toulouse  sont  en  nette 
progression  sur  celles  des  années  précé- 
dentes. 

En  ce  qui  concerne  la  publicité,  celle-ci 
est  très  soignée,  comportant  des  pavés  im- 
portants dans  les  quotidiens;  de  grands 
panneaux  publicitaires,  placés  dans  les  en- 
droits les  plus  passagers  de  la  ville,  tout 
cela  représente  un  gros  effort  en  vue  de  re- 
tenir l’attention  du  public. 

Nous  ne  pouvons  que  nous  réjouir  de 
voir  cette  belle  salle,  prendre  une  excellente 
place  dans  l’exploitation  toulousaine  et  nous 
terminerons  en  adressant  nos  félicitations  à 
la  direction  de  la  S.N.E.G.,  ainsi  qu’à  M. 
Merger,  directeur  de  cet  établissement. 

Roger  Bruguière. 


sure),  a donné  pour  les  fêtes  de  Pâques  un 
film  policier  français,  Grey  contre  X avec, 
en  première  partie  un  film  anglais  doublé  : 
Capitaine  Pirate  (Dr  Syn). 

Le  Cinédit,  qui  avait  projeté  la  semaine 
dernière  en  première  vision  Les  Hauts  de 
Hurlevent  (version  doublée),  a donné  pour 
les  fêtes  de  Pâques  Arènes  Joyeuses,  tandis 
que  dans  la  salle  adjacente,  au  Studio  34, 
Les  Hauts  de  Hurlevent  continuaient  leur 
carrière  en  versions  originale  et  doublée  al- 
ternées. 

Citons  également  les  programmes  du  Pa- 
lace-Opéra qui  donne  en  reprise  quelques- 
uns  des  meilleurs  films  français  de  ces  der- 
nières années,  à raison  de  deux  par  pro- 
gramme : Entrée  des  Artistes  et  Feu,  Un 
Soir  de  Rafle  et  Fanfare  d’Amour. 

Tandis  que  l’Omnia-Pathé  et  le  Normandy 
donnent  chaque  jour  une  matinée  à 14  h.  45 
et  une  soirée  à 20  h.  45,  l’Eden,  le  Sélect,  le 
Cinédit  et  le  Palace-Opéra  ont  leur  specta- 
cle permanent  de  13  h.  ou  14  h.  à 23  h.  30. 

Ex. 


Grande  activité  des  salles  lyonnaises 


Durant  ces  dernières  semaines,  l’exploi- 
tation cinématographique  lyonnaise  a été 
particulièrement  active. 

Les  films  récemment  présentés  ont  rem- 
porté un  succès  continu  et  les  chiffres  des 
recettes  sont  toujours  en  progression. 

Pièges  au  Royal,  Tourbillon  de  Paris  au 
Majestic  et  L’Ombre  du  Deuxième  Bureau  à 
l’A.  B.  C.  ont  respectivement  tenu  l’écran 
pendant  quatre  semaines. 

Elle  et  Lui,  Sérénade  ont  été  donnés  pen- 
dant deux  semaines  par  le  Pathé-Palace,  ce 
qui  est  exceptionnel  étant  donné  l’impor- 
tance de  notre  première  salle. 

La  Charrette  fantôme  à la  Scala,  Dédé  la 
Musique,  Dernière  Jeunesse  et  Le  Roi  des 
Galéjeurs  au  Tivoli  ont  également  atteint 
facilement  deux  semaines.  — Jean  Clère. 

♦ 

UNE  INNOVATION  A ANNECY 

La  Grande  Taverne 
devient  Cité-Taverne 


Sous  l’active  impulsion  de  M.  Manfredi,  le 
sympathique  administrateur  de  l’Hôtel 
Splendid,  Annecy  vient  de  s’enrichir  d’une 
nouvelle  salle. 

Un  court  programme,  des  actualités  et  des 
consommations  de  choix  dans  un  cadre 
agréable. 

La  cabine,  équipée  avec  les  projecteurs 
froids  « Victoria  VI  » et  lanternes  Zénith  II, 
a été  confiée  aux  Etablissements  François 
de  Grenoble,  agents  de  la  Société  Cinélume. 


Réouverture 
du  Cinéma  “CE  SOIR” 
sur  les  Roulevards 

Lorsque  les  événements  survinrent  en 
septembre  1939,  le  cinéma  « Ce  Soir  » était 
en  pleine  transformation,  s’agrandissant  de 
200  places. 

Le  directeur  mobilisé,  les  travaux  furent 
arrêtés.  Ils  ont  été  repris  depuis  et  c’est  avec 
un  gros  succès  que  cette  salle,  appelée  main- 
tenant « Les  Italiens  »,  a fait  sa  réouver- 
ture le  samedi  30  mars  dernier.  Le  film 
Rappel  immédiat  était  au  programme. 

L’équipement  de  la  cabine  a été  effectué 
par  les  Etablissements  « Cinélume  » avec 
leur  nouveau  projecteur  froid  « Victo- 
ria » VI  et  leur  système  sonore  Polyphonie 
à Hauts-Parleurs  multicellulaires. 

♦ 

LE  COURRIER  DES  DIRECTEURS 


Messieurs, 

J’ai  pris  connaissance  de  votre  dernier 
numéro  du  procès  verbal  de  la  Commission 
mixte  concernant  la  taxe  d’armement.  Celle- 
ci  est  due,  ainsi  que  l’a  indiqué  le  législa- 
teur, par  le  consommateur.  Pourtant,  étant 
données  les  particularités  de  notre  métier, 
et  l’impossibilité  où  nous  sommes  de  majo- 
rer nos  places  d’un  ou  deux  sous  (voyez  dif- 
ficulté de  monnaie  et  encombrement  des 
guichets,  etc...),  il  eut  paru  logique  que  le 
Directeur  de  cinéma  ne  soit  pas  astreint  à 
payer  deux  fois  : une  fois  pour  lui-même, 
une  fois  pour  son  client.  Dans  ces  condi- 
tions, la  Commission  mixte  aurait  pu  admet- 
tre d’en  prendre  la  moitié  à sa  charge  et  de 
n’en  compter  que  l’autre  moitié  à la  factu- 
ration des  films.  De  la  sorte,  à échelon  su- 
périeur, tout  serait  rentré  dans  l’ordre. 

Il  n’en  a pas  été  ainsi,  mais  en  tous  cas, 
j’estime  complètement  faux  de  dire  que  le 
Directeur  n’a  pas  le  droit  de  défalquer  du 
bordereau  le  montant  de  cette  taxe.  Prenons 
le  cas  d’une  place  à 15  francs  qui  supporte 
déjà  le  timbre  de  quittance  de  GO  centimes- 
Le  contrôleur  ne  taxe  cette  place  que  sur 
14  fr.  40  et  nos  écritures  n’indiquent  pour 
chaque  billet  de  15  fr.  qu’une  rentrée  effec- 
tive de  14  fr.  40.  Il  y a donc  lieu  tout  sim- 
plement de  considérer  les  15  centimes  de  la 
taxe  d’armement  comme  une  avance  sup- 
plémentaire. 

Si  nous  prenons  des  prix  de  places  ré- 
duits de  4,  5 et  0 francs  par  exemple,  rien 
ne  nous  empêche  d’afficher  par  exemple  : 
3 fr.  95,  4 fr.  95  et  5 fr.  95,  plus  taxe  d’ar- 
mement, auquel  cas  personne  ne  trouverait 
rien  à redire. 

C.  Q.  F.  D. 

Nous  vous  prions,  etc... 


8 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


CIÎNEMiîJÏÏÏRAPHIE 

fr£|Mmse 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦< 


3cm 


Mise  au  point  définitive 
sur  la  taxe  d’armement 


M.  Vandal,  Président  de  la  Chambre 
Syndicale  du  Film  Français,  nous  prie 
d’insérer  la  note  établie  par  le  Conseil 
fiscal  de  la  Chambre  Syndicale,  et  qui 
met  au  point  définitivement  la  question 
de  la  perception  de  la  taxe  d’Armement. 

Il  nous  paraît  opportun  d’apporter  encore 
certaines  précisions  concernant  la  taxe  d’ar- 
mement en  ce  qui  a trait  aux  charges  res- 
pectives îles  Distributeurs  et  des  Directeurs. 

En  effet,  des  controverses  ont  lieu  encore 
à ce  sujet  et  les  décisions  de  la  Commission 
Mixte,  chargée  d’étudier  et  de  mettre  défini- 
tivement au  point  les  relations  entre  l’Ex- 
ploitation et  la  Distribution  sont  soumises 
à commentaires  divers  et  opinions  diver- 
gentes. 

il  convient  donc  de  faire  le  point  d’une 
manière  définitive. 

Les  contrats  entre  Distributeurs  et  Ex- 
ploitants de  salles,  antérieurs  au  l*r  mai 
1939,  point  de  départ  de  la  taxe  d’armement, 
ne  comportaient  stipulation  des  déductions 
sur  les  recettes  brutes  des  salles,  pour  le  cal- 
cul du  pourcentage  revenant  à la  Produc- 
tion et  à la  Distribution,  que  pour  les  taxes 
sur  les  spectacles  et  les  droits  d’auteur. 
Ces  clauses  contractuelles  sont  intangibles 
quels  que  soient  les  impôts  pages  frappant 
chacun  des  co-contractants. 

La  loi  autorisait  d’ailleurs  les  bénéficiai- 
res de  marchés  antérieurs  au  1er  mai  1939  à 
fournir  un  état  avant  le  1er  juin  permettant, 
jusqu’au  31  décembre  1939,  de  ne  pas  régler 
le  1 % de  la  taxe  d’armement  sur  les  recet- 
tes en  provenance  de  ces  marchés. 

Par  conséquent,  les  Distributeurs  et  Pro- 
ducteurs pour  les  contrats  signés  avant  le 
1er  mai  1939  n’étaient  pas  redevables  de  la 
taxe  de  1 % pour  la  part  leur  revenant. 

Par  contre,  les  exploitants  de  salles 
n’ayant  pas  de  contrat  avec  le  public, 
étaient  redevables  sur  les  recettes  brutes 
perçues  dans  les  salles  à raison  de  1 % sur 
lesdites  recettes. 

Mais  les  Pouvoirs  Publics,  en  l'espèce  les 
ministres  des  Finances  et  de  l’Economie  Na- 
tionale, avaient  autorisé  la  majoration  des 
factures  à la  consommation  et  ceci  sous  le 
contrôle  des  Commissions  de  surveillance 
des  prix.  La  hausse  des  prix  licites  était  de 
1/99°,  soit  environ  1,111  %,  afin  de  récupé- 
rer la  taxe  d’armement,  et  uniquement  cette 


La  Compagnie  commerciale  « Radiolux  », 
qui  est  une  des  plus  anciennes  firmes  d’im- 
portation de  films  français  en  Argentine  et 
en  Uruguay,  nous  écrit  pour  signaler  qu’elle 
a confié  sa  représentation  en  France  à la 
« Société  Sagor  ». 

Elle  en  profite  pour  nous  signaler  les  dif- 
ficultés nées  depuis  la  guerre  européenne, 
dans  les  transports  des  films,  et  surtout 
dans  les  retards  des  lettres  et  des  câbles 
retenus  par  la  Censure,  et  qui  rendent  irré- 
gulières les  arrivées  de  copies,  et  jettent  un 
grand  trouble  dans  les  affaires  d’importa- 


taxe à tous  les  stades  de  l’économie  natio- 
nale. 

En  conséquence,  il  appartenait  donc  aux 
Exploitants  de  salles,  comme  pour  tous 
commerces,  industries  ou  prestations  de 
services,  de  majorer  le  prix  des  billets.  Mais 
ils  n’avaient  aucun  droit  d’opérer  une  rete- 
nue quelconque  sur  la  part  Distributeur  ou 
Producteur;  le  principe  est  que  la  taxe  doit 
rester  à la  charge  respective  de  chacun  des 
co-contractants  sauf  indications  contraires 
au  contrat  de  location. 

En  résumé,  dans  le  cas  normal — le  Distri- 
buteur à partir  du  l*r  mai  1939,  pour  les 
contrats  signés  après  cette  date,  et,  à partir 
du  1er  janvier  1940,  quelle  que  soit  la  date 
d’origine  de  ces  contrats,  devait  donc  ré- 
gler au  bureau  du  chiffre  d’affaires  1 % sur 
les  sommes  lui  revenant  de  par  son  con- 
trat — le  Producteur  cinématographique, 
dont  le  Distributeur  n’est  plus  qu’un  man- 
dataire, 1 % sur  les  sommes  totales  tou- 
chées par  lui  et  le  Distributeur  — l’Exploi- 
tant de  salles  1 % sur  les  recettes  brutes 
perçues  à ses  guichets. 

C’est  ce  que  la  Commission,  dans  une 
phrase  lapidaire,  a exprimé  en  disant 
qu’elle  reconnaissait  « que  la  taxe  d’arme- 
ment devait  être  régulièrement  à la  charge 
respective  de  chacun  des  contractants  ». 

Sauf  stipulation  absolue  au  contrat,  il 
n’appartenait  donc  pas  aux  Exploitants  de 
salles  de  faire  payer  une  partie  de  leur  taxe, 
définie  comme  ci-dessus,  aux  Producteurs  et 
Distributeurs. 

Dans  un  esprit  d’apaisement,  la  Commis- 
sion atténue  le  caractère  rigoureux  de  ce 
principe  en  ce  qui  concerne  le  passé,  les 
litiges  subsistants  résultant  de  contrats  an- 
ciens devant  être  résolus  par  des  accords 
empreints  du  plus  large  esprit  de  concilia- 
tion. 

Mais  la  position  doit  être  exactement 
prise  pour  l’avenir  selon  les  principes  fon- 
damentaux exposés  plus  haut  et  desquels 
les  représentants  des  Directeurs  et  des  Dis- 
tributeurs n’ont  pu  que  constater  la  légalité, 
par  conséquent,  le  bien  fondé  et  l’équité. 

.1.  M.  RIBES, 


tion,  causant  ainsi  aux  films  français  les 
plus  grands  dommages. 

* 

* * 

Nous  savons  que  l’on  s’efforce,  en  haut- 
lieu,  d’aplanir  le  plus  possible  toutes  les 
formalités  de  l’exportation.  Cette  lettre  d’un 
acheteur  argentin  de  films  français  prou- 
vera que  l’Amérique  du  Sud  réclame  du  film 
français,  mais  désire  être  assurée  d’une  li- 
vraison régulière  et  d’un  échange  à peu 
près  normal  de  correspondance  commer- 
ciale. 


Pacific  Express  dénote  un  nouvel  et  très  gros 
effort  du  cinéma  américain.  Le  nom  de  Cecil  de 
Mille  confère  à cette  œuvre  un  prestige  tout  par- 
ticulier. 

Ce  film  très  mouvementé,  fertile  en  clous  ex- 
traordinaires, est  admirablement  joué  par  Joël 
MacCrea,  Barbara  Stanwyck,  que  vous  voyez  ci- 
dessus,  et  Akim  Tamiroff,  en  tète  d’une  distri- 
bution comprenant  des  milliers  de  vrais  Indiens. 

Pacific  Express,  qui  devait  être  présenté  au 
Festival  de  Cannes,  a été  choisi  comme  pro- 
gramme de  réouverture  par  le  Rex  de  Paris,  qui 
fait,  avec  cette  production  formidable,  des  sal- 
1 e’s  combles. 

( Paramount ). 


M.  Leon  Poirier  a prËseaté  an  public  aljérois 

mm  OU  L’EPOPEE  DU  CONGO 


La  vaste  salle  du  Majestic  a connu  récem- 
ment, une  affluence  exceptionnelle  à l’oc- 
casion de  la  première  de  Brazza,  donnée  au 
bénéfice  du  « Comité  Central  de  Secourt 
aux  Mobilisés  et  à leurs  Familles  ».  Les  hon- 
neurs étaient  rendus  par  un  détachement  de 
tirailleurs  sénégalais. 

Léon  Poirier,  venu  tout  spécialement  dt 
Paris,  présenta  son  film  en  une  allocutior 
fort  intéressante  puisqu’à  l’attrait  de  l’his 
toire,  s’ajoutait  celui,  combien  méconnu  di 
public,  des  conditions  toutes  spéciales  de: 
prises  de  vues  africaines  de  cette  produc 
tion.  Ce  fut  ensuite  la  projection  de  Brgzzi 
qui  captiva  les  spectateurs  de  cette  Dell» 
soirée  due  à l’obligeance  de  M.  Joseph  Sci 
berras.  — Paul  Saffar. 


CESSIONS  DE  CINÉMAS 

MM.  les  Proprietaires  et  Directeurs  de  Salles 
sont  informés  que  MM. 

GEORGES  GOIFFON  & WARET 

SI,  RUE  GRIGNAN  A MARSEILLE 

sont  spécialisés  dans  les  cessions  de  Salles  ciné- 
matographiques dans  toute  la  Région  du  Midi. 
Les  plus  hautes  références 

Renseignements  gratuits  — Rien  à payer  d’avance 


Conseiller  Fiscal  et  Juridique 
de  la  Chambre  Syndicale 
du  Film  Français. 


Une  Société  importatrice  de  Films  français 
en  Argentine  réclame 

des  transports  rapides  et  une  correspondance  régulière 


9 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


XXX33  CBîME 


FR 


RAPHIE 

SE 


EX] 


»♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦»♦♦!♦♦ ♦ ♦ ♦ 


LA  PRODUCTION  FRANÇAISE 
EN  PLEINE  ACTIVITÉ 


ON  TOURNE  6 FILMS 

DONT  2 QUI  COMMENCENT 


NE  U I L L Y 


Diamant  noir. 

Réal.  : Jean  Delannoy. 

Ved.  : Gaby  Morlay,  Charles 
Vanel,  Louise  Carletti,  Maurice 
Eseande,  Guy  Denancy. 

Tournage  : 4"  semaine. 

Prod.  : Films  Minerva. 


BUTTES -GHAUMOHT 


Mariage  par  Procuration. 

Réal.  : Maurice  Cloche. 

Ved.  : Georges  Rigaud,  Mona 
Goya,  Jean  Tissier,  Carette,  Cor- 
dv,  Blanchette  Brunoy,  Bro- 
chard. 

Décor  : Une  écurie  transfor- 
mée en  cantonnement  militaire. 

Tournage  : 2°  semaine. 

Prod.  : Spéva. 

La  Voix  du  Bonheur. 

Réal.  : René  Jayet. 

Ved.  : Jules  Berry,  Suzy  Ver- 
non,  Gina  Manès,  Jean  Debu- 
court,  Gaby  Farguette. 

Décors  : Des  chambres,  un  la- 
boratoire. 

Tournage  : 2e  semaine. 

Prod.  : Films  Comète. 

Au  montage  : Une  Idée  à 
l'Eau. 

Prod.  : Spardice. 

A ce  sujet,  précisons  que  ce 
film  aura  un  métrage  de  2.300 
mètres  et  sera  donc  un  grand 
film  de  deuxième  partie. 


N I C E 


C.  M.  C. 

Untel  Père  et  Fils. 

Réal.  : Julien  Duvivier. 

Le  film  est  maintenant  com- 
plètement terminé.  Le  montage 
est  également  presque  achevé. 
Prod.  : Transcontinental. 
Distr.  : Columbia. 

♦ 


ROME 


ROME-SCALERA 
La  Comédie  du  Bonheur. 

Réal.  : Marcel  L’Herbier. 

Ved.  : Ramon  Novarro,  Michel 
Simon,  Jules  Berry,  Micheline 
Presles,  Isa  Pola,  Alerme,  Eve 
Francis,  etc... 

Prod.  : Scaléra. 

Distr.  : Discina. 


BILLANCOURT 


Volpone. 

Réal.  : Maurice  Tourneur. 

Ved.  : Harry  Baur,  Louis  Jou- 
vet,  Jacqueline  Delubac,  Charles 
Dullin,  Rignault,  Ledoux,  Ma- 
rion Dorian,  Temerson. 

Décors  : La  chambre  de  Vol- 
pone. La  Douane. 

Tournage  : 2*'  semaine. 

Prod.  : Ile-de-France  Film. 
Soldats  sans  Uniforme. 

(Voir  fiche  technique). 

Tournage  : l1®  semaine. 

Prod.  : Sté  du  Film  « Soldats 
sans  Uniforme  ». 


JOINVILLE-PATHE 


On  prépare  les  décors  du  pre- 
j mier  film  de  la  S.  C.  C.  : Parade 
en  Sept  Nuits  que  doit  réaliser 
Marc  Allégret  et  dont  le  début 
aura  lieu  le  21  avril. 


Une  grande  chambre  fas- 
tueuse avec  un  lit  à balda- 
quin en  torsades  et  une  baie 
ouvrant  sur  le  « Canale  Gan- 
de  » où  passent  les  gondoles. 
Evocation  de  la  Renaissance 
vénitienne. 

C’est  le  décor  d’une  des 
scènes  capitales  de  « Volpo- 
ne »,  le  film  que  réalise  ac- 
tuellement Maurice  Tourneur, 
d’après  la  pièce  de  Jules  Ro- 
mains et  Stefan  Zweig,  inspi- 
rée de  Ben  Jonson. 

On  sait  le  thème  : la  cupi- 
dité. Autour  de  ce  motif  cen- 
trai, incarné  par  l’artificieux 
Mosca  (Louis  Jouvet),  nous 
voyons  se  débattre  Volpone 
(Harry  Baur),  faux  mourant 
auquel  seront  apportés  tous 
les  biens  de  la  terre  sous  la 
forme  de  cadeaux  intéressés. 
De  belles  femmes,  telle  Co- 
lomba (Jacqueline  Delubac) 
ou  Canina  (Marion  Dorian), 
des  avares  donnant  leur  or, 


FRANÇOIS  Ier 


La  Mer  en  Flammes. 

Réal.  : Léo  Joannon. 

(Voir  fie  De  technique). 
Tournage  : U®  semaine. 
Prod.  : Majestic  Film-C.F.C. 


F R A N C CE  U R 


Le  Duel. 

Réal.  : P.  Fresnay. 

Ved.  : P.  Fresnay,  Rouleau, 
Raimu,  Yvonne  Printemps. 

On  tourne  une  semaine  pour 
terminer  les  scènes  interrom- 
pues lors  de  la  mobilisation. 
Prod.  : C.I.C.C. 


ÉPIN  A Y-ÉCLAIR 


On  enregistre  la  musique  de 

Macao. 


des  personnages  d’un  haut 
relief  comme  Corbaccio 
(Charles  Dullin)  ou  Corvino 
(Fernand  Ledoux)  ou  Léone 
(Alex  Rignault)  se  poursui- 
vent dans  cette  histoire  tru- 
culente et  savoureuse,  qui  a 
des  rebondissements  inatten- 
dus dans  le  cadre  du  tribunal 
où  l’on  juge  l’affaire  et  sou 
immoralisme. 

« Volpone  » fut  une  pièce 
à grand  retentissement.  « Vol- 
pone »,  film,  aura  la  même  im- 
portance, et  le  mouvement 
ondoyant  du  rythme  cinéma- 
tographique, cependant  que 
les  producteurs  ( Sle-de-Fran- 
ce  Film)  accordent  à sa  réali- 
sation un  soin  et  une  ampleur 
de  grand  film  du  temps  de 
paix.  Les  seuls  costumes  por- 
tés par  les  protagonistes  té- 
moigneront, par  leur  richesse 
et  leur  originalité,  des  efforts 
faits  pour  assurer  à « Volpo- 
ne » tous  ses  moyens  esthéti- 
ques. — L.  D. 


Annie  Vernay 

l’exquise  jeune  première  dans 

Le  Mystère  du  Bois  Belleau, 

film  de  Léon  Mathot. 

(C.  F.  C.) 


AU  MONTAGE 

■ Le  Roman  de  Renard,  l’œu- 
vre célèbre  et  poétique  de  notre 
Moyen-Age,  a tenté  le  grand 
réalisateur  de  films  en  figurines 
animées  : Ladislas  Starevitch 
qui  avait  commencé  avant  la 
guerre  un  formidable  travail 
pour  faire  vivre  sur  l’écran  les 
personnages  de  celte  épopée. 
Roger  Richebé  vient  de  terminer 
son  adaptation  sur  les  images  de 
Starevitch.  Après  des  mois  de 
mise  au  point,  Le  Roman  de 
Renard  sera  présenté  la  semai- 
ne prochaine  en  séance  privée. 
Nous  en  donnerons  alors  l’ana- 
lyse. 


LES  AMES  DU  CINEMA 
DOCUMENTAIRE 


La  dernière  séance  avait  per- 
mis de  passer  plusieurs  films  de 
Jean  Painlevé,  notamment  Voya- 
ge dans  le  Ciel,  Les  Pantopodes, 
Le  Vampire  et  tes  journaux  de 
guerre  nos  22  et  24.  La  séance, 
qui  a eu  lieu  jeudi  4 avril  tou- 
jours au  Musée  de  L’Homme, 
comprenait  des  films  de  voyage 
et  d’ exploration,  et  notamment 
Dans  les  Canyons  du  Colorado, 
film  sur  format  standard,  rap- 
porté par  l' expédition  Bernard 
de  Colmont,  ainsi  que  de  nou- 
veaux numéros  du  Journal  de 
Guerre  du  S.  C.  A. 


Maurice  Tourneur  dirige 
Harry  Baur  - “Volpone” 
et  Jacaueline  Delubac- 

“Colomba” 


!0 


»♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


CIIME 


FR 


RAPHIE 

SE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


Les  FILMS  COMMENCÉS 


14.  LA  VOIX  DU  BONHEUR 


Auteur  : Mme  Pley. 

Adaptation  : Mme  Pley  et 
René  Jayet. 

Réalisateur  : René  Jayet. 

Chef-opérateur  : Bujard. 

Opérateurs  : Janvier  et  Des- 
fassiaux. 

Décors  : Magniez. 

Régie  générale  : Titys. 

Musique  : Rinaldo-Rinaldi. 

Ing.  du  son  : Boutet. 

Studios  : Buttes-Chaumont. 

Bjvregistr.  : Radio-Cinéma. 

Script-g.irl  : Lucie  Lichtig. 

Maquilleur  : Ralph. 

Monteuse  : Lucie  Lichtig. 

Interprètes  : Jules  Berry , 
Suzy  Vernon,  Gina  Manès, 
Debucourt  avec  le  petit  Ga- 
briel Farguette  et  le  chien 
Rin-Tin-Tin. 

Prod.  : Films  Comète. 

Distr.  : Films  Cristal  ( Région 
Parisienne). 

Epoque  : Moderne. 

Cadres  : Un  laboratoire,  un 
théâtre  et  les  Alpes. 

Sujet  : Pour  aider  son  mari, 
un  grand  savant,  une  fem- 
me retourne  à la  scène  et 
délaisse  son  foyer.  Son  pe- 
tit garçon  mal  surveillé  par 
une  domestique  fait  une 
fugue.  On  le  retrouve,  gra- 
vement malade,  dans  les 
Alpes.  Le  semant  sauvera 
son  fils  et  le  ménage  se  ré- 
conciliera après  cette 
épreuve. 

Commencé  le  20  mars  1940. 


16.  LA  MER  EN  FLAMMES 


Auteur  : Companeez. 

Dialogues  : Léopold  Mar- 
chand. 

Réalisateur  : Léo  Joannon. 

Assistant  : G.  Fried. 

Chef-opérateur  : Toporkoff. 

Opérateurs  : P.  Montazel, 
Demis. 

Décors  : Duquesne. 

Régie  générale:  Tony  Brou- 
quière. 

Régie  : Laurent. 

Ing,.  du  son  : Hewadier. 

Photographe  : Sam  Lévin. 

Studios  : François-lcr . 

Enregistr.  : Hewadier. 

Script-girl  : Mme  Gérassy. 

Maquilleur  : Curry. 

Monteuse  : Mme  Demis. 

Interprètes  : Marie  Déa, 
Raymond  Rouleau,  Hugo 
Haas,  Roland  Toutain,  Ar- 
thur Devère,  Brochard. 
Marcelle  Monthil,  Paulais. 

Administr.  : Jacques  Vitry. 

Dir.  de  prod.  : François 
Carron. 

Prod.  : Majestic-C.  F.  C. 

Distr.  : C.  F.  C. 

Vente  : Majestic  Films. 

Epoque  : Actuelle. 

Cadres  : Les  milieux  d’es- 
pionnage. 

Sujet  : Une  aventure  entre 
espions  rivaux.  Une  his- 
toire d’amour  qui  menace 
de  tourner  tragiquement  se 
termine  dans  la  réussite  de 
nos  agents. 

Commencé  le  2 avril  1940. 


15.  SOLDATS 

SANS  UNIFORME 


Auteur  : André  Castaing. 

Dialogues  : Simon  Gantillon. 

Réalisateur  : Maurice  de  Ca- 
nonge. 

Assistant  : Jean  de  Size. 

Chef-opérateur  : Marcel  Lu- 
cien. 

Opérateur  : Million. 

Décors  : Jaquelux. 

Régie  générale  : Brijan. 

Ing.  du  son  : Gérardot. 

Photographe  : Gravot. 

Studios  : Billancourt. 

Enregistrement  : W.  E. 

Script-girl  : Mme  l’acquêt. 

Maquilleur  : Ralph. 

Monteur  : Mme  Bassette. 

Interprètes  : Mmes  Madelei- 
ne Robinson,  Catherine  Fu- 
ret, Nathalie  Boyet,  Yvon- 
ne Broussard,  MM.  Roger 
Karl,  Georges  Luîmes,  Ray- 
mond Cordy,  Guillaume  de 
Saxe,  Paul  Azaïs,  Thomy 
Bourdelle,  Pierre  Magnier, 
Daniel  Mendaille,  Douking, 
Léon  Bary,  René  Navarre, 
Fernand  Flament,  Miha- 
lesco. 

Dir.  de  prod.  : Le  Bruinent. 

Prod.  :Sté  du  Film  « Soldats 
sans  Uniforme  ». 

Epoque  : Actuelle. 

Cadres  : Bureaux  de  la  Sû- 
reté Nationale  de  Toulon; 
la  zone  des  Armées. 

Sujet  : La  lutte  des  agents  de 
la  Sûreté  Nationale  contre 
les  ennemis  camouflés,  du- 
rant le  temps  de  guerre. 

Commencé  le  1er  avril  1940. 


Raimu  a fait  une  magnifique 
création  dans 

L’Homme  qui  cherche  la  Vérité, 

film  de  Pierre  Wolff. 

(Prod.  : Bercholz-Distr.  : C.C.F.C.) 


On  annonce 


H Parade  en  Sept  Nuits  est 

le  premier  film  d’une  série  que 
prépare  la  S.  C.  C.,  nouvel  orga- 
nisme de  production,  dont  la 
distribution  sera  assurée  par 
Pathé-Consortium.  Parade  en 
Sept  Nuits  doit  être  mis  en 
scène  par  Marc  Allégret.  Ensuite, 
viendra  Les  Gardiennes,  d’a- 
près le  roman  d’Ernest  Péro- 
chon,  enfin  Les  Cinq  Cents 
Millions  de  la  Bégum,  d’après 
le  célèbre  roman  de  Jules  Ver- 
ne, œuvre  d’ envergure  dont  la 
réalisation  est  envisagée  en  ver- 
sions anglaise  et  française. 

■ Après  Le  Mystère  du  Bois 
Belleau,  que  Léon  Mathot  vient 
de  terminer,  la  C.  F.  C.  produi- 
ra La  Route  de  France,  un  au- 
tre film  de  Léon  Mathot,  Au 
Service  du  Blocus,  un  film  de 
Pierre  Billon,  une  opérette  : 


Princesse  de  Réveillon  et  La 
Mer  en  Flammes  que  Joannon 
commence  cette  semaine. 

■ Feux  follets  aura  une  col- 
laboration technique  de  qualité. 
On  suit  que  le  scénario  est  dû  à 
nos  confrères  Jean  Redon  et 
Jean  Rollot.  Le  scénariste  Jac- 
ques Prévert  fera  l adaptation  et 
les  dialogues  de  Feux  follets,  et 
Bernard-Deschamps  dirigera  la 
mise  en  scène. 

Aux  noms  des  vedettes  : VL 
viane  Romance  et  Georges  Fla- 
mant, on  peut  ajouter  ceux  de 
Julien  Curette  et  de  la  jeune 
chanteuse  Jeanne  Héricart 
qu’idéal  Production  vient  de 
prendre  sous  contrat. 

Louis  Jouvet  et  Ramon  No- 
varro  joueront  sans  doute  égale- 
ment dans  Feux  follets. 


A propos  de  la 
“Valse  de  l’Adieu” 


Quelques  journaux  de  la 
Grande  Presse  ont  salué  avec 
sympathie  la  préparation  du 
film  La  Valse  de  l’Adieu  que 
doit  réaliser  très  prochaine- 
ment Maurice  Tourneur,  avec 
la  collaboration  du  grand  co- 
médien Pierre  Btanchar,  dans 
le  râle  de  Frédéric  Chopin. 

Précisons,  néanmoins,  que 
l’histoire  de  La  Valse  de 
l’Adieu  n’est  nullement  le 
roman  d’amour  de  Chopin  et 
de  George  Sand,  mais  l’évo- 
cation d’une  idylle  de  jeu- 
nesse du  génial  compositeur, 
le  récit  romancé  de  son  pre- 
mier amour  pour  sa  compa- 
triote Marie  Wodzinska,  his- 
toire charmante  et  mélanco- 
Uque,  dont  Henry  Roussell 
tira,  jadis,  avec  le  même  Pier- 
re Blanchar,  un  film  inoublié, 
quoique  muet. 

Le  nouveau  scénario  a été 
établi  celte  fois  par  Henry 
Roussell  et  H.  André-Legrand, 
toujours  d’après  la  nouvelle 
de  Henry  Dupuy-Mazuel.  On 
y verra  Frédéric  Chopin  à 
l’aurore  de  sa  carrière  de  mu- 
sicien, dans  le  cadre  de  la 
Pologne  martyre  et  luttant 
pour  son  indépendance. 

Le  rôle  de  Marie  Wodzins- 
ka sera  tenu  par  Annie  Ver- 
nay  qpi  trouvera,  comme  par- 
tenaire de  Pierre  Blanchar, 
l’occasion  d’affirmer  dans 
son  premier  grand  rôle  dra- 
matique, l’excellence  de  ses 
| dons. 

La  réalisation  du  film  com- 
mencera au  début  de  juin. 

Ce  sera  une  production  de 
la  « Société  Française  de 
Coopération  C i né  ma  to  graphi- 
que ».  — René  Drouin. 


Un  beau  portrait 
d’Edwige  Feuillèrc  dans 
Sans  Lendemain, 
film  de  Max  Ophiils. 
(Production  : Ciné-Alliance) 


n 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


CINE 


FR 


RAPHBE 

SE 


♦♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦♦»♦♦♦ 


ANALYSE  ET  CRITIQUE  DES  FILMS 


Tempête 

Drame  d’aventures  (A) 


Origine  : Française. 

Réalisât.  : Bernard-Deschamps. 

Auteurs  : André  Cayatte  et  Ber- 
nard Deschamps. 

Décorateurs  : Arnstam  et  Hu- 
bert. 

Opérateurs  : Michel  Kelber  et 
Agostini. 

Musique  : Marcel  Delannoy. 

Assistant  : P.  de  Hèrain. 

Interprétation  : Arletty,  Erich 
von  Stroheim,  André  Luguet, 
Annie  Ducaux,  Jean  Debu- 
court,  Dalio,  Louvigny,  Curet- 
te, Henri  Gnisol. 

Studios  : Pat  hé- Joinville. 

Enregistrement  : R.  C.  A. 

Ing.  du  son  : Quelvé. 

Montage  : P.  de  Hérain  et  Hen- 
ri-Jacques. 

Production  : Belgatos. 

Edition  : Discina. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Véritable  film  d’aventures  dra- 
matiques, Tempête  est  aussi 
gai,  pittoresque,  humoristi- 
que, nourri  d’un  dialog.ue  re- 
marquable. Œuvre  moderne, 
vivante,  dégagée  par  son  scé- 
nario essentiellement  « Ciné- 
ma » de  toute  influence  théâ- 
trale ou  littéraire.  Tempête  se 
situe  dans  des  milieux  divers, 
élégants  ou  réalistes,  évoqués 
par  de  très  beaux  décors. 
Bernard-Deschamps  a réalisé 
un  spectacle  original  et  vigou- 
reux. 

SCENARIO.  — Korlick,  con- 
traint à fuir  les  Etats-Unis  après 
une  escroquerie  magistrale , s’é- 
tablit à Paris  où  il  rafle  l’argent 
des  gogos  avec  une  entreprise 


chimérique.  Un  maître-chan- 
teur : Barel,  le  directeur  des  Re- 
cherches Criminelles  ; Desma- 
rets,  sa  femme,  une  chanteuse  : 
Ida,  maîtresse  de  Barel,  un 
agent  provocateur,  d’autres  com- 
parses sont  entraînés  dans  le 
sillage  de  Korlick,  traqué  par  la 
justice  et  qui  finit  par  se  suici- 
der après  avoir  empêché  Barel 
de  nuire  à Mme  Desmarets  com- 
promise avec  lui,  et  qui  n’est  au- 
tre que  sa  fille. 

TECHNIQUE.  — Excellente 
construction.  La  gaieté  du  début 
(scènes  américaines)  se  conti- 
nue sur  le  mode  plaisant  des 
scènes  de  l’escroquerie  pari- 
sienne. Le  film  est  varié,  tantôt 
dramatique  et  dur,  tantôt  ironi- 
que, et  sa  photographie  étudiée, 
son  montage  habile,  ses  somp- 
tueux décors  (l’adorable  décor 
du  dancing  «Fleur  des  Champs» 
est  à signaler),  prouvent  la  maî- 
trise de  cette  technique  appuyée 
sur  une  collaboration  de  valeur 
et  un  dialogue  nerveux  et  fort. 

INTERPRETATION.  — Ac- 
trice spirituelle,  aux  toilettes 
étourdissantes,  telle  apparaît 
Arletty  à qui  Cayatte  a donné  le 
meilleur  de  son  dialogue.  Von 
Stroheim  joue  puissamment  Kor- 
lick, et  l’on  regrette  le  trop  court 
rôle  de  Guisol,  sensible  Charlie. 
Luguet  et  Debucourt,  sobres  po- 
liciers, Dalio  toujours  intelli- 
gemment « canaille  » en  maître 
chanteur,  Carette  (silhouette  sa- 
voureuse de  témoin),  Louvigny, 
Henry  Bry  sont  de  pittoresques 
figures.  Annie  Ducaux  a l’élégan- 
ce et  l’émotion  naturelles  du 
personnage  de  Mme  Desmarets. 


L'Or  du  Cristobal 

Drame  d’aventures  (A) 

Origine  : Française. 

Réalisation  : Jacques  Becker. 

Auteur  : T’serstevens. 

Dialogues  : Jean  Renoir. 

Décorateur  : Lourié. 

Opérateurs  : Hayer  et  Willy. 
Bourgoin. 

Musique  : Jean  Wiener. 

Assistants  : Pierre  Méré  et 
Markmann. 

Interprétation  : Charles  Vanel, 
Albert  Préjean,  Dita  Parla, 
Conchita  Monténégro,  Péclet, 
Jim  Gérald,  Roger  Legris, 
Paul  Temps,  Guillaume  de 
Saxe,  René  Ferté. 

Studios  : La  Victorine  (Nice)  et 
Billancourt. 

Ing.  du  son  : Havadier. 

Montage  : Mondolot. 

Production  : Béril. 

Edition  : DIS.PA. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Une  suite  d’aventures  qui  ont 
pour  décors  des  boug,es  ou 
des  palais  d’Amérique  cen- 
trale, et  les  cabines,  les  sou- 
tes, le  pont  d’un  cargo  mysté- 
rieux. Adapté  d’un  roman  co- 
loré de  l’écrivain  T’serste- 
vens, L’Or  du  Cristobal  réalise 
pleinement  le  type  de  film  de 
mouvement  et  de  violence 
avec  des  personnages  ferme- 
ment dessinés. 

SCENARIO.  — Un  cargo  vi- 
de de  son  équipage  est  découvert 
sur  la  côte.  Un  officier  blessé, 
trouvé  dans  la  cabine  de  radio 
raconte  l'aventure  du  « Cristo- 
tal  ».  Il  a pris  la  tête  d’une  ban- 
de de  matelots  menés  par  un 
policier-aventurier  ; Tovar,  et 
em/irisonné  le  premier  équipage 
après  avoir  laissé  tuer  son  capi- 
taine par  Tovar.  L'équipage  et 
la  femme  du  capitaine,  déposés 
dans  une  ile  avec  des  vivres,  le 
« Cristobal  » commence  sa  cour- 
se de  pirate.  Tovar  et  le  lieute- 
nant Dupuis  s’approprient  la 
cargaison  d’or  transportée  par 
le  « Cristobal  ».  Une  femme  les 
accompagne,  la  Rubia,  belle, 
mais  possédée  par  l’amour  de 
l’or.  Finalement , Tovar  est  tué 
par  Dupuis,  après  le  débarque- 
ment du  second  équipage.  Et 
resté  seul  avec  la  Rubia  devenue 
folle,  Dupuis  se  hdsse  emmener 
ners  le  châtiment. 

TECHNIQUE.  — Quelques 
beaux  tableaux  de  port,  de  ba- 
teau, des  scènes  vigoureuses 
dans  le  poste  d’équipage  ou  dans 
le  bouge.  LTn  défaut  de  cohésion 
dans  les  scènes  n’empêche  pas 
le  film  d’être  vivant  et  plaisant. 
Bonne  photo,  son  correct,  musi- 
que spirituelle  et  de  bons  dialo- 
gues. 

INTERPRETATION.  — Guil- 
laume de  Saxe  et  Dita  Parlo 
campent  le  capitaine  assassiné 


Les  Conquérants 

(Dodge  City) 

Drame  d’ aventures  doublé  (G). 

Origine  : Américaine. 
Réalisation  : Michaël  Curtiz. 
Interprétation  : Erroll  Flynn, 
Olivia  de  Haviland,  Alan  Haie, 
Franck  McHughes,  Ann  She- 
ridan,  Bruce  Cabbotl. 

Studios  : Warner  Bros-F.  N. 
Production  : Warner  Bros-F.N. 
Edition  : Warner  Bros. 


Les  grandes  aventures  de  l’his- 
toire des  Etats-Unis,  les  courses 
de  prairies  et  les  batailles  pour 
l’édification  des  cités  de  l’ave- 
nir, ont  toujours  fourni  les  thè- 
mes pittoresques  et  mouvemen- 
tés aux  grands  films  d’action. 
Ce  « Western  »,  où  les  chevau- 
chées, les  bagarres  et  l’atmos- 
phère des  bar-saloons  sont  par- 
faitement reconstituées  a l’agré- 
ment d’être  pris  en  Technicolor, 
et  d’offrir  d’admirables  images 
multicolores. 

Mais  son  action  dynamique  ne 
laisse  guère  le  temps  d’admirer 
le  bon  tableau  bien  composé 
que  représente  chaque  scène  de 
ce  film  où  tout  a une  vie  intense, 
une  frénésie  irrésistible. 

Il  s’y  trouve  même  la  plus 
belle  bagarre  qu’on  ait  vue  de- 
puis longtemps,  entre  les  gail- 
lards rivaux  d’un  «saloon  »,  ba- 
garre qui  se  déroule  d’abord 
près  du  comptoir,  puis  gagne  le 
centre,  la  scène,  le  premier  éta- 
ge, s’étend,  perfore  les  murs,  et 
se  répand  jusque  dans  la  rue  et 
chez  le  voisin.  Véritable  ruée  de 
horions  et  de  coups,  cette  suite 
de  scènes  joyeuses  et  violentes 
est  une  réussite  technique,  et 
contribue  à faire  des  Conqué- 
rants une  aventure  pleine  de 
gaieté  et  de  force. 

Néanmoins,  l’élément  drama- 
tique et  le  sentiment  ne  sont  pas 
absent  : un  troupeau  de  bêtes  en 
furie  piétinant  un  homme  blessé, 
des  assassinats  témoignent  de  la 
dure  période  subie  par  l’Ouest 
américain  dans  sa  civilisation. 
Et  un  couple  charmant,  inter- 
prété par  Olivia  de  Haviland  et 
Erroll  Flynn,  apporte  la  note 
tendre  nécessaire  à tout  specta- 
cle, fut-il  héroïque. 

Un  très  bon  film  qui  plaira 
aux  petits  et  aux  grands;  et 
quelle  habile  mise  en  scène 
large  et  fastueuse,  embellie  en- 
core par  de  vastes  paysages 
bien  ornés  de  teintes  presque 
trop  belles  pour  être  vraies. 


et  sa  femme  avec  talent.  Préjean 
joue  le  lieutenant-pirate  avec  sa 
sympathique  autorité.  Charles 
Vanel,  curieusement  coiffé,  a 
une  force  brutale  dans  le  rôle  de 
Tovar,  Conchita  Monténégro 
danse  avec  grâce  mais  manque 
un  peu  de  diversité.  Silhouettes 
pleines  de  relief  de  Jim  Gérald, 
Roger  Legris,  Paul  Temps. 


Arletty  et  Dalio  dans  Tempête,  le  beau  film  de  Bernard-Deschamps 
qui  commence  cette  semaine,  au  Marignan,  son  exclusivité 
(Production  : Belgatos).  (Distribution  • Discina), 


12 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


rxxxxxx: 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


Michèle  M organ 
dans  Les  Musiciens  du  Ciel. 

(Prod.  : Régina  -Distr.  : Filmsonor). 


ECHOS 


S « Narcisse  » vient  de 
donner  neuf  semaines  d’ex- 
ckesivité  à Genève.  Record 
dans  cette  ville. 


« LA  PIEUVRE  NAZIE  » 

« Le  Monde  en  Action  » vient 
de  terminer  une  nouvelle  pro- 
duction intitulée  : Livre  blanc. 
Livre  jaune  (La  Pieuvre  na- 
zie ) . 

Nous  verrons,  dès  cette  se- 
maine sur  un  grand  écran  pari- 
sien ce  document  d’une  puis- 
sance singulière. 

Plusieurs  films  sonl  actuelle- 
211  en  t en  chantier,  notamment 
Suez,  Route  des  Indes,  dont  nous 
aurons  l’occasion  de  reparler 
bientôt. 

DEUIL 

Nous  apprenons  la  mort  de 
Mme  Veuve  Girard,  mère  de  M. 
Paul  Girard,  directeur  de  ciné- 
ma, à Tournan-en-Brie. 

Nos  condoléances  attristées. 

NAISSANCE 

Marcel  Véron,  du  Comptoir 
Français  Cinématographique, 
actuellement  aux  armées,  et  Mme 
ont  l’honneur  de  faire  part  de 
la  naissance  de  leur  fille  Nicole. 

1 « L’Espion  noir  »,  le  film 
qui  passe  actuellement  en  ex- 
clusivité avec  un  énorme  suc- 
cès au  cinéma  IVtax-Linder  et 
au  cinéma  Le  César,  en  ver- 
sion originale,  et  qui  est  ac- 
tuellement en  cours  de  dou- 
blage, a été  vendu  pour  la 
France  aux  Etablissements 
Jacques  Haïk,  pour  l’Afrique 
du  Nord  à la  Société  Anonyme 
d’Exploitation  Cinématogra- 
phique et  pour  la  Belgique  à 
la  Société  Mortopol  Films.  Le 
film  est  encore  libre  pour  la 
suisse,  les  colonies  françai- 
ses, la  Roumanie,  la  Yougo- 
slavie, la  Bulgarie,  le  Portu- 
gal, la  Finlande  et  les  Pays 
Baltes.  Le  film  est  vendu  par 
P.  Braunberger. 


PETITES  ANNONCES 


Demandes  et  offres  d’emploi  : 3 fr. 
la  ligne.  — Achat  et  vente  de  matériel, 
de  salles,  annonces  immobilières  et  de 
orevets  : 9 fr.  la  ligne. 

Duns  les  catégories  ci-dessus,  12  li- 
gnes gratuites  par  an  pour  nos  abon- 
nés. 

Annonces  commerciales  pour  la  vente 
de  111ms  : 50  fr.  la  ligne. 

Pour  les  annonces  domiciliées  au 
journal,  1 fr.  de  supplément  pour 
France  et  Empire  Français;  3 fr.  pour 
l'Etranger.  Les  petites  annonces  sont 
payables  d’avance.  L’administration  du 
journal  décline  toute  responsabilité 
quant  à leur  teneur. 


OFFRES  D’EMPLOI 

Excellent  opérateur,  techn., 
projection,  son,  est  demandé 
pour  cinéma  à Gabès  (Tunisie). 

Faire  offres  cinéma  Apollo, 
Tunis  (Urgent). 

Mécanicien  - électricien  - 
opérateur  est  recherché  d’ur- 
gence pour  travaux  atelier. 

Ecrire  à Brockliss  Simplex,  (i, 
rue  Guillaume-Tell,  Paris  (17°). 

Maison  de  location  demande 
agent  sérieux  pour  Lille. 

Ecrire  n"  87. 

DEMANDES  D’EMPLOI 


CENSURE 


Ancien  représentant,  impor- 
tante compagnie  américaine  de 
distribution,  actuellement  direc- 
teur grosse  agence  province,  li- 
bre obligations  militaires,  cher- 
che situation  en  rapport. 

Ecrire  n°  83. 

Opérateur  non  mobilisable, 
cherche  emploi. 

M.  Grignon,  33,  rue  de  Belle- 
vue,  Issy-Les  Moulineaux  (Seine). 

Vérificatrice  débutante,  cher- 
che emploi. 

Mme  Lavrat,  28,  rue  Blanche, 
Paris  (9e). 

Opérateur  disponible  : 

M.  Jacques  Dutarte,  18,  rue 
Pate-Madeleine,  Orléans  (Loiret). 

Monsieur,  45  ans,  ex-exploi- 
tant, connaissant  la  product.  cl 
la  distrib.  dégagé  oblig.  milit.  cl 
libre  conséquence  mobilisation, 
sollicite  poste  représentant  ou 
inspecteur  Paris  et  grande  ré- 
gion parisienne.  Références  tout 
premier  ordre. 

Ecrire  n°  85. 


PUBLICITÉ  DU  MÉTROPOLITAIN 

Département  Cinémas 

L.  PERTUS 

3,  rue  Duperré,  Paris  (9  ) 
de  9 heures  à 14  heures  : 
Trinité  15-14 

de  14  heures  à 24  heures  : 
Roquette  30-12 


DIRECTEURS  ! 

La  Cinématographie  Fran- 
çaise vous  apporte  toutes  les 
semaines  les  nouvelles  du 
métier. 

ABONNEZ-VOUS! 


VENTES  MATÉRIEL 

Suis  acheteur  poste  double 

en  très  bon  état  ou  poste  simple 
grands  carters,  pour  tournées. 
Ecrire  n°  84. 

Poste  double  sonore  Nitzsche 
1939,  complet  : ampli,  haut-par- 
leur, etc...,  absolument  neuf. 
Ecrire  n°  GG. 


Robert  Péguy  indiquant  un  jeu 
de  scène  à François  Périer 
dans  La  Grande  Leçon. 

(Prod.  : Sifra-Distr.  : D.LT.C.) 

1 Signalons  que  dans  notre 
analyse  du  film  Après  Mein 
Kampf,  mes  Crimes,  nous  avons 
attribué  à Jean  Heuzé  un  per- 
sonnage excellemment  joué  par 
Guy  Denancy.  Rétablissons  donc 
et  donnons  à Guy  Denancy,  in- 
terprète du  jeune  aristocrate  al- 
lemand, qui  livre  son  père  à la 
Gestapo,  la  part  qui  lui  est  due, 
tandis  que  Jean  lleuzé  participe 
avec  talent  à la  reconstitution 
de  la  mort  du  chancelier  Dol- 
fuss. 


Les  films  nouveaux  à Paris 


Semaine 

du  3-4-40  au  9-4-40 
FILMS  FRANÇAIS 

Tempête  (lre  s.)  (Marignan) 
(Diseina). 

L’Emigrante  (3e  sem.)  (Para- 
mount)  (C.C.F.C.). 

Narcisse  (2°  sem.)  (Max-Lin- 
der)  (Gray  Films). 

Sans  Lendemain  (Le  Fran- 
çais) ( 3e  sem.)  (Ciné-All.). 

IA  Homme  qui  cherche  la  Vé- 
rité (Marivaux)  (3e  sem.) 
(C.C.F.C.). 

Le  Danube  bien  (Etoile) 
(3®  semaine). 

Battement  de  Cœur  (Made- 
leine) (10e  sem.)  (Ciné-All.). 

La  Famille  Duraton  (5e  sem.) 
(Aubert)  (S.E.L.F.). 

Sérénade  (0e  sem.)  (Impérial) 
(Astra-Paris  Film). 

FILMS  AMERICAINS 
VERSIONS  ORIGINALES 

Ninotchka  (lre  sem.)  (Colisée) 
(M.-G.-M.). 

Jeunesse  triomphante  (lre  s.) 
(Normandie)  (Warner). 

Deux  d’Oxford  (lre  sent.)  (Les 
Portiques)  (M.-G.-M.). 

Mon  Mari  court  encore  (lre 
s.)  (Lord-Byron)  (M.-G.-M.). 

Les  Conquérants  (2e  sem.) 
(Olympia)  (Warner  Bros). 

En  Français...  Messieurs  (3e 
sem.)  (Champs  - Elysées) 
(Paramount). 

Pacific  Express  (Rex)  (3e  s.) 
(Paramount). 

L’Amour  frappe  André  Har- 
di/ (Marbeuf)  (3e  semaine) 
(M.-G.-M.). 

La  Mousson  (4e  sem.)  (Le  Pa- 
ris) (Fox). 

L’Espion  noir  (4e  sem.)  (Cé- 
sar-Max-Linder). 

La  Grande  Parade  de  Disney 
(5°  semaine)  (Cinéphone). 
(R.  K.  O.  Radio). 

Lune  de  Miel  à Bali  (5e  sem.) 
(Avenue)  (Paramount). 

Le  Mystère  de  la  Maison  Nor- 
man (6°  sem.)  (Lord-By- 
ron)  (Paramount). 

M.  Smith  à Washington  (12' 
sem.)  (Biarritz)  (Columb.). 

Filles  courageuses  (Balzac) 
(5e  sem.)  (Warner  Bros). 


Présentations  à Paris 

(Communiqué  en  application  de  Particle  IV  du  décret  du  25  juillet  1935.) 


VENDREDI  12  AVRIL 
Colisée,  10  b.,  D.U.C. 

Le  Boi  des  Galéjeurs. 

MARDI  16  AVRIL 

Madeleine,  10  h.,  I).  P.  F. 
Les  Surprises  de  la  Radio. 


JEUDI  18  AVRIL 

Marignan,  10  h.,  Eclair-Journ. 
Courrier  d’Asie. 

VENDREDI  19  AVRIL 

Marignan,  10  h.,  Eclair-Journ. 
Le  Grand  Elan. 


Imp.  de  La  Cinlématographie  Française,  29,  rue  Marsoulan,  Paris. 


Le  Gérant  : P.  A.  Harlé. 


ïlll!llll!li!llll!llllllllllllllllllllilll!lll!lllllllllllllllllllllllllllllllllllll!lll!lllllllllll!llllllllllllllllllllllllllllllllliiiillllllllllllllllllllllllllllllllllllllilllllltllllllllllll 


Sous-titres  en  toutes  langues 
pour  films  parlants 

TITRA-FILMS 

2S,  rue  Marbeuf,  PARIS 

Tel.  : ELYSEES  00-18  et  00-29 

Le  procédé  TITRA-FILM  vous  garantit 
sur  n’importe  quelle  émulsion  positive 
ancienne  ou  récente 

des  impressions  claires,  nettes 
sans  bavures  et  lisibles 
même  sur  fond  blanc 

TITRA-FILM  EST  LE  MEILLEUR  PROCEDE 
APPLICABLE  AUX  FILMS  EN  COULEURS 
Les  copies  sous-titrées  par  TITRA-FILM 
peuvent  être  vernies,  lavées,  nettoyées 
etc.,  sans  aucun  inconvénient. 


POUR  NOS  SOLDATS 

Directeurs,  ne  ralen- 
tissez pas  votre  effort. 
Offrez  toujours  des  tim- 


bres à vos  spectateurs. 
L’œuvre,  patronnée  pai 
le  Président  Daladier,  a 
besoin  d’argent,  de  beau- 
coup d’argent  pour  se- 
courir nos  poilus  sans 
ressources. 


FAUTEUILS 

POUR  AVOIR  LES  MEILLEURS  PRIX 
DANS  LA  MEILLEURE  x FABRICATION 

CONSULTEZ  SANS  HÉSITER 

CINÉ- SIÈGES 

45,  RUE  DU  VIVIER  à AUBERVILLIERS  (Seine) 

Téléphoné  : FLANDRE  01-08 


Affiche  120X160  dessinée  par  Buridan  pour  la  C.C.F.C. 

IMPRIMÉE  PAR 

LA  CINÉMATOGRAPHIE  FRANÇAISE 

29,  rue  Marsoulan,  PARIS  (12*) 

Téléphone:  DIDEROT  85-35  (3  lignes  groupées) 


FILMS  ALBATROS 

7,  Avenue  Vion  Whltcomb 
PARIS-lfi® 

Tel.  : Jasmin  18-96 


© 

Représentant  général  pour 
Europe  Continentale 

Ernest  WETTSTEIN 

116  bis,  av.  des  Champs-Eliisées 
PARIS 

Tél.  : BAL.  34-38 

Câbles  ERWETT-PARIS 

37,  Avenue  des  Champs-Elysées 
PARIS  ( VIIIe) 

Téléphone  : Balzac  40-38 
Câbles  : LEBEBEN-PARIS 

LIBRE 

ILFORD 

Pellicule  vierge 
Agents  Exclusifs 

WELLINGTON  & WARD  S.  A. 

52,  rue  de  Dunkerque 
PARIS-IX* 

Tél.  : Trud.  83-82. 
Télégr.  : Wellward. 


MATERIEL  MODERNE  - TRANSPORTS  - DOUANES 


COPY-BOURSE 

130,  rue  Montmartre 

Tel.  : GUT.  15-11 

est  ouvert  et  se  charge 
tous  travaux  machine 
à écrire 


Travaux  machines 
duplicateurs 


et 


LIBRE 


STELLA 

USinE  a LABRUGUÎÈRE  .T.ARN 


m 


jmMMm 

CONTROLES  AUTOMATIQUES 

39,  avenue  George-V 

(entrée  17,  rue 
Quentin-Bauchart) 

Téléphone  : Balzac  47-95 


MICHAUX&6UERIN 


TRANSPORTS  EXTRA  RAPIDES  DE  FIIMS 
2. RUE  DE  ROCROY 

Tru  daine  72-81  (7  lignes) 

Permanent  nuit  et  jour. 


Rapid  Universal 

Transport 

Tél.  : Trud.  01-50 


TRANSPORTS 
RAPIDES  DES  FILMS 
TOUTES  DIRECTIONS 


2,  rue  Thimonnier 

PARIS  (IXe) 


tlllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllillllllllllllllllllilllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllillllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllillllUJIllllllllllllllllë 


LA  DISTRIBUTION  PARISIENNE  DE  FILMS 


présentera 

LE  MARDI  16  AVRIL  1940  à IO  heures  précises 

au  Cinéma  MADELEINE 

LE  GRAND  FILM  COMIQUE 

SUR  LA  RADIO  FRANÇAISE 

LES  SURPRISES 
DE  LA  RADIO 


Mise  en  Scène  de  MARCEL  PAUl 
Scénario  de  JEAN  NOHAIN  et  MAURICE  DIAMANT-BERGER 
et  interprété  par  25  GRANDES  VEDETTES  de  la  Radio 


POUR  LA  LOCATION  EN  FRANCE  ET  LES  VENTES  A L’ÉTRANGER  S’ADRESSER  A 


DISTRIBUTION  PARISIENNE  DE  FILMS 


65,  RUE  GAULÉE,  PARIS  - 


ÉLYSÉES  50-82  et  la  suite 


Téléphone  : 


iB5B5555B555B55M«Mamm™ir  «■■■■■■■ 

3 A BY  M O R L AY 
:RANÇOISE  ROSAY 
MICHELINE  PRESLE 

3ETTY  STOCKFELD 


DANS 


M avec  ® 2S 

c I u n M c R E R R I A I 1 ■■ 


un  film  d’YVES  Ml  RAN  DE 

MISE  EN  SCÈNE  DE 

GEORGES  LACOMBE 

PRODUCTION  Fl  LMSONOR-R  EIG  I N A 


RALLIEZ  VOUS.., 


Vente  exclusive  pour  le  Monde  entier  : 

FRANCINEX 

44,  CHAMPS-ÉLYSÉES,  PARIS  (8-) 


SIMONE  BERRIAU 
NINA  "m  Y R A L 

simone"  renant 

MARI  on"  DELBO 
MIL  A PARELLY 

primeros"e  PERREY 

PAMELA  "STIRLING 
BLANCHETTE  BRUNOY 


IBSflBBBBEEBEEEEBBEEEEEEEEEEEEEEi  ;1EEEEEEEEESESbS 


SOCIETES  E IV  ACTIVITE 


27,  rue  Dumont-d’Urville,  PARIS 

Téléphone  : Kléb.  93-86 


Sj 

Société  anonyme 

122,  Champs-Elysées 

l'él'pli.  : linlziic  38-10  et  11 


vous  offre  toute  une  série  de  grands  films 


LES  FILMS 


Marcel  Pagnoll 


13,  rue  Fortuny,  PARIS 
Téléphone  : Carnot  01-07 


44 


Champs-Elysées 

PARIS 

Elysées  64-31 


LES  FILMS  CRISTAL 

63,  Champs-Elysées,  Paris 

Téléphone  : Elysées  60-00 


Sous  les  Toits  de  Paris, 
A nous  la  Liberté,  Le 
Grand  Jeu,  Pension 
Mimosas,  La  Kermesse 
héroïque,  Désiré,  En- 
trée des  Artistes,  La\ 
Fin  du  Jour,  Derrière 
la  Façade 


Ronde  des  Heures  — Vignes  du  Seigneur 
Claudine  à l’Ecole  — Enfant  de  Troupe 
Marraine  du  Régiment  — Moulin  dans  le 
Soleil  — Héros  de  la  Marne 

Vous  Seule  que  j’aime 
Cas  de  Conscience  — Saturnin 
L’Ombre  du  2e  Bureau 
Après  Mein  Kampf,  mes  Crimes, 

A.  Hitler 
L’Espion  noir 


LES  PRODUCTIONS 

FOX-EUROPA 


DISTRIBUTEURS  DE 


par 


S ! 


FRANCINBX 


A4  . CHAMPS-ÉLYSÉËS.PARIS-8 

Téléphone  : jsalzac  13-18  et  13-19 


& 


Ad.  Tél.  : francinexso-paris 


EDITIONS  EMILE  CAPELIER 


27,  rue  de  Turin,  Paris  (8e) 

Téléphone  : Europe  49-40 

Petite  Peste  (2.500  m.) 

G.  Callix  - R.  Lefèvre 
Mot  de  Cambronne  (1.200  m.),  Sacha  Guitry 

Route  heureuse  (Epoe)  (2.200) 
Edwige  Feuillère 

Jeunesse  (Epoc)  (2.600  m.),  Lisette  Lanvin 
Remarions-nous  (Epoc)  (1.200  m.) 

Sans  Elle  (800  ni.) 
Documentaires  en  600  et  800  ni. 


5, 


av.  Velasquez; 
PARIS  (8  ) 
Téléphone  : 
Laborde  88-50 
6 lignes 
groupées 


ROBERT  JOUAT 


(9e) 


| 24,  rue  de  Trévise,  Paris 

E Provence  38-36 

TOUS  LES  ACCESSOIRES 

POUR  LA  CABINE 

E Charbons  — Miroirs  — Cellules  — Lampes 
\excitatrices  et  Tambours  dentés  pour  appa- 
\ reils  de  toutes  marques 


Les  Films  DE  KOSTER 


20,  boulevard  Poissonnière,  Paris. 

Téléphone  : Provence  27-47. 


UN  GOSSE  EN  OR 
TROIS  ARTILLEURS  A L’OPERA 
AMOUR  INTERDIT 
RETOUR  DE  ZORRO 
REVANCHE  DE  ZORRO 
CŒUR  DE  GOSSE 


/ 


4 


Représentant  de 

FILMS  EMKA 

Bruxelles 

c.  c.  c. 

Bordeaux 

A.  G.  L.  F. 
Marseille 

Vente 

pour  1 ’ étranger 

FRIC-FRAC 
VOUS  H’ AVEZ  RIEN  A DECLARER 


95,  Champs-Elysées 
Elysées  42-78  et  51-49 
Ad.  IVL:  BRAUNFILM 


LE  VEAU  GRAS 


79,  Champs-Elysées,  PARIS 
Téléphone  : Elysées  94-03  et  la  suite 


Société 

Anonyme 


VEDIS 

FILMS 


TROIS  VALSES 
LOUISE 
ROSE  DE  RIO 


PARIS 

FILM 

LOCATION 


79,  CHAMPS-ÉLYSÉES 


Adr.  Télégr.  : PARIFILM 
Téléphone  : Balzac  19-45 


Représentant  de  = 


OMNIA  FILMS  Ltd 

Londres 


Vente  exclusive  des  meilleurs  films  anglais  = 


1/ ESPION  NOIR  (C.  Veidt)  -= 
CONTREBANDE  (C.  Veidt)  -= 
Q PLANES  (Laurence  Oli-E 
vior  - II.  Richardson)  -E 
ROYAL  DIVORCE  (P.  Blan-E 
shard  - Rulh  Chatterton)  - = 
TWENTY  ONE  DAYS  (Laurence  Olivier  - V.  Leigh)  - = 
TIIUNDER  IN  TIIE  CITY  (Edw.  G.  Robinson); 


9^.  Champs-EIy^cts 
Glysées  4^-78  ci  S» *49 


Ad.  Tel.:  BRAUNFILM 


et  des  première  parties  de  qualité 


LIBRE 


LIBRE 


36,  avenue  Hoche 
Paris  (8e) 


Téléphoné  : 
Carnot  30-21  et  30-22 


Adresse  télégraphique 
JESTICFILM 
PARIS 


^ llllllllllllllllllllllllllllllllllH!llllllllllllllllllllllllllllllilllllllllllllllllllllll!lllllillllllllllllllllllllllllll9ll!llllllllin 


; I.' 


-TT- 


ECLAIR 

JOURNAL 


LE  JEUDI  18  AVRIL 

A IO  ” PRÉCISES 

au  MARIGNAN 


ECLAIR 

JOURNAL 

LE  VENDREDI  19  AVRIL 

A I O ? PRÉCISES 

au  MARIGNAN 


COURRIER  LE  GRAND 


D ASI E 


SCÉNARIO  ET  DIALOGUES  DE  0-P.GILBERT. 
FILM  RÉALISÉ  AVEC  LA  COLLABORATION  DES 

EQUIPAGES  D'AIR  FRANCE 

AVEC 

MARCEL  VALLÉE.  FLORENCE 
LUCIEN  COEDEL  . BASSAC 

JANINE  LIE±ER 
et  Mf  Sébastien  JACQUEMOTTE 
français  ynoyen 

RÉALISÉ  PAR: 

O-P.  GILBERT  et  MARCILLY. 
musique  d'HENRY  N/ERDUMo 

PRODUCTION  ECLAIR-JOURNAL 


UNE  RÉALISATION  DE  CH RISTIAN" JAQUE- 
DI  ALOQUES  DE  M ICHEL  DURAN- 

AVEC 

MAX  DEARLY 
CHARPIN 

HENRI  PRESLES.  MAURICE  BAQUET 
WISSIA-DINA.MILA  PARELY.  ASSIA- 


ET 


JEAN  TISSIER 


PRODUCTION  GLOBUS-FILM. 


AVANT 

NANA  d’Emile  ZOLA 

avec 

VIVIANE  ROMANCE 

PROCHAINEMENT 

Un  grand  film  d'YVES  MIRANDE 

IL  N Y A PAS I 

D’IMPRÈVUl 

• 

(d’après  la  célèbre  pièce  de  S.  Bekeffi) 

PRODUCTION  ROMAIN  PI  NES 

44.  Av.  des  Champs-Elysées  - Tél.  ÉLYsées  36-66 


LES  PRODUCTIONS  N.  VONDAS 

présentent 

MIREILLE  BALIN 
GEORGES  RIGAUD 
MARY  GLORY 

ET 

DALIO 

DANS 

«B  REFUGE 

d’après  le  roman  “LE  LOCATAIRE ” de  GEORGES  SIMENON 
Adaptation  et  Dia  logues  de  J.  CONSTANT  et  A.  P.  ANTOINE 

Mise  en  Scène  de  J.  CONSTANT 

AVEC 

MILA  PARELY,  JEAN  TISSIER,  ARGENTIN 


SATURNIN-FABRE 


MANDATAIRE  EXCLUSIF  POUR  L'ÉTRANGER 


A4,  CHAMPS-ELYSÉES,  PARIS 

Téléphone  : É LYSÉ  ES  11-45 
Adresse  Télégraphique  : IFEX-PARlS 


- 28. 824  âf>eétcLku/iL 


[elles  sont  pour  deux  semaines  — malgré  le 
2 3 des  places  limitées,  par  ordre  de  la 
Défense  Passive  — les  recettes  du  Cinéma 

Le  Paris  qui  bat  ainsi  tous  les  records 

depuis  l'ouverture  de  ce’te  salle  grâce  à 


LA  MOUSSON 


(THE  RAINS  CAME  - tiré  du  roman  de  LOUIS  BROMFIELD) 


M Y R N A LOY 
TYRONE  POWER 
GEORGE  BRENT 


réalisation  de 

CLARENCE  BROWN 

Une  super-production  de  DARRYL  F.  ZANUCK 

...et  cela  continue... 


UN  FILM  MONUMENTAL 


UN  TRIOMPHE. 


CHASSE 

GARDEE 


|llllllillllllllllllllllllllll!llllllllllllllll| 
= 22e  ANNÉE  = 

| PRIX  s 5 Francs  | 

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiiiiiil 


CINE 


LE  CINEMA  FRANÇAIS 

REDACTION  ET  ADMINISTRATION  : 

29,  rue  Marsoulan,  Paris  (12e) 

Adr.  Télégr.  : LACIFRAL  Paris. 


RAPHIE 


^lllllllllllllllllilliülliüüiililllllilIISil^ 

= W®  l.îî®  = 


Rédacteur  en  chef  : Marcel  COLIN-REVAL 
Directeur  : Paul  Auguste  HARLE 

Rédacteur  en  chef  (par  intérim)  : Lucie  DERAIN 


= 13  AVRIL  1940  g 

iiiiiiiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiifiiniitiiii 

Téléphone  : Diderot  85-35  (3  lignes  group.) 
Compte  chèques  postaux  n°  702-66,  Paris 
Registre  du  Commerce,  Seine  n°  291-139. 

Abonnement  : 

Fiance  : 121  fr.  20. 

Etranger  : 200  et  250  francs. 


L’Homme  qui  cherche  la  Vérité, 

film  de  Pierre  Wolff. 

Une  scène  avec  Raimu,  Jacqueline  Delnbac 
et  Jean  Mercanton. 

(Prod.  Bercholz.  Distr.  C.C.F.C.) 

M.  Henry  Ghollat  devient  Chef  de  Cabinet 
de  M,  Laurent-Eynac 

Nous  apprenons  avec  plaisir  la  nomina- 
tion de  M.  Henri  Ghollat  comme  chef  de  ca- 
binet de  M-.  Laurent-Eynac,  ministre  de 
l’Air. 

M.  H.  Chollat  avait  participé  activement 
et  utilement  à notre  Industrie  lors  des  der- 
niers incidents  professionnels. 

“RUE  DE  LA  GAIETÉ” 

sera  le  prochain  Film  de  René  Clair 

« Rue  de  la  Gaieté  »,  tel  est  le  titre 
du  prochain  film  que  René  Clair  réalisera 
en  France,  et  pour  lequel  deux  engage- 
ments importants  ont  été  signés  : ceux 
de  Raimu  et  de  Michèle  Morgan. 

Les  prises  de  vues  commenceront  au 
mois  de  juin  prochain. 

Le  directeur  de  production  est  Jean 
Lévy-Strauss.  Ce  sera  une  production 
Sédif. 

F 

La  Propagande  allemande 
ne  recule  devant  aucun  trucage 

On  sait  que  sous  le  titre  : Baptême  du 
Feu,  les  Allemands  ont  diffusé  dans  le 
monde,  par  leurs  légations,  une  bande  prise 
pendant  l’atroce  conquête  de  la  Pologne  et 
affirmant  par  l’image  la  puissance  germani- 
que, voilée  à la  dévastation. 

Un  autre  film  est  actuellement  envoyé  à 
toutes  les  légations  du  Reich  tant  en  Amé- 
rique du  Nord  que  dans  le  Sud-Amérique,  et 
projeté  récemment  en  Scandinavie,  film  en- 
tièrement truqué  intitulé  La  Conquête  de  la 
Grande-Bretagne  et  montrant,  par  l’effet  de 
savantes  surimpressions,  l’entrée  des  lé- 
gions teutonnes  en  Grande-Bretagne  et  dans 
les  rues  de  Londres. 

Encore  un  procédé  de  propagande  à la 
«Docteur  Gœbbels  » dont  l’effet  ne  peut 
plus  être  d’un  grand  poids  auprès  des 
neutres, 


III  rro;ramme  de  rénovation  do  Cinéma  français 
préconise  par  N.  André  Paulvé 


L’inquiétude  qui  s’était  emparée  des  mi- 
lieux cinématographiques  au  début  des  hos- 
tilités commence  à se  dissiper.  Au  désarroi 
et  au  découragement  provoqués  par  la  fer- 
meture des  studios,  par  l'arrêt  de  toute  la 
production  et  par  une  réglementation  trop 
rigide  de  V exploitation  des  salles  sucède 
maintenant  une  vue  plus  saine  et  plus  con- 
fiante de  la  situation.  L’espoir  d’une  reprise 
de  la  production  cinématographique  rendit 
peu  à peu.  Des  projets  abandonnés  revoient 
le  jour;  d’autres,  qui  répondent  mieux  au  r 
besoins  du  moment,  sont  en  préparation.  La 
production  française  s’est  remise  à la  tâche. 
Elle  prouve  par  son  allant,  par  son  ardeur, 
la  vitalité  de  notre  pays  auquel  le  souci  des 
armes  n’a  jamais  fait  oublier  ses  traditions 
artistiques. 

Mais  les  qualités  d’audace  et  d’habileté 
dont  témoignent  les  producteurs  ne  doivent 
pas  faire  oublier  les  difficultés  auxquelles 
ils  se  heurtent.  La  guerre  a mis  en  évidence 
la  situation  précaire  du  cinéma  français. 
Elle  a souligné  la  nécessité  urgente  de  ré- 
formes qui  étaient  depuis  longtemps  deman- 
dées par  les  intéressés.  Elle  a montré  les  ris- 
ques que  l’on  courrait  si  on  s’obstinait  pins 
longtemps  à les  différer.  La  vie  actuelle  du 
cinéma  français  est  lin  miracle  d’habileté  et 


d'ingéniosité.  Il  ne  suffit  pas  de  l’admirer.  Il 
faut  surtout  en  tirer  argument  pour  récla- 
mer des  pouvoirs  publics  et  de  tous  les  inté- 
ressés les  mesures  qui  permettront  enfin  à la 
production  cinématographique  de  notre 
pays  de  vivre  d'une  vie  saine  et  normale. 

La  nécessité  d’agir  rapidement  dans  ce 
sens  est  évidente.  Si  je  n’en  avais  été  per- 
sonnellement convaincue,  j'aurais  été  rapi- 
dement convertie  au  cours  de  l’entretien  que 
vient  de  m’accorder  André  Paulvé  qui,  après 
avoir  donné  au  cinéma  français  une  série 
de  films  qui  t’honorent  et  permettent  de 
fonder  les  meilleurs  espoirs  en  son  activité 
productrice,  vient  de  publier  sur  les  j>ro- 
blèmes  du  cinéma  français  une  série  d’ar- 
ticles fort  remarqués.  André  Paulvé  connaît 
bien,  pour  les  avoir  vécues,  les  difficultés 
auxquelles  se  heurtent  les  producteurs  fran- 
çais Il  a su  également  organiser  une  en- 
treprise de  distribution  de  tout  premier  or- 
dre, s’efforçant  d’imaginer  des  solutions  ci 
la  fois  simples  et  raisonnables  qui  permet- 
traient. si  elles  étaient  rapidement  adoptées, 
d’ encourager  l’essor  qu’on  constate  actuelle- 
ment dans  tous  les  milieux  cinématographi- 
ques et  d’obtenir,  pour  le  plus  grand  bien 
de  l’intérêt  général,  des  résultats  appré- 
ciables, — L.  D. 


— C’est  un  fait  hautement  significatif, 
nous  a déclaré  fout  d’abord  André  Paulvé, 
que  cette  reprise  spontanée  de  l’activité  ci- 
nématographique malgré  la  guerre,  malgré 
l’indifférence  des  pouvoirs  publics,  malgré 
le  retard  apporté  à la  réalisation  du  statut 
du  cinéma  réclamé  par  la  grande  majorité 
des  intéressés  et  dont  une  enquête  appro- 
fondie effectuée  en  1936  par  le  Conseil  Na- 
tional Economique  a montré  la  nécessité. 

Néanmoins,  comme  il  n’y  a pas  de  mira- 
cles éternels,  comme  on  ne  peut  demander 
aux  producteurs  et  aux  distributeurs  fran- 
çais de  réaliser  chaque  jour  des  prodiges 
d’équilibre,  de  véritables  tours  de  force,  il 
importe  de  ne  pas  se  leurrer  sur  la  situation, 
de  regarder  nettement  la  réalité  et  de  récla- 
mer avec  toute  la  fermeté  désirable  les  me- 
sures indispensables. 


REFORME  SYNDICALE 

Les  deux  grandes  réformes  que  j’ai  pré- 
conisées figuraient  déjà  dans  les  conclu- 


sions de  l’enquête  du  Conseil  National  Eco- 
nomique qui  sont  restées  lettres  mortes  de- 
puis quatre  ans.  Il  s’agit  d’obtenir  tout 
d’abord  le  contrôle  des  recettes  dans  les  sal- 
les et  l’institution  du  livre  de  bord  des 
films.  Le  contrôle  des  recettes  doit  être  con- 
fié à un  organisme  entièrement  autonome 
qui  comprendrait  dans  son  conseil,  avec  des 
représentants  des  pouvoirs  publies,  des  dé- 
légués de  producteurs,  des  distributeurs  et 
des  exploitants  de  salles. 

On  connaît  toutes  les  appréhensions  qui 
se  sont  manifestées  à ce  sujet.  Elles  pro- 
viennent surtout  des  déformations  que  les 
adversaires  du  contrôle  des  recettes  ont  fait 
subir  à un  projet  inoffensif  pour  rallier  à 
leur  cause  les  hésitants  et  les  craintifs.  Mais 
il  n’est  pas  difficile  de  remettre  la  question 
au  point.  Le  projet  de  contrôle  des  recettes, 
tel  que  le  conçoivent  la  majorité  des  pro- 
ducteurs français,  ne  risque  ni  d’éliminer 
du  circuit  les  distributeurs,  dont  l’activité 
ne  pourrait,  au  contraire,  qu’être  encoura- 
gée par  cette  institution,  ni  de  permettre  à 


6 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


CINE 


FR 


r/iphbe  mn 

■SE 


une  entreprise  privée  d’exercer  un  mono- 
pole de  fait  sur  le  cinéma  français.  La  so- 
ciété fiduciaire  qui  serait  chargée  du  con- 
trôle des  recettes  aurait  une  activité  stric- 
tement limitée  à la  perception  dans  les  sal- 
les des  droits  de  location  de  films  et  à leur 
répartition  entre  tous  les  ayants-droit.  Le 
rôle  des  distributeurs  dans  la  location  des 
films,  leurs  rapports  avec  les  exploitants  de 
salles  ne  seraient  aucunement  modifiés. 

UN  LIVRE  DE  BORD  DES  FILMS 

fl  s’agit  de  créer,  pour  les  films,  des  re- 
gistres d’inscription,  tenus  par  un  orga 
nisme  autonome  offrant  toutes  les  garanties 
désirables,  sur  lesquels  devraient  être  obli- 
gatoirement inscrits  tous  les  renseignements 
qui  sont  de  nature  à intéresser  ceux  qui  sont 
appelés  à placer  des  capitaux  dans  la  pro- 
duction cinématographique.  Cette  nouvelle 
institution  remplirait  un  rôle  analogue  à 
celui  de  l’Oflice  de  la  Propriété  industrielle 
pour  les  brevets  d’invention  ou  du  Bureau 
Véritas  pour  les  navires  de  commerce  ou 
des  conservateurs  des  hypothèques  pour  les 
prêts  hypothécaires.  On  trouverait  sur  le 
« livre  de  bord  » des  films  toutes  les  indi- 
cations utiles  concernant  le  scénario,  les 
droit  d’auteur,  la  mise  en  scène,  l’interpré- 
tation, le  personnel  technique,  la  nomencla- 
ture des  contrats  passés  avec  les  distribu- 
teurs avec  les  dates  exactes  qu’ils  compor- 
tent, celle  des  ventes  faites  à l’étranger,  les 
nantissements  et  les  délégations  de  créances. 
Naturellement,  seuls  les  contrats  inscrits  sur 
le  registre  officiel  du  cinéma  seraient  va- 
lables. 

On  comprend  immédiatement  l’intérêt  de 
cette  réforme.  Les  intéressés  pourraient 
ainsi  obtenir  des  renseignements  précis  sur 
les  productions  dans  lesquelles  une  partici- 
pation ou  un  droit  leur  sont  offerts. 

LE  PROBLEME  DU  FINANCEMENT 

Je  suis  sur  que  le  problème  du  finance- 
ment régulier  du  cinéma  français,  qui  a été 
jusqu’ici  considéré  comme  à peu  près  inso- 
luble pourrait  être,  grâce  à cette  réforme, 
aisément  résolu.  Les  banques  françaises  se- 
raient en  mesure  d’envisager  les  affaires  de 
cinéma  comme  des  opérations  normales  et 
les  producteurs  ne  risqueraient  plus  de  ren- 
contrer auprès  d’elles  les  refus  de  principe 
auxquels  ils  se  heurtent  actuellement. 

LE  ROLE  DES  SYNDICATS 

Certes,  les  organisations  syndicales  au- 
raient un  rôle  considérable  à jouer  dans 
cette  nouvelle  organisation  du  cinéma. 

Mais  une  refonte  des  organisations  syn- 
dicales est  indispensable.  Il  y a,  à l’heure 
actuelle,  trop  d’organismes  syndicaux  du 
cinéma  travaillant  en  ordre  dispersé.  Il  faut 
procéder  à des  regroupements.  La  nouvelle 
organisation  syndicale,  telle  que  je  la  con- 
çois, serait  composée  de  deux  branches  dis- 
tinctes : la  première  grouperait  les  repré- 
sentants qualifiés  des  producteurs,  des  dis- 
tributeurs, des  industries  techniques  et  de  la 
presse  filmée;  la  seconde  réunirait  les  ex- 
ploitants de  salles  dont  les  intérêts  sont,  sur 
certains  points,  trop  différents  de  ceux  des 
producteurs  et  distributeurs  pour  être  con- 
fondus avec  eux  dans  une  même  chambre 
syndicale. 

Il  est  certain  qu’une  telle  organisation, 
groupant  des  forces  imposantes,  jouirait 


Une  des  premières  photos  de  Volpone, 
film  de  M.  Tourneur. 

Charles  Dullin,  Louis  Jouvet,  F.  Ledoux 
et  Jacqueline  Delubac. 

(Ile-de-France  Film). 


d’une  autorité  qui  lui  permettrait  des  initia- 
tives hardies  dans  tous  les  domaines. 

LA  PUBLICITE  EN  FAVEUR 
DU  CINEMA 

Précisément,  le  nouvel  organisme  syndi- 
cal, qui  disposerait  de  moyens  d’action  ex- 
ceptionnels, pourrait  entreprendre  une  ac- 
tion efficace  dans  les  domaines  les  plus  va- 
riés. Une  propagande  active,  une  publicité 
bien  conçue,  ne  tarderaient  pas  à ramener 
dans  les  salles  une  clientèle  empressée.  Il 
ne  faut  pas  craindre  de  réagir  contre  les 
allégations  de  certains  esprits  chagrins  qui 
détournent  actuellement  le  public  du  cinéma 
sous  prétexte  qu’il  n’est  pas  convenable  de 
se  distraire  en  temps  de  guerre.  Le  cinéma 
apporte,  au  contraire,  une  détente  néces- 
saire aux  esprits  inquiets  et  fatigués  par  une 
guerre  de  nerfs  qui  se  prolonge  sans  cesse. 
I)e  plus,  en  contribuant  au  maintien  de  l’ac- 
tivité cinématographique,  on  donne  à une 
industrie  nationale  dont  le  rôle,  même  en 
temps  de  guerre,  n’est  pas  négligeable,  les 
moyens  de  continuer  son  essor  et  de  servir 
à l’étranger  la  propagande  française. 

L'ORGANISATION  DE  LA  PROPAGANDE 

La  publicité  en  faveur  du  cinéma  fran- 
çais ne  devrait  d’ailleurs  pas  s’exercer  seule- 
ment en  France.  Il  faut  aussi  l’entreprendre 
dans  les  colonies  où  les  producteurs  ne 
trouvent  pas  encore  les  débouchés  sur  les- 
quels ils  devraient  pouvoir  compter,  et  à 
l’étranger  où  la  location  d’un  plus  grand 
nombre  de  fdms  français  et  à des  prix  plus 
rémunérateurs,  permettrait  d’acquérir  une 
partie  des  devises  étrangères  dont  le  Trésor 
a actuellement  un  besoin  si  pressant.  A ce 
litre,  l’organisation  de  la  propagande  à 
l’étranger  mérite  un  effort  tout  particulier. 

Il  n’est  pas  douteux  qu’une  propagande 
collective,  en  faveur  du  cinéma,  donnerait 
rapidement  des  résultats  fort  appréciables. 

POUR  QUE  L'INDUSTRIE 
PUISSE  TRAVAILLER... 

A côté  de  cette  action  de  propagande, 
l’organisation  syndicale  aurait  encore  un 
rôle  important  à jouer  pour  obtenir  des 


pouvoirs  publics  les  mesures  dont  le  cinéma 
français  a besoin.  Il  faut  que  des  disposi- 
tions soient  prises  pour  que  tous  les  films, 
qui  étaient  en  cours  de  production  au  début 
des  hostilités,  puissent  être  rapidement  ter- 
minés; pour  que  la  censure  examine,  dans  un 
court  délai,  les  scénarios  des  films  et  fasse 
connaître  son  avis  avant  que  de  nouveaux 
frais  soient  engagés,  et  pour  que  des  affecta- 
tions spéciales  soient  accordées  aux  techni- 
ciens indispensables  à la  production,  ainsi 
qu’à  quelques  metteurs  en  scène  et  à quel- 
ques artistes  dont  la  présence  est  nécessaire 
pour  l’achèvement  des  films  commencés  ou 
pour  entreprendre  de  nouvelles  produc- 
tions. 

Enfin,  il  faut  reprendre  la  question  des 
taxes  qui  frappent  l’exploitation  et  obtenir 
une  révision  des  charges  fiscales  qui  ren- 
dent actuellement  les  efforts  inopérants.  Le 
cinéma  subit  un  traitement  fiscal  particuliè- 
rement injuste  qu’il  importe  de  corriger  le 
plus  rapidement  possible  si  on  veut  sauve- 
garder son  avenir. 

L’ACTION  DE  M.  HENRY  TORRES 

On  ne  soupçonne  pas  les  immenses  possi- 
bilités qui  s’offrent  devant  le  cinéma  fran- 
çais et  qui  pourraient  être  employées  si 
nous  avions  un  statut  professionnel  qui  ré- 
ponde aux  exigences  diverses,  mais  parfai- 
tement conciliables  de  la  production,  de  la 
distribution  et  de  l’exploitation. 

Cette  situation  a été  parfaitement  com- 
prise par  Henry  Torrès,  que  le  gouverne- 
ment a chargé,  il  y a quelques  mois,  de  s’oc- 
cuper, dans  le  cadre  de  l’information  et  de 
la  propagande,  des  problèmes  du  cinéma. 
L’activité  dont  il  a fait  preuve  dans  cette 
lourde  tâche  montre  que  nul  choix  ne  pou- 
vait être  meilleur.  Ses  brillantes  qualités 
d’organisateur,  l’intérêt  profond  qu’il  porte 
à l’art  cinématographique,  sa  compétence 
éclairée,  lui  permettent  de  rendre  au  cinéma 
français  les  plus  grands  services. 

Il  est  à souhaiter  qu’il  obtienne  des  pou- 
voirs publics  tous  les  moyens  d’action  dont 
il  a besoin.  II  faut  que  son  autorité  puisse 
s’exercer  efficacement  et  que  le  service  à la 
tète  duquel  il  a été  si  heureusement  placé 
soit,  quel  que  soit  le  ministère  auquel  il 
doive  être  rattaché,  investi  de  tous  les  pou- 
voirs nécessaires  pour  accomplir  une  œuvre 
utile. 


Des  grands  films  français 
interdits  en  Suisse 

L’Etat-Major  de  l’armée,  Division 
Presse  et  Radio,  Section  Films,  a refusé 
ies  certificats  de  censure  pour  les  films 
« Terre  d’Angoisse  » (Deuxième  Bureau 
contre  Kommandantur),  ceci  pour  l’en- 
semble du  territoire. 

D’autre  part,  sur  territoire  vaudois, 
sont  interdits  : « Dédé  la  Musique  », 
« Le  Dernier  Tournant  »,  « Le  Veau 

gras  ». 

« * 

* * 

« Le  Bois  sacré  »,  « Tempête  », 

« Pièges  » ne  pourront  être  projetés  que 
devant  des  spectateurs  de  plus  de  18 
ans. 

« La  Marraine  du  Régiment  » et  le  film 
« De  Lénine  à Hitler  » ne  seront  proje- 
tés dans  le  canton  de  Vaud  qu’après  dé- 
cision préalable  du  Département  de  Jus- 
tice et  Police, 


rTYYXX^XXXXXXXXXXXXXXXl 


7 

rrxxxYxxxxxxxxx^Xfiixxxr: 


La  Continuité  de  l’Idée  française  exprimée 
par  llNTEL  PÈRE  ET  FILS  de  Julien  Duvivier 


Après  plus  de  trois  mois  de  travail 
ininterrompu,  Julien  Duvivier  vient  de 
terminer  les  prises  de  vues  de  Untel  Père 
et  Fils,  le  grand  film  cyclique  dont  l’ac- 
tion ira  de  la  Commune  à nos  jours,  soit 
soixante-dix  ans  de  vie  française. 

Ce  grand  film,  grand  à tous  les  points 
de  vues  : scénario  vaste  et  profondément 
humain,  décors  nombreux,  variés,  d’une 
exactitude  de  reconstitution  infinie,  mise 
en  scène  souple  et  brillante,  ce  grand 
film  offre  la  plus  grande  diversité  de  sen 
timents  et  de  nuances.  Il  est  gai,  vivant, 
divertissant,  par  moments  d’un  sobre  pa- 
thétique allant  jusqu’à  la  puissance  tra- 
gique, et  toujours  d'une  simplicité  d’ex- 
pression qui  est  la  marque  du  grand  art. 

Ce  qui  fera  la  caractéristique  de  ce 
film  auprès  des  Français  qui  le  verront, 
c’est  que  pas  un  homme,  pas  une  femme 
de  chez  nous  ne  pourra  résister  à l’émo- 
tion qui  s’en  dégage,  tant  il  offre  de  véri- 
tés familières  et  saisissables;  pour  dire 
juste,  il  a la  fibre  française,  et  le  public 
y retrouvera  des  êtres  proches  de  lui,  des 
parents,  des  amis,  lui-même  avec  son 
cœur... 

Et  à V étranger , il  portera  hautement  le 
pavillon  de  notre  pays,  car  de  la  propa- 
gande meilleure,  il  n’en  est  pas...  ce  film 
ne  rendra-t-il  pas  vivante  l'Idée  de  la 
France  incarnée  tout  entière  en  une  fa- 
mille de  gens  moyens  et  durs  à la  tâche 


qui,  à travers  les  révolutions  et  les  guer- 
res, maintient  sa  foi  dans  la  liberté,  et 
son  idéal , dans  une  permanence  de  gran- 
deur et  de  civilisation. 

De  très  grands  artistes,  déjà  très  con- 
nus dans  le  monde  entier,  y trouvent 
l’occasion  de  créations  nouvelles,  les  plus 
complètes  qu’ils  aient  jamais  eues  : Rai- 
mu,  Michèle  Morgan,  Louis  Jouvet,  Lu- 
cien Nat,  Suzy  Prim,  entourés  de  remar- 
quables acteurs  placés  parfaitement  dans 
des  rôles  faits  pour  leur  talent. 

Ce  film,  pour  lequel  la  Transcontinen- 
tal, société  productrice,  et  la  société  Co- 
lumbia, distributrice,  ont  établi  un  énor- 
me budget  de  plusieurs  millions  — on 
murmure  sept  millions  — - affirmera,  par 
son  ampleur  et  sa  beauté  que  la  France, 
malgré  la  guerre,  ne  recule  pas  devant  les 
entreprises  audacieuses...  et  les  réussit. 

Untel  Père  et  Fils  sera  l’ambassadeur 
de  notre  production  actuelle. 

La  Columbia,  qui  vient  de  faire  un  tel 
effort  en  faveur  du  film  français,  annon- 
ce, d’autre  part,  sa  nouvelle  production 
et  notamment  quelques  films  de  grand  • 
classe,  tels  : Nous  irons  à Paris  (avec 
Melvyn  Douglas  et  Joan  B tonde  II),  L’Es- 
clave  aux  Mains  d'Or  (Golden  Boy), 
M.  Smith  au  Sénat,  de  Frank  Capra,  La 
Dame  du  Vendredi,  Ma  Grande  Aventure, 
qui  sont  déjà  doublés  — Lucie  Derain. 


Attention  aux  Sons 
des  Filins 
pour  l’Amérique 


La  Croix -Rouge  française 
au  Portugal 


(De  notre  correspondant  particulier.) 

Lisbonne,  avril  1940.  — M.  Caslello  Lopes, 
l’important  distributeur  de  films  français  au 
Portugal,  un  ami  dévoué  de  la  France,  vient 
d’organiser  une  jolie  fête  dans  son  cinéma 
à Lisbonne,  sous  le  patronnage  de  Mme 


Amé-Leroy,  au  profit  de  la  « Croix-Rouge  » 
française. 

L’ambassadeur  d’Angleterre  au  Portugal 
assista  avec  le  personnel  de  l’ambassade  et 
aussi  le  ministre  de  France  à Lisbonne  : 
M.  Amé-Leroy  et  la  Haute  Société  de  la  ca- 
pitale portugaise. 

M.  de  Castello  Lopes  eut  un  geste  qui  a 
touché  tous  les  Français  : il  a donné  aux 
dames  de  la  Commission  de  la  « Croix- 
Rouge  » toute  la  recette  de  la  fête  sans  au- 
cune retenue.  — José  da  Natividade  Gaspar. 


Un  de  nos  abonnés,  M.  Pitchon,  qui  est 
également  représentant  du  film  français  a 
Cuba,  et  l’un  des  principaux  importateurs  de 
notre  production,  nous  écrit  pour  nous  si- 
gnaler que  si  la  plupart  des  bons  lilms  fran- 
çais obtiennent  à Cuba  le  meilleur  rende- 
ment dans  les  exclusivités,  il  n’en  est  pas  de 
même  pour  leur  passage  devant  le  grand  pu- 
blic, peu  enclin  à comprendre  la  « phoné- 
tique » française. 

A cela  un  défaut  : le  manque  de  sous-ti- 
tres en  quantité  suffisante  et  en  bonne  tra- 
duction espagnole.  Trop  souvent  aussi,  les 
sous-titres  superposés  ne  sont  pas  assez  bien 
gravés,  pas  assez  clairement  visibles  et  enfin 
ils  contiennent  des  fautes  de  style  et  d’or- 
thographe ! 

Malgré  la  qualité  artistique  des  films  fran- 
çais, le  spectateur  cubain  sort  parfois  du 
cinéma  avec  une  impression  désagréable;  il 
faut  veiller  à ces  sous-titres  trop  souvent 
rédigés  un  peu  négligemment,  et  penser 
qu’ils  sont  les  seuls  véhicules  de  la  langue, 
de  la  pensée  française  incluse  dans  les  films 
de  chez  nous. 


L’Amérique  pourra-elle 
importer  au  Japon  ? 


Après  l’ expiration  du  traité  de  commerce 
entre  le  Japon  et  les  Etats-Unis,  on  ne  per- 
dait pas  espoir  de  nouvelles  et  meilleures 
relations.  Toutefois,  le  Japon,  qui  a besoin 
d’argent  pour  la  guerre  de  Chine,  n’est  pas 
disposé  à laisser  émigrer  ses  devises.  On  se 
rappelle  de  quelle  manière  le  Japon  avait 
exécuté  ses  engagements  en  1939,  créant  des 
difficultés  pour  les  licences  d’importation 
après  avoir  été  d’accord  pour  une  vingtaine 
de  films. 


□c 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


CINE 


R/VPHIE  CK 

'SE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


:xxx: 


Bette  Davis  est  élue  en  Amérique 
LA  MEILLEURE  ACTRICE  DE  1939 


Les  membres  de  la  « Newspaper  Film  Cri- 
tics  of  America  »,  association  comprenant 
plus  de  six  cents  éminents  critiques  ciné- 
matographiques d’outre-Atlantique,  ont  tous 
voté  : Bette  Davis,  pour  l’attribution  du  ti- 
tre de  : « La  Meilleure  Actrice  de  l’Année  » 
pour  1939. 

C’est  pour  son  interprétation  de  Victoire 
sur  la  Nuit,  qui  doit  sortir  prochainement 
dans  une  salle  parisienne  des  Champs-Ely- 
sées, que  cette  artiste  de  classe  se  voit  dé- 
cerner le  prix  envié  de  : « La  Meilleure  Ac- 
trice de  l’Année.  » 

♦ 

Les  Cinémas  anglais  seront  ouverts  le  Dimanche 
même  après  ia  guerre 

Les  autorisations  d’ouverture  le  dimanche 
maintenant  accordées  seront  maintenues 
pour  le  temps  de  paix.  Il  s’ensuivra,  par  la 
suite,  un  allègement  des  charges  des  exploi- 
tants, et  une  compensation  pour  les  charges 
considérables  qu’ils  assument  actuellement. 


Sous  l’égide  de  Mickey,  voici  Rellys,  Alibert 
et  Gabriello,  avec  Monique  Rolland 
Jane  Sourza  et  Jany  Bryand. 


Les  Travailleurs  du  Cinéma  anglais 
demandent 

une  augmentation  de  12,5  °lo 

Une  augmentation  de  12,5  % a été  deman- 
i dée  par  les  employés  de  l’industrie  cinéma- 
! tographique.  Les  dirigeants  comprennent  la 
nécessité  de  cette  augmentation  pour  faire 
face  au  coût  de  la  vie,  mais  ne  voient  pas 
comment  compenser  ces  nouveaux  frais 
sans  augmentation  du  prix  des  places  de 
certaines  catégories.  Il  est  à noter  que  la 
plus  grande  partie  d’une  augmentation 
éventuelle  s'en  irait  dans  le  paiement  des 
taxes  sans  profiter  aux  exploitants. 

La  sortie  de  “NARCISSE” 
a donné  lieu  à des 
manifestations  originales 

On  sait  que  pour  fêter  la  sortie  du  film 
Narcisse,  de  M.  A.  d’Aguiar,  et  la  révélation 
! d’une  nouvelle  vedette  comique  : Rellys,  la 
société  Gray  Film,  Radio  37  et  la  direction 
du  Max-Linder  avaient  tenu  à offrir  des  re- 
présentations gratuites  en  « avant-premiè- 
res » du  film,  aux  permissionnaires  qui  en 
feraient  la  demande. 

La  journée  Narcisse  fut  très  brillante  et 
animée. 

D’autre  part,  la  Presse  fut  conviée  à faire 
connaissance  de  manière  plus  intime,  plus 
amicale,  avec  le  joyeux  Rellys,  en  permis- 
sion. Et  pour  marquer  la  sympathie  et 
l’amitié  où  le  grandes  vedettes  du  rire  tien- 
nent leur  nouveau  camarade,  un  déjeuner 
avait  réuni  autour  de  Rellys  plusieurs  comi- 
ques français  très  appréciés,  comme  Duval- 
lès,  au  sourire  rayonnant,  Alibert,  chanteur 
et  comique  marseillais,  qui  divertissait  tout 
son  entourage,  Jane  Sourza,  vedette  de  la 
Radio,  Dorville  et  Biscot,  fameux  comiques 
connus  tant  au  music-hall  que  sur  l’écran, 
le  rond  et  charmant  Gabriello,  qui  incarne 
dans  Narcisse  un  spirituel  chef,  et  deux  au- 
tres partenaires  de  Rellys,  la  délicieuse  Mo- 
nique Rolland  et  Georges  Grey. 

N’oublions  pas  les  autres  vedettes  du  rire 
qui,  pour  être  immobiles  et  silencieux,  n’en 
étaient  pas  moins  présents  : Mickey  Mouse 
et  Donald  le  canard,  en  effigies,  et  prési- 
dant à cette  réunion  cordiale. 


vont  tourner  leurs  prechains  films 
dans  les  Studios  de  Nice 


Jacques  de  Baroncelli,  accompagné  de 
ses  producteurs  MM.  Pressburger  et 
Glaser  étudient  sur  place  la  possibilité 
de  réaliser  entièrement  à la  Côte  d’Azur 
<<  Les  Nouveaux  Pauvres  ».  Cécile  So- 
rel  et  Simone  Berriau  feraient  partie 
de  la  distribution,  mais  il  n’y  a encore 
rien  de  définitif. 

D’autre  part,  René  Clair,  dont  le  film 
« Air  pur  » a dû  être  interrompu  les  pre- 
miers jours  de  la  guerre  alors  que  quel- 
ques scènes  d’extérieurs  seulement 
avaient  été  tournées  dans  la  montagne 
niçoise,  entreprendra  très  prochaine- 
ment à la  Victorine  un  nouveau  film, 
« Rue  de  la  Gaîté  ».  Le  scénario  a été 
écrit  par  Charles  Spaak  et  Albert  Va- 
lentin et  Raimu  ainsi  que  Michèle  Mor- 
gan seront  les  deux  grandes  vedettes. 

Ed.  E. 


De  g.  à dr.  : Alibert,  Rellys,  Gabriello, 
Duvallès  et  Jane  Sourza 


Journée  réservée 
Permissionnaires  1 


aassiQHta 


Voici  à gauche,  la  foule  des  « Perm 


N°  72.925.  N»  72.924. 

et  le  lendemain  la  foule  imposante  des  « Paj'ants  » qui  attendent  leur  tour...  de  rire. 

Un  succès  de  plus  pour  Gray  Film. 


9 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


xxm  csi\e 


FR 


9r/\phie 

I SE 


Beaucoup  de  Filins  français  à Londres 
mais  pas  assez  de  beaux  Films 

ENVOYONS  NOS  DERNIÈRES  PRODUCTIONS 


Les  amateurs  de  films  français  seraient 
bien  mal  fondés  de  se  plaindre  en  ce  mo- 
ment, car,  du  point  de  vue  de  la  quantité, 
au  moins,  ils  sont  largement  servis.  Certes, 
nous  n’en  sommes  pas  aux  chiffres  d’avant- 
guerre,  mais  ça  fait  quand  même  plaisir  de 
voir  refleurir  le  film  français  avec  la  venue 
du  printemps. 

Mais  — car  il  y a un  mais  — les  critiques 
londoniens  ne  sont  pas  satisfaits.  La  qualité 
des  films  français  projetés  actuellement  ne 
les  enchante  pas.  J’oserais  à peine  les  con- 
trarier, car  je  dois  reconnaître  que  ces  films 
ne  sont  pas  de  toute  première  jeunesse.  Mais 
leur  grief  ne  réside  pas  dans  ce  détail.  Us 
sont  en  train  de  ronchonner  parce  que  tou- 
tes ces  histoires  de  femmes  ont  l'air  de  sor- 
tir du  même  moule.  Notez,  cependant,  que 
pour  ce  qui  est  de  formes,  ils  n’ont  pas  tari 
en  éloges  sur  l’allurante  Viviane  Romance, 
telle  qu’elle  leur  est  apparue  dans  Prisons 
de  Femmes.  Ils  n’ont  pourtant  pas  hésité  à 
décerner  la  palme  à Marguerite  Deval  qui 
joue  le  rôle  de  l’entremetteuse  croassante. 
Et  ils  en  redemandent  même  ! (Croassez  et 
multipliez).  Le  film  n’a  malheureusement 
pas  obtenu  le  succès  escompté.  Le  public  l’a 
apparemment  boudé.  Je  ne  sais  s’il  faut  at- 
tribuer cela  à un  lancement  inadéquat,  ou 
bien  au  fait  que  le  mot  « Prisons  » a agi 
comme  rabat-joie.  Qu’on  nous  permette  d’es- 
pérer que  si  le  film  est  repris  (avec  justice  i) 
le  public  revisera  sa  sentence. 

A l’Academy,  Remontons  les  Champs- 
Elysées  est  dans  son  quatrième  mois.  11 
avait  été  provisoirement  retiré  pour  laisser 
la  place  à Mamele,  mais  ce  dernier  n’avait 
pas  fait  long  feu,  car  le  yiddisch  c’est  de 
l’Hébreu  pour  la  plupart  des  cinéphiles. 
Depuis  quelques  semaines,  on  a adjoint 
Mayerling  à Remontons  et,  quoique  ce  ne 
soit  pas  là  un  film  du  dernier  cru,  nombre 
de  passants  s’attroupent  devant  l’Academy 
pour  admirer  leur  vedette  préférée  : Da- 
nielle Darrieux.  Champs-Elysées  ? Ce  serait 
plutôt  la  place  de  l’«  Etoile  ». 

Au  Studio  One,  Le  Voleur  de  Femmes, 
avec  Jules  Berry,  n’a  récolté  que  trois  semai- 
nes. Il  a été  remplacé  par  Les  Mutinés  de 
l’Elseneur. 

Laissons  là  les  mutins  et  montons  à Baur. 


Car  ce  dernier  est  en  train  de  triompher 
dans  Tragédie  impériale,  à l’Embassy,  ou 
son  interprétation  de  Raspoutine  fait  mer- 
veille. Les  critiques  l’ont  mis  au  pinacle  et, 
ce  qui  ne  gâte  rien,  le  public  partage  leur 
avis.  La  censure  a naturellement  caviardé 
(c’était  fatal)  les  scènes  d’orgie,  mais,  tel 
Raspoutine  lui-même,  le  film  a « tenu  le 
coup  ».  — Raymond  Anzanut. 

4 — 

TURQUIE 


Grand  succès  pour  les  Films  français 

(De  notre  correspondant  particulier.) 

Malgré  la  situation  présente,  la  vie  artis- 
tique à Istanbul  continue  normalement.  Les 
cinémas  projettent  des  grands  films  fran- 
çais et  américains  qui  remportent  un  remar- 
quable succès.  Notre  gouvernement,  désirant 
contribuer  et  aider  le  public  à fréquenter 
les  salles  de  projection,  a rabaissé  les  taxes 
sur  les  entrées  réduisant  de  20  % environ 
le  prix  des  billets.  Ainsi  les  meilleures  pla- 
ces coûtent  actuellement  4(1  piastres,  les 
mêmes  places,  il  y a deux  ans,  étaient  de 
70  piastres.  D’autre  part,  vu  la  grande  af- 
fluence, trois  grandes  nouvelles  salles  ont 
été  inaugurées.  Ce  sont  : 

Le  ciné  Opéra,  au  Faubourg  de  Ivadikeuy, 
2.000  places,  un  des  plus  beaux  cinés  des 
Balkans; 

Le  ciné  Tchemberlitach  à Istanbul  el, 
enfin,  le  ciné  Marmara  au  Faubourg  de 
Beyazid. 

Tous  ces  cinémas  sont  très  spacieux  et 
aménagés  d’une  façon  très  moderne. 

Les  studios  Ipeckci  Frères  ont  tourné 
cette  année  quatre  films  turcs  qui  ont  eu  un 
très  grand  succès  surtout  le  film  Quand  ta 
Chair  succombe,  avec  notre  grand  artiste 
national  Ertogrut  Mouhsin.  C’est  un  vrai 
chef-d’œuvre.  Ces  films  ont  été  vendus  pour 
être  projetés  en  Irak,  Iran  et  aux  Indes. 

Au  Studio  Ipek  et  Marmara,  le  doublage 
des  films  connaît  un  succès  de  plus  en  plus 
grand  et  on  y travaille  d’une  façon  continue 
et  intense. 

Voici  ci-dessous  la  liste  des  films  français 
qui  ont  été  projetés  avec  grand  succès  par 
nos  cinémas  Sumer,  Saray  et  Laie  : 


Pierre  Renoir  et  Michèle  Verly 
dans  L'Embuscade,  film  de  I".  Rivers. 

(I)istr.  D.U.C.). 


Sumer  : Prince  Bouboule;  Noix  de 
Coco;  Serge  Panine;  Entente  Cordiale. 
Louise;  Paradis  perdu;  L’Entraîneuse; 
Grand-Père;  Dédé  la  Musique;  Cavalcade 
d’Amour;  Accord  final;  Rappel  immédiat; 
L’Homme  du  Niger. 

Saray  : Le  Récif  de  Corail;  Gibraltar 
(triomphe);  Hôtel  du  Nord;  La  Fin  du 
Jour;  Pièges;  L’Emigrante;  Capitaine 
Benoît. 

Laie  : Retour  à l’Aube;  Quadrille;  Der- 
rière la  Façade;  La  Vierge  folle;  La  Bête 
humaine;  Sans  Lendemain;  Le  Puritain; 
Les  Trois  de  Saint-Cyr;  Les  Cinq  Sous  de 
SLavarède. 

Ph.  Nazloglou. 

• 

Les  Loueurs  belges  luttent 
contre  l'avilissement  du  prix  des  places 

La  section  des  loueurs  de  la  Chambre 
Syndicale  de  la  Cinématographie  et  des  In- 
dustries qui  s'y  rattachent,  s’est  réunie  sous 
la  présidence  de  M.  Coppens,  afin  de  discu- 
ter des  mesures  très  sévères  qui  sanctionne- 
ront les  infractions  à la  discipline  générale 
des  exploitants  belges,  notamment  en  ce  qui 
concerne  le  prix  des  places.  Ces  sanctions 
pourront  aller  jusqu’au  refus  des  films  par 
les  distributeurs... 


10 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


COURRIER 
des  DIRECTEURS 


Messieurs, 

Ma  salle  de  cinéma  ayant  été  réquisition- 
née par  le  Service  de  Santé  militaire  en  sep- 
tembre dernier,  j’avais  informé  les  distri- 
buteurs, avec  lesquels  j’avais  des  contrats  en 
cours,  de  ma  situation  et  en  annulant  ces 
contrats. 

Tous  ces  distributeurs  m’ont  répondu 
qu’ils  ne  pouvaient  accepter  celte  annula-  j 
tion  et  qu’ils  suspendaient  ces  contrats  jus- 
qu’à la  réouverture  de  mon  établissement. 

La  situation  de  réquisition  se  prolongeant, 
je  confirme  ce  jour  l’annulation  de  ces  con- 
trats. 

Je  vous  serais  obligé,  au  cas  où  ces  annu-  J 
lations  ne  seraient  pas  acceptées,  de  me 
faire  connaître  quel  moyen  légal  je  devrais 
employer  pour  les  rendre  définitives. 

Veuillez  recevoir,  etc.,  etc... 

Nous  avons  bien  reçu  votre  lettre  du  3 
courant. 

Il  est  bien  évident  que  votre  salle  étant 
réquisitionnée  par  l'autorité  militaire,  vous 
êtes  dans  l’impossibilité  d'exécuter  vos  con- 
trats et  aucun  distributeur  ne  peut  et  ne 
doit,  du  reste,  vous  en  demander  l’exécu- 
tion. 

Il  n'y  a pas  encore  de  jurisprudence 
fixant  les  droits  pour  l’avenir,  des  distribu- 
teurs et  des  directeurs.  Toutefois,  si  vous 
aviez  besoin  de  suivre  cette  affaire,  il  a été 
créé,  au  siège  de  la  Chambre  Syndicale  des 

~T~rm 1 1 — m h 


TX3  CÎNÉmBRr/IPHIE 

FRSlSptàaSE 


♦♦♦ ♦ ♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦ 


DANS  L’EXPLOITATION 


Distributeurs  de  Films,  122,  rue  de  La  Boé- 
tie, Paris-S”,  une  Commission  mixte  à qui 
vous  pourrez  soumettre  votre  cas. 

Monsieur, 

Vous  m’obligeriez  en  me  précisant  si  je 
suis  dans  l’obligation  de  fournir  deux  pla- 
ces à chaque  séance  de  toute  la  semaine 
pour  la  Censure  militaire  à qui,  suivant  no- 
tre premier  accord,  je  communique  qua- 
rante-huit heures  à l’avance  les  numéros  de 
Censure  d’Alger  de  chaque  programme  et 
actualités. 

( Réponse  prochain  numéro.) 


EXCELLENT  RENDEMENT 
des  SALLES  de  TOULOUSE 


Parmi  les  grandes  sorties  de  ces  dernières 
grandes  semaines,  qui  ont  obtenu  un  bon 
rendement  financier,  signalons  : 

Le  Chemin  de  l'Honneur,  au  Trianon-Pa- 
lace  (2  semaines);  L'Homme  du  Niger,  aux 
Variétés  (2  semaines);  Tempête,  au  Gau- 
mont-Palace (2  semaines);  Battement  de 
Cœur,  au  Gaumont-Palace  (2  semaines);  Des 
Hommes  sont  nés,  au  Plaza  (2  semaines); 
Charrette  fantôme,  aux  Variétés  (1  semaine); 
La  Tradition  de  Minuit,  au  Trianon-Palace 
(1  semaine);  Petite  Princesse,  au  Gaumont- 
Palace  (1  semaine);  Le  Plancher  des  Va- 
ches, aux  Variétés  (1  semaine);  Honolulu,  au 
Plaza  (1  semaine).  — Roger  Bruguière. 


EN  AfRIQUE  DU  NORD 


L’ACTIVITE  GENERALE 

S Contrairement  aux  bruits  qui  ont  cou- 
ru, la  fermeture  de  l’agence  algéroise  de  la 
« R.  K.  O.  Radio  Films  »,  sise  23,  rue  d ’lsly, 
n’a  jamais  été  envisagée.  En  dehors  des 
productions  cédées  comme  annoncé  ici- 
même,  la  « R.  K.  O.  Radio  Films  » distri- 
buera, par  la  suite,  elle-même  en  Afrique  du 
Nord,  certaines  réalisations  faisant  partie 
d’une  nouvelle  sélection  de  films  en  cours 
de  doublage  à Paris. 

S Une  charmante  fillette,  Geneviève,  vient 
de  naître  au  foyer  de  Mme  et  M.  Adrien 
! Toubol,  Directeur  de  l’Agence  de  Distribu- 
tion de  Films  égyptiens  à Alger. 

1 Une  nouvelle  formule  d’exploitation 
prend  corps  depuis  cette  saison  dans  les  ci- 
némas d’Alger  : la  projection  d’un  même 
grand  film  par  deux  ou  trois  salles  dans 
la  même  semaine.  Citons  ainsi  les  passations 
régulières  en  tandem  dans  les  deux  salles 
Seiberras  (Majestic  et  Régent)  des  films  : 
Les  Hauts  de  Hurlevent;  Brazza;  Narcisse; 
L’Entraîneuse;  Le  Duc  de  West  Point;  dans 
deux  cinémas  indépendants  : Marignan  et 
A.  R.  C.  : Victoire  sur  la  Nuit;  au  Marignan 
et  Splendid  Cinéma  : Rappel  immédiat  et 
enfin  les  représentations  en  triple  exclusi- 
vité, c’est-à-dire  dans  les  trois  salles  du  cir- 
cuit Islytheatr  (Ténoudji)  d’Alger  : Colisée, 
Plazza  et  Vox  des  films  : Le  Chemin  de 
l'Honneur,  Vous  ne  l’ emporterez  pas  avec 
vous,  La  Charrette  fantôme,  autant  d’inno- 
vations dans  le  domaine  de  la  programma- 
tion qui  semblent  donner  de  bons  résultats 
puisqu’elles  se  répètent.  — Paul  Saffar. 


DANS  LA  PRODUCTION 


Raimu,  Feraandel  et  joselte  Ray 
joueront  dans 

“LA  FILLt  DU  PUISATIER” 
de  Marcel  Papl 

Il  se  confirme  que  les 
deux  grands  acteurs  Raimu  et 
Ferr.andel,  et  la  charmante 
Josette  Day  seront  les  prota- 
gonistes du  film  que  Marcel 
Pagnol  prépare  : « La  Fille  du 
Puisatier  » et  qu’il  commen- 
cera le  15  mai  dans  ses  stu- 
dios de  Marseille. 


AU  MONTAGE 

De  Mayerling  à Sarajevo, 

dont  le  montage  s’était  poursuivi 
ces  dernières  semaines,  est 
maintenant  totalement  achevé. 


BILLANCOURT 

Volpone. 

Réal.  : Maurice  Tourneur. 

Ved.  : Harry  Baur,  Jouvet, 
Jacqueline  Delubac,  Ch.  Dullin, 
etc.,  etc... 

Décors  ; La  chambre  de  Vol- 
pone, la  salle  du  festin. 

Tournage  : 3e  semaine. 

Prod.  : Ile-de-France  Film. 

Soldats  sans  Uniforme. 

Réal.  : Maurice  de  Canonge. 

Ved.  : Madeleine  Robinson, 
Catherine  Farel,  Yvonne  Brous- 
sard  et  MM.  Roger  Karl,  Geor- 
ges Lannes,  Cordy,  Guillaume  de 
Saxe,  Azaïs,  Bourdelle,  Magnier. 

Décors  : Des  chambres,  un 
grand  salon. 

Tournage  : 2e  semaine. 

Prod.  : Sté  du  Film  « Soldats 
sans  Uniforme  ». 

NICE-C.  M.  C. 

Unie!  Père  et  Fils  vient 
d’être  achevé.  Le  film  passe  au 
montage  définitif.  Prod.  : Trans- 
i eontinental-Columbia. 


FRANÇO!S-ler 

La  Mer  ers  Flammes. 

Réal.  : Léo  Joanncn. 

Ved.  : Marie  Déa,  Raymond 
Rouleau,  Hugo  Haas,  Roland 
Toutain. 

Décors:  Auberge  « Frédéric  », 
complexe  hôtel  particulier. 

Tournage  : 2e  semaine. 

Prod.  : C.  F.  C.-Majestic. 

On  prépare  Guet-Apens 
dans  la  Forêt  noire,  film  d’es- 
pionnage de  Félix  Gandéra. 
Production  C.  F.  C. 

FRANCŒUR 

On  a terminé  Duel,  réalisa- 
teur : P.  Fresnay. 

P.  Fresnay  a tourné  cette  se- 
maine avec  le  camion  Western 
Electric  de  Billancourt  des  scè- 
nes d’extérieurs  dans  Paris,  no- 
tamment sur  la  Tour  Eiffel. 

NEUILI  Y 

Diamant  noir  esi  au  montage. 
Réal.  : J.  Delannoy.  Prod.  : Mi- 
nerva. 


BUTTES-CHAUMONT 

Le  Dernier  Refuge. 

Réal.  : J.  Constant. 

Ved.  : Mireille  Balin,  Georges 
Rigaud,  Marie  Glory,  Dalio,  Sa- 
turnin-Fabre,  J.  Tissier... 

(Soulignons  que  ce  film,  in- 
terrompu par  la  guerre,  est  re- 
pris et  se  terminera  à la  fin  du 
mois. 

L’assistant  est  Henri  Calef,  et 
le  chef-opérateur  : Jean  Bache- 
let  qui  remplace  Ted  Pahle. 

Prod.  : Vondas. 

Tournage  : lre  semaine  des 
intérieurs  repris. 

La  Voix  du  Bonheur. 

Réalisation  de  René  Jayet.  Le 
film  a été  terminé  samedi  et  en- 
tre au  montage. 

Prod.  : Comète. 

Mariage  par  Procuration. 

Réal.  : Maurice  Cloche. 

Ved.  : Georges  Rigaud,  Moni 
Goya,  Tissier,  Cordy,  Blanchette 
Brunoy,  Broehard.  Carette. 
Tournage  : 3e  semaine. 

Prod.  : Spéva. 


fTïrnmiiiiiimiiiiE  amw 


RAPH8E 

SE 


U 


xxxxxxxxxxxzxzxxxx: 


ANALYSE  ET  CRITIQUE  DES  FILMS 


Le  Président  Handecœur 

Comédie  dramatique  (G) 


Origine  : Française. 

Réalisation  : Jean  Dréville. 
Auteur  : Roger  Ferdinand. 
Dialogues  : Roger  Ferdinand. 
Décorateur  : R.  G.  Quignon. 
Opérateur  : René  Gaveau. 
\ssistant  : R.  Paul-Dagan. 

Interprétation  : Ilarry  Baur, 
Betty  Stockfeld,  Robert  Piza- 
ni,  Temerson,  Cécil  Grane, 
Maupi,  Chamarat,  N innés  Fils, 
Marguerite  Deval  et  Jeanne 
Provost. 

Studios  : Pagnol-Marseille. 
Enregistrement  : Philips. 

Ing.  du  son  : Lavoignat. 
Production  : Edic. 

Distrib.  : Films  Marcel  Pagnol. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Un  film  profondément  humain 
et  simple,  dont  le  sujet,  dû  à 
Roger  Ferdinand,  vient  du 
ca’ur  et  doit  toucher  par  sa 
sincérité  et  son  art  franc  et 
direct.  Le  soin  et  l’élégance 
de  cette  réalisation,  sa  gaieté 
fine  et  nuancée,  en  font  une 
véritable  réussite  de  grande 
comédie  psychologique  de 
style  bien  français. 

SCENARIO.  — M.  Haude- 
cœur,  procureur  général  à la 
Cour  d’Appel  d’Aix-en-Provence, 
est  un  homme  respecté,  redouté, 
qui  n’a  pas  l’habitude  qu’on  dis- 
cute ses  ordres.  Il  refuse  à son 


fils  Pierre  le  mariage  d’amour 
que  ce  jeune  homme  souhaite 
pour  lui  imposer  une  union  de 
convenance.  Mais  un  impondéra- 
ble entre  dans  la  vie  du  Prési- 
dent Ilaudecœur  : l’amour,  sous 
les  traits  fascinants  d’une  belle 
veuve  canadienne,  Mrs  Brown, 
et  cet  amour  ensoleille  l’existen- 
ce d’IIaudecœur  qui  acceptera 
que  son  fils  suive  son  cœur. 
Alors  Mrs  Brown,  ayant  trans- 
formé le  Président  Ilaudecœur, 
lui  annoncera  son  prochain  ma- 
riage avec  un  officier  de  marine. 
Le  cœur  brisé,  Ilaudecœur  par- 
donnera. 

TECHNIQUE.  — Jean  Dre- 
ville  a réalisé  un  film  clair,  élé- 
gant, raffiné,  aux  images  parfai- 
tement photographiées.  La  no- 
tion humaine,  la  sensibilité  de 
la  mise  en  scène  en  sont  le  plus 
bel  apanage.  Un  spirituel  dialo- 
gue corse  ce  film  bien  servi  par 
de  remarquables  interprètes. 

INTERPRETATION.  — Har- 
ry  Baur  joue  avec  un  talent 
éprouvé  et  fort  le  rôle  multiple 
du  Président  Haudeeœur  que 
nous  verrons  se  transformer  peu 
à peu.  A ses  côtés,  le  jeune  pre- 
mier Cécil  Grane  a une  autorité 
pleine  de  tact  pour  son  manque 
d’expérience,  et  la  très  belle  Bet- 
ty Stockfeld  est  un  ravissement 
des  yeux.  De  parfaits  rôles  sont 
tenus  avec  talent  par  Pizani, 
Marguerite  Deval,  Jeanne  Pro- 
vost, qui  ont  tant  de  distinction, 
par  Numès  Fils,  Chamarat,  Mau- 
pi et  l’inimitable  Temerson. 


Marseille  mes  Amours 

Opérette  filmée  (G) 


Origine  s Française. 

Réalisation  % Daniel  Norman. 

Auteur  : Marc  Cab,  Tutelier  et 
Audiffred. 

Découpage  : Paul  Schiller. 

Musique  : Georges  Sellers. 

Interprétation  : Rcda  Caire, 
Gorlett,  Mireille  Ponsard,  Ni- 
na Myral,  Maximilienne,  Su- 
zanne Dehelly,  Janine  Roger- 
Lambrette,  Léon  Bélières. 

Studios  : Pagnol-Marseille 

Enregistrement  : S LS. 

Montag.e  : Leboursier. 

Production  : G.A.R.B. 

Distr.  : Région  parisienne  : Mar- 
cel Pagnol. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
L’opérette-type  marseillaise, 
avec  ses  types  bien  brossés, 
ses  situations  burlesques,  sa 
gaieté,  et  sa  musique  chan- 
tante. Les  airs  fameux  de 
'Marseille  mes  Amours  pren- 
nent à l’écran  une  importance 
nouvelle  et  la  distribution  ci- 
nématographique réunit  l’ex- 
cellent Réda  Caire  à Gorlett  et 
Mireille  Ponsard,  Marseillais 
authentiques  quoique  parisia- 
nîsés.  C’est  un  gentil  film  qui 
a le  diable  au  corps,  et  une 
pétulance  de  premier  ordre. 
Le  public  n’aura  pas  le  temps 
d’accueillir  ce  film  autrement 
que  par  des  rires. 

SCENARIO.  — Me  Pastèque 
est  chargé  de  faire  observer  les 
conditions  du  testament  de  feu 
Barigoule,  millionnaire  marseil- 
lais, émigré  au  Mexique.  A cau- 
se de  ce  testament,  le  charmant 
André  Barigoule  devra  vivre 
chez  ses  trois  tantes,  vieilles  fil- 


les puritaines,  et  Pétoutet,  petit 
cousin  du  défunt,  devra  se  bat- 
tre en  duel  avec  un  Mexicain  fé- 
roce. Des  imbroglios  se  mêle- 
ront à l’aventure  d’amour  d’An- 
dré et  de  Nini,  sa  fiancée.  Nini 
se  fera  passer  pour  un  jeune 
homme  afin  de  surveiller  André. 
Finalement,  le  duel  de  Pétoulet 
aura  lieu,  tout  le  monde  se  ré- 
conciliera et  héritera  pour  le 
triomphe  de  l’amour. 

TECHNIQUE.  — Le  scénario 
assez  fantaisiste  permet  la  suc- 
cession de  scènes  libres  et  inat- 
tendues, souvent  d une  réelle 
cocasserie,  et  qui  jamais  ne  tom- 
bent dans  la  grossièreté.  Le  dia- 
logue est  simple  el  gai,  la  mise 
en  scène  faite  avec  aisance,  et 
seules  les  parties  chantées  sont 
un  peu  figées.  Mais  la  musique 
de  Sellers  et  ses  airs  fameux  : 
Ça  fait  Boum,  La  Pétoulette  suffi- 
ront à animer  ces  moments-là. 
Bonne  photographie. 

INTERPRETATION.  — Mi- 
reille Ponsard,  jolie  et  vive,  qui 
chante  avec  fraîcheur  et  joue  de 
même,  est  une  exquise  Nini,  tan- 
dis que  Réda  Caire,  qui  a pris 
du  métier,  reste  bon  chanteur. 
Gorlett  est  un  animateur  comi- 
que de  qualité,  le  trie*  des  vieil- 
les filles,  est  assuré  avec  brio  par 
Nina  Myral,  Maximilienne  et 
Suzanne  Dehelly.  Bélières  est  ex- 
cellent et  Janine  Roger  a l’ingé- 
nuité de  son  rôle. 


Les  Abonnements 
peuvent  être  réglés  à notre 
C.  C.  P.  PARIS  702-66 


Paris  - New  York 

Drame  policier  (G) 


Réalisation  : Georges  Lacombe. 

Origine  : Française. 

Dialogues  : Yves  Miiande. 

Décorateur  : Andréjeeff. 

Opérateur  : Roger  Hubert, 
Charpentier,  Jean  Louis. 

Interprétation  : René  Alexan- 
dre, Jacques  Baumer,  Simone 
Berriau,  Jules  Berry,  Aimé 
Clariond,  Lise  Courbet,  Claude 
Dauphin,  Maurice  Escande, 
René  Fleur,  André  Lefaur, 
Gaby  Morlay,  Marguerite  Pier- 
ry,  Jaime  Plana,  Gisèle  Pré- 
ville, Michel  Simon,  Marcel 
Simon. 

Studios  : Buttes-Chaumont. 

Enregistr.  : Radio-Cinéma. 

Production  : Régina  ( Arys  et 
O’Connell). 

Edition  : Filmsonor, 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
On  retrouve  dans  cet  habile 
imbroglio  tragi-comique,  quel- 
ques-uns des  personnages  de 
Derrière  la  Façade.  Mais,  au 
lieu  d’une  maison  bourgeoise 
de  Paris,  c’est  le  fastueux 
« Normandie  » qui  sert  de  ca- 
dre vaste  et  mouvant.  Film 
amusant  et  varié,  joué  par  de 
grands  comédiens,  même  pour 
de  petites  silhouettes,  Paris- 
Wew  York  aura  le  succès  de 
ses  devanciers. 

SCENARIO.  — Sur  le  « Nor- 
mandie »,  allant  à New  York,  se 
trouvent  en  premières  des  indi- 
vidus divers  qu’une  enquête  sur 
la  disparition  du  milliardaire 
américain  Billingham  rappro- 
chera. Un  détective,  chargé  de 
veiller  sur  un  diamant  de  la 
couronne  valant  30  millions  et 
uii  détective  de  la  Sûreté  Natio- 
nale conduiront  l’enquête.  Le 
diamant  volé  sera  restitué  au  Pa- 


villon français  de  l’Exposition 
de  New  York  par  un  des  escrocs, 
bon  Français  au  demeurant.  Et 
la  fille  du  milliardaire  ruiné  (et 
suicidé  après  banqueroute  frau- 
duleuse) pourra  revenir  vers 
la  France  avec  le  petit  jour- 
naliste pauvre  qu’elle  épousera 
maintenant  qu’elle  n’a  plus  rien. 

TECHNIQUE.  — Par  suite  de 
scènes  fragmentées  souvent 
amusantes,  toujours  soutenues 
par  un  dialogue  vif  et  mordant 
où  abondent  les  phrases  drôles, 
Georges  Lacombe  a réalisé  un 
film  divertissant  qui  n’est  jamais 
vulgaire  et  qui  garde  une  unité 
comique  asez  rare.  Quelque  flot- 
tement au  centre  de  l’action, 
avant  l’enquête...  affaire  de  mon- 
tage. Photographie  d’extérieurs 
très  belle,  plus  inégale  dans  les 
scènes  de  studios.  Très  beaux 
décors. 


INTERPRETATION.  — Une 

éblouissante  distribution  où  cha- 
cun joue  avec  une  autorité  ma- 
gistrale. Gaby  Morlay,  Michel  Si- 
mon, Claude  Dauphin,  Jules  Ber- 
ry, André  Lefaur,  Marguerite 
Pierry,  Jacques  Baumer,  Aimé 
Clariond  mènent  le  train,  bien 
entourés  de  comédiens  intelli- 
gents. 


PROCHAINEMENT 

Quelque  part 
en  France 

L’AMOUR 

L’ÉMOTION 

LI  RIRE 

Une  distribution  extraordinaire 

Réalisation 

M HENRI  FLOREZ  mm 


12 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦< 


ZXXXXXXXX3 


cilMÉlWaE&RAPHiE 

FRml&iJSE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


PETITES  ANNONCES 


Jeanne  Helbling  et  Jean  Fuller, 
deux  interprètes  de  Feu  de  Paiîle, 
film  de  J.  Benoît  Lévy, 

(C.  F.  C.) 


ÉCHOS 


CHANGEMENT  D’ADRESSE 


Société  Française  de 
Coopération  Cinématogra- 
phique, 41,  avenue  Montai- 
gne, Paris-8'.  E!y.  69-50. 


NAISSANCE 

Mme  et  M.  de  Bos-Klinges- 
chmitt  nous  font  part  de  la  nais- 
sance de  leur  fille  Marie-Joelle,  à 
Alger. 

DEUIL 

Nous  apprenons  la  mort  de 
Nicole  Ginet,  fille  de  Mme  et  .M. 
René  Ginet.  Nous  adressons  au 
sympathique  metteur  en  scène 
et  à sa  famille,  dont  notre  con- 
frère Georges  Vacbellerie  de 
Graaf,  nos  sincères  condoléan- 
ces. 

MARIAGE 

Jean-Michel  Spengler,  direc- 
teur de  production,  actuellement 
aux  armées,  vient  d’épouser  Mlle 
Paule  Ghienne.  Nos  compliments 
très  vifs. 


« GESTAPO  » 


M.  Jean  Dréville  nous  prie 
de  faire  savoir  que  la  réalisa- 
tion de  ce  film  étant  repor- 
tée, ce  scénario  ne  consti- 
tuera probablement  pas  le  su- 
jet de  son  prochain  film. 


JEUDI  18  AVRIL 
Marignan,  10  h.,  Eclair-Journ. 
Courriel • d’Asie. 


Demandes  el  oll'res  d’emploi  : 3 I'r. 
la  ligne.  — Achat  et  vente  de  matériel, 
de  salles,  annonces  immobilières  et  de 
orevels  : 9 i'r.  la  ligne. 

Dans  les  catégories  ci-dessus,  12  li- 
gnes gratuites  par  an  pour  nos  abon- 
nés. 

Annonces  commerciales  pour  la  vente 
(ie  01ms  : 50  I'r.  la  ligne. 

Pour  les  annonces  domiciliées  an 
journal,  1 lr.  de  supplément  pour 
France  et  Empire  Français;  3 i'r.  pour 
l’Etranger.  Les  petites  * annonces  sont 
payables  d’avance.  L’administration  du 
journal  décline  toute  responsabilité 
quant  à leur  teneur. 


OFFRES  D’EMPLOI 

Excellent  opérateur,  techn., 
projection,  son,  est  demandé 
pour  cinéma  à Gabès  (Tunisie). 

Faire  offre  cinéma  Apollo, 
Tunis  (Urgent). 

Expéditionnaire  films  expé- 
rimenté est  demandé,  place  sta- 
ble. Ecrire  avec  références. 

Ecrire  n°  91. 


Nous  recherchons  personne 
libre  du  service  militaire,  au 
courant  de  l’industrie  cinémato- 
graphique, de  la  location  des 
films,  de  la  direction  des  salles 
de  projection,  capable  de  faire 
de  la  programmation. 

Ecrire  n°  89. 


Cinéma  Vauban  demande 
opérateur,  appareils  Ernemann, 
références  premier  ordre. 

Ecrire  Vauban,  5,  av.  Vauban, 
Angers. 

Maison  de  distribution  cher- 
che représentant  pour  grande 
région  parisienne,  avec  voiture, 
fixe  et  commission. 

Ecrire  n°  92. 


DEMANDES  D’EMPLOI 


Opérateur  non  mobilisable, 
cherche  emploi. 

Ecrire  n°  97. 


Recherche  emploi  chef  de 
poste,  directeur  de  salle,  très  ac- 
tif, références  premier  ordre. 
Ecrire  n°  93. 


E x c e 1 1 e nt  représentant; 

films,  36  ans,  connaissant  admi- 
rablement Paris  et  Province,  li- 
bre de  suite,  cherche  emploi. 

Ecrire  n°  90. 

Représentant  films,  au  cou- 
rant Paris,  banlieue,  cherche  af- 
faire, fixe  ou  commission.  Per- 
mis de  conduire.  Références  sé- 
rieuses. 

Ecrire  n"  88. 

Opérateur  de  projection,  li- 
bre, non  mobilisable,  cherche 
emploi. 


VENDREDI  19  AVRIL 
Marignan,  10  h.,  Eclair-Journ. 
Le  Grand  Elan. 


Sténo  - dactylo,  références 
métier,  secrétariat  et  production 
cherche  emploi  secrétariat  ou 
autre. 

Ecrire  n°  82. 


Représentant  voyageur,  di- 
recteur d’agence,  20  ans  de  mé- 
tier, dégagé  toutes  obligations 
militaires,  cherche  emploi  sta- 
ble. 

Ecrire  n“  94. 

Chef-opérateur,  sérieuses  ré- 
férencés métier,  dépanneur,  dé- 
gagé obligations  militaires,  cher, 
ehe  emploi  sérieux,  opérateur  ou 
chef  de  poste.  Prendrait  même 
gérance  au  pourcentage  Paris  ou 
Province. 

Ecrire  n°  96. 


ACHAT  MATERIEL 


Occasion  unique  à profiter 
de  suite  : Un  groupe  de  2 Seleno 
ares  Crépin,  30  ampères  (redres- 
seurs pour  continu). 

S’adresser  M.  Guilbault,  Vau- 
ban,  5,  avenue  Vauban,  Angers 
(Maine-et-Loire). 

Ventés  matériel  ~ 

Poste  double  sonore  Nitzsche 
1939,  complet  : ampli,  haut-par- 
leur, etc...,  absolument  neuf. 

Ecrire  n°  66. 


DIVERS 


Ancien  exploitant  recherche 
gérance  ou  direction  cinéma. 
Références. 

Ecrire  à Louis  Ollivier,  16,  rue 
A. -Morel,  Sens  (Yonne). 

Cherche  gérance  cinéma, 
donnerais  toutes  références  pro- 
fessionnelles et  de  solvabilité. 

Ecrire  n°  95. 


PUBLICITE  DU  METROPOLITAIN 

Département  Cinémas 


L.  PERTUS 

3,  rue  Duperré,  Paris  (9e) 
de  9 heures  à 14  heures  : 
Trinité  15-14 

de  14  heures  à 24  heures  : 
Roquette  30-12 


AGENDAS  PRATIQUES 

frs 

Agenda  technique 15 

Le  Mémento  S 

Insonorisation  des  Salles  5 
Tableau  des  Recherches 
des  pannes  5 

Toutes  ces  éditions  pratiques 
et  utiles,  sont  éditées  par 

La  Technique 
Cinématographique, 

34,  rue  de  Londres,  PARIS 

Elles  sont  en  vente  à La  Ciné- 
matographie Française  et  en- 
voyées contre  mandat. 


Les  films  nouveaux  a Paris 


Semaine 

du  10-4-40  au  16-4-40 
FILMS  FRANÇAIS 

Le  Président  Haudecœur  (lr 
(sem.)  (Paramount)  (Films 
(Pagnol). 

Les  Musiciens  du  Ciel  (lrc  s.) 
(Aubert)  (Filmsonor). 

Paris-New  York  (2e  semaine) 
(Rex)  (Filmsonor). 

Tempête  (2e  sem.)  (Marignan) 
(Discina). 

Narcisse  (3°  sem.)  (Max-Lin- 
der)  (Gray  Films). 

Sans  Lendemain  (Le  Fran- 
çais) (4U  sem.)  (Ciné-Alh). 

L’Homme  qui  cherche  la  Vé- 
rité (Marivaux)  (4e  sem.) 
(C.C.F.C.). 

Le  Danube  bleu  (Etoile) 
(4e  semaine). 

Battement  de  Cœur  (Made- 
leine) (11°  sem.)  (Ciné-All.). 

Sérénade  (7°  sem.)  (Impérial) 
(Astra-Paris  Film). 

FILMS  AMERICAINS 
VERSIONS  ORIGINALES 

Une  Etrange  Famille  (lrc  s.) 
(César)  (Warner  Bros). 

Ninotchka  (2e  sem.)  (Colisée) 
(M.-G.-M.). 

Jeunesse  triomphante  (2e  s.) 
(Normandie)  (Warner). 

Deux  d’Oxford  (2e  sem.)  (Les 
Portiques)  (M.-G.-M.). 

Mon  Mari  court  encore  (2“  s.) 
(Lord-Byron)  (M.-G.-M.). 

Les  Conquérants  (3e  semaine) 
(Olympia)  (Warner  Bros). 

En  Français...  Messieurs  ! (4e 
sem.)  (Champs  - Elysées) 
(Paramount). 

L’Amour  frappe  André  Har- 
di/ (Marbeuf)  (4e  semaine) 
(M.-G.-M.). 

La  Mousson  (5e  sem.)  (Le  Pa- 
ris) (Fox). 

La  Grande  Parade  de  Disney 
(6e  semaine)  (Cinéphone). 
(R.  K.  O.  Radio). 

M.  Smith  à Washington  (13° 
sem.)  (Biarritz)  (Columb.). 

Divorcé  malgré  lui  (2e  sem.) 
(Avenue). 

Les  Aiglons  (2e  semaine)  (Bal- 
zac). 


IIINIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIlillllllllllllllllllillllllllll 


DIRECTEURS  ! 

La  Cinématographie  Fran- 
çaise vous  apporte  toutes  les 
semaines  les  nouvelles  du 
métier. 

ABONNEZ-VOUS! 


Illllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllillllllllllll! 


Ecrire  n°  98. 


Présentations  à Paris 

(Communiqué  en  application  de  l’article  IV  du  décret  du  25  juillet  1935.) 


Imp.  de  La  Cinématographie  Française,  39,  rue  Marsoulan,  Paris. 


Le  Gérant  : P,  A.  Harlé. 


FOURNITURES  GÉNÉRALES 
POUR  EXPLOITATIONS  CINÉMATOGRAPHIQUES 


E.  STENGEL 

Il  et  13  Faubourg  Saint-Martin 

PARIS  (10e) 

Téléphone  : Botzaris  19-26 


charbons,  lampes  de  projection  et  d’exci- 
tation, miroirs,  objectifs  optique  supé- 
rieure, Pathéine,  huile  pour  projecteurs, 
papiers  rouleaux,  bandes-papillons,  im- 
primerie spéciale  de  tickets  d’entrée, 
films  : entr’acte,  etc...,  film  humoristique 
pour  alerte,  pièces  détachées  Pathé,  Gau- 
mont C.  M.  et  C.  M.  C.  B. 

Seg.  29  et  Seg.  31 


POUR  NOS  SOLDATS 

Directeurs,  ne  ralen- 
tissez pas  votre  effort. 
Offrez  toujours  des  tim- 


PO 

UR  NOS  SOLDA 

— 

ÏS 

i 

§ 

<c 

s 

Æk. 

m 

' v- 

a 

lu 

a 

f-3 

5 

ce 

t— 

3E 

:'ë  DES  ŒUVRES 

aj 

bres  à vos  spectateurs. 
L’œuvre,  patronnée  pai 
le  Président  Daladier,  a 
besoin  d’argent,  de  beau- 
coup d’argent  pour  se- 
courir nos  poilus  sans 
ressources. 


FAirmirs 

POUR  AVOIR  LES  MEILLEURS  PRIX 
DANS  LA  MEILLEURE  i FABRICATION 

C O NS  U LT  EZ  SAN  S HÉSITE  R * 

CINÉ- SIÈGES 

45,  RUÉ  DU  VIVIER  à AUBERVILLIERS  (Seine) 

Téléphone  : FLANDRE  01-08 


Affiche  120  X 160 

IMDDIMFF  DAD 

LA  CINÉMATOGRAPHIE  FRANÇAISE 

29,  rue  Marsoulan,  PARIS  (12*) 

Téléphone:  DIDEROT  85-35  (3  lignes  groupées) 


Heprésentant  général  pour 
Europe  Conlinentafe 

Ernest  WETTSTEIN 

116  bis,  av.  des  Champs-Elusées 

paris 

Tél.  : BAL.  34-38 

Câbles  ER WETT-PA  RIS 

Sêl 

37,  Avenue  des  Champs-Elysées 
PARIS  (VIIIe) 

Téléphone  : Balzac  40-38 
Câbles  : LEREBEN-PARIS 

LIBRE 

ILFORO 

Pellicule  vierge 
Agents  Exclusifs 

WELLINGTON  & WÂRÏÏ  S.  A. 

52,  rue  de  Dunkerque 
PARIS-IX* 


Tél.  : Trud.  83-82, 
Télégr.  : Wellward. 


1 MATERIEL  MODERNE  - TRANSPORTS  - DOUAMES 


1 COPY-BOURSE 

s 130,  rue  Montmartre 

I Tel.  : GUT.  15-11 


f§  est  ouvert  et  se  charge 
pÊ  tous  travaux  machine 
S à écrire 


^Travaux  machines  et 
5 duplicateurs 


LES  IIÈCE1 


VTELLA 

t||Si'NE  a LABRUCUIÈRf  .IARN 


■ni 


MICHÂUX&6UÉRIN 


TRANSPORTS  extra  RAPIDES  DE  FIIMS 
2. RUE  DE  ROCROY 

J Trudaine  72-81  (7  lignes) 

Permanent  nuit  et  jour. 


Rapid  Universal 
Transport 

Tél.  : Trud.  01-50 


TRANSPORTS 
RAPIDES  DES  FILMS 
TOUTES  DIRECTIONS 


2,  rue  Thimonnier 

-/  PARIS  (IX*) 


^IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIMIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIMIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIÜIIIIUlItlIllllllllllllp 


En  cours  Àe  réalisation 


AVEC 

GASTON  MODOT  et  JEANNE  FUSIER-GIR 

FLORENCIE  et  GEORGES  PECLET 
GEORGETTE  TISSIER  et  GENEVIÈVE  SORYA 

ET  JEAN  TISSIER 

réalisation  de  JEAN-PAUL  DREYFUS 


Un  film  gai,  spirituel,  comique,  plein  île  fantaisie  et  d'humour, 
comme  il  en  faut  par  les  temps  qui  courent. 


ROLAND 
WINNA  WI 

E 

AND 

DANS 


et  prochainement 

COMPLOT  A PANAMA 

SUITE  DU  BUREAU  DU  CHIFFRE  SECRET 

MADEMOISELLE  COW-BOY 

pour  la  première  fois  sur  l’écran  une  femme  chef  cow-boy 


VOLPONE 


(Voir  la  Distribution  complète  à l’intérieur  du  Journal,) 


;UI!ll!llllllllllllllllll!llll!!IIIIIIIIIIIIIIII!IIIIIMIIIIIIIIIIII!lllllllllimilllllllllll!lllllllllllllllllllllllllllll1IIIIIIIN 

SOCIETES  EN  ACTIVITE 


27,  rue  Dumont-d’Urviîle,  PARIS 

Téléphone  : Kléb.  93-86 


LES  FILMS 


Société  anonyme 

122,  Champs-Elysées 

Téleph.  : Balzac  38-10  et  11 

vous  offre  tonte  une  série  de  grands  films 


Marcel  Pagnol] 

13,  rue  Fortuny,  PARIS  \ 

Téléphone  : Carnot  01-07  I 


44,  Champs-Elysées 
PARIS 

Elysées  64-31 

Sons  les  Toits  de  Paris, 
A nous  la  Liberté,  Le 
Grand  Jeu,  Pension 
Mimosas,  La  Kermesse 
héroïque,  Désiré,  En- 
trée des  Artistes,  La 
Fin  du  Jour,  Derrière 
la  Façade 


LES  FILMS  CRISTAL 

63,  Champs-Elysées,  Paris 

Téléphone  : Elysées  60-00 

Ronde  des  Heures  — Vignes  du  Seigneur 
Claudine  à l'Ecole  — Enfant  de  Troupe 
Marraine  du  Régiment  — Moulin  dans  le 
Soleil  — Héros  de  la  Marne 

Vous  Seule  que  j’aime 
Cas  de  Conscience  — Saturnin 
L’Ombre  du  2e  Bureau 
Après  Mein  Kampf,  mes  Crimes,  par 
A.  Hitler 
L’Espion  noir 


LES  PRODUCTIONS 

FOX-EUROPA 

DISTRIBUTEURS  DE 


4 


F RANCI  N 


AA  . CHAMPS-É LYS Ë E S_ PAR I S _ © 

Téléphone  : balzac  13-18  et  13-19 
Ad.  Tél.  : fiiancinexso-paris 


EDITIONS  EMILE  CAPE  U ER 

27,  rue  de  Turin,  Paris  (8e) 
Téléphone  : Europe  49-40 
Petite  Peste  (2.500  m.) 

G.  C a 1 1 i x - R.  Lefèvre 
ÏVSot  de  Cambronne  (1.200  ni.),  Sacha  Guitry 
Route  heureuse  (Epoc)  (2.200) 
Edwige  Feuillère 

Jeunesse  (Epoc)  (2.600  m.),  Lisette  Lanvin 
Remarions-nous  (Epoc)  (1.200  ni.) 

Sans  Elle  (800  m.) 
Documentaires  en  600  et  800  m. 


I ROBERT  JUL1AT 

= 24,  rue  de  Trévise,  Paris  (9e) 

= Provence  38-36 

\ TOUS  LES  ACCESSOIRES 
\ POUR  LA  CABINE 

\Charbons  — Miroirs  — Cellules  — Lampes 
\ excitatrices  et  Tambours  dentés  pour  appa- 
\ reils  de  toutes  marques 


Les  Films  DE  KOSTER 

20,  boulevard  Poissonnière,  Paris. 

Téléphone  : Provence  27-47. 


37,  avenue  George-V,  PARIS 
Téléphone  : Elysées  94-03  et  la  suite 


VEDIS 

FILMS 

TROIS  VALSES 
LOUISE 
ROSE  DE  RIO 


Société 

Anonyme 


UN  GOSSE  EN  OR 
TROIS  ARTILLEURS  A L’OPERA 
AMOUR  INTERDIT 
RETOUR  DE  ZORRO 
REVANCHE  DE  ZORRO 
CŒUR  DE  GOSSE 


PARIS 

FILM 

LOCATION 

79,  CHAMPS-ÉLYSÉES 

Adr.  Télégr.  : PARIFILM 
Téléphone  : Balzac  19-45 


/ 


4 


95,  Champs-Elysées 
Elysées  42-78  et  51-49 
Ad.  Tel.:  BR4UNF1LM 


5,  av.  Velasquez  s 
PARES  (8")  | 

Téléphone  : s 

Laborde  88-50  | 

6 lignes  §j 

groupées  H 

Représentant  de  = 

FILMS  EMKA  E 

Bruxelles  = 

C.  C.  C.  | 

Bordeaux  g 

A.  G.  L.  F.  | 

Marseille  =j 

Vente  E 

pour 

FRIC-FRAC 


VOUS  M’AVEZ  RIEN  A DECLARER 
T. F VEAU  GRAS 


A 


95,  Champs-Elysées 
Elysées  42-78  ci  51-49 


Représentant  de  = 

OMNIA  FILMS  Ltd  | 

Londres  = 

Vente  exclusive  des  meilleurs  films  anglais  S 

L’ESPION  NOIR  (C.  Veidt)  - = 
CONTREBANDE  (C.  Veidt)  - = 
Q PLANES  (Laurence  01i-  = 
vler  - R.  Richardson)  - = 
ROYAL  DIVORCE  (P.  Blan-  = 


Ad.  Tel,:  BKAUNF1LM  “hard  - Ruth  Chatterton)  - 
TWENTY  ONE  DAYS  (Laurence  Olivier  - V.  Leigh)  - 
THUNDER  IN  TUE  CITY  (Edw.  G.  Robinson) 

et  des  première  parties  de  qualité 


LIBRE 


LIBRE 


36,  avenue  Hoche 
Paris  (8e) 

Téléphoné  : 
Carnot  30-21  et  30-22 

Adresse  télégraphique 
JESTICFILM 
PARIS 


DEMANDEZ 

AUX 

DIRECTEURS 
DE  CES  SALLES 
LEUR  OPINION 
SUR 


SORTIE  GÉNÉRALE  EN  COURS 


PATHE-ORLEANS 

PARIS 

CAPITOLE 

MARSEILLE 

CAPITOLE-PATHE  PARIS 

CASINO 

LENS 

ZENITH 

PARIS 

AV  BON 

PARIS 

PRADO 

PARIS 

PALACE 

CLICHY 

MON  DIAL 

LA  COURNEUVE 

SAINT-CHARLES 

PARIS 

CENTRAL 

V1RY-CHATILLON 

LE  CLIGHY 

PARIS 

NORMAND Y 

MONTREUIL 

ARTISTIC 

BILLANCOURT 

ROND-POINT 

BOULOGNE 

ALCAZAR 

ASNIERES 

ALHAMBRA 

LE  HAVRE 

EDEN 

LE  HAVRE 

CARILLON 

LE  HAVRE 

APOLLO 

LE  HAVRE 

ROYAL 

LE  HAVRE 

OLYMPIA 

MONTIVILLIERS 

PAX 

PARIS 

AGORA 

PARIS 

LE  MESANGE 

PARIS 

EDEN 

AUBERVILLIERS 

CENTRAL 

VITRY 

PRADO 

AULNAY 

EDEN 

NOISY 

COUPOLES 

BONDY 

OMNIA -PATHE 

ROUEN 

VOLTAIRE 

SOTTEVILLE 

KURSAAL 

PETIT  QUEVILLY 

EDEN 

CAEN 

RI  ALTO 

PARIS 

PEPINIERE 

PARIS 

PALACE 

PARIS 

FLORIDA 

PARIS 

PALACE 

KREMLIN 

CENTRAL 

STAINS 

MIGNON 

ISSY 

VOLTAIRE 

ASNIERES 

AM ERIC 

PARIS 

SPLENDID 

PARIS 

CASINO 

CHOIS  Y 

CASINO 

LE  RAINCY 

KID 

VILLEMONBLE 

ALHAMBRA 

BONNIERES 

RAMBOUILLET 

PARIS 

LUX-CINEMA 

VICHY 

BUILDING 

BESANÇON 

CARILLON 

BOURG 

OLYMPIA 

SAINTES 

CINE-THEATRE 

CASTELSARRAZIN 

RI  ALTO 

SAINT-CHAMOND 

PERNETY 

PARIS 

EXCELSIOR 

BRY-SUR-MARNE 

PAX 

SEVRES 

PALACE 

CACHAN 

CASINO 

JOINVILLE 

ROYAL 

JOINVILLE 

EDEN 

CHAMPIGNY 

CASINO 

RUEIL 

EDEN 

DREUX 

EDEN 

FERTE-MACE 

KURSALL 

TOULON 

EXCELSIOR 

NICE 

POLI  TEAM  A 

NICE 

CAPITOLE 

MONTPELLIER 

PALACE 

DARNETAL 

LA  BOULE  NANTERRE 

CI  NEP  H ONE-  RI  V OLI  PARIS 

CINEPHONE-ROCHEGHOUART  PARIS 
CI  N EPHON  E-S  A I NT  - ANTOINE  PARIS 


CASINO 

KURSAAL 

PALAIS  DES  FETES 
ROYAL 

CINEMA  DE  LA  GARE 

MAGIC-CONVENTION 

IDEAL-S  AINT-OUEN 

RALAIS  GOBELINS 

GAITE 

CAPITOLE 

PALACE 

PATHE 

SAINT-MARTIN  48 

CINEMA-THEATRE 

CINEMA-THEATRE 

CINEMA-THEATRE 

THEATRE  MUNICIPAL 

CINEMA-THEATRE 

BELLEVILLE-PATHE 

PALACE 

MAJESTIC 

MOULIN-ROUGE 

R EX 

PALACE 

GAITE 

PALACE 

BIJOU 

VICTOR-HUGO 

SALLE  MUNICIPALF 

EXCELSIOR 

PALACE 

SELECT 

ODET 

SELECT 

A RM  OR 

TIVOLI 

SHEHERAZADE 

APOLLO 

ROYAL 

ELDORADO 

CINEMA 

MODERNE 

PASSERLLE 

COLOMBIA 

MARCEAU 

CASINO 

ARTISTIG 

CENTRAL 

CASINO 

THEATRE 

REGENT 

LUTETIA 

PALACE 

MODERNE 

NORMANDIE 

IDEAL-ALESI A 

OMNIA 

ROYAL 

VARIETES 

OLYMPIA 

THEATRE  MUNICIPAL 

FAMILY 

VARIETES 

TR  IA  NON 

OLYMPIA 


NEUILLY-PLA1SANCE 

GRAND  QUEVILLY 

FONTENAY 

VILLENEUVE-LE-ROI 

MITRY-MORY 

PARIS 

PARIS 

PARIS 

PAVILLONS-S  OUS-BOI S 

CLERMONT-FERRAND 

VILLENEUVE-SUR-LOT 

MAISONS-LAFITTE 

PARIS 

BERNAY 

ELBEUF 

YVETOT 

VENDOME 

BOLBEC 

PARIS 

NEUFCH  ATEL-EN-BRA  Y 

MARSEILLE 

DRANCY 

DRANCY 

BEAUMONT 

GENTILLY 

DRAVEIL 

VIGNEUX 

EVREUX 

FARGNIERS 

TERGNIERS 

CORBEIL 

LORIENT 

QUIMPER 

LISIEUX 

BREST 

BREST 

NANCY 

NANTES 

NANTES 

CHERBOURG 

ARCUEIL 

ASNIERES 

ALFORTVILLE 

COLOMBES 

COURBEVOIE 

LA  GARENNE 

PARC-SAINT-MAUR 

PANTIN 

PUTEAUX 

SAINT-DENIS 

VINCENNES 

ARGENTEUIL 

BLANC-MESNIL 

BAYEUX 

FECAMP 

PARIS 

DOUAI 

AGEN 

PAU 

TARBES 

MAUTAUBAN 

ANGOULEME 

CHATELLERAULT 

TOULOUSE 

ARCACHON 


EN  4 EPOQUES  DE  1 


LE  MEILLEUR  FILM  D’AVENTURES  & D’ACTION 


MARSEILLE 


i 09,  Boulevard  de  Longchamp 
Tel.  : National  65-96  — Réartciné- Marseille 


BORDEAUX 

61,  Rue  Judaïque 

Tel.  : 821-66  Réartcine-Bordeaux 


DISIRI BUTION 


LILLE 

24,  Rue  de  Roubaix 
Tel.  : 500-63 


LYON 

93,  Rue  de  I Hôtel-de-Ville 

Tel.  : Franklin  08-19  Réartciné-Lyon 


49,  Rue  Galilée  — PARIS 

KLEber  98-90  - Adr.  telégr.  : REARTCINE- PARIS 


CHASSE 

GARDEE 


Pllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll| 

Ü 22*  ANNÉE  = 

= PRIX  t 5 Francs  = 

mu 

LE  CINEMA  FRANÇAIS 

REDACTION  ET  ADMINISTRATION  : 

29,  rue  Marsoulan,  Paris  (12e) 

Adr.  Télégr.  : LACIFRAL  Paris. 


CUVE 


r a:  jiie 


pilllllllllllll!!l!]|l!!]ÏI]lli]l]|]ïl!]]]||LH 

N°  3,12© 

1 20  AVRIL  J 940  1 

^ïiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiinuiiniiimiiiiiH 


Rédacteur  en  chef  : Marcel  COLIN-REVAL 
Directeur  : Paul  Auguste  HARLÉ 

Rédacteur  en  chef  (par  intérim)  : Lucie  DERAIN 


Téléphone  : Diderot  85-35  (3  lignes  group.) 
Compte  chèques  postaux  n°  702-66,  Paris 
Registre  du  Commerce,  Seine  n°  291-139. 

Abonnement  : 

France  : 121  fr.  20. 

Etranger  : 200  et  250  francs. 


Alibert'  et  Claude  May 
dans  Le  Roi  des  Galéjeurs. 

Film  de  F.  Rivers.  (Distr.  D.U.C.) 


Corinne  LUCHAIRE  tourne  à Rome  ABANDON 


Notre  compatriote  Corinne  Luchaire 
vient  d’arriver  à Rome  où  elle  commence 
à tourner  à Cinecittà,  le  film  « Aban- 
don » avec,  comme  partenaires,  Georges 
Rigaud,  Maria  Denis,  Camillo  Pilotto  et 
Enrico  Glori  (qui  joua  longtemps  dans 
les  studios  français).  Metteur  en  scène 
Mario  Mattoli.  Production  Sangraf. 

1 

Edmond  Gréville  commence 
FIESTA  en  Espagne 

Toute  la  troupe  technique  du  film  Fiesta, 
Edmond  Gréville  en  tête,  a quitté  Rome  en 
avion  pour  se  rendre  en  Espagne  où  sera 
donné  le  premier  tour  de  manivelle  en  ex- 
térieurs du  film  dont  Tino  Rossi  et  Mireille 
Balin  seront  les  vedettes.  Production  Mon- 
dial Schermi. 

1 

“La  Femme  du  Boulanger*  enthousiasme 
la  Presse  de  New  York 

La  Presse  américaine  a salué  avec  admira- 
tion le  film  de  Marcel  Pagnol  : La  Femme 
du  Boulanger,  récemment  sorti. 

Voici  l’opinion  du  critique  du  Motion  Pic- 
tnre  Dailg  sur  La  Femme  du  Boulanger  : 
« Ce  film  brode  avec  humour  sur  un  adul- 
tère. Du  point  de  vue  moral,  il  se  peut  qu’ün 
certain  public  fasse  des  objections  à cer- 
taines des  situations.  Mais  il  est  très  gai,  à 
la  manière  française.  Le  film  sera  jugé  par 
d’autres  spectateurs  américains  cultivés 
dans  l’esprit  rabelaisien,  ainsi  que  son  met- 
teur en  scène,  Marcel  Pagnol,  l’a  voulu. 


L’ORGANISATION! 

DE  L’INDUSTRIE 

Réponse  de  M.  V AND  AL 


Nous  recevons  de  M.  Vandal,  Prési- 
dent de  la  Chambre  Syndicale  des  Pro- 
ducteurs Français,  une  lettre  en  réponse 
à l’article  de  M.  André  Paulvé,  publié 
dans  notre  dernier  numéro. 

Son  absolue  courtoisie,  doublée  d’une 
entière  bonne  foi,  nous  rassurent.  M. 
Vandal  fait  observer  que  la  Chambre 
Syndicale  a toujours  utilement  travaillé 
à organiser  la  corporation.  Nous  n’en 
avons  jamais  douté.  Le  Cinéma  français 
a besoin  de  toutes  ses  bonnes  volontés. 

L.  T). 

Mon  Cher  Rédacteur  en  Chef, 

J’ai  lu  avec  beaucoup  d’intérêt  - — et  avec 
quelque  surprise  — dans  votre  numéro  du 
13  courant,  le  programme  de  rénovation  du 
Cinéma  français  préconisé  par  M.  André 
Paulvé. 

Cet  intérêt  est  tout  à fait  normal  lorsque 
l’on  sait  la  gravité  des  événements  et  la  né- 
cessité des  décisions  à prendre. 

Ma  surprise  se  justifie  par  le  fait  que  les 
mesures  suggérées  par  M.  Paulvé  n’ont  pas, 
hélas,  la  faveur  de  la  nouveauté,  puisqu’elles 
sont  réclamées  depuis  fort  longtemps  par 
notre  Chambre  Syndicale. 

Entendez-moi  bien.  Il  ne  s’agit  pas  d’une 
sotte  querelle  d’auteur.  Mais  je  ne  voudrais 


pas  qu’une  confusion  fût  créée  dans  l'esprit 
de  vos  lecteurs.  En  réclamant  la  paternité  de 
ces  idées,  nous  voulons  seulement  dire  que 
notre  Chambre  Syndicale,  bien  avant  1936, 
les  a longuement  étudiées,  qu’elle  les  a dé- 
fendues devant  Je  Conseil  National  Econo- 
mique, qu’elle  a apporté  sa  collaboration 
étroite  à M.  de  Carmoy  pour  l’établissement 
de  son  rapport. 

Nous  voulons  aussi  que  notre  Chambre 
Syndicale  ne  soit  pas  accusée  d’inertie, 
alors  que,  depuis  tant  d'années,  elle  défend 
la  cause  du  film  français. 

Elle  continuera  à le  faire  et  je  pense  que 
notre  ami  Paulvé  nous  apportera,  au  sein 
de  notre  organisation  — dont  il  fait  par- 
tie — l’appui  de  toute  son  énergie. 

Notre  Chambre  Syndicale,  qui  représente 
tous  les  intérêts  de  la  Production  française, 
est  toute  qualifiée  pour  faire  aboutir  les  re- 
vendications qu’elle  a elle-même  préparées 
et  présentées. 

C’est  par  l’Union  intime  de  tous  ses  mem- 
bres qu’elle  obtiendra  le  succès  final. 

Veuillez  croire,  mon  Cher  Rédacteur  en 
chef,  à l’assurance  de  mes  sentiments  les 
meilleurs. 

Le  Président  : 

M.  VANDAL. 


LES  FILMS  EN  COULEURS 
AUX  ARMÉES 


Tout  récemment,  sur  la  commune  initia- 
tive d’un  jeune  officier  et  de  M.  Henri  Clerc, 
Président  du  Comité  Cinématographique  du 
Centre  National  du  Tourisme,  une  expé- 
rience d’un  singulier  intérêt  a été  tentée  de- 
vant plusieurs  centaines  de  nos  soldats, 
réunis  un  soir,  non  loin  de  la  frontière,  pour 
leur  hebdomataire  séance  de  cinéma. 

Et  ce  fut,  sur  l'écran,  une  série  de  « do- 
cumentaires »,  des  documentaires,  à vrai 
dire  exceptionnels,  puisqu’il  s’agissait  de 
la  nouvelle  série  de  films  en  couleurs  natu- 
relles, réalisés  pour  le  Centre  National  du 
Tourisme  par  M.  Raymond  Brison  : Le  Vi- 
varais,  La  Savoie,  La  Haute-Provence,  La 
Côte  d’Azur,  et  présentés  sous  un  générique 


bien  de  circonstance  : « Ce  que  nous  Défen- 
dons ». 

M.  Henri  Clerc,  en  quelques  mots,  avait 
indiqué  pourquoi,  à son  sens,  ces  films  de- 
vaient avoir  leur  « première  » aux  armées, 
devant  ceux-là  mêmes  qui  ont  tout  quitté 
pour  protéger  les  sites,  les  monuments,  les 
coutumes,  les  hommes  que  ces  bandes  al- 
laient faire  vivre  sous  nos  yeux  avec  une 
fraîcheur,  un  relief,  une  vérité,  line  cou- 
leur qui  tiennent  du  prodige. 

Soirée  réconfortante  passée  avec  nos  sol- 
dats et  que  suivront  bien  d’autres  puisque 
le  Centre  du  Tourisme  envoie  ses  nouveaux 
films  en  couleurs  à Budapest,  en  Suisse  et  à 
l’Exposition  de  New  York. 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


CirME 


RAPH1E  CXX: 

SE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


Une  nouvelle  Société  américaine 
produirait  des  Films 
joués  et  réalisés  par  des  Français 

M.  Wachsberger,  vice-président  de 
FHm  Alliance,  société  américaine,  met 
sur  pied  une  nouvelle  société  de  produc- 
tion en  Californie,  avec  des  acteurs  et 
des  metteurs  en  scène  français.  Les 
noms  des  acteurs  français  ne  seront  pu- 
bliés qu’après  signature  des  contrats. 
Mais  on  peut  déjà  assurer  que  le  choix 
se  bornera  à ceux  de  nos  compatriotes 
qui  parlent  anglais. 

+ 

le  Film  Français  a la  deuxième  place 
en  Arsentine  derrière  le  Film  américain 

70  % dos  films  passés  en  Argentine  en 
1039  furent  des  films  américains.  La  France 
a été  représentée  par  4(i  films  et  4 courts 
métrages.  L’Allemagne  qui,  précédemment, 
était  la  concurrente  immédiate  de  la  France 
n’a  été  représentée  que  par  (ï  films  et  un 
court  métrage.  Malgré  les  efforts  de  l'Italie 
pour  noyer  le  marché  argentin,  elle  n’a  eu 
que  10  grands  films  et  <3  documentaires. 

On  peut  donc  conclure  que  la  France  a , 
tenu  en  1939  la  deuxième  place  en  Argen-  ; 
t i ne,  immédiatement  après  les  Etats-Unis. 
La  conservera-t-elle  ? 


N°  72926. 

Par  42°  à l’ombre,  voici  Ernest  Neuville, 
scénariste  de  Pièges  et  de  Sérénade, 
lisant  notre  revue. 


Jacqueline  Delubac, 
héroïne  de  Le  Collier  de  Chenvre, 

film  policier  de  Mathot. 

(C.  F.  C.) 


“ENTENTE  CORDIALE'9 

a été  présenté  en  gala  à Madrid  sous 
la  présidence  du  Maréchal  Pétain 

Nous  apprenons  la  présentation  sensation- 
nelle, et  d’un  caractère  véritablement  ex- 
ceptionnel du  film  de  Marcel  L’Herbier, 
Entente  Cordiale  dans  la  capitale  espagnole, 
le  (i  avril  dernier  au  cinéma  Del  Callao. 

M.  Glass,  son  producteur,  revient  de  Ma- 
drid et  nous  a donné  de  nouvelles  préci- 
sions sur  ce  gala  que  présidait  en  personne 
Son  Excellence,  le  Maréchal  Pétain,  en  pré- 
sence de  l’ambassadeur  d’Angleterre,  de  tous 
les  corps  diplomatiques,  des  hauts  fonction- 
naires espagnols  et  des  chefs  de  l’armée. 

Une  presse  enthousiaste  dans  les  plus 
grands  journaux  quotidiens  espagnols  com- 
me A.B.C.,  Yar,  Alcazar,  Madrid,  a publié  de 
très  longs  articles  pour  étudier  et  louer  la 
qualité  de  cette  grande  production  fran- 
çaise. 

Félicitons-nous  que,  par  ses  films  de  clas- 
se, tel  Entente  Cordiale,  notre  pays  conti- 
nue d’affirmer  sa  vitalité  artistique  et  sa 
pensée. 

Ce  gala  a été  un  excellent  élément  de  pro- 
pagande française. 


Une  intéressante  initiative  en  faveur  du  film  français  aux  II.  U 


M.  E.  Jonas,  Président  du  Centre  National 
du  Tourisme,  vient  de  prendre  la  décision 
de  consacrer  au  film  français  l’une  des  vi- 
trines du  Bureau  « France  » de  New  York, 
admirablement  situé  à la  Maison  Française 
du  Centre  Rockefeller,  en  pleine  animation 
élégante  de  New  York. 

Il  est  certain  que  des  Expositions  succes- 
sives, dans  ce  cadre  excellent,  de  photos  des 
films  français  en  cours  et  de  portraits  de 
nos  vedettes  peuvent  aider  efficacement  à 
la  propagande  en  faveur  de  notre  produc- 
tion aux  U.  S.  A. 

Les  producteurs,  distributeurs  ou  exporta- 
teurs que  cette  initiative  intéresserait,  peu- 
vent envoyer  des  photos  de  leurs  films  ré- 
cents on  en  cours  de  production  au  Centre 
National  du  Tourisme,  127,  Champs-Elysées, 


à l’attention  de  M.  Jean  Coupan,  Secrétaire 
général  du  Comité  Cinématographique  de 
cet  organisme. 

Il  est  recommandé  de  choisir  de  préfé- 
rences des  portraits  de  vedettes  ou  des  scè- 
nes tournées  dans  des  décors  typiquement 
français.  Pour  les  films  à extérieurs,  il  y 
aura  intérêt  à rechercher  des  paysages  bien 
connus  des  Américains  (Paris,  Châteaux  de 
la  Loire,  Côte  d’Aziir,  etc.).  Par  ailleurs,  il 
conviendra  de  joindre  aux  photos  les  textes 
que  les  producteurs  désirent  voir  figurer 
sur  les  tableaux  d’exposition  et  qui  seront 
traduits  à New  York.  Ajoutons  que  les  pho- 
tographies ne  seront  pas  rendues,  mais  que 
certaines  d’entre  elles  pourront  être  remises 
et  éventuellement  publiées  par  des  journaux 
américains. 


Le  Film  de  Jean  Renoir 
“ Ut  HURSEIIUISI  ” 
débute  aujourd'hui  à Londres 

Aujourd’hui  20  avril  a lieu  à l’Aeademy  i 
Cinéma  de  Londres  la  première  anglaise  du 
film  de  Jean  Renoir,  La  Marseillaise.  Cette  i 
œuvre,  qui  fut  si  discutée,  lors  de  son  appa-  f 
rition  à Paris,  voici  plus  de  deux  ans,  sera 
projetée  à Londres  en  français  avec  sous- 
titres  anglais.  « Une  nouvelle  version  de  la 
Révolution  française  »,  tel  est  le  qualificatif 
donné  à ce  film  qui  est  présenté  dans  la 
forme  du  nouveau  montage  qu’en  a fait  Jean 
Renoir. 

F 

L’Italie  produit 
de  la  Pellicule  vierge 
FERRANIA 

A Milan,  dans  les  usines  S.  A Ferrania, 
on  fabrique  une  pellicule  vierge  qui  donne 
de  très  bons  résultats.  A Cinecittà  et  dans 
les  autres  studios  italiens,  les  opérateurs 
l’emploient  couramment.  Les  usines  Ferra- 
nia, qui  fabriquent  de  la  positive  et  de  la 
négative  Pancro,  ont  pris  une  extension 
considérable. 

Cette  entreprise  est  présidée  et  dirigée 
par  le  Dr  Franco  Marmont. 


NOTRE  COUVERTURE 

HARRY  BAUR 

ET 

LOUIS  JOUVET 

DANS 

VOLPONE 

D’après  la  célèbre  pièce 
de  JULES  ROMAINS  et  STÉFAN  ZWEIG 

UN  FILM  DE 

MAURICE  TOURNEUR 

AVEC 

F.  LEDOUX 

Sociétaire  de  la  Comédie- Française 

MARION  DORIAN 
TEMERSON  ALEX.  RIGNAULT 

ET 

CHARLES  DULLIH 

ET 

Jacaueline  DELUBAC 

UNE  PRODUCTION 

ILE  DE  FRAHCE  FILMS 

41.  RUE  FRANÇOIS  I"  — Balzac  31-14 

LE  FILM  SORTIRA  A PARIS 

EXCLUSIVITÉ  AU  MARIVAUX 


5 


rTTTXXXrXXXIXXXXXTXlXXT3  CIINEMI 


RAPHIE 

SE 


l’émomant  hommase  d’un  journaliste  anglais 
m trois  héroïques  operateurs  français 
BEAUDOIN,  ROUSSEAUX  et  TIOUET 

Depuis  le  8 avril,  le  Journal  de  Guerre, 
réalisé  et  édité  par  la  Section  Cinématogra- 
phique de  l'Armée  Française,  est  projeté  ré- 
gulièrement dans  une  cinquantaine  de  ciné- 
mas anglais;  en  particulier  dans  les  salles 
d’ Actualités  et  dans  les  salles  spécialisées  de 
Londres. 

Cette  importante  nouvelle  nous  est  appor 
tée  par  un  article  extrêmement  intéressant 
de  M.  Campbell  Dixon,  paru  dans  le  grand 
quotidien  anglais  The  Daily  Telegraph.  M. 
Dixon,  qui  a assisté  en  privé  à la  projection 
du  premier  numéro  de  l’édition  anglaise  du 
Journal  de  Guerre  île  la  S.C.A.,  lui  consacre 
un  long  article. 

Cet  excellent  critique  cinématographique, 
qui  a tant  de  fois  montré  l’intérêt  et  l’amitié 
qu’il  portail  à la  France  et  au  film  français , 
nous  révèle  l’héroïsme  de  trois  opérateurs 
de  la  Section  Cinématographique  de  l’Ar- 
mée, Baudouin,  Bousseaux  et  Tiqnet,  qui, 
au  moment  où  ils  tournaient  en  avant  des 
lignes,  furent  l’objet  d’un  bombardement 
ennemi.  Baudouin  fut  tué  sur  le  coup, 
Bousseaux  et  Tiquet  grièvement  blessés,  sont 
encore  à l’hôpital  et  le  premier  a perdu  la 
vue. 

A notre  connaissance,  personne  n'avait 
encore  signalé,  dans  la  Presse  française, 
l’héroïme  de  ces  trois  opérateurs  de  la 
S.  C.  A.  Puisque  leur  action  a été  décrite 
dans  un  journal  allié,  nous  pensons  qu’il  n’y 
a pas  de  raisons  pour  la  cacher  aux  Fran- 
çais. 

La  Section  Cinématographique  de  l’Ar- 
mée, que  dirige  avec  tant  de  compétence  le 


Lieutenant-Colonel  Calvé,  n’est  pas  du  tout 
comme  certains  voudraient  le  faire  croire, 
un  service  de  « planqués  ».  Déjà,  lors  de  la 
Grande  Guerre,  elle  eut  ses  héros  et  ses  vic- 
times. 

Nous  avions  personnellement  connu  Bau- 
douin, il  fut  notre  camarade  de  régiment, 
nous  le  revoyions  encore,  quand,  voici  dix 
ans,  il  accomplissait  son  service  militaire  à 
la  Section  Ciné,  sous  l’uniforme  du  6*  G.  A.  A. 

Nous  demandons  à tous  les  membres  de 
notre  corporation  de  nous  associer  à l'hom- 
mage rendu  ici  à ces  trois  héroïques  opéra- 
teurs qui  sont  tombés  en  faisant  leur  devoir, 
tout  simplement,  bravement,  en  Français. 

Pierre  A. 

En  BULGARIE 


1.  Noix  de  Coco,  trois  semaines  d’exclu- 
sivité à l’Evropa-Palace. 

2.  Pièges,  trois  semaines  au  .Moderne- 
Théâtre. 

3.  Sans  Lendemain,  trois  semaines  au 
Théâtre  Royal. 

4.  Les  Cinq  Sous  de  Lavarède,  4 semaines 
au  Hémous,  cinéma  de  quartier. 

5.  L’Homme  du  Niger,  trois  semaines  au 
Théâtre  Royal. 

(5.  L’Emigrante,  actuellement  pour  la  troi- 
sième semaine  à la  même  salle. 

7.  Le  Déserteur  passe  actuellement  sa  se 
conde  semaine  au  cinéma  Slavianska  Bes- 
séda. 

Les  premières  ordinaires,  en  général,  ne 
dépassant  pas  les  deux  semaines  d’exclusi- 
vité, on  peut  dire  que  le  film  français,  par 
sa  qualité,  tient  la  première  place  sur  le 
marché  bulgare  où  il  est  toujours  attendu 
avec  impatience. 

On  annonce  maintenant  la  prochaine  sor- 
tie du  film  Derrière  la  Façade. 


Nouvelles  d'Italie 


LES  " BIG  FOUR  “ EK  ITALIE 


(De  notre  correspondant  particulier.) 

Borne.  1 r avril.  Ainsi  que  nous  l’avons 
annoncé,  quatre  grandes  maisons  cinémato- 
graphiques américaines  (R.  K.  O.,  Columbia 
United  Artists  et  Universal)  ont  déjà  repris 
leurs  envois  en  Italie,  environ  une  quaran- 
taine de  films.  Mais  voici  que  le  bruit  court 
que  les  relations  vont  être  renouées  égale- 
ment avec  les  «Big  Four  » : Métro,  Warner, 
Paramount  et  Fox. 

D’après  ce  qu’on  dit  — et  qu’on  publie  ça 
et  là  — un  délégué  du  Monopole  italien  se- 
rait actuellement  à Londres  pour  des  négo- 
ciations directes  avec  M.  Hull  Forster,  re- 
présentant européen  de  la  Havs  Corpora- 
tion. On  assure  qu’on  parviendra  très  pro- 
bablement à un  accord  sur  la  base  suivante  : 
contingentement,  garantie  annuelle  d’envi- 
ron 15  millions  de  lires  aux  maisons  de 
Hollywood,  distribution  et  exploitation  des 
films  américains  réservée  aux  agents  du 
Monopole. 

Comme  nous  l'avons  dit,  cet  accord  pa- 
rait très  probable  et  imminent.  Mais,  en  tout 
cas,  la  production  nationale,  (pii  vient  d’ac- 
complir un  effort  très  sensible  en  vue  d at- 
teindre non  seulement  l’augmentation  du 
nombre  de  ses  films,  mais  aussi  l’améliora- 
tion de  leur  qualité,  sera  pleinement  sauve- 
gardée dans  tous  ses  droits  et  tous  ses  inté- 
rêts. 

METTEURS  EN  SCENE  FRANÇAIS 
A ROME 

Marcel  L’Herbier  est  en  train  de  tourner, 
aux  Studios  Scaléra,  La  Comédie  du  Bon- 
heur avec  Ramon  Novarro,  Michel  Simon. 
Alerme,  Isa  Pola. 

Dans  les  mêmes  studios,  on  prépare  acti- 
vement Tosca  que  Jean  Renoir  commencera 
sous  peu. 

On  mande  de  Paris  qu’Abel  Gance  réali- 
serait le  nouveau  film  de  Isa  Miranda  : 
Sans  Ciel. 

Julien  Duvivier  a rencontré  a Gênes  l’ac- 
trice italienne  Laura  Adani  (pii  interprétera, 
avec  Jean  Gabin,  sous  la  direction  de  l’au- 
teur de  Carnet  de  Bal,  le  film  L’Esclave  blan- 
che. Duvivier  est  ensuite  reparti  pour  Nice 
où  il  monte  Untel  Père  et  Fils. 

Benato  Bonanni. 
♦ 

Nouvelles  de  Roumanie 

On  réclame  du  Film  Français  et  Anglais 
car  les  Allemands  prennent  notre  place 
et  supplantent  les  Américains 

La  Roumanie  a de  grandes  difficultés  a 
s’approvisionner  en  films  américains,  fran- 
çais, anglais  et  les  Allemands  ont  gagné  un 
peu  du  terrain  perdu  par  les  autres.  De 
grandes  firmes  américaines  ont  fermé  leurs 
bureaux  à Bucarest,  d’autres  n’ont  plus  que 
des  correspondants,  et  pour  toutes  les  opé- 
rations, il  faut  passer  par  les  maisons  de 
Paris.  Warner  est  la  seule  firme  qui  ait  un 
dépôt  à Bucarest,  ce  qui  supprime  les  droits 
de  licence  et  permet  de  vendre  directement 
aux  salles;  son  chiffre  d’affaires  a dépassé 
de  beaucoup  celui  des  firmes  concurrentes. 


LES  DISTRIBUTEURS  ASSOCIÉS 
MAINTIENNENT  LEUR  ACTIVITÉ 


La  grande  société  française  à laquelle 
nous  devons  l’incomparable  Mayerling, 
qui  a sorti  Le  Boi  avec  son  éblouissante 
interprétation,  et  Quadrille,  Tricoche  el 
Cacolet,  La  Brigade  sauvage,  entre  autres 
films  d’une  importance  artistique  et  d’une 
ampleur  achevées,  Les  Distributeurs  As- 
sociés continuent  à travailler  utilement 
pour  l’industrie  française.  Leurs  projets, 
non  encore  définissables,  sont  pourtant 
d’une  envergure  telle  que  nous  ne  pou- 
vons nous  empêcher  de  faire  quelques 
indiscrétions. 

En  effet,  Les  Distributeurs  Associés  ont 
en  cours  de  réalisation  deux  grands 
films  qui  seront  de  la  classe  de  leurs 
prédécesseurs.  On  peut  affirmer  que  ces 
deux  productions  ne  seront  pas  inférieu- 
res, tant  pour  leur  réalisation  que  pour 
leur  distribution  artistique,  aux  plus 
ambitieuses  œuvres  du  cinéma  fran- 
çais. L’exclusivité  de  ces  deux  films  est 
d’ailleurs  assurée,  d’ores  et  déjà,  dans 
une  des  plus  grandes  salles  de  Paris,  au 
début  de  la  saison  prochaine. 

D’autre  part,  les  dernières  productions 
du  programme  des  Distributeurs  Asso- 
ciés : Le  Bois  sacré,  La  Brigade  sauvage 
et  Cavalcade  d’ Amour  ont  été  retenues 
par  le  Circuit  Gaumont. 


On  sait  combien  les  sorties  des  films 
des  Distributeurs  Associés  sont  entourées 
de  soins  et  d’attentions.  Rappelons  que 
Le  Bois  sacré,  de  Léon  Matbot,  est  une 
des  meilleures  comédies  de  l’année,  par 
son  sujet,  adapté  de  la  spirituelle  pièce 
de  Robert  de  Fiers  et  Caillavet,  et  son  in- 
terprétation : Gaby  Morlay,  André  Le- 
faur,  Dalio,  Victor  Bouclier  et  Elvire 
Popescô.  Lu  Brigade  sauvage,  de  Marcel 
L’Herbier,  drame  pittoresque  et  mouve- 
menté, joué  par  Charles  Vanel  et  Lisette 
Lanvin,  constitue  un  spectacle  d’une  in- 
tensité et  d’une  force  émouvante  parfai- 
tes Et  enfin,  Cavalcade  d’ Amour  a été  sa- 
lué comme  le  film  le  plus  original  de  la 
saison.  Sa  réalisation,  due  à l’excellent 
Raymond  Bernard,  est  d’une  somptuosité 
infinie,  et  ses  personnages  interprétés  par 
Simone  Simon,  Michel  Simon,  Corinne 
Luchaire,  Claude  Dauphin,  Dorville  res- 
tent dans  le  souvenir  comme  des  créa- 
tions d’un  art  sensible  et  délicat.  Quant  à 
sa  beauté  décorative,  elle  a été  remar- 
quée par  toute  la  presse,  et  admirée  par 
le  public  lors  de  l’exclusivité. 

Précisons  les  dates  de  sorties  générales 
de  ces  trois  films  : Le  Bois  sacré  sortira 
le  9 octobre,  La.  Brigade  sauvage  et  Ca- 
valcade d’ Amour  les  20  et  27  novembre. 


6 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


cixrÆftkRiKPmr 

rR4Sm\i»E 


POUR  LES 
DIRECTEURS 


Rubrique  consacrée 
à la  vie  du  métier, 
mais  aussi 

Tribune  libre  de  nos 
Abonnés-Directeurs. 


Valentine  Tessier  et  Georges  Rollin 
dans  L’Embuscade. 

Film  de  F.  Hivers.  (D.U.C.) 


L'EXPLOITATION  PARISIENNE  A REMONTÉ  LE  COURANT 

VERS  LA  REPRISE 


Voici,  d’après  des  chiffres  qui  nous  sont 
communiqués  officiellement,  la  situation 
comparative  de  l’exploitation  parisienne  de- 
puis le  début  de  la  guerre. 

Par  rapport  aux  mois  correspondants  de 
la  saison  dernière,  le  nombre  de  salles  ou- 
vertes et  le  montant  des  recettes  brutes  ont 
donné  les  pourcentages  suivants  : 


1939  Salles  Recettes 


ouvertes 

brutes 

Septembre  . 

75  % 

19 

% 

Octobre  . . 

88,7  % 

31 

% 

Novembre  . . 

90  % 

43 

% 

Décembre 

93  % 

58,9 

% 

1940 

Janvier  .... 

95,6  % 

57,49 

% 

Février  .... 

95  % 

69,41 

% 

Si  on  considère  que  les  nouveaux  films 
n’ont  commencé  à sortir  que  vers  le  milieu 
de  décembre,  les  résultats  acquis  à fin  fé- 
vrier font  ressortir  une  augmentation  de 
plus  de  50  % des  recettes  par  rapport  aux 
chiffres  réalisés  en  novembre  1939  avec  des 
films  du  stock. 

Il  est  à présumer  que  les  résultats  du  mois 
de  mars  accentueront  encore  cette  progres- 
sion. 

En  somme,  cet  état  n’est  nullement  éton- 
nant. Il  prouve  la  vitalité  d’une  industrie  qui 
sait,  malgré  les  événements,  se  redresser  et 
s’organiser  pour  «tenir  le  coup  »,  ce  qui 
ne  doit  pas  empêcher  les  directeurs  de  ci- 
némas parisiens  de  continuer  la  lutte  pour 
une  fiscalité  moins  sévère  et  plus  en  rapport 
avec  les  difficultés  actuelles. 


La  Carrière  du 
"Président  Haudecœur" 

Le  beau  film  de  Jean  Préville  : Le  Prési- 
dent Haudecœur,  avec  Harry  Baur,  vient  de 
passer  à Nice,  pour  Pâques,  dans  deux  ci- 
némas à égalité  (Rialto-Casino  Municipal). 
Il  a atteint  le  chiffre  record  de  ces  deux  sal- 
les depuis  le  début  de  la  saison  cl  certaine- 
ment les  meilleures  recettes  des  salles  rie 
première  vision  de  Nice  pendant  la  semaine 
pascale. 


Suzanne  Dehelly  et  Gorlett 
dans  Marseille  mes  Amours,  film  de  D.  Norman. 
(Prod.  : Garb).  (Distr.  : Pagnol). 


On  construit  une  nouvelle  salle 
à TARBES 


Extension  du  Circuit  CLÉDAT 


(l)e  notre  correspondant  particulier.) 

■ Semaine  fertile  en  nouvelles  : Tout 
d’abord,  notons  la  nette  progression  des  ci- 
némas locaux  durant  les  dernières  semaines. 
La  sortie  des  grands  films  et  l’augmentation 
du  nombre  des  habitants  de  la  ville  depuis 
le  début  de  la  guerre  y sont  pour  beaucoup. 
Aussi,  M.  Clédat  vient  de  prendre  la  déci- 
sion La  Cinémato  en  a la  primeur  — de 
faire  construire  dans  le  courant  de  l’été  pro- 
chain, à la  sortie  ouest  de  la  ville,  près  du 
Pont  de  l’Adour,  une  salle  moderne  avec 
balcon  de  1.000  places,  dotée  du  confort  et 
de  la  sonorisation  qui  ont  fait  la  renommée 
des  salles  de  ce  circuit.  Les  vœux  des  trois 
communes  ouvrières  de  Soues,  Aureilhan  et 
Séméae,  seront  ainsi  comblés,  car  elles  au- 
ront à proximité  une  salle  de  cinéma  mo- 
derne. 

B Signalons  également  que  la  coquette 
salle  familiale  de  la  rue  Larrey,  l’impérial, 
qui,  sous  l’habile  direction  de  Mme  Repain, 
avait  pris  une  grande  vogue,  vient  d’être, 
depuis  le  13  avril,  rattachée  au  Circuit  Clé- 
dat-Lafférère  qui  comprend,  à l’heure  ac- 
tuelle, les  quatre  salles  tarbaises. 

L’Impérial  conservera  les  programmes  ca- 
ractéristiques qui  ont  fait  son  succès  et  pas- 
sera les  films  jusqu’à  la  cote  4 de  «Choisir». 

■ En  outre,  le  cinéma  du  Foyer  de  l’Arse- 


nal est  dirigé  et  programmé  par  1 actif  M. 
Clédat  que  nous  félicitons  bien  sincèrement 


pour  ce  dévouement 
est  si  chère. 

Comme  on  le  voit 
pas  à Tarbes. 


à une  cause  qui  nous 
le  cinéma  ne  chôme 
J.-A.  Castets. 


+ 


Vers  une  Réoccupation 
militaire  des  Salles  ? 


On  se  rappelle  les  démarches  et  les  lut- 
tes nombreuses  qu’il  fallut  pour  faire  libé- 
rer la  majeure  partie  des  salles  réquisition- 
nées par  l’autorité  militaire,  dès  les  pre- 
miers jours  de  la  guerre. 

Nous  apprenons  par  différents  directeurs 
qu’ils  ont  reçu  un  avis  de  l’autorité  militaire 
les  prévenant  qu’ils  pourraient,  à nouveau, 
être  l’objet  de  mesures  de  réquisition,  d’oc- 
cupation dans  un  bref  délai. 

On  tremble  à l’idée  que  l’exploitation,  qui 
a eu  tant  de  mal  à reprendre  un  équilibre 
normal,  à améliorer  son  fonctionnement 
dans  un  régime  de  compressions  — places, 
lumière,  publicité  restreintes  — pourrait 
subir  une  atteinte  nouvelle  à son  indépen- 
dance professionnelle. 

On  réclame  une  exploitation  intensive, 
mais  cette  menace  suspendue  sur  nos  salles 
risque  d’arrêter  l’élan  de  régularisation, 
l’impulsion  constatée  un  peu  partout,  tant 
en  province,  où  les  recettes  sont  souvent 
supérieures  au  temps  de  Paix,  qu’à  Paris  où 
des  films  connaissent  actuellement  d’excel- 
lentes carrières. 


UNE  RÉVOLUTION  dans  U MONDE  du  SPORT  et  du  CINÉMA 


PREJEAN 

Avec  foi,  avec  hardiesse,  avec  es- 
poir, les  yeux  rivés  au  sol,  fuyant  le 
spectre  de  la  défaillance  ; les  jarrets 
ployés,  les  muscles  crispés,  l’âme  for- 
te, Il  subira  son  calvaire  le  long  des 
routes  de  France,  Il  luttera  comme  un 
damné  pour  conquérir  la  gloire.  Il  dé- 
fendra sa  chance  illusoire  contre  les 
véritables  « Géants  de  la  Route  » 
qui  la  lui  disputeront. 

Devant  lui,  toujours,  sera  Son 
image  ! Vers  Elle,  sans  cesse  ira 
sa  pensée  ! Pour  Elle  encore,  et 
pour  qu  Elle  soit  hère  d’un  succès 
dont  dépendent  leur  amour  et  leur 
vie,  il  se  pliera  à tous  les  sacrifices... 
Mais  saura-t-il  éviter  les  rudes  embû- 
ches que  sème,  pour  les  Forts,  cette 
splendide  épopée  qu’est 


AU  DÉPART  AVEC 

ÊUX 


« LE  TOUR  DE  FRANCE  »!  ! 


MEG 

LEMONNIER 

Le  regard  toujours  fixé  sur  la 
grande  carie  muette,  l'oreille  atten- 
tive aux  moindres  informations,  l'es- 
prit tendu,  l'âme  inquiète,  le  cœur 
chaviré,  elle  vivra  Son  martyr,  Ses 
joies,  Ses  peines,  dans  un  tourbillon 
de  pensées  tendres  et  troubles  à la  fois. 
Elle  vivra  la  plus  grande  épreuve  spci- 
tive  du  monde  ! Elle  vivra  dans  le 
songe  et  la  réalité  la  vie  ardente  des 
champions  héroïques  ! Elle  vivra  les 
heures  indéfinissables  que  vivent  tous 
les  peuples  de  la  terre,  en  présence  de 
cette  magnifique  leçon  d'endurance 
qu'est 

« LE  TOUR  DE  FRANCE  » 


DISTRIBUTEURS  1 — 

firandr  Kégion  de  Lyon  « AKare-Lorraine  t Belgique  & Colonies  Belge»  s I Scandinavie  A Finlande 

s.  o.  c.  e.  - film  Alliance  Cinématographique  Rhin  et  Moselle  u.  d.  i.  f.  ; seth  hesslin 

35.  Rue  Vaubecour  — LYON  | 8,  Avenue  de  la  République  - COLMAR  i 67.  Rue  des  Plantes  — BRUXELLES  j STOCKHOLM 

VENTE  POUR  IE  MONDE  ENTIER  : Société  de  Production  du  " Film  POUR  LE  MAILLOT  JAUNE  ”,  5,  Rue  La  Boétie  (8  ) — Téi.  ELYsées  87-26 


MEG  LEMONNIER 


ALBERT  PRÉJEAN  - 


DANS 


PRÉSENTE 


POUR 
LE  MAILLOT 
N JAUNE 

Mise  en  scène  de  Jean  STELLI 
jo  de  Jean  ANTOINE  et  Jean  LEULLIOT 
Dialogue  de  Michel  DURAN 


MARCEL  / 


al&an 


___  BRUTLJS  F TC  A 

- BRAVADEMANGE  - T F 

*VÏS  p A U C 


Y AR*^ 


baR 


Coureors  ' ^ "fO^^  ^ 

^ '°US  'e  o r o T V*° 


ÉQUIPEMENT  “AU  GRAND  AIR  SPORT” 

ÉDITIONS  MUSICALES  SALABERT 
Société  de  Production  « POUR  LE  MAILLOT  JAUNE  ” 


DISTRIBUTION 

GRANDE  RÉGION  PARISIENNE 

Compagnie  Parisienne 
de  Location  de  Films 

49,  Avenue  de  Villiers,  PARIS 

Tel.  : Wagram  13-76 


9 


CIIVEI^mR/lPHIC 

FRfiBnK&SE 


♦♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


LE  MAROC  VA-T-IL  BIENTOT  MANQUER 
DE  GRANDS  FILMS  FRANÇAIS  ? 


La  saison  d'hiver  39-40  au  Maroc  a été 
remarquable  : tous  les  grands  films  réali- 
sés en  France  ont  été  projetés,  sur  les 
écrans  casablancais  et  r’batis,  peu  de 
temps  après  leur  achèvement.  Une  fois 
de  plus,  le  cinéma  marocain  a bien  tra- 
vaillé. 

Mais  cet  effort  va-t-il  se  poursuivre 
désormais  dans  , les  mêmes  conditions  ? 
Il  faut  signaler  objectivement  le  fait 
suivant  : les  salles  du  circuit  « Maroc 
Théâtr  » et  les  cinémas  programmés  par 
Marocfilm  vont  projeter  dorénavant  de 
grands  films  américains,  alors  qu’elles 
étaient  jusqu’à  présent  réservées  en  fait 
au  film  français. 

M.  Gaston  Ténoudji,  qui  dirige  ces 
firmes  à Casablanca  en  l’absence  de  son 
frère  Robert,  mobilisé,  a rapporté  récem- 
ment d’Alger  sa  nouvelle  « programma- 
tion ».  En  tête,  s’inscrit  la  production 


Actualités 


La  Censure  laisse  passer  des  choses  inté- 
ressantes. Ainsi,  pouvait-on  voir  dernière- 
ment l’ inauguration  de  l’Institut  du  Cinéma 
italien  par  le  Duce  lui-même.  Celui-ci  atta- 
che une  grande  importance  au  Cinéma,  aus- 
si peut-on  pronostiquer  que  le  Cinéma  ita- 
lien ne  tardera  pas  à prendre  une  place 
honorable  sur  le  marché. 

La  Censure  coupe  parfois,  souvent  même 
au  grand  émoi  des  cinéastes;  cependant,  il 
arrive  qu’elle  n’ait  pas  tort.  Tout  récem- 
ment, ordre  fut  donné  de  supprimer  l’entre- 
vue du  Brenner,  ce  qui  a évité  des  manifes- 
tations intempestives.  Dommage  que  cette 
actualité  n’ait  pu  être  présentée,  on  g aurait 
vu  Hitler  dans  un  costume  quelque  peu  flot- 
tant, son  allure  a beaucoup  perdu  de  sa  su- 
perbe, son  air  soucieux  donne  l’impression 
qu’il  a beaucoup  d’ennuis. 

♦ 

En  BELGIQUE 

Prochaines  sorties 
de  Films  français 

Atos  Film  : Macao;  Miquette;  Angélica; 
L’Extravagant  M.  Beaucaire. 

Alro  Films  : L’Embuscade;  Notre-Dame 
de  la  Mouise;  Le  Roi  des  Galéjeurs. 

Impérator  : Le  Collier  de  Chanvre. 

Ciné  Consortium  Belge,  72,  rue  Dupont, 
Bruxelles  : Volpone. 

Fama  Films  : Les  Nouveaux  Pauvres; 
L’As  (Ceux  du  Ciel). 

Atlas  Films  : L’Or  du  Cristobal. 

Udif  : Pour  le  Maillot  jaune. 

Abel  Films  et  Cinématographie  Bodart  : 
Monsieur  Hector ; Ombre  noire. 

Filmsonor  : Les  Musiciens  du  Ciel;  Paris- 
New  York. 

Gexe  Films  : Accusé  Bach  levez-vous. 

Sédif  : Remorques. 

J.  van  Heugten. 


Columbia  1939-1940  avec  « La  Charrette 
fantôme  » qui  est  une  production  fran- 
çaise Columbia  et  avec  « Vous  ne  l’em- 
porterez pas  avec  vous  » et  « Seuls  les 
Anges  ont  des  Ailes  ».  On  annonce  égale- 
ment le  film  en  quatre  épisodes  : « Les 
Justiciers  du  Far-West  ». 

Comme  œuvres  françaises,  nous  ne 
trouvons  jusqu’à  présent,  dans  cette  pro- 
grammation, outre  le  film  de  J.  Duvivier, 
que  « Mes  Crimes  » et  <•  L’Empreinte  du 
Dieu  ».  Il  ne  s’agit  pas  de  critiquer,  mais 
de  constater.  Nous  savons  avec  quelle 
régularité,  et  avec  quel  succès,  MM.  Té- 
noiodji  se  sont,  en  fait,  spécialisés  dans 
le  film  français.  Il  serait  dommage  que  ce 
dernier,  faute  de  grands  titres  en  nom- 
bre suffisant,  risquât  de  perdre  un  mar- 
ché aussi  intéressant  que  le  Maroc. 


A nouveau  on  mène  l’offensive 
pour  la  livraison 
des  actualités  le  mercredi 

Périodiquement,  on  peut  le  dire,  la  Repré- 
sentation Intersyndicale  de  l’Industrie  Ci- 
nématographique mène  le  bon  combat  pour 
obtenir  des  Chambres  Syndicales  de  la  Pro- 
duction, de  la  Distribulion  et  de  la  Presse 
Filmée,  que  la  livraison  à l’exploitation  des 
copies  d’Actualités  ait  lieu  le  mercredi, 
jour  du  changement  général  des  program- 
mes, et  non  le  jeudi. 

Une  nouvelle  réunion  des  Chambres  Syn- 
dicale, y compris  celle  de  l’exploitation  aura 
lieu  prochainement  à cet  effet. 

Nouvelles 

de  V Afrique  du  Nord 

MM.  Edmond  et  Robert  Ténoudji,  tous 
deux  mobilisés,  ont  fait  don  d’une  voiture- 
ambulance  automobile  à l’Œuvre  de  Se- 
cours aux  Blessés,  en  faveur  de  laquelle 
Mme  Paul  Raynaud  vient  de  faire  une  fruc- 
tueuse tournée  en  Afrique  du  Nord. 

Nous  félicitons  de  ce  geste  généreux  MM. 
Ténoudji  dont  l’activité  cinématographique 
est  connue  de  tous  les  Marocains  — pour  ne 
parler  que  de  ce  canton  de  notre  Empire. 

Leurs  salles  au  Maroc,  d’ailleurs,  sont 
restées  ouvertes  malgré  la  guerre;  mais  M. 
Gaston  Ténoudji  a remplacé  à Casablanca 
son  frère  Robert,  et  M.  Amédée  Arlaud  a 
remplacé  à Rabat,  à la  direction  du  Colisée, 
M.  François  Pouliguen. 

■ Le  projet  de  construction  d’une  grande 
salle  de  première  vision  rue  d’Isly  à Alger, 
annoncé  ici  même,  a dû  être  écarté,  les  au- 
torités municipales  ayant  soulevé  des  ob- 
jections quant  à son  emplacement.  — P.  S. 


On  annonce  la  sortie  prochaine  en  France 
d’un  nouveau  film  de  Dorothy  Lamour,  intitulé 

Le  Souffle  de  la  Vie. 

Dans  ce  film,  l’éblouissante  créatrice  de 
" Hula  » et  de  « Toura  » aborde  avec  succès  son 
premier  grand  rôle  dramatique.  Elle  représente 
cette  fois  une  jeune  fille  de  race  blanche,  élevée 
en  Chine.  Une  jeune  fille  mi-américaine,  mi- 
asiatique,  et  dont  le  rayonnement,  à lui  seul, 
fera  passer  le  souffle  de  la  vie  dans  l’âme  d’un 
mourant,  ressuscitant  miraculeusement  l’homme 
de  son  choix  ! 

A ses  côtés,  John  Howard  et  Akiin  Tamirol'f 
campent  également  de  façon  magistrale  des  per- 
sonnages d’une  vérité  hallucinante. 

C Paramount ). 


1 Mercredi  soir  a eu  lieu,  au  cinéma 
« Le  Français  »,  la  première  de  la  très 
originale  comédie  Elles  étaient  12  Fem- 
mes, Production  Régina,  distribuée  par 
Filmsonor. 

Tout  Paris  a applaudi  cette  œuvre 
jouée  uniquement  par  des  femmes  et 
dont  l’esprit  fera  le  tour  du  monde. 

Le  Cinéma  scientifique 
au  Palais  de  la  Découverte 

Le  cinéma  du  Palais  de  la  Découverte  a 
repris  ses  séances  régulières  à raison  de 
quatre  séances  te  dimanche  et  deux  chaque 
jour,  sauf  le  vendredi. 

Mentionnons,  aux  plus  récents  program- 
mes, les  remarquables  films  suivants  : Voya- 
ge dans  le  Ciel,  Pantopodes,  Crabes,  Caprel- 
les,  La  Quatrième  Dimension,  de  M Jean 
Painlevé,  ainsi  que  La  Lutte  pour  la  Vie, 
réalisé  par  J.  Painlevé  et  le  Pr  Gastizin,  illus- 
trant une  curieuse  application  des  hautes 
mathématiques  à la  Biologie;  Insectes  et  Ba- 
listique, de  Bull  (Institut  Marey);  Petroleum; 
La  Navigation  aérienne;  La  Fabrication  des 
Allumettes;  Travail  de  Titan,  de  J.-C.  Ber- 
nard (construction  d’un  barrage);  Routes 
d’Acier;  L’Amiante  ; La  Vie  du  Ver  à Soie ; 
Le  Pois  de  Senteur;  Un  Grand  Potier,  de 
Benoît-Lévy;  La  Haute  Fréquence  médi- 
cale (travaux  de  l’illustre  d’Arsonval);  Les 
Protubérances  solaires,  célèbre  film  de  M. 
Lyot  et  Eclipse  de  Soleil;  La  Chute  des 
Corps;  Le  Cuivre  électrolytique:  Parasites 
marins;  Un  Monde  dans  un  Verre  d’Eau; 
Fabrication  du  Gaz;  La  Magie  du  Fer  blanc, 
de  Tedesco;  La  Fusée  interplanétaire  (éton- 
nante anticipation  du  cinéma  de  naguère). 

P.  M. 


Ch.  Penz. 


tô 


r XXXXXXXXXZXX3  CIME 


RAPHIE  LXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX: 


ANS  LES  STUDIOS 


ON  ANNONCE 


Une  charmante  attitude 
de  Betty  Stockfeld 
dans  Le  Président  Haudecœur, 
film  de  Jean  Dréville. 

Prod.  : Edic.  Distr.  : Pagnol. 


Caprice. 

Ce  film  de  Raymond  Bernard, 
qu'interprétera  Edwige  Feuillc- 
re,  doit  être  tourné  en  mai  aux 
studios  de  Billancourt.  Direc- 
teur de  production  ; Oscar  Dan- 
ciger. 

Il  n’y  a pas  d’Imprevu. 

Tel  est  le  titre  du  film  que  tes 
Productions  Romain  Pinès  réali- 
seront sur  un  scénario  d’Yves 
Mirande. 


Remorques. 

On  parle  de  la  prochaine  re- 
prise de  ce  film  par  Jean  Gré- 
millon.  Prod.  ; Sédif. 

Les  Nouveaux  Pauvres. 

Jacques  de  Baroncelli  com- 
mencera d’ici  quelques  jours  à 
Billancourt,  ce  film  sur  un  scé- 
nario de  Mirande.  Le  décora- 
teur Trauner  a brossé  les  ma- 
quettes et  les  décors  seront  cons- 
truits par  Bertrand. 


O N 


TOUR 


L’Œuvre 

de  la  Maison  de  Retraite 
dujnéma 

L’Œuvre  de  la  Maison  de  Re- 
traite du  Cinéma  remercie  bien 
sincèrement  les  Distributeurs 
qui  ont  bien  voulu  depuis  sep- 
tembre laisser  percevoir  aux 
présentations  de  leurs  nouveaux 
films. 

La  guerre  n’a  fait  qu’accroi- 
tre  les  charges  qui  pèsent  sur 
chacune  des  œuvres  sociales  et 
charitables  pour  lesquelles  la 
perception  est  faite.  Aussi  de- 
mandons-nous à toutes  les  mai- 
sons d’accepter  la  perception  à 
leurs  futures  présentations. 

Citons  nos  bienfaiteurs  : 

Védis  Film  : Film  Louise; 

D.  P.  F.  : Film  Brazza; 

C. C.F.C.  : Film  Le  Chemin  de 
l' Honneur  ; 

D.  P.  F. 
un  Empire; 

Rouhier 
Tyran; 

Cristal  : Film  Mes  Crimes; 

Pagnol  : Film  Le  Président 
Haudecœur  ■ 


Film  La  France  est 
Film  La  Chute  d’un 


BILLANCOURT 


Voipone. 

Réal.  : Maurice  Tourneur. 

Ved.  ; Harry  Baur,  Louis  Jou- 
vet.  Ch.  Dullin,  Jacqueline  De- 
lubac,  Ledoux,  Rignault,  Marion 
Dorian,  etc... 

Décors  : Chapelle,  le  tripot, 
un  vaste  décor  représentant  les 
rues  de  Venise  au-dessus  des 
canaux. 

Tournage  : 4“  et  dernière  se- 
maine. 

Prod.  ; Ile-de-France  Film. 

Soldats  sans  Uniforme. 

Réal.  : M.  de  Canonge. 

Ved.  ; Madeleine  Robinson, 
Catherine  Farel,  Yvonne  Brous- 
sard  et  MM.  Roger  Karl,  Georges 
Lannes,  Cordy,  Paul  Aza'ïs,  Bour- 
delle,  Magnier,  Guillaume  de 
Saxe. 

Décors  ; Une  cave,  des  cham- 
bres, bureau  d’inspecteur. 

Tournage  : 3C‘  et  dernière  se- 
maine. 

Prod.  : Sté  du  Film  « Soldats 
sans  Uniforme  ». 


FRANÇOIS  Ier 


La  Mer  en  Flammes. 

Réal.  : Léo  Joannon. 

Ved.  : Marie  Déa,  Raymond 
Rouleau,  Hugo  Haas,  Roland 
Tou  tain. 

Tournage  : 3e  semaine. 

Prod.  : Majestic-C.  F.  G. 

Guet-Apens  dans  la  Forêt 
Noire  commencerait  la  semaine 
prochaine.  Réalisation  de  Félix 
Gandéra.  Prod.  : C.  F.  C. 


ROME 


ROME-SCALERA 

La  Comédie  du  Bonheur. 

Réal.  : M.  L’Herbier. 

Ved.  : Ramon  Novarro,  Michel 
Simon,  J.  Berry,  Micheline  Pres- 
tes, Alerme. 

Prod.  : Scaléra. 

Distr.  ; Discina. 


ON  REALISE 
DES  DESSINS  ANIMES 
FRANÇAIS  EN  COULEURS 
Une  société  française  a 
commencé  la  réalisation  de 
dessins  animés  en  couleurs 
naturelles,  procédé  Dufay- 
color,  notamment  Le  Loup 
et  l’Agneau,  d’après  La 
Fontaine. 

Nous  reparlerons  de  cet- 
te intéressante  production. 


EN  EXTERIEURS 


Duel. 

Pierre  Fresnay  tourne  cette 
semaine  les  derniers  extérieurs 
de  cette  production. 

Prod.  ; C.  I.  C.  C. 


Diamant  noir. 

Jean  Delannoy  tourne  à Saint- 
Tropez  des  scènes  de  plein  air, 
sur  le  port,  dans  la  ville  et  les 
environs. 

Prod.  ; Films  Minerva. 


BUTTES -CHAUMONT 


Le  Dernier  Refuge. 

Réal.  ; Jacques  Constant. 

Ved.  : Mireille  Balin,  Marie 
Glory,  G.  Rigaud,  Mila  Parély, 
Dalio,  Tissier,  Saturnin-Fabre. 
Tournage  ; 2°  semaine. 

Prod.  : Vondas. 

Ombres  noires. 

(La  Voix  du  Bonheur). 

Réal.  : René  Jayet. 

Ün  procède  à quelques  rac- 
cords et  le  fi  lui  se  termine  cette 
semaine. 

Prod.  : Comète. 

Distr.  ; Cristal. 

Mariage  par  Procuration. 

(Titre  provisoire). 

Réal.  : Maurice  Cloclie. 

(Les  prises  de  vues  sont  ter- 
minées). 

Prod.  ; Spéva. 

Distr.  ; Discina. 


NICE 


NICE-C.  M.  C. 

On  continue  le  montage  de 
Utttel  Père  et  Fils,  de  Julien 
Duvivier.  Prod.  : Transeonti- 
nental-Columbia.  Distr.  : Colum- 
bia. 


DIRECTEURS! 

La  Cinématographie  Fran- 
çaise vous  apporte  toutes  les 
semaines  les  nouvelles  du 
métier. 

ABONNEZ-VOUS! 


Pagnol  : Film  Marseille  mes 
Amours. 


I Mentionnons,  à propos 
du  film  de  L.  Mathot,  « Le  Col- 
lier de  Chanvre  »,  actuelle- 
ment au  montage,  le  nom  de 
M.  Georges  Grey  qu’inter- 
prète un  rôle  important  et 
qui  avait  été  omis  dans  nos 
précédentes  éditions. 


UN  CHEF  OPERATEUR 
REDEVIENT  CIVIL 

Nous  sommes  heureux  d’in- 
former les  producteurs  que 
Nicolas  Hayer,  chef  - opérateur, 
mobilisé  quelque  part  en  France 
depuis  sept  mois,  vient  d’être 
rendu  à la  vie  civile. 

Voici  donc  un  excellent  chef- 
opérateur  disponible  pour  la 
nouvelle  production  française. 


Deux  des  interprètes  du  film 
Les  Surprises  de  la  Radio  (D.P.F.), 
J.  Dumonceau  et  Coco  Aslan 
se  sont  mariés  récemment. 


Il 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


* 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


XX IX' 


ANALYSE  ET  CRITIQUE  DES  FILMS 


Les  Surprises  de  la  Radio 

Comédie  (G) 


Le  Roi  des  Galéjeurs 

Comédie  marseillaise  (G) 


Origine  : Française. 

Réalisation  : Fernand  Hivers. 
Auteur  : Alibert. 

Dialogues  : Alibert. 

Opérateurs  : Mundwiller,  Hugo, 
René  Petit,  Jacques  Stem. 
Musique  : Vincent  Scotto. 
Interprétation  : Alibert,  Aimos, 
Claude  May,  Marcel  Vallée, 
Sinoël,  Hivers  Cadet,  Fernand 
Flament,  Maupi,  Gerlata. 
Studios  : Pagnol,  Marseille. 
Enregistr.  : Philips. 

Montage  : Mme  Beaugé. 

Dir.  de  prod.  : Pingrin. 
Production  : Prod.  Hivers. 
Edition  : D.U.C. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Cette  aimable  opérette  mar- 
seillaise, bon  enfant,  sans 
prétentions  et  sans  lourdeur, 
se  suit  avec  agrément,  tout 
comme  on  écoute  chanter  le 
sympathique  Alibert  sur  la  tré- 
pidante musique  pleine  de  so- 
leil, signée  Vincent  Scotto. 
Marseille,  ses  rues,  son  port, 
Nice,  ses  vieux  quartiers  par- 
ticipent à l’aventure  cocasse 
qui  sera  saluée  par  le  grand 
public  d’un  large  plaisir. 

SCENARIO.  — Titin,  cireur 
marseillais,  s’est  épris  d’une 
chanteuse,  entretenue  par  un  ri- 
che et  despotique  Baron.  Pour 
l’approcher,  il  risque  beaucoup 
et  signe,  pour  endormir  la  mé- 
fiance du  Baron,  une  police 
d’assurances  pour  un  collier  de 
perles.  Une  bande  d’aigrefins 
part  pour  Peira-Cava,  pendant 
les  sports  d’hiver,  pour  s’appro- 
prier le  collier.  Titin  et  ses  asso- 
ciés sont  poursuivis  pour  le  vol 
du  collier  restitué  qui  est  un 
faux.  Le  vrai  ayant  été  trouvé 
par  le  fils  d’un  des  associés  de 
Titin.  Titin  le  rendra  à celle 
qu’il  aime.  Et,  comme  le  cheval 
de  l’équipe  a gagné  le  Grand 
Prix,  Titin  pourra  enlever  sa 
belle  au  Baron  en  lui  laissant 
comme  consolation,  les  perles 
fines. 

TECHNIQUE.  — Traitée  avec 
gaieté,  et  parfois  un  certain  hu- 
mour loufoque,  irrésistible,  cette 
opérette  filmée  est  vivante  et 
très  aérée.  De  nombreuses  scè- 
nes sont  prises  dans  la  rue,  au 
champ  de  courses,  aux  sports 
d’hiver,  à Peira-Cava,  à Nice.  La 
scène  de  l’aveu  d’amour  chanté 
est  charmante,  celle  des  « Ter- 
reurs » dans  le  coupe-gorge  ni- 
çois, avec  chœur  et  ballet  des 
gangsters  est  particulièrement 


Ninotchka 

Comédie  satirique 
parlant  anglais  (A) 

Origine  : Américaine. 
Réalisation  : Ernst  Lubitsch. 
Auteurs  : Melchior  Lengyel  et 
Jacques  Deval. 

Interprétation  : Greta  Gurbo, 
Melvyn  Douglas,  Sig  Rumann, 
Félix  Bressart,  Alexander  Cra- 
nach,  Bêla  Lugosi,  Ina  Claire. 
Studios  : M.-G.-M. 
Enregistrement  : W.  E. 
Production  : M.-G.-M. 

Edition  : M.-G.-M. 


Un  film  délicieux,  qui  nous 
apporte  une  Greta  Garbo  trans- 
formée, riant  de  toutes  ses  belles 
dents,  et  menant  un  jeu  de  co- 
médienne spirituelle,  racée,  plei- 
ne de  feu  et  de  pétulance. 

Lubitsch  nous  avait  habitués 
à bien  des  miracles.  En  voici 
un  : Greta  Garbo  de  tragédienne 
s'élance  triomphalement  sur  la 
trace  des  actrices  gaies,  et  réus- 
sit à concentrer  toute  l’attention 
du  public,  et  tout  l’intérêt  du 
film  sur  sa  nouvelle  incarnation. 

Le  sujet  est  fort  drôle  : La 
transformation  d’une  envoyée 
des  Soviets  à Paris,  au  contact 
d’un  élégant  et  subtil  aristocrate 
parisien,  et  dans  l’atmosphère 
de  luxe,  de  facilité  et  de  plaisir 
que  la  capitale  offre  à une  res- 
capée du  paradis  soviétique. 

La  mise  en  scène  de  Lubitsch 
est  de  la  meilleure  veine,  le  dia- 
loguc  piquant,  sardonique,  étin- 
celle de  fusées  et  d’insolence.  Il 
réjouira  par  la  caricature.  Et 
Garbo,  rajeunie,  adorable,  évo- 
lue dans  cette  aventure  de  grand 
style,  entourée  à merveille  par 
d’ excellents  comédiens,  transfu- 
ges de  Berlin  tels  : Bressart  et 
Cranaçh,  et  du  fin  partenaire 
qu’est  Melvyn  Douglas. 

Nul  doute  que  la  version  dou- 
blée de  Ninotchka  ne  connaisse 
en  France  un  retentissement 
considérable.  Le  film  par  sa 
classe,  et  surtout  par  son  esprit, 
mérite  un  large  public. 


drolatique.  La  musique  est  vive 
et  populaire. 

INTERPRETATION.  — Ali- 
bert chante  et  joue  rondement, 
avec  une  souriante  bonhomie. 
Claude  May  toujours  belle,  Ai- 
mos plein  de  talent,  Marcel  Val 
lée  qui  a de  l’autorité,  Sinoël  si 
drôle,  sont  les  principaux  me- 
neurs de  jeu  de  ce  film  pittores- 
que et  nature. 


Origine  : Française. 

Réalisation  : Marcel  Paul. 

Auteurs  : Maurice  Diamant- 
Berger  et  Jean  Nohain.  Colla- 
boration de  Souplex  et  P.  Dac. 

Dialogues  : Maurice  Diamant- 
Berger  et  Jeun  Nohain. 

Décorât.  : Magniez  et  Druart. 

Opérât.  : René  Gaveau,  Colas. 

Musique  : Pierre  Zeppilli. 

Assistant  : André  Cerf. 

Interprétation  : Coco  Aslan, 
Bailler,  A.  Bernard,  Maily 
Berry,  O’Brddy,  Georges  Bri- 
quet, Robert  Burnier,  Géo 
Charley,  Pierre  Dac,  Claude 
Dauphin,  René  Dorin,  Jacque- 
line üumonceau,  Jaboune-Jean 
Nohain,  J Marsac,  Blanche 
Montel,  M.  Moreno,  R.  Navar- 
re, Pérès,  Géo  Pomel,  F.  Rau- 
zéna,  Jean  Rieux,  Raymond 
Souplex,  Jane  Sourza. 

Studios  : Eclair. 

Enregistrement  : Caméréclair. 

Montage  : Marguerite  Beaugé. 

Production  : Charles  Bauche  et 
I).  P.  F. 

Edition  : D.  P.  F. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Aucun  film  n’a,  depuis  long- 
temps, trusté  autant  de  ve- 
dettes célèbres,  de  comédiens 
sympathiques.  Les  Surprises 
de  la  Radio  est  un  aimable  film 
divertissant  qui,  pai  le  fil  d’un 
gentil  scénario-prétexte,  nous 
conduit  dans  les  coulisses 
d’un  grand  poste  de  Radio  et 
nous  initie  aux  principales 
émissions,  nous  met  « en 
plein  » dans  l’atmosphère  des 
variétés  de  la  T.  S.  F.  et  nous 
fait  voir  les  as  de  la  Radio 
française.  Son  succès  sera 
vif  et  mérité.  Gaieté,  humour. 


Origine  : Française. 
Réalisation  : Elyane  Tayar. 
Auteur  : Claude  Leivy. 
Prod.  : Films  J.-C.  Bernard. 
Edition  : D.  P.  F. 


Orléans  et  l 'Orléanais,  tels 
sont  les  sujets  qu’examine  ce 
film  documentaire  réalisé  avec 
autant  de  goût  que  de  clarté  par 
Elyane  Tayar  à qui  l’on  doit  no- 
tamment Versailles  (en  collabo- 
ration avec  Maurice  Cloche)  et 
Clairvivre. 

La  ville,  son  histoire  où  s’ins- 
crit l’Histoire  de  la  France,  ses 
monuments,  ses  paysages,  sa  ca- 
thédrale, ses  palais  et  son  vieil 
Hôtel  de  Ville  (Hôtel  Grolleau) 


cocasserie,  nouveauté  : voilà 
ses  principales  qualités. 

SCENARIO.  — Le  village  de 
Coussy-la-Chapelle  est  passionné 
de  T.  S.  F.  et  le  garçon  coiffeur 
Coco,  amoureux  de  la  fille  du 
fruitier,  Jacqueline,  fait  tous  les 
concours.  Il  s’ensuit  que  sous  le 
nom  du  père  de  sa  dulcinée 
il  gagne  un  « Beau  Dimanche  » 
et  que  la  famille  B on  temps.,  Jac- 
queline en  tète,  part  pour  Pa- 
ris visiter  le  Poste  et  entrer 
dans  tous  les  studios.  Nous  as- 
sistons ainsi  à toute  la  journée 
radiophonique  et  voyons  et  en- 
tendons la  plupart  des  émissions 
drôles  avec  les  as  de  leurs  pro- 
grammes. Et  un  mariage  à la 
blague  prélude  au  mariage  sé- 
rieux de  Coco  et  Jacqueline,  et 
termine  l'aventure. 

TECHNIQUE  - INTERPRE- 
TATION. — La  présentation  du 
petit  village  féru  de  T.  S.  F.  est 
habile  et  la  chanson  que  dit  Ro- 
bert Burnier  au  début  du  film 
habille  fort  joliment  cette  évoca- 
tion d’un  petit  pays  charmant. 
La  suite  des  sketches  est  fort 
bien  imaginée,  et  les  sketches 
eux-mêmes  s’imbriquent  bien 
l’un  dans  l’autre.  11  y en  a d’ir- 
résistibles : la  « Correction-; 
nelle»,  notamment  est  l’un  des 
mieux  venue,  l’interview  de 
Pierre  Dac  et  le  Quinquette  des 
Chansonniers  où  paraissent  Jane 
Sourza,  Dorin,  Souplex,  Marsac, 
Rieux,  etc...  Tous  les  partici- 
pants à ce  film,  célèbres  à la  Ra- 
dio sont  également  célèbres  au 
cinéma,  ou  vont  le  devenir  avec 
ce  film  où  ils  témoignent  de  tant 
de  bonne  humeur  communica- 
tive. Blanche  Montel  et  Claude 
Dauphin  sont  remarquables  de 
drôlerie,  Armand  Bernard,  Mady 
Berry,  Jacqueline  Dumonceau, 
Coco  Aslan  jouent  avec  esprit 
la  partie  romancée. 


vivent  sur  l’écran.  Nous  devons 
admirer  la  manière  élégante 
avec  laquelle  on  anime  ces  pier- 
res séculaires,  ainsi  que  la  lu- 
mineuse photo  et  les  angles  des 
prises  de  vues  qui  donnent  la 
meilleure  exposition  de  chaque 
chose,  de  chaque  site 

Mêlant  agréablement  l’évoca- 
tion historique,  Jeanne  d’Arc  et 
les  événements  dramatiques, 
avec  les  promenades  sentimen- 
tales au  long  de  son  fleuve  ma- 
jestueux, Elyane  Tayar  a fort 
adroitement  donné  une  note  de 
modernisme  à son  document,  et 
apporté  du  pittoresque  à ce  qui, 
sans  cela,  n’eut  été  qu’une  leçon 
d’archéologie. 


Orléans 

Documentaire  commenté 


12 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


1ZZIZX1  CINE 


RAPHIE 

SE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


PETITES  ANNONCES 


Les  filas  lomiu  1 fans 


Semaine 

du  17-4-40  au  23-4-40 
FILMS  FRANÇAIS 

Elles  étaient  Douze  Femmes 
(lrv  sem.)  (Le  Français) 
(Filmsonor). 

Le  Président  Haudecœur  (2e 
(sem.)  (Paramount)  (Films 
(Pagnol). 

Les  Musiciens  du  Ciel  (2e  s.) 
(Aubert)  (Filmsonor). 

Paris-New  York  (3°  semaine) 
(Rex)  (Filmsonor). 

Tempête  (3e  sem.)  (Marignan) 
(Discina). 

Narcisse  (4°  sem.)  (Max-Lin- 
der)  (Gray  Films). 

L’Homme  qui  cherche  la  Vé- 
rité (Marivaux)  (5e  sem.) 
(C.C.F.C.). 

Le  Danube  bleu  (Etoile) 
(5e  semaine). 

Battement  de  Cœur  (Made- 
leine) (12e  sem.)  (Ciné-All.). 

Sérénade  (8e  sem.  (Impérial). 
(Astra-Paris  Film). 

FILMS  AMERICAINS 
VERSIONS  ORIGINALES 

Une  Etrange  Famille  (2e  s.) 
(César)  (Warner  Bros). 

Ninotchka  (3e  sem.)  (Colisée) 
(M.-G.-M.). 

Jeunesse  triomphante  (3e  s.) 
(Normandie;  (Warner). 

Deux  d’Oxford  (3e  sem.)  (Les 
Portiques)  (M.-G.-M.). 

Mon  Mari  court  encore  (3e  s.) 
(Lord-Byron)  (M.-G.-M.). 

Les  Conquérants  (4e  semaine) 
(Olympia)  (Warner  Bros). 

En  Français...  Messieurs  ! (5e 
sem.)  (Champs  - Elysées) 
(Paramount). 

L’Amour  frappe  André  Har- 
dy (Marbeuf)  (5e  semaine) 
(M.-G.-M.). 

La  Mousson  (6e  sem.)  (Le  Pa- 
ris) (Fox). 

La  Grande  Parade  de  Disney 
(7e  semaine)  (Cinéphone) 
(R.  K.  O.  Radio). 

<)/.  Smith  à Washington  (14e 
sem.)  (Biarritz)  (Columb.). 

Divorcé  malgré  lui  (3e  sem.) 
(Avenue). 

Les  Aiglons  (3e  semaine)  (Bal- 
zac). 


Illllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 


PUBlIC  TE  DU  MÉTROPOLITAIN 

Département  Cinémas 


L.  PERTUS 

3,  rue  Duperré,  Paris  (9e) 
de  9 heures  à 14  heures  : 
Trinité  15-14 

de  14  heures  à 24  heures  : 
Roquette  30-12 


llllUIIIIIIIIIIUIIIIIIIIIIIIlillllllllllllllllllllllllllllllllllllll! 


Oemaudes  et  ollres  d'emploi  : 3 lr. 
la  ligne.  — Achat  et  vente  de  matériel, 
de  salies,  annonces  immobilières  et  de 
orevels  : 9 lr.  la  ligne. 

Vans  les  cutéyuries  ci-dessus,  12  li- 
ynes  yruiuites  par  an  pour  nus  abon- 
nes. 

Annonces  commerciales  pour  la  vente 
de  lilms  : 5U  lr.  la  ligue. 

Pour  les  annonces  domiciliées  au 
journal,  1 lr.  de  supplément  pour 
r rance  et  Empire  Français;  3 lr.  pour 
l’Etranger.  Les  petites  annonces  sont 
payables  d’avance.  L’administration  du 
journal  décliné  toute  responsabilité 
quant  à leur  teneur. 


OFFRES  D’EMPLOI 


Opérateur  est  demandé  par 

Cinéma  Luna,  9,  cours  de  Vin- 
cennes,  Paris-2Ue. 

Opérateur  est  demandé  par 

Cinéma  Avron,  7,  rue  d’Avron, 
Paris-20'. 


Sténo-dactylo  programma- 
trice est  demandée. 

Ecrire  n"  101. 


On  demande  comptable  avec 
références. 

Ecrire  n°  103. 


DEMANDES  D’EMPLOI 


Secrétaire,  comptable,  pro- 
grammatrice, sériemes  référen- 
ces, cherche  emploi  Paris  ou 
Midi. 

Ecrire  n°  107. 


Vérificatrice  récupératrice, 

excellentes  références,  cherche 
emploi. 

Ecrire  n°  106. 


Caissière,  références  métier, 
cherche  emploi  Paris. 

Ecrire  Mme  Lanery,  6,  av.  de 
Beauté,  Le  Parc  - Saint  - Maur 
(Seine). 

Opérateur,  références  métier, 
cherche  emploi  (pour  soirées). 

Ecrire  nu  104. 


Secrétaire  sténo  - dactylo, 

excellentes  références  dans  le 
métier,  au  courant  distribution, 
production,  service  des  ventes, 
cherche  emploi. 

Ecrire  nü  108. 


Agent  publicité  cinémato- 
graphique, nombreuses  années, 
expérience  dans  Presse  Paris  et 
Province,  cherche  collaboration 
maison  production  ou  circuit 
(conseils  pour  lancement  : arti- 
cles, slogans,  distribution  publi- 
cité, presse,  etc.). 

Ecrire  n°  100. 


Secrétaire  sténo  - dactylo, 

12  ans  métier,  cherche  situation 
stable.  Possédant  voiture,  pour- 
rait également  faire  représen- 
tante province  ou  banlieue. 
Ecrire  n°  102. 


Directeur  de  cinéma,  ex- 
journaliste, dégagé  obligations 
militaires,  cherche  direction  ou 
reprise,  Paris,  Province  ou  em- 
ploi secrét.  Publicité.  Très  bon- 
nes références. 

Ecrire  n°  99. 


Ex-Directrice  de  cinéma,  ex- 
cellentes références,  cherche 
place  représentante  maison  de 
filins  ou  directrice  cinéma. 

Ecrire  Gonneau,  160  boule- 
vard Montparnasse,  Paris. 


Programmateur,  références 
métier,  non  mobilisable,  cher- 
che emploi  dans  location  ou 
programmation. 

M.  Baumgartner,  250,  avenue 
Georges  - Clemenceau  Nanterre 
(Seine). 


Jeune  débutante  sténo-dac- 
tylo, prétentions  modestes,  cher- 
che place. 

Ecrire  n°  109. 


ACHAT  CINÉMA 


Cherche  cinéma  Province, 
disposant  de  200.000  à 300.000 
francs. 

Ecrire  n°  105. 


Exploitant  recherche  salles 
fermées  ou  en  exploitation  ré- 
gion parisienne. 

Faire  offre  à M.  Mignon,  6,  rue 
de  France  à Fontainebleau 
(Seine-et-Marne). 


DIVERS 


Perdu  une  copie  du  film  Con- 
quête du  Ciel,  documentaire  650 
mètres,  2 bobines.  Production 
Central  Film  à Zurich  (Suisse). 

Ecrire  Cama-Films,  3,  rue 
Colonel-Moll,  Paris.  Etoile  14-81. 


Prendrais  gérance  cinéma, 
Paris,  Banlieue,  Province. 

Ecrire  M.  Marguery,  159,  ave- 
nue Président-Wilson,  Puteaux 
(Seine). 


L’édifiante  carrière 
du  Cardinal  Verdier 
est  admirablement  illustrée 


rln  ne 


ERRATUM 


Dans  le  N 1118,  à l’édito- 
rial, on  lit  « dans  les  films  en 
cours  »,  Volpone  avec  Raimu. 
Il  faut  lire,  naturellement, 
Volpone  avec  Harry  Baur,  etc. 

DEUILS 

M.  Emile  Fontaine,  directeur 
de  cinéma  à Fourmies,  vient  de 
décéder.  Nos  sincères  condo- 
léances à sa  famille. 

* 

* * 

M.  Clément  Guilliamou,  notre 
confrère  et  ami,  directeur  du 
Tout-Cinéma,  nous  fait  part  du 
décès  de  son  frère,  Pierre  Guil- 
hamou.  Les  obsèques  ont  eu 
lieu  dans  la  plus  stricte  intimité. 
Nous  adressons  à notre  ami  nos 
affectueuses  condoléances. 

NAISSANCE 

M.  et  Mme  Ch.  Condroyer,  di- 
recteurs du  Magic  et  du  Vox- 
Cinéma  à Epinay  - sur  - Seine, 
nous  font  part  de  la  naissance 
de  leur  quatrième  enfant,  la  pe- 
tite Monique. 

UNE  NOUVELLE  SALLE 
SUR  LA  « CANEBIERE  » 

A MARSEILLE 

Grâce  aux  soins  diligents  de 
MM.  Georges  Goiffon  et  Waret, 
une  nouvelle  salle  va  s’ouvrir  en 
plein  centre  de  « la  Canebière  » 
et  dont  les  propriétaires  : MM. 
Hirsch  — ex-exploitants  à Ni- 
ce — assureront  les  destinées. 

Cette  salle  s’appellera,  très 
probablement  « Le  Caméo  ». 
L’équipement  de  la  cabine  sera 
effectué  par  les  Etablissements 
Cinélume  (Agent  régional  : M. 
de  Rosen)  avec  leurs  nouveaux 
projecteurs  froids  «Victoria  VI» 
et  leur  système  sonore  Polypho- 
nie à hauts-parleurs  multicellu- 
laires. 

A BEAUMONT-DE-LOMAGNE 

M.  Desfours,  directeur  du 
« Casino  Moderne  » a Beaumont- 
de-Lomagne  (Tarn-et-Garonne) 
vient  de  rééquiper  sa  salle  avec 
les  projecteurs  « Victoria  V/B  » 
et  le  système  sonore  des  Etablis- 
sements Cinélume  de  Paris. 

NOUVELLE  ADRESSE 

Les  Distributeurs  Parisiens 
(Société  DIS.PA)  et  Védis  Films 
nous  avisent  de  leur  nouvelle 
adresse  : 37,  avenue  George-V. 
Téléphone  : Elysées  94-03. 


■ M.  Maurice  Lajoie,  directeur 
de  l’Agence  de  Lyon  des  Artistes 
Associés,  vient  de  recevoir  la 
médaille  militaire.  Nos  félicita- 
tions. 


Il  n’y  a pas 
de  présentations 
cette  semaine. 


Imp.  de  La  Cinématographie  Française,  29,  rue  Marsoulan,  Paris. 


Le  Gérant  : P.  A.  Harlé, 


2Jllllllllllllllllllllllllllllllllllllilllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll|||||||||||||||||||llllllllllllliii!IIII|||||||||||||||||||||||||||||||||| 


Sous-titres  en  toutes  langues 
pour  films  parlants 

TITRA-FILMS 

26,  rue  Marbeuf,  PARIS 

Tel.  : ELYSEES  00-18  et  00-29 

Le  procédé  TITRA-FILM  vous  garantit 
sur  n’importe  quelle  émulsion  positive 
ancienne  ou  récente 

des  impressions  claires,  nettes 
sans  bavures  et  lisibles 
même  sur  fond  blanc 

TITRA-FILM  EST  LE  MEILLEUR  PROCEDE 
APPLICABLE  AUX  FILMS  EN  COULEURS 
Les  copies  sous-titrées  par  TITRA-FILM 
peuvent  être  vernies,  lavées,  nettoyées 
etc.,  sans  aucun  inconvénient. 


POUR  NOS  SOLDATS 

Directeurs,  ne  ralen- 
tissez pas  votre  effort. 
Offrez  toujours  des  tim- 


bres à vos  spectateurs. 
L’œuvre,  patronnée  par 
le  Président  Daladier,  a 
besoin  d’argent,  de  beau- 
coup d’argent  pour  se- 
courir nos  poilus  sans 
ressources. 


FAUTEUILS 

POUR  AVOIR  LES  MEILLEURS  PRIX 
DANS  LA  MEILLEURE  FABRICATION 

CONSULTEZ  SANS-  HÉSITER 

CINÉ-SVÈjGES 

45,  RUE  DU  VIVIER  à AU&ERVILLIERS  (Seine) 

Téléphone  : FLANDRE  01-08 


t 

ccŒun 


ROGER  FERDINAND 
SCÈNE  de  JEAN  DR6V1LLE 

ïïy  sfcocKfeld 

PIZANI  TEMERSON 

AR  AT  CÈCIL  CRANE 
NIA  G O BAR  • N UMÊS  FILS 
MAU  PI 

marguerite  det/ai 
Jeanne  ' prot/ost 


* ot  production  MARCEL 0£  R1CA1RE 
UBUÉ  PAR  LES  FILMS  MARCEL  PAGNOL .15, ftueFortuny  Pont. 


Affiche  120  X 160  dessinée  par  No!  pour  les  Films  PAGNOL 

IMPRIMÉE  PAR 

LA  CINÉMATOGRAPHIE  FRANÇAISE 

29,  rue  Marsoulan,  PARIS  (12*) 

Téléphone  : DIDEROT  85-35  (3  lignes  groupées) 


FILMS  ALBATROS 

7,  Avenue  Vion  Whitcomb 
PARIS-16» 

Tél.  : Jasmin  18-96 


® 

LIBRE 

Représentant  général  pour 
Europe  Continentale 

Ernest  WETTSTEIN 

116  bis,  av.  des  Champs-Elysées 
PARIS 

37,  Avenue  des  Champs-Elysées 

Tél.  : BAL.  34-38 

PARIS  (VIII») 

Câbles’  ERWETT-PARIS 

Téléphone  : Balzac  40-38 
Câbles  : LEREBEN-PARIS 

ILFORDj 

Pellicule  vierge  §§ 

Agents  Exclusifs  p 

WELLINGTON  & WARD  S.  A.  | 

52,  rue  de  Dunkerque  = 
PARIS-IX*  | 

Tél.  : Trud.  83-82.  | 

Télégr.  : Wellward.  = 


MATERIEL  MODERNE  - TRANSPORTS  - DOUANES  I 


COPY-BOURSE 

EN  PREPARATION 

130,  rue  Montmartre 

Tél.  : GUT.  15-11 

est  ouvert  et  se  charge 
tous  travaux  machine 
à écrire 

LIBRE 

iSÊSË 

wBb 

vÆ 4gjr  J? 

Travaux  machines  et 

Æ ' W \ 

duplicateurs 

STELLA 

USINE  A LABRUGUÎÈRE  .TARN 


Rapid  Universal 
Transport 

Tél.  : Trud.  01-50 


TRANSPORTS 
RAPIDES  DES  FILMS 
TOUTES  DIRECTIONS 


TRANSPORTS  extra  RAPIDES  BE  FIIMS 


2. RUE  DE  ROCROY 

Trudaine  72-81  (7  lignes) 

Permanent  nuit  et  jour. 


2,  rue  Thimonnier 

PARIS  (IXe) 


= 


Inéiune 


La  marque  qui  s est  imposée  !! 
Par  ses  appareils  de  projections 
sonores  les  plus  modernes. 


LES  HAUT-PARLEURS  MULTICELLULAIRES 


BASSES  FRÉQUENCES  ET  HAUTES  FRÉQUENCES  SPÉCIALISÉES 


U 


ENSEMBLE  MULTICELLULAIRE 

VUE  DE  DOS  VUE  DE  FACE 


SYSTEME  SONORE 


mr 


_ 


/// 


AGENCES 


AGENCES 


CINELUME 


De  ROSEN,  278.  boulevard  National  à MARSEILLE 
(Bouches-du-Rhône). 

GERVAIS,  14,  rue  Edgar-Quinet  à ALGER  (Algérie). 
BARANES,  Immeuble  Petit  Matin,  TUNIS. 

V.  PEYRE,  30,  rue  Raymond-Monod,  CASABLANCA. 


FRANÇOIS,  4,  rue  du  Rhin  à GRENOBLE  (Isère) 


REMY,  4,  rue  Abbe  Thorne  à TARBES  (Hautes-Py- 
rénées). 


3,  Rue  du  Colisée,  PARIS 

Téléphone  : ÉLYSÉES  44-00 


CHALOPIN,  Ciné-Materiel,  8,  rue  Marivaux  a NAN- 
TES (Loire-Inférieure). 


më^'Jêâ 


te»1 


Lv&Æ'iî; 

&&&*£ 


'^'fv7:4-f« 
• * 


[tsF\  .V»'if>its 


FILMS  DIS. PA 

AVENUE  CEORGiE-V 

présentent 


■fi 


&VW-’ 


ftND*) 


& 


vc\  <■**'"’>  A, 


I^F  Mise  en  scène  de  MAURICE  CAMMAGE 

ovec  DENISE  GREY 

et  GABY  WAGNER  - ROGNONI  * MADELEINE  SUFFEL  - MARTHE  MUSSINE  - ALICE  DENEIGE 

°v»  TEMERSON  « GEORGE  GREY 

Musique  d OBERFELD  STELLA  PRODUCTIONS 

Ventes  à l’étranger  : Léo  Cohen,  37,  Champs-Elysées  — Balzac  40-38 


Y*:' 


4l!lllllillllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll!lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllim 

SOCIETES  EN  ACTIVITE 


27,  rue  Dumont-d’Urville,  PARIS 

Téléphone  : Ivléb.  93-80 


jgSMis 

fol 

S( 

Société  anonyme 

122,  Champs-Elysées 

l'élepli.  : linlzuc  et  !1 

vous  offre  toute  une  série  de  grands  filins 


LES  FILMS 


Marcel  Pagnoll 

13,  rue  Fortuny,  P AI  » I S 
Téléplione  : Curnot  01-07  = 


44,  Champs-Elysées 
PARIS 

r Elysées  64-31 

Sous  les  Toits  de  Paris, 
A nous  la  Liberté,  Le 
Grand  Jeu,  Pension 
Mimosas,  La  Kermesse 
héroïque,  Désiré,  En- 
trée des  Artistes,  La 
Fin  du  Jour,  Derrière 
la  Façade 


LES  FILMS  CRISTAL 

63,  Champs-Elysées,  Paris 

Téléphone  : Elysées  60-00 

Fonde  des  Heures  — Vignes  du  Seigneur 
Claudine  à l'Ecole  ■ — Enfant  de  Troupe 
Marraine  du  Régiment  - — Moulin  dans  le 
Soleil  — Héros  de  la  Marne 

Vous  Seule  que  j’aime 
Cas  de  Conscience  — Saturnin 
L’Ombre  du  2e  Bureau 
Après  Mein  Kampf,  mes  Crimes,  par 
A.  Hitler 
L’Espion  noir 


LES  PRODUCTIONS 

FOX-EUROPA 

DISTRIBUTEURS  DE 


I □£  RAM  C I N EX] 

= ^44  CHAMPS-ÉLYSÉES.PARIS.ÜS  ^ 


Téléphone 
Ad.  Tél. 


balzac  13-18  et  13-19 

FRANCINEXSO-PARIS 


EDITIONS  EMILE  CAPELIER 

27,  rue  de  Turin,  Paris  (SD 

Téléphone  : Europe  49-4  0 

Petite  Peste  (2.500  ni.) 

G.  Callix  - R.  Lefèvre 
Mot  de  Cambronne  (1.200  m.),  Sacha  Guitry 

Route  heureuse  (Epoc)  (2.200) 
Edwige  Feuillère 

Jeunesse  (Epoc)  (2.600  m.),  Lisette  Lanvin 
Remarions-nous  (Epoc)  (1.200  m.) 
Sans  Elle  (800  m.) 
Documentaires  en  600  et  800  m. 


S,  av.  Velasquez! 
PARIS  (8e) 
Téléphone  : 
Laborde  83-50 
6 lignes 
groupées 


[ROBERT  JOUAT 

24,  rue  de  Trévise,  Paris  (9e) 
Provence  38-36 

TOUS  LES  ACCESSOIRES 

POUR  LA  CABINE 

j Charbons  — Miroirs  — Cellules  — Lampes 
[excitatrices  et  Tambours  dentés  pour  appa- 
reils de  toutes  marques 


37,  avenue  George-V,  PARIS 
Téléphone  : Elysées  94-03  et  la  suite 


VEDIS 

FILMS 

TROIS  VALSES 
LOUISE 
ROSE  DE  RIO 


Société 

Anonyme 


Les  Films  DE  KOSTER 

20,  boulevard  Poissonnière,  Paris. 

Téléphone  : Provence  27-47. 

UN  GOSSE  EN  OR 
TROIS  ARTILLEURS  A L’OPERA 
AMOUR  INTERDIT 
RETOUR  DE  ZORRO 
REVANCHE  DE  ZORRO 
CŒUR  DE  GOSSE 


PARIS 

FILM 

LOCATION 

79,  CHAMPS-ÉLYSÉES 

Adr.  Télégr.  : PARIFILM 
Téléphone  : Balzac  19-45 


Représentant  de 

FILMS  EMKA 

Bruxelles 

C.  C.  C. 
Bordeaux 

A.  G.  L.  F. 
Marseille 

Vente 

FlyséesCh42m78S'Ee1tySé51-49  POUP  1 ’ étranger 

Ad  Tel.:  BKAUNFILM  FRIC-FRAC 

VOUS  N’AVEZ  RIEN  A DECLARER 
LE  VEAU  GRAS 


9^,  Clianips-Ely^cis 
Elysées  42-lS  cl  31-49 


Représentant  de  E 

OMNIA  FILMS  Ltd  | 

Londres  = 

Vente  exclusive  des  meilleurs  filins  anglais  S 

L'ESPION  NOIR  (C.  Veidt)  -| 
CONTREBANDE  (C.  Veidt)  -= 
Q PLANES  (Laurence  01i-= 
vier  - R.  Richardson)  -= 
ROYAL  DIVORCE  (P.  Blan-= 
chard  - Ruth  Chatterton)  -= 


Ad.  Tel.:  B-tAUNFILM 

TWENTY  ONE  DAYS  (Laurence  Olivier  - V.  Leigh)  - 
THUNDER  IN  TlIE  CITY  (Edw.  G.  Robinson) 

et  des  première  parties  de  qualité 


LIBRE 


LIBRE 


36,  avenue  Hoche 
Paris  (8e) 

Téléphoné  : 
Carnot  30-21  et  30-22 

Adresse  télégraphique 
JESTICFILM 
PARIS 


^ lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll  116 


LES  FILMS  CRISTAL 


63,  CHAMPS-ÉLYSÉES  - PARIS 


I, 


SATURNIN  Le  Soleil , le  Midi , la  Joie 

avec  la  nouvelle  vedette  comique  GORLETT. 


L’OMBRE  DU  2e  BUREAU 

U espionnage  et  ses  péripéties 
mystérieuses.  (Pierre  RENOIR, 
Jean  GALLAND, Mireille  PERREY) 


MES  CRIMES 

par  Adolf  HITLER 


La  sensation  du  moment  avec 

LINE  NORO  et  ROGER  KARL 


L’ESPION 


NOIR 


CONRAD  VEIDT 

dans  sa  plus  forte  création. 

Une  page  inoubliable  de  la  guerre 


sous-manne. 


et  bientôt. . . 


VOLPONE 


le  film  des  Vedettes 

HARRY  BAUR,  LOUIS  JOUVET, 
JACQUELINE  DELUBAC, 
LEDOUX,  CHARLES  DULLIN, 
MARION  DORIAN,  TEMERSON, 
ALEXANDRE  RIGNAULT. 


UN  SCENARIO  HUMAIN 

DES  SCENES  EMOUVANTES 

ET  DES  SCENES  GAIES 

DES  EXTERIEURS  TOURNES 

SUR  LES  SOMMETS  DES  ALPES 


la  Voix  mi 1 jonhar 

Scénario  de  Claude  REVOL  et  Marianne  TESTA 
Réalisation  de  René  JAYET  e,  Claude  REVOL 

que  les  FILMS  COMÈTE,  13,  rue  Marivaux,  PARIS 

Tel.  : RICHELIEU  88-13 


viennent  de  terminer  avec  une  Distribution  parfaite 


JULES  BERRY 

CHARLOTTE  LYSES 

Le  petit  FARGUETTE 

RENE 


SUZY  VERNON 

G 1 N A MANES 
RENEE  CARL 
Le  Chien  RIN-TIN-T1N 

DE1X 


et 


JEAN  DEBUCOURT 

Sociétaire  de  la  Comédie-Française 


Grande  RÉGION  PARISIENNE 

BORDEAUX 

LYON 

BELGIQUE 

SUISSE 

FILMS  CRISTAL 

63,  Av.  des  Champs-Élysées 

PARIS  (8) 

S.  E.  L.  B. 

37,  Rue  Huguerie 

BORDEAUX 

S.  E.  L.  B. 

32,  Rue  Grenette 

LYON 

ABEL-FILM 

20,  Rue  Dupont 
BRUXELLES 

COMPTOIR 

Rue 

CINÉMATOGRAPHIQUE 

Provost-Martin 

GENÈVE 

Prochainement. . 


92,  Av,  des  Ternes 
PARIS 


MON 


CHEZ 


LES  PAUVRES 


i 1 

MHi  «M  «EU  M ***» 

Kifaiiuut. ., 

iya« • »••-.  — « ■ 

4 • {Mai 

n fÆ  1 

0 S*  « «*»>_»—  U 

Ui«»B«au.i-  a . 

pLliL_i 

pllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll^ 
= 22'  ANNEE  = 


CINE 


= PRIX  t 5 Francs  = 

1 III un I muni 

LE  CINEMA  FRANÇAIS 

REDACTION  ET  ADMINISTRATION  : 

29,  rue  Marsoulan,  Paris  (128) 

Adr.  Télégr.  : LACIFRAL  Paris. 


RAPHIE 


^llllllllllilllIIIIIIIIIÜIIIIIIIIIIIÎIIIIIIIII^ 
| N»  1,121  E 

§ 27  AVRIL  5940  1 

^lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllliilllll 


Rédacteur  en  chef  : Marcel  COLIN-REVAL 
Directeur  : Paul  Auguste  HARLE 

Rédacteur  en  chef  (par  intérim)  : Lucie  DERAIN 


Téléphoné  : Diderot  85-35  (3  lignes  group.) 
Compte  chèques  postaux  n°  702-66,  Paris 
Registre  du  Commerce,  Seine  n°  291-139. 

Abonnement  : 

France  : 121  fr.  20. 

Ftranger  : 200  et  250  francs. 


Le  Journal  de  Guerre  français 
sera  projeté  régulièrement 
dans  les  Cinémas  britanniques 

Ne  peut-on  rOslemeoter  son  passaje  oblijatoire  dons  les  Cinémas  français? 

Depuis  le  8 avril,  chaque  numéro  du  Jour- 
nal de  Guerre  de  la  Section  Cinématographi- 


que de  l’Armée,  dont  l’animateur  est  le  Lieu- 
tenant-Colonel Calvet,  est  régulièrement  pro- 
jeté dans  une  cinquantaine  de  cinémas  de 
Grande-Bretagne,  salles  d’actualités  el  salles 
spécialisées  dans  la  projection  de  films  fran- 
çais. 

Voilà  ee  qu’écrit,  à propos  d’un  numéro 
de  ce  journal  de  guerre,  M.  Campbell  Dixon 
dans  le  Daily  Herald  : 

On  a pu  s’étonner,  dit  M.  Dixon,  du  fait 
qt ne  l’Angleterre  produisant  des  films  comme 
Le  Lion  a des  Ailes  ou  Les  Premiers  Jours 
de  la  Guerre  ( The  First  Days),  aucune  pro- 
duction comparable  réalisée  en  France 
n’ait  été  projetée  en  Angleterre. 

La  raison  est  simple  : Par  suite  de  l’arrêt 
de  sa  production  au  début  des  hostilités,  la 
France  n’a  pu  encore  nous  envoyer  aucun 
documentaire  sur  la  guerre. 

La  seule  exception  est  le  Journal  de  Guer- 
re. Ce  document  officiel  sur  l'immense  ef- 
fort de  la  France  en  guerre  est  réalisé  par 
une  organisation  de  200  éi  300  spécialistes 
metteurs  en  scène,  scénaristes,  ingénieurs 
de  son,  opérateurs  — et  enregistre  sur  toutes 
les  parties  du  front,  terrestre,  aérien  et  ma- 
ritime. Aucun  événement  d’importance 
n’échappe  à l’œil  vigilant  et  bien  entraîné 
de  ces  techniciens. 

Le  résultat  de  ce  travail,  c’est  l’établisse- 
ment d’une  documentation  de  la  plus  grande 
videur  historique.  Les  films  de  la  dernière 
guerre  étaient  hachés,  sans  suite,  pris  au  ha- 
sard et  ne  comportaient  aucune  recherche 
dans  la  composition,  quelle  que  soit  l’au- 
dace des  opérateurs  qui  allaient  tourner  en 
première  ligne.  Le  visage  de  la  guerre  ac- 
tuelle pourra  être  montré  à la  postérité  aussi 
longtemps  que  la  pellicule  aura  une  durée 
d'exislence. 

Après  avoir  expliqué  l’organisation  du 
Service  Cinématographique  de  l’Armée,  M. 
Dixon  continue  : 

Le  premier  film  du  Journal  de  Guerre  que 
j'ai  vu  à Londres  en  privé,  bien  que  non 
monté  dans  sa  forme  définitive,  m’a  semblé 
d’une  qualité  magnifique. 

Son  authenticité,  comme  images  de  la 


guerre,  peut  être  attestée  par  le  destin  tra- 
gique de  son  réalisateur.  Un  avion  allemand 
avait  été  descendu  dans  le  No  man’s  land 
qui  sépare  les  lignes  françaises  et  alleman- 
res.  Le  sergent  Baudouin,  qui  dirigeait 
l'équipe  cinématographique  du  secteur,  se 
précipita  pour  prendre  des  vues  de  l’avion 
en  dépit  du  danger. 

Les  opérateurs  venaient  de  commencer 
leur  travail  quand  les  Allemands,  ne  voulant 
pas  qu'un  avion  peu  endommagé  tombe  en- 
tre les  mains  des  Français,  ouvrirent  un  feu 
d’artillerie.  Le  sergent  Baudouin  fut  tué,  son 
assistant  Rousseaux  et  l’opérateur , le  canon- 
nier Tiquet,  grièvement  blessés. 

Au  début  du  film,  on  peut  voir  les  derniè- 
res scènes  prises  par  Baudouin  avant  sa 
mort  : une  section  d'infanterie  française 
s’avançant  vers  les  lignes  et  l’avion  allemand 
et,  plus  loin,  un  fantassin  examinant  celui- 
ci  au  moyen  de  sa  baïonnette. 

Ce  film  est  remarquable  pour  ses  effets  de 
montage,  vues  de  paysans  labourant,  sol- 
dats alignés,  navires,  activités  variées  de  la 
France  en  guerre,  le  tout  souligné  par  un 
commentaire  et  une  musique  appropriés. 

Le  film  se  termine  par  des  vues  de  mer  et 
de  terre  avec  une  silhouette  de  fermier  se 
détachant  sur  un  ciel  crépusculaire  — un 
rappel  poignant,  non  seulement  de  la  va- 
leur artistique  des  films  français  que  nous 
admirions  tellement  en  temps  de  paix,  mais 
aussi  de  l'amour  du  sol  chez  un  peuple  qui 
ne  demandait  rien  d’autre  que  de  cultiver 
son  jardin  en  paix. 

Récemment,  nous  avons  eu  l’occasion 
d’assister  à la  projection  de  plusieurs  nu- 
méros, présentés  par  l’infatigable  Mlle  Bo- 
re!. Cela  nous  a permis  d’admirer,  dans  leur 
totalité,  ces  bandes  expressives  et  pleines  de 
vie,  photographiées  avec  autant  d’art  que  de 
force  et  de  regretter  que  l’on  n’en  voie,  dans 
les  cinémas,  que  de  trop  brefs  fragments. 
Chacun  de  ces  magazines  de  guerre  nous  a 
semblé  être  un  tout  complet  et  d’un  intérêt 
prodigieux.  On  devrait  pouvoir  montrer  au 
grand  public  — et  dans  tous  les  cinémas 
ces  témoignages  de  la  grandeur  française  et 
de  la  puissance  des  armées  alliées. 

Lucie  Derain. 


év 


Harry  Baur  et  Betty  Stockfeld 
dans  la  plus  jolie  scène  du  film  de  J.  Dréville, 
d’après  Roger  Ferdinand, 

Le  Président  Haudecœur. 

Prod.  : Iîdic.  Distr  : Pagnol. 

Les  Compares  américaines  réduiraient 
à nn  ensemble  de  cent  films 
leurs  importations  annuelles  en  Europe 

déclare  Fred  W.  LANGE 


M.  Fred  W.  Lange,  Directeur  général 
de  Paramount  pour  l’Europe  continentale, 
vient  de  rentrer  en  France,  après  un  sé- 
jour de  plusieurs  semaines  aux  Etats- 
Unis. 

Avant  de  quitter  le  sol  américain, 
M.  Fred  W.  Lange  a déclaré  à la  Presse 
que,  dans  l’avenir,  les  compagnies  améri- 
caines seraient  sans  doute  obligées  de 
limiter  leurs  importations  de  films  en  Eu- 
rope, peut-être  à une  centaine,  « cela 
par  suite  des  impôts  et  taxes  énormes 
pendant  et  après  la  guerre  ».  — Pierre  A. 

Gracie  FIELDS  et  Maurice  CHEVALIER 
tourneront  ensemble 
“ MADEMOISELLE  JfARMENTIERES” 

11  sc  confirme  que  la  plus  célèbre  des  ve- 
dettes anglaises  de  music-hall,  et  la  plus  po- 
pulaire de  nos  vedettes  françaises,  soit  : 
Gracie  Fields  et  Maurice  Chevalier  seront 
partenaires  dans  un  prochain  film  franco- 
britannique  : Mademoiselle  d’Armentières, 
titre  popularisé  par  une  chanson  qui  fit  fu- 
reur parmi  nos  alliés  britanniques,  lors  de 
la  précédente  guerre. 

Montv  Banks,  réalisateur  connu  et  mari 
de  Gracie  Fields,  dirigera  cette  production 
! appelée  à un  grand  retentissement. 


6 


♦♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦ 


jiéfa. 

cK"fflfePH'E  ««rxrrrxirgmxxxixxï: 


Les  frères  HAKIM,  KURT  BERNHARDT,  SEYMOUR 
NEBENZAHL  travailleraient  à Hollywood 


Si  nous  en  croyons  le  journal  améri- 
cain Variety,  les  producteurs  de  « Pépé- 
le-Moko  » et  de  « La  Bête  Humaine  >>,  les 
quatre  frères  Hakim  auraient  décidé  de 
transférer  une  partie  de  leur  activité 
aux  Etats-Unis,  et  commenceraient  très 
prochainement  la  production  d’un  film 
américain  à Hollywood. 

Ce  sont  les  difficultés  de  production 
en  France,  par  suite  de  la  guerre,  disent- 
ils,  qui  ont  motivé  leur  départ. 

Le  premier  film  que  les  Hakim  tourne- 
ront à Hollywood  serait  une  adaptation 
de  la  pièce  américaine,  « Ladies  and 
Gentlemen  » dont  ils  auraient  acheté  les 
droits  pour  *50.000,  soit  2.250.000  frs. 

Toujours  d’après  Variety,  les  frères 
Hakim  auraient  l’intention  de  produire 


chaque  année  un  ou  deux  films  à Holly- 
wood. Ils  continueraient  aussi  à travail- 
ler en  France  dans  l’intervalle. 

* 

* * 

Variety  nous  apprend  également  que 
le  producteur,  Seymour  Nebenzahl,  qui 
avait  disparu  de  Paris  peu  de  mois  avant 
la  guerre,  dans  les  conditions  que  l’on 
sait,  produirait  pour  M.-G.-M.  un  film  in- 
titulé « To  Own  the  World  » (Pour  pos- 
séder le  Monde)  (sic). 

* 

* * 

Le  metteur  en  scène,  d’origine  alle- 
mande, Kurt  Bernhardt,  est  également  à 
Hollywood  où  il  va  réaliser  un  film,  sans 
doute  pour  Universal. 


On  va  tourner  à Rome  “ Le 
Capitaine  Fracasse”  deTh. Gautier 

Une  œuvre  classique  française,  Le  Capi- 
taine Fracasse,  de  Théophile  Gautier,  dont 
l’action  est  située  au  temps  de  Louis  XIII, 
sera  tournée  par  Viva  Film  de  Rome. 

On  peut  se  rappeler  que  Alberto  Caval- 
canti  avait  tourné,  il  y a quelques  années, 
un  film  muet  assez  beau  du  Capitaine  Fra- 
casse que  jouait  Charles  Boyer,  alors  incon- 
nu à l’écran. 

les  acteursTbritanniques 

ET  FRANÇAIS  DE  HOLLYWOOD 
RÉALISERONT  UN  FILM  AU 
BENEFICE  DES  ŒUVRES  DE 
GUERRE  ANGLAISES 
ET  FRANÇAISES 

Hollywood.  — Les  artistes  de  cinéma 
britanniques  et  français,  qui  travaillent  ac- 
tuellement à Hollywood,  viennent  de  déci- 
der la  réalisation  d’un  film  de  charité  (pii 
sera  projeté  dans  le  monde  entier,  et  dont 
les  recettes  seront  entièrement  versées  à la 
Croix-Rouge,  en  France  et  en  Angleterre, . et 
aux  œuvres  de  guerre  franco-britanniques. 

Les  artistes  qui  se  sont  inscrits  pour  pré 
ter  leur  concours  à cette  entreprise  sont,  à 
ce  jour,  du  côté  français,  Charles  Boyer,  et 
du  côté  britannique,  Brian  Aherne,  Made- 
leine Carroll,  Errol  Flynn,  Cary  Grant,  Sir 
Cedric  Hardwieke,  Charles  Laughton,  Vi- 
vian Leigh,  Herbert  Marshall,  Ray  Milland, 
Anna  Neagle  et  Laurence  Olivier. 

Des  metteurs  en  scène  et  producteurs  bri- 
tanniques se  sont  également  engagés  pour 
participer  la  réalisation  du  film  : Alfred 
Hitchcock,  Frank  Lloyd,  Victor  Saville,  Ro- 
bert Stevenson  et  Herbert  Wilcox. 

Précisons  que  le  Dr  A. -H.  Giannini,  Pré- 
sident de  la  Bank  of  America,  et  ancien 
Président  des  United  Artists,  a été  nommé 
Président  du  Comité  chargé  de  recueillir 
et  garder  les  fonds.  Le  capital  nécessaire  à 
cette  production  a été  avancé  par  George  .1. 
Schaefer,  Président  de  la  R.  K.  0.,  qui  dis- 
tribuera ce  film  dans  le  monde  entier,  à prix 
coûtant,  sans  aucun  bénéfice. 

P.-S.  — C’est  certainement  par  erreur  que 
le  nom  de  notre  charmante  compatriote 
Annabella  ne  figure  pas  dans  la  liste  ci-des- 
sus. Il  est  vrai  qu’elle  n'a  tourné  aucun  fijm 
depuis  un  an, 


l ne  scène  du  Roi  des  Galéjeurs 
avec  Alibert  et  Sinoël, 
film  de  F.  Hivers.  Distr.  D.U.C. 


David  Selznick  tournera 
JEANNE  D’ARC  en  couleurs 

Après  l’immense  succès  de  <■  Autant  en 
emporte  le  Vent  » (Gone  with  the  wind), 
le  producteur  de  ce  film,  David  O.  Selz- 
rtick  aurait  l’intention  de  produire  un 
grand  film  spectaculaire,  également  en 
couleurs,  dont  le  sujet  serait  la  vie  de 
Jeanne  d’Arc.  Le  budget  de  réalisation 
s’élèverait  dans  les  3 à 4 millions  de  dol- 
lars, soit  125  à 160  millions  de  francs. 

Comme  « Autant  en  emporte  le  Vent  », 
le  film  serait  exploité  en  >•  roadshow  », 
c’est-à-dire  en  « tournée  »,  à raison  de 
un  théâtre  par  ville.  Il  n’y  aurait  pas  de 
sortie  générale. 

La  dernière  fois  que  les  Américains  ont 
produit  un  film  sur  Jeanne  d’Arc  fut  en 
1917;  Thomas  Snce  (ou  D.  W.  Griffith) 
réalisa  ce  film  qu’interprétait  Géraldine 
Farrar. 

Irving  Thalberg  avait  eu  l’intention  de 
tourner  un  Jeanne  d’Arc  pour  M.-G.-M. 
avec  sa  femme  Norma  Shearer. 


“Autant  en  emporte  le  Vent” 

sera  donné  simultanément  dans 


trois  Cinémas  d’exclusivité 
du  WEST  END 


En  dépit  de  la  guerre,  les  plus  grands 
films  américains  continuent  à sortir  en  An- 
gleterre, et  à être  projetés  à Londres  dans 
les  salles  d’exclusivité  du  West  End  comme 
auparavant. 

C’est  ainsi  que  l’on  peut  voir  actuellement 
à Londres  : Les  Voyages  de  Cultiver,  le 
grand  film  en  dessins  animés  de  Max  Fleis- 
her  (pii  passe  au  Carlton  depuis  plusieurs 
semaines,  Le  Bossa  de  Notre-Dame,  projeté 
au  Carlton,  le  nouveau  grand  film  de  Walt 
Disney,  Pinocchio,  (pii  est  donné  au  New 
Gallery  et  (pii  a marqué  la  réouverture  de 
cette  belle  salle  de  Regent-Street,  fermée 
depuis  la  guerre,  Ninotchha,  le  nouveau 
fi  1 ni  de  Greta  Garbo,  qui  passe  à l’Empire. 

On  annonce  maintenant  pour  le  mois 
prochain,  un  important  événement  cinéma- 
tographique : la  sortie  simultanée  dans  trois 
cinémas  d’exclusivité  du  West  End  du  plus 
grand  film  américain  de  ces  dernières  an- 
nées, Aidant  en  emporte  le  Vent  (Gone  with 
the  wind). 

On  sait  que  le  producteur  du  film  avait 
décidé  de  ne  le  présenter  en  Europe  qu’une 
fois  la  guerre  finie.  Il  vient  de  revenir  sur 
sa  décision  tout  au  moins  pour  la  Grande- 
Bretagne,  par  suite  des  excellentes  recettes 
que  connaissent  actuellement  les  cinémas 
anglais.  - Pierre  .4. 

♦ 

La  Situation  des  Américains 
au  Brésil 

Les  craintes  américaines,  au  sujet  de  la 
situation  créée  au  Brésil  par  la  nouvelle 
laxe  et  le  contingentement,  n’étaient  pas 
vaines.  Les  droits  de  censure  passent  de 
40(1  dollars  à 1.600  dollars  par  film.  Les  im- 
portateurs doivent  acheter  pour  l’exporta- 
tion des  actualités  ou  documentaires  brési- 
liens dans  la  proportion  de  10  % du  mé- 
trage des  films  américains  importés.  D’au- 
tre part,  les  exploitants  doivent,  dans  cha- 
que nouveau  programme,  passer  au  moins 
un  « short  » brésilien  « de  bonne  qualité  ». 
Cette  classification  de  « bonne  qualité  » sera 
indispensable  pour  les  petits  films  exportés. 
♦ 

André  Heymann,  importateur  de 
REGAIN  à New  York 
vient  à Paris 

M.  André  R.  Heymann,  President  de 
French  Cinéma  Center  Inc  et  de  French 
Films  Impost,  a quitté  New  York  le  20  avril 
pour  venir  étudier  le  marché  cinématogra- 
phique français. 

Rappelons  que  l’on  doit  à M.  Heymann 
l’introduction  et  le  lancement  à New  York 
de  Regain,  film  de  Marcel  Pagnol,  qui  a été 
le  plus  gros  succès  français  de  1939  et  qui  a 
obtenu  le  prix  du  meilleur  film  étranger. 

Mentionnons  que  les  producteurs  fran- 
çais, intéressés  par  cette  visite,  pourront 
communiquer  avec  M.  Heymann  à cette 
adresse:  André  R.  Heymann,  Consulat  Amé- 
ricain, Paris. 

M.  Heymann  sera  à Paris  le  1er  mai. 


tTxxxxxxxxxxxxxxxrxinna  cine 


JÊt 

BRj 

frTOK&s 


RAPHIE 

SE 


♦ ♦ ♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ ♦ ♦ ♦ 


DANS  L’EXPLOITATION 


Le  “VOX”  de  Casablanca  sert 
la  propagandejéronautique 

Dans  le  vaste  vaisseau  du  Vox  eut  lieu, 
au  début  d’avril,  une  belle  représentation 
cinématographique  consacrée  à l’aviation. 

Devant  un  public,  où  les  Musulmans 
étaient  assis  près  des  Français  et  de  leurs 
amis  européens,  fut  projeté  un  remarquable 
documentaire  fourni  par  le  Service  cinéma- 
tographique du  Ministère  de  l’Air. 

Son  Excellence  le  Pacha  de  Casablanca, 
le  Général  commandant  la  Subdivision,  le 
Consul  d’Angleterre  et  de  nombreuses  hautes 
personnalités  assistaient  à cette  manifesta- 
tion placée  sous  la  présidence  de  M.  Bouissy, 
contrôleur  civil,  chef  de  la  Région  par  in- 
térim. 

Le  succès  complet  de  cette  matinée,  ou 
plutôt  de  cette  fin  d’après-midi,  fait  hon- 
neur aux  organisateurs  qui  eurent  d’ail- 
leurs à leur  disposition,  grâce  à la  direction 
du  Vox,  le  cadre  le  plus  vaste  et  le  plus 
phonogénique  qui  se  puisse  trouver. 


« ...Il  n’y  a que  les  films  comiques  qui 
soient  sûrement  productifs  ! » Bien  sûr,  le 
public  demande  à se  distraire,  mais  si  cela 
|j  doit  surprendre,  il  n’en  est  pas  moins  vrai 
qu’une  œuvre  telle  que  La  Fin  du  Jour  a 
produit  d’excellents  résultats  en  deux  se- 
J maines  à l’Eden.  . . Au  Pathé,  Louise  et 
Elle  et  Lui,  puis  Sérénade  comptent  dans  les 
meilleures  recettes;  l’Empire  me  communi- 
I que  son  résultat  le  plus  probant  : Ils  étaient 
Neuf  Célibataires,  en  deux  semaines,  .l’ai 
moins  de  précisions  du  Majestic,  mais  nous 
i,  y vîmes  La  Chevauchée  fantastique;  Les 
liants  de  Hurlevent ; La  Charrette  fantôme... 

Toute  proportion  gardée,  en  raison  des 
; grosses  difficultés  de  marche  de  notre  ex- 


REPRISE  SERIEUSE  I REIMS 


Les  salles  rémoises,  grâce  à une  publicité 
I intelligente  et  savamment  présentée  dans 
? la  presse  régionale,  en  dehors  des  films  de 
j choix,  ont,  d’une  façon  générale,  augmenté 
sérieusement  leurs  recettes  depuis  le  début 
de  l’hiver. 

l’Empire  (Gaumont).  — Ont  été  proje- 
I tés  : Gunga  Din,  Quels  seront  les  Cinq  ?, 

I Circonstances  atténuantes,  La  Grande  Fa- 
1 randole,  Le  Bateau  des  Fugitifs,  La  Tradi- 
tion de  Minuit,  La  Vallée  sans  Loi,  Elle  et 
Lui,  Conflit,  Pièges,  Les  Aveux  d’un  Espion 
| nazi. 

A l’Alhambra  (Gaumont).  — Citons  : 
S.  O.  S.  Sahara,  .Index,  Un  Fichu  Métier, 
Bach  Détective,  Je  ne  suis  pas  un  Lâche, 
j Amour  interdit.  Pour  garder  son  Enfant, 
Les  Mains  diaboliques,  Péché  de  Jeunesse, 

1 Drôle  d’Equipe,  Fric-Frac,  Trois  Artilleurs 
i en  Vadrouille. 

A l’Opéra  (Paramount).  — De  belles  pro- 
ductions, telles  que  : Le  Bois  sacré,  La  Bri- 
gade sauvage,  Invitation  au  Bonheur,  Le 


“BATTEMENT  DE  CŒUR”  a atteint 
sa  14e  semaine  d’exclasivité 
au  Madeleine-Cinéma 

Depuis  la  réouverture  de  la  belle  salle  des 
boulevards,  le  Madeleine-Cinéma,  un  filin 
français  maintient,  d’une  façon  éclatante, 
le  pavillon  de  la  production  nationale  pas- 
son  succès  ininterrompu  : Battement  (F’ 
Cœur,  Production  Ciné-Alliance. 

On  annonce  une  quatorzième  semaine  du 
film  d’Henri  Decoin,  joué  par  Danielle  Dar- 
rieux  et  Claude  Dauphin.  Et  l’on  peut  dé- 
duire de  cette  exclusivité  sans  précédent 
pour  l’époque,  qu’un  film  français  de  la 
classe  de  Battement  de  Cœur  — où  la  gaieté, 
le  mouvement  et  la  grâce  apportent  au  pu- 
blic un  délassement  de  qualité  — est  le  type 
même  des  œuvres  à réaliser  pour  le  temps 
de  guerre.  Il  faudra  s’inspirer  de  cette 


ploitation,  je  puis  dire  que  le  film  de  valeur, 
à sujet  sensé,  est  à une  cote  excellente. 

.17.  ./.  Relier. 

N. -B.  — Certaines  salles  de  seconde  vi- 
sion font  preuve  d’un  « laisser  aller  » au- 
quel il  serait  bon  de  remédier,  non  pas  seu- 
lement pour  leur  propre  avantage,  mais 
aussi  pour  les  films  qui  y passent,  gravement 
dévalués  par  une  mauvaise  projection  et 
une  sonorité  défectueuse.  Et  surtout,  faisons 
attention  aux  opérateurs  en  herbe  qui  sont 
les  maîtres  du  spectacle,  des  copies,  des  ap- 
pareils; c’est  beaucoup  pour  la  jeunesse  ! 

M.  .1.  K. 


Cavalier  de  l’Ouest,  Louise,  De  Lénine  à 
Hitler,  Hôtel  Impérial,  Le  Café  du  Port, 
L’Homme  du  Niger,  Sérénade  d’ Amour. 

A l’Eden  (MM.  Perpère).  — Sous  forme 
de  permanent  : La  Route  Impériale,  L'Om- 
bre qui  frappe,  Porte-Veine,  Ame  de  Gosse. 
Espionne  de  Castille,  Les  Petites  Alliées. 
The  Express  fantôme,  Le  Roi  du  Bluff, 
L’Homme  à l’Hispano,  N’aimer  que  toi,  The 
Amateur  Gentleman,  Chevalier  du  Far  West, 
La  Fille  de  Madame  Angot.  — M.  Dosser. 

♦ 

Gros  succès  de  “ SERENADE 
et  “ DERNIÈRE  JEUNESSE  ” 
au  Trianon-  Palace  de  Toulouse 

Durant  leurs  deux  semaines  d’exclusivité, 
Sérénade  et  Dernière  Jeunesse  ont  obtenu 
au  Trianon-Palace  un  immense  succès  et 
fait  enregistrer  à cette  salle  des  résultats 
intéressants. 

Félicitations  à M,  Pouget, 

R.  B. 


COURRIER 
des  DIRECTEUR 

(Réponse  à la  lettre  publiée  dans  le  n°  1119) 

Nous  vous  accusons  réception  de  votre 
lettre  du  (i  courant. 

Nous  ne  savons  pas  si  ]>our  l’Algérie  il 
existe  des  conditions  spéciales  avec  la  Cen- 
sure, mais  nous  vous  certifions  qu’en  France 
elle  n’a  aucun  droit  d’entrer  gratuitement 
dans  les  salles  cinématographiques. 

Le  Commissaire  de  Police  lui,  a le  droit 
d'accès  et  peut  se  faire  présenter  les  bul- 
letins de  censure  pour  chaque  programme. 

Messieurs, 

Je  viens  de  lire,  dans  votre  hebdomadaire 
du  30  mars,  l’article  intitulé  Ni  sous-salaire, 
ni  sursalaire  dont  le  contenu  m’a  intéressé. 

Je  vous  serais  obligé  de  bien  vouloir  me 
faire  connaître  à qui  je  devrai  poser  la 
question,  à savoir  : 

Si,  dans  la  ville  de  Troyes  (57.00(1  habi- 
tants) le  salaire  que  je  donne  à mon  opéra- 
teur, 300  francs  par  semaine  de  6 jours  de 
travail,  est  normal,  étant  entendu  que  cet 
opérateur  tourne  en  matinée  et  soirée. 

Réponse  : 

En  réponse  à votre  estimée  du  2 courant, 
la  Convention  collective  concernant  les  sa- 
laires, parue  dans  notre  revue,  est  applicable 
aux  départements  de  la  Seine,  Seine-et-Oisc 
et  Seine-et-Marne. 

. .Si  dans  votre  région  il  n’y  a pas  eu  de 
Convention  collective,  il  n’y  a aucun  tarif 
officiel  et  vous  restez  maître  de  hanter  de 
gré  à gré  avec  votre  personnel. 

Toutefois,  nous  avons  vu  dans  certaines 
régions  — où  il  n'y  avait  pas  de  Conven 
tion  les  Prud' hommes  prendre  comme 
base,  dans  un  litige,  la  Convention  collec- 
tive signée  à Paris. 

- + 

Brillante  campagne  publicitaire 

des  “Variétés”  de  Toulouse 
(Siritzky)  à l’occasion  de  la  sortie 
de  “ NARCISSE  ” 


Toulouse.  — C’est  le  jeudi  18  avril  1940, 
qu’a  eu  lieu  aux  Variétés,  devant  une  nom- 
breuse assistance,  la  première  représenta- 
tion de  Narcisse. 

La  campagne  publicitaire,  à l’occasion  de 
la  présentation  de  ce  film,  fut  savamment 
organisée  par  le  très  sympathique  directeur 
des  Variétés,  M.  Rapoport. 

Plusieurs  magasins  de  la  ville  avait  agré- 
menté leurs  vitrines,  de  scènes  les  plus  co- 
miques de  cette  amusante  réalisation. 

Notons  également  un  vaste  affichage,  ainsi 
que  de  multiples  pavés  dans  les  journaux. 

Un  fauteuil  roulant  parcourait  les  princi- 
pales artères  de  la  ville,  muni  d’une  pan- 
carte portant  le  libellé  suivant  : « J’ai  loué 
mon  fauteuil  pour  Narcisse  »,  cela  a vive- 
ment intéressé  les  badauds. 

En  terminant,  signalons  qu’une  matinée 
gratuite  de  Narcisse  fut  organisée  pour  les 
blessés  et  malades  militaires  des  hôpitaux, 
ainsi  que  pour  les  permissionnaires. 

R,  Bruguière. 


Ch.  P.  réussite. 


A NANCY 


Succès  des  Films  “sérieux” 


(De  notre  correspondant  particulier.) 


8 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


XXXXXXX3 


CII\EIW3TOiR/IPHIE 


>♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


Au  Maroc,  le  Cnn  trouve  une  excellente 
utilisation  pour  la  propagande 


Gorlett  et  Maximilienne 
clans  Marseille  mes  Amours. 

(Distr.  : Films  Pagnol). 


EN  SUISSE 


Gros  succès  de  “ NARCISSE  ” 
et  des  “ MUSICIENS  DU  CIEL 


Des  séances  cinématographiques  sont  or- 
ganisées depuis  quelque  temps  par  le  Ser- 
vice Général  de  l’Information  au  Maroc. 
Chacune  de  ces  séances  comporte  des  pro- 
jections de  bandes  d’actualité  marocaine 
comme  « Ce  Congrès  des  Habous  et  Lieux 
Saints  de  l'Islam  » ou  bien  documentaires 
comme  Les  Jeunes  Ailes,  film  anglais,  La 
Soufflerie  de  Chalais-Meudon.  Cette  pre- 
mière série  de  projection  était  consacrée 
aux  ailes  alliées. 

Ces  films  onl  été  projetés  dans  les  mêmes 
conditions  à Fez  devant  3.000  personnes, 
puis  à Marrakech.  Poursuivant  la  rotation 
prévue,  ils  seront  successivement  présentés 
à Casablanca,  Meknès,  Taza,  Oujda  et, 
comme  toujours,  précédés  d’une  causerie. 

En  même  temps  que  ce  « circuit  se  pour- 
suivra un  deuxième  « circuit  » qui  débutera 
à Rabat  et  consacré,  cette  fois,  aux  marines 
alliées. 

D’autre  part,  la  direction  des  Affaires 
Politiques  du  Maroc  a fait  monter  sur  une 
camionnette  une  installation  de  cinéma  am- 


(l)e  noire  correspondant  particulier.) 

Dans  sa  séance  du  16  avril,  le  Conseil 
Fédéral  a pris  une  décision  concernant  la 
création  d’une  semaine  suisse  d’actualités 
cinématographiques. 

1 * 

* * 

La  guerre,  jusqu’à  maintenant,  n’a  pas  nui 
sensiblement  à la  marche  des  cinémas  suis- 
ses. A Genève,  signalons,  entre  autres, 
l’étourdissant  succès  de  Narcisse  qui  a in- 
terrompu une  étonnante  carrière  en  pleine 
gloire,  après  plus  de  neuf  semaines  qui 
n’ont  montré  aucune  défaillance  au  Rialto  et 
au  Molard-Cinéma  où  le  public  venait  pour 
prendre  un  « bain  de  bonne  humeur  ». 

* 

* * 

Les  mêmes  établissements  viennent  de 
passer  Les  Musiciens  du  Ciel,  belle,  bonne 
et  grande  œuvre  qui  fait  honneur  à la  pro- 
duction française  de  guerre.  Nous  souhai- 
tons revoir  souvent  des  bandes  de  cette 
valeur. 

* 

* * 

L’Alhambra  fait  aussi  une  brillante  saison. 
Il  passe  actuellement  l’inimitable  Plancher 
des  Vaches,  de  Noël-Noël. 

* 

* * 

Après  avoir  remarquablement  travaillé  à 
Pâques  avec  La  Grande  Parade  de  Walt  Dis- 
ney, le  Cinébref,  dont  la  vogue  ne  se  dément 
pas,  a présenté  un  magnifique  documentaire 
sur  la  Bretagne. 

* 

* * 

En  ce  qui  concerne  notre  production  na- 
tionale, le  bel  accueil  fait  l’an  dernier  à une 
de  nos  premières  bandes,  Fusilier  Wipf,  a 
encouragé  nos  producteurs  qui  viennent 
de  sortir  Mob  39,  qui  est  une  véritable  réus- 
site. Le  livret  en  est  dû  à M.  Yves  Louys,  et 
le  metteur  en  scène  est  M.  Arthur  Porchet. 
Parmi  les  interprètes,  relevons  les  noms  de 
Jim  Gérald,  Pauline  Carton,  Jean  Nello, 
Wannv,  Jean  Hort,  etc...,  qui  animent  la 
partie  romancée  de  l’action.  La  partie  do- 
cumentaire nous  montre  les  premiers  jours 
de  la  mobilisation  de  septembre,  et  nous 
donne  de  magnifiques  images  de  nos  soldats 


dans  les  Alpes,  le  Jura  et  dans  la  plaine 
suisse.  On  y voit  aussi  le  travail  de  nos 
troupes  de  montagne,  en  pleine  activité  par 
28"  sons  zéro,  dans  des  galeries  creusées 
dans  la  glace  à 3.000  mètres  d’altitude.  Celle 
bande,  qui  vient  de  passer  en  Suisse  aléma- 
nique, sera  présentée  au  public  genevois  le 
19  avril,  à l’A.  R.  C. 

* 

* * 

De  son  côté,  l’Alhambra  a présenté  La 
Suisse  en  Armes,  film  officiel  du  Départe- 
ment Militaire  Fédéral,  sous  le  patronage 
du  Général  Guisan.  11  s’agissait  là  d’une 
bande  tout  à fait  documentaire,  mais  d’une 
belle  venue,  et  d’un  intérêt  certain.  11  a été 
très  chaleureusement  accueilli  dans  toute 
la  Suisse  et  représente  une  belle  arme  de 
propagande  en  faveur  de  notre  armée. 

Jacques  Poulin. 

L’ACTIVITÉ  ALGERIENNE 


H Nous  avons  déjà  fait  part  de  l’impor- 
tance que  le  cinéma,  tant  la  branche  « Loi- 
sirs aux  Armées  » que  « prises  de  vues  do- 
cumentaires et  projection  » , prenait  au 
T.  O.  A.  F.  N.  (Théâtre  des  Opérations  en 
Afrique  Française  du  Nord),  qui  vient  de 
créer  à cet  effet  un  service  spécial. 

S’attachant  tout  particulièrement  à l’uti- 
lisation de  spécialistes,  le  Service  Cinéma- 
tographique du  T.O.A.F.N.  a fait  appel  à 
notre  excellent  ami,  le  lieutenant  Pelegry, 
anciennement  à la  Metro-Goldwyn-Mayer 
d’Alger,  pour  donner  au  cinéma  militaire 
tous  les  moyens  d’action  possibles. 

■ Le  Syndicat  des  Exploitants  de  Cinémas 
d’Oran  a décidé  de  donner  dans  chacune 
des  grandes  salles  de  cette  ville,  des  soi- 
rées de  gala  au  bénéfice  du  « Comité  do 
Secours  et  à leurs  Familles  ». 

■ C’est  le  3 avril  qu’a  eu  lieu  l’inaugura- 
tion à Blida  (Alger)  du  « Vox  Cinéma  », 
salle  créée  par  M.  Manzini  qui  revient  ainsi 
dans  notre  corporation  dont  il  s’était  écarté 
momentanément.  — P.  S. 


bulant  dans  l’intention  de  procéder  à des 
projections  dans  les  milieux  indigènes  des 
grandes  villes  et  du  bled. 

Après  un  essai  de  fonctionnement  effec- 
tué à Aïn-Chok,  près  de  Casablanca,  devant 
2.000  travailleurs  du  sud-ouest  marocain,  le 
29  mars,  une  première  tournée  vient  d’être 
faite  en  Chaouïa.  Le  programme  compre- 
nait : Un  documentaire  sur  le  Barrage  du 
Niger;  Le  Miracle  de  l’Eau;  Le  Magazine  de 
la  France  en  Guerre;  Le  Moussem  de  Mou- 
lag-Bouselham  et  le  Retour  des  Pèlerins  de 
la  Mecque,  enfin  un  film  comique. 

Des  séances  furent  successivement  don- 
nées à Fedala  devant  près  de  3.000  specta- 
teurs, à Berrechid,  à Benahmed  où  le  chif- 
fre des  spectateurs  n’était  pas  loin  de  4.000 
et  enfin  à la  Médina  de  Casablanca  où  l’af- 
fluence fut  considérable.  D’autres  circuits 
ont  été  organisés  dans  les  régions  de  Rabat, 
Salé  et  de  Fès.  Partout  les  spectateurs  ont 
suivi  avec  attention  les  commentaires  qui 
leur  étaient  donnés  dans  un  arabe  simple. 

Paul  Saffar. 

De  grands  Filins 
français  et  étrangers 
à Rouen 

( De  noire  correspondant  particulier.) 

La  capitale  de  la  Normandie  voit  actuelle- 
ment les  nouveaux  films  français  et  étran- 
gers en  même  temps  ou  presqu’en  même 
temps  que  Paris. 

C’est  ainsi  qu’après  L’Emigrante,  l’Eden- 
Cinéma  vient  de  projeter  pendant  deux  se- 
maines le  film  de  Jean  Boyer  sur  la  vie  de 
Schubert,  Sérénade. 

Le  Normandy,  qui  avait  gardé  une  se- 
conde semaine  à l’affiche,  Les  Quatre  Plu- 
mes blanches,  a projeté  l’autre  semaine 
Après  Mein  Kampj...  mes  Crimes.  Cette  salle 
qui,  comme  le  Cinédit  et  le  Studio  34  appar- 
tient à M.  Clément  Leroy,  a donné  ensuite 
en  double  programme  Ceux  qui  veillent 
(La  Belgique  est  bien  défendue)  et  l’œuvre 
de  Duvivier,  La  Fin  du  Jour,  qui  n’avait  pas 
encore  été  présentée  à Rouen.  Le  Normande 
projettera  prochainement  Les  Musiciens  du 
Ciel,  Marie- Antoinette. 

L’Omnia-Pathé  donne  actuellement  en 
première  partie  un  film  en  quatre  épisodes  : 
Les  Justiciers  du  Far  West.  Le  second  épi- 
sode accompagnait  Rhapsodie  d’ Amour  et 
le  troisième,  le  film  tchèque  Amour  interdit. 

Le  Cinédit  vient  de  donner  Elle  et  Tau  en 
version  doublée  et  le  Sélect  Les  Cadets  de 
Virginie. 

Versions  originales  en  anglais  présentées 
au  cours  de  ces  dernières  semaines  : Le 
Destin  se  joue  la  Nuit,  Dodswo,  th,  Gallanl 
Lady,  Blossom  Time  à l’Omnia-Pathé;  Six 
Heures  à Terre,  Les  Quatre  Plumes  blan- 
ches, Elle  et  Lui  au  Cinédit. 

Reprises  : Coup  de  Feu  à l’Aube,  Adrien- 
ne  Lecouvreur,  Folies-Bergère,  Gibraltar 
au  Palace,  Jeanne  au  Sélect.  — Ex. 


y 


rTYxYTxxxxrrxxrrxYxxxxx3  cine 


J»S5jK?R' 

rwjg^sS&s 


RAPHIE 

SE 


♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ 


ON  flHHONCE 

Viviane  Romance 
va  tourner  "Messaline” 

Les  Productions  Bercholz 


DANS  LES  STIilOS 


ii  mm» 

Victor  Francen  jouera  dans 
«Fandango»  film  en  versions 

française  et  espagnole 


ON  TOURNE 


BILLANCOURT 


FRANÇOIS 


avaient  annoncé,  il  y a quel- 
que temps,  la  réalisation  d’un 
film  avec  Viviane  Romance  et 
Georges  Flamant.  Le  titre  de 
cette  production  est  mainte- 
nant choisi  : « Messaline  ». 
Ce  film  sera  commencé  au 
début  de  juillet.  Abel  Gancc 
ayant  accepté  de  faire  la  mise 
en  scène,  « Messaline  » aura 
une  grande  portée  artistique 
et  internationale. 


Ils  étaient  Cinq  Permission- 
naires. 

Pierre  Caron  prépare,  sous  ce 
titre,  pour  Eclair-Journal,  un 
film  gai,  on  s’en  doute,  dont  le 
scénario  est  de  Jean  Nohain  et 
de  lui-même,  et  gui  sera  accom- 
pagné d’une  partition  de  Geor- 
ges Van  Par  y s.  Ginette  Leclerc 
jouera  un  des  rôles  principaux. 

Le  film  commencé 
cette  semaine 


17.  LES  NOUVEAUX 
PAUVRES 


Auteur  : Yves  Mirande. 

Réalisât.  : J.  de  Baroncelli. 

Assistant  : Calef. 

Chef-opérateur  : Otto  Heller. 

Opérateur  : Colas. 

Décors  : Bertrand. 

Régie  générale  : Sam. 

Photographe  : Loulou  Marx. 

Studios  : Billancourt. 

En  registrement  : W.  E. 

Script-girl  : Charlotte  Pec- 
queux. 

Maquilleur  : Demir. 

Interprètes  : ,/.  Berry,  A.  Lc- 
faur,  Jean  Mercanton,  Jean 
Tissier,  Gabrielle  Dorziat, 
Marion  Delbo,  J.  Curette. 

Production  : C.l.P.R.A. 

Epoque  : Actuelle. 

Cadres  : Province,  château 
dans  l’Eure. 

Sujet  : La  mobilisation  dans 
un  petit  village  de  l’Eure 
et  ses  répercussions  parmi 
les  habitants  et  les  gens 
du  château. 

Commencé  le  25  avril  1940. 


Les  Abonnements 
peuvent  être  réglés  à notre 
C.  C.  P.  PARIS  702-66 


Les  Nouveaux  Pauvres. 

Réal.  : J.  «le  Baroncelli. 

(Voir  liche  technique). 

Prod.  : Cipra. 

Décor  : Un  bistro. 

Tournage  : 1"'  semaine. 

Volpone. 

Réal.  : Maurice  Tourneur. 

Les  prises  «le  vues  sont  termi- 
nées. 

Prod.  : Ile-de-France  Film. 

4- 


BUTTES-CHAUMONT 


Dernier  Refuge. 

Réal.  : .1.  Constant. 

Ved.  : G.  Rigaud,  Mireille 
Bal i n , Marie  Glory,  Dalio,  Tis- 
sier, Saturnin-Fabre,  Mila  Pa- 
rély. 

Prod.  : Vondas. 

4 


ROME 


ROIME-SCALERA 

La  Comédie  du  Bonheur. 

Réal.  : M.  L’Herbier. 

Ved.  : Ramon  Novarro,  Michel 
Simon,  J.  Berry,  Micheline  Pres- 
le,  Alerme. 

Prod.  : Scaléra. 

Distr.  : Discina. 


La  Mer  en  Flammes. 

Réal.  : Léo  Joannon. 

Ved.  : Marie  Déa,  Raymond 
Rouleau,  Hugo  Haas,  Toutain. 

Prod.  : Majestic-C.  F.  C. 

Tournage  : 4"  et  dernière  se- 
maine. 

Guet-Apens  dans  la  Forêt 
Noire  commencera  lundi  29 
avril.  Film  de  Félix  Gandéra. 

Prod.  : C.  F.  C. 

4 — 


NEUIL L Y 


On  prépare  les  décors  de  Re- 
morques (décorateur  Ménes- 
sier),  le  film  de  Gremillon  qui 
reprend  la  semaine  prochaine. 

Prod.  : Impérial-Sédif. 


EN  EXTÉRIEURS 


GRANDE  BANLIEUE 
PARISIENNE 

Soldats  sans  Uniformes. 

Réal.  : M.  «le  Canonge. 
Enregistrement  : Camion  Wes- 
tern Electric  des  studios  de  Bil- 
lancourt. 

Prod.  : Société  du  Film  « Sol- 
dats sans  Uniformes  ». 


Une  nouvelle  société  de 
production  : Sarnette  Film, 
tournera,  à partir  du  15  juil- 
let, ce  film  d’atmosphère  es- 
pagnole, en  deux  versions  : 
française  et  espagnole.  Max 
Ophüis  en  dirigerait  la  mise 
en  scène.  Victor  Francen  a été 
engagé  comme  vedette  mas- 
culine et,  pour  le  premier  rôle 
féminin,  une  nouvelle  vedette 
sera  révélée.  Scénario  de  Ja- 
coby. 

La  musique  est,  dès  à pré- 
sent, demandée  au  maître  de 
l’opérette  moderne,  M.  Oscar 
Straus. 


Le  Grand  Défilé. 

Gladiulor  Film  prépare  ce 
film  gui  sera  consacré  à la  Lé- 
gion étrangère,  commencera  au 
cours  des  fêtes  du  14  juillet  1939 
pour  se  continuer  dans  la  pré- 
sente guerre.  Le  scénario  est  de 
Companeez  el  les  dialogues  oui 
été  écrits  par  Joseph  Kessel.  M. 
Gargour  dirigera  la  production. 
Aucun  nom  de  metteur  en  scène 
ni  d’artiste  n’est  encore  pro- 
noncé. 


Jean  Boyer  tourne 

L’ACROBATE 

le  Nouveau  Film  de  Fernande! 


Aux  studios  de  C.  M.  C.- 
Nice,  Jean  Boyer  a com- 
mencé <<  L’Acrobate  »,  Ee 
nouveau  » Fernande!  » pour 
les  Productions  Harispuru, 
distrib.  C.C.F.C.  Nous  pu- 
blierons 3a  semaine  pro- 
chaine la  fiche  technique. 


AU  MONTAGE 

Untel  Père  et  Fils. 

Prod.  : Transcontinental-Co- 
lumbia. 

Duel. 

Prod.  : C.I.C.C. 

Diamant  noir. 

Prod.  : Films  Minerva. 

Amour  en  Permission. 

Prod.  : Spéva. 

Ombres  noires. 

Prod.  : Comète. 

Le  Collier  de  Chanvre. 

Prod.  : C.  F.  C. 

Faut  ce  qu’il  faut. 

Prod.  : Vondas. 

Fausse  Alerte. 

Prod.  : Flag. 


Claude  May  et  Jean  Servais  dans  La  Grande  Leçon. 
Film  de  R.  Péguy.  Prod.  Sifra.  Distr.  I).  U.  C. 


10 


Exxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxa 


txxxx: 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


Line  Viala,  vedette  féminine 

de  Café  du  Port. 

Film  de  J.  Choux.  (C.  F.  C.). 


Jacques  Constant 

TERMINE 

«Dernier  Refuge» 


Interrompu  ail  début  de  son 
tournage,  par  la  guerre,  Dernier 
Refuge,  qui  est  l’adaptation  ci- 
nématographique du  roman  de 
Simenon  : Le  Locataire,  est  re- 
pris depuis  quelques  jours  aux 
studios  des  Buites-Chaumoni 
par  le  producteur  Vondas. 

Jacques  Constant  prépare  lu 
grande  scène  de  la  fête  d’étu- 
diants, offerte  au  Docteur  Ka- 
rel, pour  sa  nomination  à un 
poste  important  an  Laboratoire... 
Le  Docteur  Karel,  c’est  Dalio, 
aux  tempes  grises  et  Elie  Lau- 
rent, le  « Locataire  »,  partagé 
entre  deux  femmes,  la  brune 
Mireille  Dulin,  qu’il  aime,  et  la 
blonde  Marie  Glorg  qui  l'aime, 
c’est  Georges  Rigaud,  dans  un 
rôle  nouveau  et  dramatique 
d’homme  traqué  par  le  remords. 
Saturnin-Fabre  campe  un  pro- 
priétaire de  pension  aussi  fan- 
taisiste qu’i  in  prévu. 

Dernier  Refuge  se  termine 
]>eu  à peu  dans  l’ atmosphère 
pittoresque  de  scènes  d’étu- 
diants où  l’habile  chef-opéra- 
teur Bachelet  sait  varier  les  an- 
gles de  prises  de  vues. 

René  Drouin. 


« PELOTON  D’EXECUTION  » 

Jacques  Chabannes,  mobilisé, 
écrit  l’adaptation  cinématogra- 
phique du  roman  de  Pierre 
Nord,  Peloton  d' Exécution,  la 
suite  de  2e  Bureau  contre  Kom- 
mandanlur  (Terre  d’Angoisse). 


PRISE  DE  TITRES 

M.  Roger  Courteville,  auteur 
du  film  : La  Première  Traversée 
de  l’ Amérique  du  Sud  en  Auto- 
mobile, vient  de  déposer  les 
deux  titres  de  ses  nouveaux  ro- 
mans : D.  N.  B.  contre  2e  Bu- 
reau et  2°  Bureau-Marine  qu’il  a 
l’intention  de  porter  à l’écran. 


Avec  Marcel  Achard  en  parlant 
de  “Untel  Père  et  Fils  ” 


Je  suis  allée  demander 
au  dramaturge  de  « Jean 
de  la  Lune  » et  de  « La 
Belle  Marinière  »,  de  me 
parler  d’ « Untel  Père  et 
Fils  » dont  il  est  l’auteur. 

— « Untel  Père  et  Fils  » 
naquit  en  toute  simplicité. 
Julien  Duvivier  me  dit  un 
jour  : Tu  n’as  pas  un  sujet 
de  film  ? 

— Je  n’avais  pas  de 
sujet  de  film...  mais  j’avais 
une  pièce  : •<  Auprès  de  ma 
Blonde  »,  que  Willemetz 
devait  monter  aux  Bouffes- 
Parisiens,  et  qui  ne  le  fut 
pas...  à cause  de  la  guerre. 
« Auprès  de  ma  Blonde  », 
eh  ! bien,  c’est  le  scéna- 
rio de  «Untel  Père  et  Fils». 
Seulement,  au  lieu  de  dé- 
rouler les  événements  dans 
l’ordre  normal,  chronolo- 
gique du  film  actuel,  ma 
pièce  les  redéroulait...  à 
l’envers,  partait  de  1939 
pour  revenir  en  1870...  Au 
cinéma,  l’ordre  normal  a 
prévalu... 

— Nous  avons  travaillé 
au  scénario  avec  Julien  Du- 
vivier et  l’excellent  Char- 
les Spaak.  Et  j’ai  écrit,  ou 
plutôt  récrit,  les  dialogues 
pour  le  film. 

— Mais  pourquoi  tant  de 
différence  entre  le  titre  de 
la  pièce  et  celui  du  film  ? 

— Ça  j’ignore...  il  y 
avait  même  un  autre  titre  : 
« Les  Temps  Meilleurs  ». 


Dans  « Auprès  de  ma  Blon- 
de »,  j’avais  voulu  exprimer 
le  plaisir  des  hommes  à se 
trouver  auprès  de  leur 
compagne,  dans  Sa  chaleur 
du  foyer,  flamme  perma- 
nente qui  se  transmettait 
de  génération  en  généra- 
tion... ce  thème  a trouvé 
son  illustration  dans  l’œu- 
vre large  et  forte  de  Duvi- 
vier. Et  voilà  comment, 
d’une  petite  phrase  : <<  Tu 
n’aurais  pas  un  sujet  d« 
film  ?...  » ma  pièce  est  de- 
venue un  scénario  cinéma- 
tographique... et  un  film, 
un  grand  film  : « Untel  Père 
et  Fils  ». 

— Une  petite  indiscré- 
tion avant  de  vous  quitter  : 
les  pièces  auxquelles  vous 
travaillez,  quelles  sont- 
elles  ? 

— » La  Bagatelle...  », 
dont  l’action  commence 
avant  la  guerre  et  se  con- 
tinue de  nos  jours...,  et 
« Sainte-Russie  » pour 
Alexandre  Korda  qui  doit 
la  monter  à Londres... 

— Peut-être  cela  de- 
viendra-t-il du  cinéma  ? 

— Peut-être;  du  ciné- 
ma, j’en  fais...  en  ce  mo- 
ment pour  le  film  de  Marc 
Ailégret  : « Parade  en  Sept 
Nuits.  Trois  Sketches  : 
un  sketch  policier,  un 
sketch  « poétique  » et  un 
sketch  réaliste. 

Lucie  Dcrain. 


Bernard  Lancret 
est  un  délicieux  Schubert 
dans  Sérénade,  film  de  J.  Boj'er. 

(Astra  Paris  Film). 


ON  A PRESENTE  UN  FILM 
SUR  LE  PORTUGAL 


Le  secrétariat  de  la  Propa- 
gande Nationale  do  Portugal 
vient  de  réaliser  un  film  de 
court  métrage  ayant  pour  litre  : 
Huit  Siècles  d’Histoire.  C’est  une 
rétrospective  rapide  de  la  fon- 
dation et  des  conquêtes  de  l’Em- 
pire portugais  de  1139  à lülO. 
Nous  voyons  défiler  successive- 
ment les  monuments  les  plus 
frappants  de  l’Histoire  lusita- 
nienne. Et  tout  d’abord,  Guima- 
raes,  la  ville  d’Alfonso  Henri- 
ques,  premier  roi  de  Portugal  el 
petit-lils  de  Robert  le  Pieux. 
Puis  Leiria  et  son  Château-Fort, 
Batailla  et  ses  chapelles  inache- 
vées, Alcobaça  et  le  tombeau 
d’Henri  le  Navigateur  Tomar  et 
ses  cloîtres  en  dentelles  de 
pierre...  Une  rapide  évocation 
du  Marquis  de  Pombal,  le  célé- 
bré reconstructeur  de  Lisbonne 
après  le  tremblement  de  terre 
de  1755  et  nous  sautons  sans 
transition  dans  l’Exposition  du 
VIIIe  Centenaire,  dont  l’on  pré- 
pare fiévreusement  l’inaugura- 
tion pour  le  mois  de  juin.  Quel- 
ques vues  de  la  Section  colo- 
niale, la  maquette,  et  nous  voici 
de  retour  en  France  de  nouveau 
chargé  d’images.  Réalisation  de 
M.  Augusto  Fraga,  qui  n’a  pas 
montré  grande  originalité  dans 
les  angles  de  prises  de  vues. 
Mais,  si  le  sujet  méritait  mieux, 
il  n’en  est  pas  moins  intéres- 
sa lit. 

Le  texte  français  de  M.  Ray- 
mond Warnier,  directeur  de 
l’Institut  Français  à Lisbonne, 
est  parfait.  — G.  d’A. 


PUBLICITE  DU  METROPOLITAIN 

Département  Cinémas 


L.  PERTUS 

3,  rue  Duperré,  Paris  (9  ) 
de  9 heures  à 14  heures  : 
Trinité  15-14 

de  14  heures  à 24  heures  : 
Roquette  30-12 


Lucien  Raroux  entouré  de  nombreux  gosses  dans  Le  Feu  de  Paille, 
de  J.  Benoît-Lévy,  qui  sorl  cette  semaine  au  Paramount. 

OC.  F.  C.). 


C CINE 


JÊfr 

fr£S5«Æv»si 


RAPHIE  STXX 

■SE 


TECHNIQUE 


ET 


MAI  ERIE  L 


I 


— N°  1121  - 

du  27  Avril  19  40 

Publié  sous  la  Direction  Technique 

de  A. -P.  RICHARD 


Abonnement  spécial 

FRANCE  et  Colonies  : 25  fP» 


aux  douze  numéros  annuels  de  TECHNIQUE  ET  MATÉRIEL 

ÉTRANGER  (Union  Postale)  : 4©  fp«  Autres  Pays  : 5©  ÎP* 


LA  TÉLÉVISION  ENTRE-T-ELLE 
DANS  UNE  PHASE  COMMERCIALE? 


La  Musique  classique  sera  la  base 
du  prochain  grand  hlm 
de  Walt  Disney  : FANTAISIE 

Un  équipement  sonore 
spécial  sera  nécessaire 
à sa  projection 

Hollywood.  — Walt  Disney  et  ses  col- 
laborateurs travaillent  depuis  plusieurs 
semaines  à la  réalisation  de  la  partie  vi- 
suelle de  « Fantaisie  ». 

La  partition  comprendra  des  extraits 
des  œuvres  suivantes  : Toccata  en  Fu- 
gue de  Bach,  La  Suite  de  Casse-Noisette 
de  Tchai'kowski,  La  Nuit  sur  le  Mont 
Chauve  de  Moussorgsky,  l’Ave  Maria  de 
Schubert,  Clair  de  Lune  de  Ponchielli, 
Le  Sacre  du  Printemps  de  Stravinsky  et 
La  Sixième  Symphonie  de  Beethoven. 

C’est  le  célèbre  orchestre  symphoni- 
que de  Philadelphie,  dirigé  par  Léopold 
Stokowski,  qui  a enregistré  cette  mu- 
sique, à la  fin  de  l’année  dernière.  Les 
ingénieurs  de  son  et  les  monteurs  de 
Walt  Disney  travaillent  maintenant  sur 
Ses  120.000  mètres  de  films  qu’a  néces- 
sité cet  enregistrement. 

Celui-ci  a été  obtenu  avec  les  appa- 
reils les  plus  récents  sortis  des  labo- 
ratoires R.  C.  A.  Hal  Home,  Vice-Prési- 
dent de  la  compagnie  formée  récemment 
par  Walt  Disney,  a déclaré  qu’un  équipe- 
ment sonore  spécial  serait  également  né- 
cessaire à la  projection  de  « Fantaisie  ». 
Il  estime  que  les  salles  où  sera  donné 
le  film  devront  avoir  des  qualités  acous- 
tiques de  premier  ordre.  On  équipement 
sonore  spécial  accompagnera  le  film  par- 
tout où  il  sera  projeté.  Une  semaine  sera 
nécessaire  pour  installer  cet  équipement 
dans  les  salles,  et  autant  de  temps  pour 
le  démonter. 

Le  secret  de  la  nature  exacte  de  cet 
équipement  est  jalousement  gardé  et  les 
plus  grandes  précautions  ont  été  prises 
aussi  bien  aux  laboratoires  R.  C.  A.  de 
Camden  qu’aux  studios  Disney  à Holly- 
wood pour  en  interdire  la  divulgation. 
On  laisse  entendre  que  les  ingénieurs 
sonores  de  R.  C.  A.  auraient  trouvé  un 
procédé  permettant  de  donner  une  re- 
production rigoureuse  de  la  musique 
d’orchestre.  — Pierre  A. 


Les  Américains  se  préoccupent  vivement 
de  l’avenir  commercial  de  la  télévision,  tant 
au  point  de  vue  composition  des  program- 
mes, cpie  de  la  qualité  du  matériel  mis  à la 
disposition  des  amateurs. 

Les  programmes  sont  constitués  par  des 
prises  en  studios,  mais  surtout  par  des  do- 
cuments d’actualités  puis  en  extérieurs: 
ainsi  récemment  la  présentation  du  moteur 
d’aviation  d’un  nouvel  appareil  fut  faite  au 
grand  public  par  la  télévision. 

On  transmet  actuellement  729,  945  ci 
même  1.215  lignes  sur  les  fréquences  com- 
prises entre  200  et  500. 

On  s’occupe  en  ce  moment,  activement, 
de  la  question  de  l’écran  nécessaire  au  théâ- 
tre, les  images  atteignant  4,59  avec  une 
brillance  de  10  lux,  sur  12(1  lignes,  ou  des 
images  alternées  à (50  lignes  rouges  et  00 
lignes  bleu-verl  entrelacées. 

L’éclairage  d’un  studio  de  télévision  est 


Une  prise  de  vues  pour  Télévision 
dans  un  studio  aménagé  spécialement. 


très  différent  de  celui  qu’utilise  le  cinéma. 
Chez  celui-ci,  l’éclairage  est  subordonné  à 
la  possibilité  d’inscription  des  écarts  de 
luminosité  du  sujet  par  l’émulsion  du  film. 
II  en  est  de  même  en  télévision,  mais  alors 
que  les  écarts  peuvent  être  photographique- 
ment très  grands  et  atteignent  dans  îles  cas 
extrêmes  1 à 1.000,  ils  doivent  être  en  télé- 
vision (pour  le  moment)  très  petits,  car  la 
lampe  cathodique  n’a  pas  la  qualité  de  pou- 
voir enregistrer,  à la  vitesse  requise  pour 
l’inscription  d’objets  animés,  des  grands 
écarts  d’éclairement. 

Il  s’ensuit  que  le  matériel  d’éclairage  est 
très  différent  de  celui  que  nous  utilisons. 
D’autre  part,  il  faut  téléviser  des  scènes  où 
les  changements  de  plans  ne  peuvent  per- 
mettre aucun  arrêt. 

Jusqii’ici,  on  n’emploie  guère  que  des  lam- 
pes de  500  watts  montées  par  six,  sur  deux 
rangs  de  trois,  la  principale  originalité  du 
montage  est  dans  la  suspension  au  cintre, 
laquelle  est  très  mobile  et  1res  souple. 

Pour  les  plans  rapprochés,  on  dispose  de 
chariots  mobiles  à trois  roues,  trois  lampes 
orientables  sont  montées  à trente  centimè- 
tres du  sol,  une  quatrième  est  placée  à cin- 
quante centimètres  sur  un  axe  orientable. 

L’amélioration  du  matériel  permet  de 
n’avoir  qu’un  personnel  réduit. 

A titre  indicatif,  voici  quelques  ouvrages 
concernant  la  télévision  : Télévision  Econo- 
mies, juin,  juillet,  août  1939. 

Bulletin  R.  C.  A.  de  ces  deux  dernières 
années. 

.4  Laboratory  Télévision  Receiver,  juillet, 
août,  septembre,  octobre,  novembre,  décem- 
bre 1938. 

Electronics  1938  et  1939. 

A.-P.  Richard. 


MICROPMOMES 


L’Universal  Microphone  C"  a catalogué 
son  micro  Vélocité  R.  H.  Ce  modèle  répond 
aux  besoins  du  cinéma  amateur,  des  semi- 
professionnels  et  du  public  adroit.  La 
courbe  de  réponse  va  de  40  à 10.000  pour 
un  niveau  de  sortie  de  moins  de  64  décibels. 


II 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


LA  PHOTOGRAPHIE 
DES  COULEURS 


Le  Bulletin  Philips  de  février  1940  com- 
porte une  étude  très  poussée  des  procédés 
de  couleurs  additives.  On  sait  que  ceux-ci, 
qui  avaient  donné  de  grands  espoirs,  sem- 
blent devoir  être  abandonnés  pour  ceux 
relevant  du  système  soustractif. 

Kremer,  auteur  de  l’article,  donne  un 
aperçu  du  mécanisme  de  perception  des 
couleurs.  Ensuite,  il  indique  pourquoi  le 
système  soustractif,  dans  lequel  le  blanc  est 
généré,  fait  que  la  lumière  blanche  conserve 
toute  son  intensité. 

Dans  les  systèmes  additifs,  la  lumière 
blanche,  qui  est  constituée  par  le  mélange 
de  trois  couleurs,  n’a  que  1/3  de  son  inten- 
sité. Ceci  explique  que  les  procédés  sous- 
tractifs aient  la  faveur  des  techniciens  pour 
l’exploitation  où  il  est  difficile  de  perdre  de 
la  lumière. 

Cependant,  la  méthode  additive  a l’avan- 
tage, car  elle  est  moins  sujette  aux  erreurs 
de  reproduction  des  couleurs  et  le  procédé 
le  plus  compliqué  de  cette  classe  est  bien 
plus  simple  que  le  moins  délicat  des  sous- 
tractifs. 

L’article  mentionné  donne  le  schéma  des 
courbes  de  transmissions  utilisées,  les  cor- 
rections à apporter  pour  l’obtention  finale 
d’un  diapositif  qui  reproduise  aussi  fidèle- 
ment que  possible  les  couleurs  photogra- 
phiées. 

Le  Bulletin  S.M.P.E.,  janvier  1940,  donne 
un  rapport  du  comité  d’éclairage  en  studio. 
Cette  élude  intéresse  les  cas  comparés  de 
prises  de  vues  en  noir  et  en  couleurs  aux 
studios  Paramount. 

Les  niveaux  d’éclairement  vont,  en  géné- 
ral, pour  le  noir  et  blanc,  de  75  à 150  (pieds 


bougies).  Avec  le  procédé  technicolor,  on  at- 
teint souvent  de  250  à 500  (pieus  bougies), 
le  niveau  moyen  étant  de  150  à 400. 

La  grande  différence  existant  entre  le 
noir  et  le  blanc,  est  que  pour  la  couleur,  1 
faut  toujours  éclairer  les  parties  les  moins 
éclairées  pour  que  l’impression  de  couleurs 
du  sujet  soit  perceptible;  sans  celte  précau- 
tion, les  ombres  ne  donnent  pas  la  percep- 
tion de  la  couleur  réelle. 

En  couleur,  il  n’est  pas  utile  comme  en 
noir  et  blanc  d’éclairer  les  plans  arrières 
aussi  intensément  pour  obtenir  l’effet  du 
décollement  qui  suggère  la  perspective. 

L’emploi  de  la  cellule  photoélectrique,  très 
recommandable,  exige  une  assez  grande  ex- 
périence et  un  placement  judicieux  de  cette 
dernière. 

A. -P.  B. 


NE  JOUEZ  PAS  avec  les 
RISQUES  D’INCENDIE 

DANS  VOTRE  CABINE 

INSTALLEZ  DES 

VOLETS  AUTOMATIQUES 


SECURITE  ABSOLUE 


Exigez- les  de  votre  Installateur 

R.  AYL1MER,  INGÉNIEUR-CONSTRUCTEUR 
22,  Rue  Château-Landon,  PARIS  - X* 


Aperçus  techniques 
sur  “PINOCCHIO” 


Le  film  de  Walt  Disney  est  tiré  du  folklore 
italien;  les  aventures  de  cette  marionnette 
sont  exposées  en  300. 000  dessins.  Certains 
personnages  furent  préalablement  sculptés 
et  décorés. 

Les  dessinateurs  travaillent  souvent  face 
à un  miroir;  ils  peuvent  ainsi  mieux  saisir 
les  jeux  de  physionomie  qu’ils  miment  et 
reportent  sur  papier. 

Un  opuscule  porte  mention  des  travaux  de 
transparence,  de  musique,  du  schéma  musi- 
cal, de  la  longueur  des  mots,  des  interval- 
les entre  les  mots,  choses  indispensables  au 
décorateur.  Un  grand  soin  est  apporté  au 
choix  et  à la  fabrication  des  couleurs.  Dans 
Pinocchio,  les  couleurs  sont,  parait-il,  plus 
douces,  moins  saturées  qu’elles  ne  l’étaient 
dans  les  films  précédents.  Pour  que  les  ma- 
rines et  les  effets  de  ciel  soient  parfaits,  on 
a confié  la  réalisation  de  l’eau  et  des  nuages 
à un  groupe  d’artistes  spécialisés. 

Pour  la  réalisation  du  film,  une  nouvelle 
caméra  : « Multiplane  » (précédemment  dé- 


crite ici)  a été  mise  en  service;  son  prix 
est  de  3.300.000  francs. 

Les  voix  des  deux  principaux  personna- 
ges, Pinocchio  et  Jiminy  Cricket,  sont  cel- 
les de  Dickie  Jones  et  Cliff  Edward.  Suit 
un  historique  du  dessin  animé  dans  lequel 
le  premier  carton  mentionné  est  celui  de 
Stuart  Blackson  Humorous  Phases  of  Funny 
Faces  1906,  vient  ensuite  Fantasmagorie  el 
Drame  chez  les  Fantoches  d’Emile  Cohl 
1907.  A dire  vrai,  W.  Disney  doit  savoir 
que  les  premiers  travaux  de  Cohl  sont  anté- 
rieurs à celle  date,  mais  à nouveau  nous 
constatons  qu'il  évite  de  faire  mention  de 
ce  fait. 

Le  Photoplay  Studies,  duquel  nous  ex- 
trayons les  détails  ci-dessus  mentionnés,  les 
fait  suivre  d’un  recueil  de  questions  à po- 
ser aux  enfants  des  écoles  qui  verront  le 
film. 

A titre  indicatif,  on  cite  une  série  de  ré- 
férences sur  ce  dessin  animé;  voici  les 
principales  : 

Time  Jannary,  octobre  1935;  New  York 
Herald  Tribune,  octobre  1930;  Good  House- 
keepiny , octobre  et  novembre  1939;  .4  Short 
History  of  animation  ; The  Cartoon  paru 
dans  The  Muséum  of  Modem  Art  Library; 
How  to  Appreciate  Motion  Pictures,  paru 
dans  Screen  Guide,  Janvier  1940. 


L'IMPimCATION 
DES  SONS  INSTRUMENTAUX 


Les  laboratoires  Philips  viennent  de  pu- 
blier, février  1941),  une  très  intéressante 
élude  de  Vermeulen,  où  l’auteur  expose 
comment  il  est  possible  d’auymenter  le  vo- 
lume de  son  d'un  violon  solo,  par  rapport  à 
son  orchestre  d'accompagnement. 

En  dehors  de  la  question  du  timbre,  on 
prétend  que  les  violons  de  Stradivarius  et 
Guarnerius  atteignaient  un  volume  supé- 
rieur à ceux  d’aujourd'hui.  Cela  serait-il  que 
ce  ne  serait  pas  suffisant  aujourd’hui,  car 
notre  musique,  à cette  époque,  était  la  mu- 
sique de  chambre  et  n’était,  en  dehors  de 
cela,  qu’utilisée  dans  des  églises  résonnan- 
tes. Aujourd'hui,  on  dispose  de  bien  d’autres 
instruments  que  ceux  connus  au  XVI'  et 
X VII"  siècle  et  tes  concerts  sont  souvent 
écoutés  dans  des  espaces  énormes,  il  s’ensuit 
qu'il  serait  intéressant  d’aider  le  soliste  de 
violon  à se  faire  mieux  entendre. 

La  solution  réside  dans  l'emploi  d'un 
pick-up  spécial  placé  à un  endroit  bien  dé- 
terminé du  chevalet.  Ce  pick-up  est  un  cris- 
tld  piézo-électrique. 

Les  vibrations  captées  sont  transmises  à 
des  haut-parleurs  (de  6 à 10  violons). 

Bien  que  de  sérieuses  objections,  faites 
pair  Vermeulen  lui-même,  puissent  être  sou- 
levées, les  résultats  obtenus  n’en  sont  pas 
moins  très  intéressants.  Ils  soid  d’ailleurs 
poursuivis. 

♦ 

RÉPERTOIRE 

des  microphones  américains 

1 " Micros  par  cristal-piezzo  : 


American  Micro  C°  1 modèle 

Astatic  Micro  Laboratory 5 

Brush  Développement  C"  6 

Shure  Bros  6 

Sundt  Engineering  G"  1 

Tibbetts  Laboratories  2 

Turner  C°  3 — 

Universal  Micro  C”  1 

2 Microphones  dynamiques 

American  Micro  Cn  5 

Astatic  Micro  Laboratory 1 

Carrier  Micro  C"  1 — 

B.  C.  A.  M.F.G.  C"  2 

Shure  Bros  0 

South  Bend  Micro  C° 1 

Transducer  Laboratories  1 

Turner  C"  3 

Universal  Micro  C”  1 

Western  Electric  C"  2 


3 Micros  Vélocité 


Ampérite  C°  10 

Bruno  Laboratories  5 

Carrier  Micro  C” 1 

Electro  Voice  M.F.G 2 

R.  C.  A.  M.F.G 3 

South  Bend  Micro  C°  1 

Universal  Micro  C"  2 — . 


13 


♦ ♦ ♦ ♦♦♦+♦♦♦♦*»♦»* 


D CIME 


Jt 

muffr»R  i 

rB^PSis 


RAPHIE 

SE 


ANALYSE  ET  CRITIQUE  RES  FILMS 


Le  Roman  de  Renard 

Film  de  poupées  animées  (G) 

Origine  : Française. 

Réalisât.  î Ladislas  Slaréviteli. 

Auteur  : Animation,  montage  et 

. .sonorisation  : Roger  Richebé. 

Dialogues  : Jean  Noliain  et  An- 
toinette Nordmann. 

Musique  : Vincent  Seotto. 

Interprétation  vocale  : Claude 
Dauphin,  Romain  Rouquet. 
Sylvain  Itkine,  Raines,  Larive, 
Seller.  Eddu  Debray,  Amalo, 
Pons,  Sylvia  Bataille,  Suzy 
Dornac  et  le  chanteur  Jaime 
Plana. 

Product.  : Films  Roger  Richebé. 

Edition:  Paris  Cinéma  Location. 


Le  Roman  de  Renard,  œuvre 
classique  dont  les  jeunes  éco- 
liers ont  tous  lu  !a  version 
modernisée  d’après  l’œuvre 
de  notre  Moyen-Age,  fabliaux 
malicieux  et  satiriques,  d’une 
poésie  incomparable,  Le  Ro- 
man de  Renard  a donc  été 
adapté  en  film. 

La  technique  remarquable 
de  Starévitch,  déjà  bien  en 
progrès  dans  ses  dernières 
bandes  « Fétiche  »,  s’affirme 
ici,  absolument  parfaite.  Les 
décors  très  riches,  divers, 
les  paysages,  les  fonds  sur 
lesquels  s’agitent  les  centai- 
nes de  poupées  vivantes  im- 
posent l’admiration  la  moins 
restrictive. 

Voici  un  film  original,  cap- 
tivant, et  souvent  d'une  gran- 
de drôlerie. 

Il  faut  dire  qu’à  ces  fanto- 
ches articulés,  aux  apparen- 
ces grotesques,  jouant  çà  le 
Singe,  çà  le  Renard,  çà  ie 
Lion,  çà  le  Loup,  une  poule,  un 
lapin...  les  dialoguistes  Jean 
Nohain  et  Antoinette  Nord- 
mann ont  donné  un  dialogue 
- — mais  oui,  un  dialogue  hu- 
main — des  plus  spirituels. 
Et  Roger  Richebé,  qui  a entre- 
pris l’immense  fâche  d’assem- 
bler les  milliers  de  mètres  de 
pellicule  tournés  par  Staré- 
vitch, de  les  monter,  de  les 
rendre  pariant  (car  ils  furent 
tournés  en  muet),  a véritable- 
ment réussi  une  bande  sensa- 
tionnelle. L’idylle  de  la  Lionne 
et  du  Chat,  les  farces  de  Re- 
nard, le  siège  du  château  de 
Renard  sont  des  moments 
d’une  joyeuse  et  truculente 
vigueur.  Et  Vincent  Seotto 
contribue  par  sa  musique  ai- 
mable, à donner  une  force  co- 
mique à ce  grand  film  d’art 
qui  reste  un  divertissement 
pour  tous,  petits  et  grands. 

C’est  de  plus  un  tour  de 
force,  de  patience  et  de  tech- 
nique, auquel  nous  tirons  no- 
tre chapeau. 


Elles  étaient 
douze  femmes 

Comédie  (G) 

Origine  : Française. 

Réalisation  : Georges  Lacombe. 

Auteur  : Yves  Mirande. 

Dialogues  : Yves  Mirande. 

Décorateurs  : Andréjeejf . 

Opérateurs  : Arménise,  Pierre 
Montazel  et  J.  Danis. 

Assistante  : Jacqueline  Audry. 

Interprétation  : Françoise  Ro- 
say,  Gaby  Morlay,  Betty  Stock- 
feld,  Micheline  Prestes,  Ma- 
rion üelbo,  Pamela  Stirling, 
Planchette  Bruno  y,  Mita  Pa- 
rély,  Nina  Myral,  Simone  Re 
nant,  Simone  Berriau,  Prime- 
rose. 

Studios  : Buttes-Chaumont. 

Enregistr.  : Radio-Cinéma. 

Montage  : Mme  A.  Danis. 

Prod.  : Rêgina  (O'Connell  et 
Arys-Nissotti). 

Edition  : Filmsonor. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Un  passe-temps,  une  comédie 
de  caractère  et  une  spiri- 
tuelle satire  des  milieux  bour- 
geois, voilà  ce  qu’est,  à la 
fois,  le  film  Elles  étaient  Dou- 
ze Femmes  qui  se  présente 
avec  son  originalité  premiè- 
re : uniquement  joué  par  des 
femmes,  il  est  vraiment  très 
amusant. 

SCENARIO.  — Dans  un  sa- 
lon parisien,  des  bourgeoises  dé- 
cident de  créer  l’œuvre  du  « Su- 
perflu pour  les  Solcluts  ».  Mais 
il  faut  des  fonds,  Eh  ! bien  la 
Princesse  Kadcoff  ira  quéman- 
der l’aide  financière  de  Mme 
Marion,  qui  vit  somptueusement 
mais  en  « irrégulière  » avec  sa 
fille,  laquelle  n’a  ]>as  de  père. 
La  Duchesse  de  Vimeuse  regim- 
be d’abord,  puis  acee]>te.  Mme 
Dernier  se  range  vite  du  côté  de 
Mme  Marion  dont  la  simplicité 
et  le  bon  cœur  l’ont  touchée. 
La  fille  de  Mme  Marion  aime  le 
fils  Dernier.  Leur  gentil  roman, 
ignoré  des  deux  mères,  dévoilé 
pur  Gaby,  amie  de  Mme  Dernier, 
se  conciliera  heureusement. 

TECHNIQUE.  — Nous  som- 
mes en  plein  théâtre  filmé,  mais 
certaines  scènes  (le  début  dans 
la  cave  avec  les  femmes  mas- 
quées contre  les  gaz  esl  d’un 
caricatural  réjouissant)  ont  de 
la  verve  et  du  mouvement.  Très 
beaux  décors.  La  photographie, 
un  peu  trop  blanche,  aplatit 
parfois  les  personnages.  Le  dia- 
logue, excellent,  d’une  ironie 
!rès  «commerciale». 

INTERPRETATION.  — Dou- 
ze femmes,  quelques-unes  très 
jeunes  et  expérimentées  néan- 
moins : la  vive  et  talentueuse 
Micheline  Presle,  Blanchette 
Brunoy  sensible  et  Primerose 
très  mignonne.  Les  « dames  » 


Courrier  d'Asie 

Documentaire  romancé  (G) 


Origine  : Française. 

Réalisation  : O.-P.  Gilbert  et 
Marcilly. 

Auteur  : 0.  P.  Gilbert. 

Dialogues  : O.-P.  Gilbert. 

Opérateurs  : Rainette  et  Asse- 
lin. 

Musique  : Henry  Verdun.  Di- 
rection musicale  : Louis  Wins. 

Interprétation  : Florencie,  Mar- 
cel Vallée,  Marcilly,  Janine 
Liézer,  Coédel,  Bossue.  Voix 
des  speakers  : Mare  Valbel  et 
Henri  Crémieux.  Et  les  équi- 
pages d’ Air-France. 

Studios  : Pagnol  (Marseille), 
Eclair  ( Epinay ). 

Enregistr.  : Caméréelair-Phi- 
lips. 

Production  : Eclair-Journal. 

Edition  : Eclair-Journal. 


A la  gloire  des  équipages  de 
la  ligne  : France-Indochine, 
l’écrivain  0.  P.  Gilbert,  qui  se 
double  d’un  cinéaste  averti,  a 
réalisé  Courrier  d’Asie  qui  n’est 
rien  autre  qu’un  voyage  filmé 
de  Marseille  à Hanoï,  par  la 
route  Impériale  des  Airs. 

Cela  pouvait  être  monotone, 
car  les  plus  belles  odyssées  ne  se 
figurent  pas  facilement  du  haut 
d’un  trimoteur,  par  des  images 
noires  et  blanches.  Les  réalisa- 
teurs : 0.  P.  Gilbert  et  Marcilly 
ont  fort  habilement  mêlé  un 
personnage  de  Français  moyen  : 
Sébastien  Jacquemette,  qu’ils 
expédient  par  l’avion  de  ligne 
de  son  bureau  parisien  à l’In- 
dochine. 

Soyons  sûrs  qu’après  la  vision 
de  ce  beau  film  de  voyage,  cha- 
que Français  admirera  l’effort 
régulier,  tenace,  obscur  des  pi- 
lotes et  des  organisateurs  des 
lignes  aériennes  françaises. 

Assez  belle  photographie, 
commentaires  el  dialogues  sim- 
ples et  justes.  Peut-être  y a-t-il 
abus  d’explications  imagées  sur 
les  appareils  et  les  soins  qu’on 
leur  apporte  à chaque  escale. 

Marcilly,  Marcel  Vallée,  Coë- 
del  (en  mécano  enthousiaste), 
Florencie,  la  gentille  Janine  Lié- 
zer animent  ce  voyage  filmé. 


sont  remarquablement  dessi- 
nées par  l’excellente  Gaby  Mor- 
lay, Françoise  Rosay,  qui  crée 
une  duchesse  arrogante  et  irré- 
sistible de  drôlerie,  et  Betty 
Stockfeld  toujours  si  belle  et 
charmante;  par  Simone  Ber- 
riau douce  et  fine,  Nina  Myral 
(la  bonne)  très  pittoresque,  Mila 
Parély  qui  se  renouvelle  à cha- 
que film  avec  talent,  Marion 
Delbo,  naturelle,  la  gentille  Pa- 
mela Stirling  en  jeune  femme 
bêbête,  enfin  Simone  Renant  ra- 
vissante dans  un  rôle  de  peste. 


Le  Grand  Éîara 

Comédie  (G) 


Origjne  : Française. 

Réalisation  : Christian  Jaque. 

Dialogues  : Michel  Duron. 

Auteur  : M.  Kolpé. 

Décorateurs  : R.  Gys  et  Allan. 

Opérateurs  : Porchet,  Alain 
Renoir,  Benitz,  Germain.  Titr- 
ruz. 

Musique  : Paul  Dessuu. 

Assistant  : Jean  Durvey. 

Interprétation  : Max  Dearly, 
Wissia  Diana,  Henri  Prestes, 
Maurice  Baqmet,  Mila  Parély, 
Jean  Tissier,  Charpin,  Mou- 
loudji,  Madeleine  Snffel  et  le 
Ski-Club  de  Paris. 

Studios  : Billancourt 

Enregistrement  : W.  E. 

Irng.  du  son  : De  Bretagne. 

Production  : Globus  Film. 

Edition  : Eclair-Journal. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
L’intrigue,  simple  et  char- 
mante, fait  vivre  plusieurs 
jeunes  gens  dans  la  montagne, 
et  nous  assistons  à leurs  idyl- 
les, à leurs  compétitions  spor- 
tives, au  triomphe  de  Pamour 
et  de  la  jeunesse. 

Une  extraordinaire  course 
de  descente  et  de  nombreux 
« clous  » réjouiront  les  ama- 
teurs de  sport  d’hiver,  et  com- 
bleront les  admirateurs  de 
belles  images  de  nature. 

SCENARIO.  — Pour  résis- 
ter à l’offre  d’achat  du  Palace  de 
la  Vallée , le  propriétaire  d'une 
petite  auberge  des  cimes  s’obs- 
tine à vivre  sans  clients.  Son  ne- 
veu. séduisant  et  bon  skieur, 
recrute  des  élèves  de  skis,  et 
gagne  un  concours  de  saut.  Ga- 
gnera-t-il de  la  même  façon  le 
concours  de  descente  ? Un  ins- 
tant menacé  par  celle  qu’il  ai- 
me : Hélène,  skieuse  remarqua- 
ble, celle-ci  le  laisse  gagner  afin 
qu’il  sauve  son  auberge  de  la 
faillite. 

TECHNIQUE.  — L’  histoire 
sentimentale  est  agréablement 
traitée,  mais  laisse  souvent  la 
place,  et  nous  ne  nous  en  plain- 
drons pas,  à la  beauté  des  scè- 
nes de  sport,  photographiées 
dans  de  très  beaux  paysages  nei- 
geux par  de  véritables  artistes. 
La  partie  humoristique  du  film 
bénéficie  d’un  dialogue  amusant 
de  Michel  Duran. 

INTERPRETATION.  — Max 

Dearly  joue  de  façon  inénarra- 
ble le  propriétaire  despotique 
du  Palace,  tandis  que  Mila  Pa- 
rély est,  avec  esprit,  son  incan- 
descente héritière.  Charpin  (l’au. 
bergiste  coléreux),  Henri  Pres- 
ies  excellent  skieur  et  beau 
garçon,  Maurice  Baquet  si  co- 
casse, Mouloudji  plein  de  natu- 
rel, enfin  Jean  Tissier  qui  amu- 
sera le  public  sont,  avec  les 
charmantes  Assia  et  Wissia  Din- 
na,  les  protagonistes  de  la  co- 
médie. 


14 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


exxxxxxi  cine 


'Jtt 

FRjSJf^lSI 


RAPHIE 

"SE 


♦ ♦♦♦♦ 


:xr  rrrr  rxxx  1 1 z x xm 


Les  films  nouveaux  à Paris 


PETITES  AMNOHTCES 


MAURITIUS  CINEMA 


Sema  i ne 

du  24-4-411  au  30-4-40 
FILMS  l' LANÇAI  S 

Le  Feu  de  Paille  (1"  sem.) 
(Pararaount)  (G.  F.). 

Elles  étaient  Douze  Femmes 
(2°  semaine)  (Le  Français) 
(Filmsonor). 

Les  Musiciens  du  Ciel  (3"  s.) 
(Aubert)  (F’ilmsonor). 

Tempête  (4°  sem.)  (Marignan) 
(Uiscina). 

Narcisse  (5e  sem.)  (Max-Lin- 
der)  (Gray  F'ilms). 

L’Homme  qui  cherche  la  Vé- 
rité (Marivaux)  ((F  sem.) 
(C.C.F.C.). 

Le  Danube  bleu  (Etoile) 
(5°  semaine). 

Battement  de  Cœur  (Made- 
leine) (13'  sem.)  (Ciné-Ail.) 

Sérénade  (9'  sem.)  (Impérial). 
(Astra-Paris  Film). 

FILMS  AMEP.l GAINS 
VERSION  ORIGINALE 

Quasimodo  O"  sem.)  (Nor- 
mandie) (R.  Iv.  O.). 

Un  Ange  en  Fournée  (1"'  s.) 
(Balzac)  (R.  K.  O.). 

La  Mélodie  de  la  Jeunesse 
(lrc  sem.)  (Biarritz)  (A.  A.). 

Chantage  (l'°  sem.)  (Marbeut) 
M.  G.  M.). 

Une  Etrange  Famille  (3e  s.) 
(César)  (Warner  Bros)  v.  o. 

Ni  note  h La  (4e  sem.)  (Colisée) 
(M.-G.-M.)  v.  o. 

Deux  d’Oxford  (4e  sem.)  (Les 
Portiques)  (M.-G.-M.)  v.  o. 

Mon  Mari  court  encore  (4"  s.) 
(Lord-Byron  ) (M.-G.-M.). 

En  Français...  Messieurs  ! (ü  ' 
sem.)  (Champs  - Elysées) 
(Paramount). 

La  Mousson  (7°  sem.)  (Le  Pa- 
ris) (Fox). 

La  Grande  Parade  de  Disneg 
(8'  semaine)  (Cinéphone) 
(R.  I\.  O.  Radio). 

Divorcé  malgré  lui  (4“  sem.) 
(Avenue). 

FILMS  DOUBLES 

Les  Conquérants  (5e  semaine) 
(Olympia)  (Warner  Bros). 

Les  Aventures  de  Sherlock 
Moi  mes  (lre  sem.)  (Rex) 
(Fox). 


SYRSE  - LIBAN 

LEVANT-FILMS 
8,  rue  Georges-Picot 
BEYROUTH 


Se  propose  de  distribuer 
des  films  français  en  Sy- 
rie et  au  Liban. 

Se  charge  également  de 
représenter  Maisons  Fran- 
çaises d’appareils  sonores. 
Très  sérieuses  références. 


Illllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 


Demandes  et  ol]  res  d’emploi  : 3 Ir. 
la  ligne.  — Achat  et  vente  de  matériel, 
de  salies,  annonces  immobilières  et  de 
orevets  : 9 fr.  la  ligne. 

Uuns  les  catégories  ci-dessus,  12  li- 
gnes gratuites  pur  an  pour  nos  abon- 
nes. 

Annonces  commerciales  pour  la  veille 
de  lilins  : 50  fr.  la  ligne. 

Pour  les  annonces  domiciliées  au 
journal,  1 fr.  de  supplément  pour 
î rance  et  Empire  Français;  3 Ir.  pour 
l'Etranger.  Les  petites  annonces  sont 
payables  d’avance.  L’administration  du 
journal  décline  toute  responsabilité 
ijuant  à leur  teneur. 

GrFRESD’EMPLQI 

On  demande  un  bon  étalon- 
nent’, sérieuses  références. 

Ecrire  n°  110. 


DEMANDES  D’EMPLOI 


Représentant,  bonnes  réfé- 
rences, cherche  représentation 
ou  agence  régionale. 

Ecrire  n°  119. 

Directeur  non  mobilisable, 
42  ans,  excellentes  références 
sur  Paris,  demande  emploi  chef 
de  poste  Paris  ou  province. 

Ecrire  Chevrier,  112,  cours  de 
Verdun,  Bordeaux. 


Secrétaire  sténo  - dactylo, 

au  courant  distribution  el  loca- 
tion, cherche  emploi 
Ecrire  n"  111. 


Jeune  fille,  21  ans,  bonne 
sténo-dactylo,  production,  pro- 
grammation, cherche  emploi  sé- 
rieux et  stable. 

Ecrire  n"  112. 


Très  bonne  secrétaire  sté- 
no-dactylo, français,  anglais, 
traduisant  facilement  l’espagnol, 
bien  au  courant  location,  publi- 
cité, bonnes  références,  préten- 
tions modestes,  cherche  place 
sérieuse. 

Ecrire  n°  113. 


Union  permanente  Franco  - Anglaise 

DEUX  EMPIRES 
APPLAUDISSENT 


SUCCÈS  ÉCLATANT 

au  CANADA 

en  AFRIQUE  DU  NORD 

UN  FILM  DE 

HENRI  F LOREZ 


Excellente  téléphoniste  ci- 
néma, longues  références,  cher- 
che emploi. 

Ecrire  n"  114. 


Jeune  homme  très  sérieux, 
quatre  mois  de  cabine  Western, 
cherche  place  d’aide-opérateur. 
Ecrire  n°  115. 


ACHAT  MATÉRIEL 


Sommes  acheteurs  comp- 
tant, matériel  de  prises  de  vues 
et  de  sonorisation  en  excellent 
état. 

Ecrire  n"  116. 


VENTES  MATÉRIEL 


Exceptionnel,  caméra  De- 
brie,  Parvo  métal  129  m.  Opti- 
que Tessar,  pied  panoramique, 
matériel  complet. 

Ecrire  n"  117. 


DIVERS 


Cinéaste  effectuant  prochai- 
nement un  voyage  en  Espagne, 
se  chargerait  de  toutes  missions 
commerciales  très  sérieuses. 

Ecrire  n°  118. 


Prendrais  gérance  cinéma, 
Paris,  Banlieue,  Province, 

Ecrire  M.  Marguery,  159,  ave- 
nue Président-Wilson,  Puteaux 
(Seine). 


ÉCHOS 


A LA  TWENTEETH 

CENTURY  FOX 

M.  Benjamin  Miggins,  qui  re- 
vient de  New  York,  est  accom- 
pagné de  son  nouvel  adjoint, 
M.  William  van  Beveren.  M.  van 
Beveren,  d’origine  hollandaise, 
secondera  M.  Miggins  pour  tou- 
tes les  questions  européennes. 

A PROPOS 
DE  NOS  NOUVELLES 
« BULGARES  » 


Précisons,  puisqu'il  a été  ou- 
blié dans  notre  dernier  numéro, 
le  nom  de  notre  correspondant 
particulier  à Sofia  à qui  nous  de- 
vons les  récentes  nouvelles  de 
Bulgarie  : M.  Sammy  I).  Bera- 
eha. 


Il  n’y  a pas 
de  présentations 
cette  semaine. 


MAURITIUS  CINEMA 
CORPORATION 

Route  Royale,  Rose  Hill 

ILE  MAURICE 

demande  bons  films  français 
Faire  offre  directe. 


A ALBERT 
(PUY-DE-DOME) 

Nous  apprenons  que  M.  Bégon, 
l’actif  directeur  de  la  Scala 
d’Ambert,  vient  de  transformer 
son  équipement  de  cabine  avec 
les  nouveaux  projecteurs  froids 
« Victoria  VI  »,  inslallation 
traitée  par  M.  François  de  Gre- 
noble, agent  des  Etablissements 
Cinélume,  3,  rue  du  Colisée  à 
Paris. 

UNE  INITIATIVE 
QUI  MERITE 
D’ETRE  SIGNALEE 

Jeudi  11  avril,  la  Société  Pa- 
thé-Cinéma  et  la  Société  Dis- 
cina  ont  eu  la  délicate  attention 
de  verser  la  recette  intégrale  de 
la  soirée  à : L’Organisation  pour 
l’envoi  au  front  d’ambulances 
neuro-chirurgicales. 

11  convient  de  souligner  cette 
initiative  absolument  désinté- 
ressée, et  qui  ne  cachait  aucune 
intention  publicitaire  puisque  le 
film  Tempête,  de  Bernard-Des- 
champs  en  était  à son  septième 
jour  d’exclusivité  après  un  bril- 
lant lancement. 

Les  recettes  furent  d’ailleurs 
les  plus  fortes  que  le  Marignan 
ait  enregistrées  depuis  la  guerre. 

Félicitons  M.  Paulvé,  admi- 
nistrateur de  la  Société  Discina 
et  Pathé-Cinéma  pour  ce  geste 
généreux. 

MONASTERES 
DE  BUKOVINE 

Le  film  Tempête,  qui  passe  au 
Marignan,  est  précédé  d’un  do- 
cumentaire réalisé  par  Robert 
Alexandre,  sur  les  « Monastères 
de  Bukovine  ».  Il  est  particu- 
lièrement intéressant,  alors  que 
les  Etats  balkaniques  se  grou- 
pent pour  faire  respecter  leur 
indépendance,  de  voir  en  Rou- 
manie comment  les  qualités  pro- 
fondes du  peuple  roumain,  son 
respect  des  traditions  soutenant 
sa  Foi  religieuse  ont  formé  un 
rempart  contre  lequel  s’est  tou- 
jours heurté  l’envahisseur  qui 
n’a  jamais  pu  avoii  raison  de 
cette  force  tranquille  qu’est  : 
l’unité  nationale. 


Les  Abonnements 
à notre  Revue  peuvent 
être  réglés  à notre 
Compte 

Chèques  Postaux 
PARIS  702-66 


lmp.  de  La  Cinématographie  Française.  29,  rue  Marsoulan,  Paris. 


Le  Gérant  : P.  A.  Harlé, 


MJIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIilllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll!lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllillllllllllllllllllll|||||||||||l!lllll||||||||||||||||||||||l 


FOURNITURES  GÉNÉRALES 
POUR  EXPLOITATIONS  CINÉMATOGRAPHIQUES 


E.  STENGEL 

Il  et  13  Faubourg  Saint- Martin 

PARIS  (10e) 

Téléphone  : Botzaris  19-26 


charbons,  lampes  de  projection  et  d’exci- 
tation, miroirs,  objectifs  optique  supé- 
rieure, Pathéine,  Imite  pour  projecteurs, 
papiers  rouleaux,  bandes-papillons,  im- 
primerie spéciale  de  tickets  d’entrée, 
films  : entr’acte,  etc...,  film  humoristique 
pour  alerte,  pièces  détachées  Pathé,  Gau- 
mont C.  M.  et  C.  /U.  C.  B. 

Seg.  29  et  Seg.  31 


POUR  NOS  SOLDATS 

Directeurs,  ne  ralen- 
tissez pas  votre  effort. 
Offrez  toujours  des  tim- 


PO 

UR  NOS  SOLDA 

IS 

z: 

< ■ 
Lj 

i 

1 

L 

s. 

«t  : 
as 

a t 

DES  ŒUVRES 

o 

bres  à vos  spectateurs. 
L’œuvre,  patronnée  par 
le  Président  Daladier,  a 
besoin  d’argent,  de  beau- 
coup d’argent  pour  se- 
courir nos  poilus  sans 
ressources. 


FAUTEUILS 


POUR  AVOIR  LES  MEILLEURS  PRIX 
DANS  LA  MEILLEURE  FABRICATION 

CONSULTEZ  SANS  HÉSITER 

CINÉ-  SIÈGES 

45,  RUE  DU  VIVIER  à AUBERVILLIERS  (Seine) 

Téléphone  : FLANDRE  01-08 


Kise  en  Scène  de  Jacques  EstLtvtK 

• Albert  PRÈJEAN  et  conchita  MONTENEGRO  4«c  ditaPARLO 

Guiuaume  de  SAXE  Georges  PËCLET- Roger  LEGRIS 
Jacques TARRIDE  et  Jim  GÉRALD 

R'educHcfî  ILS  FttttS  BERft.Müjlque  de  JeaeWIENER  ' . 


Affiche  120  X 1 60  dessinée  par  Buridan  pour  DIS. PA 

IMPRIMÉE  PAR 

LA  CINÉMATOGRAPHIE  FRANÇAISE 

29,  rue  Marsoulan,  PARIS  (12*) 

Téléphone  : DIDEROT  85-35  (3  lignes  groupées) 


FILMS  ALBATROS 

, Avenue  Vion  Whitcomb 
PARIS-16» 

Tel.  : Jasmin  18-96 


Représentant  généra)  pour 
Europe  Continentale 
Ernest  WETTSTEIN 
116  bis,  ou.  des  Cluttii ns-Elusêes 
PARIS 

Tel.  : BAL.  84-38 
Câbles  ERWETT- PARIS 


37,  Avenue*  <l«s  ühainjiN-KI vsées 
l*  \ 1 » 1 s (V1I1-) 

Téléphone  : Balzac  40-38 
Cables  : 1 Kl!  KlitëN -l»\  B 1 S 

LIBRE 

1H 


ILFORD1 

Pellicule  vierge  ʧ 

Agents  Exclusifs 

WELLINGTON  & WÀRD  S.  A.  | 

52,  rue  de  Dunkerque  = 
PARIS-IX*  | 

Tél.  : Truc!.  83-82.  1 

Télégr.  : Wellward.  = 


MATERIEL  MODERNE  - TRANSPORTS  - DOUANES 


COPy-BOURSE 

130,  rue  Montmartre 

Tél.  : GUT,  15-11 

est  ouvert  et  se  charge 
tous  travaux  machine 
à écrire 


Travaux  machines  et 
duplicateurs 


C.T.M.C. 

320,  rue  Saint-Honoré 
PARIS  (Ier) 

Téléphone  : Opéra  24-91 


APPAREILS  SONORES 

« ELECTROPHONIC  » 
« SUPER-PHONIC  » 

SALLE  DE  VISION 
AUDITORIUM 
MATERIEL  COMPLET 
POUR  CINEMAS 


EN  PREPARATION 


LES 

SIÈGES 

U 

m 

STELLA 

USirtE  a LABRUCUÎÈRE  .TARN 

MICHAUX&6UERIN 


TRANSPORTS  EXTRA  RAPIDES  DE  FI  If 

2. RUE  DE  RÛCROY 


Trudaine  72-81  (7  ligne») 

Permanent  nuit  et  jour. 


Rapid  Universal  | 
Transport  | 

Tél.  : Trud.  01-50  = 


TRANSPORTS  = 
RAPIDES  DES  FILMS  = 
TOUTES  DIRECTIONS  | 


2,  rue  Thimonnier 

PARIS  (IXe) 


bamPs  0 

art  bien 
.s  bonne 


accuerin 

soi'  ée* 

pierre 


ominuns,  " 

iSributron 


nrou- 
rapides  et 

nés  Bated* 


tout  er 

faction 


d-Descn<m 

t et  tes  inc‘ 

,n  nécbrsse 


,e  Modal*]* 

1 lie  l’un 
:0mïne 

Bené  ManneuB 


T en1  P 


nous  < 

nelte.  s 

scène. 


H FlLtf  D' 


,uccès  auprès 


oticie 


•icaine 

scènes 


d’amour, 
oute  conv 
et  tort  bi 


e,  nuance 
halerne  t« 
montées 


français 


brillant 


sur  un 
iualites 


nale,  Q 
etrouvt 
i scène, 


-uxe»cs) 

douteux 


équipe 


fection 


1 drawatil»* 

SSordre. 


Cincùinu 


3,  RUE  DU  COUSÉE,  PARIS 


Téléphone  : ÉLYSÉES  44-00 


FOIRE  DE  PARIS 

du  II  au  27  MAI  1 940 

STAND  B - HALL  43 

I— — — — — — ■ — 1B^— — ■ mæzz-z.  »B— — — —MM 





SOCIETES  E IV  ACTIVITE 


27,  rue  Dumont-d’Urvilie,  PARIS 

Téléphone  : Kléb.  93-86 


% 

JS 

£ 

Société  anonyme 

122,  Champs-Elysées 

l'elêph.  : llulzac  38-10  et  11 

nous  offre  toute  une  série  de  grands  filins 


LES  FILMS 


| 

1 


Marcel  Pagnol 

13,  rue  Fortuny,  PARIS 
Téléphone  : Carnot  01-07 


44,  Champs-Elysées 
PARIS 

r Elysées  04-31 

Sous  les  Toits  de  Paris, 
A nous  la  Liberté,  Le 
Grand  Jeu,  Pension 
Mimosas,  La  Kermesse 
héroïque,  Désiré,  En- 
trée des  Artistes,  La 
Fin  du  Jour,  Derrière 
la  Façade 


5 


NCINEX 


4 A . CH  AM  PS- Ë LYS  É ES— PARI  S _ô 

Téléphone  : balzac  13-18  et  13-19 
Ad.  Tél.  : francinexso-paris 


& 


LES  FILMS  CRISTAL 

63,  Champs-Elysées,  Paris 

Téléphone  : Elysées  00-00 

Ponde  des  Heures  — Vignes  du  Seigneur 
Claudine  à l’Ecole  — Enfant  de  Troupe 
Marraine  du  Régiment  — Moulin  dans  le 
Soleil  — Héros  de  la  Marne 

Vous  Seule  que  j’aime 
Cas  de  Conscience  — Saturnin 
L’Ombre  du  2e  Bureau 
Après  Mein  Kampf,  mes  Crimes,  par 
A.  Hitler 
L’Espion  noir 

EDITIONS  EMILE  CAPELÏER 

27,  rue  de  Turin,  Paris  (8e) 
Téléphone  : Europe  49-40 
Petite  Peste  (2.500  m.) 

G.  Cadix  - R.  Lefèvre 
Mot  de  Cambronne  (1.200  m.),  Sacha  Guitry 
Route  heureuse  (Epoc)  (2.200) 
Edwige  Feuillère 

Jeunesse  (Epoc)  (2.600  m.),  Lisette  Lanvin 

Remarions-nous  (Epoc)  (1.200  m.) 
Sans  Elle  (800  m.) 
Documentaires  en  600  et  800  m. 


LES  PRODUCTIONS 

FOX-EUROPA 

DISTRIBUTEURS  DE 


c°Hpa^ 


I ROBERT  JULIÂT 

î 24,  rue  de  Trévise,  Paris  (90 
Ë Provence  38-36 

TOUS  LES  ACCESSOIRES 

POUR  LA  CABINE 

[Charbons  — Miroirs  — Cellules  — Lampes 
[excitai rires  et  Tambours  dentés  pour  appa- 
\ reils  de  toutes  marques 


Les  Films  DE  KOSTER 

20,  boulevard  Poissonnière,  Paris. 

Téléphone  : Provence  27-47. 

UN  GOSSE  EN  OR 
TROCS  ARTILLEURS  A L’OPERA 
AMOUR  INTERDIT 
RETOUR  DE  ZORRO 
REVANCHE  DE  ZORRO 
CŒUR  DE  GOSSE 


/ 


4 


5,  av.  Velasquez! 
PARIS  (80 
Téléphone  : 
Laborde  88-50 
6 lignes 
groupées 

Représentant  de 

FILMS  EMKA 

Bruxelles 

c.  c.  c. 

Bordeaux 

A.  G.  L.  F. 
Marseille 

Vente 
1 ’ étranger 


<J.>,  Champs-Elysées  ttfiiti* 

Elysées  42-78  et  51- 11*  1 

Âd.  DI.:  BR  UJNFILM  FRIC-FRAC 

VOUS  K’ AVEZ  RIEN  A DECLARER 
LE  VEAU  GRAS 


37,  avenue  George-V,  PARIS 
Téléphone  : Elysées  94-03  et  la  suite 


VEDIS 

FILMS 

TROIS  VALSES 
LOUISE 
ROSE  DE  RIO 


Société 

Anonyme 


PARIS 

FILM 

LOCATION 

79,  CHAMPS-ÉLYSÉES 

Adr.  Télégr.  : PARIFILM 
Téléphone  : Balzac  19-45 


Représentant  de  = 

OMNIA  FILMS  Ltd  | 

Londres  = 

Vente  exclusive  des  meilleurs  films  anglais  = 

L'ESPION  NOIR  (C.  Veidt)  -= 
CONTREBANDE  (C.  Veidt)  -= 
Q PLANES  (Laurence  01i-= 
vier  - R.  Richardson)  -= 
ROYAL  DIVORCE  (P.  Blan-= 
chard  - Ruth  Chatterton)  - = 
TWENTY  ONE  DAYS  (Laurence  Olivier  - V.  Leigh)  - = 
THUNDER  IN  THE  CITY  (Edw.  G.  Robinson)  = 


05,  Champs-EI\*ci-3 
Elysées  42-78  ci  ôï-49 

Ad.  Tel.:  B-cAUNFILM 


et  des  première  parties  de  qualité 


LIBRE 


LIBRE 


36,  avenue  Hoche 
Paris  (8e) 

Téléphoné  : 
Carnot  30-21  et  30-22 

Adresse  télégraphique 
JESTICFILM 
PARIS 


x 

PRÉSENT  AT  ION  CORPORATIVE 


AU  FRANÇAIS  38,  Bd  des  Italiens 


LUCIEN  BAROUX 
JOSEPHINE  BAKER  SATURNIN  - FABRE 
MICHELINE  PRESLE  AIMOS 

GABRIELLE  DORZIAT  j£AN  TISSIER 
MARGUERITE  PIERRY 

DANS  UN  FILM  DE 

JACQUES  DE  BARONCELLI 


UNE  FAUSSE 


Scénario  et  Dialogue  de  MICHEL  DUR  AN 


MME| 


TIRÉ  DU  ROMAN  DE 

PIERRE  NORD 

Grand  Prix  du  Roman  d’aventures 


F.  *A;  I 5,  Rue  Lo^d-Byron 


Un  film  de  JEAN  DRÉVILLE 


DE  L’ACTION 

comme  dans  Les  Trois  Mousquetaires 

DE  LA  GAITÉ 

comme  clans  Ms  Toute  T Honjleur 

DE  LA  COCASSERIE 

comme  dans  Tout  s arrange 

DE  LA  JEUNESSE 

comme  dans  Clair  Je  Lune 

DES  IDÉES  NEUVES 

comme  dans  Le  Chanteur  Inconnu 

DE  LA  FANTAISIE 

comme  dans  Arsène  Lupin  Détective 

DI  S TROUVAI  I LI  S MUSICALES 

comme  dans  Sola 

UNE  TECHNIQUE  IMPECCABLE 

comme  dans  La  V terge  Folle 

VOILA  CE  QUE 

HENRI  DIAMANT-BERGER 

le  grand  metteur  en  scène  français  a mis 
dans  son  soixante-dix-septième  film 

Touidon  de  Paris 


AVEC 

RAY  VENTURA 


qui  bat  tranquillement  tous  les  records  de  recette  et  de  succès 
dans  les  meilleures  salles  de  France  et  de  1 étranger. 


CHASSE 

GARDEE 


Plllllllll!llllllllllllllllllllllllllllllllll| 

Ü 22'  ANNÉE  g 

= PRIX  » 5 Francs  | 

il Mil IIIIIII 

LE  CINEMA  FRANÇAIS 

REDACTION  ET  ADMINISTRATION  : 

29,  rue  Marsoulan,  Paris  (12e) 

Adr.  Télégr.  : LACIFRAL  Paris. 


CIME 


RAPME 


I M®  3.122  g 
= 4 MA!  1 940  1 

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiüiirË 


Rédacteur  en  chef  : Marcel  COLIN-REVAL 
Directeur  : Paul  Auguste  HARLÉ 

Rédacteur  en  chef  (par  intérim)  : Lucie  DERAIN 


Téléphone  : Diderot  85-35  (3  lignes  group.) 
Compte  chèques  postaux  n°  702-66,  Paris 
Registre  du  Commerce,  Seine  n°  291-139. 

Abonnement  : 

France  : 121  fr.  20. 

Etranger  : 200  et  250  francs. 


M.-G.-M.  programme 
six  documentaires  français 

Six  parmi  les  meilleurs  films  docu- 
mentaires français,  réalisés  à l’occasion 
de  l’Exposition  de  New  York,  ont  été  pris 
en  programmation  par  M.-G.-M.  en  Amé- 
rique. 

Ce  sont  : « Mission  de  la  France  » 
(Ichac  et  Ruffin),  « La  Cité  Universitai- 
re » (R.  Guy-Grand),  « Profil  de  la  Fran- 
ce » (Abel  Gance  et  Jean  Tedesco), 
« Neiges  de  France  » (Ichac),  « Artères 
de  la  France  » (Jean  Epstein).  Enfin 
« Chartres  »,  de  Vigneau,  qui  reçut  à la 
dernière  Biennale  de  Venise  un  accueil 
très  flatteur.  Il  est  intéressant  que  ces 
films,  qui  offrent  une  haute  valeur  de  pro- 
pagande française,  non  seulement  tou- 
ristique, mais  générale,  soient  présentés 
largement  au  public  d’Oufre-Atlantique. 

P.  M. 


Viviane  Romance,  troublante  héroïne 
de  Angélica,  film  de  Jean  Choux. 
Prod.  : Scaléra.  Distr.  : Discina. 


Les  Opérateurs  français  du  Service 
Cinématographique  de  l'Armée  à l’honneur 

Toute  la  Presse  a relaté  le  courage  tran- 
quille des  opérateurs  du  S.  G.  A.  qui,  fil- 
mant l’attaque  allemande  sur  Namsos,  tin- 
rent jusqu’au  bout  dans  le  clocher  de  l’égli- 
se, seul  bastion  intact  de  la  ville  en  ruines, 
et  prirent  toutes  les  phases  du  bombarde- 
>.  ment  « diabolique  » des  Allemands.  Leur 
refuge,  atteint  à son  tour,  les  pierres  tom- 
bant autour  d’eux,  iis  terminèrent  leurs  pri- 
ses de  vues  et  ne  descendirent  que  bien 
plus  tard.  Aucun  d’eux  ne  fut  blessé,  et  leurs 
films  demeurèrent  intacts. 

Joignons-nous  à la  Presse  quotidienne 
pour  rendre  hommage  à ces  serviteurs  de 
la  France  qui  continuent,  sous  les  obus, 
leur  dur  métier  de  chasseurs  d’images. 


Réformes  purement  cérébrales... 


Nous  avons  tous  lu,  dans  les  récents  numéros 
de  la  Cinémato,  les  fort  judicieuses  réformes 
préconisées  par  M.  Paulvé,  ainsi  que  les  obser- 
vations que  M.  Vandal,  Président  de  la  Cham- 
bre Syndicale  des  Producteurs  Français,  nous  a 
donné  à insérer  à leur  sujet. 

Il  est  une  chose  qu’il  sera  peut-être  utile  de 
rappeler  à l’occasion  de  ce  débat. 

Par  décret,  en  date  du  29  juillet  1939,  pu- 
blié au  Journal  Officiel  du  3 août  1939,  signé 
Albert  Lebrun,  Edouard  Daladier  et  Paul  Rey- 
rtaud  (ces  deux  très  honorables  signataires  étant 
chargés,  chacun  en  ce  qui  le  concerne,  de  l’exé- 
cution de  ce  décret)  il  a été  institué  : 

1 0 La  déclaration  officielle  des  bil- 
lets d’entrée  dans  les  salles  de  specta- 
cles ; 

2°  Un  échange  d’informations  sur 
les  résultats  des  recettes  entre  les 


agents  des  Finances,  les  sociétés  d’Au- 
teurs  et  un  Organisme  central  profes- 
sionnel de  Contrôle  et  de  Statistique 
de  l’Industrie  cinématographique  dont 
le  décret  spécifie  et  encourage  la  créa- 
tion. 

Sans  aller  Quai  Voltaire  chercher  le  Journal 
Officiel  du  3 août,  on  trouvera  le  texte  intégral 
du  décret  en  question  dans  la  Cinémato  du  5 
août  39. 

Chacun  peut  donc  lire  aisément  et  se  deman- 
der comme  moi  : Pourquoi  les  Producteurs  et 
les  Distributeurs  n’ont-ils  pas  encore  créé  l 'orga- 
nisme central  professionnel  que  leur  demande 

l’Etat  ? 

Pourquoi  continuer  à discuter  puisque  la 
question  est  résolue  dans  son  principe  officiel  et 
qu’il  n’y  a plus,  depuis  l’avant-guerre  même, 
qu’à  agir  ? Paul  Auguste  H. 


LA  PRODUCTION  PEUT-ELLE  ORGANISER 
SES  CADRES  DE  GUERRE  ? 

A propos  du  décret  ministériel 
sur  les  congés  professionnels 


Rappelons  le  texte  de  la  décision  mi- 
nistérielle N 210074  I A.S./F.M.A.  qui 
prescrit  qu’à  partir  du  1er  mai  il  ne  sera 
plus  accordé  de  nouvelles  « mises  en  af- 
fectation spéciale  ». 

Cette  mesure  sera  compensée  par  la 
mise  en  vigueur  du  système  des  « con- 
gés professionnels  » aux  officiers,  sous- 
officiers  et  hommes  de  troupe  des  ré- 
serves permettant  de  reprendre,  pen- 
dant une  courte  durée,  leur  activité 
professionnelle,  lorsque  cette  activité 
doit  permettre  de  faire  face  à un  be- 
soin temporaire  dans  un  domaine  tou- 
chant aux  intérêts  immédiats  de  l’Eco- 
nomie Nationale. 

La  durée  de  chaque  congé  profession- 
nel ne  peut  dépasser  deux  mois... 

' * : 

*_* 

Mais  quel  peut  être  son  emploi,  dans 
la  mesure  où  le  Cinéma  français  sera 


considéré  comme  « domaine  touchant 
aux  intérêts  immédiats  de  l’Economie 
Nationale  ? » 

Pour  certaines  branches  de  la  Produc- 
tion, deux  mois  seront  largement  néces- 
saires... je  veux  dire  pour  les  interprè- 
tes, vedettes,  seconds  rôles  et  figura- 
tion... je  veux  dire  aussi  : opérateurs  de 
prises  de  vues,  chefs  ou  cameramen,  in- 
génieurs du  son,  soundmen...  qui,  tous, 
ne  travaillent  que  durant  le  temps  précis 
des  prises  de  vues. 

Or,  un  film  ne  dure  guère  plus  de  six  à 
huit  semaines  de  prises  de  vues  exté- 
rieurs compris,  sauf  quelques  cas  excep- 
tionnels, du  type  de  « Untel  Père  et 
Fils  ». 

Maïs  le  metteur  en  scène  devra-t-il  se 
résigner  à n’être  que  le  directeur  des 
prises  de  vues,  sans  avoir  l’avantage  de 
collaborer  au  découpage  du  scénario, 
sans  pouvoir  préparer  son  travail,  ni 
choisir  sa  troupe  et  ses  collaborateurs, 


6 


♦♦♦♦♦♦♦ ♦ ♦♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦♦♦♦♦♦♦» 


ONEitiraffiRAPHiE  crxxxrTTTxxxrrrrxxrxrxx: 


enfin,  sans  présider  au  délicat  montage 
des  images  signées  par  lui  ? 

Le  directeur  de  production,  l’assistant 
qui,  eux  aussi,  travaillent  parfois  deux  ou 
trois  mois  avant  le  premier  tour  de 
manivelle,  et  qui  n’en  ont  terminé  avec 
leur  tâche  que  lors  de  la  présentation  en 
public  de  cette  œuvre  collective  qu’est 
un  film,  devront-ils  bâcler  la  produc- 
tion ? 

Applaudissons  la  formule  souple  du 
« Congé  professionnel...  » Mais  deman- 
dons aux  Pouvoirs  Publics  de  bien  vou- 
loir reconsidérer  ces  cas  d’espèce,  di- 
vers, minutieux,  que  groupe  chaque  en- 
treprise cinématographique  appelée  Pro- 
duction. 

Ou  alors  attendons-nous  à ne  voit  réa- 
liser en  France  que  des  films-arlequins, 
qui  auront  été  préparés  par  une  équipe, 
tournés  par  une  autre,  et  montés  et  pré- 
sentés par  une  troisième...  au  détriment 
de  l’homogénéité  sans  laquelle  une  œu- 
vre d’art  n’est  plus  qu’un  produit  manu- 
facturé médiocre...  Lucie  Derain. 


Jean  Painlevé, 

auteur  de  nombreux  films  scientifiques. 


Paroles  de  M.  Henri  Clerc  : 

Il  ne  faut  pas  perdre 
le  Marché  étranger 


Nous  sommes  allé  voir  M.  Henri  Clerc, 
Président  du  Conseil  International  de  la 
Production  Cinématographique,  pour  lui 
demander  son  avis  sur  les  possibilités  de  la 
production  française  en  temps  de  guerre  : 

« La  Presse  a multiplié  les  protestations 
contre  l’inertie  du  Cinéma  français.  Des 
journalistes  spécialisés  s’indignent  que  peu 
de  films  nouveaux  de  qualité  n’aient  encore 
été  tournés  depuis  la  guerre,  alors  que  les 
Allemands  ont  mis  dans  leurs  studios  plus 
de  vingt  films  en  chantier.  Allons-nous  per- 
dre le  marché  étranger  qui  demande  avec 
insistance  nos  films  ? 

« En  vérité,  le  gouvernement  s’est  ému 
de  cette  carence,  mais  il  lui  est  très  difficile 
d’v  parer  puisqu’il  ne  veut  pas  recourir 
aux  méthodes  totalitaires  de  nos  ennemis. 
La  situation  créée  par  la  baisse  des  recettes, 
qui  semble  se  fixer  à 50  % du  niveau  de 
l’hiver  dernier,  pose  des  questions  d’une 
extrême  complexité  : un  film  qui  serait 
réalisé  aux  prix  d’avant-guerre  n’offrirait 
plus  aucune  possibilité  d’amortissement 
sauf  le  cas  rare  d’un  immense  succès. 

« Se  rendant  compte  des  effets  d’une  telle 
situation,  metteurs  en  scène  et  vedettes 
avaient  fait  savoir,  dans  la  période  de  désar- 
roi qui  suivit  la  mobilisation,  que  pour  ren- 
dre possible  la  reprise  de  la  production,  ils 
étaient  prêts  à accepter  des  émoluments 
très  réduits,  à ne  toucher  au  comptant  que 
25  % de  leurs  cachets  et  à recevoir  le  reste 
sous  forme  de  participation  aux  recettes 
brutes  du  film.  Les  producteurs  reprenaient 
espoir...  Ils  pensaient  pouvoir  réaliser  des 
films  avec  un  prix  de  revient  réduit  en  ce 
qui  concerne  les  paiements  au  comptant, 
dans  une  proportion  à peu  près  égale  à la 
baisse  des  recettes.  Par  ailleurs.  Adminis- 
tration, Beaux-Arts,  Finance,  Informations, 
etc.,  etc...  se  préoccupaient  de  rendre  pos- 
sibles des  conditions  de  crédit  favorables  à 
la  production  et  de  réduire  les  dépenses 
exorbitantes  de  courtage  et  d’intérêts  su" 
capitaux  empruntés  par  les  producteurs. 

<;<  J'ai  l’impression  malheureusement  que 


ces  excellentes  dispositions  sont  aujour- 
d’hui, sinon  anéanties,  du  moins  entamées. 
Si  vraiment  la  tendance  aux  cachets  d’avant- 
guerre  se  maintient,  je  suis  persuadé  que 
bien  rares  seront  les  films  de  qualité  qui 
verront  le  jour.  Dans  nos  studios,  on  ne 
tournera  guère  que  des  bandes  médiocres 
sans  vedettes,  et  avec  des  moyens  rudimen- 
taires qui  ne  franchiront  pas  nos  frontières. 
Certes,  il  ne  faudrait  pas  non  plus  que  les 
producteurs  exagèrent  dans  le  sens  con- 
traire. Mais  de  ce  côté,  je  suis  sans  inquié- 
tude, artistes  et  metteurs  en  scène  ayant 
une  cote  commerciale  sauront  bien  se  dé- 
fendre. 

« Les  Pouvoirs  Publics  ont-ils  le  moyen 
d’intervenir  entre  les  deux  parties  ? Ils  ne 
peuvent  guère  opérer  que  par  persuasion  en 
plaidant  l’intérêt  général.  Qu’on  ne  s’étonne 
donc  pas  que  la  production  cinématogra- 
phique en  France  soit  lente  à reprendre  sa 
classe  internationale. 

« Les  Français  ont  acquis  le  sens  du 
cinéma,  maintes  productions  au  succès 
mondial  l’ont  prouvé  ces  dernières  an- 
nées. Il  nous  est  possible  de  faire  aussi 
bien,  même  pendant  la  guerre  (ce  qui 
constituerait  pour  nous  la  plus  habile  des 
propagandes)  pourvu  que  l’autorité  mi- 
litaire veuille  bien  parfois  accorder  quel- 
ques permissions  de  courte  durée  à des 
artistes  ou  à des  techniciens  impossi- 
bles à remplacer  et  pourvu  que  certains 
problèmes  financiers  signalés  plus  haut 
soient  résolus. 

« Les  ministères  nous  disent  à tous  pro- 
pos l’absolue  nécessité  d’exporter  : « Ex- 
porter pour  acheter  ce  qui  est  indispensa- 
ble à la  conduite  de  la  guerre  ».  Il  n’est  pas 
possible  que  puisse  être  méconnue  la  capa- 
cité d’acquisition  de  devises  que  représente 
le  film  français.  En  dépit  de  ce  que  peu- 
vent penser  certains  esprits  chagrins, 
le  cinéma  n’est  plus  une  branche  super- 
flue de  l’activité  nationale.  » 

S.  Gille-Delafon, 


Trois  Filins  français  passent 
actuellement  à Londres  : 

LA  MARSEILLAISE 
LA  TRAGÉDIE  IMPÉRIALE  et 
ILS  ÉTAIENT  NEUF  CÉLIBATAIRES 

Trois  films  français  sont  actuellement 
projetés  à Londres.  Nous  avons  déjà  an- 
noncé que  « Tragédie  Impériale  » passait 
à l’Embassy  où  il  est  accompagné  en 
double  programme  par  « French  Without 
Tears  »,  et  que  « La  Marseillaise  » était 
projeté  à l’Academy.  L’œuvre  de  Jean 
Renoir  ne  semble  pas  avoir  séduit  les 
critique  anglais.  Campbell  Dixort  écrit 
notamment  dans  le  Daily  Telegraph  : 
« Avec  Pierre  Renoir  dans  le  rôle  de 
Louis  XVI,  Louis  Jouvet  en  chef  révolu- 
tionnaire, et  Jean  Renoir  comme  metteur 
en  scène,  ce  film  aurait  dû  être  formida- 
ble. En  fait,  c’est  le  désappointement  de 
la  semaine  ». 

Troisième  film  français  projeté  à Lon- 
dres : « lis  étaient  Neuf  Célibataires  », 

I de  Sacha  Guitry,  qui  passe  depuis  deux 
semaines  au  Stdio  One  avec  un  bon  suc- 
cès. — Pierre  A. 

4 

La  Production  italienne  se  tourne  vers  les 
Auteurs  français 

Après  Le  Capitaine  Fracasse,  de  Théo- 
phile Gantier,  voici  cpie  la  production  ita- 
lienne s’intéresse,  à nouveau,  à Henry  Ba- 
taille. 

En  effet,  on  annonce,  en  projet  sensation- 
nel, la  réalisation,  dans  un  délai  assez  rap- 
proché, de  La  Donna  nuda,  traduisez  La 
Femme  nue  du  dramaturge  français.  Stella 
Film,  qui  prépare  cette  production,  aurait 
pressenti  Michèle  Morgan  pour  l’interpréter. 

H.  B. 

♦ — - 

Des  Films  parlants  français  sont 
projetés  en  Angleterre 
devant  les  troupes  britanniques 

Une  expérience  intéressante,  ayant  pour 
but  de  faire  connaître  aux  troupes  britan- 
niques qui  doivent  venir  en  France  des  as- 
pects typiques  de  la  vie  de  notre  pays,  vient 
d’avoir  lieu  « quelque  part  en  Grande-Bre- 
tagne. 

Cette  expérience  a consisté  à projeter  de- 
vant un  millier  de  soldats  anglais  un  pro- 
gramme de  films  documentaires  sur  ia 
France  avec  commentaires  en  anglais  et 
d’un  grand  film  français  avec  sous-titres  an- 
glais. On  avait  choisi  le  film  Otages  qui  mon- 
tre les  réactions  de  villageois  français  de- 
vant l’invasion  allemande  en  août  1914. 

Si  cette  expérience  donne  d’utiles  résul- 
tats, elle  sera  suivie  dans  toutes  les  unités 
anglaises. 

♦ 

Une  Version  anglaise  de  “ Après 
Mein  Kampf...  Mes  Crimes”  va 
être  projetée  en  Grande-Bretagne 

Londres.  Fa  compagnie  « Associated 
British  Corporation  » (ex-B.I.P.)  annonce  la 
prochaine  présentation  du  film  Mein  Kampf. 
my  Crimes,  version  anglaise  doublée  de  ia 
production  française  Après  Mein  Kampf.., 
mes  Crimes, 


fXIXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX3 


CINE 


RAPHIE 

SE 


DS 


♦♦♦♦ 


♦♦♦♦♦ 


Le  Cinéma  américain  s'inquiète 
des  répercussions  de  la  Guerre  européenne 

85  % des  revenus  des  Marchés  étrangers  affectés 


L’Assemblée  générale  de  l’Association  des 
Producteurs  et  des  Distributeurs  de  Films 
Américains  (M.P.P.D.A.),  généralement  con- 
nue sous  le  nom  de  organisation  Hays,  a eu 
lieu  à New  York  le  25  mars  dernier. 

Les  principales  questions  portées  à l’or- 
dre du  jour  étaient  : 

1°  Présentation  du  nouveau  budget  de  l’or- 
ganisation; 

2°  Démission  des  United  Artists  comme 
membre  de  la  M.P.P.D.A.,  reprise  depuis; 

3"  Répercusssions  de  la  guerre  européenne 
sur  le  cinéma  américain. 

Cette  dernière  question  est  actuellement 
l’une  des  plus  importantes  considérée  par 
l’industrie  cinématographique  américaine. 

Avant  la  guerre,  on  estimait  que  40  % des 
revenus  totaux  d’un  film  provenaient  de 
l’exploitation  en  dehors  des  Etats-Unis. 

La  Grande-Bretagne  comptait  pour  45  % 
du  revenu  étranger,  la  France  pour  13  %,  la 
Scandinavie  pour  4,  2,  % la  Pologne  pour 
1 %. 

Si  les  recettes  des  salles  ont  peu  baissé  en 
Grande-Bretagne  (à  peine  15  %),  le  projet 
du  gouvernement  anglais,  qui  consisterait  à 
ne  permettre  l’exportation  que  de  la  moitié 
des  revenus  établis  par  les  films  américains 
dans  ce  pays,  inquiète  fort  les  dirigeants  de 
1 l’industrie  cinématographique  à New  York 
et  à Hollywood. 

De  plus,  les  Dominions  britanniques  adop- 
teraient également  cette  mesure,  et  ainsi 
l’Empire  britannique,  qui  représentait  60  c/c 
du  marché  étranger  américain,  verrait  son 
j rapport  diminué  de  plus  de  50  %,  étant 
donné  la  baisse  des  recettes  due  à la  guerre.. 

En  France,  une  mesure  analogue  serait  à 
la  veille  d’être  prise. 

La  fermeture  des  marchés  polonais,  tché- 
coslovaques et  danois,  tombés  entre  les 
mains  de  l’Allemagne,  la  guerre  en  Norvège, 


le  Gouvernement  avantage 

l’Exploitation  cinématographique 



En  Italie,  les  sept  cents  salles  représen- 
tant 80.000  places,  qui  sont  la  propriété  de 
l’organisation  La  Force  par  la  Joie,  vont 
être  transférées  à l’entreprise  privée.  Le 
commerce  de  l’industrie  cinématographique 
sera  ainsi  délivré  de  la  concurrence  que  re- 
présentaient ces  salles.  L’activité  de  l’orga- 
nisation La  Force  par  la  Joie  se  bornera  à 
assurer  l’existence  d’une  salle  dans  toutes 
les  localités  au-dessous  de  5.000  habitants, 
qui  en  sont  dépourvues.  On  estime  que  de 
ce  fait,  cent  cinquante  salles  commerciales 
pourront  être  ouvertes  dans  l’année  en 
cours. 




Étabts 



CINELUNE 

FOIRE 

DE  PARIS 

STAND  B — HALL  43 
v — - — — v 

a diminué  de  7 % les  revenus  étrangers  des 
films  américains. 

Il  faut  compter  que  85  % du  marché  ci- 
nématographique étranger  américain  est  ac- 
tuellement touché,  dans  une  proportion  plus 
ou  moins  grande  mais  excédant  au  moins 
50  %. 

■ * 

1 * * 

Dans  les  pays  neutres,  la  situation  est  éga- 
lement difficile. 

En  Espagne,  l’interdiction  d’exporter  les 
capitaux  qui  existent,  rend  ce  marché  très 
difficile  à exploiter. 

Aucun  accord  n’a  pu  être  encore  établi 
entre  l’organisation  Hays  et  le  gouvernement 
italien  pour  la  reprise  de  l’exploitation  des 
films  américains  en  Italie.  Autre  marché 
perdu. 

D’autre  part,  en  dehors  de  toutes  ces  res- 
trictions, les  films  américains  se  trouvent 
maintenant  en  hutte  aux  exigences  très  stric- 
tes de  différentes  censures.  C’est  ainsi  qu’au 
cours  de  ces  derniers  mois  de  nombreux 
films  américains  ont  été  interdits  en  Suède, 
au  Danemark,  en  Belgique  et  en  Suisse. 

Les  raisons  données  par  la  censure  se  ba- 
saient sur  le  principe  que  la  projection 
dans  ces  pays  de  films  défavorables  à l’Alle- 
magne pourraient  faire  mettre  en  doute  leur 
sincère  désir  de  neutralité. 

I * 

* * 

Ainsi,  il  faut  compter  que  85  % du  revenu 
des  films  américains  sur  les  marchés  étran- 
gers sont  actuellement  touchés  dans  une 
proportion  plus  ou  moins  grande. 

En  gros,  on  peut  estimer  que,  du  fait  de  la 
guerre,  ce  revenu  va  être  diminué  de  plus 
de  sa  moitié,  c’est-à-dire  qu’il  ne  représen- 
tera plus  que  15  à 20  % des  revenus  totaux 
des  films.  — Pierre  .4. 


La  Biennale  de  Venise  1940  se  prépare 

Le  directeur  de  la  Biennale  de  Venise  a 
déjà  commencé  les  préparatifs  de  l’épreuve 
de  1940.  Les  divers  gouvernements  étra 
gers  ont  reçu  l’invitation  officielle  par  le 
soins  du  Ministère  italien  des  Affaires 
Etrangères,  et  plusieurs  adhésions  ont  déjà 
été  reçues.  On  ne  doute  pas,  à Rome,  que 
les  Etats-Unis  reprendront,  cette  année,  leur 
place  au  Lido... 

Le  nouveau  règlement  ne  comporterait 
que  peu  de  changements  : l’un,  toutefois, 
est  d’importance  : le  nombre  des  membres 
italiens  du  Jury  serait  sensiblement  réduit. 

P.  M. 

4 

“ Twenlietli  (cnlury  Fox  ” produira  en  1949 
seize  « Super-Productions  » 

M.  Schenck  vient  d’annoncer  que  le  pro- 
gramme de  la  20Z/i  Century  Fox  pour  1940 
comprendra  seize  grandes  productions,  un 
certain  nombre  de  films  d’un  prix  de  revient 
de  300.000  dollars  environ,  et  une  petite 
quantité  de  films  revenant  à bas  prix. 


Jacqueline  Delubac  et  André  Luguet 
dans  Le  Mystère  du  Bois  Belleau. 

Film  de  L.  Mathot.  (C.  F.  C.) 

Les  Acteurs  et  les  Metteurs 
en  scène  britanniques 
actuellement  à Hollywood 
sont  réclamés  à Londres 

Un  mouvement  important  se  dessine  ac- 
tuellement dans  la  Presse  angli  ise  pour  de- 
mander le  retour  en  Grande-Bretagne  de 
tous  les  acteurs  et  réalisateurs  anglais  tra- 
vaillant actuellement  sur  des  films  à Hol - 
lywood. 

La  raison  donnée  par  les  gens  de  l'indus- 
trie cinématographique  britannique,  c’est 
ipie  les  Anglais,  actuellement  à Hollywood, 
sont  les  meilleurs  du  cinéma  britannique  et 
qu'ils  sont  absolument  nécessaires  en  An- 
gleterre. 

A ce  sujet,  M.  Seton  Margrave  écrit  dans  le 
Daily  Mail  : 

« Les  films  britanniques  sont  considérés 
comme  d’une  importance  nationale.  Les  plus 
grandes  productions,  et  cela  a déjà  été  prou- 
vé, peuvent  être  réalisées  en  Angleterre. 
D'autre  part,  des  films  typiquement  britan- 
niques sont  actuellement  nécessaires  pour 
montrer  au  monde  l’effort  de  la  Grande- 
Bretagne  en  guerre,  son  armée,  son  aviation, 
sa  marine,  et  ce  n’est  pas  dans  un  pays  neu- 
tre que  de  telles  productions  pourront  être 
réalisées. 

« Le  cinéma  anglais  a besoin  du  produc- 
teur Victor  Saville,  qui  fit  J’étais  une  Es- 
pionne, de  Robert  Stevenson,  le  metteur  en 
scène  de  Tudor  Rose,  de  Herbert  Wilcox, 
qui  tourna  La  Reine  Victoria,  de  Frank 
Lloyd,  metteur  en  scène  de  Cavalcade,  de 
Edmund  Goulding,  réalisateur  de  La  Pa- 
trouille de  l’Aube,  de  Alfred  Hitchcock,  et 
des  vedettes  comme  Charles  Laughton,  Me-- 
le  Oberon,  Lauren-e  Olivier,  Greer  Garson, 
Vivian  Leigh,  Cary  Grant,  Maureen  O’Hara, 
Ronald  Colman,  Basil  Rathbone,  Herbert 
Marshall,  Sir  Cedric  Hardwicke,  Freddie 
Bartholomew,  etc... 

« Le  producteur  anglais  Michael  Balcon 
est  de  cet  avis.  Dans  une  lettre  ouverte,  pu- 
bliée par  le  Daily  Telegraph,  il  demande  le 
retour  des  artistes  et  techniciens  anglais  ac- 
tuellement  à Hollywood. 

Il  ajoute  « qu’il  est  immoral  de  voir  de 
jeunes  anglais  confortablement  installés  à 
l’abri  dans  un  pays  neutre,  à 10.000  kilo- 
mètres de  leur  pays  en  guerre,  alors  que 
leurs  compatriotes  de  leur  âge  portent  les 
armes  pour  défendre  la  patrie  ». 


En  ITALIE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


EYYYYYYY3  CIIME 


JÊft' 

mjïïfeR/ 

rR^f^is 


RA  PHI  F 

SE 


rcx: 


N"  082.4 66. 

La  façade  du  Condès,  cinéma  de  Lisbonne, 
pendant  l’exclusivité  de  Entente  Cordiale, 
film  de  M.  L’Herbier.  Prod.  : Max  Glass. 


Les  United  Artists  font  à nouveau 
partie  de  l’Organisation  Hays 

Nous  avions  annoncé,  en  son  temps,  que 
la  compagnie  américaine  United  Artists 
avait  démissionné  comme  membre  de  la 
M.  P.  P.  I).  A.,  plus  connue  sous  le  nom 
l’organisation  Hays,  qui  réunit  les  huit  gran- 
des compagnies  de  production  et  de  distri- 
bution cinématographiques  américaines, 
soit  Columbia,  M.-G.-M.,  H.  K.  O.,  20 th  Cen- 
tury  Fox,  Universal,  Warner,  United  Ar- 
tists et  Paramount. 

La  nouvelle  nous  parvient  de  New  York 
q\ue  les  United  Artists  ont  repris  leur  démis- 
sion. M.  Murray  Silverstone,  directeur  géné- 
ral des  United  Artists,  vient  d’êre  réélu  com- 
me membre  du  Conseil  de  l’organisation 
Hays  ainsi  que  Walter  Wanger,  un  des  pro- 
ducteurs de  United  Artists. 


Le  Cinéma  britannique  continue 
De  grandes  productions 
réalisées  en  Angleterre 


En  dépit  de  la  guerre,  le  cinéma  britan- 
nique veut,  comme  nous  l’avons  déjà  dit  ici, 
continuer  et  même  améliorer  son  activité 
dans  le  domaine  de  la  production. 

Cette  semaine,  deux  grands  faits  nouveaux 
sont  annoncés. 

Le  premier,  c’est  la  nouvelle  de  la  venue 
prochaine  en  Grande-Bretagne  du  produc- 
teur américain  Sol  Cesser  pour  y tourner 
plusieurs  grands  films  dont  le  premier  sera 
une  adaptation  du  livre  bien  connu  Les 
Aventures  de  Tom  Jones,  qui  serait  tourné 
à Denham  et  mis  en  scène  par  William  Ca- 
meron  Monzies  (qui  réalisa  La  Vie  future) 
avec  un  budget  de  300.000  livres  (52  mil- 
lions de  francs).  Ce  fdm  sera  distribué  dans 
le  monde  par  Warner  Bros. 

! * 

* * 

Une  autre  grande  nouvelle  est  la  signature 
d’un  accord  entre  R.  K.  O.  Radio  et  la  firme 
de  Charles  Laughton  et  Eric  Pommer  : May- 
flower  Pictures.  Cette  compagnie,  qui  pro- 
duisit The  Vessel  of  Wrath  (L’Excentrique 
Ginger  Ted),  L’Auberge  de  la  Jamaïque  et 
Saint-Martin’ s Lane,  va  tourner  Water  Gip- 
sies,  un  film  sur  la  vie  à bord  des  péniches 
et  le  long  des  canaux  en  Angleterre.  Maureen 
O’Hara,  qui  parut  dans  L’Auberge  de  la  Ja- 
maïque aux  côtés  de  Charles  Laughton  et 
fut  également  sa  partenaire  dans  la  produc- 
tion américaine  de  R.  K.  O.  Radio,  Notre- 
Dame  de  Paris,  en  sera  la  vedette. 

Mayflower  Pictures  réalisera  ensuite,  tou- 
jours pour  R.  K.  O.  Radio,  Une  Vie  de  Ben- 
jamin Franklin,  qui  sera  incarné  par  Char- 
les Laughton.  Ce  film  sera  également  tour- 
né en  Angleterre  où  Franklin  passa  une  par- 
tie de  sa  vie. 

I * 

* * 

A Denham  également,  M.-G.-M.  vient  de 
commencer  sa  quatrième  production  bri- 
tannique : Busman’s  ILoweymoon  que  réali- 
se le  metteur  en  scène  anglais  Arthur  Woods 
avec  une  distribution  étincelante  compre- 
nant Robert  Montgomery,  venu  spécialement 


de  Hollywood,  Constance  Cummings,  Robert 
Newton,  Leslie  Ranks,  Sir  Seymour  Hicks. 
* 

* * 

Aux  studios  Gaumont-British  de  She- 
pherd’s  Bush,  rouverts  depuis  la  guerre, 
deux  films  sont  en  production  : For  Free- 
dom  (Pour  la  Liberté),  un  grand  fdm  sur  la 
marine  britannique,  et  qui  comportera  entre 
autres  scènes,  une  reconstitution  de  l’abor- 
dage de  «L’Altmark»,  et  Girl  in  the  News, 
un  drame  judiciaire,  réalisé  par  Carol  Reed 
avec  Margaret  Lockwood,  Emmlyn  Williams, 
Barry  K.  Barnes. 

I * 

* * 

Aux  studios  d’Ealing,  Pen  Tennyson  con- 
tinue la  mise  en  scène  d’un  autre  film  mari- 
time, Convoi  (production  Michael  Balcon), 
réalisé  avec  le  concours  de  l’Amirauté  et  du 
Ministère  de  l’Information  britannique. 

Ajoutons  que  douze  films  sont  en  cours 
dans  les  studios  anglais. 

Pierre  A. 

A 

Une  nouvelle  Société  Walt  Disney 


La  Walt  Disney  Company.  — Le  maître 
du  dessin  animé  à l’écran  connaît  un  suc- 
cès tel  dans  le  monde  que  l’entreprise  de 
production  de  ses  films  va  se  transformer 
en  une  grande  affaire.  La  nouvelle  « Walt 
Disney  Company  » vient  de  placer  dans  le 
public  des  obligations  pour  la  somme  de  un 
million  de  livres.  La  compagnie,  dit-on  à 
New  York,  va  assurer  la  vie  de  Walt  Disney, 
qui  a actuellement  trente-huit  ans,  pour 

375.000  livres.  Ses  appointements,  en  1939, 
se  sont  élevés  à 27.000  livres.  On  se  de- 
mande toutefois  si  le  nouveau  film  Pinoc- 
chio  aura  une  vogue  aussi  extraordinaire 
que  Blanche  Neige.  La  presse  américaine 
écrit  que  Blanche  Neige,  jusqu’à  la  fin  de 
l’an  dernier,  avait  rapporté  la  somme  de 

1.175.000  livres. 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


Le  Hlm  argentin  concurrence 
le  Hlm  français  en  Argentine 

Le  film  français  ne  passe  en  Argentine 
que  dans  un  très  j>etit  nombre  de  salles; 
précédemment  les  films  français  étaient 
présentés  en  première  exclusivité,  lorsqu’ils 
étaient  de  bonne  classe,  dans  une  des  qua- 
tre grandes  salles  d’exclusivité  de  la  capi- 
tale fédérale;  actuellement,  les  propriétaires 
île  ces  salles  se  sont  mis  d’accord  pour  évi- 
ter la  concurrence  et  ont  pris  ensemble  un 
cinéma  nommé  le  Broadway,  assez  bien 
placé  dans  le  centre  et  où  tous  les  films 
français  sont  lancés.  Cela  limite  donc  les 
possibilités  puisque,  même  lorsque  le  film 
est  excellent,  la  loi  de  l’offre  et  de  la  de- 
mande ne  joue  pas.  Le  bon  film  peut  ensuite 
passer  dans  quelques  salles  de  deuxième  vi- 
sion, mais  de  plus  en  plus  difficilement,  car 
la  production  locale  augmente  et  commence 
à devenir  suffisante  pour  alimenter  les  sal- 
les de  quartier  avec  l’appoint  des  meilleurs 
films  américains  toujours  très  appréciés  en 
Amérique  du  Sud.  En  province,  seules  des 
villes  de  l’importance  de  Rosario  (500. 000 
habitants)  et  Bahia  Blanca  (environ  300.000) 
font  de  timides  essais  qui  ne  pourront  pro 
gresser  que  si  les  films  français  continuent 
à être  de  bonne  classe. 

Le  nombre  de  films  parlant  espagnol  pro- 
duits sur  place  atteint  environ  soixante  par 
an.  Ils  ne  sont  pas  très  bien  réalisés  en  gé- 
néral, mais  sont  joués  par  des  acteurs  que 
le  public  aime  (Libertad  Lamarque,  Nina 
Marshall,  Parravicini,  Hugo  del  Carril  (le 
Tino  Rossi  d’Argentine),  Pepe  Arias,  S. 
Chiola,  etc.,  etc...).  Le  public  des  quartiers 
et  de  province  préfère  voir  un  mauvais  film 
argentin  qu’un  bon  film  européen  ou  améri- 
cain du  Nord  dont  les  sous-titres  — pas 
toujours  bien  rédigés  — le  fatiguent. 

Il  est  cependant  hors  de  doute  que,  de- 
puis quelques  années,  le  film  français  est  de 
plus  en  plus  apprécié;  de  nombreux  films 
ont  intéressé  la  critique  et  le  public  averti; 
en  particulier  : Port-Arthur,  Mayerling, 
Orage,  Abus  de  Confiance,  Quai  des  Brumes, 
La  Bêle  humaine,  Prison  sans  Barreaux,  etc. 
D’autres,  qui  ont  eu  beaucoup  de  succès  en 
France,  n’ont  pas  plu  en  Argentine. 

Malheureusement,  on  a envoyé  dernière- 
ment trop  de  mauvais  films  et  une  partie  du 
public  ne  se  dérange  plus  pour  des  films 
français,  car  les  Argentins  ont  été  déçus 
par  des  productions  très  inférieures.  Cer- 
tains commerçants  ont  négocié  de  très  vieux 
films  ou  des  productions  plus  récentes,  mais 
n’ayant  eu  aucun  succès  en  France,  car  les 
rôles  principaux  étaient  tenus  par  des  ac- 
teurs entre  temps  ayant  atteint  la  vedette. 
Si  la  France  veut  conserver  des  possibilités 
en  Amérique  du  Sud,  elle  doit  veiller  à la 
qualité  des  productions  qui  y sont  envoyées. 

Roger  Geissmann. 
♦ 

Pierre  Blanchar,  Michèle  Alfa 
et  Pierre  Renoir  joueront 
LA  TOSCA 


Jean  Renoir,  qui  tourne  en  ce  moment  aux 
environs  de  Rome  les  extérieurs  de  La  Tos- 
co, adapté  par  lui  de  la  pièce  de  Victorien 
Sardou,  a définitivement  choisi  ses  vedet- 


tes. 


Michèle  Alfa  sera  Floria 
Blanchar  incarnera  Mario 
Pierre  Renoir  composera  le 
pia.  Production  Scaléra. 


Tosca,  Pierre 
Cavaradossi  et 
ténébreux  Scar 


g T YQIç/7 


commsutioL 


du  Tn&ndfL 


• • • 


LES  PREMIERS  RÉSULTATS 

a PARIS 


mj 


Nous  profitons  de  cette  occasion  pour  vous  dire 
que  le  succès  obtenu  par  « Narcisse  » au  Max- 
Linder  ne  peut  être  comparé  qu’aux  plus  grands 
triomphes  que  cette  salle  ait  connus. 

Nous  n’avons  pas  besoin  de  vous  dire  que,  depuis 
la  guerre,  aucun  film  n’avait  obtenu  un  succès 
égal  à celui  de  •<  Narcisse  ». 


ÿ'Y 


EN  SUISSE 


A Genève,  il  a été  joué  neuf  semaines  consécuti- 
ves, c’est  un  record  dans  une  ville  de  140.000 
habitants. 

Les  recettes  réalisées  sont  les  meilleures  de  la 
saison. 

Nous  nous  permettons  de  vous  féliciter  pour 
cette  magnifique  réussite. 


en  BELGIQUE 

BgLGA  FILMS 


Paru  à Bruxelles  au  moment  de  la  plus  grande 
tension  internationale,  <<  Narcisse  » a réalisé  des 
recettes  magnifiques  et  continue  depuis  une  car- 
rière qui  s’annonce  comme  un  des  plus  grands 
succès  de  toutes  les  productions  françaises  ou 
étrangères. 


au  PORTUGAL 


n 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦> 


CINE 


RAPHIE 

SE 


CD 


^sr 

2L 


A propos  de  la  Propagand 


La  propagande  cinématographique  est 
une  arme  qui,  telle  la  flèche,  dépasse  sou- 
vent le  but  ou  blesse  un  ami,  au  lieu  d’at- 
teindre l’adversaire. 

Les  films  soviétiques  tinrent  tant  que  le 
côté  propagande  fut  peu  apparent.  Ils  dispa- 
rurent de  l’écran  dès  que  cette  condition  ne 
fut  plus  remplie,  soit  que  la  censure  n’en 
permit  pas  la  parution,  soit  que  la  niasse  du 
public  se  détournât  du  spectacle. 

La  propagande  intérieure,  si  elle  est  bien 
faite,  discrète  et  peu  appuyée,  est,  le  plus 
souvent,  admise  par  les  spectateurs,  ce  qui 
ne  signifie  pas  qu’appliquée  à l’extérieur, 
elle  puisse  d’abord  être  autorisée,  ensuite 
être  tolérée  par  le  public. 

La  presse  quotidienne  méconnaît  souvent 
ces  principes  ce  qui,  vis-à-vis  des  neutres, 
constitue  une  faute  grave  et  une  contre-pro- 
pagande dont  profitent  nos  adversaires. 

Il  est  actuellement  un  organisme  qui  rem- 
plit admirablement  son  rôle  : c’est  la  Sec- 
tion Cinématographique  de  l’Armée.  Il  est 
donc  inutile  que  les  civils  se  mettent  en 
frais  pour  le  concurrencer. 

Le  vrai  visage  de  la  France  à l’étranger  : 
c’est  sa  littérature,  sa  peinture,  ses  arts  dé- 
coratifs, sa  musique,  son  théâtre,  son  ciné- 
ma et  par  dessus  tout,  son  amour  inné  de 
la  liberté. 

Le  cinéma  a sa  voie  tracée,  à lui  de  pour- 
suivre le  chemin  dans  lequel  il  a trouvé  le 
succès. 

L’effet  que  produit  un  film  dans  son  pays 
d’origine  n’est  pas  la  preuve  qu’il  rencon- 
trera dans  une  salle  étrangère  la  même  fa- 
veur. 

Aussi,  est-il  bien  connu  des  praticiens 
que  le  film  passé  en  version  originale  ou 
doublée,  doit  souvent  subir  de  sérieuses  re- 
touches. 

Le  meilleur  exemple  qu’on  puisse  en  ce 
moment  donner,  est  celui  du  film  anglais 
Alerte  sur  l’Angleterre,  qui  a été  très  adroi- 
tement révisé  et  retouché  avant  d’être  sou- 
mis au  public.  L’accueil  que  rencontre  ce 
film  dur,  démontre  que  l’adaptation  a tenu 
compte  de  la  psychologie  du  spectateur 
français. 

Le  monteur,  s’il  avait  trop  appuyé  sur  le 
côté  tragique,  eut  rebuté  son  public.  Bien 
au  contraire,  il  a réussi  à donner  une  leçon 
d’optimisme. 

En  ce  moment,  les  cinéastes  n’ont  qu’un 
mot  à la  bouche  : « Propagande,  je  vais 
sans  doute  faire  un  film  de  propagande  ». 

Qu’on  nous  épargne  une  masse  de  films 
qui  nous  resteront  sur  les  bras,  les  acheteurs 
étrangers  étant,  ou  dans  l’incapacité  de  les 
imposer  à leurs  mandants,  ou  en  difficulté 
avec  les  censures  de  leurs  pays. 

A-t-on  songé  que,  s’il  y a le  Neutre  Bien- 
veillant, il  existe  beaucoup  plus  de  neutres 
qui  vivent  en  paix  et  ont  le  plus  vif  désir 
qu’on  la  leur  f...  ? 

La  propagande  la  meilleure  est  celle  qui 
se  voit  le  moins;  les  Américains,  passés  maî- 
tres dans  ce  genre,  nous  montrent  ce  qui 
doit  ou  ne  doit  pas  être  fait. 


Le  film  français,  qui  fait  rentrer  des  de- 
vises, doit  être  bon  commerçant  en  fournis- 
sant la  marchandise  désirée  et  non  celle  qui 
lui  plait  à lui  seul.  Ainsi  il  serait  bon  de 
freiner  la  réalisation  de  films  par  trop  réa- 
listes qui  sont  certes  excellents,  mais  ne  ré- 
pondent pas  aux  soucis  du  moment.  Le  film 
de  propagande,  qui  ne  paie  guère,  a besoin 
du  soutien  officiel. 

Je  terminerai  en  rappelant  que  la  propa- 
gande n’est  pas  une  affaire.  Ceci  se  vérifie 
dans  les  bilans  des  firmes  dont  c’est  le  mé- 
tier. 

Si  on  se  reporte  à une  conférence  de  Ger- 
maine Dulac,  publiée  dans  ce  journal  en 
1938,  on  verra  que  les  journaux  d’Actualités 
vivaient,  a cette  époque,  fort  chichement. 
Aujourd’hui,  ils  sont  en  plein  déficit  et  les 
journaux  américains,  dont  les  frais  sont  plus 
élevés,  le  sont  encore  plus  que  les  firmes 
françaises. 

Ceci  non  pour  en  critiquer  les  gestions, 
qui  sont,  au  contraire,  fort  serrées,  mais 
pour  attirer  l’attention  des  Pouvoirs  Publics 
sur  le  sort  de  ceux  dont  on  méconnaît  sou- 
vent le  rôle. 

A. -P.  Richard. 


NOUVELLES  DE  ZURICH 


De  grands  Films  français 

A-T-ON  INVENTÉ 
LE  FILM  PLASTIQUE? 


(De  notre  correspondant  particulier.) 

On  fait  jouer  actuellement  dans  les  ciné- 
mas zurichois  les  films  français  ci-après  : 
Battement  de  Cœur,  Tempête,  Hôtel  du  Nord 
et  La  Rue  sans  Joie. 

' * 

* * 

Vous  vous  souvenez  peut-être  que  nous 
avons  parlé  récemment  de  l’invention  du 
film  odorant  par  deux  Suisses.  Nous  appre- 
nons maintenant  la  nouvelle  d’une  autre  in- 
vention, c’est  celle  du  film  plastique.  L’in- 
venteur est  un  ingénieur  suisse,  M.  Roger 
Reymond,  de  Genève,  connu  comme  colla- 
borateur pendant  des  années  de  Thomas 
Edison.  L’inventeur  prend  quatre  différen- 
tes reproductions  du  même  objet  qui  sont 
alors  projetées  et  réunies  pour  une  seule 
photo  à l’aide  d’un  prisme.  L’application 
pratique  du  film  plastique  dans  les  cinémas 
ne  subit  aucun  changement,  c’est-à-dire  que 
la  projection  sur  l’écran  se  fait  comme  d’ha- 
bitude dans  la  cabine,  de  sorte  que  le  public 
ne  remarque  aucun  changement,  hors  de 
l’originalité  de  l’image.  De  même  la  sonori- 
sation du  film  se  fait  de  la  même  façon  que 
pour  les  autres  films  sonores.  Il  faut  encore 
attendre  le  développement  de  cette  inven- 
tion et  voir  si  elle  fera  ses  preuves  à l’ave- 
nir. — Louis  R. 


XYTTTTTTTTTTTT1 


♦ ♦♦♦♦ 


Mob  39,  film  suisse  de  Arthur  Porchet. 
Un  diable  blanc  en  patrouille  à 3.000  mètres. 
Censure  suisse  : n"  100 
Censure  française  : n°  0 82467. 


QUELQUES  DÉTAILS 
SUR  L EXPLOITATION  HONGROISE 


En  Hongrie,  à la  fin  de  l’année  1939  on  a 
établi  la  statistique  cinématographique  sui- 
vante : 

Dans  le  pays  étaient  ouverts  : 578  ciné- 
mas. A Budapest  : 83  cinémas  et  7 salles 
privées.  Dans  la  province  : 404  et  11  ciné- 
mas d’été.  Les  cinémas  de  Budapest,  excepté 
deux  ou  trois,  jouent  tous  les  jours,  mais  en 
province  seulement,  120  à 150  cinémas 
jouent  tous  les  jours.  Les  grandes  villes  de 
province  ont  une  grande  importance.  Tel- 
les : Szeged,  Debreczen,  Miskolc,  Kassa, 
Pécs,  Gyor,  etc.,  et  quelques  grandes  villes 
aux  environs  de  Budapest.  En  ce  qui  con- 
cerne les  films  français  et  les  films  étran- 
gers en  général,  il  y a cinquante  à soixante 
villes  qui  peuvent  passer  cette  marchandise 
étrangère.  Mais  un  film  en  langue  étrangère 
ne  constitue  pas  un  revenu  intéressant,  car 
on  ne  peut  placer  les  films  en  langue  étran- 
gère que  contre  un  prix  forfaitaire  relative- 
ment petit. 

Dans  le  pays,  outre  cela,  fonctionnent  70 
cinémas  de  petit  format  environ;  ceux-ci 
jouent  des  films  en  10  mm.  d’origine  hon- 
groise seulement. 

Les  films  étrangers  s’exploitent  avec  des 
frais  assez  élevés  parce  que,  en  plus  de  la 
licence  et  des  copies,  il  faut  payer  2.000 
pengoes  environ  en  faveur  du  Fond  du 
Film;  la  censure  demande  environ  500  pen- 
goes, imprimés  et  inscription  environ  800  à 

1.000  pengoes,  la  publicité  d’exclusivité 

2.000  à 3.000  pengoes,  affiches,  etc...  Ainsi, 
rien  que  ces  dépenses  font  7.000  à 8.000  pen- 
goes, ce  qui  est  une  assez  grande  charge 
pour  les  films  étrangers. 

La  taxe  sur  les  spectacles  est  à Budapest 
de  4 % et  (5  % en  été;  2 % et  3 % suivant 
les  dimensions  du  cinéma  et  son  niveau  en 
province  5 % et  10  % ou  une  indemnité  an- 
nuelle de  5 % et  10  %.  — Andor  Lajta. 


12 


rXYXXXXXXXXXXXXIl 


#♦♦♦♦♦♦ 


CINE 


RJPH1E  EXXXX: 

"SE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


POUR  LES 
DIRECTEURS 


A NANCY 


on  a présenté 

CEUX  QUI  VEILLENT 


M.  Villaume,  directeur-propriétaire  du 
Shéhérazade,  a présenté  dans  sa  salle,  par 
une  avant-première  privée,  Je  film  : Ceux 
(jiii  veillent.  Cette  séance  d’amitié  franco- 
belge  fut  organisée  en  collaboration  avec 
l’Union  Belge  de  l’Est;  diverses  notabilités 
de  la  ville  et  personnalités  belges  assistaient 
à cette  probante  démonstration  filmée  sur 
l’armée  de  notre  fidèle  amie.  Pour  l’exclusi- 
vité de  ce  programme,  une  séance  supplé- 
mentaire a lieu,  chaque  jour,  de  l!l  h.  45  à 
21  h.  15.  Voici  une  excellente  preuve  d’ac- 
tivité venue  d’une  salle  de  quartier. 

La  première  période  de  beau  temps  n’a 
guère  diminué  l’affluence  des  jours  domini- 
caux, et  plusieurs  bons  programmes  sont 
encore  à retenir  : A l’Eden  : Accord  final. 
Marajo  et  L’Entraineuse  (2  semaines);  au 
Majestic  : Seuls  les  Anges  ont  des  Ailes 
qu’avait  précédé  Le  Chien  des  Baskerville, 
Tourbillon  de  Paris  (2  semaines)  et  Vous  ne 
T emporterez  pas  avec  vous;  au  Pallié  : L’Or 
tl u Cristobal,  Mon  Oncle  de  Normandie;  à 
l’Empire  : Paris-New  York.  Et  d’autres  pro- 
ductions de  moindre  importance. 

J’appuie  sur  le  fait  que  certains  directeurs 
continuent  à ne  mettre  nullement  en  « ve- 
dette » des  films  nouvellement  sortis  et,  au 
surplus,  français  el  de  valeur  appréciable... 
ne  cherchons  pas  plus  loin,  la  raison  du 
rendement  piteux  de  certaines  réalisations 
qui...  auraient  dû  faire  plus  d’argent  ! 

M.  J.  Relier. 


La  sortie  d’une  séance  de  Narcisse 
à Saint-Dizier. 


Les  quatre  protagonistes  de  L'Embuscade, 
de  F.  Hivers. 

De  g.  à dr.  : Pierre  Renoir,  Jules  Berry, 
Valentine  Tessier,  Georges  Rollin. 

(D.U.C.) 


RECETTES  RECORD 
durant 

la  FOIRE  de  LYON 


Les  meilleurs  films  continuent  à se  suc- 
céder dans  les  salles  lyonnaises  qui  ont 
réalisé  des  recettes  maxima  pendant  la  du- 
rée de  la  foire. 

Citons  : Louise,  L’Entraineuse,  Cavalcade 
<T Amour  (Pathé-Palace);  Tempête,  Les  Qua- 
tre Plumes  blanches  (Royal);  IA  Homme  qui 
cherche  la  Vérité,  Les  Musiciens  du  Ciel, 
Les  Aveux  d'un  Espion  nazi  (Scala);  La  Ca- 
mille Dur aton.  Service  secret  de  l’Air,  Pa- 
ris-New York  (Tivoli);  Le  Café  du  Port, 
Susannah  (Majestic);  L’Etrange  Nuit  de  Noël 
présentée  à l’A.  B.  C.  par  la  jeune  débutante 
lyonnaise  Roberte  Rolange;  La  Grande  Pa- 
rade de  Walt  Disney,  Eux  et  Nous  (Ciné- 
Journal). 

Deux  soirées  de  gala  ont  été  données  en 
présence  des  autorités  militaires  et  civiles 
pour  les  présentations  de  Après  Mein  Kampf , 
mes  Crimes  (A.  B.  C.)  et  Brazza  (Majestic). 

Nous  soulignons  l’intérêt  particulier  que 
porte  au  cinéma  M.  Bollaert,  Préfet  du  Rhô- 
ne, ancien  directeur  des  Beaux-Arts,  qui, 
malgré  ses  multiples  occupations  que  l’on 
devine,  ne  manque  pas  d’honorer  de  sa  pré- 
sence les  premières  des  grands  films  fran- 
çais, et  tout  récemment  encore  Brazza,  de  L. 
Poirier,  présentée  au  Majestic  par  notre  ex- 
cellent confrère  et  ami  Maurice  de  Person, 
sous  le  patronage  de  la  Jeunesse  de  l’Empire  > 
Français.  — Jean  Clère. 


Plusieurs  grands  films  français 
sortent  cette  semaine  à Paris 


Au  Paramount,  on  peut  voir  Le  Feu  de 
Paille,  de  Jean  Benoît-Lévy  et  Marie  Epstein, 
d’après  un  roman  du  «Prix  Concourt» 
Henry  Troyat,  interprété  par  Baroux,  Orane 
Demazis  et  le  petit  Jean  Fuller;  au  Marignan- 
Patlié,  sort  le  film  de  Max  Opliüls  : De 
Mayerling  à Sarajevo  avec  Edwige  Feuil- 
lère  el  John  Lodge;  au  Rex  : c’est  Miquette 
et  sa  Mère,  film  de  Jean  Boyer,  avec  Liban 
Harvey;  au  Studio  de  l’Etoile  : Eux  et  Nous 
(Vingt  Ans  d’Armislice)  de  Antoine  Rasimi; 
el  Face  au  Destin,  de  Ch.  Robert-Dumas  et 
IL  Fescourt  à l’Aubert-Palace. 

La  semaine  est  bonne  pour  la  production 
française. 

L’Assemblée  générale  de 
l’Association  et  Mutuelle 
du  spectacle  de  Bordeaux 
et  du  Sud-Ouest 

Les  deux  groupements  se  sont  réunis  le 
mardi  l(i  avril  en  Assemblée  Générale,  sous 
la  présidence  de  M.  Mauret-Lafage  et  des 
principaux  membres  du  Bureau.  Plus  de 
cinquante  membres  de  Bordeaux  et  du  Sud- 
Ouest  assistèrent  aux  deux  séances  dans  la 
salle  du  Capitole,  prêtée  par  M.  L.  Siritzky. 

Après  avoir  lu  le  procès-verbal  de  la  der- 
nière Assemblée,  puis  rendu  hommage  à 
deux  collègues  : Mme  Schaeffer  et  M.  Gran- 
gier,  récemment  décédés,  le  Président  se  fit 
I interprète  de  tous  pour  envoyer  au  Vice- 
Président  de  la  Mutuelle,  M.  Lacoste,  les 
condoléances  émues  pour  un  deuil  cruel. 

Il  fut  donné  lecture,  ensuite,  de  la  corres- 
pondance. M.  Mauret-Lafage  indiqua  les  so- 
lutions apportées  à divers  cas,  notamment  ; 
Taxe  d’armement,  Défense  passive,  réunions 
de  la  Commission  d’arbitrage,  rapport  sur 
l’exploitation  cinématographique  de  mars, 
et  enfin  sur  l’importante  question  des  nou- 
velles salles  de  cinéma. 

Les  demandes  du  Comité  Français  de  Se- 
cours aux  Enfants,  et  de  la  Fédération  des 
Œuvres  Girondines  de  Protection  de  l’En- 
fance furent  acceptées,  et  la  collaboration 
tle  l’Association  et  de  la  Mutuelle  fut  accor- 
dée à l’Œuvre  du  Cinéma  du  Soldat. 

Le  Secrétaire  général  donna  ensuite  des 
précisions  sur  la  Caisse  de  Solidarité  et 
l’envoi  des  colis.  Plusieurs  remerciements 
furent  adressés  aux  donataires,  aux  exploi- 
tants qui  prêtèrent  leurs  salles  pour  les  re- 
présentations au  profit  du  colis  aux  mobi- 
lisés du  spectacle. 

Et  l’on  fit  lecture  du  testament  de  Mme 
Veuve  Berthelot  qui  a légué  5.000  francs 
pour  la  Maison  de  Vacances  des  Enfants  du 
Spectacle  au  Cap  Ferret. 

La  prochaine  réunion  de  l'Association 
aura  lieu  le  mardi  21  mai. 


V» — 

Étubts 

A 

CINELUME 

FOIRE 

DE  PARIS 

STAND  B — HALL  43 

V 

>j 

N°  082.465 


(Gray  Films). 


U 


♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦ 


[33]  C1IME 


Jt 

FRâfip&isi 


RAPHIC 

SE 


a 


T? 


m ♦ ♦ ♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦ 


Les  Cinémas  marocains  seront-ils  autorisés 
à fermer  à Minuit  trente  comme  le  demande 
M.  Alfred  Sornac,  Président  de  V Association 
Cinématographique  du  Maroc 


Il  y a plusieurs  années  déjà,  la  Cinémato 
a présenté  à son  public  un  des  pionniers  du 
cinéma  marocain,  M.  Alfred  Sornac,  qui 
préside  avec  autant  de  dévouement  que  de 
compétence,  l’Association  Cinématographi- 
que du  Maroc.  Il  nous  paraît  intéressant  de 
donner  l’avis  qu’il  vient  d’émettre  sur  une 
question  importante. 

La  situation  actuelle  impose  aux  cinémas 
une  réglementation  particulière.  Le  « black- 
out  » a ses  exigences  jusque  sur  les  rivages 
marocains,  et  les  salles  de  l’Empire  chéri- 
lien  ont  dû  modifier,  dès  septembre  der- 
nier, l’horaire  de  leurs  représentations. 
Mais,  avec  la  belle  saison  qui  arrive,  avec 
l’heure  d’été  qui  est  appliquée  maintenant 
dans  le  Maroc  entier,  ne  pourrait-on  recon- 
sidérer certains  points  de  la  réglementa- 
tion en  vigueur  ? M.  Sornac  répond  affir- 


mativement à cette  question  dans  un  arti- 
cle que  publie  notre  confrère  L 'Intransi- 
geant Marocain.  Il  estime  que  le  spectacle 
11e  doit  pas  commencer  avant  neuf  heures  et 
que  les  cinémas  doivent  être  autorisés  à fer- 
mer à minuit  trente.  Ainsi,  l’exploitant  dis- 
posera d’un  horaire  suffisant  pour  une  re- 
présentation normale.  Il  n’aura  plus  besoin 
d’écouter  la  première  partie,  comme  il  est 
obligé  de  le  faire  maintenant.  D’autre  part, 
les  spectateurs  pourront  aller  au  café  com- 
modément, avant  de  se  rendre  au  cinéma. 
Car  la  meilleure  réglementation  est  celle  qui 
tient  compte  de  tous  les  intérêts  en  cause. 
Et  M.  Sornac  a raison  de  penser  que  le  ci- 
néma ne  peut  pas  prospérer  au  détriment 
d’une  autre  corporation.  Il  donne  ainsi  un 
exemple  de  largeur  d’esprit  et  prend  une 
position  qui  mérite  d’être  souligné  au  Ma- 
roc et  ailleurs.  - Ch.  Penz. 


Edwige  Fruitière  et  Jean  Chevrier 
dans  L’Emigs-ante,  film  de  Joannon. 

(€.  F.  C.) 


CESSIONS  DE  CINÉMAS 

MM.  les  Propriétaires  et  Directeurs  de  Salles 
sont  informés  que  MM. 

GEORGES  GOIFFON  & WARET 

51,  RUE  GRIGNAN  A MARSEILLE 

sont  spécialisés  dans  les  cessions  de  Salles  ciné- 
matographiques dans  toute  la  Région  du  Midi. 
Les  plus  hautes  références 

Renseignements  gratuits  — Rien  à payer  d'avance 


GRAND  GALA  à ARCACHON 


L’Union  des  Femmes  de  France  (Section 
d’Arcachon)  a organisé  le  mercredi  24  avril 
1940,  au  théâtre  Olympia,  un  grand  gala  de 
bienfaisance  au  profit  de  la  Maison  du  Per- 
missionnaire du  Front  sans  Famille,  ni  Sou- 
tien; oeuvre  remarquable  qui  reçoit  pendant 
leurs  permissions  et  ce,  gratuitement,  nos 
soldats  déshérités. 

L’organisation  artistique  de  ce  gala  avait 
été  confiée  à MM.  Jacques  Baris  et  Gérard 
Coumau,  par  le  Comité  de  la  Croix-Rouge. 

La  soirée  fut  présidée  par  M.  le  Général 
Bref  et  par  M.  Pierre  Dignac,  député,  ancien 
ministre,  vice-président  de  la  Chambre  ainsi 
que  par  la  marquise  du  Vivier,  présidente  de 
l’Union  des  Femmes  de  France  et  Mme  et  M. 
Barincou,  du  Comité  directeur. 

Au  programme  : Outre  la  musique  mili- 
taire du  181e  R.  I.  R.,  sous  la  direction  du 
Lieutenant  Guérin,  de  nombreuses  vedettes 
avaient  aimablement  et  gracieusement  prêté 
leurs  concours  : la  grande  fantaisiste  Mar- 
jolaine; Mlle  Aurore  Sadoine,  ex-première 
danseuse  du  Grand  Théâtre  de  Bordeaux  et 
son  corps  de  ballet,  dans  des  danses  classi 
ques  et  modernes;  Mlle  Liliane  Spell,  du 
Trianon-Lyrique  de  Paris;  MM.  Maurice  Vi- 
dal, du  Grand  Théâtre  de  Bordeaux;  Adrien 
Adrius  de  l’A.  B.  C.;  Guy  Bor  du  Trianon  de 
Bordeaux;  les  Tays  et  Tys,  acrobates  de 
l’Empire  de  Paris  et  les  Pierrotys,  comé- 
diens excentriques  des  principaux  théâtres 
parisiens. 

Le  spectacle  fut  spirituellement  présenté 
par  M.  Gaston  Rullier,  auteur-acteur  du  théâ- 
tre de  la  Renaissance  et  l’orchestre  dirigé 
par  M.  André  Rambaud  avec  beaucoup  d’au- 
torité. 

En  résumé  : une  brillante  soirée  qui  va 
assurer  à l’œuvre  plus  de  deux  cents  jour- 
nées d’hébergement  à nos  poilus  du  front, 
sans  famille,  — G.  C, 


Betty  Stockfeld  et  Harry  Uaur  se  rencontrent 
sous  l’oeil  connaisseur  de  Numès  Fils 
Une  scène  de  Le  Président  Haudecœur, 
film  de  J.  Dréville. 

Distr.  Pagnol. 


Ce  p pensent  les  Américains 
d’un  contrôle  éventuel 
de  l’industrie  du  Cinéma  Français 

Les  Américains  ne  voient  pas  d’un  bon 
œil  le  projel  de  loi  qui  donnerait  tout  le 
contrôle  de  l’industrie  cinématographique  à 
un  groupe  n’appartenant  pas  à cette  indus- 
trie et  sous  le  contrôle  de  la  Société  des  Au- 
teurs. On  estime  que  dans  ces  conditions,  il 
faudrait  déduire  de  10  à 15  % des  recettes 
avant  que  les  distributeurs  ne  touchent;  en 
effet,  an  pourcentage  de  base  de  3 % de  la 
Société  des  Auteurs  et  autres  taxes  diverses, 
il  viendrait  s’ajouter  un  certain  pourcentage 
pour  l’encouragement  de  la  production  do- 
cumentaire scientifique  et  nationale  de  pro- 
pagande, ce  qui  signifierait  pour  les  Améri- 
cains neutres  qu’une  partie  de  leurs  recettes 
devrait  servir  à la  propagande  d’une  nation 
belligérante  (petite  nuance  puritaine  !). 
D’autre  part,  cette  taxe  aurait  pour  les  dis- 
tributeurs américains  l’inconvénient  de  ren- 
dre leurs  bénéfices  publics,  et  d’exposer 
l’importance  de  leurs  contrats  avec  les  ex- 
ploitants. 

Mais  les  dirigeants  du  cinéma  américain 
ne  croient  pas  à l’établissement  d’un  con- 
trôle officiel  de  l’Etat  sur  le  cinéma  fran- 
çais, sous  quelque  forme  que  ce  soit. 
♦ 

Une  nouvelle  Salle  parisienne 

Le  “CHAMPERRET 


Dans  quelques  semaines,  sera  inaugu- 
rée une  nouvelle  salle  parisienne  dont  le~ 
derniers  travaux  d’aménagement  se 
poursuivent  activement. 

Cette  salle,  située  rue  Vernier,  près 
de  la  Porte  Champerret  s’appellera  « Le 
Champerret  ».  Elle  contiendra  1.300 
places. 


c. 

Étabts 

CIKELIINE 

FOIRE 

DE  PARIS 

STAKD  B — HALL  43 

v-  ...  ■ -izzzz 


14 


[XXXXXX2  CINE 


. Jfr' 


RAPIDE 

SE 


EU 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ ♦ ♦ 


nm 


Une  scène  de  Amour  en  Permission,  film  de  M.  Cloche 
avec  G.  Rigaud,  Blanchette  Brunoy,  Cordy,  Carette  et  Mona  Goya. 
Production  : Spéva.  Distribution  : Discina. 

DANS  LES  STUDIOS 


ON  TOURNE 


BILLANCOURT 


BUTTES-CHAUMONT 


Les  Films  commencés 
cette  Semaine 


18.  L’ACROBATE 


Auteur  : Jean  Quittait. 

Adaptation  : Jean  Roger. 

Dialogues  : Yves  Mirande. 

Réalisateur  : Jean  Boyer. 

Chef-opérateur  : Arménise. 

Opérât.  : Janvier,  Portier. 

Décors  : Guy  de  Gastyne. 

Régie  géné.  : Pinoteau. 

Musique  : Van  Parys. 

Photographe  : Tomatis. 

Studios  : C.M.C.-Nice. 

Enregistr.  : Mélodium. 

Script-girl  : Geory.  Perrin. 

Maquilleur  : Clavel. 

Interprètes  : Fernandel. 
Jean  Tissier,  Thérèse  Dor- 
ny.  Tramel,  Gaby  Wagner. 

Dir.  de  prod.  : M.  Harispuru. 

Prod.  : Harispuru. 

Distribution  : C.C.F.C. 

Vente  : M.  Bercholz. 

Epoque  : Actuelle. 

Cadre  : Un  grand  restaurant. 

Sujet  : U n garçon  de  restau- 
rant amène  un  client  amné- 
sique au  commissariat  et, 
devant  ce  cas,  imagine  de 
se  faire  passer  lui  aussi 
pour  amnésique  afin  d'é- 
chapper à sa  maîtresse. 
U imbroglio  se  dénoue 
après  bien  des  péripéties. 

Commencé  le  25  avril  11140. 


ROME 


ROME-SCALERA 

La  Comédie  du  Bonheur. 

Réal.  : M.  L’Herbier. 

Ved.  : Ranion  Novarro,  Michel 
Simon  J.  Berry,  Micheline  Pres- 
Ic,  Alerme. 

Prod.  : Scaléra. 

Distr.  : Discina. 


Union  permanente  Franco  - Anglaise 

DEUX  EMPIRES 
APPLAUDISSENT 


SUCCÈS  ÉCLATANT 

au  CANADA 

en  AFRIQUE  DU  NORD 

UN  FILM  DE 

HENRI  FLOREZ 


Soyez  les  Bienvenus. 

(ex-Les  Nouveaux  Pauvres). 
Réal.  : J.  de  Baroncelli. 

Ved.  : J.  Berry,  A.  Lefaur,  G. 
Dorziat,  J.  Tissier,  Carette,  J. 
Mercanton. 

Décors  : Salle  de  baccara, 
couloir  vestiaire. 

Tournage  : 2e  semaine. 

Prod.  : Cipra. 

On  construit  les  décors  de 
Caprice,  film  de  Raymond  Ber- 
nard. Prod.  : Majestic.  Distr.  : 
C.  F.  C. 

On  monte  : Volpone  (Ile-de- 
France  Film). 


Patrouille  blanche. 

Christian  Chamborant  a ter- 
miné cette  semaine  les  exté- 
rieurs. 

Les  protagonistes  sont  : Ses- 
sue  Hayakawa,  Junie  Astor, 
Constant  Rémy,  Lucien  Datsaee, 
Claude  May,  Paul  Azaïs. 

Chef-opérateur  : Lucas. 

Prod.  : U.F.D.C. 

Distr.  : G.E.C.E. 

Les  intérieurs  seront  tournés 
ultérieurement. 

PONTOISE 

Soldats  sans  Uniforme. 

Réal.  : M.  de  Canonge. 

Prod.  : Sté  du  Film  « Soldats 
sans  Uniforme  », 


On  prépare  : Il  n’y  a pas 
d’imprévu.  (Ex-Une  Robe  blan- 
che dans  la  Nuit.) 

Réal.  : Maurice  Cloche. 

Prod.  : R.  P. 


NICE 


C.  M.  C. 
L’Acrobate. 

Réal.  : Jean  Boyer. 
(Voir  fiche  technique). 
Tournage  : 2e  semaine. 
Prod.  : Harispuru. 
Distr.  : C.C.F.C. 


REGION  PARISIENNE 

Dernier  Refuge. 

Réal.  : Jacques  Constant. 


COPY-BOUBSE 

130,  rue  Montmartre 

Tél.  : GUT,  15-11 

est  ouvert  et  se  charge 
tous  travaux  machine 
à écrire 


Travaux  machines  et 
duplicateurs 


FRANÇOIS  I" 


La  Mer  en  Flammes  est  ter- 
miné et  entre  au  montage. 

Prod.  : Majestic-C,  F.  C. 

Guet-Apens  dans  la  Forêt 
Noire. 

Duquesne  monte  les  décors  du 
film  de  Félix  Gandéra.Les  prises 
de  vues  commencent  à la  fin  de 
la  semaine. 

Prod.  : Gandéra. 

F 


N EU  IL  L Y 


Remorques. 

Ménessier  continue  le  délicat 
montage  d’un  décor  immense  de 
bateau  monté  sur  système  oscil- 
lant, qui  figurera  un  bateau-re- 
morqueur aux  prises  avec  la 
tempête.  Des  moteurs  d’aviation 
serviront  à compléter  l’impor- 
tante machinerie  de  cet  édifice 
d’envergure.  Remorques  com- 
mence le  lundi  6 mai  sous  la  di- 
rection de  Grémillon  qui  con- 
tinue son  film  après  des  mois 
d’interruption  avec  ses  prota- 
gonistes Jean  Gabin  et  Michèle 
Morgan. 

Prod.  : Impérial-Sédif. 


F R AN  C CE  U R 


PATHE 

Parade  en  Sept  Nuits,  réali- 
sation de  Marc  Allégret,  est  en 
active  préparation.  On  procède 
à des  essais  d’artistes.  Voici  les 
comédiens  engagés  pour  le  pre- 
mier sketch  : André  Lefaur,  Ju- 
les Berry,  Noël  Roquevert,  Da- 
niel Mendaille,  Maximilienne, 
Jean  Marconi,  Jean-Louis  Bar- 
rault,  Jean-Pierre  Aumont,  Ma- 
ria Caplie  et  la  chienne  Dinah- 
Joyce. 

Prod.  : S.  C.  C.  Le  sketch  est 
écrit  par  Marcel  Achard  et  son 
action  est  policière. 


DIRECTEURS  ! 

La  Cinématographie  Fran- 
çaise vous  apporte  toutes  les 
semaines  les  nouvelles  du 
métier. 

ABONNEZ-VOUS! 


« MIQUETTE  » 


L’ancien  film  « Miquette 
et  sa  Mère  » (Ed.  Pathé) 
ayant  été  retiré  complète- 
ment de  l’exploitation,  MM. 
les  Directeurs  sont  infor- 
més que  seul  le  film  « Mi- 
quette »,  de  Jean  Boyer, 
avec  Lilian  Harvey,  produc- 
tion U.P.F.C.,  distribuée 
par  G.E.C.E.,  a le  droit  lé- 
gal d’être  projeté. 


EN  EXTERIEURS 


MM.  A.  NOÉ 

et 

F.  RADO 

présentent 


La  KARADY 


Phot.  Kossak  Utoda  Komaromi  Bpesi 

DANS 


PRINTEMPS  MORTEL 

Titre  provisoire 

(HALALOS  TAVASZ) 

un  film  de  LAJOS  ZILAHY 

* _ ___  _ 

Version  originale,  sous-titres  et  adaptation  française  de  PAUL  GERALDY 

LIVRAISON  IMMÉDIATE  DE  LA  VERSION  ORIGINALE 
ET  FIN  JUIN  DE  LA  VERSION  PARLANT  FRANÇAIS 

P.  S.  — Dans  les  quelques  pays  où  “ PRINTEMPS  MORTEL”  (Halalos  tavasz)  vient  de  paraître, 

ce  film  a battu  tous  les  records  de  recettes  établis  jusqu’à  ce  jour. 


“PRINTEMPS  MORTEL"  (Halalos  tavasz)  EST  LA  PLUS  PASSIONNANTE  HISTOIRE  D’AMOUR 

QUI  AIT  JAMAIS  ÉTÉ  RÉALISÉE  A L’ÉCRAN 


VENTE  EXCLUSIVE  POUR  LE  MONDE  ENTIER 


CONCORDE-FILMS 

92,  Avenue  des  Champs-Élysées 

Tél.  : ÉLYSÉES  88-01 


16 


♦ ♦♦♦♦ 


cxxxxxxxxxx:  xxxxxj  cime 


RAPHiE 

s^: 


rXYYYYXXXXXXXXXXXXXXXm 


ANALYSE  ET  CRITIQUE  DES  FILMS 


De  Mayerling  à Sarajevo 

Drame  historique  (G) 


Le  Grand  Canyon 
du  Verdon 


JEAN  BOYER  TOURNE 
« L’ACROBATE  » 
AVEC  FERNAWDEL 
A NICE 


(De  notre  correspondant 

particulier.) 

Nice.  — - Jean  Boyer  vient 
de  donner  le  premier  tour  de 
manivelle  de  son  nouveau 
film,  L’Acrobate,  aux  studios 
de  la  Victorine.  Fernandel 
en  est  la  grande  vedette. 

Le  scénario  est  de  Jean 
Guitton  et  les  dialogues 
d’Yves  Mirande.  Jean  Boyer 
assure  la  mise  en  scène  avec 
la  collaboration  de  Lucien 
Callamand,  assistant  et  de 
Tanière  régisseur  général.  M. 
Harispuru  est  le  directeur  de 
production. 

L'interprétation,  outre  Fer- 
nandel, comprend  Jean  Tis- 
sier,  Carpentier,  Thérèse  Dor- 
ny.  Gaby  Wagner,  Flament, 
Dechamps,  Paulette  Berger. 

Le  film  sera  entièrement 
réalisé,  intérieurs  et  exté- 
rieurs, ci  Nice.  — Ed.  E. 


ON  ANNONCE 


Vous  n’en  avez  plus  pour 
longtemps. 

Jacques  Feyder,  de  qui  l’on  \ 
va,  enfin,  présenter  La  Loi  du 
Nord,  dont  le  montage  est  ache- 
vé, travaille  avec  Bernard  Zirn- 
mer  à son  prochain  film,  une 
comédie  gaie.  Françoise  Rosay 
en  sera  l'une  des  vedettes. 

iVlon  Curé  chez  les  Pauvres. 

Le  joyeux  Bach,  qui  joua  déjà 
l’abbé  Pellegrin  dans  Mon  Curé 
chez  les  Riches,  a été  engagé  par 
D.U.C.  pour  interpréter  le  curé 
philosophe  et  bonhomme  dans 
Mon  Curé  chez  les  Pauvres,  de 
Clément  Vautel  et  André  de 
Lorde. 

Ils  se  sont  rencontrés  dans 
l’Eau. 

Tel  est  le  titre  d’un  scénario 
qp’ écrivent  Hugo  Haas,  acteur  et 
réalisateur  tchèque  et  Guido 
Freud,  neveu  du  célèbre  profes- 
seur. 


A PROPOS  DU  SALON 
DE  LA  FRANCE 
D’OUTRE-MER 


Nous  apprenons  qu’à  l’occa- 
sion du  IIe  Salon  de  la  France 
d’Outre-Mer,  qui  s’est  ouvert  jeu- 
di 2 mai  au  Grand-Palais,  la  Re- 
vue des  Troupes  Coloniales,  or- 
gane officiel  du  Ministère  de  la 
Défense  Nationale,  édite  un  nu- 
méro spécial  à mettre  en  lumiè- 
re, avec  des  documents  inédits 
d’un  grand  intérêt,  la  part  cons- 
tructive qu’ont  prise  les  Troupes 
coloniales  à l’action  colonisa- 
trice de  la  France. 


Origine  : Française. 

Réalisation  : Max  Ophiils. 

Auteurs  : Ziickmayer  et  Mar- 
celle Maurette. 

Dialogues  : Marcelle  Maurette. 
A. -P.  Antoine,  Jacques  Natan- 
son. 

Décorateur  : Jean  d'Eaubonne. 

Opérateurs  : Curt  Courant,  Ro- 
bert Le  Fèbvre,  Otto  Heller, 
J.  Mercanton,  yiguier,  Nateau. 

Musique  : Oscar  Straus. 

Assistants  : J.  Faurez,  J. -P. 
Dreyfus. 

Interprétation  : Edwige  Feuil- 
lère,  John  Lodge,  Jean  Worms, 
Aimé  Clariond,  Gabrielle  Dor- 
ziat,  Gaston  Dubosc,  Marcel 
André,  Debucourt,  Henri  Bosc, 
Sylvain  Itkine,  Aimos,  Colet- 
te Régis,  Jacqueline  Marsan, 
Florencie. 

Studios  : Eclair  et  Billancourt. 

Ersregistr.  : Caméréclair  39. 

Ingénieur  du  son  : Yvonnet. 

Production  : B. V .P. -Franc aise- 
Eugène  Tuscherer. 

Edition  : C.  F.  Lux. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Est-ce  un  nouveau  Mayerling? 
Le  public  en  jugera.  En  tout 
cas,  c’est  une  œuvre  délicate 
et  racée,  pleine  de  tact.  Ser- 
rant d’assez  près  l’hispoire  de 
Parchiduc  assassiné  à Sara- 
jevo et  de  son  épouse  morga- 
natique Sophie  Chotek,  Max 
Ophüls  et  ses  scénaristes  ont 
composé  un  roman  d’amour 
mélancolique  et  beau,  aux  épi- 
sodes passionnants,  et  qui  se 
suit  sans  perdre  haleine.  Par 
sa  richesse  décorative,  sa 
qualité  photographique,  ses 
costumes,  son  « ambiance  » 
Europe  Centrale  bien  évoquée. 
De  Mayerling  à Sarajevo  est, 
à la  fois,  une  œuvre  d’art  et 
un  grand  spectacle. 

SCENARIO.  — Héritier  de  la 
Couronne  des  Habsbourg/,  Fran- 
çois-Ferdinand d’ Autriche,  Bour- 
bon d'Este,  neveu  de  François- 
Joseph,  revient  d'un  voyage  en 
Egypte  plein  d'idées  émancipa- 
trices et  généreuses.  Son  enne- 
mi, le  Prince  Montenuevo,  le  fait 
expédier  comme  « commis-voya- 
geur » de  l’Autriche  aux  multi- 
ples protectorats.  Au  cours  d’une 
visite  à Brunn,  il  devient  amou- 
reux de  la  Comtesse  tchèque,  So- 
phie Chotek  qu’il  aimera  jus- 
qu’à la  mort,  dont  il  fera  son 
épouse  morganatique  — ne  pou- 
vant en  faire  une  Archiduches- 
se — et  qui  l’accompagnera  le 
28  juin  1914  à Sarajevo,  mou- 
rant assassinée  en  même  tem/>s 
que  lui  par  l’étudiant  Gavrilo 
Princip. 

TECHNIQUE.  — Max  Ophüls 
a présenté  chacun  de  ses  per- 
sonnages dans  le  décor,  la  scè- 
ne, l’entourage  le  peignant  le 
| mieux.  Ainsi  Montenuevo,  âme 


damnée  des  Habsbourg,  que  l’on 
coiffe  et  habille  tandis  qu’il  dic- 
te la  prose  des  journalistes... 
ainsi  François  - Joseph  humi- 
liant son  héritier  au  cours  d’une 
partie  de  chasse...  ainsi  Fran- 
çois-Ferdinand vivant  son  pre- 
mier rêve  d’amour  sous  la  sta- 
tue affreuse  et  dominatrice  de 
son  impérial  oncle...  Sophie 
Chotek  est,  dans  toutes  ses  ap- 
paritions, nuancée  de  grâce  et 
d’élégance  altière.  Merveilleux 
décors  de  style  et  d’apparat. 
Quelques  scènes  extérieures, 
notamment  l’arrivée  à Sarajevo 
et  l’attentat  ajoutent  air,  lumière 
et  vraisemblance.  Le  scénario 
est  bien  composé,  dramatique  et 
le  dialogue  nerveux  et  dur  à 
souhait.  Musique  expressive  et 
« viennoise  » d’Oscar  Straus. 

INTERPRETATION.  — So- 
phie Chotek  idéalisée,  plus  bel- 
le que  ne  le  fut  la  malheureuse 
victime  des  Habsbourg,  Edwige 
Feuillère  est  amante  épouse  et 
mère  avec  une  diversité  de 
nuances  admirable.  John  Lodge 
a la  distinction  et  l’émotion  de 
l’archiduc,  un  peu  guindé  tou- 
tefois. Incisives  silhouettes  for- 
tes et  sensibles  : Gabrielle  Dor- 


Fllm  en  Ccul.urs  Format  I 6 m,  m 


Réalisateurs  : Bernard  et  Ge- 
neviève de  Colmont. 


En  marge  du  film  de  Roger 
Verdier  : La  Croisière  sauvage , 
Bernard  de  Colmont  et  sa  fem- 
me ont  pris  ce  petit  film  sur  les 
incidents  du  voyage  par  canoë 
dans  le  canyon  du  sauvage  Ver- 
don.  Avouons-le,  les  couleurs  sont 
admirables,  et,  dirai-je,  mieux 
venues  encore  que  dans  les  films 
cités  ailleurs.  Très  belle  lu- 
mière, avec  des  dégradés  réus- 
sis. On  peut  dire  que  ce  procédé 
d’enregistrement  direct  des  cou- 
leurs sur  Kodachrome  16  mm. 
dépasse  en  vérité,  en  naturel, 
en  netteté  sélective,  le  procédé 
Technicolor. 


ziat,  Aimé  Clariond,  remarqua- 
ble Montenuevo,  Debucourt,  la 
pittoresque  Colette  Régis,  Jean 
Worms  qui  est  François-Joseph, 
pas  assez  vieilli  toutefois,  et  le 
charmant  Aimos  en  domestique 
fidèle... 


cm 


♦♦ ♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦ 


ciiMÉimmR  i 

rnllpKis! 


17 


RAPHIE  r 

‘SE 


ANALYSE  ET  CRITIQUE  DES  FILMS 


Le  Feu  de  Paille 

Comédie  dramatique  (G) 


Origine  : Française. 

Réalisation  : jean  Benoit-Lévy. 

Auteur  : Henri  Troyat. 

Dialogues  : Henri  Troyat. 

Décorateurs  : Garnier  et  G. 
Cartagni. 

Opérateurs  : Marcel  Lucien,  IL 
Clunie,  Laitier  et  Lebon. 

Musique  : Marcel  Lattes. 

Assistante  : Marie  Epstein. 

Interprétation  : Lucien  Baroux, 
Orane  Demazis,  Jean  F aller, 
Aimos,  Henri  Nassiel,  Gaby 
Basset,  Jeanne  Helbling,  An- 
drée Brabant,  Claire  Gérard, 
Jane  Fusier-Gir,  Florence  Lu- 
chaire. 

Studios  : Buttes-Chaumont. 

Enregistr.  : Radio-Cinéma. 

îng.  du  son  : Rieul. 

Montage  : J.  Benoit-Lévy. 

Production  : Véga. 

Edition  : C.  F.  C. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Feu  de  Paille,  adapté  du  ro- 
man Grandeur  Nature,  de  Hen- 
ry Troyat,  évolue  dans  les 
coulisses  du  théâtre,  de  la  ra- 
dio, du  cinéma.  I!  met  en  scè- 
ne une  famille  moyenne,  un 
vieux  comédien  féru  de 
théâtre  mais  sans  talent,  et 
tout  le  petit  peuple  besogneux 
des  quartiers  populaires.  Œu- 
vre mélancolique  et  sensible, 
originale  et  remarquablement 
interprétée,  Le  Feu  de  Paille 
est  de  la  bonne  tradition  fran- 
çaise des  comédies  de  carac- 
tère. 

SCENARIO.  — Cabotin  sans 
talent,  Antoine  Vautier  verra, 
non  sans  aigreur,  son  petit  gar- 
çon : Christian,  devenir  une  ve- 
dette de  cinéma.  Mais  au  deuxiè- 
me film,  le  petit  prodige  sera 
vidé  et  reviendra  à ses  études, 
tandis  que  son  père,  déçu  mais 
toujours  fou  du  théâtre,  accep- 
tera une  place  de  souffleur  pour 
rester  dans  l’atmosphère  de  la 
scène. 

TECHNIQUE.  — Jean  Be- 
noît-Lévy et  sa  collaboratrice 
Marie  Epstein  savent  dépeindre 
les  vies  modestes,  faire  vivre  les 
enfants  pauvres,  animer  des 
quartiers  populeux.  Leur  réus- 
site en  ce  domaine  est,  ici,  com- 
plète. Toute  la  partie  du  théâtre 
et  du  cinéma  n’est  pas  moins 
excellente,  mais  manque  de  ce 
ton  réaliste  de  l’étude  populaire. 
Remarqua  ble  photographie. 
Quelques  aperçus  satiriques  sur 
le  cinéma.  De  beaux  mouve- 
ments de  figuration  enfantine. 
Le  dialogue  amer  et  juste  est 
parfait. 

INTERPRETATION.  — S’il 
n’est  pas  le  prodige  qu’il  incar 
ne,  le  petit  Jean  Fuiler  est 
mieux  : un  bon  petit  acteur  sim- 
ple et  émouvant.  Lucien  Baroux 


compose  un  vieux  acteur  ardent 
et  ridicule,  mais  touchant  et 
vraiment  pitoyable  dans  sa  ran- 
cœur et  sa  jalousie  de  père  et 
de  cabot.  Orane  Demazis  dépen- 
se sa  sensibilité  meurtrie  dans 
le  rôle  de  la  mère.  Henri  Nassiet, 
intelligent  comédien,  la  belle 
Jeanne  Helbling,  Aimos  toujours 
pittoresque,  Gaby  Basset,  Andrée 
Brabant,  charmantes  silhouettes, 
campent  des  types  humains 
vraisemblables  ainsi  que  Claire 
Gérard  et  Fusier-Gir.  La  mignon- 
ne Florence  Luchaire,  cocasse, 
marche  avec  talent  sur  les  tra- 
ces de  sa  sœur. 


Mélodie  de  la  Jeunesse 

Comédie  musicale 
parlée  en  anglais  (G) 


Origine  : Américaine. 
Réalisation  : Archie  May. 
Interprétation  : Jase  ha  Heifetz, 
Walter  Brennan,  .4  n d r é a 
Leeds,  Joël  Mc  Créa. 
Production  : United  Artists. 
Edition  : Artistes  Associés. 


Dans  ce  scénario  vraisembla- 
ble, le  virtuose  incomparable 
qu’est  Jascha  Heifetz  nous  est 
présenté  en  pleine  gloire.  Il  se 
mêle  à l’action  de  la  façon  la 
plus  normale. 

Les  gosses  qui  peuplent  ce 
film,  les  uns  traînant  dans  la  rue 
miséreuse,  les  autres  jouant, 
chantant,  étudiant,  sont  merveil- 
leux de  naturel.  Celui  qui  joue 
Frankie  est  un  artiste  au  sens 
plein  du  mot.  Et  que  de  visages 
extasiés  : Andrea  Leeds,  sensi- 
ble jeune  fille,  Walter  Brennan, 
aux  beaux  yeux  myopes  de  rê- 
veur. Un  petit  chien  famélique 
aux  yeux  bouleversants  de  ten- 
dresse participe  au  film  et  lui 
donne  un  aspect  déchirant  de 
vérité. 

Quant  à Jascha  Heifetz,  il  joue 
de  son  archet  prestigieux,  avec 
sa  sereine  assurance,  fruit  de 
labeur  et  de  dons.  La  technique 
de  ses  doigts  inspirés  permet  des 
images  qui  étonnent  et  char- 
ment. L’un  des  plus  grands  vio- 
lonistes du  monde  avec  Kreisler 
et  Yehudi  Menuhin  donne  à ce 
film,  par  ailleurs  intelligent  et 
sensible,  sa  marque  de  noblesse. 


Les  Abonnements 
à notre  Revue  peuvent 
être  réglés  à notre 
Compte 

Chèques  Postaux 
PARIS  702-66 


Quasimodo 

Drame  du  Moyen-Age 
parlé  en  anglais  (G) 


Origine  : Américaine. 
Réalisation  : William  Dieterle. 
Auteur  : Victor  Hugo. 
Interprétation  : Charles  Laugh- 
ton,  Manreen  O’Hara,  Sir  Ce- 
d r i c Hardwick,  Edmond 
O’ Brien,  Thomas  Mitchell. 
Studios  : R.  K.  O. 
Enregistrement  : R.  C.  A. 
Production  : R.K.O.  Pictures. 
Edition  : R.K.O.  Radio-Film. 


Quasimodo,  adapté  par  les 
Américains  de  Notre-Dame  de 
Paris,  le  copieux  et  génial  ro- 
man de  Victor  Hugo,  devait,  on 
s’en  doute,  faire  une  large  part 
à la  fantaisie.  Mais  l’œuvre  fil- 
mée est  grandiose,  truculente, 
grouillante  de  vie  et  pleine  de 
respect  pour  le  chef-d’œuvre 
architectural  de  nos  compa- 
gnons qui  bâtirent  Notre-Dame 
de  Paris. 

Oublions  donc  les  entorses  et 
les  violences  faites  au  maître-li- 
vre de  Victor  Hugo  pour  ne  voir 
qu’une  bande  incontestablement 
attractive,  de  large  réalisation, 
où  les  foules  sont  merveilleuse- 
ment maniées  par  un  réalisateur 
d’origine  allemande,  l’ancien  co- 
médien berlinois  William  Die- 
terle, devenu,  depuis  plus  de  dix 
ans,  grand  metteur  en  scène  à 
Hollywood. 

La  beauté  picturale  du  film 
n’est  pas  niable. 

Mais  ce  qui  domine  tout  le 
travail,  où  l’argent  dépensé 
prend  la  plus  grande  responsa- 
bilité, c’est  la  composition  ex- 
traordinaire, le  formidable  et 
patient  Iravail  artistique  du 
grand  acteur  qu’est  Charles 
Laughton.  Il  nous  a donné  sur 
l’écran  la  vision  hallucinante  du 
bossu  au  dos  apocalyptique,  du 
bossu  monstrueux  et  souffrant 
- sous  sa  montagne  de  chair 
et  dans  son  visage  épouvantable 
où  s’allume  un  regard  tragique 
dans  son  œil  unique.  Ce  maquil- 
lage, cette  création,  ce  jeu  ex- 
pressif au  travers  de  la  mutila- 
tion physique,  toute  cela  nous  a 
émus,  bouleversés. 

Alors  que  Maureen  O’Hara 
soit  gracieuse,  que  Sir  Cedric 
Hardwick  joue  avec  intelligence 
le  rôle  de  Jean  Frollo  le  cruel, 
et  Thomas  Mitchell  avec  jovia- 
lité celui  de  Clopin  Trouillefou, 
que  la  mise  en  scène  soit  belle, 
et  la  figuration  gigantesque... 
tout  cela,  je  le  répète,  disparait 
derrière  l’énorme  création  du 
grand  Charles  Laughton. 


Fraiae© 

regarde  ta  Marine 

Documentaire  (G) 

Réalisation  : Pierre  Chichério. 
Montage  : Pierre  Chichério. 
Musique  : Van  Hoorebecke. 
Production  : Films  Pierre  Chi- 
chério. 

Distr.  : Frcmce-Angleterre. 


L’adroit  montage  de  docu- 
ments disparates,  mais  unis 
par  la  même  idée-force  : la 
rénovation  de  la  flotte  de 
guerre  française,  permet  la 
vision  d’un  film  de  45  minutes 
consacré  à toutes  les  bran- 
ches de  notre  marine  natio- 
nale. 

Dans  le  film,  nous  voyons 
les  différentes  écoles  navales, 
les  puissantes  usines  où  se 
forgent  les  pièces  qui  cons- 
titueront nos  grandes  unités 
de  combat,  de  défense  cô- 
tière... puis  les  uns  après  les 
autres,  les  bâtiments  de  ty- 
pes différents,  nous  sont  pré- 
sentés : sous-marins,  torpil- 
leurs, contre-torpilleurs,  es- 
corteurs, mouilleurs  de  mines, 
chalutiers-patrouilleurs...  tous 
du  plus  petit  bateau  de  con- 
trôle jusqu’au  destroyer  aux 
croiseurs  de  bataille  et  aux 
grands  cuirassés;  la  vision  du 
« Dunkerque  » et  du  « Stras- 
bourg » dans  la  splendeur  des 
mers  ensoleillées  est  particu- 
lièrement réconfortante,  tout 
comme  celui  de  notre  porte- 
avions,  auquel  se  joindront 
d’autres  porte-avions  en  cons- 
truction. 

Ce  défilé,  réglé  avec  soin, 
de  notre  puissante  marine  mi- 
litaire, constitue  un  film  de 
qualité  et  de  très  bonne  pro- 
pagande. 


LE  VIVARAIS 
LA  SAVOIE-COTE  D’AZUR 


Centre  National  d’Expansion 
du  Tourisme 

Film  en  couleurs  sur  16  m/m. 


Réalisateur  : Maurice  Bricon. 

Ce  qui  s’impose  à la  vision  de 
ees  courts  films,  bien  commen- 
tés, accompagnés  de  musique 
discrète,  c’est  la  beauté,  la  fraî- 
cheur, la  netteté  du  rendement 
des  teintes.  Blanc,  brun,  jaune, 
vert  aux  nuances  multiples, 
bleus  divers,  oranges,  rouges 
multiples...  ces  tons  ne  bavent 
pas,  se  mêlent  comme  dans  la 
nature;  les  transparences  de 
l’eau  sont  merveilleuses,  autant 
que  les  lointains  bleutés  des 
horizons  de  montagne. 

Regrettons  toutefois  que  Mau- 
rice Bricon,  mieux  inspiré  dans 
ses  films  noirs  et  blancs,  n’ait 
pas  animé  plus  souvent  ses  pay- 
sages un  peu  trop  monocordes 
comme  présentation. 


18 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


rxxxxxxi  cime 


R/IPHIE 

SC 


Les  Films  nouvc.iLX  a Paris 


Sem:i  i ne 


du  1 or-5-40  au  7-5-40 

FILMS  FRANÇAIS 

De  Mayerling  à Sarajevo  <lr" 
scni.)  (Marignan)  (Lux). 

Face  au  Destin  (lre  sem.)  (Au- 
bert-Palace) (Lux). 

Eux  et  Nous  (1"  sem.)  (Studio 
de  l’Etoile)  (D.U.C.). 

Miq, nette  (lrc  sem.)  (Rex) 
(G.E.C.E.). 

Le  Feu  de  Paille  (2e  semaine) 
(Paramount)  (C.F.C.). 

Elles  étaient  Douze  Femmes 
(3°  semaine)  (Le  Français) 
(Filmsonor). 

Narcisse  (6°  sem.)  (Max-Lin- 
der)  (Gray  Films). 

L’Homme  gui  cherche  la  Vé- 
rité (Marivaux)  (7e  sem.) 
(G.C.F.G.). 

Sérénade  (10e  s.)  (Impérial) 
(Astra-Paris  Film). 

Battement  de  Cœur  (Made- 
leine) (14e  sem.)  (Ciné-All.) 

FILMS  AMERICAINS 
VERSION  ORIGINALE 

Il  épouse  sa  Femme  (lre  sem.) 
(Lord-Ryron)  (F’ox). 

Chantage  (l16  sem.)  (Marbeuf) 
M.  G.  M.). 

La  Glorieuse  Aventure  (lre  s.) 
(Olympia). 

Quasimodo  (2°  sem.)  (Nor- 
mandie) (R.  K.  O.). 

Un  Ange  en  Tournée  (2e  s.) 
(Ralzac)  (R.  K.  O.). 

La  Mélodie  de  la  Jeunesse 
(2e  sem.)  (Biarritz)  (A.  A.). 

Les  Conguérants  (6e  sem.) 
(César)  (Warner  Bros). 

Ninotchka  (5e  sem.)  (Colisée) 
(M.-G.-M.)  v.  o. 

Deux  d’Oxford  (5e  sem.)  (Les 
Portiques)  (M.-G.-M.)  v.  o. 

En  Français...  Messieurs  ! (7" 
sem.)  (Champs  - Elysées) 
(Paramount). 

La  Mousson  (8e  sem.)  (Le  Pa- 
ris) (F'ox). 

[.a  Grande  Parade  de  Disney 
(9e  semaine)  (Cinéphone) 
(R.  K.  O.  Radio). 

Divorcé  malgré  lui  (5e  sem.) 
(Aven  ue). 


PETITES  ANNONCES 


Les  Abonnements 
peuvent  être  réglés  à notre 
C.  C.  P.  PARIS  702-66 


Demandes  et  ollres  d’emploi  : 3 l’r. 
la  ligne.  — Achat  et  vente  de  matériel, 
de  salles,  annonces  immobilières  et  de 
nrevets  : U lr.  la  ligne. 

Dans  les  catégories  ci-dessus,  12  li- 
gnes gratuites  par  an  pour  nos  abon- 
nés. 

Annonces  commerciales  pour  la  venle 
de  films  : 50  lr.  la  ligne. 

Pour  les  annonces  domiciliées  au 
journal,  t fr.  de  supplément  pour 
France  et  Empire  Français;  3 fr.  pour 
l’Etranger.  Les  petites  annonces  sont 
payables  d’avance.  L’administration  du 
journal  décline  toute  responsabilité 
quant  à leur  teneur. 

OFFRES  D'EMPLOI 

Excellent  opérateur,  tech- 
nicien, projection,  son,  est  de- 
mandé par  Savoy  Cinéma  à Aix- 
les  Bains  (Savoie). 

Ecrire  avec  références. 

Ingénieurs  monteurs,  au 

courant  cabine  cinéma,  câbleurs 
radio  sont  toujours  demandés 
par  les  Ets  Charlin,  181  bis,  rou- 
te de  Ghâtillon,  Montrouge 
(Seine). 

Bonne  maison  française 

cherche  très  bon  représentant. 

Ecrire  n°  120. 

DEMANDES  D'EMPLOI 

Ouvreuse  cherche  emploi. 

Ecrire  n°  122. 


Ancien  représentant  de  com- 
merce, dégagé  d’obligations  mi- 
litaires, désire  représentation 
maison  de  location  films  pour 
Paris  ou  grande  région  pari- 
sienne. Sacrifierait  un  mois 
d’apprentissage,  sérieuses  réfé- 
rences. Ecrire  n°  121. 


PUBLICITE  DU  MÉTROPOLITAIN 

Département  Cinémas 

L.  PERTUS 

3,  rue  Duperré,  Paris  O'  ) 
de  9 heures  à 14  heures  : 
Trinité  15*14 

de  14  heures  à 24  heures  : 
Roquette  30-12 


Présentations  à Paris 

(Communiqué  en  application  de  l’article  IV  du  décret  du  25  juillet  1935.) 

MARDI  7 MAI 

Le  Français,  10  h.  15,  Sédif. 

Fausse  Alerte. 


Très  bonne  programmatri- 
ce, dactylo,  sérieuses  références, 
cherche  place  stable. 

Ecrire  n°  123. 

Représentant,  bonnes  réfé- 
rences, cherche  représentation 
ou  agence  régionale. 

Ecrire  n°  119. 

Ex-Directrice  de  cinéma,  ex- 
cellentes références,  cherche 
place  représentante  maison  de 
films  ou  directrice  cinéma. 

Ecrire  Gonneau,  160,  boule- 
vard Montparnasse,  Paris. 


Très  bonne  secrétaire  sté- 
no-dactylo, français,  anglais, 
traduisant  facilement  l’espagnol, 
bien  au  courant  location,  publi- 
cité, bonnes  références,  préten- 
tions modestes,  cherche  place 
sérieuse. 

Ecrire  n°  113. 


ACHAT  MATÉRIEL 

Sommes  acheteurs  comp- 
tant, matériel  de  prises  de  vues 
et  de  sonorisation  en  excellent 
état. 

Ecrire  n°  110. 


ACHAT  CINÉMA 

Cinéma  permanent,  ville 
230.000  habitants,  tout  impecca- 
ble, prouve  par  comptabilité 
230.000  nets  par  an.  Prix  700.000 
francs.  Facilités. 

MM.  Georges  GoifTon  et  Wa- 
ret,  51,  rue  Grignan,  Marseille, 
spécialisés  pour  la  cession  des 
salles  de  cinéma  pour  tout  le 
Midi.  Références  premier  ordre. 


VENTE  CINEMA 


Riva-Bella,  à vendre  cinéma 
dancing,  bar,  grande  licence, 
400  places. 

Rens.  M.  Routière,  La  Déli- 
vrance (Calvados). 


Madeleine  Robinson 
dans  Soldats  sans  Uniformes. 
Film  de  Maurice  de  Canonge. 

« FAUSSE  ALERTE  » 

(UN  SOIR  D'ALERTE) 

SERA  PRESENTE  LE  7 MAI 

Le  nouveau  film  de  Michel 
Duran,  réalisé  par  Jacques  de 
Baroncelli,  avec  Joséphine  Ba- 
ker, Lucien  Baroux,  Micheline 
Presles,  Gabrielle  Dorziat,  Mar- 
guerite Pierry,  Aimos,  Jean  Tis- 
sier,  Saturnin-Fabre,  etc...,  dans 
les  rôles  principaux,  sera  pré- 
senté par  la  S.E.D.I.F.,  le  mardi 
7 mai  à 10  h.  15  au  cinéma  Le 
Français,  dont  ce  sera  la  pre- 


mière « présentation  corpora- 
tive ». 

Ajoutons  que  cette  comédie 
gaie,  inspirée  par  les  premiers 
mois  de  la  guerre  à Paris,  pa- 
raîtra en  exclusivité  à l’Olym- 
pia à la  lin  du  mois  de  mai. 


H Les  Etablissements  Cinélu- 
me,  3,  rue  du  Colisée  à Paris  — 
agents  exclusifs  de  la  S.  A.  Ciné- 
meccanica  et  des  Etablissements 
Aflochio,  Bacchini  et  Cie  de  Mi- 
lan nous  informent  qu’ils  ex- 
poseront leur  matériel  cinéma- 
tographique à la  Foire  de  Pa- 
ris. Leur  stand,  plus  important 
encore  que  celui  de  l’année  der- 
nière, se  tiendra  Stand  B,  Hall 
43. 

Les  Etablissements  Cinélume 
se  tiennent  à la  disposition  de 
MM.  les  Directeurs  pour  leur 
faire  parvenir,  sur  leur  de- 
mande, les  cartes  d’invitation 
dont  ils  auraient  besoin. 


3 C’est  cette  semaine  que  sort 
au  Rex  Mignette,  le  film  de  Jean 
Boyer,  qui  a adapté  avec  Jacques 
Chabannes  la  célèbre  pièce  Mi- 
guette  et  sa  Mère. 

Prod.  ; U.F.P.C.,  distribuée 
par  G.E.C.E. 


Front  de  Mer 


Grand  Documentaire  français 


Musique  : Georges  Auric. 
Réalisation  : Service  Cinémato- 
graphigue  de  la  Marine. 


Ce  remarquable  film  est  en- 
tièrement consacré  à notre 
Défense  des  côtes,  soit  en 
mer  sur  les  patrouilleurs,  avi- 
sos, contre  - torpilleurs  et 
sous-marins  en  action.-,  soit 
sur  la  côte,  dans  les  ouvra- 
ges bétonnés  ou  les  cabanes 
en  pleine  lande  qui,  inlassa- 
blement, regardent  l’horizon... 

La  vie  de  ces  marins  qui  at- 
tendent, contrôlent,  arraison- 
nent; qui  guettent  par  tous 
les  temps,  par  toutes  les  bru- 
mes... est  exposée  dans  ce 
film  sans  chiqué,  sans  forfan- 
terie, simplement,  « à la  Fran- 
çaise ».  Et  ces  belles  images 
véridiques  vous  émeuvent  et 
vous  rassurent. 

Un  pays  qui  fournit  de  tels 
hommes,  où  les  marins  devien- 
nent, puisqu’il  le  faut,  des  ci- 
néastes de  talent,  des  opéra- 
teurs remarquables,  des  mon- 
teurs sans  défaut,  un  pays  qui 
offre  un  tel  visage  serein, 
grave  et  puissant,  est  un  pays 
vainqueur. 

Terminons  en  félicitant  le 
Service  Cinématographique 
de  la  Marine  pour  ce  film  do- 
cumentaire exceptionnel  qu’il 
faudra  envoyer  partout  à l’é- 
tranger. Sa  qualité  technique 
et  son  sens  profond  nous  y 
feront  la  meilleure  propa- 
grande. 

Le  Cérant  : P.  A.  IIari.TL 


Imp.  de  La  Cinématographie  Française,  29,  tue  Marsoulan,  Paris. 


Sous-titres  en  toutes  langues 
pour  films  parlants 

TITRA-FILMS 

26,  rue  Marbeuf,  PARIS 

Tél.  : ELYSEES  00-18  et  00-29 

Le  procédé  TITRA-FILM  vous  garantit 
sur  n’importe  quelle  émulsion  positive 
ancienne  ou  récente 

des  impressions  claires,  nettes 
sans  bavures  et  lisibles 
même  sur  fond  blanc 

TITRA-FILM  EST  LE  MEILLEUR  PROCEDE 
APPLICABLE  AUX  FILMS  EN  COULEURS 
Les  copies  sous-titrées  par  TITRA-FILM 
peuvent  être  vernies,  lavées,  nettoyées 
etc.,  sans  aucun  inconvénient. 


POUR  NOS  SOLDATS 


Directeurs,  ne  ralen- 
tissez pas  votre  effort. 
Offrez  toujours  des  tim- 
bres à vos  spectateurs. 
L’œuvre,  patronnée  par 
le  Président  Daladier,  a 
besoin  d’argent,  de  beau- 
coup d’argent  pour  se- 
courir nos  poilus  sans 
ressources. 


RAPHIE 

ISE 


29,  rue  Marsoulan,  PARIS  (12*) 

Téléphone  : DIDEROT  85-35  (3  ligne*  groupées) 


ULYSSE' 

le  célébré  roman  de  PIERRE  BENOIT  deTAcademie  Française 
avec  AMIOT  _ GEO  BURY  _ LABRY  _ MARCELLE  1RVEN  _ DENIAUD  _ SQUINQUEl 
cl  GUILLAUME  DE  SAXE _d.redeu^P.-<zduCiion  GEORGES  LÀMPIN 

Production  LUMEN  FILM 


Une  très  belle  affiche  1 60  X 240  dessinée  par  Lancy  pour  DISCINA 


IMPRIMÉE  PAR 


Viviane  omance,  eorqes  la  ma  ni 


Jean  Choux 


FILMS  ALBATROS 

7,  Avenue  Vion  Whitcomb 
PARIS-16» 

Tél.  : Jasmin  18-96 


EN  PREPARATION 

Représentant  général  pour 
Europe  Continentale 

Emest  WETTSTEIN 

116  bis,  ai’,  des  Champs-Eli/sées 
PARIS 

Tél.  : BAL.  34-38 

Câbles  ERWETT-PARIS 

ML 

37,  Avenue  des  Champs-Elysées 
PA  11  IS  (VIIIe) 

Téléphone  : Balzac  40-38 
Câbles  : I.ER  EREN'-P  ARIS 

ILFORD] 

Pellicule  vierge 

Agents  Exclusifs  E 

WELLINGTON  & WARD  S.  A.  J 

52,  rue  de  Dunkerque  = 
PARIS-IX*  | 

Tél.  : Trud.  83-82.  | 

Télégr.  : Wellward.  = 


MATERIEL  MODERNE  - TRANSPORTS  - DOUANES 


FAUTEUILS 

! POUR  AVOIR  LES  MEILLEURS  PRIX 
! DANS  LA  MEILLEURE  FABRICATION 

! CONSULTEZ  SANS  HÉSITER 

CINÉ-SIÈGES 

1 45,  Rue  du  Vivier  à AUBERVILLIERS  (Seine) 

Téléphoné  : FLANDRE  01-08 


C.T.M.C- 

320,  rue  Saint-Honoré 
PARIS  (I”) 

Téléphone  : Opéra  24-91 


APPAREILS  SONORES 

ELECTROPHONIC  » 
« SUPER-PHONIC  » 

SALLE  DE  VISION 
AUDITORIUM 
MATERIEL  COMPLET 
POUR  CINEMAS 


LH  JlÈGES 

fr 

STELLA 

USiriE  a LABRUGUIÈRE  .IARN 


ÀmMMm 

CONTROLES  AUTOMATIQUES 

39,  avenue  George-V 

(entrée  17,  rue 
Quentin-Bauchart) 

Téléphone  : Balzac  47-95 


Rapid  Universal 
Transport 

Tél.  : Trud.  01-50 


MICHAUXxGUERIN 


TRANSPORTS  EXTRA  RAPIDES  DE  FILMS 

2. RUE  DE  ROCROY 

Trudaine  72-81  (7  ligne») 

Permanent  nuit  et  jour. 


TRANSPORTS 
RAPIDES  DES  FILMS: 
TOUTES  DIRECTIONS  i 


2,  rue  Thimonnier  = 

PARIS  (IX')  = 


Mireille  B A L I N ï 

Georges  RIGAUD 
Mary  G LO  R Y 

AVEC 

D A L I O 

DANS 

DEMI!  REFUGE 

d’après  le  roman  LE  LOCATAIRE  de  GEORGES  SIMENON 

Adaptation  et  Dialogues  de  J.  CONSTANT  et  A.  P.  ANTOINE  j 

Mise  en  scène  de  J.  CONSTANT 

AVEC 

Mila  PARELY 

Jean  TISSIER  I 

ARGENTIN 


Production  N.  Yondas 


GrandeRÉGION  PARISIENNE 

MARSEILLE 

LYON 

BORDEAUX 

VENTE  A L’ETRANGER 

HAUSSMANN-FILM 

CYRNOS-FILM 

CYRNOS-FILM 

FERNAND-WEIL-FILM 

SIMPEX 

146,  Boulevard  Haussmann 

20,  Cours  Joseph -Thierry 

75,  Cours  Vitton 

Rue  Judaïque 

44,  Av.  des  Champs-Élysées 

PARIS 

Téléphone  : ÉLYSÉES  11-45 

PARIS 

MARSEILLE 

LYON 

BORDEAUX 

SATURNIN-FABRE 

DISTRIBUTION 


1CTJiuM1g40 


^^CCiocUidioEiô 

BERCHOLZ 

gcj  Ch  ÜxjAeeA  9a/uJ> 

jiACAente^vt 

VIVIANE 

ROMANCE 


GEORGES 
F L 


jirtiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiHiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiiiitiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiinmiHiiiiiiiiiiiiiiiiN  


SOCIETES  EN  ACTIVITE 


27,  rue  Dumont-d’Urvilie,  PARIS 

Téléphone  : Kléb.  !)3-86 


LES  FILMS 


Société  anonyme 

122,  Champs-Elysées 

Télcph.  : Balzac  38-10  et  11 

vous  offre  toute  une  série  de  grands  films 


41,  Champs-Elysées 
PARIS 

Elysées  (34-31 

Sous  les  Toits  de  Paris 
.1  nous  la  Liberté,  Le 
Grand  Jeu,  Pension 
Mimosas,  La  Kermesse 
héroïque,  Désiré,  En- 
trée îles  Artistes,  Lit 
Fin  du  Jour,  Derrière 
la  Façade 


LES  FILMS  CRISTAL 

63,  Champs-Elysées,  Paris 

Téléphone  : Elysées  (30-00 

Ronde  des  Heures  — Vignes  du  Seigneur 
Claudine  à l’Ecole  — Enfant  de  Troupe 
Marraine  du  Régiment  • — Moulin  dans  le 
Soleil  — Héros  de  la  Marne 

Vous  Seule  que  j’aime 
Cas  de  Conscience  — Saturnin 
L’Ombre  du  2e  Bureau 
Après  Mein  Kampf,  mes  Crimes,  par 
A.  Hitler 
L’Espion  noir 


Marcel  Pagnolj 

13,  rue  Fortuny,  PARIS  \ 

Téléphone  : Carnot  01-07  = 


LES  PRODUCTIONS 

FOX-EUROPA 

DISTRIBUTEURS  DE 


N C B N E X 


44  CH  AM  PS- É LYSÉES  — PARI  S _ô 

Téléphone  : balzac  13-18  et  13-19 
Ad.  Tél.  : francinkxso-paris 


£ 


EDITIONS  EMILE  CAPELIER 

27,  rue  de  Turin,  Paris  (80 

Téléphone  : Europe  49-40 
Petite  Peste  (2.500  ni.) 

G.  Callix  - IL  Lefèvre 
Mot  de  Cambronne  (1.200  ni.),  Sacha  Guitry 
Route  heureuse  (Epoc)  (2.200) 
Edwige  Feuillcie 

Jeunesse  (Epoc)  (2.000  ni.),  Lisette  Lanvin 
Remarions-nous  (Epoc)  (1.200  ni.) 
Sans  Elle  (800  ni.) 
Documentaires  en  000  et  800  ni. 


5,  av.  Velasquez : 
PARES  (8  ) 
Téléphone  : 
Laborde  88-50 
6 lignes 
groupées 


ROBERT  JDLIAT 

24,  rue  de  Trévise,  Paris  (9  ) 
Provence  38-36 

TOUS  LES  ACCESSOIRES 

POUR  LA  CABINE 

lharbons  — Miroirs  — Cellules  — Lampes 
•xcitatrices  et  Tambours  dentés  pour  appa- 
reils de  toutes  marques 


Les  Films  DE  KOSTER 

20,  boulevard  Poissonnière,  Paris. 

Téléphone  : Provence  27-47. 

UN  GOSSE  EN  OR 
TROIS  ARTILLEURS  A L’OPERA 
AMOUR  INTERDIT 
RETOUR  DE  ZORRO 
REVANCHE  DE  ZORRO 
CŒUR  DE  GOSSE 


/' 


4 


95,  Champs-Elysées 
Elysées  42-78  et  51-19 
Ad.  i fl . : BK  vUNFILM 

VOUS  SI’ AVEZ  RIEN  A DECLARER 
LE  VEAU  GRAS 


Représentant  de 

FILMS  EMKA 

Bruxelles 

C.  C.  C. 
Bordeaux 

A.  G.  L.  F. 
Marseille 

Vente 

pour  1 ’ étranger 
FRIC-FRAC 


37,  avenue  George-V,  PARIS 
Téléphone  : Elysées  94-03  et  la  suite 


VEDIS 

FILMS 

TROIS  VALSES 
LOUISE 
ROSE  DE  RIO 


Société 

Anonyme 


PARIS 

FILM 

LOCATION 

79,  CHAMPS-ÉLYSÉES 

Adr.  Télégr.  : P A HIFI  1..M 
Téléphone  : Balzac  19-45 


Représentant  de  s 

OMN1A  FILMS  Ltd  | 

Londres  = 

Veille  exclusive  des  meilleurs  Ulms  anglais  =E 

L’ESPION  NOIR  (C.  Veidt)  -= 
CONTREBANDE  (C.  Veidt)  - = 
y PLANES  (Laurence  OH-= 
yier  - R.  Richardson  i - = 
BOVAL  DIVORCE  (P.  Blan-  = 
chard  - Ruth  Chatterton)  - = 
lAVF.NTV  ONE  DAYS  (Laurence  Olivier  - V.  Leigh)  - = 
T II  U N DE  R IN  THE  CITY  (Edw.  G.  Robinson)  = 


95,  Champs-Elysées 
Elysées  42-78  cl  51-49 

Ad.  lel,:  B-tAUNFILM 


et  des  première  parties  de  qualité 


ETABLISSEMENTS 

C I N E M A T O G R A P H I Q U E S 

ECLAIR 

12,  rue  Gaillon,  Paris 
Opéra  50-20 


SociÉlé  Centrale  de  G 


PARADE  EN  7 NUITS 

LES  GARDIENNES 

LES  500  MILLIONS  DE  LA  BEGUM 

(3,  rue  Christophe-Colomb,  PARIS  (8°) 
Elvsées  01-10 


36,  avenue  Hoche 
Paris  (8e) 

Téléphoné  : 
Carnot  30-21  et  30-22 

Adresse  télégraphique 
JESTICFILM 
PARIS 


/ dessin  animé 
c’est  très  bien 


© © © 


Il  h 1 1 , 


"'La  Grande  Parade 


de  Walt  Disney 


Mr*  ■ 


CHASSE 

GARDEE 


§PIIIIIIIIIIIIIIIII!I!IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII| 
= 22*  ANNÉE  = 


CIME 


= PRIX  t 5 Francs  = 

i mu ni 

LE  CINEMA  FRANÇAIS 

REDACTION  ET  ADMINISTRATION  : 

29,  rue  Marsoulan,  Paris  (12e) 

Adr.  Télégr.  : LACIFRAL  Paris. 


RAPHIE 


piiiiuiiiiiiiiiiiiiisiîtiiiiiiijiiijiiiiiiiië 
1 M®  3.323  | 

| 11  MAI  1940  § 

iiiiiiiiiiiiiiiiiiMiiiüiiiiiiiiiiüiiHiiiiiirH 


Rédacteur  en  chef  : Marcel  COLIN-REVAL 
Directeur  : Paul  Auguste  HARLÉ 

Rédacteur  en  chef  (par  intérim)  : Lucie  DERAIN 


Téléphone  : Diderot  85-35  (3  lignes  group.) 
Compte  chèques  postaux  n"  702-66,  Paris 
Registre  du  Commerce,  Seine  n°  291-139. 

Abonnement  : 

France  : 121  fr.  20. 

Etranger  : 200  et  250  francs. 


LA  MAIN-D’ŒUVRE  ETRANGERE 

UN  PROBLÈME  DELICAT 


Line  Viala  et  René  Dary 
accordéonistes  séduisants  de  Le  Café  du  Port, 
qui  sort  au  Paramount  cette  semaine. 

Film  de  J.  Choux.  (C.  F.  C.) 


La  Chambre  syndicale 
du  FILM  FRANÇAIS 

communique 


Plusieurs  cas  de  mobilisation  de 
techniciens  en  pleine  production  d’un 
film  s’étant  produits,  la  Chambre  Syn- 
dicale du  Film  Français  s’est  mise 
d’accord  avec  le  Service  Cinémato- 
graphique au  Ministère  de  l’Informa- 
tion, sur  la  procédure  à suivre  pour 
éviter,  dans  la  mesure  du  possible,  le 
renouvellement  de  ces  cas. 

Avant  le  commencement  de  la  pro- 
duction d’un  film,  les  producteurs  au- 
ront à adresser  à la  Chambre  Syndi- 
cale, la  liste  complète  des  techniciens 
et  acteurs  engagés  avec  indication  de 
la  nationalité,  de  l’âge,  de  la  situation 
militaire  et  de  la  durée  de  l’engage- 
ment. 

Ces  listes  seront  immédiatement 
communiquées  au  Service  Cinémato- 
graphique avec  demande  de  prendre 
toutes  les  dispositions  nécessaires 
afin  de  permettre,  qu’en  cas  de  mobi- 
lisation, tous  les  techniciens  et  ac- 
teurs indispensables  soient  autorisés 
à terminer  le  film  en  cours  de  pro- 
duction. 


i 


Le  problème  de  la  main-d’œuvre  étran- 
gère dans  le  cinéma  se  pose  actuellement 
avec  acuité.  Il  convient  donc,  à l’encontre 
de  ce  que  pensent  certains  esprits  simplis- 
tes, de  l’étudier  avec  bonne  volonté  dans  ses 
détails. 

Il  est  vrai  que  le  manque  de  psychologie 
de  quelques  producteurs  réfugiés  n’a  pas 
été  sans  influer  sur  le  jugement  des  travail- 
leurs français  qui  désirent  vivre  de  leur  mé- 
tier et  ne  pas  voir  officier  une  équipe  ou 
toute  la  maîtrise  est  de  nationalité  étran- 
gère. 

De  même  peut-on  qualifier  de  faute  psy- 
chologique la  trop  grande  confraternité 
confessionnelle  qui  élimine  les  techniciens 
d’une  autre  croyance. 

Ces  erreurs,  pour  ne  constituer  que  des 
cas  d’espèces,  n’en  sont  pas  moins  regret- 
tables et  de  nature  à défigurer  un  problème 
assez  complexe  par  lui-même. 

Il  convient,  non  de  nuire  à des  travail- 
leurs étrangers  pour  qui  le  droit  d’asile 
dicte  aux  Français  de  souche  le  devoir 
d’examiner  la  question  dans  le  détail, 
mais  d’étudier  les  moyens  raisonnables 
de  les  aider  à vivre. 

Cet  opérateur  étranger  comprend  qu’il  a 
le  devoir  de  ne  pas  chercher  à bloquer  un 
marché  surchargé;  il  a la  crainte  naturelle 
d’accepter  un  emploi  dans  des  pays  voisins 
où  la  Gestapo  agit  en  pays  conquis.  Chacun 
de  nous  comprend  et  admet  cette  excuse. 
Mais  peut-il  s’étonner  d’avoir  vu  le  Syndicat 
des  Opérateurs  s’opposer  à la  demande 
d’une  vedette  qui  voulait  le  faire  embau- 
cher dans  le  film  où  elle  doit  tourner,  alors 
que  des  opérateurs  français  de  classe  équi- 
valente sont  sans  travail?  Nous  avons  en- 
tendu des  reproches  à l’égard  du  produc- 
teur qui  avait  tenté  la  démarche;  nous  lui 
trouverons  l’excuse  qu’il  est  plus  facile  d’ob- 
tenir un  visa  de  travail  que  de  voir  accorder 
une  affectation  spéciale,  fut-elle  temporaire. 

Dans  les  cas  qui  peuvent  se  poser,  il 
faut  établir  une  échelle  d’intérêt;  la  pre- 
mière place  étant  réservée  aux  étran- 
gers engagés  dans  l’armée,  la  seconde 
revient  de  droit  à ceux  dont  la  demande 
de  naturalisation  date  souvent  de  plu- 
sieurs années. 

Peut-on  aussi  dire  que  les  gens  de  métier 
ont  le  droit  d’accorder  leur  estime  à ceux 


dont  le  passé  droit  et  propre  est  un  garant 
de  l’avenir,  tandis  qu’il  ne  suffit  pas  d’être 
libéré  provisoirement  d’un  camp  surveillé 
pour  offrir  tout  apaisement  à ceux  qui  ont 
toutes  raisons  de  se  méfier  ? 

La  question  de  la  main-d’œuvre  étran- 
gère a toujours  été  délicate,  douloureuse 
même.  Pour  la  résoudre  impartialement,  il 
faut  beaucoup  de  doigté  et  de  compréhen- 
sion pour  ne  pas  créer  des  animosités  re- 
grettables. Cette  nécessité,  la  Fédération  des 
Artisans  du  Film  la  reconnaît,  mais  on  ne 
saurait  lui  reprocher  de  vouloir,  d’exiger 
que,  par  ordre  préférentiel,  les  travail- 
leurs nationaux  soient  les  premiers  em- 
bauchés. 

Le  Comité  Technique  du  Cinéma,  ratta- 
ché au  Ministère  de  l’Information,  pourrait 
prendre  l’affaire  en  mains,  ce  qui  la  ferait 
passer  du  plan  officieux,  où  elle  ne  sera  pas 
résolue,  au  plan  officiel  qui  pourrait  la  ré- 
soudre à la  satisfaction  générale. 

A.-P.  Richard. 
♦ 

Et  notre  effort  industriel? 


Un  Film  documentaire 
s’impose 


Nous  venons  de  voir  un  bref  mais 
substantiel  documentaire  de  Alberto  Ca- 
valcanti  pour  la  G.  P.  O.  de  Londres,  inti- 
tulé : « La  Cause  Commune  ».  Ce  film, 
qui  exalte  la  collaboration  intime  de  nos 
deux  nations  alliées,  dans  le  domaine  in- 
dustriel tout  comme  dans  le  domaine  mi- 
litaire et  financier,  constitue  un  remar- 
quable document  sur  l’effort  de  produc- 
tion de  la  Grande-Bretagne  en  matière 
d’armement. 

Je  ne  crois  pas  trahir  un  secret  de  la 
Défense  Nationale  en  suggérant  que  dans 
notre  Creusot,  se  forgent  à un  rythme 
tout  aussi  hallucinant  les  outils  de  notre 
victoire  commune. 

Ne  serait-il  pas  opportun,  au  mo'ns 
pour  le  grand  public  français,  celui  de 
l’arrière,  des  villes  et  des  campagnes,  de 
l’Usine  et  du  Bureau,  et  celui  de  l’avant, 
de  la  Ligne  Maginot,  des  cantonnements 
ou  des  casemates  côtières,  pour  toute 
la  France  enfin,  qui  se  bat  au  front  ou 
travaille  à l’arrière,  ne  conviendrait-il  pas 
de  réviser  un  ouvrage  filmé  condensant 


6 


rxxxxxxxxxxxxxxxxxxTxxxi 


! 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


l’effort  de  nos  usines  d’armement  de 
cette  formidabie  machine  à faire  les  ca- 
nons, les  tanks,  les  obus  qu’est  le  Creu- 
sot  ? 

Et  un  petit  tour  — sous  toutes  garan- 
ties — dans  nos  arsenaux  où  l’on  achève 
nos  cuirassés,  dans  nos  usines  d’aviation 
où  l’on  fignole  nos  avions  de  chasse  et 
nos  bombardiers  dernier  modèle...  croit- 
on  que  cela  soit  inutile  ? 

Certes,  il  est  bon  de  montrer  aux  gens 
de  chez  nous  : pourquoi  ils  se  battent. 
Mais  on  doit  aussi  montrer  à tous  : pour- 
quoi ils  seront  vainqueurs,  afin  qu’ils  sa- 
chent que  parmi  les  armes  modernes  qui 
les  équipent  se  trouve,  dans  une  large 
part,  du  matériel  conçu,  usiné,  sorti  par 
des  cerveaux  français,  par  des  mains 
françaises. 

A quand  un  film  sur  nos  usines  d’ar- 
mement ? 

Lucie  Derain. 

les  directeurTbelges 

LUTTENT  CONTRE  LES  TAXES 


Les  journaux  corporatifs  belges  jettent  le 
cri  d’alarme. 

Le  gouvernement  cherche  un  milliard  de 
francs  pour  faire  face  aux  dépenses  qu’en- 
traîne la  mobilisation  actuelle. 

Et  le  cinéma  est  menacé  d’une  nouvelle 
taxe  de  0.  fr.  50  sur  les  places  jusqu’à  4 fr. 
et  de  un  franc  sur  les  j>laces  au-dessus  de 
4 francs.  Et  voilà,  ça  n’est  pas  plus  difficile 
que  cela  ! 

Notre  confrère  la  Cinégraphie  Belge,  dans 
un  tableau  très  clair,  expose  les  taxes  ac- 
tuelles et  futures  et  l’on  g constate,  avec 
stupeur,  que  sur  les  places  à un  franc,  il  g 
aura  55  % de  droits.  La  Revue  Belge  montre 
que  les  recettes  des  cinémas  diminuent  cha- 
que année,  puisqu’ils  avaient  pagé  comme 
impôts,  80  millions  en  1927  et  seulement 
37  millions  en  1939  en  tenant  compte  que  les 
prix  des  places  ont  augmenté  de  1927  à 1939. 
Si  les  salles  avaient  reçu  autant  de  specta- 
teurs, les  impôts  de  1939  auraient  dû  être  de 
beaucoup  supérieurs  à ceux  de  1927;  or,  ils 
sont  inférieurs  de  moitié. 

L’application  de  ces  nouvelles  taxes  sera 
la  ruine  des  salles,  nos  amis  belges  doivent 
tout  faire  pour  en  empêcher  V établissement. 

F.  M. 


Alibert  Sinoël,  Aimos, 
dans  Le  Rqi  des  Galéjeurs. 

Film  de  F,  Riyprs,  D.U.C. 


avec  Pierre  Renoir  et  Jules  Berry. 

Un  film  de  F.  Hivers. 

(Distr.  : D.U.C.) 


A Babat,  le  mois  dernier  a été  inaugurée  la 
première  série  des  représentations  cinéma- 
tographiques organisées  par  le  Service  Gé- 
néral de  l’Information  au  Maroc. 

Chacune  de  ces  séances  comporte  la  pro- 
jection d’une  actualité  marocaine  : « Le 

Congrès  des  Habous  et  Lieux  Saints  de  l’Is- 
lam » ; une  émouvante  rétrospective  sur 
l’aviation;  un  film  technique  très  bien  réali- 
sé sur  la  soufflerie  de  Chalais-Meudon  et, 
pour  terminer,  un  documentaire  anglais  : 
Les  Jeunes  Ailes. 

Un  nombreux  public,  composé  d’élèves 
officiers  et  sous-officiers  de  l’aviation,  de 
délégations  de  tous  les  établissements  sco- 
laires français,  musulmans  et  israélites  as- 
sistait à la  représentation,  ainsi  que  des  no- 
tables musulmans.  Tous  furent  vivement 


LES  MUSICIENS  DU  CIEL 
triomphe  au  “ Marivaux-Pathé  ” 
de  Bruxelles 

Un  des  plus  beaux  films  français  récent  : 
Les  Musiciens  du  Ciel,  réalisé  par  Georges 
Lacombe,  d’après  l’œuvre  de  René  Lefèvre, 
et  interprété  par  l’auteur,  Michèle  Morgan  et 
Michel  Simon,  vient  de  sortir  à Bruxelles  à 
la  salle  « Marivaux-Pathé  ».  Le  succès,  dès  le 
premier  soir,  a été  énorme.  Et  les  journaux 
belges  ont  qualifié  cette  production  sensible 
et  pleine  de  noblesse  « d’œuvre  française  de 
grande  classe  ». 


Les  Abonnements 
peuvent  être  réglés  à notre 
C.  C.  C.  Postaux  702-66 


Les  Allemands  annexent 
le  Cinâna  «^Slovaquie 

Les  Nazis  ont  mis  la  main  sur  l’indus- 
trie slovaque  du  cinéma.  Plus  de  la  moi- 
tié des  films  seront  allemands.  Une  nou- 
velle organisation  de  distribution  aura  le 
monopole  des  importations  en  Slovaquie. 
Le  gouvernement  du  protectorat  possède 
51  % des  actions  de  cette  nouvelle  orga- 
nisation, les  banques  slovaques  40  % et 
le  reste  est  entre  les  mains  de  particu- 
liers allemands.  Ces  dernières  années,  la 
Slovaquie  a importé  pour  15  millions  de 
couronnes  — environ  500.000  dollars  — 
annuellement  — de  films  étrangers. 

Qn  peut  supposer  que  ce  chiffre  sera 
considérablement  abaissé  surtout  au  dé- 
triment des  films  américains. 


f. — 

Étabts 

UN 

CINELUME 

FOIRE 

DE  PARIS 

STAND  B — HALL  4» 

frappés  par  l’objectivité  des  documents  et 
des  images  que  les  films  leur  montrèrent. 

A Fez,  dans  la  capitale  religieuse  du  Ma- 
roc, où  bat  le  cœur  le  plus  pur  de  l’Islam 
mograbin,  à Marrakech,  la  métropole  du 
Grand  Atlas,  partout  la  représentation  réunit 
une  grande  audience  et  remporte  un  vil 
succès.  De  Marrakech,  le  circuit  remonta 
vers  Casablanca,  Meknès,  Taza  et  jusque 
dans  la  capitale  de  l’oriental,  Oujda,  porte 
algérienne  du  Maroc. 

Un  deuxième  circuit  va  suivre,  consacré, 
cette  fois,  aux  marines  alliées.  Tout  comme 
le  premier,  il  fera  une  excellente  besogne 
de  propagande,  usant  de  l’arme  la  plus  sûre, 
l’éloquente  vérité  que  présente  l’écran. 

Ch.  Penz. 


Raimu  et  Tramel 

dans  L'Homme  qui  cherche  la  Vérité, 

fdm  de  Pierre  Wolff. 

Prod,  : Bercholz,  Distr.  : C.C.F.C, 


LE  SERVICE  GÉNÉRAL  DE  L’INFORMATION  AU  MAROC  organise 
des  séances  cinématographiques  partout  accueillies  avec  faveur 


7 


rLXXTZm  CINE 


FR 


R/ip&îfiE  n: 

SE 


A LA  PRESSE  FILMEE 


Une  Démission  regrettable 
Celle  de  M.  Roger  Weii-Lorach 


Nous  apprenons  que  M.  R.  Weil-Lorach. 
bien  connu  dans  notre  industrie  pour  son 
dévouement  à l’étude  et  la  défense  des  inté- 
rêts corporatifs,  vient  de  donner  sa  démis- 
sion du  poste  de  président  de  la  Chambre 
Syndicale  Française  de  la  Presse  Filmée, 
en  raison  des  divergences  d’opinion  et  de 
conception  qui  s’étaient  manifestées  a I in- 
térieur de  la  Chambre  Syndicale,  particuliè- 
rement en  ce  qui  concerne  l’utilisation  des 
actualités  de  guerre. 

Connaissant  la  conscience  profession- 
nelle du  président,  nous  sommes  persuadés 
que  cette  démission  est  en  rapport  direct 
avec  l’article  paru  dans  nos  colonnes,  le  27 
avril,  intitulé  Journal  de  Guerre. 

Dans  le  rapport  moral  qfii  a été  lu  au 
cours  de  la  dernière  Assemblée  générale  du 
4 décembre  1939  et  que  nous  avons  eu  l’oc- 
casion de  voir,  nous  avons  pu  constater, 
qu’en  dehors  des  efforts  de  collaboration 
faits  avec  le  gouvernement  pour  la  réalisa- 
tion du  film  magnifique  : Unité  Française 
(Voyage  du  Président  Daladier  en  Corse  et 
en  Afrique  du  Nord),  monté  par  Pathé-Jour- 
nal;  après  le  film  sur  le  Voyage  des  Souve- 
rains Britanniques  en  France,  Quatorze  Juil- 
let 1939  a été  une  grande  et  magnifique  réus- 
site. La  triomphale  revue  des  Champs-Ely- 
sées reste  dans  la  mémoire  de  chacun.  Les 
\plus  hautes  récompenses  internationales 


n’ont-elles  pas  éié  décernées  à la  Presse  Fil- 
mée tant  à Venise  qu’au  Grand  Prix  du  Ci- 
néma ? 

L'activité  commerciale  de  la  Presse  Fil- 
mée et  sa  diffusion  mondiale  lui  permettent, 
dans  cette  guerre  qui  est  avant  tout  une 
guerre  de  propagande,  de  combattre  utile- 
ment l’effort  allemand  qui  utilise  largement 
les  écrans  du  monde. 

Nous  avons  pu  constater  que  cet  objec- 
tif n’avait  pas  échappé  à Roger  Weil-Lorach 
puisque  la  guerre  n'a  pas  interrompu  un 
seul  jour  la  diffusion  des  journaux  d’actua- 
lités au  début  de  la  guerre.  La  première  se- 
maine de  guerre,  les  maisons  d’ actualités  se 
sont  mises  d’accord  pour  présenter  deux 
éditions,  l’une  faite  par  Pathé-Journal,  pour 
lui-même,  Eclair-Journal  et  les  Actualités 
Paramount,  l’autre  par  Fox  Movietone  pour 
elle-même. 

Dans  cet  espace  réduit,  nous  ne  pouvons 
donner  qu’une  idée  très  succincte  du  tra- 
mai considérable  fourni  et  des  résultats  ac- 
quis, non  seulement  au  bénéfice  des  maisons 
d’actualités,  mais  également  au  bénéfice  de 
l'industrie  cinématographique  en  général. 

Nous  ne  pouvons  que  regretter,  au  nom 
de  la  corporation,  la  décision  qu’a  cru  de- 
voir prendre  notre  ami  Roger  Weil-Lorach. 

Fernand  Morel. 


L’Information  et  la  Propagande 
par  le  Cinéma  réduit 

Il  résulte  d’une  enquête  à laquelle  nous 
nous  sommes  livrés  dans  notre  coin  provin- 
cial, auprès  de  conseillers  généraux,  de  mai- 
res, d’instituteurs,  de  personnalités  diverses 
et  de  modestes  Français  moyens,  qu’un  ef- 
fort de  propagande  serait  opportun  et  qu’il 
susciterait  le  plus  vif  intérêt.  Dirigé  avec 
adresse,  poursuivi  avec  ténacité,  il  serait 
susceptible  de  produire  les  meilleurs  résul- 
tats tant  pour  la  consolidation  du  moral  de 
l’arrière  que  pour  la  lutte  contre  les  propa- 
gandes anti-nationales  et  défaitistes  qui, 
malheureusement,  sont  très  loin  d’avoir  dé- 
sarmé. 

Pleinement  d’accord  avec  le  Centre  Dé- 
partemental d’information  de  Lot-et-Garon- 
ine,  si  intelligemment  dirigé  par  le  Général 
Bérenguier  et  le  Commandant  Fauve],  je 
pense  qu’il  faudrait  s’acheminer,  le  plus  tôl 
possible,  vers  la  création  de  circuits  ciné- 
imatograpliiques  spéciaux  qui  visiteraient 
systématiquement  toutes  les  communes  ru- 
rales du  territoire  avec  des  films  de  16  mm. 

A notre  sens,  chaque  séance  d’informa- 
tion (ce  mot  nous  paraît  hautement  préfé- 
rable à celui  de  Propagande  qui  risquerait 
d’éveiller  la  méfiance  des  auditeurs  éven- 
jtuels),  chaque  séance  ne  devrait  pas  dépas- 
ser 1 heure  et  demie  au  grand  maximum  et 
pourrait  être  développée  comme  suit  : 

1°  Un  exposé  de  un  quart  d’heure  ou  une 


demi-heure  au  plus  sur  un  sujet  touchant  à 
la  guerre  ou  aux  pays  d’Europe,  à nos  buts 
de  guerre,  à nos  raisons  d’espérer,  etc... 

2“  Un  heure  de  projection  au  maximum, 
comprenant  : 

a)  Le  magazine  de  guerre  le  plus  ré- 

cent. Ce  film,  d’une  durée  de  tren- 
te minutes  environ  ne  peut,  à lui 
seul,  constituer  un  spectacle.  Le 
n"  1 de  ce  magazine  vient  de  pa- 
raître sur  35  mm.  et  sur  16  mm. 
C’est  un  travail  de  montage  de 
tout  premier  ordre. 

b)  Un  documentaire  géographique  qui 

pourrait  se  prêter  à l’exposé  pré- 
liminaire. 

c)  Un  film  d’hygiène  ou  un  film  sur  la 

défense  passive. 

d)  Un  dessin  animé  pour  terminer  sur 

une  note  plaisante. 

Il  ne  nous  paraît  pas  impossible  que  le 
Ministère  de  l’Information  compose  des 
programmes  dans  ce  style,  avec  600  mètres 
de  film  16  m.  sur  une  grande  bobine  permet- 
tant une  projection  sans  arrêt.  Il  faudrait  se 
soucier  de  ne  distribuer  que  des  films  im- 
peccablement enregistrés  et  d’un  intérêt 
soutenu.  Information  ne  doit  pas  signifier 
ennui.  Chacun  aurait  avantage  à ce  que  les 
prêts  ne  soient  consentis  qu’à  des  organisa- 
tions sérieuses  assurant  une  révision  cons- 
tante et  minutieuse.  Les  trente  Offices  du  Ci- 
néma Educateur,  dont  beaucoup  sont  équi- 
pés pour  les  tournées  rurales,  me  parais- 
sent tout  indiqués  pour  mener  à bien  cetle 
tâche  patriotique. 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


Alibert  et  Aimos 
dans  Le  Roi  des  Galéjeurs, 
filin  de  F.  hivers.  Distr.  : D.U.C. 


Deux  nouveaux  Filins  français 
sortent  cette  semaine 


Succédant  à l’excellent  film  de  J.  Benoît- 
Lévy  : Le  Feu  de  Paille,  Le  Café  du  Port, 
de  Jean  Choux,  interprété  par  René  Dary  et 
Line  Viala,  avec  Bergeron,  Aimos  et  Chris- 
tian Gérard,  s’installe  au  Paramount.  (Prod. 
C.  F,  C.) 

Et  à la  salle  Marivaux  sort  L'Héritier  des 
Mondésir,  réalisé  par  Albert  Valentin,  et  son 
interprétation  réunit  les  noms  de  Fernan- 
de!, Jules  Berry  et  Elvire  Popesco.  (Film 
A.  C.  E.) 


Dans  la  plupart  des  cas,  la  salle  de  classe 
ou  la  mairie  pourrait  convenir.  Sinon,  ce 
pourrait  être  une  salle  de  café  qu’on  obtien- 
drait certainement  à titre  gracieux,  le  cafe- 
tier se  contentant  des  consommations  que  la 
soirée  lui  vaudrait.  L’idéal  serait  que  ces 
séances  soient  gratuites  pour  qu’elles  tou- 
chent la  majeure  partie  de  la  population, 
étrangers  compris. 

Les  opérateurs  sortiraient  chaque  soir  en 
visitant  deux  localités  par  jour,  de  telle 
sorte  qu’au  bout  de  deux  mois  au  plus,  une 
zone  à délimiter  ait  été  visité  par  chaque 
tou  ruée. 

Nous  ne  faisons  qu’esquisser  dans  ses 
grandes  lignes  sous  l’angle  du  format  réduit, 
un  projet  de  Service  d’information  cinéma- 
tographique dans  les  petites  localités  qui  ne 
reçoivent  jamais  la  visite  de  « tourneurs  » 
et  ne  peuvent  juger  sainement  des  choses. 
Informer,  c’est  non  seulement  éclairer,  mais 
réconforter  à condition  que  cela  soit  fait 
avec  adresse  et  discrétion  en  se  moquant 
de  la  propagande  de  même  que  la  vraie  élo- 
quence se  moque  de  l'Eloquence.  « Infor- 
mer, dit  une  voix  autorisée  — celle  de  M. 
André  Février,  sous-secrétaire  d’Etat  à l’In- 
formation — cela  signifie  pour  nous  : com- 
battre la  perfidie  et  le  mensonge  qui  s’obsti- 
nent C’est  opposer  à une  propagande  tapa- 
geuse et  grossière,  une  information  saine  et 
franche  » . 

Ch.  Pujos, 

Directeur 

de  la  Cinémathèque  d’ Enseignement 
de  Lot-et-Garonne. 


8 

oo 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


d*ɫR 


RAPHIE 

SE 


exxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx: 


Gabriel  Pascal  a 
commencé  à Londres 
9a  réalisation  de 
MAJOR  BARBARA 
de  G. -B.  Shaw 


Gabriel  Pascal  qui,  voici  deux  ans,  pro- 
duisit à Londres  le  savoureux  film  anglais 
Pygmalion,  tiré  de  la  pièce  de  G.  Bernard 
Shaw,  vient  de  commencer  aux  studios  de 
Denham  la  réalisation  d’un  autre  film  adapté 
d’une  pièce  de  Bernard  Shaw  : Major  Bar- 
bara. Tandis  que  Pygmalion  avait  été  réalisé 
par  Anthony  Asquith  et  Leslie  Howard,  Ma- 
jor Barbara  est  personnellement  mis  en  scè- 
ne par  Gabriel  Pascal.  La  vedette  en  est  l'ex- 
cellente et  intelligente  actrice  Wendy  Hiller 
qui  fut  la  révélation  de  Pygmalion.  Les  au- 
tres interprètes  du  film  sont  Robert  Morley 
(qui  joua  Louis  XVI  dans  Marie-Antoinette ), 
Emlyn  Williams  et  une  vingtaine  d’acteurs 
très  connus. 

♦ 

Les  Exploitants  britanniques 
refusent  de  donner  70°/o  de  leurs 
recettes  pour  passer  AUTANT 
EN  EMPORTE  LE  VENT 


Londres.  — Un  grave  différent  vient  de 
s’élever  entre  la  branche  anglaise  de  la  com-  I 
pagnie  Metro-Goldwyn-Mayer  et  l’ Associa-  I 
tion  des  Exploitants  de  Grande-Bretagne , la 
C.E.A. 

Cette  association,  qui  comprend  4.900 
membres,  soit  99  % des  directeurs  de  ciné- 
mas anglais,  proteste  violemment  contre  les 
termes  de  location  fixés  par  la  M.-G.-M.  pour 
la  projection  de  son  grand  film  Autant  en 
emporte  le  Vent  (Gone  With  the  Wind). 

Pour  ce  film,  en  effet,  la  M.-G.-M.  demande 
70  % des  recettes  nettes  et  exige  que  les  prix 
minimum  des  places  soient  de  3 shillings 
6 d.  en  matinée  et  de  4 shillings  6 d.  en  soi- 
rée, ce  qui  correspondrait  chez  nous  à des 
places  de  15  et  20  francs. 

Les  exploitants,  qui  ne  versent  jamais  plus 
que  40  % à 50  % des  recettes  nettes  poul- 
ies très  grands  films,  refusent  d’ accepter 
ces  conditions  draconiennes,  surtout  en 
temps  de  guerre. 

Dans  une  note  adressée  à tous  les  exploi- 
tants anglais,  W.  R.  Fuller,  secrétaire  géné- 
ral de  la  C.E.A. , fait  ressortir  que,  devant  les 
difficultés  de  l’heure  présente  et  par  suite 
des  augmentations  constantes  de  leurs  four- 
nitures et  du  prix  de  la  vie,  les  directeurs  de 
cinémas  ont  dû  réduire  leurs  dépenses  à un 
minimum  qu’il  leur  est  interdit  de  dépas- 
ser sous  peine  de  tomber  en  déficit. 

« Les  distributeurs  américains  devraient 
le  comprendre  mais  au  lieu  d’aider  les  ex- 
ploitants, ils  cherchent  à augmenter  leurs 
prix  de  location  ». 

La  note  de  M.  Fuller  fait  également  res- 
sortir « que  la  situation  des  maisons  de  dis- 
tribution américaines  n’est  pas  si  mau- 
vaise, puisque  M.  Sam  Eckman  Jr,  chef  de 
M.-G.-M.  en  Grande-Bretagne,  touche  annuel- 
lement 46.000  livres,  soit  8 millions  de 
francs,  ce  qui  est  le  traitement  complet  de 
tout  le  Cabinet  britannique  ». 

Actuellement,  Autant  en  emporte  le  Venl 
passe  en  exclusivité  dans  trois  cinémas  du 
West  End  à Londres  : l’Empire  et  le  Ritz  qui 
appartiennent  à M.-G.-M.  et  le  Palace,  salle 
de  théâtre  louée  par  M.-G.-M,  à cette  occa- 
sion. 


GRANDE-BRETAGNE 


Alberto  Cavalcanti  s’associe 
avec  le  Producteur  anglais 
Michael  Balcon  pour  la 
réalisation  d’un  Film  franco- 
anglais  : JOHN  ET  MARIANNE 


Londres.  — L’excellent  metteur  en  scène 
Alberto  Cavalcanti,  qui  depuis  plusieurs  an- 
nées dirigeait  à Londres  les  services  ciné- 
matographiques du  G.  P.  O.  (General  Post 
Office),  vient  de  s’associer  avec  le  produc- 
teur anglais  Michael  Balcon;  il  travaillera 
en  collaboration  avec  ce  dernier  aux  studios 
d’Ealing,  près  de  Londres. 

Le  premier  film  de  cette  association  sera 
une  production  franco-britannique  provisoi- 
rement intitulée  John  et  Marianne.  Sujet  : 
l’histoire  de  la  vieille  rivalité  qui  existait 
entre  les  flotilles  de  pêche  de  Bretagne  et 
de  Cornouaille.  On  verra  comment  ces  pe- 
tites querelles  ont  été  oubliées  et  comment 
les  pêcheurs  bretons  et  cornouaillais  se  sont 
mis  à travailler  en  accord  quand  la  sécu- 
rité de  leurs  deux  pays  respectifs  a été  en 
jeu. 

Cavalcanti,  qui  réalisa  en  France  au 
temps  du  muet  de  très  intéressantes  produc- 
tions, est  considéré  à Londres  comme  un 


des  chefs  de  l’école  du  cinéma  documen- 
taire anglais,  où  il  réalisa  pour  le  G.  P.  O. 
des  films  remarquables  tels  que  Night  Mail , | 
North  Sea  (projeté  en  France  sous  le  titre 
de  Prisonniers  des  Brumes),  etc... 

Pierre  A. 

4 

Petites  Nouvelles 

— 

H Francis  Harley,  chef  de  la  20th  Century 
Fox  en  Grande-Bretagne,  vient  de  passer, 
quelques  jours  en  France,  au  cours  desquels 
il  s’est  rendu  dans  les  camps  britanniques  et 
s’est  rendu  compte  de  la  façon  dont  étaient 
assurées  les  séances  de  cinéma  organisées 
pour  les  troupes. 

■ Warner  Bros  vont  tourner  quatre  nou- 
veaux films  dans  leurs  studios  de  Tedding- 
ton  près  de  Londres. 

■ Le  metteur  en  scène  anglais,  Michael 
Powell,  auteur  de  A l’Angle  du  Monde,  v.i 
tourner  un  grand  film  au  Canada  cet  été. 


UN  GROS  SUCCÈS  AMÉRICAIN 
SORT  A LONDRES 


SERENADE  à 

l’Academy  Cinéma  de  Londres 


On  annonce  la  sortie  dans  toutes  les  salles 
du  circuit  Odéon  de  The  Grapes  of  Wrath  : 
la  présentation  du  film  a eu  lieu  tout  récem- 
ment. On  s’attend  à un  grand  succès;  on 
sait  que  ce  film  a été  vu  par  400.000  Améri 
cains  et  a tenu  l’écran  neuf  semaines  consé- 
cutives au  Rivoli  de  New  York. 


Aujourd’hui,  il  mai,  l’Academy  Cinéma 
de  Londres  donnera  la  première  repré- 
sentation du  film  français  « Sérénade  » 
qui  succède  dans  cette  salle  à « La  Mar- 
seillaise » dont  la  carrière  a tout  juste 
duré  trois  semaines. 


Une  belle  scène  du  fas 
tueux  film  en  couleur* 
tourné  à Denham,  L< 
Voleur  de  Bagdad. 
Production  A.  Korda 
Ce  film  est  actuelle 
ment  achevé  en  Cali- 
fornie. 


9 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


ci  iMÉimmR; 

rR0P&si 


RAPHIE 

SC 


ETATS-UNIS 


SUCCÈS  de  PAGNOL 
à NEW  YORK 


Huitième  semaine  de 
“La  Femme  du  Boulanger” 

Septième  semaine 
en  seconde  vision  de  “Regain” 

Marcel  Pagnol  est  le  grand  lauréat  du 
film  étranger  pour  cette  saison  à New 
York.  « La  Femme  du  Boulanger  » (im- 
porté comme  « Regain  » par  André  R. 
Heymann)  passe,  en  effet,  depuis  huit 
semaines,  au  World  Theatre,  où  ce  film 
remporte  un  très  grand  succès.  Quant  à 
« Regain  »,  sa  carrière  est  une  réussite 
prolongée  puisque  le  film  vient  de  com- 
mencer sa  septième  semaine  en  seconde 
vision  d’exclusivité  au  Sth  Avenue  Play- 
house. 

Nous  sommes  heureux  de  signaler  ce 
succès  de  deux  films  typiquement  fran- 
çais, se  déroulant  dans  de  beaux  paysa- 
ges de  notre  pays. 

Un  autre  film  français,  projeté  actuel- 
lement à New  York  est  « La  Bête  humai- 
ne » qui  passe  depuis  huit  semaines  au 


Le  journal  Variety  nous  apprend  qu’au 
cours  de  la  saison  dernière,  les  importateurs 
de  films  étrangers  aux  Etats-Unis  se  sont 
aperçus  qu’il  était  beaucoup  plus  profitable 
d’exploiter  ees  productions  d’après  leurs 
éléments  commerciaux  que  sur  leur  valeur 
artistique,  comme  cela  avait  été  fait  jusqu’à 
présent. 

En  effet,  les  films  étrangers  qui,  au  cours 
de  ces  dernières  années,  ont  remporté  aux 
Etats-Unis  le  plus  grand  succès  financier 
sont  ceux  qui  ont  eu  des  démêlés  avec  les 
censeurs  avant  leur  présentation,  ou  qui 
possédaient  une  valeur  d’exploitation  basée 
sur  « l’angle  sexuel  » (saleable  sex  angles). 

Regain  (Harvest),  le  meilleur  film  étran- 
ger, au  point  de  vue  commercial,  de  cette 
année,  aux  Etats-Unis,  n’a  été  exploité  à 
New  York  qu’après  une  longue  procédure 
contre  la  censure  qui  l’avait  interdit.  « Bien 
que  moitié  moins  sensuel  que  beaucoup 
d’autres  films,  les  censeurs  lui  donnèrent 
ainsi  la  force  de  démarrage  dont  il  man- 
quait ». 

Un  autre  succès  a été  La  Bête  humaine 
« qui  fut  presque  uniquement  exploité  sur 


55th  Street  Playhouse,  et  dont  la  publi- 
cité est  faite  sur  le  côté  érotique  de 
cette  production. 

us  iuiîNi  h cïïitmim 

va  sortir  à New  York 


Ils  étaient  Neuf  Célibataires  sera  distribué 
par  Studio  One  Film  Distrib.  La  date  de  sor- 
tie n’est  pas  encore  fixée.  Brillante  et  pétil- 
lante d’esprit,  cette  comédie  ravira  tous 
ceux  qui  apprécient  les  films  français. 

Telle  est  l’opinion  résumée  des  grandes 
revues  américaines  de  cinéma. 

♦ 

ALEXANDRE  KORDA 

produirait  4 Films  à Hollywood 
et  2 à Londres 

New  York.  — On  annonce  que  le  produc- 
teur Alexandre  Korda  aurait  entamé  des  né- 
gociations avec  la  Securitg  National  Bank 
de  Los  Angeles  et  la  Banker’s  Trust  de  Nem 
York  qui  lui  assureraient  un  financement  de 
$ 3.200.000,  soit  150  millions  de  francs  des- 
tinés à la  réalisation  de  quaire  grands  films 
que  Korda  doit  tourner  à Hollywood  pour 
les  United  Artisls.  D’autre  part,  les  mêmes 
banques  avanceraient  à Korda  $ 400.000, 
soit  près  de  2 millions  de  francs,  pour  la 
production  de  deux  films  à Londres. 


son  côté  sexuel  et  sur  le  fait  qu’il  était  plein 
de  luxure,  de  meurtre,  de  viol  et  d’inceste  ». 

Mademoiselle  ma  Mère  avec  Danielle  Dar- 
rieux  esl  encore  un  film  qui  a fait  de  l’ar- 
gent, parce  qu’il  offrait  de  nombreux  angles 
d’exploitation  « avec  des  photos  de  La  Dar- 
rieux  en  costume  de  bain  en  une  seule  piè- 
ce ».  La  Femme  du  Boulanger,  un  succès 
actuel,  tient  également  ses  promesses  à ce 
point  de  vue  ». 

La  seule  exception  à cette  règle  serait  La 
Grande  Illusion  qui  ne  possédait  pas  beau- 
coup d’éléments  d’exploitation  et  qui  a rem- 
porté un  succès  énorme  aux  Etats-Unis. 

Autrefois,  l’exploitation  générale  des  films 
étrangers  dans  ce  pays  se  faisait  en  les  lan- 
çant dans  les  écoles,  collèges,  universités, 
clubs  et  organisations  artistiques.  La  meil- 
leure façon,  maintenant,  serait  de  les  exploi- 
ter de  la  même  façon  que  les  films  améri- 
cains, en  se  basant  sur  leurs  éléments  com- 
merciaux. 

Inutile  de  commenter  ces  éléments  com- 
merciaux relevés  dans  les  films  français.  Un 
seul  mot  saurait  les  exprimer. 


Une  scène  pittoresque  du  film 
Le  Magicien  d’Oz, 
grande  féerie  en  couleurs. 

(M.-G.-M.) 


UN  QUATRIÈME  DISRAELI 


La  vie  de  Disraeli,  Lord  Beaconsfield,  qui 
fut  premier  Ministre  de  la  Reine  Victoria, 
va  être  une  fois  de  plus  tournée.  Ce  sera  la 
quatrième  version  cinématographique  île 
cette  étonnante  existence. 

Deux  de  ces  versions,  dont  l’une  en  film 
muet,  furent  interprétées  par  George  Arliss, 
grand  comédien  d’origine  britannique  dont 
la  ressemblance  avec  son  illustre  modèle  fut 
à l’origine  de  sa  propre  gloire  d’acteur. 

Qui  jouera  le  Disraeli  1940  aux  studios 
Warner  Bros  où  Michaël  Hogan  travaille  au 
scénario  qui  fera  une  large  part  à la  puis- 
sante diplomatie  britannique  ? 

♦ 

Petites  nouvelles  d’HoIliwood 


0 Charles  Laughton  et  Carole  Lombard 
seront  les  vedettes  de  la  production  R.  K.  O. 
The  Knew  What  theg  Wanted  (Ils  savaient 
ce  qu’ils  voulaient). 

0 On  reverra  Katharine  Hepburn  dans  un 
film  tiré  de  la  pièce  de  Phillip  Barry  : Phi- 
ladelphia Storg,  que  Hepburn  créa  sur  la 
scène. 

B Le  Motion  Picture  Herald  nous  apprend 
que  l’Oncle  Sam  est  devenu  « le  distribu- 
teur de  films  N » des  Etats-Unis.  Le 

Gouvernement  américain  possède,  actuelle- 
ment, un  stock  de  373  films  en  circulation, 
muets  ou  sonores  en  16  ou  en  35  mm. 

1 Paramount  vient  de  produire  un  film 
documentaire  pour  montrer  les  avantages 
de  la  Télévision. 

S « La  Marche  du  Temps  » termine  ac- 
tuellement son  premier  grand  film  de  long 
métrage  : Remparts  me  Wateh  (Les  Rem- 
parts que  nous  regardons)  qui,  au  dire  d« 
ses  producteurs,  sera  « aussi  révolution 
naire,  au  point  de  vue  cinéma,  que  le  pre- 
mier dessin  animé  ». 


Les  Films  étrangers  seront  désormais  lancés  aux  Etats-Unis 
sur  leurs  seuls  éléments  commerciaux 


■0 


CINE 


FR 


R/VPH1E 

SE 


EXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX3 


A TRAVERS  LE  MONDE 

HONGRIE 

Les  Allemands  tentent  de  submerger 
le  Marché  Hongrois 

(l)t’  notre  correspondant  particulier.) 

On  dit  qu’il  y aura  une  petite  interruption 


dans  la  production  hongroise  de  lilms,  mais 
on  espère  que  les  efforts  entrepris  en  cette 
matière  par  les  responsables,  pour  éviter. ce 
danger,  auront  un  succès  de  dernière  heure. 
Cette  mesure  est  due  au  fait  que  le  studio 
de  la  Hunnia,  qui  a un  caractère  officiel,  a 
suspendu  tous  ses  crédits  et  que,  par  consé- 
quent, les  productions  ne  peuvent  s’installer 
au  studio  que  dans  le  cas  où  elles  ont  donné 
toutes  les  garanties  financières  nécessaires  à 
la  production  d’un  film.  Les  dépenses  d’un 
film  hongrois  étaient  jusqu’ici  à peu  près 
calculées  comme  suit  : 

Pengos 


Crédit  comptant  cca 40.000 

Crédit  de  la  Hunnia 20.000 

Matières  premières  et  le  laboratoi- 
re cca 30.000 

Pellicule  vierge  et  développement.  20.000 

S’il  n’y  avait  pas  de  capital  privé, 
quelques  cinémas  pourraient 
donner 110.000 


De  cette  manière,  on  avait  reçu  environ 
110.000  pengos  et  c’était  à peu  près  assez 
pour  produire  un  film  hongrois.  Ce  crédit 
était  naturellement  quelquefois  dépassé  et 
dans  ce  cas,  l’utilisation  du  film  se  concen- 
trait dans  une  seule  main. 

Le  fait  que  la  Hunnia  ait  enlevé  le  crédit 
amène  naturellement  des  ennuis  aux  produc- 
teurs. Mais  on  considère  l’importance  natio- 
nale du  film  hongrois,  on  espère  que  le  tra- 
vail de  la  Hunnia  ne  sera  pas  suspendu. 

Dans  l’autre  studio  de  Budapest,  apparte- 
nant au  Magyar  Film  Iroda  (Bureau  du  Film 
Hongrois),  on  a tourné  un  film  dont  le  sujet 
traite  de  la  vie  d’Elisabeth  de  Habsbourg. 
Ce  film  a été  terminé  vers  la  fin  d’avril. 

Entre  la  Hunnia  et  le  Bureau  du  Film 
Hongrois,  il  y a un  arrangement  selon  le- 
quel ce  dernier  ne  peut  pas  produire  plus 
(le  sept  films  dans  une  saison,  quoiqu’il 
puisse  produire  éventuellement  11,  12  films. 
Mais  on  continue  les  négociations  pour  aug- 
menter ce  contingent  afin  que  les  produc- 
teurs, qui  n’ont  pas  obtenu  un  plateau  à la 
Hunnia,  puissent  travailler  chez  Magyar 
Film  Iroda. 

: * 

* * 

Une  ressource  très  importante  pour  le 
film  hongrois  est  la  Carte  de  censure.  Ceux 
qui  tournent  un  film  hongrois  reçoivent 
— dans  le  cas  où  la  censure  considère  le 
film  comme  pro jetable  — cinq  cartes  de 
censure  pour  chaque  film  hongrois.  Les 
producteurs  hongrois  vendent  ces  cartes  de 
censure  aux  importateurs  car  on  doit  déli- 
vrer pour  chaque  film  étranger  2.000  pen- 


goes  comptant  ou  bien  une  carte  de  censure. 
Le  prix  d'une  carte  de  censure  était  — - il  y 
a encore  quelques  semaines  — cca  pengoes 
1.800  et  seulement  dans  le  dernier  temps 
« le  cours  » s’était  abaissé  grâce  à l’arran- 
gement passé  entre  la  Hongrie  et  l’Allema- 
gne concernant  leurs  cinémas  respectifs. 

La  U.F.A.  avait  reçu  cinquante  cartes 
de  censure  pour  une  importation  de  cin- 
quante U.F.A. -films,  et  une  autre  firme 
allemande  avait  également  reçu  un  nom- 
bre important  de  cartes  de  censure. 

Pour  les  films  allemands,  la  présenta- 
tion d’une  carte  de  censure  était  donc 
une  pure  formalité.  L’U.F.A.,  récemment, 
a offert  d’acheter  de  nombreuses  cartes 
aux  importateurs.  Cette  offre  considéra- 
ble a fait  baisser  le  prix  des  cartes  de 
censure  à 1.200  pengoes.  De  cette  ma- 
nière, on  a causé  un  dommage  très  élevé 
aux  producteurs  de  films.  A ce  sujet,  une 
réclamation  a été  présentée  au  ministère 
des  Affaires  Intérieures  où  elle  est  en 
voie  d’examen. 

Les  producteurs  hongrois  de  films  ont  eu 
une  autre  surprise  encore.  La  Tobis  exige 
une  licence  d’environ  350  pengos  pour  cha- 
que film  hongrois  exporté  en  Yougoslavie  et 
en  Bulgarie,  d’une  part  sur  les  nouveaux 
contrats,  d’autre  part  sur  les  contrats  du 
passé.  C’est  ça  surtout  qui  a suscité  l’indi- 
gnation générale. 

* 

* * 

C’est  la  première  fois  que  l’on  ne  donne 
pas  de  première  de  films  français.  La  se- 
maine des  «premières»,  qui  commence  le 
28  mars  et  finit  le  4 avril,  s’est  écoulée  sans 
film  français.  Les  films  américains  domi- 
nent. Cette  semaine  ont  figuré  six  films  amé- 
ricains, deux  hongrois  et  un  allemand  sur  le 
programme  des  cinémas  de  premières. 

Le  rapport  spécial  de  la  Chambre  des 
Distributeurs  a donné  l’autorisation  d’achat 
de  plusieurs  films  français.  Rappel  immédiat 
a été  présenté  avec  grand  succès  aux  ciné- 
matographistes  hongrois  qui  espèrent  pré- 
senter ce  film  au  public.  — Andor  Lajta. 

♦ 

Difficultés  américaines 
en  Australie 

Nous  apprenons  par  une  revue  américaine 
que  l’Australie  envisagerait  de  geler  50  % 
des  recettes  américaines.  On  pense  que 
l’Amérique  envisagerait  des  moyens  commo- 
des d’utiliser  ces  capitaux  bloqués  dans  une 
production  australienne  bon  marché. 


Une  scène  de  Sur  le  Plancher  des  Vaches, 
film  de  P. -J.  Dueis 

avec  Noël-Noël  et  Raymond  Cordy. 
(Prod.  : Badalo.  Distr.  : S.E ,L.F.) 


Quelques  détails  sur  le  journal 
suisse  d'actualités  filmées 

La  Gazette  de  Lausanne  a publié,  récem- 
ment, un  intéressant  article  au  sujet  du  futur 
Ciné-Journal  Suisse.  En  premier  lieu,  les 
salles  s’engageront  à passer,  chaque  semai-  ! 
ne,  les  nouvelles  actualités  par  le  jeu  d’un 
arrêté  urgent  du  Conseil  Fédéral  qui  entre 
en  vigueur  le  1er  mai  1940.  Ce  Ciné-Journal 
Suisse  complétera  le  journal  constitué  d’ac-  J 
tualités  étrangères,  et  devra  mesurer  environ 
100  mètres.  La  Communauté  « Pro-Helve-  ; 
tia  » assure  une  subvention  annuelle  de  ; 
30.000  francs  suisses  à fonds  perdus,  plus 
une  garantie  de  20.000  francs  pour  couvrir  I 
un  déficit  éventuel. 

Naturellement,  la  subvention  de  « Pro- 
Ilclvétia  » sera  déduite  de  la  somme  à ver- 
ser par  les  loueurs  qui  sera  prise,  en  partie,  | 
sur  les  taxes  d’importation  actuellement  pré- 
levées sur  les  actualités  étrangères.  Le  sur- 
plus sera  couvert  par  une  hausse  de  1 fr.  50 
par  kilog  de  la  taxe  d’importation. 

Chaque  cinéma  n’aura,  en  fait,  que  65  fr. 
à payer,  la  copie  revenant  à 125  francs  en- 
viron. Comme  chaque  copie  sera  projetée  ! 
successivement  dans  sept  cinémas,  la  salle,  [ 
qui  projette  en  première  semaine,  ne  payera 
en  réalité  que  25  à 30  francs,  et  les  petits 
cinémas  pourront  même  recevoir  ces  actua- 
lités gratuitement. 

La  direction  du  Journal  Filmé  Suisse  sera 
confiée  à un  rédacteur  en  chef  qui  en  sera 
responsable  vis-à-vis  de  la  Chambre  Suisse 
du  Cinéma.  Un  producteur  suisse  de  films  en 
assurera  la  réalisation  technique  et,  dans  la 
mesure  du  possible,  la  main-d’œuvre  res-  ; 
tera  strictement  suisse.  L’organe  contrôleur 
supérieur  sera  donc  la  Chambre  Suisse,  ce  J 
qui  est  d’une  garantie  parfaite,  tant  pour  la  f 
qualité  technique  et  artistique  des  numéros  jl 
du  Ciné-Journal  Suisse,  que  pour  le  choix 
des  sujets  traités. 

On  prévoit  l’édition  de  versions  françai-  'H 
se,  allemande  et  italienne. 

Souhaitons  donc  bonne  chance  et  vie  ac-  fl 
tive  aux  actualités  suisses  qui  vont  donner  ; 
un  nouvel  organe  de  propagande  à la  gran- 
de République  Fédérale  Helvétique. 

Jacques  Poulin. 


LUCIEN  BAROUX 
JULES  BERRV 
GABRIELLE  DORZIAT 
JEAN  MERCANTON 

ANDRÉ  LEFAUR 

JLoaaA 

i JACQUES  de  BARONCELLI 


HBI 


PIERRE  LAROUEY 
SIMONE  BERRIAU 
CLAIRE  JORDAN 
JEAN  TEMERSON 

<dt 

C A R E T T E 


UNE  PRODUCTION  C I PR  A- Fl  LMSONOR  DONT  LE 
PREMIER  TOUR  DE  MANIVELLE  A ÉTÉ  DONNÉ  LE 

26  Avril  aux  studios  de  Billancourt. 


ip 


UN  FILM  &Ç 


AVCC 


VIENT  D'ETRE  TERMINE 


/(  Z hARiO  ORlGmAL  DE. 

7 AC  QUE/  COnPAflEZ 

UME  PRODUOlOn  DE 


O DANCI&EP 


PR  EHIE  R TO'JR  DE  HANIVEllE 
DEBUT  DE  MAI 


[J  Æ mr:-  1 1 fg 

SK" 

1 m : || : 

| s.  -.K  m g®  m 

K Ç-:  . pf  1 

! w * 1 

J 

gç>*  ; -AB 

« ^ ÉB  ! 't  ï i 

P 1 1 

ÿxtï  ■ ’ »'  Sf^  * J.. 

i||  m i ■•' ' " 

;:ÿf  ®|.-  - Wk, 

|®r  \M  % 

nHÏ  " 

|||^Bw  .!y 

' 

% '1  ’ ;t 

cïmÊÊMÊ  / llCÿJiÜ 

BEF  x (ÿ-^ 

NOUS  VOUS  RAPPELONS  NOS  FILMS 


MÉD/rf^ 

* o>°EP4,<< 

V'  V 

L'ÉMIGRANTE 


DISTRIBUE  EN  FRANCE  PAR 


40  - 42  RUE  FRANÇOIS-ler  • PARIS  (8e) 


36,  av.  HOCHE 
PARIS 


Ier  Tour  de  Manivelle  FIN  JUIN 


L!  n grand  nlm 

D’ACTION 


ET  DE 


FANTAISIE 


ROULETABILLE 


AGENT  SECRET 

Nouvelles  aventures  du  célèbre  héros  de  GASTON  LEROUX 


Une  réalisation 


MAURICE  CAMMAGE 


avec 


Une  Interprétation  éclatante 
-qui  sera  bientôt  publiée. 


VENTE  EXCLUSIVE  POUR  LE  MONDE  ENTIER 

PATRIA  FILM 

78,  AVENUE  DES  CHAMPS-ÊLYSEES  - Tél.  : BALZAC  08-75 


14 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


cilNÉUftffiffliRAPHiE 

rRilllKlSE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


POUR  LES 
DIRECTEURS 

A la  Chambre  Syndicale 


La  Chambre  Syndicale  du  Film  Français 
s’est  réunie  en  Assemblée  Générale  le  mardi 
7 mai  1940  à son  siège  social,  05,  rue  Gali- 
lée, Paris,  pour  procéder  au  renouvellement 
des  Comités  Directeurs  de  chacune  des  Sec- 
tions et  du  Conseil  d’Administration. 

Le  résultat  des  élections  a été  le  suivant  : 

Section  des  Producteurs 
ont  été  élus  membres  du  Comité  Directeur  : 

MM.  d’Aguiar. 

Algazy. 

Aron. 

Bauche. 

Borderie. 

Corniglion-Molinier  (mobilisé). 
Kamenka. 

Rupp. 

Schiffrin  (mobilisé). 

Sédif. 

Vandal. 

Vitry. 

Section  des  Distributeurs 
ont  été  élus  membres  du  Comité  Directeur  : 

MM.  Ambiehl. 

Bruitte. 

Dodrumez  (mobilisé). 

de  Saint-Girons. 

Lauzin. 

Masson  (mobilisé). 

de  Rouvre. 

Vatrin. 

Section  des  Exportateurs 
ont  été  élus  membres  du  Comité  Directeur  : 
MM.  Artus  (mobilisé). 

Geissmann  (mobilisé). 

Chassaing. 

Davis  (mobilisé). 

Hainsselin. 

Rouffiac  (mobilisé). 

Roux. 

Sarda. 

Smith. 

Vasseur. 

Section  des  Reportages  Filmés 
ont  été  élus  membres  du  Comité  Directeur  : 

MM.  J.-C.  Bernard. 

Lallier. 

Jean  Painlevé  (mobilisé). 

Le  Conseil  d’ Administration  est  composé 
comme  suit  ; 

Président  : Marcel  Vandal. 
Vice-Présidents  : Paul  Ambiehl,  Jean- 
Baptiste  Chassaing. 

Secrétaire  général  : Alexandre  Kamenka. 
Secrétaire  général  adjoint  : Paul  Hains- 
selin. 

Trésorier  : Henri  de  Saint-Girons. 
Trésorier  adjoint  : Jean-Claude  Bernard. 

Membres  du  Conseil  d’Administration  : 

MM.  Aron,  Bauche,  Borderie,  Bruitte, 
Lauzin,  de  Rouvre,  Sarda,  Sédif,  Vatrin. 

L’Assemblée,  à l’unanimité,  a décidé  de 


maintenir  dans  leurs  fonctions  d'adminis- 
trateurs, et  ce,  jusqu’à  la  fin  des  hostilités, 
les  membres  qui  faisaient  déjà  partie  du 
Conseil  d’Administration  au  cours  de  l’exer- 
cice précédent  et  qui  se  trouvent  actuelle- 
ment mobilisés,  à savoir  : 

MM.  Raymond  Artus,  Albert  Dodru- 
mez, Edouard  Corniglion-Molinier,  Lucien 
Masson,  Simon  Schiffrin. 

♦ 

Réglementation 
des  Congés  payés  pour  1940 

i 

Le  Journal  Officiel  du  14  avril  a publié  i 
un  décret  relatif  aux  congés  payés  en 
1940. 

1°  Les  congés  payés  pourront  être  ré- 
partis sur  l’année  entière  et  non  plus 
seulement  sur  les  mois  d’été; 

2°  Les  congés  pourront  être  fraction- 
nés, soit  en  deux,  soit  en  trois  périodes, 
étant  entendu  cependant  qu’une  de  ces 
périodes  comprendra  au  moins  six  jours 
ouvrables,  intercalés  entre  deux  jours 
de  repos  hebdomadaire; 

3°  Le  congé  sera  calculé  à raison  d’un 
jour  par  mois  de  travail,  à condition 
qu’une  durée  maximum  de  travail  de  qua- 
tre mois  ait  été  accomplie  dans  l’établis- 
sement; 

4°  Le  congé  annuel  ne  dépassant  pas 
six  jours  doit  être  continu  sous  réserve 
de  la  faculté  pour  les  femmes  de  mobi- 
lisés de  demander  l’application  des  dis- 
positions de  l’article  20  du  décret  du  10 
novembre  1939; 

5U  Lorsqu’un  travailleur  quitte  un  éta- 
blissement par  suite  de  mobilisation  ou 
de  mise  en  affectation  spéciale  ou  de 
réquisition,  il  a droit  à un  jour  de  congé 
payé  par  mois  de  travail  accompli  depuis 
le  1 r septembre  1939. 

PROGRAMMATION  MASSIVE' 
DE  “ l'IRTRIGANTE  " 


Le  film  d’Emile  Couzinet,  L’ Intrigante  ou 
La  Belle  Bordelaise  — qui  doit  sortir  inces- 
samment en  excusivité  au  Paramount  — a 
été  loué  à Paris  dans  les  trois  circuits  : Pa- 
thé,  Gaumont  et  Lallemand  et  à quantité 
d’indépendants  de  Paris  et  banlieue. 

Déjà  sorti  dans  diverses  villes  de  provin- 
ce : Bordeaux,  Rennes,  Limoges,  Valence, 
Nancy,  Grenoble. 

L'Intrigante  va  être  projeté  en  même 
temps  qu’à  Paris,  dans  les  salles  Siritzky  de 


Harry  Baur  écoute  les  racontars  de  Temerson 
dans  Le  Président  Haudecœur, 
film  de  J.  Dréville. 

Prod.  : EI)IC.  Distr.  : Pagnol. 


Le  Courrier  des  Directeurs 


Monsieur, 

Je  suis  locataire  de  la  ville  de  X...,  je  viens 
vous  demander  si  les  autorités  de  cette  ville 
ont  le  droit  de  donner  l’autorisation  à un 
spectacle  ambulant,  tel  qu’un  cirque,  de 
jouer  un  jour  où  mon  établissement  est  ou- 
vert, sans  m’en  avoir  avisé. 

Avec  mes  remerciements,  etc... 

Monsieur, 

Nous  vous  accusons  réception  de  votre 
lettre  du  30  avril. 

Vous  savez  qu’un  maire  a,  à peu  près,  tous 
les  droits  dans  sa  commune. 

Nous  avons  déjà  vu  beaucoup  de  vos  con- 
frères lutter  contre  ces  concurrences  ridi- 
cules, sans  grand  succès,  du  reste. 

C’est  surtout  une  question  de  bonne  en- 
tente avec  la  Municipalité  qui  peut  vous 
faire  obtenir  satisfaction.  Il  faut  lui  faire 
ressortir  que  vous  êtes  un  spectacle  perma- 
nent vivant  difficilement,  qui  ne  travaille 
que  deux  on  trois  jours  par  semaine  et  qu'il 
est  loisible  au  spectacle  forain  de  venir  les 
jours  où  il  n’g  a pas  de  cinéma. 

Il  faut  reconnaître , en  toute  franchise, 
que  pas  mal  de  maires  ont  compris  la  situa- 
tion du  directeur  de  salle  et  qu'ils  refusent 
très  souvent  l’autorisation  aux  grands  cir- 
ques de  venir  les  jours  où  le  cinéma  fonc- 
tionne. 


Toulouse  et  de  Nantes,  puis  à Tours,  Brest, 
Rouen,  Le  Havre,  Lille,  Reims,  etc.,  etc... 

Il  est  loué  dans  la  région  de  Lyon  par 
« Sélecta  Films  Boulin  » et  dans  les  régions 
de  Paris,  Lille,  Bordeaux,  Marseille  par 
« Gallia  Cinéi  ». 


15 


»♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


CINE 


FR 


RAPHIE 

SE 


A MARSEILLE 


Élection  du  Bureau  de  la  Chambre 
Syndicale  de  Marseille  et  du  Sud-Est 

Au  cours  de  I’ Assemblée  Statutaire  du  29 
avril  1940,  M.  Guy  Maïa,  Président  sortant , 
a fait  part  à ses  collègues  de  sa  décision  de 
n’accepter  aucun  nouveau  mandat  et  de  se 
retirer  de  la  Chambre  Syndicale,  pour  se 
consacrer  plus  activement  à ses  occupations 
d’ animateur  du  cinéma,  tant  dans  la  distri- 
bution que  dans  V exploitation. 

M.  Guy  Maïa  ayant  maintenu  sa  détermi- 
nation en  dépit  de  toutes  les  sollicitations 
de  ses  collègues,  la  Chambre  Syndicale  n’a 
pu  que  lui  en  donner  acte. 

Le  secrétaire  général,  prenant  la  parole 
au  nom  de  ses  collègues,  a exprimé  à M. 
Guy  Maïa,  les  profonds  regrets  de  tous  et 
leurs  vifs  remerciements  pour  le  travail  ac- 
compli au  cours  des  trois  dernières  années. 

Aussitôt  après  l’élection  des  membres  du 
Conseil  d’ Administration  pour  l’exercice 
1940-1941,  le  Conseil  s’est  réuni  pour  pro- 
céder à l’élection  de  son  bureau  qui  est  ainsi 
constitué  : 

Président  : M.  Rachet  (Midi-Cinéma-Lo- 
cation), Indépendant. 

Vice-Présidents  : M.  Provençal  ( Pathé 
Consortium  Cinéma),  Agences  Multiples; 

M.  Caillai  ( Etablissements  Radius),  Indé- 
pendant. 

Secrétaire  général  ; M.  Letohic  ( Columbia 
Films),  Agences  Multiples. 

Secrétaire  adjoint  : M.  Worms  (Films 
W or  ms),  In  d é pendant. 

Trésorier  : M.  Praz  ( Etoile  Films),  Agence 
Multiples. 

Conseillers:  M.  Mncchielli  (Cyrnos  Films), 
Indépendant. 

M.  Paulet  ( Artistes  Associés),  Agences  Mul- 
tiples. 


A ROUEN 

Bonnes  Recettes  à Rouen  avec  les 
MUSICIENS  DU  CIEL 
LES  CONQUÉRANTS 
2 BUREAU  CONTRE 

KOMMANDANTUR 


La  plus  belle  salle  de  cette  ville,  le  Nor- 
mandy,  cpie  dirige  M.  Clément  Leroy,  a don- 
né successivement,  au  cours  de  ces  trois  der- 
nières semaines  : Dernière  Jeunesse,  dont 
certains  extérieurs  avaient  été  justement 
tournés  à Rouen,  Les  Musiciens  du  Ciel  et 
Marie-Antoinette,  ce  dernier  en  version  dou- 
blée. La  première  de  Les  Musiciens  du  Ciel 
a été  consacrée  à un  gala  de  charité,  au  pro- 
fit de  diverses  œuvres  de  guerre.  Le  film  a 
été  fort  apprécié  et  sa  carrière  excellente. 

\ l’E'den,  après  Sérénade,  projeté  pendant 
deux  semaines,  on  a pu  voir  Fernandel  dans 
L’Héritier  des  Mondé  sir,  puis  Un  Fichu  Mé- 
tier et,  enfin,  le  grand  film  américain  en 
couleurs  Les  Conquérants,  dont  la  première 
a été  également  l’objet  d’un  gala  de  charité. 

Après  une  reprise  de  L’Appel  du  Silence, 
le  Cinédit  a donné  avec  beaucoup  de  suc- 
cès Deuxième  Bureau  contre  Kammandantur 
(Terre  d’Angoisse). 

L’Omnia-Pathé  a donné  de  son  côté 
L’Homme  qui  cherche  la  Vérité,  puis  la  se- 
maine suivante  Le  Paradis  des  Voleurs. 

Signalons  les  versions  originales  présen- 
tées chaque  jour  au  Studio  34,  et  à l’Omnia- 
Pathé:  Des  Hommes  sont  nés  et  Snow  White 
(Blanche  Neige)  au  Cinédit,  L’Invincible  Ar- 
mada et  Blossom  Time  à l’Omnia. 

En  général,  les  recettes  se  maintiennent  à 
Rouen  et,  vu  la  qualité  de  la  production  pré- 
sentée, sont  souvent  supérieures  à celles  de 
l’année  dernière.  — Ex. 


LE  HAVRE 


Une  Nouvelle  Salle  : LE  REX 


L’Assemblée  générale  statutaire 
de  la  Chambre  Syndicale  des 
Distributeurs  de  tiims  de  Marseille 
et  du  Sud-Est 

Le  29  avril  1940,  la  Chambre  Syndicale 
des  Distributeurs  de  Marseille  et  du  Sud-Est 
a tenu  son  Assemblée  Statutaire.  Le  secré- 
taire général,  Jean  Caillol,  lut  le  procès-ver- 
bal dont  nous  extrayons  les  passages  prin- 
cipaux : 

M.  Caillol  rend  hommage  aux  membres  de 
l’Association  décédés  : Félix  Méric,  Gran- 
dey,  Marius  Castel,  puis  il  adresse,  au  nom 
de  tous  les  membres,  le  salut  de  l’Assemblée 
aux  camarades  mobilisés  et  aux  directeurs, 
leurs  clients  et  amis. 

Après  avoir  fait  remarquer  que  cette  As- 
semblée était  la  première  que  la  Chambre 
Syndicale  des  Distributeurs  tenait  dans  ses 
locaux  personnels,  en  plein  boulevard  de 
Longeliamp,  le  secrétaire  rappela  le  travail 
des  commissions  permanentes  depuis  le  13 
février  1939,  au  cours  de  treize  mois  parti- 
culièrement difficiles,  du  fait  de  la  menace 
de  guerre,  puis  des  hostilités. 

Divers  cas  importants  ont  été,  au  cours 
de  cet  exercice,  examinés  par  la  Chambre 
Syndicale  et  souvent  résolus  à la  complète 
satisfaction  de  tous,  notamment  la  fixation 
du  mode  d’expédition  et  du  règlement  de 
films  aux  exploitants,  le  maintien  des  con- 
trats antérieurs  à la  guerre  et  les  réserves 
à mentionner  sur  les  nouveaux  contrats;  la 
question  des  films  censurés,  les  heures  de 
travail  dans  les  agences,  enfin  le  contrôle 
des  salles  fermées  pour  cause  de  guerre... 

On  évoqua  le  lourd  travail  du  reclasse- 
ment des  salles  de  la  région  et  le  recense- 
ment de  leurs  possibilités  de  rendement 
réelles  aujourd’hui  : travail  de  mise  à jour 
et  d’une  incontestable  urgence  commer- 
ciale. 

L’Assemblée  Statutaire  est  saisie  de  ques- 
tions purement  de  solidarité,  notamment  le 
Colis  de  Noël  substantiel  adressé  aux  adhé- 
rents mobilisés.  Le  Conseil  de  Mutuelle  du 
Spectacle  a voté  l’octroi  d’une  somme  de 
4.000  francs  à répartir  parmi  les  mobilisés 
de  la  Chambre  Syndicale. 

L’Assemblée  enregistra,  enfin,  la  démis- 
sion de  son  président,  M.  Guy  Maïa  que  M. 
Rachet  a remplacé  au  cours  du  renouvelle- 
ment du  bureau.  Elle  adressa  à M.  Maïa  l’ex- 
pression de  ses  affectueux  regrets  et  salua 
sympathiquement  le  nouveau  président  qui 
a toute  l’estime  de  la  Corporation  de  Mar- 
seille et  du  Sud-Est. 


DESODORISEZ  et  PARFUMEZ 

vos  SALLES  avec 

r ESSENCE  CONCENTRÉE 

REGEFRIN 

(TOUS  LES  PARFUMS  LES  PLUS  FINS) 

LE  MEILLEUR  MARCHÉ  A L’USAGE 

PRIX  COURANT  SUR  DEMANDE 

ETTS  REGEFRIN,  12,  Rue  d'Anjou,  PARIS  (81 

Tél  : ANJOU  04-80  (6  lignes) 


L’exploitation  cinématographique  havrai- 
se  a repris  depuis  cinq  mois  une  vitalité  qui, 
sans  atteindre  par  ses  résultats  les  moyennes 
du  temps  de  paix,  permet  cependant  aux  di- 
recteurs d’attendre  avec  confiance  l’issue  de 
la  guerre. 

Certes,  le  manque  de  films  français  nou- 
veaux a obligé  parfois  des  salles  de  premiè- 
res visions  à effectuer  des  reprises  d’ailleurs 
heureusement  choisies  dans  l’ensemble; 
mais,  depuis  un  certain  nombre  de  semai- 
nes, nous  avons  pu  apprécier,  comme  par  le 
passé,  une  suite  normale  de  présentations 
de  qualité. 

L’OUVERTURE  DU  « REX  » 

M.  et  Mme  Chassain,  déjà  propriétaires  de 
trois  salles  havraises,  n’ont  pas  craint  d’ou- 
vrir un  nouvel  établissement  au  cours  du 
mois  d’octobre  dernier. 

/ Le  Rex  — tel  est  le  nom  de  cette  salle  — 
devait  être  inauguré  au  début  de  septembre 
1939.  Tout  était  prêt  pour  cette  inaugura- 
tion quand  la  guerre  éclata. 

Et  la  magnifique  salle  de  1.350  places,  édi- 
fiée au  cœur  de  l’un  des  quartiers  les  plus 
commerçants  du  Havre,  et  dotée  des  plus 
moderne  perfectionnements  tant  pour  le 


confort  des  spectateurs  que  pour  l’équipe- 
ment de  la  cabine,  garda  ses  portes  closes. 

Mais  dans  le  courant  d’octobre  ce  fut 
l’ouverture. 

Utilisant  l’heureuse  formule  de  l’union  des 
spectacles  cinématographiques  avec  les  re- 
présentations théâtrales  et  de  music-hall  que 
permet  une  scène  parfaitement  équipée,  les 
propriétaires  du  Rex  ont  composé  depuis 
lors  des  programmes  variés  qui  ont  valu  au 
nouvel  établissement  une  vogue  justifiée, 
notamment  Le  Bois  sacré,  Les  Hauts  de  Hur- 
levent,  Monsieur  Brotonneau,  La  Chevauchée 
fantastique. 

UN  DEUIL 

Au  cours  de  cette  saison  d’hiver,  la  cor- 
poration cinématographique  havraise  a per- 
du un  de  ses  membres  les  plus  estimés. 

M.  Georges  Chometon,  propriétaire  avec 
son  beau-frère,  M.  Noblet,  du  cinéma  Nor- 
mandy,  qu’ils  ont  fait  édifier  il  y a quel- 
ques années,  est  décédé  après  une  longue 
maladie. 

M.  Chometon,  très  connu  au  Havre,  avait 
donné  à son  établissement  une  impulsion 
très  heureuse  et  rapidement  le  Normandy 
prit  place  parmi  les  meilleures  salles  de  no- 
tre ville.  — Marcel  Lagneaux. 


16 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


F 


On  commence  3 Nouveaux  Films 
On  recommence  REMORQUES 


BILLANCOURT 


NEUILLY 


Yvonne  Printemps  est  la  vedette  du 
filin  tiré  de  la  célèbre  pièce  de  Hen- 
ri Lavedan,  Le  Duel,  qu’interprè- 
tent à ses  côtés,  Raimu,  Pierre 
Fresnay  et  Raymond  Rouleau.  L’a- 
daptation cinématographique  et  les 
dialogues  sont  de  H. -G.  Clouzot 
et  J.  Villard. 


ROME 


ROME-SCALERA 

La  Comédie  du  Bonheur, 

Réal.  : M.  L’Herbier. 

Ved.  : R.  Novarro,  Michel  Si- 
mon, J.  Berry,  Micheline  Presle, 
Alerme. 

Prod.  : Scaléra. 

Distr.  : Discina. 


FiLMS  RECEMMENT  TERMINES 
ET  AU  MONTAGE 


Soldats  sans  Uniformes. 

Réal.  : M.  de  Canonge. 

Prod.  : Sté  du  Film  « Soldats 
sans  Uniformes  ». 

Dernier  Refuge. 

Réal.  : Jacques  Constant. 

La  Mer  en  Flammes. 

Réal . ; Léo  Joannon. 

Prod.  : Majestic-U.F.C. 


CINQUIEME  COLONNE 


Georges  Rony,  gui  a réalisé 
De  Lénine  à Hitler,  annonce  ce 
film  dont  il  prépare  la  produc- 
tion pour  Télé-Films. 

-t 

ILS  ETAIENT  CINQ 
PERMISSIONNAIRES 

Cette  nouvelle  production 
cl’ Eclair-Journal,  que  nous  avons 
déjà  annoncée,  sera  réalisée  par 
Pierre  Caron.  On  peut  déjà 
nommer  clans  la  distribution 
Ginette  Leclerc,  Alice  Tissot, 
Tramel,  Armand  Bernard,  Ray- 
mond Corel  y,  Jane  Fusier-Gir, 
Marcel  Vallée,  etc.,  etc... 


Soyez  les  Bienvenus. 

(ex-Les  Nouveaux  Pauvres). 

Réal.  : J.  de  Baroncelli. 

Ved.  : J.  Berry,  Lefaur,  Dor- 
ziat,  Carette,  J.  Tissier,  Mercan- 
ton,  Simone  Berriau,  Claire  Jor- 
dan, Temerson,  Larquey. 

Décors  : L’intérieur  d’un  vas- 
te château,  une  chambre  du  pre- 
mier étage. 

Tournage  ; 3e  semaine. 

Prod.  : Cipra-Filmsonor. 
♦ 


FRANÇOIS  Ier 


Guet-Apens  dans  la  Forêt, 
noire. 

Réal.  : F.  Garni éra. 

(Voir  films  commencés). 
Tournage  : lre  semaine. 
Décors  : Une  cave,  couloir 
chambre  d’hôpital. 

Prod.  : Gandéra. 


BUTTES  - CHAUMONT 


Une  Robe  blanche  dans  la 
Nuit. 

Réal.  : Maurice  Cloche. 

(Fiche  technique). 

Tournage  : lre  semaine. 

Début  : 10  mai. 

Prod.  : R.  Pi  nés. 


Remorques. 

Réal.  : J.  Grémillon. 

Ved.  : Jean  Gabin,  Mad.  Re- 
naud, Michèle  Morgan,  Blavette, 
M.  Duhamel,  Nane  Germon,  etc... 

Décors  : Un  bateau-remor- 
queur, un  bar. 

Tournage  : lrc  semaine  de  la 
reprise  des  intérieurs. 

Prod.  : Impérial-Sédif. 

+ 


FR  A N CŒU  R 


Parade  en  Sept  Nuits. 

Réal.  : Marc  Allégret. 

(Voir  fiche  technique). 
Tournage  : lre  semaine. 
Décors  : Hôtel  particulier,  la 
façade  et  l’intérieur-hall,  déga- 
gements, etc... 

Procl.  : S.  C.  C. 


NICE 


C.-.M-C. 

L’Acrobate. 

Réal.  : J.  Boyer. 

Ved.  : Fernandel,  J.  Tissier, 
Gaby  Wagner,  Thérèse  Dorny. 
Tournage  : 2"  semaine. 

Prod.  : Harispuru. 


ON  ANNONCE 


La  Valse  de  l’Adieu 

Ajoutons  aux  noms  déjà  cités 
de  Pierre  Blanchar  et  d’Annie 
Vernay,  qui  interjiréteront  La 
Valse  de  l’Adieu,  celui  de  Véra 
Korène,  la  belle  sociétaire  de  la 
Comédie-Française,  qui  incar- 
nera à l’écran  George  Sand.  Mar- 
cel Lattes  travaille  à la  parti- 
tion musicale,  et  nous  enten- 
drons, au  cours  du  film,  les 
plus  belles  œuvres  du  génial 
Frédéric  Chopin  jouées  par  un 
illustre  pianiste. 

Maurice  Tourneur,  qui  ter- 
mine la  préparation  du  film, 
commencera  sous  peu  la  réalisa- 
tion de  ce  film. 


BERLIOZ 

UN  GRAND  FILM 
ROMANTIQUE 


Les  musiciens  de  l’époque 
romantique  sont  à la  mode. 

Après  Chopin,  voici  Ber- 
lioz. 

La  grande  figure  du  célèbre 
compositeur  Hector  Berlioz 
va  revivre  dans  une  biogra- 
phie filmée  que  dirigera  Louis 
Cuny. 

De  nombreux  passages  du 
fifim  évoqueront  la  belle  pro- 
vince du  Dauphiné  qui  vit  naî- 
tre ce  génie  de  la  musique 
française.  Et  nul  doute  que  la 
vie  tumultueuse  et  mouvemen- 
tée de  l’auteur  de  La  Damna- 
tion de  Faust  ne  soit  propice 
à une  œuvre  qui  serve  à la 
fois  et  la  France  dans  le  mon- 
de et  l’art  tout  court. 

♦ 

Capitaine  Ardant. 

Le  passionnant  roman  de  Pier- 
re Nord,  qui  se  déroule  dans  no- 
tre Afrique  du  Nord  parmi  nos 
officiers  aux  Affaires  Indigènes, 
va  être  prochainement  entrepris 
par  le  metteur  en  scène  Jean 
Drèville,  et  Victor  Francen  en 
sera  le  protagoniste.  Prod.  : F. A. 


MARIE  DEA 
BLESSEE  PAR 
UN  PROJECTEUR 


En  tournant  une  scène  de 
« Guet-Apens  dans  la  Forêt 
Noire,  de  Félix  Gandéra,  la 
charmante  Marie  Déa  reçut 
sur  la  tête  une  lentille  de 
projecteur. 

Fortement  contusionnée, 
Marie  Déa  a dû,  sur  les 
conseils  de  son  médecin, 
prendre  plusieurs  jours  de 
repos. 

Le  film  a été  interrompu 
quelques  jours,  mais  ac- 
tuellement, M.  Gandéra 
tourne  les  scènes  ne  néces- 
sitant pas  la  présence  de 
la  jeune  vedette. 


Jean  Grémillon  reprend  «Remorques» 


Interrompu  ci  la  guerre,  re- 
pris auprès  huit  mois,  Remor- 
ques, d’après  Roger  Vercel, 
réalisé  par  Jean  Grémillon, 
revient  à la  vie  du  studio  où 
s’achèveront,  au  cours  des 
prochaines  semaines,  les  in- 
térieurs... les  extérieurs  ayant 
tous  été  pris  l’année  dernière 
en  Bretagne,  en  plein  large. 

Grémillon  a pu  reformer 
l’ essentiel  de  son  équipe, 
chose  rarissime  à notre  épo- 
que. Armand  Thirard  et  Louis 
Née  sont  toujours  ses  opéra- 
teurs, Daquin  son  assistant. 

Jean  Gabin  et  Michèle  Mor- 
gan, avec  leurs  partenaires, 
Blavette,  Jean  Desté,  Marcel 
Duhamel,  Jean  Marchât,  Nane 
Germon,  continuent  les  scè- 
nes arrêtées  jadis.  Madeleine 


Renaud  ayant  terminé  son 
rôle  ne  sera  pas  de  ce  travail. 

La  musique  est  de  Roland 
Manuel  et  De  Bretagne  a été 
obtenu  pour  V enregistrement 
du  son.  « Western  Electric  », 
le  camion  des  studios  de  Bil- 
lancourt s’étant  transporté  à 
Neuillg  où  Ménessier  cons- 
truit les  monumentaux  dé- 
cors, notamment  l’intérieur 
d’un  bateau  quasi  grandeur 
nature... 

Recommencé  le  7 mai  1940, 
Remorques  réunit  techniciens 
et  artistes  dans  un  bel  élan 
de  foi  et  de  plaisir.  Ce  sera 
un  bon  et  beau  film,  dont  la 
direction  de  production  est 
assurée  par  Roland  Tuai. 

R.  D. 


21 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


nr  ciné 


i^yfeR/ 

rR£$f&is 


RAPH1E 

SE 


txxxxxxxxxxixî 


♦♦♦♦♦♦♦♦ 


ANALYSE  ET  CRITIQUE  DES  FILMS 


Face  au  Destin 

Drame  (G) 


Miquette 

Comédie  (G' 


Origine  : Française. 

Réalisation  : Henri  Fescourl. 

Auteur  : Charles  Robert-Dumas. 

Adaptation  : Alfred  Machard. 

Dialogues  : Jean  des  Vallières. 

Décorateur  : Bouxin. 

Opérateurs  : Henri  Barreyre, 
Villet. 

Musique  : Jean  Lenoir. 

Assistant  : Joé  Hemman. 

Interprétation  : Jules  Berry , 
Georges  Rigaud,  Gaby  Sylvia, 
Josseline  Gaël,  Jean  Max , 
Aquistapace,  Marguerite  Pier- 
ry,  Pizani,  Yvonne  Rozille, 
Mittyl  Francia,  Mihalesco,  Rol- 
la-Norman,  Renée  Morin. 

Studios  : Montsouris. 

Enregistr.  : Paris-Son. 

Ing.  du  son  : Apport. 

Montage  : Pierromax. 

Prod.  : Diffu  sions  Intellectuel- 
les. 

Edition  :C.  F.  Lux. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Les  meilleurs  éléments  popu- 
laires et  dramatiques,  qui  ont 
fait  le  succès  des  films  d’es- 
pionnage ou  des  bandes  con- 
sacrées à la  Légion  étrangère, 
sont  réunis  dans  Face  au  Des- 
tin, fîlmi  sentimental  et  d’a- 
ventures. Adapté  d’un  sujet 
de  Charles  Robert-Dumas, 
grand  spécialiste  des  histoi- 
res d’espionnag.e.  Face  au 
Destin  doit  connaître  une  bel- 
le carrière  commerciale. 

SCENARIO.  — Georges,  pe- 
tit comptable,  aime  Gaby  petite 
vendeuse.  Pour  se  donner  un 
soir  l’illusion  du  luxe,  il  passe 
un  smoking,  elle  revêt  une  robe 
de  grand  prix  appartenant  à sa 
maison  et  ils  vont  dîner  dans  un 
restaurant  chie.  De  là  partira 
une  tragédie.  Elle  sera  bouscu- 
lée par  un  noceur  ivre,  le  clips 
de  brillants  valant  dix  mille 
francs  sera  perdu.  Ne  pouvant 
rembourser  les  douze  mille 
francs  de  la  robe,  sur  le  point 
d’être  arrêtée,  elle  ignorera  le 
vol  commis  par  Georges  pour 
la  sauver.  Georges  fera  deux  ans 
de  prison,  puis  à sa  sortie,  s’en- 
gagera à la  Légion  étrangère  où 
il  retrouvera  au  Maroc  Gaby, 
mariée  à un  étranger,  lequel 
n’est  autre  qu’un  espion  alle- 
mand qui  a été  contraint  de  re- 
prendre du  service  L’imbroglio 
dramatique  s’épaissit  parla  mort 
du  seul  témoin  innocentant 
Georges  d’un  nouveau  vol.  Mais 
l’agent  secret  allemand  déclare 
que  Georges  est  innocent.  Il  sera 
exécuté.  Et  Gaby,  devenue  veu- 


Origine  : Française. 

Réalisation  : Jean  Boyer. 

Auteurs  : Robert  de  Fiers  et  Ar- 
mand de  Caillavet. 

Dialogues  : Jean  Boyer. 

Décorateur  : Jacques  Laurent- 
Atthalin. 

Opérateurs  : Bujard,  Lucas  et 
et  Janvier. 

Musique  : Van  Parys  Jane  Bos. 

Assistant  : Chr.  Chamborant. 

Interprétation  : Lilian  Harvey, 
Lucien  Baroux,  A nclré  Lefaur, 
Daniel  Clérice,  Marguerite 
Pierry,  Léon  Bélières,  Suzan- 
ne Dantès,  Agnès  Capri,  Ma- 
deleine Suffel. 

Studios  : François-PT. 

Enregistrement  : Ilavudier. 

Montage  : Mlle  Hautecœur. 

Production  : U.  F.  P.  C. 

Edition  : G.E.C.E. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
La  charmante  comédie  « bou- 
levardière  » de  Robert  de 
Fiers  et  A.  de  Caillavet  a déjà 
fait  d’heureuses  fortunes  au 
cinéma.  Cette  nouvelle  ver- 
sion parlante,  gaie,  pimpante 
de  Miquette  et  sa  Mère  n’a 
rien  perdu  en  raccourcissant 
son  titre.  Elle  apparaît  plus 
moderne,  plus  populaire  aussi, 
mais  les  <«  mots  » des  auteurs 
y sont  conservés,  enchâssés 
dans  un  aimable  mouvement 
cinématographique. 

SCENARIO.  — Miquette  re- 
vient d’ Angleterre  dans  sa  petite 


ve,  pourra  épouser  Georges  et 
refaire  une  vie  nouvelle. 

TECHNIQUE.  — Le  film  est 
conduit  avec  simplicité  et  goût. 
Décors  et  prises  de  vues  soignés. 
Le  dialogue  de  M.  des  Vallières 
donne  de  la  vie  et  du  sentiment 
à des  scènes  qui  pourraient  pa- 
raître mélo.  Toute  la  partie  ma- 
rocaine, extérieurs  compris,  est 
excellente. 

INTERPRETATION.  — Jean 
Max  domine  le  film  de  son  jeu 
aisé  et  intelligent.  Georges  Ri- 
gaud est  un  jeune  premier  char- 
mant et  sympathique,  Gaby  Syl- 
via a une  gentille  émotion,  Jules 
Berry  est  spirituellement  un  lé- 
gionnaire désinvolte  après  avoir 
été  un  noceur  fantaisiste.  De 
courtes  apparitions  de  Margue- 
rite Pierry,  Pizani,  Josseline 
Gaël,  Mihalesco,  Rolla-Norman 
montrent  leur  talent,  Mittyl 
Francia  se  fait  remarquer  dans 
une  sensible  silhouette  et  Aquis- 
tapace joue  avec  force  un  per- 
sonnage effacé  qui  lui  permet 
cependant  de  chanter...  pour 
notre  plaisir.  Jolie  silhouette  de 
Renée  Morin. 


ville  provinciale  pour  tenir  lu 
caisse  du  tabac-buvette  de  sa 
mère.  Sa  grâce  affole  tous  les 
habitants  mâles  de  la  petite  cité, 
y compris  le  marquis  de  La 
Tour-Mirande  et  son  séduisant 
neveu,  le  vicomte  Urbain.  Après 
une  fugue  à Paris  avec  la  com- 
plicité  du  vieux  cabot  Moncha- 
blon,  et  une  apparition  sans 
lendemain  de  Miquette  dans  une 
boite  de  nuit,  comme  danseuse, 
Miquette  reprendra  aux  bras  de 
son  cher  Urbain,  le  chemin  de 
sa  petite  ville. 

TECHNIQUE.  — Jean  Boyer 
est  doué  comme  personne  pour 
réaliser  ces  petites  histoires  al- 
lègres et  jeunes.  L’historiette  est 
un  peu  mince,  mais  le  mouve- 
ment du  film  est  alerte,  les  ima- 
ges sont  jolies,  et  les  personna- 
ges du  vieux  théâtre  ont  été  ac- 
commodés avec  esprit  au  goût 
du  jour.  Les  dialogues  portent, 
et  la  musique  de  Jane  Bos,  chan- 
sons de  Van  Parys  est  dans  le 
style  léger  du  film. 

INTERPRETATION.  — Li- 
lian Harvey  a gardé  sa  souple 
gentillesse  de  petite  héroïne  fra- 
gile et  tendre.  D’excellents  ac- 
teurs l’encadrent:  André  Lefaur, 
Léon  Bélières,  Marguerite  Pier- 
ry, Lucien  Baroux,  Monchablon 
cocasse.  On  appréciera  l’humo- 
ristique composition  d’Agnès 
Capri  en  revêche  provinciale  et 
la  distinction  de  Suzanne  Dan- 
tès. Daniel  Clérice  est  sympa- 
thique, mais  son  physique  le 
classerait  plutôt  dans  les  rôles  de 
vaudeville. 


Eux  et  Nous 
(20  Ans  d’Armistice) 

Documentaire  commenté  (G) 


Origine  : Française. 

Réalisation  : Antoine  Rasimi. 
Archives  : Germaine  Dulac. 
Dialogues  : Edouard  Helsey. 
Musique  : Jane  Saintenoy. 
Stud.  : François-PT  et  Neuilly. 
Montage  : Claude  lbéria. 
Production  : Grands  Spectacles 
de  I aris. 

Edition  : D.  U.  C. 


Vingt  Ans  d’ Armistice.  Ce 
sous-titre,  derrière  le  titre  Eux 
et  Nous  dit  bien  ce  qu’est  le 
film,  quelle  est  sa  substance. 
Nous  allons,  en  effet,  voir  se  dé- 
rouler, en  un  saisissant  parallè- 
le, la  vie  des  deux  pays,  l’Alle- 
magne, nation  de  proie,  dont  le 
Pangermanisme  se  réveillera  au 
cours  des  années  dans  l’humi- 
liation et  la  rancune,  et  la  Fran- 
ce préoccupée  avec  son  alliée  fi- 
dèle la  Grande-Bretagne,  de  faire 


vivre  ses  œuvres  de  paix,  tout 
en  permettant  avec  indulgence 
et  générosité  à son  ennemie 
d’hier,  de  reprendre  part  à la 
communauté  européenne. 

La  guerre.  Les  fêtes  de  l’ar- 
mistice. Ces  images  véridiques 
bouleversent.  Puis  arrive  l’ère 
des  premières  conférences,  pré- 
cédées de  l’émouvant  défilé  de 
la  Victoire,  le  14  juillet  1919. 

Conférences  sur  conférences, 
congrès,  réunions,  sessions  se 
succèdent.  Les  visages  de  ceux 
qui  morcelèrent  l’Europe  et  ten- 
tèrent de  lui  donner  son  carac- 
tère durable,  permanent,  nous 
émeuvent  ou  nous  étonnent. 

Et  sur  l’écran,  l’histoire  de 
l’Allemagne  traîtresse  et  rusée, 
avec  son  redoutable  homme  po- 
litique Stresemann,  qui  nous 
abusa,  inscrit  ses  frémissements 
et  ses  tourbillons. 

Remarquons  à quel  point  de 
perfection  on  peut  atteindre 
dans  le  montage  de  documents, 
apparemment  si  divers  et  réunis 
par  une  idée  centrale.  De  plus, 
notons  l’adroit,  subtil  et  juste 
commentaire,  souvent  chaleu- 
reux, et  toujours  familier,  d’E- 
douard Helsey,  grand  journaliste 
politique,  qui  connaît  bien  les 
événements  et  les  gens  d’Alle- 
magne où  son  nom  est  l’objet  de 
l’exécration,  car,  français  cent 
pour  cent,  il  sut  démasquer  l’Al- 
lemagne éternelle  derrière  la 
pleurnicharde  nation  qui  obtint 
des  Alliés  concessions  sur  con- 
cessions 

Et  voici  Hitler,  ses  parades, 
ses  meetings.  Quelques  sous-ti- 
tj'es  donnent  le  « climat  » de 
1 Europe.  L’Europe  s’étonne, 
l’Europe  s’inquiète,  l’Europe 
s angoisse,  l’Europe  s’alarme.  Et 
ce  sont,  au  fracas  des  derniers 
congrès  de  Nuremberg,  les  der- 
niers préparatifs  de  guerre  du 
IIIe  Reich. 

D’adroits  dessins  animés,  des 
cartes  précisent  bien  la  politi- 
que de  conquête  de  l’Allemagne 
qui  s’est  si  entièrement  incarnée 
en  son  chef  grotesque  et  sinistre, 
et  en  ses  ténébreux  complices  : 
Gœbbels,  Goering,  Himmler,  Ley, 
Hesse  et  von  Ribbentrop. 

Le  film  de  M.  Rasimi,  compo- 
sé avec  les  archives  cinémato- 
graphiques de  Germaine  Dulac, 
se  termine  splendidement  sur 
l’évocation  du  splendide  défilé 
du  14  juillet  1939  dont  les  paci- 
fiques avions,  les  majestueux  na- 
vires fendent  le  ciel  et  la  mer  en 
finale  de  Eux  et  Nous,  mettant 
l’accent  juste  à cette  terminai- 
son : Nous  vaincrons  parce  que 
nous  sommes  les  plus  forts. 

Un  grand  et  beau  film  qui 
rend  un  son  poignant  de  vérité 
passée  présente  et  future. 


Les  Abonnements 
peuvent  être  réglés  à notre 
C.  C P . PARIS  702-66 


22 


£xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx:i 


frOTKis 


RAPHIE 

SE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


ANALYSE  ET  CRITIQUE  DES  FILMS 


Une  Fausse  Alerte 

Comédie  (G) 


Origine  : Française. 

Réalisation  : Jacques  de  Baron- 
celli. 

Auteur  : Michel  Duran. 

Dialogues  : Michel  Duran. 

Décorateurs  : Lourié  et  Du- 
quesne. 

Opérateurs  : Bachelet,  Portier, 
Janvier,  Bassinger. 

Musique  : Wal-Berg  et  Vincent 
Scotto. 

Assistant  : Charles  Barrois. 

Interprétation  : Lucien  Baroux, 
Joséphine  Baker,  Gabrielle 
Dorziat,  Jean  Tissier,  Satur- 
nin-Fabre,  Micheline  Presle, 
Marguerite  Pierry,  Marcelle 
Monthil,  Aimos,  Palmyre  Le- 
vasseur, Y.  Denniau,  Georges 
M archal. 

Studios  : François-P''. 

Enregistrement  : W.  E 

Img.  du  son  : Gérardot. 

Montage  : Guilbert,  Bonnin  et 
Habib. 

Production  : Flag. 

Dir.  de  prod.  : S.  Schiffrin. 

Edition  : S.E.D.I.F. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Les  petits  inconvénients  des 
civils  au  début  de  cette  guer- 
re sont  exposés  dans  cette 
comédie  agréable  et  bon  en- 
tant  où  alternent  le  sentiment, 
la  philosophie  souriante  et  le 
music-hall. 

Avec  Joséphine  Baker,  qui 
chante  et  danse,  et  d’amira- 
bles  interprètes,  Une  Fausse 
Alerte  se  suit  avec  plaisir. 
C’est  un  spectacle  divertis- 
sant et  sain. 

SCENARIO.  — Mme  L ance- 
lot,  propriétaire  d ’ immeuble 
bourgeois,  voue  « M.  Dalba,  ]>ro- 
priétaire  de  V immeuble  d’en  fa- 
ce, une  haine  séculaire.  Mais 
leurs  enfants  s’aiment  malgré 
eux.  Les  alertes  q(ui  les  réunis- 
sent dans  la  même  cave-abri, 
abattra  ces  mesquines  contin- 
gences personnelles  et  les  pa- 
rents finiront  par  s’.estimer, 
mieux  par  se  fiancer  en  même 
temps  qu’ils  uniront  leurs  en- 
fants. 

TECHNIQUE.  — La  caracté- 
ristique de  cette  mise  en  scène 
est  sa  simplicité,  son  élégance 
et  sa  musicalité  de  bon  aloi.  Des 
tableaux  «le  music-hall,  pris  des 
coulisses,  au  cours  des  répéti- 
tions, ou  au  milieu  du  numéro 
des  Bine  Bell  Girls  et  de  José- 
phine Baker  ont  un  mouvement 
et  une  richesse  lumineuse  de 
qualité.  D’ailleurs  la  photogra- 
phie est  fort  belle  et  les  décors 
riches  et  sans  lourdeur,  très  di- 
vers : un  métro,  une  cave-abri, 
une  boîte  de  nuit,  des  apparte- 
ments bourgeois,  un  bistro-ta- 
bac. Le  dialogue  a cette  on- 
doyante malice  qui  est  l’essence 
du  talent  de  Michel  Duran.  Des 
airs  charmants  : Mon  Cœur  est 


un  Oiseau  des  lies,  Non  Nine,  se- 
ront, comme  on  dit,  sur  toutes 
les  lèvres... 

INTERPRETATION.  — Une 

troupe  de  marque  avec  des  co- 
médiens accomplis  dans  le 
moindre  rôle.  Lucien  Baroux  en 
clochard  philosophe  et  gouail- 
leur, Saturnin-Fabre  en  bour- 
geois, Dorziat  en  dame  intransi- 
geante mais  coquette,  Aimos  en 
chef  d’îlot  populaire  et  bon 
cœur,  mènent  le  film  intelligem- 
ment. La  petite  Micheline  Pres- 
le est  vive,  spontanée  et  jolie. 
Joséphine  Baker  est  le  charme 
et  le  rythme  même.  Signalons 
Marguerite  Pierry,  toujours  ori- 
ginale, Marcelle  Monthil,  Pal- 
myre  Levasseur  si  exactement  à 
leur  place,  l’amusant  camelot 
Yves  Denniau  et  Jean  Tissier 
moins  en  relief  qu’à  l’ordinaire. 
Le  jeune  Georges  Marchai  man- 
que d’enthousiasme. 


Sixième  Etage 

Comédie  (A) 


Origine  : Française. 

Réalisation  : Maurice  Cloche. 

Auteur  : Alfred  Gehri. 

Dialogues  : Roger  Vitrac. 

Décorateur  : Jean  Bijou. 

Opérateurs  : Roger  Hubert, 
Jean  Charpentier,  Louis. 

Musique  : G.  Van  Parys. 

Assistant  : Peskine. 

Interprétation  : Janine  Darcey, 
Pierre  Brasseur,  Florelle,  Ma- 
deleine Suffel,  Germaine  Sa- 
blon,  Nina  Sinclair,  Alice  Tis- 
sot, Pierre  Larquey,  Curette, 
Jean  Dauran,  Henri  Crémieux. 

Studios  : Saint-Maurice. 

Enregistrement  : W.  E. 

Montage  : Kyra  Bijon. 

Production  : C.I.C.C. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
La  pièce  d’Alfred  Gehri,  qui 
fut  un  succès  scénique,  a don- 
né lieu,  sous  la  direction  de 
Maurice  Cloche,  à un  film  que 
l’on  pourrait  qualifier  de  « na- 
turaliste » puisqu’il  nous  fait 
pénétrer  dans  l’intimité  des 
locataires  du  sixième  étage 
d’une  maison  populaire.  Peti- 
tes intrigues  croisées,  petits 
drames  terminés  par  un  ma- 
riage. Sixième  Etage  est  un 
ouvrage  peu  banal,  réalisé, 
joué  avec  sensibilité  et 
finesse. 

SCENARIO.  — Au  sixième 
étage  d’une  maison  des  fau- 
bourgs. L’arrivée  d’un  beau  gar- 
çon qui  loue  l’atelier  d’artistes 
va  apporter  le  trouble  et  le  dé- 
sespoir sur  le  palier.  Une  jeune 
fille  fragile,  à peine  guérie  d’une 
paralysie,  est  séduite  par  lui. 
Elle  va  avoir  un  enfant  de  lui. 
Pourchassé  par  tous  ses  voisins, 
ce  faux  peintre,  ce  bourgeois 


sans  scrupules  épousera-t-il  Ed- 
wige ? Non,  car  la  maison  entiè- 
re le  repousse  de  la  communauté. 
Edwige  épousera  un  brave  gar- 
çon qui  l’aime  et  qui  reconnai- 
tra  l’enfant  futur. 

TECHNIQUE.  — La  manière 
détaillée,  méticuleuse,  quasi 
« documentaire  » de  Maurice 
Cloche  apparaît  ici  comme  elle 
se  faisait  jour  dansLe  Petit  Cho- 
se. C’est  le  « peintre  » des  vies 
médiocres  et  des  cœurs  modes- 
tes. Des  intérieurs  décorés  et  re- 
présentés avec  goût  sont  inten- 
sément familiers.  Les  personna- 
ges eux-mêmes  vivent  par  de  mi- 
nutieuses petites  touches.  L’his- 
toire de  Jeanval  et  d’Edwige  est 
contée  avec  douceur  et  charme. 
Les  amusantes  figures  des  voi- 
sins du  6°  ont  un  haut  relief.  Ad- 
mirons la  qualité  photographi- 
que de  ce  film  excellent  et  bien 
français. 

INTERPRETATION.  — Com- 
bien douce  et  charmante  est  Ja- 
nine Darcey,  et  désinvolte  hâ- 
bleur et  amoral  apparaît  le  Jean- 
val  de  Pierre  Brasseur.  Florelle, 
que  nous  regrettions,  fait  une 
rentrée  remarquable  dans  un 
rôle  de  femme  preste  et  géné- 
reuse, et  son  mari  : Carette  est 
pittoresque  et  amusant.  Germai- 
ne Sablon  arrête  l’attention,  Ma- 
deleine Suffel,  Alice  Tissot,  Hen- 
ri Crémieux  sont  drôles.  Jean 
Dauran  joue  à merveille  les  bra- 
ves garçons,  et  Pierre  Larquey 
est,  comme  toujours,  exquis. 


La  charmante  Suzv  Vernon 
que  nous  allons  revoir  dans 

La  Voix  du  Bonheur. 

Film  de  R Jayet.  Distr.  : Cristal. 

r 

Étal»'*  C1NELUME 


FOIRE  DE  PARIS 

TA  1>  B — HALL.  43 


LE  MARDI  21  MAI 

LES  FILMS  DE  KOSTER 

présenteront  au 

NORMANDIE 

ALERTE  AU  RA6NE 

et 

LES  VAUTOURS  UE  LA  JUNGLE 

Premier  Episode  : 

L UE  DE  LA  TERREUR 

avec 

HERMAN  BRIX 

LES  FILMS 

DE  KOSTER 

20,  boul.  Poissonnière, 

Provence  27-47 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


23 

Txrrxxxxxxxxxxxirxxrxx: 


«MESSALINE» 

Un  Grand  Film  Français 


Depuis  le  célèbre  film  La  Loue 
d’Abel  Gance,  voici  certaine- 
ment avec  Messaline,  un  des  plus 
émouvants  sujets  modernes  que 
le  cinéma  ait  à traiter. 

L’élévation  des  sentiments, 
le  souffle  de  rédemption  que 
font  éclore  dans  les  âmes  frus- 
tes et  populaires  les  héros  du 
film,  l’exceptionnelle  intensité 
dramatique  des  situations,  l’éter- 
nité des  « types  » qui  prennent 
le  relief  des  meilleurs  person- 
nages de  Hugo  ou  de  Tolstoï  et 
la  plus  magnifique  interprétation 
qu’il  soit  possible  de  réussir  en 
Europe  avec,  à sa  tète,  Viviane 
Romance  et  Georges  Flamant, 
tout  concourt  à faire  de  Messa- 
line  un  film  qui,  dans  le  temps  et 
sous  toutes  les  latitudes,  doit  at- 
tirer à lui  les  publics  les  plus 
différents. 


f— 

ROULETABILLE 
AGENT  SECRET 


A la  fin  juin,  Maurice  Cam- 
mage  commencera  un  film  d’a- 
ventures et  d’espionnage  qui 
relatera  les  nouvelles  aven- 
tures du  héros  de  Gaston  Le- 
roux. Production  Patria  Films. 

4 

« LA  VOIX  DU  BONHEUR  » 


Les  Films  « Comète  » nous 
prient  d’ajouter  à la  distribu- 
tion déjà  donnée  de  ce  film,  il 
faut  ajouter  les  noms  de  l’excel- 
lent René  Génin  et  du  sympa- 
thique Jacques  Henley. 

f — 

LE  DOYEN 

DES  ENFANTS  DE  CŒUR 


La  pièce  inénarrable  et  spiri- 
tuelle de  Maxime  Lévy 
et  Guy  d’Abzac 


C’est  Emile  Conzinet,  qui 
vient  de  s’assurer  les  droits  d’a- 
daptation cinégraphique  de  cette 
pièce  amusante  et  spirituelle. 

Le  thème  — chacun  le  sait  - — 
a certains  rapports  avec  Ces 
Dames  aux  Chapeaux  verts. 
L’histoire  met  en  scène  une 
vieille  fille  autoritaire  et  énergi- 
que à l’excès,  qui  domine  son 
« jeune  frère  » de  55  ans  en  des 
péripéties  tour  à tour  gaies  et 
émouvantes,  jusqu’au  jour  où  le 
« petit  » prend  enfin  conscien- 
ce de  sa  valeur  personnelle  et 
devient  presque  un  géant  de 
personnalité. 

L’interprétation  sera  de  tout 
premier  ordre,  des  artistes  de 
premier  plan  étant,  dès  à pré- 
sent, l’objet  de  propositions 
d’engagements. 

Nous  en  reparlerons  bientôt. 


LISTE  DES  FILMS  CRITIQUÉS  PENDANT  LE  MOIS  DE  MARS  1040 


.1  près  Mein  Kampf,  mes  Crimes  . . 

Français. 

Parlant. 

Dr.  d’actualité. 

Films  Cristal  

1116 

Bach  en  Correctionnelle  

Français. 

Parlant. 

Comédie  gaie. 

S.E.L.F 

1114 

Chute  Un  Tyran  (La)  

Tchèque. 

Doublé. 

Drame  social. 

Films  Rouhier  . . . . 

1116 

Cité  Universitaire  (La)  

Français. 

Commenté. 

Documentaire. 

René  Guy-Grand  . . . 

1114 

Danube  bleu  (Le)  

Français. 

Parlant. 

Drame  musical. 

S.E.L.F 

1117 

Emiqrante  (/.’)  

Français. 

Parlant. 

Dr.  d’aventures. 

C.  F.  C 

1116 

Faute  d'un  Père  (La)  

Américain. 

Doublé. 

Comédie  dramat. 

Paramount  

1116 

France  est  un  Empire  (JaO  

Français 

Commenté. 

Grand  reportage. 

D P.  F 

1114 

Homme  qui  cherche  la  Vérité  (L’). 

Français. 

Parlant. 

Comédie  dramat. 

C.C.F.C.  

1117 

Mousson  (La)  

Américain. 

Parlant  anglais. 

Drame. 

Fox  Film  

111.1 

Mystère  de  la  Maison  Norman  (Lei 

Américain. 

Doublé. 

Dr.  de  mystère. 

Paramount  

1114 

Sans  Lendemain  

Français. 

Parlant. 

Drame. 

Films  Victoria  . . . . 

1116 

Sentinelles  de  l'Empire  (Les)  ... 

Suisse. 

Commenté. 

Documentaire. 

Filmsonor  

1111 

Sur  le  Plancher  des  Vaches  

Français. 

Parlant. 

Coin,  d’aviation. 

Ciné  Sélection 

1111 

ET  LE 

MOIS  D’AVRIL 

1040 

Conquérants  (Les)  

....  Américain. 

Doublé. 

Dr.  d’aventures. 

Warner  Bros  

1118 

Courrier  d’Asie  

....  Français. 

Parlant. 

Docum.  romancé. 

Eclair-Journal  .... 

1121 

Elles  étaient  Douze  Femmes  . 

Français. 

Parlant. 

Comédie. 

Filmsonor  

1121 

Grand  Elan  (Le)  

....  Français. 

Parlant. 

Comédie. 

Eclair-Journal  .... 

1121 

Marseille  mes  Amours  

....  Français. 

Parlant. 

Opérette  filmée. 

Films  M.  Pagnol  . . 

1119 

Ninolchka  

Parlant  anglais. 

Coin,  satirique. 

M.-G.-M 

112'i 

Or  du  Cristobal  (L’)  

....  Français. 

Parlant. 

Dr.  d’aventures. 

DIS. PA  

1118 

1).  P.  F 

1120 

Paris-New  York  

Parlant. 

Drame  policier. 

Filmsonor  

1119 

Président  Haudecœur  (Le)  . . 

....  Français. 

Parlant. 

Coin,  dramatique. 

Films  M.  Pagnol  . . 

1119 

Hoi  des  Galé jours  (Le)  

Français. 

Parlant. 

Com.  marseillaise. 

D.U.C 

1120 

Roman  de  Renard  (Le)  

....  Français. 

Parlant. 

Film  de  poupées 

Paris  Cinéma  Loca- 

animées. 

tion  

1121 

Surprises  de  la  Radio  (Les)  . . 

....  Français. 

Parlant. 

Comédie. 

D.  P.  F 

1120 

Tempcte  

Parlant. 

Dr.  d’aventures. 

Discina  

1118 

IES  FILMS  COMMENCES  CETTE  SEMAINE 


19.  GUET-APENS 

DANS  LA  FORET  NOIRE 

Auteur  : Paul  Darcy. 

Dialogues  : Félix  Gandéra. 

Réalisateur  : Félix  Gandéra. 

Coll,  techn.  : André  Roanne. 

Chef-opér.  : Nicolas  Hayer. 

Opérateurs  : Aubourdier, 
Stem. 

Décors  : Duquesne. 

Régie  génér.  : Bertoux. 

Musique  : Jean  Le  noir. 

Ingénieur  du  son  : Arthur. 

Photographe  : Jandez. 

Studios  : François-I0' . 

Enregistrement  : Havadier. 

Script-girl  : Suzanne  Bon. 

Maquilleur  : Paris. 

Monteur  : A.  Roanne. 

Interprètes  : Marie  Dca,  Ali- 
ce Field,  Jean  Max,  Jean 
Servais,  Bergeron,  Debu- 
court,  R.  Marco,  C.  Bert, 
Michel  Satina,  Douking. 

Dir.  de  prod.  : V.  Mugelli. 

Prod.  : Félix  Gandéra. 

Distr.  : C.  F.  C. 

Vente  : Transat. 

Epoque  : Juin-Juillet  1939. 

Cadre  : Un  pays  étranger. 

Sujet  : La  lutte  d’agents  se- 
crets dans  le  cadre  d’une 
foret  d’une  brasserie  et  de 
différents  décors  d’une  pe- 
tite ville.  Une  petite  espion- 
ne regrettera  sa  vie  passée 
et  sauvera  la  vie  de  ceux 
qu’elle  avait  dénoncés. 

Commencé  le  3 mai  1940. 


20.  PARADE 

EN  SEPT  NUITS 


Auteurs  : M.  Achard,  A.  Sala- 
crou, Y.  Mirande,  J.-S.  Cloit- 
zot,  Carlo  Rim. 

Adaptation  : M.  Achard,  A. 
Salacrou,  Y.  Mirande,  J.-S. 
Clouzot,  Carlo  Rim. 
Réalisateur  : Marc  Allé gr et. 
Assistant  : Huet. 
Chefs-opérat.  : J. -N.  Kriiger, 
Ch.  Matras. 

Opérateur  : Magny. 

Décors  : Piménoff. 

Régie  générale  : Michaut. 
Sng.  du  son  : Archaimbaud- 
Lenoir 

Photographe  : Aldo. 

Studios  : Francœur. 
Enregistrement  : R.  C.  A. 
Script-girl  : Mlle  Remette. 
Maquilleuse  : Paule  Déan. 
Monteuse  : Mme  Martin. 
Interprètes:  Premier  sketch: 
Jules  Berry,  A.  Lefaur,  J.-L. 
Barault,  Favard,  Mendail- 
le,  Marconi,  Noël  Roque- 
vert,  Maximilienne,  Marie 
Caplie,  la  chienne  Dinah- 
Joyc.e. 

Dir.  de  prod.  : P.  Madeux. 
Prod.  : S.  C.  C. 

Distrib.  : Pathé-Consortium. 
Epoque  : Actuelle. 

Cadres  : Décor  Napoléon  III. 

Bourgeois  riches. 

Sujet:  Un  meurtre  a été  com- 
mis. Un  détective  et  son  as- 
sistant mènent  l’enquête. 
Un  chien  sera  responsable 
de  la  découverte  du  cou- 
pable. 

Commencé  le  7 mai  1939, 


21.  UNE  ROBE  BLANCHE 
DANS  LA  NUIT 


Auteur  : Yves  Mirande. 

Adaptation  : Yves  Mirande. 

Réalisateur  : M.  Cloche. 

Assist.  : Jacqueline  Audry. 

Chef-opér.  : René  Gaveau. 

Décors  : André jeeff. 

Régie  générale  : Prévost. 

Ing.  du  son  : Cottet. 

Photographe  : M.  Gravot. 

Studios  : Buttes-Chaumont. 

Enregistr.  : Radio-Cinéma. 

Script-girl  : Mme  Jacob. 

Maquilleurs  : Lucienne  Du- 
puis et  Gauchat. 

Monteuse  : Marg.  Beaugé. 

Interprètes  : Lucien  Baroux, 
J.-P.  Aumont,  Curette  (in- 
terprétation ci  compléter). 

Prod.  : Romain  Pinès. 

Epoque  : Les  premiers  mois 
de  1939. 

Cadre  : La  bourgeoisie  riche. 

Sujet  : Une  histoire  féerique 
qui  se  passe  dans  une  seule 
nuit.  Une  gouvernante,  qui 
vient  d’épouser  un  phar- 
macien, se  fiancera  à la  fin 
de  la  nuit  avec  un  jeune 
comte  et  tout  recommen- 
cera. 

Commencé  le  10  mai  1940. 


PUBLICITE  DU  MÉTROPOLITAIN 

Département  Cinémas 


L.  PERTUS 

3,  rue  Duperré,  Paris  (9e) 
de  9 heures  à 14  heures  : 
Trinité  15-14 

de  14  heures  à 24  heures  : 
Roquette  30-12 


24 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


:xxxxxx3 


ClI\EI»®KR/\PHiE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦»+ 


PETITES  ANNONCES 


les  tuas  isnesit  i fins 


Semaine 

du  8-5-40  au  14-5-40 

FILMS  FRANÇAIS 

Le  Café  du  Port  (lre  sem.) 
Paramount)  (C.  F.  C.). 

L’Héritier  des  Mondésir  (lre 
sem.)  (Marivaux)  (A.C.È.). 

De  Mayerling  à Sarajevo  (2° 
sem.)  (Marignan)  (Lux). 

Face  au  Destin  (2"  sem.)  (Au- 
bert-Palace) (Lux). 

Eux  et  Nous  (2*  sem.)  (Studio 
de  l'Etoile)  (D.U.C.). 

Miquette  (2e  semaine)  (Rex) 
(G.E.C.E.). 

Le  Hoi  des  Galéjeurs  (3°  s.) 
(Moulin-Rouge)  (D.U.C.). 

Elles  étaient  Douze  Femmes 
(4e  semaine)  (Le  Français) 
(Filmsonor). 

Narcisse  (7e  sem.  (Max-Lin- 
der)  (Gray  Films). 

Brazza  (lre  sem.)  (Impérial) 
D.  P.  F.). 

Battement  de  Cœur  (Made- 
leine) (15e  sem.)  (Ciné-Ail.). 

FILMS  AMERICAINS 
VERSION  ORIGINALE 

Hollywood  Cavalcade  (lre  s.) 
(Paris)  (Fox). 

Il  épouse  sa  Femme  (2e  sem.; 
(Lord-Byron)  (Fox). 

Chantage  (2e  sem.)  (Marbeuf) 
M.  G.  M.). 

La  Glorieuse  Aventure  (2°  s.) 
(Olympia). 

Quasimodo  (3“  sem.)  (Nor- 
mandie) (R.  K.  O.). 

Un  Ange  en  Tournée  (3e  s.) 
(Balzac)  (R.  Iv.  O.). 

La  Mélodie  de  la  Jeunesse 
(3e  sem.)  (Biarritz)  (A.  A.). 

Les  Conquérants  (7e  semaine) 
(César)  (Warner  Bros. 

Ninotchka  (6e  sem.)  (Colisée) 
(M.-G.-M.)  v.  o. 

Deux  d’Oxford  (6e  sem.)  (Les 
Portiques)  (M.-G.-M.)  v.  o. 

En  Français...  Messieurs  1 (8e 
sem.)  (Champs  - Elysées) 
(Paramount). 

La  Grande  Parade  de  Disney 
(10e  semaine)  (Cinéphone) 
(R.  K.  O.  Radio). 

La  Mousson  (8e  sem.)  (Ave- 
nue) (Fox). 


illlllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllir 


Il  ri y a pas 
de  présentations 
cette  semaine . 


Demandes  et  offres  d’emploi  : 3 fr. 
la  ligne.  — Achat  et  vente  de  matériel, 
de  salles,  annonces  immobilières  et  de 
Drevets  : 9 fr.  la  ligne. 

Dans  les  catégories  ci-dessus,  12  li- 
gnes gratuites  par  an  pour  nos  abon- 
nés. 

Annonces  commerciales  pour  la  vente 
de  films  : 50  fr.  la  ligne. 

Pour  les  annonces  domiciliées  au 
journal,  1 fr.  de  supplément  pour 
France  et  Empire  Français;  3 fr.  pour 
l’Etranger.  Les  petites  annonces  sont 
payables  d’avance.  L’administration  du  I 
journal  décline  toute  responsabilité 
quant  à leur  teneur. 


OFFRES  D'EMPLOI 

Opérateur  est  demandé  par 
Cinéma  des  Variétés,  Saint-Ser- 
van. 

Ecrire  avec  références. 


Ingénieurs  monteurs,  au 

courant  cabine  cinéma,  câbleurs 
radio  sont  toujours  demandés 
par  les  Ets  Chariin,  181  bis,  rou- 
te de  Châtillon,  Montrouge 
(Seine). 


DEMANDES  D’EMPLOI 


Opérateur  cherche  emploi 
Paris,  références  dans  le  mé- 
t i er. 

Ecrire  M.  René  Conan,  207, 
rue  de  Vanves,  Paris-14e. 


Dame,  longues  références  ci- 
néma, cherche  emploi  chef  de 
service,  maison  production  ou 
distribution. 

Ecrire  n°  124. 


Rédactrice,  sous-titres,  pu- 
blicité, cherche  emploi  stable. 
Ecrire  n°  125. 


Agé  de  20  ans,  et  libéré 
d’obligations  militaires  pour  une 
durée  de  un  an,  ayant  bonnes 
références,  4 ans  de  métier,  je 
cherche  un  emploi  d’opérateur 
en  province,  Midi  de  préférence, 
accepterai  logé,  si  possible. 

Ecrire  n°  126. 


Dame  programmant  salle  de 
cinéma  à Paris,  demande  direc- 
tion ou  programmation  salle  Pa- 
ris ou  province  ou  emploi  simi- 
laire. 

Ecrire  n°  127. 


Excellente  programmatrice, 

longues  références  dans  le  mé- 
tier, cherche  emploi  stable.  Fe- 
rait représentation. 

Ecrire  n°  128. 


Très  bon  photographe  cher- 
che occupation. 

Ecrire  n°  129. 


ACHAT  CINÉMA 


Particulier  recherche,  200 
kilomètres  Paris  maximum,  salle 
justifiant  60  à 80.000.  Bénéfice 
net. 

Ecrine  n°  130. 


VENTE  CINÉMA 


Riva-Bella,  à vendre  cinéma 
dancing,  bar,  grande  licence, 
400  places. 

Rens.  M.  Boulière,  La  Déli- 
vrance (Calvados). 


ÉCHOS 

BULLETIN  DE  L’AMICALE 
DES  REPRESENTANTS 
DE  MAISONS  DE  LOCATION 


Signalons  le  très  sympathi- 
Re  présentants  de  Maisons  de 
que  bulletin  de  l’Amicale  des 
Location  de  Films  qui  donne 
des  nouvelles  — souvent  pré- 
sentées avec  humour  — de 
leurs  membres,  les  uns  civils, 
les  autres  aux  armées,  et  sert 
de  bien  agréable  trait  d’union 
entre  l’arrière  — qui  tient 
bon  — et  l’avant  qui  dito. 

Nous  n’ajouterons  rien  à 
cette  phrase  imprimée  en  tê- 
te : Son  but  : Faire  tout  ce 
qui  est  possible  pour  être  uti- 
le à nos  amis  mobilisés. 


<(  TROIS  DE  CHEZ  NOUS  » 
A L’ECRAN 


On  va  réaliser  prochainement 
un  film  tiré  d’une  émission  quo- 
tidienne devenue  célèbre  et  ra- 
diodiffusée par  un  poste  privé. 
Ce  film,  comme  l'émission,  aura 
pour  titre  Trois  de  chez  Nous  et 
retracera  les  aventures  de  trois 
soldats  de  classes  sociales  diffé- 
rentes : un  homme  du  monde, 
un  ouvrier  et  un  paysan,  réunis 
par  la  mobilisation  et  devenus 
trois  inséparables. 


DIRECTEURS  ! 

La  Cinématographie  Fran- 
çaise vous  apporte  toutes  les 
semaines  les  nouvelles  du 
métier. 

ABONNEZ-VOUS  1 


LA  MORT  DE  JEAN  KEMM 
UN  DES  MEILLEURS 
REALISATEURS  DU  CINEMA 
MUET 


Jean  Kemm,  qui  fut  un  des 
plus  célèbres  metteurs  en  scène 
du  temps  du  cinéma  muet  vient 
de  mourir  à l’âge  de  67  ans. 

On  lui  doit  notamment  : An- 
dré Cornelis  (tiré  du  roman  de 
Paul  Bourget),  Le  Bossu,  Miche- 
line. Il  mit  également  en  scène 
quelques  films  parlants  dont  Le 
Juif  Polonais  (avec  Harry  Baur), 
Atlantis,  La  Pocharde. 


JEAN  DREVILLE 
VA  COMMENCER 
LA  REALISATION 
DU  « CAPITAINE  ARDANT  » 


Le  28  mai,  Jean  Dréville 
commencera  aux  studios  Pho- 
tosonor  de  Courbevoie,  la  réa- 
lisation d’un  très  grand  film 
français,  « Le  Capitaine  Ar- 
dant  »,  d’après  le  roman  de 
Pierre  Nord,  l’auteur  de 
« Double  Crime  sur  la  Ligne 
Maginot  »,  « Terre  d’ Angois- 
se » et  de  « Peloton  d’Exé- 
cution  ». 

Victor  Francen  sera  la  ve- 
dette du  « Capitaine  Ardant  ». 
De  nombreux  engagements 
ont  été  signés  hier  pour  ce 
film.  Ce  sont  ceux  de  Made- 
leine Florence,  de  Jean  Gal- 
land,  de  Jean  Servais,  de  Bro- 
chard,  d’Aimé  Clariond  et  de 
Colette  Darfeuil. 

Les  extérieurs  seront  tour- 
nés à Nice  et  au  Maroc  où, 
avec  le  concours  de  mille  ca- 
valiers, on  procédera  à une 
« reconstitution  » du  Baroud. 

Rappelons  que  « Le  Capi- 
taine Ardant  » valut  à Pierre 
Nord  le  Grand  Prix  du  Roman 
d’Aventures. 

« 

UN  PROGRAMME  DE  FILMS 
D’AVENTURES  A LA  C.  F.  C. 

C.  F.  C.  a mis  sur  pied,  depuis 
la  guerre,  un  programme  de  six 
films  dont  la  caractéristique, 
outre  leur  soin,  sera  d’être  pla- 
cée sous  le  signe  de  l’aventure. 

Deux  films  sont  d’ores  et  déjà 
terminés  : 

Le  Collier  de  Chanvre,  réalisé 
par  Léon  Mathot,  est  entièrement 
achevé  et  La  Mer  en  Flammes, 
film  de  Léo  Joannon,  dont  le 
montage  se  termine  ces  jours-ci. 

Le  premier  évolue  dans  une 
campagne  anglaise,  le  second 
dans  des  ports  et  sur  la  mer. 
Mais  ils  sont  tous  deux  films  de 
mouvement  et  d’aventures. 

Viendront  ensuite  Guet-Apens 
dans  la  Forêt  Noire,  produit  et 
réalisé  par  Félix  Gandéra,  en 
cours  actuellement  au  studio 
François-Ier  (film  d’espionnage), 
Caprice,  que  Raymond  Bernard 
réalisera  dans  quelque  temps 
pour  Majestic-Danciger,  Au  Ser- 
vice du  Blocus,  film  de  P.  Bil- 
lon,  évoquant  les  intrigues  et 
l’héroïsme  qui  jalonnent  la  Rou- 
te du  Blocus  des  Alliés,  enfin  un 
film  de  Léon  Mathot,  Boute  de 
France,  situé  en  France  et  en 
Amérique  et  aux  péripéties  pas- 
sionnantes... 

C.  F.  C.  semble  se  faire  une 
spécialité  de  l’Aventure  cinéma- 
tographique. 

r. 

Étal»*»  CIIVELU.UE 


FOIRE  DE  PARIS 

STAND  B - HALL  43 

^ 'J 


lmp.  de  La  Cinématographie  Française,  29,  rue  Marsoulan,  Paris. 


Le  Gérant  ; P,  A.  Harlé. 


FOURNITURES  GÉNÉRALES 
POUR  EXPLOITATIONS  CINÉMATOGRAPHIQUES 


E.  STENGEL 

Il  et  13  Faubourg  Saint-Martin 

PARIS  (10e) 

Téléphone  : Botzaris  19-26 


charbons,  lampes  de  projection  et  d’exci- 
tation, miroirs,  objectifs  optique  supé- 
rieure, Pathéine,  huile  pour  projecteurs, 
papiers  rouleaux,  bandes-papillons,  im- 
primerie spéciale  de  tickets  d’entrée, 
films  : enlr’acte,  etc...,  film  humoristique 
pour  alerte,  pièces  détachées  Pathé,  Gau- 
mont C.  M.  et  C.  M.  C.  B. 

Seg.  29  et  Seg.  31 


COPY- BOURSE 

130,  Rue  Montmartre 

Tel.  : GUT  15-11 

est  ouvert 
et  se  charge 
tous  travaux 
machine  à écrire 

T ravaux 
machine 
et 

duplicateurs 


FAUTEUILS 

POUR  AVOIR  LES  MEILLEURS  PRIX 
DANS  LA  MEILLEURE  FABRICATION 

CONSULTEZ  SANS  , HÉSITER 

CINÉ- SIÈGES 

45,  RUE  DU  VIVIER  à AUJB£RVILLIER$  (Seine) 

Téléphone  : FLANDRE  01-08  . 


NARCISSE 


Affichette  60  X 80  dessinée  par  François  pour  GRAY  FILM 

IMPRIMÉE  PAR 

LA  CINÉMATOGRAPHIE  FRANÇAISE 

29,  rue  Marsoulan,  PARIS  (12*) 

Téléphone:  DIDEROT  85-35  (3  lignes  groupées) 


1 FILMS  ALBATROS 

= 7,  Avenue  Vion  Whitcoml» 

= PARIS-lfi» 

— Tel.  : Jasmin  1 8-06 


Représentant  général  pour 
Europe  Continentale 
Ernest  WETTSTEIN 
110  bis,  un.  des  Champs-Elysées 
PARIS 

Tél.  : BAL.  34-38 
Câbles  ERWETT-PARIS 


37,  Avenue  des  Cbamps-Elysees 
PARIS  (VHP) 
Téléphone  : Ital/.ac  40-38 
Câbles  : I.EBRREN-I'ARIS 


LIBRE 


1 MATERIEL  MODERNE  - TRANSPORTS 


iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimi 

1LFORD 


Pellicule  vierge 


Agents  Exclusifs 


WELLINGTON  & WARD  S.  A. 

52.  rue  de  Dunkerque 
PARIS-IX* 

Tél.  : Trud.  83-82. 
Télégr.  : Wellward. 


DOUANES 


C.T.M.C. 

320,  rue  Saint-Honoré 
PARIS  (P'r) 

Téléphone  : Opéra  24-91 


= 

= 

= 

= 

i. 

E 

1 

1 

E 

E 


LIBRE 


LIBRE 


APPAREILS  SONORES 

« ELECTROPHONIC  » 
« SUPER-PHONIC  » 

SALLE  DE  VISION 
AUDITORIUM 
MATERIEL  COMPLET 
POUR  CINEMAS 


LE)  WÈGEJ 


STELLA 


USiME  a LABRUGUÎÈRE  .TARN 


MICHÂUXxGUERIN 


TRANSPORTS  EXTRA  RAPI0ES  0E  FIIMS 

2. RUE  DE  ROCROY 


Trudaine  72-81  (7  ligne») 

Permanent  nuit  et  jour. 
iiiiiiiimiiiiillltlllMllIlltlIlllllllillllllitii 


Rapid  Universal 
Transport 

Tél.  : Trud.  01-50 


TRANSPORTS 
RAPIDES  DES  FILMS 
TOUTES  DIRECTIONS 


2,  rue  Thimonnier 
PARIS  (IXe) 


jjJllllllimillllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllUIIIIIIIIItlIlllllllllllItlIIIIUIIIHIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII  lllllllllllilllllllllllllllllllllllllllllllllHIIIIIIIIIII!^ 


LA  COMPAGNIE  FRANÇAISE 
Cl  NÉM  AT  O GRAPHIQUE 

présente  sa  Tranche  1940 

LE  COLLIER  DE  CHANVRE 

Mise  en  scène  de  LÉON  MATHOT 

LA  MER  EN  FLAMMES 

Mise  en  scène  de  LÉO  JOANNON 

CAPRICE 

Mise  en  scène  de  RAYMOND  BERNARD 

GUET-APENS  DANS  LA  FORÊT  NOIRE 

Mise  en  scène  de  FÉLIX  GANDÉRA 

LA  ROUTE  DE  FRANCE 

r 

Mise  en  scène  de  LEON  MATHOT 

AU  SERVICE  DU  BLOCUS 

Mise  en  scène  de  PIERRE  BILLON 


COMPAGNIE  FRANÇAISE 
CINÉMATOGRAPHIQUE 

COMPAGNIE  FRANÇAISE 
CINÉMATOGRAPHIQUE 

COMPAGNIE  FRANÇAISE 
CINÉMATOGRAPHIQUE 

40-42,  Rue  François-ler 

3,  Boulevard  Aru  iole-France 

53,  Boulevard  Longchamp 

PARIS  (8-) 

LYON  (Rhône) 

MARSEILLE  (B.-du-R.) 

COMPAGNIE  FRANÇAISE 
CINÉMATOGRAPHIQUE 

61,  Rue  de  Béthune 

LILLE  (Nord) 

COMPAGNIE  FRANÇAISE 
CINÉMATOGRAPHIQUE 

62,  Rue  de  Constantine 

ALGER  (Algérie) 

ROYAL  FILM 

10,  Rue  d’Italie 

GENÈVE  (Suisse) 

CÜNELUME 


k?  v 


a présenté 


les  appareils  de  projecrion 

LES  PLUS  MODERNES 


Les  projecteurs 

VICTORIA 


2 


Le  système  sonore 

POLYPHONIC 


GRANDS  PRIX 

EXPOSITION  INTERNATIONALE  DE  PARIS  1937 
(Matériel  Cinéma)  (Mécanique  de  Précision) 


AGENCES 


FRANÇOIS,  4,  rue  du  Rhin  à GRENOBLE  (Isère). 

REMY,  4,  rue  Abbé-Thorné  à TARBES  (Hautes-Py- 
rénées). 

CHALOPIN,  Ciné-Matériel,  8,  rue  Marivaux  à NAN- 
TES (Loire-Inl'érieure). 


CINELUME 

3,  Rue  du  Colisée,  PARIS 

Téléphone  : ÉLYSÉES  44-00 


AGENCES 


De  ROSEN,  278.  boulevard  National  à MARSEILLE 
(Bouches-du-Rhône) . 

GERVAIS,  14,  rue  Edgar-Quinet  à ALGER  (Algérie). 
BARANES,  Immeuble  Petit  Matin,  TUNIS. 

Y.  PEYRE,  30,  rue  Raymond-Monod,  CASABLANCA. 


4l!lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll!IIIMIIIIIIIIIIIIIIIIIII!lllllllllllllllllllllltllllll!lllllllllllllllllllllllllillllllllli::/.;illlll!llllllllllllllllillllllM^ 

SOCIETES  EN  ACTIVITE 


27,  rue  Dumont-d’Urville,  PARIS 

Téléphone  : Kléb.  93-86 


P 

Société  anonyme 

122,  Champs-Elysées 

Téléph.  : Ualzac  38-10  et  11 

vous  offre  toute  une  série  de  grands  films 


LES  FILMS 


Marcel  Pagnol) 

13,  rue  Fortuny,  PARIS  \ 

Téléphone  : Carnot  01-07  ; 


44,  Champs-Elysées 
PARIS 

Elysées  64-31 

Sous  les  Toits  de  Paris, 
A nous  la  Liberté,  Le 
Grand  Jeu,  Pension 
Mimosas,  La  Kermesse 
héroïque,  Désiré,  En- 
trée des  Artistes,  La 
Fin  du  Jour,  Derrière 
la  Façade 


FRANCINEX 


AA  . CHAM  PS- É LYSÉ  ES— PARIS-©? 

Téléphone  : balzac  13-18  et  13-19 
Ad.  Tél.  : francinexso-paris 


& 


LES  FILMS  CRISTAL 

63,  Champs-Elysées,  Paris 

Téléphone  : Elysées  60-00 

Ronde  des  Heures  — Vignes  du  Seigneur 
Claudine  à l’Ecole  — Enfant  de  Troupe 
Marraine  du  Régiment  — Moulin  dans  le 
Soleil  — Héros  de  la  Marne 

Vous  Seule  que  j’aime 
Cas  de  Conscience  — Saturnin 
L’Ombre  du  2e  Bureau 
Après  Mein  Kampf,  mes  Crimes,  par 
A.  Hitler 
L’Espion  noir 

EDITIONS  EMILE  CAPELÏER 

27,  rue  de  Turin,  Paris  (8e) 
Téléphone  : Europe  49-40 
Petite  Peste  (2.500  m.) 

G.  Callix  - R.  Lefèvre 
Mot  de  Cambronne  (1.200  ni.),  Sacha  Guitry 
Route  heureuse  (Epoc)  (2.200) 
Edwige  Feuillère 

Jeunesse  (Epoc)  (2.600  m.),  Lisette  Lanvin 
Remarions-nous  (Epoc)  (1.200  ni.) 
Sans  Elle  (800  m.) 
Documentaires  en  600  et  800  m. 


LES  PRODUCTIONS 

FOX-EUROPA 

DISTRIBUTEURS  DE 


C°hmn^ 


5,  av.  Velasquez! 
PARIS  (8e) 
Téléphone  : 
Laborde  88-50 
6 lignes 
groupées 


I ROBERT  JULIAT 

= I 

§ 24,  rue  de  Trévise,  Paris  (9e) 

= Provence  38-36 

I TOUS  LES  ACCESSOIRES 
| POUR  LA  CABINE 

I1 Charbons  — Miroirs  — Cellules  — Lampes 
| excitatrices  et  Tambours  dentés  pour  appa- 
= reils  de  toutes  marques 


37,  avenue  George-V,  PARIS 
Téléphone  : Elysées  94-03  et  la  suite 


VEDIS 

FILMS 

TROIS  VALSES 
LOUISE 
ROSE  DE  RIO 


Société 

Anonyme 


Les  Films  DE  KOSTER 

20,  boulevard  Poissonnière,  Paris. 

Téléphone  : Provence  27-47. 

UN  GOSSE  EN  OR 
TROIS  ARTILLEURS  A L’OPERA 
AMOUR  INTERDIT 
RETOUR  DE  ZORRO 
REVANCHE  DE  ZORRO 
CŒUR  DE  GOSSE 


PARIS 

FILM 

LOCATION 

79,  CHAMPS-ÉLYSÉES 

Adr.  Télégr.  : PARIFILM 
Téléphone  : Balzac  19-45 


/ 


4 


95,  Champs-Elysées 
Elysées  42-78  et  51-49 
Ad.  Tel.:  BRAUNFILM 


Représentant  de 

FILMS  EMKA 

Bruxelles 

C.  C.  C. 
Bordeaux 

A.  G.  L.  F. 
Marseille 

Vente 

pour  1 ’ étranger 
FRIC-FRAC 


VOUS  K’ AVEZ  RIEN  A DECLARER 
LE  VEAU  GRAS 


C 


A 


Représentant  de  = 

OMNIA  FILMS  Ltd  | 

Londres  = 


Champs-Elysées 
Elysées  4i?-78  ci  âl-49 

Ad.  Tel.:  BKAUNF1LM 


Vente  exclusive  des  meilleurs  films  anglais  = 

L’ESPION  NOIR  (C.  Veidt)  -= 
\ CONTRER  AN  DE  (C.  Veidt)  -= 
“ y PLANES  (Laurence  Oü-= 
vier  - R.  Richardson)  -= 
ROYAL  DIVORCE  (P.  Blan- 


chard  - Ruth  Chatterton)  -= 


TWENTY  ONE  DAYS  (Laurence  Olivier  - V.  Leigh) 
TIIUNDER  IN  TIIE  CITY  (Edw.  G.  Robinson): 

et  des  première  parties  de  qualité 


| ETABLISSEMENTS 
| CINEMATOGRAPHIQUES 

| ECLAIR 

H 12,  rue  Gaillon,  Paris 

H Opéra  50-20 


OCiÉté 


Centrale  de  C 


ioÉinatosrapliie 


PARADE  EN  7 NUITS 

LES  GARDIENNES 

LES  500  MILLIONS  DE  LA  BEGUM 

6,  rue  Christophe-Colomb,  PARIS  (8e) 
Elvsées  01-10 


36,  avenue  Hoche  = 
Paris  (8e)  E 

Téléphoné  : = 

Carnot  30-21  et  30-22  | 

Adresse  télégraphique  : § 
JESTICFILM  | 

PARIS  | 


^ IIIIIIIIIIIIMIIIIIIIIIIllllllllMHIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIlililllllllllllllllllllllllillHllllllllllllllin 


ai 


CUVE 


gll!lllllllllllllllll!IIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII| 

= 22*  ANNEE  |Ê 

| PRIX  i 5 Francs  | 

iië 

LE  CINEMA  FRANÇAIS 

REDACTION  ET  ADMINISTRATION  : 

29,  rue  Marsoulan,  Paris  (12e) 

Adr.  Télégr.  : LACIFRAL  Paris. 


RAPHIE 


= Ri®  1.124  = 


Rédacteur  en  chef  : Marcel  COLIN-REVAL 
Directeur  : Paul  Auguste  HARLÉ 

Rédacteur  en  chef  (par  intérim)  : Lucie  DERAIN 


= 18  MAI  1940  =| 

iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiniiiiirc 

Téléphoné  : Diderot  85-35  (3  lignes  group.) 
Compte  chèques  postaux  n°  702-66,  Paris 
Registre  du  Commerce,  Seine  n°  291-139. 

Abonnement  : 

France  : 121  fr.  20. 

Etranger  : 200  et  250  francs. 


Fernandel  dans  Monsieur  Hector. 

(Le  Nègre  du  Négresco) 
avec  Temerson.  Film  de  M.  Cammage 
Stella  Production.  Distr.  : Films  DIS. PA. 


Théâtres,  Cafés  et  Restaurants 
fermeront  de  nouveau  à 23  heures 
dans  le  Département  de  le  Seine 


La  préfecture  de  police  communique  : 

Par  décision  du  gouvernement  mili- 
taire de  Paris  et  en  raison  des  circons- 
tances, les  débits  de  boisson,  cafés  et 
restaurants,  ainsi  que  les  établissements 
de  spectacles  (théâtres,  cinémas,  bals, 
etc.),  à Paris  et  dans  le  département  de 
la  Seine,  seront  fermés  jusqu’à  nouvel 
ordre  à 23  heures  au  lieu  de  minuit. 

L’heure  d’ouverture  des  débits  de 
boisson  et  restaurants  reste  fixée  à 
5 h.  30. 


f 

Depuis  le  Dimanche  12  Mai 
ni  Courses,  ni  Matches 


Le  Ministère  de  l’intérieur  communique  : 

En  raison  des  risques  aériens  qui  rendent 
indispensables  et  argentes  les  mesures  spé- 
ciales de  sécurité,  toutes  manifestations  se 
déroulant  en  plein  air  telles  que  matches, 
réunions  hippiques,  sportives  et  autres  qui 
constituent  des  rassemblements  importants, 
sont  interdites  formellement  jusqu’à  nouvel 
ordre. 


MORT  POUR  LA  FRANCE 

Fernand  Vincent 

Directeur  de  la  Chambre  Syndicale 


Une  lourde  nouvelle  nous  parvient,  celle 
de  la  mort,  à son  poste  de  lieutenant  d’Ar- 
tillerie,  de  notre  cher  et  fidèle  ami  Fernand 
Vincent. 

Il  laisse  une  jeune  femme  et  deux  petits 
enfants. 

A Madeleine  Vincent,  vont  en  ce  moment 
toutes  nos  pensées  afTectueuses  et  l’expres- 
sion de  notre  chagrin.  Puisse  notre  peine 
lui  témoigner  notre  entière  sollicitude. 

1 * 

* * 

Fernand  Vincent  avait  été  l’un  de  nos 
premiers  collaborateurs.  Il  avait  toujours 
gardé  les  liens  les  plus  amicaux  avec  La 
Cinématographie  Française  et  son  équipe. 
Il  occupait,  depuis  de  nombreuses  années, 
des  postes  importants  à la  Chambre  Syn- 
dicale. Il  fut  successivement  secrétaire 
de  la  Fédération  des  Chambres  Syndicales 
de  la  Cinématographie  Française,  puis  se- 
crétaire administratif  et  directeur  de  la 
Chambre  Syndicale  de  la  Production  de 
Films,  enfin,  juste  avant  la  guerre,  directeur 
de  la  Chambre  Syndicale  du  Film  Fran- 
çais. 

Ses  remarquables  articles  statistiques,  ses 


Fernand 

Vincent 


études  sur  notre  Industrie,  l’avaient  fait  con- 
naître et  apprécier  tant  en  France  qu’à 
l’étranger,  et  il  ne  comptait  autour  de  lui 
que  des  amis  qui  l’aimaient  et  l’estimaient. 

Adieu,  cher  F'ernand  Vincent,  La  Ciné- 
mato  vous  pleure.  Le  Cinéma  français  pour 
qui  vous  avez  tant  travaillé,  ne  vous  ou- 
bliera pas. 

P.  A.  H. 


Le  Cinéma  français 

continue 


Dans  ces  premiers  jours  de  la  guerre  to- 
tale, Paris  offre  un  visage  calme.  Nous  sa- 
vons que  c’est  son  seul  vrai  visage,  eelui- 
mème  de  son  histoire  et  de  sa  tradition. 

Et,  dans  le  même  sens  de  dignité  et  de 
tenace  effort,  les  travaux  des  hommes  et  des 
femmes  de  l'arrière  se  sont  poursuivis,  à 
à peine  ralentis  par  les  jours  fériés  de  la 
Pentecôte. 

Rien  ne  change  ici.  Reflet  de  l’activité 
économique  du  pays  en  guerre,  le  cinéma 
continue,  lui  aussi,  à son  rythme  régulier. 

Je  reviens  du  Midi.  A Nice,  Jean  Boyer 
termine  L’Acrobate.  Marseille  donne  le  spec- 
tacle d’une  bourdonnante  ruche  humaine. 
A l’écart  du  centre,  dans  ses  studios  modè- 
les, Marcel  Pagnol  prépare  son  nouveau 
film  : La  Fille  du  Puisatier.  Les  premiers 


décors  étaient  plantés,  et  l’on  n’attendait 
plus  pour  commencer  que  deux  choses,  la 
double  arrivée  de  Raima  et  de  Fernandel. 
et  la  date  du  20  mai,  fixée  à l’avance. 

De  retour  à Paris,  grave,  durci,  mais  sans 
nerfs,  j’aurais  pu,  si  je  ne  connaissais  pas  si 
bien  ceux  qui  y vivent,  préjuger  d’un  ralen- 
tissement partiel  de  notre  industrie,  gênée 
dans  tontes  ses  branches  par  le  nouvel  as- 
pects des  hostilités  à nos  frontières,  et  par 
des  menaces  plus  obscures. 

Mais  non,  Paris  et  le  Cinéma  se  portent 
bien.  Le  courage  et  la  confiance  des  Fran- 
çais leur  ont  permis,  aux  années  de  1914, 
d’assurer  à l’arrière  une  vie  normale  et  une 
production  constante  dans  tous  tes  do- 
maines. 

Nous  reprenons  aujourd’hui,  sur  des  don- 


:xxxx: 


♦ ♦ ♦ ♦ ♦♦♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


CINE 


RAPHIE 

SE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


BRILLANT  PALMARES  DE  LA 
CINÉMATHÈQUE  AUX  ARMÉES 

LES  BEAUX  EFFORTS  DES  DIRECTEURS 
POUR  LES  ŒUVRES  D’ENTR’AIDE 


nées  différentes,  mais  aussi  difficiles,  la  vie 
d'une  eapilale  en  guerre,  unissant  ainsi  deux 
époques  de  la  vie  parisienne. 

. * 

* * 

Les  studios  qui  travaillaient  avant  le  10 
mai,  restent  ouverts,  et  le  bruit  consolant  du 
travail  g retient  l’esprit  et  le  cœur. 

La  Production  garde  son  sang-froid.  On 
pourra  objecter  que  certains  films,  qui  de- 
vinent être  entrepris  ces  jours-ci,  seront 
peut-être  retardés.  Mais  il  est  normal  que  les 
productions  prévues  nécessitent,  pour  être 
commencées  actuellement,  de  nouveaux 
aménagements  financiers.  La  volonté  de 
travailler  reste  la  même;  on  travaillera  donc, 
malgré  tout. 

Par  un  nouvel  arrêté,  la  Préfecture  de 
Police  a écourté  d’une  heure  les  distractions 
nocturnes.  Désormais,  les  établissements  de 
spectacle,  les  cafés  et  les  restaurants  ferme- 
ront à 23  heures. 

C’est  très  bien  ainsi. 

Tout  marche,  tout  continue,  et  c’est  mieux. 

Les  Pouvoirs  Publics  n’oublient  pas  le 
long  délai  qui  fut  nécessaire  à notre  Indus- 
trie — dans  ses  trois  branches  principales  : 
Production,  Distribution,  Exploitation  — 
pour  reprendre  l’an  dernier  un  fonctionne- 
ment régulier. 

Donc,  il  convient  de  s’organiser  aussi  bien 
dans  ce  nouvel  aspect  de  la  guerre  que  dans 
l’ancien.  L’impulsion  une  fois  donnée,  notre 
cinéma  stabilisé  ne  saurait  plus  s’arrêter. 

Produire,  Vendre,  Diffuser. 

Ces  trois  mots  d’ordre  sont  plus  que  ja- 
mais impérieux. 

Pour  que  l’Industrie  cinématographique 
française  maintienne  son  existence  il  suffira 
de  vouloir  tenir. 

Et  comme  nous  sommes  maintenant  entre 
Français,  et  que  les  einégraphistes  étran- 
gers qui  vivent  libres  à Paris  sont  des  amis 
loyaux  et,  pour  la  plupart,  des  collabora- 
teurs précieux  de  notre  métier,  le  cinéma 
français  s’adapte  à cette  période  ardente, 
résolu  à jouer  son  rôle  capital  dans  le  pré- 
sent et  l’avenir  du  pays. 

Il  reste  lin  élément  d’équilibre  économi- 
que important . Sa  valeur  pour  le  moral  de 
l’avant  et  de  l’arrière  est  primordiale. 

Enfin,  il  a sa  place  de  tout  premier  plan 
dans  la  Propagande  Nationale  tant  en  Fran- 
ce que  dans  le  monde  où  il  doit  lutter  con- 
tre la  propagande  allemande. 

Pour  toutes  ces  raisons,  et  tout  simple- 
ment parce  que  le  Cinéma  a toujours  été 
une  école  d’audace,  de  courage  et  de  sang- 
froid,  Paris  reste  la  capitale  du  Cinéma 
Français.  Ils  sont  faits  pour  s’ entendre. 

Lucie  Derain. 
♦— 

TOUTES  LES  SALLES 
DE  SPECTACLE  DE  BERLIN 
SONT  FERMÉES 


Le  journal  italien  La  Stampa  indique  que 
les  autorités  allemandes  ont  fermé  tous  les 
établissements  de  spectacles  de  Berlin:  théâ- 
tres, cinémas  et  dancings. 

On  ignore  si  ces  mesures  seront  étendues 
à d’autres  grandes  villes  du  Reich. 

Il  est  probable  que  cette  fermeture  n'a 
pas  été  décidée  pour  quelques  soirs  seule- 
ment. 


Il  y a un  mois  à peine,  nous  avions  signalé 
comment  la  Cinémathèque  française  s’était 
mise  au  service  des  œuvres  d’entr’aide  dans 
l’armée. 

Après  la  brillante'  et  fructueuse  soirée  de 
Châlons-sur-Marne,  les  documents  de  la  Ci- 
némathèque française  ont  été  présentés  au 
cours  de  brillants  galas  franco-britanniques 
à Reims,  à Epernay  et  à Vitry-le-François. 

En  quatre  soirées,  organisées  avec  maî- 
trise par  notre  ami  André  Robert,  brigadier, 
en  collaboration  avec  Marcel  Martin,  un 
jeune  assistant  coté  et  connu,  les  vieux  films 
de  la  Cinémathèque  ont  rapporté  aux  œu- 
vres d’entr’aide  dans  l’armée,  présidées  par 
M.  Edouard  Daladier,  un  minimum  de  45.00(1 
francs  nets,  dont  10.000  à Châlons-sur-Mar- 
ne, 16.000  à Reims  et  13.000  à Epernay. 

Le  lieutenant  P.  A.  Harlé,  président-fon- 
dateur de  la  Cinémathèque  française  et,  avec 
iui,  tous  les  membres  actifs  de  cette  institu- 
tion, peuvent  être  tiers  de  leur  œuvre. 

* 

* * 

A Epernay,  le  gala,  présenté  sous  le  titre 
«Entente  Cordiale»,  fut  une  belle  manifes- 
tation franco-britannique.  Au  programme, 
ont  figuré  les  premiers  documents  îles  Ma- 
rey,  Reynaud,  Edison,  Lumière,  Méliès,  Gri- 
moin-Sanson,  Zecca,  Mesguich,  suivis  des 
premiers  comiques  de  Max  Linder  et  de 
Charlie  Chaplin,  présentés  en  langue  anglai- 
se, d’un  film  scientifique  de  Jean  Painlevé, 
d’un  excellent  « 3 Minutes  » de  Marcel  de 
Ilubsch,  d’un  documentaire  du  British  Insti- 
tute  sur  l’histoire  du  dessin  animé  de  Emile 
Cohl  à Walt  Disney.  Enfin,  un  documentaire 
français  remarquable,  Fêtes  de  France,  com- 
menté en  anglais,  très  applaudi  par  l’assis- 
tance et,  pour  terminer,  la  présentation  en 
première  du  documentaire  de  Marc  Allé- 
gret  : Jeunes  Filles  de  France,  film  dont  le 


U Association  des  Directeurs  de  Publicité 
de  Cinéma  (A.D.P.C.),  dont  les  nombreuses 
et  heureuses  initiatives  en  faveur  du  film 
français  ont  toujours  obtenu  un  succès  mé- 
rité, va  faire  projeter  au  Pavillon  de  la 
France,  pendant  toute  la  durée  de  l’Exposi- 
tion Internationale  de  New  York,  les  films- 
annonces  des  productions  françaises  réali- 
sées ou  présentées  depuis  septembre  der- 
nier. 

C’est  en  collaboration  avec  les  services  ci- 
nématographiques de  l’Office  National  d’Ex. 
pansion  du  Tourisme  que  ces  bandes-annon- 
ces seront  sélectionnées,  présentées  en  un 
montage  fort  habile  et  commentées  en  an- 
glais. 


caractère  un  peu  superficiel  a plutôt  sur- 
pris. 

Les  nombreux  assistants  britanniques  ap- 
précièrent beaucoup  l’heureux  panachage 
de  films  franco-anglais. 

Le  général  Clark,  le  colonel  Wood  et  le 
colonel  Carr  exprimèrent  leur  vive  satis- 
faction à M.  Jean  d’Esme,  du  Cabinet  mili- 
taire de  M.  Edouard  Daladier  et  délégué 
des  œuvres  d’Entr’aide  dans  l’Armée  qui 
s’était  spécialement  déplacé  pour  assister  à 
cette  séance. 

Le  Palace  d’Epernay  contenant  1.300  fau- 
teuils a abrité  ce  soir-là  près  de  1.500  per- 
sonnes. Parmi  l’assistance,  nous  avons  éga- 
lement reconnu  le  général  Martin,  le  colo- 
nel Perray,  le  colonel  Roger,  Mme  Galice  et 
M.  Pol  Roger,  présidente  et  président  du 
S.  B.  M.,  le  Président  du  Tribunal,  le  Prési- 
dent de  la  Chambre  de  Commerce  et  qua- 
torze Présidents  d’Anciens  Combattants, 
sans  oublier  toute  la  dynastie  du  Cham- 
pagne. 

Il  convient  de  dire  combien  les  direc- 
teurs de  salles  ont  contribué  au  succès  de 
ces  manifestations.  Signalons,  notamment,  le 
geste  de  M.  Perpère  à Reims  qui,  non  seule- 
ment a mis  à la  disposition  des  organisa- 
teurs sa  salle,  sa  cabine  et  ses  employés 
mais  a ajouté  à la  recette  un  chèque  person- 
nel de  G. 0(10  francs. 

Quant  à Mme  et  M.  Ténégal,  qui  dirigent 
le  Palace  d’Epernay  et  contrôlent  des  salles 
à Longwy  et  à Châlons,  ils  se  sont  dépensés 
sans  compter. 

* 

* * 

La  Cinémathèque  Française,  après  avoir 
fait  la  démonstration  de  l’utilisation  de  ses 
documents  comme  spectacle,  continuera  à 
servir  les  œuvres  d’Entr’aide  dans  l’Armée. 

M.  C.-R. 


MM.  les  producteurs,  désireux  de  partici- 
per à cette  propagande  en  faveur  de  notre 
cinéma  national,  peuvent  obtenir  tous  ren- 
seignements utiles  en  s’adressant  au  siège 
social  de  l’A.D.P.C.  (Association  des  Direc- 
teurs de  Publicité  de  Cinéma),  Maison  de  la 
Publicité,  27  bis,  avenue  de  Villiers,  Pa- 
ris (17e).  Tél.  : Car.  12-40. 

Les  Abonnements 
peuvent  être  réglés  à notre 
C.  C.  C.  Postaux  702-66 


UNE  INITIATIVE  REMARQUABLE 

DE  L’A.D.P.C. 


3 


cm 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


• -Jtt 

marnas 


RAPHBE 

SE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


rZXTTTTT' 


Nouveaux  Films  Français 
en  Hongrie 

(De  notre  correspondant  particulier.) 


Malgré  le  fait  que  la  situation  financière 
était  assez  difficile,  on  avait  acheté,  pen- 
dant le  dernier  temps,  de  nouveaux  films 
français  pour  la  Hongrie.  Parmi  ces  films, 
il  g a : Notre-Dame  de  la  Mouise,  Sixième 
Etage,  Une  Fausse  Alerte  (Un  Soir  d’Alerte). 

Ces  films  ont  été  achetés  par  la  maison 
Mesler  Film;  ceite  société  avait  — jusqu’ici 
— produit  seulement  des  films  hongrois, 
lesquels  ont  été  distribués  par  le  distribu- 
teur d’ établissements  des  films  Hunnia. 
Mais  maintenant,  ils  ont  ouvert  une  section 
indépendante  pour  la  distribution  et  ils 
présentent  leurs  films  par  eux-mêmes. 

De  plus,  on  a acheté  les  films  français 
suivants  : 

Naples  au  Baiser  de  Feu,  Au  Service  de  la 
France,  Volpone,  Accord  Final,  Avec  le  Sou- 
rire, La  Danseuse  rouge,  L’Emigrante,  Im- 
passe et  encore  une  série  d’autres  films. 
C’est  un  fait  intéressant  que  la  censure  de 
Budapest  — après  une  hésitation  de  presque 
deux  années  — donne  son  accord  pour  la 
présentation  du  film  : Les  Demi-Vierges,  de 
Marcel  Prévost.  Ce  film  vient  de  paraître 
sous  le  titre  : Une  Fille  parisienne  au  ciné- 
ma Omni  a,  courant  mai.  Il  est  entendu  qu’on 
a fait  beaucoup  de  coupures  et  que  ce 
film  va  paraître  dans  une  forme  très  modi- 
fiée. 

Le  film  ; La  Fin  du  Jour  a eu  un  grand 
succès  au  cinéma  Forum;  les  recettes  sont 
environ  de  3.000  pengoes  par  jour  comme  il 
s’agit  d’un  cinéma  très  élégant  et  très  en 
vogue,  et  de  plus  situé  dans  le  centre  de  no- 
tre ville.  — Andor  Lajta. 


Travelling  à Brest  pour  Remorques. 

Jean  Gabin  au  premier  plan  à gauche. 

A droite  : Jean  Grémillon  en  casquette  blanche. 

(Impérial-Sédif). 


A TRAVERS  LE  MONDE 


Les  Compagnies  américaines 
dépenseront  200  millions  de 
Dollars  pour  les  500  Films 
de  la  Production  1940-1941 

En  dépit  de  la  très  notable  diminution 
des  revenus  sur  les  marchés  étrangers 
causée  par  la  guerre,  ainsi  que  de  la  me- 
nace de  procès  relatifs  aux  lois  anti- 
trusts, les  grandes  compagnies  améri- 
caines ont  décidé  de  ne  pas  réduire  leurs 
budgets  de  production  pour  la  saison 
1940-1941. 

On  annonce  de  Hollywood  que  500 
films  environ  seront  produits  comme 
d’habitude  et  pour  lesquels  on  dépen- 
sera environ  200  milions  de  dollars,  soit 
près  de  10  milliards  de  francs. 

Pierre  A. 




CENSURÉ 


La  Télévision 
aux  États-Unis 


PARAM0UNT  va  Téléviser 
des  Films  aux  Etats-Unis 


Paramount  sera  la  première  compagnie 
cinématographique  à s’occuper  directement 
de  télévision  aux  Etats-Unis.  On  annonce, 
en  effet,  que  Paramount  se  prépare  à trans- 
mettre des  programmes  de  télévision  depuis 
son  antenne  de  New  York.  Des  films,  spécia- 
lement conçus,  seront  compris  dans  ces  pro- 
grammes. 


La  Radio  américaine  lutte 
contre  la  Commercialisation 
de  la  Télévision 


La  F.  C.  C.  (Fédéral  Communications 
Commission),  vient  de  retirer  l’autorisa- 
tion de  « commercialiser  » la  télévision. 
Cette  mesure  de  la  F.  C.  C.  a vraisembla- 
blement été  motivée  par  la  violente  cam- 
pagne  de  IL  C.  A.  (Radio  Corporation  of 
America),  qui  veut  lutter  contre  le  péril 
de  la  télévision  à bon  marché  qui  ruine- 
rait l’industrie  des  postes  de  Radio. 

C'est  à Londres 
que  va  sortir 
“Ils  étaient  9 
Célibataires  " 

A la  suite  de  notre  dernier  numéro,  nous 
avons  reçu  une  rectification  précisant  bien 
que  le  spirituel  film  de  Sacha  Guitry  : Ils 
étaient  Neuf  Célibataires  sera  distribué  par 
« Studio  One  Film  Distrb.  » de  Londres,  et 
passera  sous  peu  de  temps  dans  la  salle  lon- 
donienne : Studio  One,  spécialisée  d’ailleurs 
dans  l’exclusivité  de  films  français. 


LA  SUISSE  RESTE  UN  MARCHÉ  APPRÉCIABLE 
POUR  LES  FILMS  AMÉRICAINS 


D’après  le  Consulat  américain  de  Zurich, 
la  Suisse  se  ressent  des  circonstances  ac- 
tuelles. Les  petites  villes  et  les  campagnes 
sont  particulièrement  affectées  par  l’état  de 
l’Europe;  seules  les  grandes  salles  des  vil- 
les importantes  travaillent  avec  bénéfice. 
L’ Association  des  Distributeurs  réclame 
donc  des  films  bon  marché,  réservant  à des 
temps  meilleurs  les  grandes  productions 
trop  coûteuses  à l’heure  actuelle.  Mais  les 
films  américains  sont  retardés  par  les  opé- 
rations de  contrôle  des  alliés;  seuls,  les  films 
allemands  arrivent  au  rythme  habituel; 
un  grand  nombre  pourtant,  pour  des  rai- 
sons politiques,  ne  peuvent  être  passés  ac- 


tuellement. La  Suisse  défend  sa  neutralité 
même  sur  le  plan  spirituel.  On  pense,  en  ce 
cas,  que  les  importations  de  films  améri- 
cains augmenteront.  Contrairement  à celles 
des  Etats-Unis,  les  importations  françaises, 
allemandes  et  italiennes,  ont  augmenté  peu 
dont  le  dernier  trimestre  1939.  L’Association 
Suisse  des  Producteurs  de  Films  a récem- 
ment organisé  une  société  coopérative,  Film- 
liga,  ayant  pour  but,  avec  l’aide  gouverne- 
mentale, d’ exporter  les  films  de  propagande 
suisse  et,  en  même  temps,  d’aplanir  les  dif- 
ficultés financières  sur  les  marchés  d’expor- 
tation. 

La  Suisse  est  encore  un  marché  apprécia- 
ble pour  la  production  américaine. 


4 


»♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


CI1ME 


FR 


RAPHIE 

SE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦*♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


TOULOUSE 

Première  de  ANGELICA  au 
Gaumont  - Palace  (S.N.E.G.) 


MAROC 

GROSSE  ACTIVITÉ 
DU  CINÉMA  FRANÇAIS 

Une  séance  franco-britannique 
au  RI  ALTO  de  Casablanca 

Le  nouveau  chef  de  la  région  de  Casa- 
blanca a présidé  à une  représentation  ciné- 
matographique au  « Rialto  » en  l’honneur 
des  marines  alliées. 

La  coquette  salle  de  la  rue  Roget  était  trop 
petite  pour  les  nombreux  spectateurs  qui  as- 
sistèrent à la  séance.  Le  Consul  d’Angle- 
terre et  le  Pacha  de  Casablanca,  ainsi  que 
d’autres  personnalités  civiles  et  militaires, 
applaudirent  le  programme  que  présenta 
excellemment  le  lieutenant  de  vaisseau  Ros- 
taing.  — Ch.  P. 


La  direction  du  Gaumont  a offert  depuis 
quelques  semaines  toute  une  série  de  films 
qui  ont  dû  satisfaire  le  goût  des  plus  diffi- 
ciles : 

Les  Musiciens  du  Ciel,  Les  Quatre  Plumes 
blanches  (deux  semaines  d’exclusivité),  Pa- 
ris New  York,  La  Mousson  et  Angélica  qui, 
présenté  pour  la  première  fois  en  France,  a 
i remporté  un  éclatant  succès  et  a dû  être 
maintenu  deux  semaines. 

Malgré  une  forte  concurrence,  le  Plaza, 
qui  fait  partie  du  circuit  M.-G.-M.,  poursuit 
depuis  le  mois  de  décembre,  un  puissant 
effort  pour  conquérir  une  bonne  place  dans 
l’exploitation  toulousaine  en  ne  présentant  à 
sa  clientèle  que  des  programmes  de  choix 
et  de  haute  tenue  artistique. 

Marie-Antoinette  (3  semaines),  Des  Hom- 


mes sont  nés  (2  semaines),  Honolulu  et 
Trompe  la  Mort,  Le  Veau  gras,  L’Ensorce- 
leuse, Emporte  mon  Cœur,  L’Amour  frappe 
André  Hardy,  Nanette  a Trois  Amours,  Le 
Mannequin  du  Collège,  Mon  Mari  conduit 
l'Enquête,  Quatre  au  Paradis,  etc.,  etc... 

Nous  verrons,  bientôt  : 

La  Vie  en  Rose,  La  Féerie  de  la  Glace, 
Règlement  de  comptes. 

D’autre  part,  c’est  à cet  établissement  que 
revient  le  mérite  d’avoir  présenté  la  grande 
revue  39-40  Trois  Heures  de  Détente  avec  les 
comiques  de  la  scène  et  de  l’écran  : Ticha- 
del  et  Rousseau. 

Nous  avons  remarqué,  au  cours  de  la  sai- 
son, un  louable  effort  dans  la  présentation 
publicitaire  des  films. 

Roger  Bruguière. 


Les  Films  français  ne  manqueront  pas 

à TANGER 


Pendant  que  les  travaux  d'achèvement 
du  « Mauritania  » se  poursuivent  active- 
ment, pendant  que  le  « Rex  » projette 
« Pièges  » et  le  « Paris  » « Entente  Cor- 
diale »,  l’un  et  l’autre  avec  un  grand  suc- 
cès, le  « Kursaal  » nous  confirme  que  les 
films  français  ne  manqueront  pas  .. 
Tanger. 

Après  « Le  Ruisseau  » et  « Sans  Len- 
demain »,  nous  verrons,  en  effet,  des 
films  comme  « Derrière  la  Façade  », 


« Le  Bois  sacré  »,  « Monsieur  Hector  », 
« Battement  de  Cœur  »,  « La  Règle  du 
Jeu  »,  « Le  Chemin  de  l’Honneur  »,  » Les 
Musiciens  du  Ciel  »,  « Cavalcade  d’Â- 
mour  »,  « La  Charrette  fantôme  »,  etc..., 
beaucoup  d’et  caetera,  prometteurs 
d’agréables  soirées,  bref  de  beaux  pro- 
grammes prouvant  que,  malgré  les  diffi- 
cultés de  l’heure,  les  exploitants  tangé- 
rois  réussissent  à ravitailler  les  écrans 
de  la  ville  internationale  d’une  façon 
aussi  régulière  que  méritoire.  — Ch.  P. 


-Y 


LE  CINÉMA  MAROCAIN  AU  SERVICE  DE  LA  PAIX  FRANÇAISE 

Propagande  et  Production  sont  réalisées  de  pair 


Nous  avons  déjà  signalé  l’efficacité  du  ci- 
néma comme  instrument  de  propagande  au- 
près des  indigènes  de  l’Empire  marocain. 
Nous  sommes  en  mesure  aujourd’hui  de  do 
ner  de  nouveaux  détails  sur  l’œuvre  entre- 
prise à ce  sujet  par  la  direction  des  affaires 
politiques  de  Rabat. 

C’est  la  D.  A.  P.,  en  effet,  qui,  avec  l’aide 
du  Service  Général  de  l’Information,  a pris 
l’initiative  de  faire  servir  la  paix  française 
au  Maroc  par  le  cinéma;  à travers  le  bled 
circule  maintenant  une  camionnette  équipée 
pour  la  projection  de  films  sonores  de  lt 
millimètres.  En  quelques  mois,  on  va  tou- 
cher un  million  d’indigènes  dont  la  plupart 
n’avaient  jamais  vu  de  films. 

Il  a fallu  la  guerre  pour  réaliser  ce  projet 
qui  date  du  temps  de  paix.  On  a réuni  des 
techniciens  venus  de  France  à d’autres 
techniciens  qui  travaillent  en  Afrique  du 
Nord.  Ainsi  s’est  constituée  une  équipe  af- 
fectée par  l’autorité  militaire  au  Studio  Ci- 
néophone  de  Casablanca,  le  seul  studio  de 
prise  de  vues  existant  au  Maroc.  Cette  équi- 
pe, pleine  d’allant  et  d’adresse,  comprend 
l’ingénieur  du  son,  qui  avait  équipé  le  stu- 
dio, un  projectionniste,  un  cameraman,  un 
chimiste,  un  mécanicien-électricien,  tous 
mobilisés. 

La  première  tournée  de  propagande  a ef- 
fectué quatorze  projections  et  touché  plus 


de  60.000  spectateurs.  A Fez,  on  a évalué  la 
foule  des  assistants  à plus  de  8.000.  A Casa- 
blanca, on  a projeté  la  version  arabe  du  film 
sur  L’Ecole  Musulmane  d’ Apprentissage  au 
milieu  des  hurlements  de  joie  et  des  accla- 
mations de  plus  de  5.000  Marocains  qui  re- 
connaissaient leurs  fils,  leur  frère  ou  leur 
cousin  sur  l’écran. 

Une  deuxième  tournée  est  déjà  commen- 
cée. 11  faut  féliciter  de  cet  effort  et  de  ces 
résultats  l’équipe  militaire  du  studio  et  l’of- 
ficier qui  l’anime.  Il  faut  aussi  rendre  hom- 
mage à la  clairvoyance  de  ceux  qui  comme 
M.  Gayet,  chef  du  cabinet  civil  de  la  Rési- 
dence, ont  compris  l’importance  du  cinéma 
comme  moyen  de  propagande  et  ont  su  pas- 
ser aux  actes  en  temps  opportun. 

D’ailleurs,  outre  la  projection  de  films,  la 
D.  A.  P.  a inscrit  à son  programme  la  réali- 
sation de  courts  métrages  en  arabe,  interpré- 
tés par  ces  extraordinaires  comédiens  de  la 
rue  que  sont  les  bouffons  marocains.  En  en- 
courageant les  écrivains  et  les  acteurs  ara- 
bes ou  berbères,  en  créant  chez  nos  protégés 
le  goût  et  le  besoin  du  cinéma,  la  1).  A.  P. 
contribuera  à faire  naître  une  production 
populaire  indigène  dont  les  éléments  abon- 
dent au  Maroc,  et  ce  ne  sera  pas  là  un  des 
moins  intéressants  effets  de  son  initiative. 

Ch  Penz. 


René  Dary  dans  Le  Café  du  Port. 


Film  de  Jean  Choux 


(C.  F.  C.). 


tions  Félix  Gandéra 

terminent 

MARIE  D 
JEAN-MAX 
ALICE  FIELD 
JEAN  SERVAIS 

LE  NOUVEAU  FILM  DE  FÉLIX  GANDÉRA 


Y 


ET- A P 

4g  DANS 

FORÊT 


OIRE 


d’après  le  roman  de  PAUL  DARCY 
Adaptation,  Dialogue  et  Mise  en  Scène  de 

FÉLIX  GANDÉRA 

r 

collaboration  technique  : ANDRE  ROANNE 


avec 


BERLIOZ 


BERGER 
RAOUL  MARCO 
CAMILLE  BERT 
MICHEL  SALI 

RIVERS  CADET  - DOUKING  - 


CQUES  VARENNES 


MIHALESCO 


VENTE  A L'ÉTRANGER 

TRANSAT-FILM 

35,  Avenue  des  Champs-Elysées 
Téléphone  : ELYsées  22-20 


mm 


avec 

MADELEINE  FLORENCE 

et 

CLARIOND 

Sociétaire  de  la  Comédie  Française 
avec 

GEORGES  LANNES 

et 

JEAN  SERVAIS 

avec 

BROCHARD 


AIMÉ 


MODO 


GASTON 
RENÉ  NAVARR 
HENLEY 


/ 


JEAN 


TIRÉ  DU  ROMAN  DE 

PIERRE  NORD 

Grand  Prix  du  Roman  d’aventures 


RE  MAGNIER 
MIHALESCO 
RANCEL 


JEAN  GALLAND 


COLETTE  DARFEUIL 


8 


CINE 


FR 


RAPHIE 

SE 


DANS  LA  PRODUCTION 


Quelques  Projets  d' Acteurs 


MM.  Tichadel  et  Rousseau  ont 
bien  voulu  confier  aux  lecteurs 
de  La  Cinémato,  leurs  projets  : 

C’est  ainsi  qu’ils  vont  entre- 
prendre incessamment  deux 
grandes  productions  cinémato- 
graphiques : Destination  Incon- 
nue et  Ils  sont  dans  les  Vignes 
les  Moineaux. 

Dans  le  courant  de  la  saison, 
ils  tourneront  aussi  une  série  de 
films  de  court  métrage  d’un 
genre  nouveau  et  qui  seront  sui- 
vis avec  intérêt  par  les  nom- 
breux admirateurs  et  admiratri- 


ces de  ces  sympathiques  vedet- 
tes. 

: * 

* * 

De  passage  à Toulouse,  étant 
en  permission,  nous  avons  ba- 
vardé quelques  instants  avec  le 
charmant  artiste  : Paul  Azaïs. 
Ce  dernier  nous  a confié  qu’il 
revenait  à Paris,  pour  terminer 
la  grande  production  : Bifur  3 
avec  René  Dary  et  Milly  Mathis. 

Après  ce  film,  il  doit  entre- 
prendre une  autre  bande  pour 
l’armée.  — Roger  Bruguière. 


Jean  Tissier  et  Sylvia  Bataille,  protagonistes  de  L’Enfer  des  Anges. 
Film  de  Chr.  Jaque.  (Prod.  : Osso). 


On  a commencé  au  Maroc 
“LE  CAPITAINE  ARDANT” 


L’équipe  technique  du  film 
« Le  Capitaine  Ardant  »,  pro- 
duction Films  Azur,  accompa- 
gnée de  M.  Jean  Reynac,  as- 
sistant du  réalisateur  Jean 
Dréville,  s’est  embarquée  hier 
pour  le  Maroc,  où  elle  réali- 
sera des  prises  de  vues  im- 
portantes, notamment  un  ba- 
roud.  Pour  ce  baroud  recons- 
titué, des  travellings  spé- 
ciaux, montés  sur  rails  d’une 
longueur  impressionnante 
(358  m.)  seront  employés. 
Nous  pensons  que  ce  sera  la 
première  fois  que  de  pareil- 
les prises  de  vues  seront  ef- 
fectuées pour  un  film  fran- 
çais, travail  technique  dont  la 
valeur  ne  sera  pas  inférieure 
à celle  des  plus  grands  films 


américains. 

Une  nouvelle  machine  à fai- 
re le  brouillard  a également 
été  construite  et  servira  à des 
scènes  de  brume. 

Jean  Dréville  rejoindra  la 
troupe  dans  le  milieu  de  la  se- 
maine. 

Les  extérieurs  terminés,  le 
travail  au  studio  Photosonor 
commencera  le  l"r  juin. 

Rappelons  que  Victor  Fran- 
cen,  Madeleine  Florence,  Co- 
lette Darfeuil,  Aimé  Clariond, 
Jean  Servais,  Jean  Galland, 
Georges  Lannes  et  de  nom- 
breux acteurs  de  talent  com- 
posent la  distribution  de  ce 
film  qui  sera  de  grande  classe, 
basé  sur  le  beau  roman  de 
Pierre  Nord.  — Jean  Rollot. 


ON  TOURNE 


FRANCŒUR 


Parade  en  7 Nuits. 

Réal.  : M.  Allégret. 

Ved.  du  2e  sketch  : Elvire  Po- 
peseo,  Victor  Boucher,  Margue- 
rite Pierry  et  la  chienne  Dinah- 
Joyce. 

Sujet  : Une  « poule  de  luxe  » 
entretenue  par  un  monsieur  res- 
pectable le  trompe  et  l’ami  sé- 
rieux apprend  son  infortune  et 
découvre  même  le  nom  du  gi- 
golo grâce  à l’intelligente  chien- 
ne qu’il  a donnée  à sa  maîtresse, 
et  qui  dénonce  l’amant  de 
cœur... 

Tournage  : 2°  semaine. 

(Le  premier  sketch  a été  ter- 
miné mardi  14  mai  et  aussitôt  le 
second  sketch,  comique  cette 
fois-ci,  a succédé  au  sketch  poli- 
cier.) 

P:od.  : S G.  C. 

Dir.  de  Prod.  : Paul  Madeux. 

4 


BOTTES  - CHAUMONT 


On  a terminé  les  décors  de 

Une  Robe  blanche  dans  la 
Nuit.  Prod.  : Pinès.  Mais  pour 
l’instant  la  date  de  début  de 
tournage  n’est  pas  encore  pré- 
cisée. 


FRANÇOIS  Ier 


Guet-Apens  dans  la  Forêt 
Noire. 

Réal.  : Félix  Gandéra. 

Ved.  : Marie  Déa,  Alice  Field, 
Jean  Max,  Jean  Servais,  Berge- 
ron,  Debucourt. 

Décors  : Un  wagon,  un  atelier 
de  photographe  de  campagne. 

Tournage  : 2e  semaine.  (Ma- 
rie Déa,  rétablie  de  sa  blessure, 
a repris  son  travail  parmi  ses 
camarades). 

Prod.  : Films  Gandéra. 

On  prépare  : Peloton  d’Exé- 

cution.  Prod.  : U.F.P.C. 
« 


EN  EXTERIEURS 


EVREUX 

Soyez  les  Bienvenus. 

Réal.  : J.  de  Baroncelli. 

Ved.  : J.  Berry,  A.  Lefaur,  Ca- 
rette,  J.  Tissier,  J.  Mercanton  et 
Mmes  Simone  Berriau,  Claire 
Jordan,  MM.  Temerson,  P.  Lar- 
quey. 

Le  film  se  tourne  dans  Evreux 
et  dans  sa  campagne  avec  le  ca- 
mion W.  E.  des  studios  de  Bil- 
lancourt. Les  intérieurs  ont  été 
terminés  mardi  14  mai. 

Prod.  : Cipra-Filmsonor. 


B Comme  nous  le  consta- 
tons dans  notre  éditorial, 
le  Cinéma  Français  conti- 
nue. 

Et  particulièrement,  les 
studios  se  distinguent  par 
un  maintien  de  leur  effort, 
dans  des  circonstances  qui 
n’ébranlent  pas  la  confiance 
et  l’esprit  d’entreprise  des 
producteurs  et  des  techni- 
ciens. Bravo. 

Il  faut  que  cela  dure. 

La  C.  F. 


I 

La  Fille  du  Puisatier  com- 
mence le  20  mai  avec  les  vedet- 
tes déjà  annoncées  : Fernandel, 
Raimu,  Josette  Day,  Charpin, 
etc.,  etc...  Un  grand  décor  repré- 
sentant l’intérieur  de  la  maison 
du  puisatier  est  actuellement 
monté  attendant  le  premier  tour 
de  manivelle.  Nous  donnerons  la 
semaine  prochaine  la  composi- 
tion artistique  et  technique  de 
ce  nouveau  grand  film  français 
de  Marcel  Pagnol. 

■ 4 


N EU  IL  1 Y 


Remorques. 

Réal.  : Jean  Grémillon. 

Ved.  : Jean  Gabin,  Mad.  Re- 
naud, Michèle  Morgan,  Blavette, 
Duhamel,  Nane  Germon,- etc... 

Décors  : Le  bateau-remorque, 
un  cargo,  chambré -des  cartes, 
cabines,  timonerie. 

Tournage  : 2°.  Semaine  de  re- 
prise. 

Prod.  : Impérial-Sédif. 

4 ■ .-'"A  .. 


BILLANCOURT 


On  prépare  : Ils  étaient  Cinq 
Permissionnaires. 

Film  de  Pierre  Caron  pour 
Eclair-Journal.  Début  du  tour- 
nage le  lundi  20  mai. 

On  a construit  un  décor  de  rue  j 
et  un  bistrot  pour  le  film  Capri- 
ces, production  Majestic-Danci- 
ger.  Le  commencement  de  la  • 
production  n’est  pas  encore  fixé.  : 

4 


NICE 


C.-M.-C. 

L’Acrobate. 

Réal.  : J.  Boyer. 

Ved.  : Fernandel,  J.  Tissier, 
Gaby  Wagner,  Thérèse  Dorny. 

Tournage  : 3e  semaine  et  der- 
nière. 

Prod.  : Harispuru. 


♦♦♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦♦♦ ♦ ♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦ 


CiNÉl»^SS&R 

FRgKRESlS 


RAPHIE 

SB 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


ANALYSE  ET  CRITIQUE  DES  FILMS 


Le  Café  du  Port 

Comédie  dramatique  (G) 


Origine  : Française. 

Réalisation  : Jean  Choux. 
Auteurs  : J.  Choux,  Fabien  Fra- 
chat. 

Dialogues  : Henri  Troyat. 
Décorateurs  : Garnier  et  Mary. 
Opérateurs  : Marcel  Lucien,  B. 

Clunie,  Lallier  et  Lebon. 
Musique  : Jean  Lenoir. 
Assistant  : Emile  Roussel. 
Interprétation  : Line  Viala,  Re- 
né Dary,  Aimos,  Bergeron, 
J.-M.  Garry,  Barbara  Sham, 
Florally,  Alfred  Bâillon,  Lau- 
rence Atkins,  Maurice  Rémy. 
Mariotti,  Paul  Lluis. 

Studios  : François-ICT. 
Enregistr.  : Caméréclair  39. 
Montage  : Feyté. 

Production  : C.  F.  C. 

Edition  : C.  F.  C. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Une  intrigue  dramatique,  cor- 
sée par  une  bonne  étude  d’un 
milieu  maritime,  dans  un  port, 
permet  à Jean  Choux  de  faire 
un  film  ayant  de  l’atmosphère 
et  du  charme.  H marque,  ce 
film,  les  débuts  de  la  chan- 
teuse à l’accordéon  : Line  Via- 
la, encadrée  d’excellents  co- 
médiens expérimentés. 

SCENARIO.  — Un  jeune 
homme,  René  Mahé,  ayant  fini 
son  service  dans  la  flotte,  ren- 
tre au  Havre  et,  le  soir  de  son 
retour,  repêche  une  jeune  fille  : 
Aimée,  qui  est  recueillie  par  les 
patrons  du  « Café  du  Port  »,  de 
braves  gens.  Aimée  apprend  à 
jouer  l’accordéon,  et  devient 
même  la  vedette  du  café  chan- 
tant où  elle  chante  en  s’accom- 
pagnant  elle-même.  Le  riche 
Xavier  Le  Hure  revient  d’Indo- 
chine pour  hériter  après  la  mort 
de  son  père  et  paraît  disposé  à 
épouser  Aimée  qui  avait  voulu 
se  noyer  pour  lui.  Mais  elle  lui 
préférera  le  loyal  René  qui  rem- 
barque afin  de  faire  fortune. 

TECHNIQUE.  — Par  de  jolies 
notations  .une  utilisation  ration- 
nelle de  la  technique  photogra- 
phique : plans  inclinés,  gros 
plans  d’objets  ou  de  visages  ex- 
pressifs, Jean  Choux  et  son  chef- 
opérateur  Marcel  Lucien  ont  réa- 
lisé un  ouvrage  de  qualité  artis- 
tique certaine.  Le  dialogue  est 
souvent  poétique  et  toujours  ori- 
ginal. Deux  bonnes  chansons  de 
Lenoir,  mais  pas  parfaites  com- 
me play-back. 

INTERPRETATION.  — Line 
Viala,  encore  un  peu  gauche,  a 
un  rayonnement  sincère  et  elle 
chante  et  parle  juste.  René  Dary 
a un  magnifique  naturel  et  un 


Les  Aventures 
de  Sherlock  Holmès 

Drame  policier  doublé  (G) 


Origine  : Américaine. 
Réalisation  : Alfred  Werker. 
Interprétation:  Basil  Rathbone , 
George  Zucco,  Alan  Marshall, 
Nigel  Bruce,  Ida  Lupino. 
Prod.  : Twentieth  Century  Fox. 
Edit.  : Twentieth  Century  Fox. 


Sherlock  Holmès,  le  sym- 
pathique et  sentencieux  héros 
de  Conan  Doyle,  continue  à 
passionner  les  Américains... 
et  les  Français  itou. 

Aussi  ne  faut-il  pas  s’éton- 
ner si  ces  nouvelles  aventu- 
res de  Sherlock  Holmès  ob- 
tiennent à Paris  un  certain 
succès. 

Sherlock  Holmès,  flanqué 
de  son  fidèle  et  gaffeur  Doc- 
teur Watson,  a déclaré  3a 
guerre  à un  criminel  pervers  : 
Moriarty,  qui  se  vante,  après 
être  sorti  acquitté  d’une  Cour 
de  Justice,  de  réaliser  le  cri- 
me Be  plus  sensationnel  du 
siècle. 

Une  jeune  fille  vient  deman- 
der à Holmès  son  appui.  Son 
père  fut  tué,  il  y a dix  ans, 
étranglé...  son  frère  a reçu  la 
même  lettre  de  menaces,  et 
elle  craint  pour  sa  vie.  Holmès 
prend  cette  famille  accablée 
sous  sa  protection.  Mais  un 
instant  distrait  par  Ses  me- 
nées de  Moriarty,  il  cesse  sa 
surveillance  ,et  le  jeune  hom- 
me est  étranglé  près  de  son 
domicile,  à la  faveur  d’un 
brouillard  épais.  La  jeune 
fille,  à son  tour,  reçoit  la  let- 
tre fatidique.  Holmès  veille 
I sur  elle  cette  nuit-là  et,  pen- 
* dant  ce  temps,  Moriarty  déva- 
lise la  Tour  de  Londres  et  la 
vide  des  joyaux  de  la  Couron- 
ne. Mais  Holmès  arrive  # 
temps,  lutte  avec  le  bandit  qui 
tombe  dans  le  vide  et  se  fra- 
casse sur  les  pavés  vénéra- 
bles. 

Parsemé  de  petites  erreurs 
et  de  naïvetés,  ce  film  n’en  est 
pas  moins  habile  et  très  pre- 
nant. Il  est  réalisé  large- 
ment, dans  de  beaux  décors 
reconstituant  Londres  au 


charme  qui  force  la  sympathie. 
Aimos,  gouailleur  et  sensible, 
Bergeron  toujours  si  sûr,  l’émou- 
vant Alfred  Bâillon  sont  très 
bien.  Florally  est  piquante  mais 
force  son  jeu.  Bonnes  silhouettes 
de  Mariotti,  Lluis,  Christian  Gé- 
rard. Maurice  Rémy,  que  l’on 
voit  peu,  joue,  intelligemment, 
un  bandit. 


L'Héritier  des  Mondésir 

Comédie  (G) 


Origine  : Allemande  1939. 

Réalisation  : Albert  Valentin. 

Auteur  : Lucien  Giudice  et  Jean 
Aurenche. 

Dialogues  : Pierre  Bost. 

Musique  : Van  Parys. 

Interprétation  : Fernandel,  Fl- 
aire Popesco,  Jules  Berry. 
Tramel,  Gaby  Andrea,  Del- 
mont,  Palmyre  Levasseur,  Ro- 
bert Ozanne. 

Production  : Raoul  Ploquin. 

Edition  : A.  C.  E. 


CARACTERE  DU  FILM.  — 
Une  comédie  d’une  cocasserie 
et  d’une  originalité  incontes- 
tables. Cette  histoire  est  si- 
tuée dans  un  petit  village  de 
Provence.  Il  s’y  mêle  la  satire, 
la  jovialité,  le  rêve  et  l’amour. 
On  sent  d’ailleurs  dans  cette 
œuvre  que  Valentin  fut,  long- 
temps, l’assistant  de  René 
Clair,  car  il  ajoute  à la  malice 
du  film  une  pointe  d’ironie  et 
de  caricature  assez  proche 
des  films  français  de  René 
Clair. 

SCENARIO.  — Le  Baron  de 
Mondésir  meurt  subitement  et 
l’on  apprend  dans  le  village  que 
son  héritier  n’est  autre  que 
Bienaimé,  son  fils  naturel,  fac- 
teur du  pags.  Une  aventurière  : 
Erika,  peintre  amateur,  s’était 
installée  au  château.  Le  nouvel 
héritier  veut  la  chasser.  Elle  ap- 
pelle le  mage  Waldémar  à la 
rescousse,  et  celui-ci  persuade  le 
crédule  Bienaimé  que  la  belle 
étrangère  est  sa  « sœur  astrale  » 
dont  la  mort  annoncerait  celle 
du  baron.  Bienaimé  accepte  de 
garder  Erika,  la  surveille,  re- 
nonce à épouser  la  gentille  pos- 
tière Janine  pour  se  fiancer  à 


Erika.  Mais  tout  le  village  vient 
faire  ses  reproches  à Bienaimé 
qui,  victime  d’un  pseudo-suicide 
d’Erika,  se  jette  à l’eau.  Après 
son  sauvetage,  il  comprendra  sa 
bêtise  et  flanquera  à la  porte 
Waldémar,  Erika  et  leurs  para- 
sites amenés  de  Monte-Carlo.  Le 
château  sera  mis  en  vente  et 
Bienaimé  reprendra  la  tenue  de 
facteur  pour  épouser  Janine. 

TECHNIQUE.  — D ans  une 

ambiance  décorative  assez  lour- 
de, mais  aussi  dans  des  exté- 
rieurs provençaux  ensoleillés  et 
charmants,  le  film  de  Valentin 
se  suit  avec  un  plaisir  étonné. 
L’ironie  amère  et  un  peu  lourde 
des  traits  satiriques  déconcerte, 
mais  a un  style  original.  Les 
scènes  de  l’enterrement  sous  la 
pluie,  la  ruée  mondaine  au  châ- 
teau, enfin  le  rêve  au  Paradis, 
traité  comme  une  opérette  à la 
blague,  sont  d’excellents  mo- 
ments. Les  dialogues  de  Pierre 
Bost  sont  d’une  grande  drôlerie. 
Quelques  couplets  musicaux  et 
une  bonne  chanson  de  Fer- 
nandel. 

INTERPRETATION.  — Ja- 
mais Jules  Berry  n’a  été  plus  spi- 
rituel, élégant,  désinvolte  que 
dans  ce  rôle  de  fakir  charlatan. 
Fernandel  est  remarquable.  Il 
incarne  tour  à tour  le  vieux  ba- 
ron (avec  une  voix  différente), 
le  facteur  Bienaimé,  tendre,  jo- 
vial et  benêt  et,  dans  la  partie 
du  rêve,  silhouette  les  ancêtres 
de  la  galerie  de  portraits.  Tra- 
mel, en  curé  de  campagne,  El- 
vire  Popesco  en  Slave  agitée  et 
capricieuse  sont  bien.  On  appré- 
ciera la  grâce  d’une  nouvelle 
jeune  première  : Gaby  Andreu. 
Delmont  est,  avec  justesse,  le 
maître  d’hôtel  indigné. 


XIX”  siècle,  avec  ses  « Han- 
some  Cabs  » ses  cochers  à 
cuir  bouilli  et  ses  échoppes 
basses,  tandis  que  les  per- 
sonnages principaux  portent 
des  vêtements  d’époque  et 
s’enfoncent  dans  des  parcs 
noyés  sous  le  brouillard  lon- 
donien. 

Basil  Rathbone,  qui  a in- 
carné Sherlock  Holmès,  joua 
avec  une  certaine  familiarité 
sympathique  le  célèbre  détec- 
tive inventé  qui,  sous  ses 
traits,  nous  semble  parfaite- 
ment authentique,  tandis  que 
Niigel  Bruce,  bonasse,  sym- 
bolise très  bien  le  crédule 
Watson,  et  que  George  Zucco 
grimace  fort  esthétiquement, 
sous  le  masque  tantôt  barbu, 
tantôt  imberbe  du  diabolique 
Moriarty. 

Un  conte  filmé,  pour  les 
enfants  et  les  grandes  per- 
sonnes. 


Merle  Oberon 
la  délicieuse  interprète 

de  Mademoiselle  Crésus. 

Pr.  : A.  Korda.  Distr.  : A.  Associés 


O 

O 

ON 


O 

O 

nO 


O 

O 

ON 


O O O O m o O 
SO  O QO  O en  sO  ^ 
o vO  ts  m CA  (\|  >0 


c/5  O 

§ 1 

^cg 

3 a 

ÎH 

w • . 

•3 

3 <y 

« ^ 
y 3 
C O 

E 


=3> 

0 
-Cl 

1 ' 

s 

O 


^ Ë 

^ 3 

N «o 
qj  <D 

-C  = 

U O 


3 

«o 

-5  c 
^ a 
^ c 
c 

3 O 
^ S<U 


(/) 


O ü 
û 1 


«A 

Z 


ra 


(A 

Z 

Ui 

Z 


iu  < 
W 2 
jo 
<ü 

Q>* 

D < 5* 
ca  J J 

u u tu 
D Û û 
S'haï 
hZD 
2<U 
<W3 
jOh 

hultü 

< JU 


CA 

U 
H 

U 
H 

U 
O 

CA 

OC 
D 

Ui 
Qu 

- 2 

U D 
r.  O 

HZmQ 

ZWJD 

ÏÏuiN< 

KUy> 

Pglu 

J !>  U J 


h-  QS 
Z U 
UJ  O 

r j 
>< 


O O l— ’ ^ c— 1 *— ’ 
GO  ro  O N ’t  O 
-(vjtvcOONCO 


03 

E 

oo 


ÛL 

S 

O 

u 


te. 

3 

UI 

U 

< 

> 

U 

O 

CA 

UI 

te 

< 

H 


E O 

O 

VI 

ÛC 

S CA 

UI  1— 1 

S < 

O 

nO 

^r 

m 

CO 

c<S 

D 

3 U1 

g Z U 

2 < ji  u 

— 

csi 

CN 

UJ 

IA 

DES  8 
MARINE  FR 
| SAHARA 
CATHEDRA 
S.  O.  S.  FOC 
ALPINISME 
NORMANDI 

GRAND 

venlures  et  de  mou- 

UJ 

Z 

OJ 

bo 

a 

c 

c 

OJ 

b« 

3 

c: 

c 

IA 

o 

• 2 

UJ 

O O O O U"N 

C 

<D 

■CL 

C/J 

<U 

in  co  00  On  m 

ON  CO  nO  ao  0. 

^3 

§ 

c £ 

_£ 

.g 

à S 

£ 

£ 

CA 

UI 

5 

UI 

S 

O 

O 

CA 

ui  u 
O tu 
Q 

N-* 

U 

cA 

D 

Ui 

Z 

< 

U, 


CA 

U 

oc 

« 

< 

bu 

bu 

Rca 

£flU 
U < û 


D 
I 

Û 
ce 
O 
O 
—) 

<£o  w 

H Z CA 


C<n  jq 

^ gQ  IU  O 
C£  ï H 09 
ul  S ^ ^ 
«Ou< 
X ta  oc  J 


O 

H 

III 


COURTS  SUJETS  DIVERS  - CHANSONS  FILMÉES  - DESSINS  ANIMÉS  - ETC... 

TOUS  LES  GRANDS  FILMS  ONT  LA  PUBLICITÉ  COMPLÈTE 

Affiches  - Photos  - Agrandissements  - Clichés 

RETENEZ  VOS  DATES 


12 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


rxxxxxx: 


chÉi»^TO;R/\pniE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦» 


La  charmante  Francine  Wells 
clans  L’Embuscade- 
Film  de  F.  Rivers.  (D.U.C.). 


«LA  GRANDE  RUE  DE  PARIS» 
de  J.-C.  BERNARD,  en  Technicolor, 
est  achevé 


M.  J.-C.  Bernard,  triom- 
phant de  difficultés  sans  ces- 
se renouvelées,  vient  d’ache- 
ver son  film  en  technicolor  : 
« La  Grande  Rue  de  Paris  » 
qui  présente  une  sorte  de  vi- 
sion totale  de  Paris  en  sui- 
vant le  cours  de  la  Seine. 

Le  film  comporte  une  ver- 
sion anglaise,  « Main  Street 
of  Paris  »,  qui  est  destinée, 
avant  tout,  à l’Exposition  de 
New  York.  Ce  film  sera,  dans 
tous  les  pays  du  monde,  une 
manifestation  du  prestige  ar- 
tistique de  la  France. 

Le  film  mesure  900  mètres; 
il  est  commenté  par  M.  Jean 
Antoine  et  la  musique  d’ac- 
compagnement est  du  réputé 
compositeur  Manuel  Rosen- 
thal. 


Viviane  Romance 
et  Georges  Flamant 
dans  AngOica,  film  de  Jean  Choux. 
Rr.  : Scaléra.  Distr.  : Discina. 


PETITES  ANNONCES 


Demandes  et  oll'res  d’emploi  : Il  fr. 
la  ligne.  — Achat  el  vente  de  matériel, 
de  salles,  annonces  immobilières  et  de 
orevets  : 9 fr.  la  ligne. 

Dans  les  allégories  ci-dessus,  12  li- 
gues gratuites  par  an  pour  nos  abon- 
nés. 

Annonces  commerciales  pour  la  vente 
de  films  : 50  fr.  la  ligne. 

Pour  les  annonces  domiciliées  au 
journal,  I fr.  de  supplément  pour 
France  et  Empire  Français;  .2  fr.  pour 
l'Etranger.  Les  petiles  annonces  sont 
payaldes  d’avance.  L’administration  du  I 
journal  décline  toute  responsabilité 
quant  à leur  teneur. 

DEMANDES  D’EMPLOI 


Monsieur  an  courant  exploi- 
tation, pouvant  faire  opérateur, 
contrôleur,  chef  de  poste  actuel- 
lement en  Belgique,  non  mobili- 
sable, sérieuses  références  fran- 
çaises, cherche  place  en  France. 

M.  Jamolet,  124,  rue  Verte, 
Bruxelles  (Belgique). 


Représentant,  sérieuses  réfé- 
rences métier,  cherche  emploi. 
Ecrire  n°  133. 


ACHAT  CINÉMA 


Suis  acheteur  ciné  Midi  jus- 
qu’à un  million  comptant. 

Ecrire  M.  Dupé,  La  Pilotière, 
Nantes  (Loire-Inférieure). 


Recherche  cinéma  environ 
500  places,  Paris,  banlieue.  In- 
termédiaire s’abstenir. 

Ecrire  n°  131. 


ÉCHOS 


■ Sous  un  cliché  paru 
dans  r.otre  n"  1.123,  du  film 
« Sur  le  Plancher  des  Va- 
ches »,  nous  avons  fausse- 
ment attribué  cette  pro- 
duction à la  Société  de  dis- 
tribution S.E.L.F.  C’est  Ci- 
né-Sélection qui  distribue 
ce  film,  production  Badalo. 


<<  RENDONS  A CESAR...  » 

Le  film  Chantons  quand  même, 
réalisé  d’après  un  scénario  ori- 
ginal de  Jean  Nohain  et  Pierre 
Caron,  porte  le  même  titre 
qu’une  œuvre  de  Max  Viterbo, 
et  c’est  avec  l’aimable  autorisa- 
tion de  son  auteur  que  le  film 
optimiste  de  Pierre  Caron  est 
présenté  sous  ce  titre  actuelle- 
ment sur  les  principaux  écrans 
français  avec  le  succès  que  l’on 
connaît. 


PUBLICITE  OU  MÉTROPOLITAIN 

Département  Cinémas 


L.  PERTUS 

3,  rue  Duperré,  Paris  (9“) 
de  9 heures  à 14  heures  : 
Trinité  15-14 

de  14  heures  à 24  heures  : 
Roquette  30-12 


ACHAT  MATÉRIEL 

Serais  acheteur  comptant 
matériel  de  prises  de  vues,  ex- 
cellent état.  Ecrire  n°  132. 


Sommes  acheteurs  caméras 
d’occasion  Super-Parvo  ou  Ca- 
méréclair  en  bon  état  de  fonc- 
tionnement. 

Ecrire  Condor  Film  — Koub- 
beh  Gardens  — Le  Caire  (Egyp- 
te). 


VENTES  MATÉRIEL 

Moviola  d’occasion  à vendre. 

Téléphoner  ; Balzac  53-97. 

A vendre  d’occasion,  plu- 
sieurs jolis  lots  fauteuils  moder- 
nes de  cinéma.  Divers  autres 
pour  petites  salles. 

Ets  Gallay,  80,  rue  Jules-Ferry, 
Bagnolet  (Seine). 

DIVERS 

Les  Ets  Gallay,  80,  rue  Jules- 
Ferry,  Bagnolet,  informent  Mes- 
sieurs les  Directeurs  d 'établi. sse- 
' ments  que  ses  services,  entretien, 
réparation  et  transformation, 
fonctionnent  toujours.  Les  con- 
sulter. 


MARSEILLE  MES  AMOURS 

Précisons  que  ce  film  des  Pro- 
ductions Garb  a passé  au  Mou- 
lin-Rouge trois  semaines  et  non 
Le  Roi  des  Galéjeurs  annoncé 
par  erreur. 


CENSURÉ 


DEUIL 

Nous  apprenons  la  mort  aux 
armées  de  Raymond  Ruffin,  col- 
laborateur immédiat  de  Marcel 
Icbae.  Nos  sincères  condoléan- 
ces à la  famille  du  jeune  ciné- 
graphiste. 

MISE  AU  POINT 

L’adaptation  cinématographi- 
que et  les  dialogues  de  Miquette, 
le  film  que  Jean  Roger  vient  de 
réaliser  d’après  Miquette  et  sa 
Mère,  sont  de  Jean  Roger  et  Jac- 
ques Chaînâmes. 


■ Le  Compagnie  Française 
de  Gestion  Cinématographique 
a dans  son  programme  de  cet- 
te année,  avec  probablement 
Alice  Cocéa  comme  interprète 
du  rôle  d’Isabelle,  l’exécution 
du  « Capitaine  Fracasse  », 
d’après  Th.  Gautier,  dont  M. 
Abel  Gance  doit  assurer  la 
mise  en  scène. 


Imp-  <Je  La  Cinématographie  Française,  29,  rue  Marsoulan,  Paris. 


les  films  nouveaux  a Paris 


Semaine 

du  15-5-40  au  21-5-40 
FILMS  FRANÇAIS 

DEUXIEME  SEMAINE 
Le  Café  du  Port  (Paramount) 
(C.  F.  G.). 

L’Héritier  des  Mondésir  (Ma- 
rivaux) (A.  C.  E.). 

TROISIEME  SEMAINE 
De  Mayerling  à Sarajevo  (Ma- 
rignan)  (Lux). 

Face  au  Destin  (Aubert-Pa- 
lace) (Lux). 

Eux  et  Nous  (Studio  de  l’Etoi- 
le) (D.U.C.). 

Miquette  (Rex)  (G.E.C.E.). 

CINQUIEME  SEMAINE 
Elles  étaient  Douze  Femmes 
(Le  Français)  (Filmsonor). 

HUITIEME  SEMAINE 
Narcisse  (Max-Linder)  (Grav 
Films). 

SEIZIEME  SEMAINE 
Battement  de  Cœur  (Made- 
leine) (Ciné-Alliance). 

FILMS  AMERICAINS 

VERSION  ORIGINALE 

PREMIERE  SEMAINE 
Mademoiselle  C rés  a s (Ralzae) 
(Artistes  Associés). 

DEUXIEME  SEMAINE 
Hollywood  Cavalcade  (lre  s.) 
(Paris)  (Fox). 

Il  épouse  sa  Femme  (Lord- 
Byron)  (Fox). 

TROISIEME  SEMAINE 
Chantage  (Marbeuf)  (M.G.M.). 
La  Glorieuse  Aventure  (Olym- 
pia). 

QUATRIEME  SEMAINE 
Q ii  a s i m o do  (Normandie) 
(R.  K.  O.). 

Un  Anae  en  Tournée  (Balzac) 
(R.  K.  O.). 

La  Mélodie  de  la  Jeunesse 
(Biarritz)  (Artistes  Ass.). 

SEPTIEME  SEMAINE 
Ninotchka  (Colisée)  (M.G.M.). 
Deux  d’Oxford  (Les  Porti- 
ques) (M.-G.-M.). 

HUITIEME  SEMAINE 
Les  Conquérants  (César) 
(Warner  Bros). 

NEUVIEME  SEMAINE 
En  Français.  . . Messieurs  ! 

(Champs-Elysées)  (Param.) 
La  Mousson  (8e  sem.)  (Ave- 
nue). 


Illllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll 


Présentation  à Paris 


MARDI  28  MAI 

Colisée,  10  h.,  C.  P.  L.  F. 
Pour  te  Maillot  jaune. 


illllllllllllllllllllllllHlllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll! 

Le  Gérant  : P.  A.  Harlé. 


iüllllllll!lllliillllllllilllllllllllI!llllllilll!IIIIIlll!llllll!l!l|||||!llllli!ll||||||||||||||||!||l|||||||||||||||||!lü||!||||lliiii|!||I!|I|||||l|||i|[||l!l!!|!t||||||!||j!|)l||!|||||||||||lH 


Sous-titres  en  toutes  langues 
pour  films  parlants 

TITRA-FILMS 

26,  rue  Marbeuf,  PARIS 

Tel.  : ELYSEES  00-18  et  00-29 


Le  procédé  TITRA-FILM  vous  garantit 
sur  n’importe  quelle  émulsion  positive 
ancienne  ou  récente 

des  impressions  claires,  nettes 
sans  bavures  et  lisibles 
même  sur  fond  blanc 

TITRA-FILM  EST  LE  MEILLEUR  PROCEDE 
APPLICABLE  AUX  FILMS  EN  COULEURS 
Les  copies  sous-titrées  par  TITRA-FILM 
peuvent  être  vernies,  lavées,  nettoyées 
etc.,  sans  aucun  inconvénient. 


COPY- BOURSE 

130,  Rue  Montmartre 

Tel.  : GUT  15-11 

est  ouvert 
et  se  charge 
tous  travaux 
machine  a écrire 

Travaux 

machine 

et 

duplicateurs 


FAUTEUILS 


POUR  AVOIR  LES  MEILLEURS  PRIX 
DANS  LA  MEILLEURE  FABRICATION 

CONSULTEZ  SANS  HÉSITER 

CINÉ-SIÈGES 

45,  RUE  DU  VIVIER  -à  AUBERVILUERS  (Seine) 

Téléphoné:  FLANDRE  01-08 


piS  PA  Prisent, 


Affiche  1 20  X 160  dessinée  par  Bélinsky  pour  DIS. PA 

IMPRIMÉE  PAR 

LA  CINÉMATOGRAPHIE  FRANÇAISE 

29,  rue  Marsoulan,  PARIS  (12*) 

Téléphone:  DIDEROT  85-35  (3  lignes  groupées) 


llllllllllllllllllllll!lllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll!lllllllllllllllll!lllllillilllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllkllillllllllllllllllllllllllllllll!lll!!l 

ILFORD 

Pellicule  vierge 

Agents  Exclusifs 

WELLINGTON  & WARD  S.  A. 

52,  rue  de  Dunkerque 

PAIUS-IX* 

FILMS  ALBATROS  116  bis,  av.  des .Champs-Elysées  37i  Avenue  des  Champs-Elysées 
Avenue  Vion  Whitcomb  i .1™s,.  PAIRS  (VIIIe)  Tel.  : Trud.  83-82. 

Tél.  f Jasmin6ei8-96  ' Câbles  ÊRWETT-PARIS  r.u.uP  . i pde'ddv  n \ me  l l . WcllWârd* 


ÆÊl 

LIBRE 

Représentant  général  pour 
Europe  Continentale 

Ernest  WETTSTEIN 

116  bis,  av.  des  Champs-Elusées 
PARIS 

Tél.  : BAL.  34-38 

1 Câbles  ERWETT-PARIS 

37,  Avenue  des  Champs-Elysees 
PARIS  (VIIIe) 

Téléphone  : Balzac  40-38 
Câbles  : I.EREREN-PARIS 

MATERIEL,  MODERNE  - TRANSPORTS  - DOUANES 


LIBRE 


C.T.M.C. 

320,  rue  Saint-Honoré 
PARIS  (Ier) 

Téléphone  : Opéra  24-91 

féÉ3Èh\ 

LIBRE 

APPAREILS  SONORES 

« ELECTROPHONIC  » 

« SUPER-PHONIC  » 

SALLE  DE  VISION 
AUDITORIUM 

MATERIEL  COMPLET 
POUR  CINEMAS 

| — 

STELLA 

U5ihC  a LABRUGUÎÈRE  .IARN 


if 


B. 


ÀmM&mk 


CONTROLES  AUTOMATIQUES 


39,  avenue  George-V 
(entrée  17.  rue 
Quentin-Uauchart) 

Téléphone  : Balzac  47-95 


MICHMX&6UERIN 


TRANSPORTS  EXTRA  RAP10ES  DE  fllMS 

2. RUE  DE  ROCROY 


Transport 

Tél.  : Trud.  01-50 

TRANSPORTS 
RAPIDES  DES  FILMS 
TOUTES  DIRECTIONS 


2,  rue  Thimonnier 

PARIS  (IXe) 


Trudalne  72-81  (7  lignes) 

Permanent  nuit  et  jour. 

[llllllllllllllllllllllllllllllllillllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllË 


Miiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiüiimiin; 


B 

I 

E 

N 

T 

O 

T 


, 


Les  Films 
de  KOSTER 

présenteront 

2 

PRODUCTIONS 
REPUBLIC  PICTURES 


ALERTE  AU  BAGNE 

avec 

HENRY  WILCOXON  et  MARIAN  MARSH 


Distribution  Région  Parisienne  : 


Les  Films  de  KOSTER 


"L’ILE  DE  LA  TERREUR" 

1er  ÉPISODE  DE  : 

LES  VAUTOURS  DE  LA  JUNGLE 

FILMS  D'AVENTURES  SENSATIONNELLES  EN  4 ÉPISODES 


avec 

HERMAN  BR1X  (L’Homme  Singe) 


De  l’air  pur  ! 

De  l’espace  ! 

Du  vrai  Cinéma  ! 

Un  spectacle 

de  famille  ! 

Une  action  trépidante 
sur  terre  ! sur  mer 
et  dans  les  airsl 


La  jungle  et  ses  fauves  ! 

Les  peaux-rouges  et 
leurs  mystères  ! 

Les  éléments 

déchaînés  ! 

Un  volcan  en  éruption  ! 

Toujours 

du  mouvement. 


Les  Films  de  KOSTER,  20,  Boulevard  Poissonnière,  PARIS  - Tel.  Provence  27-47 


DIALOGUE  DE  MARCEL  ACHARD 
MUSIQUE  D’OSCAR  STRAUS 


VERSION  ESPAGNOLE:  PRODUCTION  CINÉMATOGRAPHIQUE  ERICSARNETTE 


VERSION  FRANÇAISE  : CINÉ-PRODUCTION  « V I X » 


9 5 , 


AVENU  I DES  CHAMPS-ÉLYSÉES 


P A R ï S - 8 * 


■iiüi: 


SOCIETES  EN  ACTIVITE 


27,  rue  Dumont-d’Urvilie,  PARIS 

Téléphone  : Kléb.  93-86 


LES  FILMS 


P 

C) 

Société  anonyme 

122,  Champs-Elysées 

l'éléph.  : Halzac  38-10  et  11 

nous  offre  toute  une  série  de  grands  films 


44,  Champs-Elysées 
PARIS 

Elysées  64-31 

Sous  les  Toits  de  Paris , 
A nous  la  Liberté,  Le 
Grand  Jeu,  Pension 
Mimosas,  La  Kermesse 
héroïque,  Désiré,  En- 
trée des  Artistes,  La 
Fin  du  Jour,  Derrière 
la  Façade 


LES  FILMS  CRISTAL 

63,  Champs-Elysées,  Paris 

Téléphone  : Elysées  60-00 

Ilonde  des  Heures  — Vignes  du  Seigneur 
Claudine  à l’Ecole  — Enfant  de  Troupe 
Marraine  du  Régiment  — Moulin  dans  le 
Soleil  ■ — Héros  de  la  Marne 

Vous  Seule  que  j’aime 
Cas  de  Conscience  — Saturnin 
L’Ombre  du  2e  Bureau 
Après  Mein  Kampf,  mes  Crimes, 

A.  Hitler 
L’Espion  noir 


par 


Marcel  Pagnolj 

13,  rue  Fortuny,  PARIS 
Téléphone  : Carnot  01-07  \ 


LES  PRODUCTIONS 

FOX-EUROPA 

DISTRIBUTEURS  DE 


FRANC1NEX  1 

Téléphone 
Ad.  Tél. 


BALZAC  13-18  et  13-19 

FRANC  INEXS  O-PA  RIS 


EDITIONS  EMILE  CAPELIER 

27,  rue  de  Turin,  Paris  (8e) 
Téléphone  : Europe  49-40 

Petite  Peste  (2.500  ni.) 

G.  Callix  - R.  Lefèvre 
IVïot  de  Cambronne  (1.200  ni.),  Sacha  Guitry 
Route  heureuse  (Epoc)  (2.200) 
Edwige  Feuillère 

Jeunesse  (Epoc)  (2.600  ni.),  Lisette  Lanvin 
Remarions-nous  (Epoc)  (1.200  m.) 

Sans  Elle  (800  ni.) 
Documentaires  en  600  et  800  m. 


5,  av.  Velasquez 
PARES  (8") 
Téléphone  : 
Laborde  83-50 
6 lignes 
groupées 


I ROBERT  JULIÂT 

24,  rue  de  Trévise,  Paris  (9e) 
Provence  38-36 

TOUS  LES  ACCESSOIRES 

POUR  LA  CABINE 

ICharbons  — Miroirs  — Cellules  — Lampes 
[excitatrices  et  Tambours  dentés  pour  appa- 
\ reils  de  toutes  marques 

37,  avenue  George-V,  PARIS 
| Téléphone  : Elysées  94-03  et  la  suite 


VEDIS 

FILMS 

TROIS  VALSES 
LOUISE 
ROSE  DE  RIO 


Société 

Anonyme 


Les  Films  DE  KOSTER 

20,  boulevard  Poissonnière,  Paris. 

Téléphone  : Provence  27-47. 

UN  GOSSE  EN  OR 
TROIS  ARTILLEURS  A L’OPERA 
AMOUR  INTERDIT 
RETOUR  DE  ZORRO 
REVANCHE  DE  ZORRO 
CŒUR  DE  GOSSE 


PARIS 

FILM 

LOCATION 

79,  CHAMPS-ÉLYSÉES 

Adr.  Télégr.  : PARIFILM 
Téléphone  : Balzac  19-45 


/ 


4 


95,  Champs-Elysées 
Elysées  42-78  et  51-49 
Àd.  Tél.:  BRAUNFILM 


Représentant  de 

FILMS  EMKA 

Bruxelles 

C.  C.  C. 
Bordeaux 

A.  G.  L.  F. 
Marseille 

Vente 

pour  1 ’ étranger 
FRIC-FRAC 


VOUS  N’AVEZ  RIEN  A DECLARER 
LE  VEAU  GRAS 


Représentant  de  = 

OMNIA  FILMS  Ltd  | 

Londres  = 

Vente  exclusive  des  meilleurs  films  anglais  = 

L'ESPION  NOIR  (C.  Veidt)  -= 
CONTREBANDE  (C.  Veidt)  -= 
Q PLANES  (Laurence  01i-= 
vier  - R.  Richardson)  - = 
ROYAL  DIVORCE  (P.  Blan-= 
shard  - Ruth  Chatterton)  -= 
TWENTY  ONE  DAYS  (Laurence  Olivier  - V.  Leigh)  - = 
THUNDER  IN  THE  CITY  (Edw.  G.  Robinson)  = 


95,  Champs- Elyscrs 
Clysécs  42*78  cl  51-49 

Ad.  Tel.:  BRAUNFILM 


et  des  première  parties  de  qualité 


ETABLISSEMENTS 

CINEMATOGRAPHIQUES 

ECLAIR 

12,  rue  Gaillon,  Paris 
Opéra  50-20 


Société  Centrale  de  Ci 


lentrale  de  ilinématosrapliie 

PARADE  EN  7 NUITS 
LES  GARDIENNES 
LES  500  MILLIONS  DE  LA  BEGUM 

6,  rue  Christophe-Colomb,  PARIS  (8e) 
Elysées  01-10 

lllüll! 


36,  avenue  Hoche 
Paris  (8e) 

Téléphoné  : 
Carnot  30-21  et  30-22 

Adresse  télégraphique 
JESTICFILM 
PARIS 


^iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiihiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii^ 


= 22' 


ANNEE  — 


= PRIX  s 5 Francs  = 


CINE 


^iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiMiiiir?. 

LE  CINEMA  FRANÇAIS 

REDACTION  ET  ADMINISTRATION  : 

29,  rue  Marsoulan,  Paris  (12e) 

Adr.  Télégr.  : LACIFRAL  Paris. 


RAPHIE 


Rédacteur  en  chef  : Marcel  COLIN-REVAL 
Directeur  : Paul  Auguste  HARLE 

Rédacteur  en  chef  (par  intérim)  : Lucie  DERAIN 


^lllllllllllllilliülllllllllllllllllllllllllll^ 

Ü IM®  1,125  jf 

| 25  MAI  1940  § 

^iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiirF 


Téléphone  : Diderot  85-35  (3  lignes  group.) 
Compte  chèques  postaux  n°  702-66,  Paris 
Registre  du  Commerce,  Seine  n°  291-139. 

Abonnement  : 

France  : 121  fr.  20. 

Etranger  : 200  et  250  francs. 


Le  Cinéma  reste  le  spectacle  de 
détente  indispensable  à la  Nation 


Fernandel  et  Jean  Tissier 
dans  L’Acrobate,  film  de  J.  Boyer. 

(C.C.F.C.). 

Le  Ministère  de  l’Information 
communique 

A partir  du  mercredi  22  mai,  de  nom- 
breuses et  importantes  salles  de  cinéma 
de  Paris  projetteront  un  film  d’un  saisis- 
sant intérêt  : « VAINCRE  »,  composé  d? 
documents  authentiques  et  récents  de  la 
Section  Cinématographique  de  l’Armée. 
« 


Mort  d(  RAYMOND  RUFflN 

Mène  héros  Ou  Sente 


Nous  avons  annoncé  la  semaine  dernière 
la  mort  au  front  de  Raymond  Ruffin,  colla- 
borateur de  Marcel  Ichac. 


Les  circonstances  de  sa  mort  nous  sont 
maintenant  connues.  C’est  en  filmant  un 
avion  allemand  qu’il  a été  mortellement 
frappé  par  l’équipage  ennemi,  sur  le  iront 
de  Belgique. 

Rappelons  que  Raymond  Ruffin  avait 
tourné  avec  Marcel  Ichac  de  nombreux  films 
documentaires,  notamment  Poursuites  blan- 
ches, Ski  français  et,  à la  veille  de  la  guerre. 
Missions  de  la  France. 

Le  Service  Cinématographique  de  l’Armée 
perd  un  remarquable  collaborateur,  et  J 3 ci- 
néma français  un  de  ses  plus  brillants  ar- 
tisans. — L.  D. 


En  ces  jours  où  la  fermeté  du  pays  se 
nuance  de  souffrance,  nous  pensons  que  le 
Cinéma  s’affirme  comme  le  spectacle  type 
de  res  temps  cruels,  le  spectacle  non  de  dis- 
traction mais  de  détente,  indispensable  aux 
nerfs  et  au  moral. 

Les  Directeurs  qui  maintiennent  ouvertes 
leurs  salles,  dans  des  conditions  difliciles, 
souvent  déficitaires,  ont  compris  qu’ils  se 
devaient  d’ajouter  à leurs  efforts  de  com- 
merçants et  de  patriotes,  le  parfait  discer- 
nement du  cœur. 

Us  savent,  dès  maintenant,  éviter  dans 
leurs  programmes  les  films  trop  comiques, 
injurieux  par  leur  brutale  gaieté  comme 
ceux  trop  tragiques,  par  conséquent  dépri- 
mants. 

L’Exploitation  cinématographique  a un 
rôle  important  à jouer  pour  l’équilibre  mo- 
ral du  pays. 

Tous  les  spectateurs  ont  des  êtres  chers 
qui  sont  au  feu  ou  pour  le  moins  mobilisés. 
L’angoisse  justifiée  des  Français  pour  ceux 
qu’ils  aiment  peut  les  empêcher  de  voulni 
prendre  aucune  distraction,  de  peur  d’y 


J’ai  souvent  songé  à celte  nation  alle- 
mande, si  estimable  dans  chacun  de  ses 
membres  si  méprisable  dans  son  ensemble. 

Goethe. 

Deux  hommes  ont  sondé  l’Allemagne  dans 
ce  qu’elle  a de  plus  secret,  et,  tous  deux, 
Goethe  et  Heine,  ont  reculé  d’horreur  devant 
cet  abime  de  perversité . 

Tout  commentaire  à la  pensée  de  Goethe 
est  superflu.  Devant  cette  immense  dégéné- 
rescence morale,  il  convient  de  laisser  la 
force  repousser  le  monstre  dans  sa  tanière. 

Pour  hâter  ce  moment,  il  est  bon  de  se 
souvenir  qu’un  Latin  se  frappe  an  visage, 
un  Germain  au  ventre.  C’est  pour  ce  faire, 
que  nous  adressons  un  appel  pressant  à nos 
amis  du  monde  entier,  à ceux  qui  estiment 
que  la  brutalité  doit  être  bannie  des  rela- 
tions humaines. 

Le  meilleur  moyen  d’action,  pour  un  neu- 
tre qui  veut  nous  manifester  sa  sympathie, 


trouver  un  éclat  bruyant,  un  air  de  fête  in- 
compatible avec  leurs  pensées  graves. 

Le  Cinéma  n’est  pas,  ne  doit  pas  être  une 
distraction  vulgaire.  Dans  les  jours  présents, 
et  tant  que  Paris  — on  m’excusera  de  placer 
Paris  au  premier  plan  — vibrera  aux  échos 
de  la  formidable  bataille  en  cours,  il  ne 
peut  plus  s’agir  de  continuer  une  exploita- 
tion normale,  de  « programmer  » n’importe 
quoi.  Les  Directeurs  l’ont  assurément  tous 
compris.  Ils  ont  courageusement  décidé  de 
tenir  leurs  établissements  ouverts.  Ils  se  sont 
ainsi  engagés  à collaborer  à la  tenue  spiri- 
tuelle de  la  capitale,  en  gardant  à ce  prin- 
cipal spectacle  de  détente  qu’est  le  Cinéma 
une  dignité  en  accord  avec  l’âme  française. 

Il  est  possible  — et  nous  sommes  persua- 
dés que  l’Exploitation  parisienne  a résolu 
ces  difficultés  — - d’offrir  sur  les  écrans  des 
programmes  à la  fois  instructifs  (Documen- 
taires, Actualités,  Journal  de  Guerre)  et  ré- 
créatifs, dans  une  formule  qui  respecte  la 
légitime  aspiration  de  l’arrière  qui  est  de 
rester  digne  de  l’avant. 


est  de  boycotter  toute  marchandise  «Mode 
in  Germang  ». 

Avouons  qu’avec  l'aide  d’amis  fidèles, 
nous  avons  réussi  à faire  disparaître  des 
écrans  en  certains  pays,  toute  production 
allemande. 

Ce  qui  a été  fait  est  une  preuve  q\ue  l’Alle- 
magne est  vulnérable. 

Son  talon  d’ Achille , c’est  son  commerce , 
son  industrie. 

Neutres,  si  notre  cause  ne  vous  est  pas 
indifférente,  si  vous  jugez  que  bombarder 
les  populations  paisibles,  mitrailler  sur  les 
routes  les  femmes  et  les  enfants  ne  constitue 
pas  une  preuve  de  civilisation,  visez  au  ta- 
lon le  monstre  germanique. 

Adhérez  à la  « Sixième  Colonne  »,  celle 
qui  dans  le  monde  entier  est  décidée  à écra- 
ser pour  un  millénaire  (Hitler  dixit),  les  en- 
nemis du  progrès  humain. 

De  notre  côté,  nous  sommes  à votre  dis- 


Lucie  Derain. 


Appel  à la  Sixième  Colonne 

La  Colonne  des  amitiés  neutres 


2 


«»»♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


cil\É^™$gRApHiE 


»♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


position  pour  vous  indiquer  en  toutes  matiè-  | 
res  cinématographiques  et  radio-électriques, 
les  maisons  alliées  ou  neutres  qui  vous  four- 
niront les  produits  qui  vous  sont  indispen- 
bles. 

L' Allemagne  n’est  qu’une  petite  partie  du 
monde;  dans  le  reste  du  monde,  vous  trou- 
verez ce  dont  vous  avez  besoin. 

Si  les  sources  vous  sont  inconnues,  notre 
devoir  est  de  vous  les  indiquer. 

Adhérez  à la  Sixième  Colonne,  celle  qui, 
lentement,  mais  sûrement,  étranglera  la 
horde  dévastatrice.  — A. -P.  Richard. 
+ 

Les  Ecoliers  Tangerois  ont 
applaudi  LE  LION^A  DES  AILES 

Il  a fallu  dédoubler  la  matinée  organisée 
le  l"r  mai  pour  les  écoliers  tangérois  à qui 
l’on  voulait  montrer  Le  Lion  a des  Ailes.  La 
vaste  salle  du  Kursaal  se  trouve,  en  effet, 
trop  exiguë  lorsque  les  centaines  d’élèves  de 
nos  écoles  françaises  et  franco-musulmanes 
arrivèrent  l’autre  mercredi  à l’entrée  du  ci- 
néma. Il  fallut  en  diriger  une  partie  sur  le 
cinéma  Alcazar  où  MM.  Cohen  organisèrent 
une  autre  représentation  avec  le  même  pro- 
gramme. 

De  nombreux  applaudissements  soulignè- 
rent les  passages  principaux  du  film  conçu 
à louange  des  ailes  alliées.  Le  Lion  a des 
Ailes  a d’ailleurs  remporté  un  vif  succès 
dans  tout  le  Maroc,  mais  l’initiative  de  la 
Direction  de  l’Enseignement  chérifien  a 
Tanger  qui  voulut  faire  profiter  ses  élèves 
d’une  telle  représentation,  méritait  d’être 
signalée.  — Ch.  Penz. 


La  camionnette  part  du  Studio  complètement 
équipée  pour  les  tournées  dans  le  bled. 

(Censure  088.630). 


ECONOMISONS  LE  PAPIER 


On  communique  : 

L’Union  des  Syndicats  de  la  Presse 
périodique  française,  devant  l’exemple 
donné  par  la  presse  quotidienne,  dans  le 
but  de  réaliser  des  économies  de  papier  I 
et  d’alléger  les  transports,  a décidé  de  j 
réduire  momentanément  de  50  % le  for- 
mat, le  nombre  de  pages  ou  la  périodi-  , 
cité  des  publications  périodiques. 


Depuis  quelques  semaines,  le  Journal  de  Guerre  français 
estfrégulièrement  projeté  dans  les  Cinémas 
de  l’Afrique  du  Nord 


Grâce  à l'obligeance  du  colonel  Ber- 
trand, chef  de  la  Section  cinématogra- 
phique du  « T.O.A.F.N.  »,  en  étroite  col- 
laboration ayec  le  « Syndicat  des  Exploi- 
tants de  Cinémas  d’Algérie  »,  le  public 
nord-africain  est  à même  depuis  quel- 
ques semaines  de  voir  régulièrement  le 
« Journal  de  Guerre  » du  S-C.A.  et  dont 
la  projection  est  réservée  aux  troupes 
de  la  zone  des  armées.  Ce  journal  réussit 
chaque  semaine  le  double  tour  de  force 
de  grouper  des  documents  d’un  extrême 
intérêt  et  de  les  présenter  centrés  sur 
une  idée  directrice. 

Aussi  comprenons-nous  l’étonnement 
bien  légitime  de  Mme  Lucie  Derain  qui, 
dans  cette  revue,  a écrit  dernièrement 
que  « l’on  devrait  pouvoir  montrer  au 
grand  public  — et  dans  tous  les  ciné- 


mas — ces  témoignages  de  la  grandeur 
française  et  de  la  puissance  des  armées 
alliées  ». 

C’est  chose  faite  depuis  un  mois  en 
Afrique  du  Nord  et  ce,  grâce  à la  clair- 
voyance de  la  Section  cinématographique 
du  T.O.A.F.N.  qui  a confié  au  « Syndicat 
des  Exploitants  de  Cinémas  d’Algérie  » 
la  diffusion  de  ces  bandes  parvenant  cha- 
que semaine  par  les  voies  les  plus  rapi- 
des. Leur  projection  couplée  avec  les  ac- 
tualités « Pathé  »,  « Eclair  »,  « Fox  », 

« Paramount  » et  « France  Actualités  » 
ne  gêne  en  rien  la  sortie  de  ces  derniè- 
res et  nous  n’en  voulons,  pour  preuve, 
que  la  grande  faveur  dont  jouissent  au- 
près du  public  les  intéressantes  premiè- 
res parties  ainsi  créées.  — Paul  Saffar. 


Le  Cinéma  éducatif  américain 
en  progression 

Le  nombre  des  projecteurs  sonores  de 
16  mm.  en  usage  dans  les  écoles  primaires 
et  secondaires  des  Etats-Unis,  a passé  de  500 
environ  en  1936  à 3.500  au  cours  de  l’an- 
née 1938.  Ces  500  projecteurs  sonores  étaient 
compris  dans  les  10.000  projecteurs  recen- 
sés en  1936  dans  les  écoles  primaires  et  se- 
condaires : on  peut  affirmer,  sans  crainte 
de  se  tromper,  qu’au  cours  de  la  dernière 
décade  le  nombre  des  projecteurs  a doublé. 

La  Section  de  l’Education  par  le  Film,  du 
département  de  l’Instruction  publique  de 
l’Ohio,  distribue  journellement  plus  de  cinq 
cents  bobines  de  16  mm.  Dans  la  seule  ville 
de  Chicago,  plus  d’un  million  de  ces  bobi- 
nes furent  projetées  l’année  dernière  dans 
les  écoles  publiques. 

Mais  quoiqu’on  pensent  certains  de  nos 
confrères,  proportionnellement,  la  France 
n’est  pas  tellement  en  retard.  Et,  malgré  la 
guerre,  le  Cinéma  éducatif  fonctionne  fort 
bien. 

Nous  avons  d’ailleurs  publié  dans  diffe- 
rents numéros,  des  articles  sur  la  marche  du 
cinéma  éducatif  et  son  maintien  accru  par 
tout  le  matériel  des  films  de  propagande 
(N°  1.109),  projetés  dans  les  postes  ruraux 
par  les  organisations  scolaires  ou  privées. 

LE  FILM  AMÉRICAIN  ET 
LE  MARCHÉ  ESPAGNOL 

Les  derniers  rapports  de  Ben  Miggins,  de 
20//)  Century  Fox,  et  de  Fred  Lange,  de  Pa- 
ramount. sur  la  situation  cinématographique 
en  Espagne,  sont  assez  pessimistes. 

A cause  des  difficultés  monétaires,  on  peut 
s’attendre  à ce  cpie  l’embargo  sur  les  sorties 
d’argent  persiste.  Quant  au  contingentement 
de  la  production  espagnole,  il  est  rendu  dif- 
ficile par  suite  de  l’insuffisance  des  moyens 
de  production  dans  ce  pays,  et  il  sera  diffi- 
cile de  réaliser,  dans  les  studios  espagnols, 
des  films  qui  puissent  s’écouler  sur  tous  les 
marchés  de  langue  espagnole  (Amérique  du 
Sud).  Malgré  l’embargo,  une  grande  quan- 
tité de  films  américains  est  donc  dirigée 
vers  l’Espagne.  Ils  seront  naturellement 
doublés  en  langue  espagnole. 


Georges  Rigaud  et  Blanchette  Brunov 
dans  Amour  en  Permission. 

Film  rie  Maurice  Clocle  (Discina) 


gratuit»  à la  S. A. F.  du 
FER0D0  (Dépt  AMIaNTEJ,  2, 
rue  de  Ch&teaudun,  PaRIS(9») 
TRUaain»  92-90. 


CXH 3 


♦♦♦♦♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


rZJO  CIIME 


Jft 

BRi 

FR^JgtjCNIS 


RAPHIE 

SE 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


[XXXXX2 


CREATION  A NEW  YORK  D’UNE 
MAISON  DE  DISTRIBUTION 
POUR  FILMS  FRANÇAIS 


Dans  notre  numéro  du  20  janvier  1940,  nous  annoncions  le  départ  de  M.  Léo  Cohen 
pour  New  York,  où  il  se  rendait  afin  d’y  étudier  et  d'y  prospecter  toutes  les  possibilités 
du  film  français  aux  Etats-Unis.  M.  Cohen  avait  également  formulé  l'espoir  de  pouvoir 
organiser  là-bas  un  centre  de  distribution  pour  le  film  français  lequel  fonctionnerait  dans 
les  mêmes  conditions  que  tous  ceux  qu’il  a créés  dans  de  nombreuses  autres  grandes 
villes  étrangères  et  qui  ont  tant  contribué  au  développement  du  cinéma  français  à tra- 
vers le  monde. 

Aujourd’hui,  nous  apprenons  avec  plaisir  que  ce  projet  est  devenu  une  réalité  et 
que  M.  Léo  Cohen  a ouvert,  au  cœur  de  New  York,  une  succursale  directe  de  sa  maison 
de  Paris. 

A notre  connaissance,  c’est  la  première  fois  qu’une  maison  parisienne  de  vente  de 
films  s’installe  aux  Etats-Unis  pour  y assurer  elle-même  sa  distribution.  Nous  sommes 
convaincus  que  les  efforts  de  ce  pionnier  parmi  les  exportateurs  de  films  français,  se- 
ront bien  secondés  par  MAI.  les  Producteurs  qui  lui  confieront  des  films  dans  des 
conditions  les  plus  intéressantes  et  les  plus  susceptibles  d’aider  à la  diffusion  du  film 
français  en  Amérique. 

Dans  une  lettre  que  Al.  Cohen  nous  adresse  de  New  York  par  avion,  nous  prenons 
connaissance  de  quelques  détails  sur  son  projet.  Du  reste,  nous  la  reproduisons  ci-des- 
sous. 


New  York,  le  9 mai  1940. 

Monsieur  le  Directeur 
de  la  Cinématographie  Française, 

Paris  (France). 

Cher  Monsieur, 

Après  avoir  consacré  plus  de  trois  mois  à 
l’étude  du  marché  américain,  je  suis  venu 
à la  conclusion  qu’il  est  parfaitement  injuste 
de  dire,  comme,  hélas,  on  l’a  dit  tant  de 
fois,  que  si  jusqu’à  présent  le  film  français 
n’avait  pas  donné  grand’chose  comme  ré- 
sultats en  Amérique  c’est  à cause  de  la 
« mauvaise  qualité  » de  la  production  fran- 
çaise. Certes,  personne  ne  prétendrait  que 
tous  les  films  français  sont  bons.  Toutefois, 
il  est  incontestable  qu’une  écrasante  majo- 
rité de  films  français  a passé  ici  sans  suc- 
cès, alors  que  beaucoup  d’entre  eux  avaient 
connu  de  fort  belles  recettes  dans  presque 
tous  les  pays  du  monde. 

L’erreur  unique  et  fondamentale  provient 
de  ce  que  les  acheteurs  de  films  n’ont  pas 
su  choisir  ceux  pouvant  convenir  à la  men- 
talité américaine,  car  il  faut  bien  se  mettre 
dans  Ja  tête  que  si  un  film  triomphe  à Paris 
— ou  en  Europe  — il  ne  doit  pas  nécessaire- 
ment connaître  une  brillante  carrière  Outre- 
Atlantique  et  vice-versa. 

Avec  cette  conviction,  et  m’étant  assuré 
la  précieuse  collaboration  de  personnes  ab- 
solument compétentes  en  ce  qui  concerne  les 
préférences  et  les  goûts  de  ce  public,  j’ai  dé- 
cidé d’ouvrir  ici  des  bureaux  qui  seront  en 
liaison  directe  avec  ma  maison  de  Paris.  La 
raison  sociale  de  ma  nouvelle  organisation 
est  « Léo  Films  » et  son  adresse,  729  SeVonth 
Avenue,  dans  le  centre  de  toute  l’activité 
commerciale  du  cinéma  à New  York.  Mes 
principaux  collaborateurs  sont  M.  et  Mme 
Nat  Sanders,  qui  ont  acquis  une  longue  et 
profitable  expérience  dans  l’exploitation  du 
films  français  aux  Etats-Unis  et  qui  ont,  ac- 
tuellement, en  cours  de  distribution,  La 
Femme  du  Boulanger,  un  des  plus  grands 
succès  dans  l’histoire  du  cinéma  français  en 
Amérique. 


M.  Léo  Cohen 


Il  importe  de  souligner  que  le  triomphe 
qu’obtient  ce  film  de  Marcel  Pagnol  dans  ce 
pays  est  grandement  dû  à leur  conception 
parfaite  de  la  manière  dont  il  faut  procéder 
ici  au  choix  judicieux  du  sous-titreur  de  ce 
film  (un  des  plus  grands  littérateurs  améri- 
cains) et  à leur  mise  en  vedette  de  son  nom, 
connu  de  tous  les  Américains. 

Mon  but,  celui  de  « Léo  Films  »,  est  bien 
défini  : faire  exclusivement  la  distribution 
du  film  français  aux  Etats-Unis  en  joignant 
ma  connaissance  de  la  production  française 
à celle  de  M.  et  Mme  Sanders  sur  les  préfé- 
rences américaines.  « Léo  Films  » a com- 
mencé ses  travaux  en  mandatant  Mme  San- 
ders qui  vient  de  partir  pour  la  France  ois 
elle  sélectionnera  les  films  que  nous  distri- 
buerons ici  pendant  la  saison  1940-1941.  Je 
crois  que  sa  présence  en  France  et  ses  con- 
versations avec  les  producteurs  français 
contribueront  en  grande  partie  à la  pré- 
paration et  à la  présentation  des  films  au 
public  américain  pour  lequel  le  sujet  et  le 
dialogue  entrent  en  aussi  grande  considéra- 
tion que  les  autres  attributs  du  film. 

Je  veux  espérer  que  les  producteurs,  sans 
l’appui  desquels  mes  efforts  ne  pourraient 
donner  les  résultats  recherchés,  voudront 
confier  à « Léo  Films  » pour  leur  distribu- 


ai 

tion  américaine,  les  films  que  nous  aurons 
choisis,  et  contribuer  ainsi  en  grande  me- 
sure, à cette  lourde  tâche  qui  nous  incombe: 
mieux  diffuser  le  film  français  en  Amérique. 
Les  sympathies  françaises  les  plus  chaudes 
existent  déjà  en  Amérique  on  le  sait.  Encore 
faut-il  non  seulement  les  maintenir,  mais  les 
augmenter.  Le  cinéma  a toujours  été  le  meil- 
leur ambassadeur  de  l’art  et  de  la  pensée 
française  dans  le  monde  entier.  Au  moment 
oû  son  action  a besoin  d’être  étendue,  une 
étroite  collaboration  entre  le  producteur  et 
le  distributeur  plus  que  jamais  s’impose. 

En  ce  qui  me  concerne,  je  crois  avoir  tou- 
jours donné  toutes  les  preuves  de  la  régula- 
rité parfaite  de  mes  transactions.  Ceci 
me  permet  d’espé- 
rer que  les  produc- 
teurs apporteront  à 
m o n organisation 
américaine  — elle 
aussi  toujours  prê- 
te à les  aider  — le 
même  p récieux 
concours  qu’ils 
m ’ ont  en  tous 
temps  accordé. 

Je  profite  de  cet- 
te occasion  pour 
vous  signaler  que 
mon  bureau  de  Paris  continue  à fonc- 
tionner comme  par  le  passé  et  que,  mal- 
gré mon  absence  temporaire,  son  activité 
n a pas  ralenti.  En  effet,  j’ai  pu  constater 
(pie  de  septembre  à ce  jour,  il  a exporté  di- 
vers films  français  dans  les  pays  suivants  : 
Angleterre,  Italie,  Espagne,  Portugal,  Suisse, 


M.  Nat  Sanders 


Bolivie. 

Avec  le  ferme  espoir  que  mon  organisa- 
tion américaine  sera  en  plein  fonctionne- 
ment dans  trois  ou  quatre  mois,  je  compte 
rentrer  en  France  vers  septembre  prochain. 

Léo  Cohen. 


«Victoire  sur  la  Nuit» 
va  sortir  au  Triomphe 


Victoire  sur  la  Nuit,  titre  français  de  Dark 
ï ictory  (Sombre  Victoire),  va  sortir  pro- 
chainement à Paris  au  Triomphe,  où  il  rem- 
placera le  film  britannique  Good  Bye  Mister 
Chips  qui  y a fait  une  exclusivité  sensation- 
nelle. 

Bette  Davis  est  l’interprète  principale  de 
Victoire  sur  la  Nyit  (Warner  Bros)  qui  est 
considéré  aux  Etats-Unis  comme  un  nou- 
veau Voyage  sans  Retour. 


Les  Abonnements 
peuvent  être  réglés  à notre 
C.  C.  C.  Postaux  702-66 


4 


l:D 


♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


:mni:  cineiw™ 


FR 


RAPHIE 

SE 


LES  FILMS  COMMENCÉS  CETTE  SEMAINE 


22.  ILS  ETAIENT 
CINQ  PERMISSIONNAIRES 


Auteurs  : Jean  Nohain  et  P. 
Caron. 

Dialogues  : J.  Nohain. 

Réalisateur  : Pierre  Caron. 

Assist.  : François  Salomons. 

Chef-opérateur  : R.  Agnel. 

Opérateurs  : Joulin,  Dttmai- 
tre,  Kerbois. 

Décors  : Jean  Donarinou. 

Régie  génér.  : Le  Brament. 

Musique  : Van  Par  y s. 

Imgén.  du  son  : Galpérine. 

Photographe  : Loulou  Marx. 

Studios  : Billancourt. 

Enregistrement  : W.  E. 

Script-girl  : Irène  (le  Saint- 
Hippolyte. 

Maquilleuse  : Mme  Bernadet. 

Monteuse  : Mme  Guy. 

Interprètes  : A.  Bernard,  Gi- 
nette Leclerc,  Raymond 
Cordy.  Alice  Tissot,  Sylvia 
Bataille,  Bob  Harley.  Ro- 
méo Cariés,  Rivers  Cadet, 
Marcel  Vallée,  Morton,  Jack 
Wilson,  Jane  Fusier-Gir  et 
Tramel. 

Dir.  de  prod.  : Schlosberg. 

Prod.  : Eclair-Journal. 

Distr.  : Eclair-Journal. 

Epoque  : Pendant  celle 
guerre. 

Cadres  : Un  village  du  Midi. 

Sujet  : Quatre  permission- 
naires venus  chez  une  mar- 
raine, dans  un  village  du 
Midi  trouvent  porte  close. 
Une  jeune  fille  s’occupe- 
ra d’eux  et,  pour  la  re- 
mercier, nos  quatre  amis 
feront  rater  son  mariage 
avec  un  richard  qu’elle 
n’aimait  pas  et  la  feront 
marier  avec  le  jeune  offi- 
cier anglais  qu’elle  aime. 

Commencé  le  20  mai  1940. 


EN  EXTÉRIEURS 


LE  HAVRE 
La  Mer  en  Flammes. 

Réal.  : Léo  Joannon. 

Ved.  : Marie  Déa,  Raymond 
Rouleau,  Toutain,  Hugo  Haas. 
Prod.  : Majestic-C.  F.  C. 

MAROC 

Le  Capitaine  Ardant. 

Réal.  : J,  Dréville. 

Ved.  : V.  Francen,  Madeleine 
Florence,  Colette  Darfeuil,  Aimé 
Clariond,  J.  Servais,  J.  Galland. 
G,  Lannes,  Azaïs,  etc... 

(Nous  publierons  la  fiche  tech- 
nique de  ce  film  quand  il  com- 
mencera ses  intérieurs  au  studio 
Photosonor  à partir  du  1er  juin.) 
Prod.  : F.  A. 

4- 

■ « Alerte  en  Méditerra- 

née » vient  d’être  autorisé  par 
Sa  censure  sur  tout  le  terri- 
toire. 


23.  LA  FILLE 

DU  PUISATIER 


Auteur  : Marcel  Pagnol. 

Réalisateur  : Marcel  Pagnol. 

Assistant  - Photographe  : 
Roger  Forster. 

Chef-opérateur  : Willy. 

Opérateur  : Petit. 

Décors  : Got  et  M.  Brouquier. 

Régie  générale  : Maupi. 

Ing.  du  son  : M.  Lavoignat. 

Studios  : Pagnol-Marseille. 

Enregistr.  : Philips. 

Script-girl:  Mme  de  Gastyne. 

Maquilleur  : Albinot. 

Monteuse  : Janette  Ginesté. 

Interprètes  : Raima  et  Fer- 
nande! avec  Josette  Day, 
Charpin,  Tramel,  Georges 
Grey,  Betty  Daussmond. 
Maupi. 

Prod.  : Pagnol. 

Distr.  : Films  Marcel  Pagnol. 

Epoque  : Moderne. 

Cadres  : Milieux  paysans  de 
Provence. 

Sujet  : L’amour  de  la  fille 
du  Puisatier  pour  le  fils 
d’un  riche  fermier  est  con- 
trarié par  T antagonisme 
des  parents  de  classes  so- 
ciales différentes  Le  sacri- 
fice d'un  amoureux  dédai- 
gné, et  la  naissance  d’un 
petit  enfant  résoudront  l’a- 
venture de  la  manière  la 
plus  humaine. 

Commencé  le  20  mai  1940. 


FRANÇOIS  Ier 


Guet-Apens  dans  la  Forêt 
Noire. 

Réal.  : Félix  Gandéra 

Ved.  : Marie  Déa,  Alice  Field 
Jean  Max,  Jean  Servais,  Berge- 
ron,  Debucourt. 

Décors  : Une  grande  salle  de 
conférences,  une  rue  avec  une 
boutique  de  fleuriste. 

Tournage  : 3e  semaine. 

Prod.  : Gandéra. 

Distr.  . G.  F.  C. 


ON  ANNONCE 


Marseille  mes  Amours,  l’o- 
pérette d’Alibert,  qui  sera  pro- 
duite par  M.  Guidi,  s’installera 
aux  studios  Pagnol  de  Marseille. 

Mon  Curé  chez  les  Pauvres, 

réalisation  de  Léon  Mathot,  avec 
Bach,  production  Rivers,  sera 
tournée  aux  studios  Pagnol  de 
Marseille. 

Chambre  13  est  annoncé  par 
André  H gon,  qui  doit  tourner 
ce  film  en  juin  chez  Pagnol  à 
Marseille.  Ginette  Leclerc  et  Lu- 
cien Gala j en  seraient  les  vedet- 
tes. 


ON  TOURNE 


Remorques. 

Réal.  : Jean  Grémillon. 

Ved.  : Jean  Gabin,  Madeleine 
j Renaud,  Michèle  Morgan,  Bla- 
vette,  Nane  Germon,  Marcel 
Duhamel. 

Décors  : Cuisine  du  remor- 
queur, passerelle  supérieure  du 
remorqueur. 

Tournage  : 3"  et  dernière  sem. 

Prod.  : Impérial-Sédif. 

4 


FRANCŒUR 


Farade  en  Sept  Nuits. 

Récd.  : M.  Allégret. 

Ved.  du  2"  sketch  : Elvire  Po- 
pesco,  Victor  Boucher,  Margue- 
rite Pierry  et  la  chienne  Dinah- 
Joyce. 

Sujet  : Une  poule  de  luxe  en- 
tretenue par  un  monsieur  res- 
pectable le  trompe  et  l’ami  sé- 
rieux découvre  le  nom  du  gigolo 
grâce  à l’intelligent  caniche  qu’il 
a donné  à sa  maîtresse... 

A ce  sujet,  précisons  que  ce 
sketch  a été  écrit  par  Marcel 
Achard  qui  a fait  l’adaptation 
d’une  nouvelle  de  Henri  Duver- 
nois  intitulée  : Le  Chien  qui 
parle. 

Tournage  : 3e  semaine. 

Prod.  : S.  G.  C. 

— 4 


NIC  E 


C.  M.  C. 

On  monte  : L’Acrobate. 

Prod.  : Harispuru. 

Distr.  : C.C.F.O. 

4 


MARSEILLE  (Pagnol) 


La  Fille  du  Puisatier. 

Réal.  : M.  Pagnol. 

(Voir  films  commencés). 
Tournage  : lre  semaine. 
Prod.  : Pagnol. 


□nxEramo 

lis  étaient  Cinq  Permission- 
naires. 

Réal.  : P.  Caron. 

(Voir  fiche  technique). 

Décors  : Le  café  des  Aloès,  un 
wagon  de  permissionnaires. 
Tournage  : 1 re  semaine. 


PUBLICITE  DU  MÉTROPOLITAIN 

Département  Cinéma* 


L.  PERTUS 

3,  rue  Duperré,  Paris  (9e) 
de  9 heures  à 14  heures  : 
Trinité  15-14 

de  14  heures  à 24  heures  : 
Roquette  30-12 


PETITES  ANNONCES 

Demandes  et  offres  d’emploi  : 3 Tr. 
la  ligne.  — Achat  el  vente  de  matériel, 
de  salles,  annonces  immobilières  et  de 
Drevets  : 9 fr.  la  ligne. 

Dans  les  catégories  ci-dessus,  12  li- 
gnes gratuites  pur  an  pour  nos  abon- 
nés. 

Annonces  commerciales  pour  la  vente 
de  films  : 50  fr.  la  ligne. 

Pour  les  annonces  domiciliées  au 
journal,  1 fr.  de  supplément  pour 
France  et  Empire  Français;  3 fr.  pour 
l’Etranger.  Les  petiles  annonces  sont 
payables  d’avance.  L’administration  du 
journal  décline  toute  responsabilité 
quant  à leur  teneur. 


DEMANDES  D’EMPLOI 


Très  bonne  programmatri- 
ce, sérieuses  références,  cher- 
che place  similaire,  ferait  au  be- 
soin représentation. 

Ecrire  n°  134. 


Réformé  définitif  n 2,  très 
bon  opérateur  de  projection  con- 
naissant entretien  des  appareils, 
cherche  place  bord  de  mer  très 
bonnes  références. 

Ecrire  M.  Gascoin,  (>8,  rue  Gé- 
néral - Galliéni,  Boulogne  - sur  . 
Seine,  ou  téléphoner  à Molitor 
21-30. 


ACHAT  CINEMA 


Recherche  cinéma  environ 
500  places,  Paris,  banlieue.  In- 
ter m éd iair e s’abst en i r. 

Ecrire  n°  131. 


ADRESSE  A NOTER 


La  Société  des  Produc- 
tions Française,  26  bis,  rue 
François-I1,  Paris  (8‘), 
vient  de  transférer  ses  ser- 
vices : 5,  rue  Chateau- 

briand, Paris  (8  ).  Télé- 
phone : Elysées  82-43. 


B Les  Films  Léo  Cohen  infor- 
ment MM.  les  Acheteurs  pour 
l’étranger  que  le  film  Monsieur 
Hector  est  terminé  et  que  les 
copies  sont  livrables  tout  de 
suite. 


DEUIL 

Nous  apprenons  la  disparition 
de  Mme  Louis  Feyaubois,  la 
mère  de  Maurice  Feyaubois, 
l’agent  régional  bien  connu. 

Toutes  nos  sincères  condo- 
léances. 


La  Sté  C.  P.  L.  F.  nous 
prie  d’annoncer  que  la  pré- 
sentation de  c Pour  le  Mail- 
lot jaune  » est  reportée  à 
une  date  ultérieure. 


Trop,  de  La  Cinématographie  Française,  29,  rue  Marsoulan,  Paris. 


Le  Gérant  : P.  A.  Harlé. 


HJII!llilllllllllllll!llll!!l!IIIIIIIIil!ll!lllllllll!!lllllllll!llillllllllilllli!lllllllllllllllillllllllllllllllllllllllllllllilllliii!ll!lllilllllllllllllllllilllllll!lllllillllllllllllllllllllH 


FOURNITURES  GÉNÉRALES 
POUR  EXPLOITATIONS  CINÉMATOGRAPHIQUES 


E.  STENGEL 

Il  et  13  Faubourg  Saint-IVIartin 

PARIS  (10e) 

Téléphone  : Botzaris  19-26 


charbons,  lampes  de  projection  et  d’exci- 
tation, miroirs,  objectifs  optique  supé- 
rieure, Pathéine,  huile  pour  projecteurs, 
papiers  rouleaux,  bandes-papillons,  im- 
primerie spéciale  de  tickets  d’entrée, 
films  : entracte,  etc...,  film  humoristique 
pour  alerte,  pièces  détachées  Pathé,  Gau- 
mont C.  M.  et  C.  M.  C.  B. 

Seg.  29  et  Seg.  31 


COPY- BOURSE 

130,  R us  Montmarlre 

Tel.  : GUT  15-11 

est  ouvert 
et  se  charge 
tous  travaux 
machine  à écrire 

Travaux 

machine 

et 

duplicateurs 


FAUTEUILS 

POUR  AVOIR  LES  MEILLEURS  PRIX 
DANS  LA  MEILLEURE  FABRICATION 

CONS  ULT  EZ  S A NS  HÉSITER 

CINÉ- SIÈGES 

45,  RUE  DU  VIVIER  à AUBERVILLIERS  (Seine) 

Téléphone  : FLANDRE  01-08  


Affiche  160  '240  dessinée  par  Guy  Berjab.  pour  DIS. PA 

IMPRIMÉE  PAR 


CUVE 


RAPHIE 

ISE 


29,  rue  Marsoulan,  PARIS  (12*) 

Téléphone:  DIDEROT  85-35  (3  lignes  groupées) 


FILMS  ALBATROS 

, Aveulir  Viun  Whitconib 
PA  IlIS- 18' 

Tel.  : Jasmin  I8-9H 


représentant  général  pour 
Europe  Continentale 
Ernest  WETTSTEIN 
11(1  bis.  au.  des  Champs-Elysées 
PARIS 

Tel.  : RAL.  34-38 
Câbles  KRW ETT-PARIS 


SÊL 

37,  Avenue  des  Champs-Elvsee- 
PA  RIS  tVHI-i 

Téléphi, ne  : Balzac  40-38 
Càhles  : 1 .Eli  EUES  - PA  RI v 

LIBBIi 

ILFORDf 

Pellicule  vierqe 
Agents  Exclusifs 

WELLINGTON  & WARD  S.Â. 


."•2.  rue  «le  Dunkerque 
PAHIS-IX* 


1 éléjjr 


Trud.  33-82. 

: Wellwanl. 


MATERIEL,  MODERNE  - TRANSPORTS  - DOUANES 


ECRANS 

Sup.eradiopEtoriic 

(ignifugés 

Henry  DEBIEVRE 

1,  rue  Laffitte,  PARIS 
Tél.  : Tait.  45-66 


LES  UÈGEi 

I» 

STELLA 

USiUE  a LABRUGlliÈRE  .TARN 


C.T.M.C. 

320,  rue  Saint-Honoré 
PARIS  (I") 

Téléphone  : Opéra  24-91 


APPAREILS  SONORES 

« ELECTROPHGNIC 
« SUPER-PHONIC  » 

SALLE  DE  VISION 
AUDITORIUM 
MATERIEL  COMPLET 
POUR  CINEMAS 


CONTRul-ES 


/:  UTOMATIQUES 


39,  avenue  George- V 
(entrée  17,  rue 
Quenti  i-Bauchart) 

Téléphone  : Balzac  47-95 


Rapid  Universal 
Transport 

Tel.  : Trud.  01-50 


MICHAUXiGUÉRIN 


TRANSPORTS  EXTRA  RAPIDES  DE  FIIMS 
2. RUE  DE  ROCROY 

Trudaine  72-81  (7  ligne») 

Permanent  nuit  et  jour. 

1I5UI! 


TRANSPORTS  = 

RAPIDES  DES  FILMS  = 
TOUTES  DIRECTIONS  = 


2,  rue  Thimonnier 

PARIS  (IXe) 


lllfr 


LA 


CINEMATOGRAPHIE 


FRANÇAISE 


VENTE  EXCLUSIVE  POUR  LE  MONDE  ENTIER 


L’HOMME  DU  NIGER 

O 

LES  MUSICIENS  DU  CIEL 
PARIS-NEW  YORK 


ELLES  ETAIENT  12  FEMMES 


FRÀHCIH1X  | 

4-4  , CH  AM  PS- É LYSÉES—  PAR!S_8=  0*' 


Tél.  : BALzac  13-17,  13-18 


Ad  Tél.  FRANCINEXSO-PARIS 


RÉDACTION  ET  ADMINISTRATION  : 29,  rue  Marsoulan,  PARIS  (XII*) . — Tél.:  Diderol  85-35  — R.  C.  Seine  291-139 

Abonnement  : 121  fr.  20 


AU  SERVICE  DU  PAYS 


Michèle  Morgan  et  Lucien  Nat  sont  la  fille 
et  le  fils  dans  Untel  Père  et  Fils, 
film  de  iDuvivier. 

(Transcont  inental-Columbia). 


Je  ne  pense  pas  que  les  directeurs  fran- 
çais aient  besoin  de  nos  discours  pour  faire 
leur  devoir  : ils  tiennent  leurs  salles  ouver- 
tes, projettent  des  filins  qui  distraient,  élè- 
vent les  sentiments,  donnent  à leurs  specta- 
teurs l’âme,  le  cœur  de  citoyens  d’un  grand 
pays  en  guerre,  la  fermeté  de  l’esprit  et  le 
courage  civique. 

Les  mesures  prises  à Paris  sur  les  ordres 
de  la  Préfecture  pour  la  sécurité  en  cas 
d’alerte  ont  été  bien  conçues.  Elles  viennent 
de  se  montrer  excellentes.  Pas  de  panique, 
de  bons  abris.  Les  spectateurs  ont  été  cal- 
mes et  le  personnel  a bien  manœuvré. 

Il  ne  lient  qu'aux  représentants  du  Minis- 


tre de  l'Intérieur,  dans  chaque  ville,  d’obte- 
nir ce  même  résultat.  Les  Préfets,  qui  ont 
jugé  bon  de  confondre  les  salles  de  cinéma 
avec  les  établissements  de  plaisir,  et  les  ont 
fait  fermer,  pourront,  sans  inquiétude,  les 
autoriser  à rouvrir. 

Ils  trouveront  chez  les  hommes  île  notre 
métier  un  appui  sur  lequel  ils  peuvent 
compter. 

Ils  constateront  que  le  Cinéma,  spectacle 
populaire,  auquel  les  gens  se  rendent  volon- 
tiers, est  une  source  de  détente,  de  recueil- 
lement, d’affermissement  du  moral,  qui  ne 
doit  pas  être  négligée  dans  les  temps  que 
nous  traversons.  P.  A.  H. 


Il  nous  a été  donné,  plusieurs  fois  aéjà, 
d’assister  à l’ évacuation  de  salles  parisien- 
nes (notamment  aux  Champs-Elysées  et  sur 
les  boulevards)  durant  des  alertes  de  jour. 
Chacune  s’est  effectuée  de  la  manière  la  j)lus 
normale,  dans  un  ordre  et  une  discipline  im- 
peccables. Les  abris  proches  étaient  bien 
j aménagés  et,  l’alerte  finie,  les  spectateurs 
regagnèrent  leurs  fauteuils  pour  retrouver 
\le  film  au  point  de  son  interruption. 

Voilà  la  preuve  fournie  du  calme  des  Pa- 
risiens et  de  l’efficacité  des  précautions  pri- 
ses par  l’exploitation  (disque  d’alerte,  fiches 
j de  renseignements,  indications  du  person- 
nel, etc...). 


ix  Ginématographistes  belges  évacués 


Les  membres  de  la  Chambre  Syndi- 
ile  Belge  de  la  Cinématographie  et 
es  Industries  qui  s’y  rapportent,  se 
trouvant  évacués  en  France,  oivt  inté 
rêt  à envoyer  leur  adresse  à Al.  E 
Genval,  membre  du  Conseil  d A 
nistration  de  ladite  Chambre,  3L,  r.v 
nue  Victor-Hugo  à Paris  (Office  Géné- 
ral de  la  Cinématographie  Française) 
qui  convoquera. 

Le  Comité  Central  d’Aide  aux  Mobi- 
lisés du  Cinéma,  3,  rue  du  Colisée, 
Paris  (8"),  accueillera  les  cir  castes 
belges  au  même  titre  que  leurs  con- 
frères français. 


FERMETURE 

des  Etablissements  publics 
à 22  h.  30 

Par  ordre  du. ministre  de  l’Intérieur, 
les  établissements  et  lieux  publics  (ca- 
fés, restaurants,  théâtres,  cinémas)  de- 
vront être  fermés  à 22  h.  30  à Paris  et 
| dans  les  départements  à partir  du  30 
mai  1940. 


EN  MEURTHE-ET-MOSELLE 

Devant  la  gravité  de  la  situation  pour 
notre  ville  sous  la  menace  constante  des 
avions  ennemis,  tous  les  établissements 
de  spectacles  de  Meurthe-et-Moselle, 
ont  reçu  l’ordre  de  fermeture. 

Le  coup  est  rude,  car  on  ne  peut  déter  - 
miner la  durée  de  temps  de  cet  arrêté 
pré  îctoral. 

Cette  fermeture  massive  sera  une 
loui  e perte  pour  les  maisons  de  loca- 
tior.  pour  les  femmes  et  les  hommes 
non  lobilisés.  Mais  nous  n’avons  pas  à 
dis  ter  une  décision  prise  en  toute  né- 
ces  té  dans  les  jours  présents.  La 
Fra  :e  avant  tout.  — M,  J.  Relier. 

EN  SEINE-INFERIEURE 

N us  apprenons  que,  par  autorité  préfec- 
tora  e,  tous  les  cinémas  de  la  Seine-Infé- 
rieure viennent  d’être  fermés.  Dans  des 
villes  d’autres  départements,  à Chaumont 
notamment,  la  même  mesure  a été  prise. 


Le  système  d’enregistrement 
sonore  “ PÜSH  PULL” 
est  utilisé  aux  Etats-Unis 

Le  prochain  film  de  long  métrage  de 
Walt  Disney,  « Fantasia  »,  sera  entière- 
ment enregistré  sur  R.C.A.  push-puSS,  ce 
qui  nécessitera  l’installation  d’appareils 
de  reproduction  sonore  spéciaux  « push- 
pull  » dans  tous  les  cinémas  où  cetfs 
production  sera  projetée. 

Ces  nouveaux  appareils  de  reproduc- 
tion pourront  projeter  aussi  bien  les 
films  d’enregistrement  sonore  ordinaire 
que  ceux  enregistrés  avec  le  « push- 
pull  ».  Un  simple  bouton  permettra  de 
passer  d’un  système  à l’autre.  Mais  l’in- 
verse n’est  pas  possible,  c’est-à-dire 
que  les  reproducteurs  sonores  habituels 
ne  pourront  passer  des  enregistrements 
« push-pull  ».  Le  son  serait  absolument 
inintelligible. 

La  reproduction  de  la  voix,  et  surtout 
de  la  musique  est,  paraît-il,  grandement 
améliorée  par  l’utilisation  du  push-pull. 
Malheureusement,  cette  innovation  de- 
vrait coûter  à chaque  exploitant,  pour  la 
modification  de  son  installation  sonore, 
la  modique  somme  de  £40  à £120,  soit  de 
7.000  à 21.000  francs,  selon  le  système 
de  tête  sonore  actuellement  utilisé. 


: 


o 


SOCIETES  EN  ACTIVITE 


27,  rue  Dumont-d’Urville,  PARIS 

Téléphone  : Kléb.  93-86 


44,  Champs-Elysées 
PARIS 

Elysées  64-31 

Sous  les  Toits  de  Paris, 
A nous  la  Liberté,  Le 
Grand  Jeu,  Pension 
Mimosas,  La  Kermesse 
héroïque,  Désiré,  En- 
trée des  Artistes,  La 
Fin  du  Jour,  Derrière 
la  Façade 


% 

w 

Société  anonyme 

122,  Champs-Elysées 

Téléph.  : Balzac  38-10  et  11 
vous  offre  toute  une  série  de  grands  films 

LES  FILMS  CRISTAL 

63,  Champs-Elysées,  Paris 

Téléphone  : Elysées  60-00 

Ronde  des  Heures  — Vignes  du  Seigneur 
Claudine  à l’Ecole  — Enfant  de  Troupe 
Marraine  du  Régiment  — Moulin  dans  le 
Soleil  — Héros  de  la  Marne 

Vous  Seule  que  j’aime 
Cas  de  Conscience  — Saturnin 
L’Ombre  du  2e  Bureau 
Après  Mein  Kampf,  mes  Crimes,  par 
A.  Hitler 
L’Espion  noir 


LES  FILMS 


Marcel  Pagnolj 

13,  rue  Fortuny,  PARIS  \ 

Téléphone  : Carnot  01-07  Ë 


LES  PRODUCTIONS 

FOX-EUROPA 

DISTRIBUTEURS  DE 


FRANCiN 


44  CHAMPS-ÉLYSÉES_PARIS_et 

Téléphone  : balzac  13-18  et  13-19 
Ad.  Tél.  : francinexso-paris 


$ 


LIBRE 


| ROBERT  JULIAT 

24,  rue  de  Trévise,  Paris  (9e) 

E Provence  38-36 

TOUS  LES  ACCESSOIRES 

POUR  LA  CABINE 

i Charbons  — Miroirs  — Cellules  — Lampes 
| excitatrices  et  Tambours  dentés  pour  appa- 
\ reils  de  toutes  marques 


Les  Films  DE  KOSTER 

20,  boulevard  Poissonnière,  Paris. 

Téléphone  : Provence  27-47. 

UN  GOSSE  EN  OR 
TROIS  ARTILLEURS  A L’OPERA 
AMOUR  INTERDIT 
RETOUR  DE  ZORRO 
REVANCHE  DE  ZORRO 
CŒUR  DE  GOSSE 


./ 


4 


95,  Champs-Elysées 
Elysées  42-78  et  51-49 
Ad.  Tél.:  BR  AUNFILM 

VOUS  N’AVEZ  RIEN  A DECLARER 


5,  av.  Velasquez  i 
PARIS  (8e) 
Téléphone  : 
Laborde  88-50 
6 lignes 
groupées 

Représentant  de 

FILMS  EMKA 

Bruxelles 

C.  C.  C. 
Bordeaux 

A.  G.  L.  F. 
Marseille 

Vente 

pour  1 ’ étranger 
FRIC-FRAC 


LE  VEAU  GRAS 


37,  avenue  George-V,  PARIS 
Téléphone  : Elysées  94-03  et  la  suite 


VEDIS 

FILMS 

TROIS  VALSES 
LOUISE 
ROSE  DE  RIO 


Société 

Anonyme 


PARIS 

FILM 

LOCATION 

79,  CHAMPS-ÉLYSÉES 

Adr.  Télegr.  : PARIFILM 
Téléphone  : Balzac  19-45 


Représentant  de  = 

OMNIA  FILMS  Ltd  | 

Londres  = 

Veille  exclusive  des  meilleurs  81ms  anglais  = 

L’ESPION  NOIB  (C.  Veidt)  - = 
CONTREBANDE  (C.  Veidt)  - = 
Q PLANES  (Laurence  01i-= 
vicr  - R.  Richardson)  - = 
ROYAL  DIVORCE  (P.  Blan-= 
chard  - Ruth  Chatterton)  - = 
TWENTY  ONE  DAYS  (Laurence  Olivier  - V.  Leigh)  - = 
TIIUNDER  IN  THE  CITY  (Edw.  G.  Robinson)  = 


93.  Champs-Elysées 
Elysées  42-78  cl  31-49 

Ad.  Tel.:  BKAUNFILM 


et  des  première  parties  de  qualité 


| ETABLISSEMENTS 
| CINEMATOGRAPHIQUES 

I ECLAIR 

H 12,  rue  Gaillon,  Paris 

= Opéra  50-20 


51 


Société  Centrale  de  Ci 


nématosraphie 


PARADE  EN  7 NUITS 

LES  GARDIENNES 

LES  500  MILLIONS  DE  LA  BEGUM 

6,  rue  Christophe-Colomb,  PARIS  (8e) 
Elvsées  01-10 


36,  avenue  Hoche 
Paris  (8e) 

Téléphoné  : 
Carnot  30-21  et  30-22 

Adresse  télégraphique 
JESTICFILM 
PARIS 


♦♦♦♦♦♦♦♦  ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦♦  ♦ 


CwèÆjmRf 

fRjPKlSl 


RAPH1E 

SE 


3 

rXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX) 


La  Section  Cinématographique 
de  l’Armée  à I Honneur 
sous  l’impulsion 
d’un  grand  chef 


Nous  avons  souvent  parlé  à nos  lecteurs 
de  l’activité  de  la  Section  Cinématographi- 
que de  l’Armée.  En  ces  temps  douloureux  et 
virils  où  notre  héroïque  armée  oppose  aux 
envahisseurs  une  résistance  d’où  dépend  le 
sort  du  pays,  la  Section  Cinématographi- 
que de  l’Armée  poursuit  son  travail,  souvent 
payé  du  sacrifice  de  gloire  et  de  sang. 

Nous  nous  sommes  rendus  rue  du  Plateau 
où  le  Colonel  Calvet,  qui  dirige  avec  autorité 
et  compétence  cet  important  service,  nous 
a reçu  de  la  façon  la  plus  cordiale.  Nous  ne 
présenterons  pas  à nos  lecteurs  le  Colonel 
Calvet,  si  sympathiquement  connu  de  nous 
tous,  par  les  relations  qu’il  entretient  avec 
la  Corporation  depuis  bien  avant  septembre. 

Très  occupé,  nous  n’avons  pas  voulu  abu- 
ser de  son  temps  et  nous  nous  sommes  mis 
en  rapport  avec  un  de  ses  officiers  pour 
avoir  des  détails  sur  tout  le  Service. 

- 11  ne  nous  est  pas  possible,  nous  dit  son 
collaborateur,  de  vous  révéler  dans  quelles 
conditions  nos  opérateurs  et  nos  photogra- 
phes s’acquittent  de  leur  mission.  Nous 
sommes  naturellement  tenus  au  secret  et  la 
Censure  se  chargerait  de  nous  le  rappeler 
si  nous  étions  tentés  de  l’oublier.  Le  public 
des  salles  parisiennes  et  provinciales  a pu 
voir,  récemment,  sous  le  titre  «Vaincre», 
l’un  de  nos  journaux  de  guerre  hebdoma- 
daires. Le  Section  Cinématographique  de 
l’Armée  possède  dans  toutes  les  armées  de 
France,  d’Afrique  du  Nord,  du  Levant  et  de 
Norvège,  des  équipes  d’opérateurs  de  prises 
de  vues  et  de  photographes  qui  nous  adres- 
sent régulièrement  les  travaux  réalisés  de 
Narvik  à Beyrouth. 

- Vous  vous  occupez  aussi  des  photo- 
graphes ? 

- Oui.  Nous  en  parlerons  tout  à l’heure. 
Tous  les  films  reçus  de  nos  armées  sont  aus- 
sitôt développés  et  présentés  à la  censure 
militaire  et  civile.  Les  maisons  d’actualités 
puisent  largement  dans  le  choix  qui  est  mis 


CESSIONS  DE  CINÉMAS 

MM.  les  Propriétaires  et  Directeurs  de  Salles 
sont  informés  que  MM. 

GEORGES  GOIFFON  & WARET 
51,  RUE  GRIGNAN  A MARSEILLE 

sont  spécialisés  dans  les  cessions  de  Salles  ciné- 
matographiques dans  toute  la  Région  du  Midi. 
Les  plus  hautes  références 

Renseignements  gratuits  — Rien  à payer  d'avance 


à leur  disposition.  Nous  montons  d’autre 
part,  avec  ces  mêmes  documents,  notre 
« Journal  de  Guerre  » dont  vous  avez  bien 
voulu  parler  avec  éloges  et  qui  constitue, 
selon  le  mot  d’une  haute  personnalité  de  la 
Presse,  les  archives  les  plus  vivantes  de  la 
guerre.  Nous  ne  sommes  pas  des  commer- 
çants, vous  le  savez.  Nous  ne  demandons 
qu’à  faciliter  la  diffusion  du  Journal  de 
Guerre.  C’est  un  grand  réconfort  pour  nous 
d’apprendre  qu’aux  Etats-Unis  il  constitue 
la  seule  concurrence  des  films  tendancieux 
et  faux  de  l’Allemagne  et  qu’il  a fait  pleurer 
Mine  B oosevelt.  En  Angleterre,  notre  Jour- 
nal a aussi  un  succès  considérable. 

Pourquoi  commence-t-on  seulement  à 
le  voir  en  France  ? 

Nous  sommes  des  producteurs  et  des 
militaires.  Nous  fournissons,  mais  nous  ne 
sommes  pas  chargés  de  distribuer.  11  faut 
rendre  d’ailleurs  hommage  à l’activité  si 
intelligente  et  si  efficace  de  M.  Henry  Tor- 
rès,  chef  du  Service  Cinématographique  à 
l’Information,  qui  a su  diffuser  notre  Jour- 
nal, en  dépit  des  difficultés  de  toutes  sortes 
soulevées  par  des  organisations  les  plus  di- 
verses. 

— Que  voulez-vous  dire  ? 

Rien  d’autre.  Nos  photographes  en- 
voient aussi  toute  leur  production  aux  ser- 
vices du  Continental  qui  assurent  la  répar- 
tition à la  presse  et  aux  agences.  Nous  nous 
préoccupons  aussi  de  la  propagande  à 
l’étranger  et  certains  documents,  d’une 
criante  et  affreuse  vérité,  ont  produit  aux 
Etats-Unis  une  impression  profonde. 

Vous  avez  eu  à déplorer  des  pertes 
glorieuses  ? 

Nos  opérateurs,  nos  photographes  mon- 
trent, comme  leurs  camarades,  un  mépris 
absolu  du  danger.  Nous  avons  de  nombreu- 
ses citations  à l’ordre  du  jour.  Et,  hélas, 
aussi  à pleurer  de  charmants  camarades 
comme  Baudoin  et  Ruffin.  Cinq  de  nos  opé- 
rateurs ont  été  blessés  assez  sérieusement. 
Un  de  nos  officiers  aussi.  C’est  la  guerre  ! 
Vous  pouvez  ajouter  que  nous  continuons 
l’importante  mission  de  notre  cinéma  ré- 
créatif dans  toutes  les  armées  qui  ne  sont 
pas  engagées  dans  la  mêlée.  Nous  avons, 
depuis  le  début  de  la  guerre,  projeté,  en 
35  ou  en  16  millimètres,  des  milliers  de 
films  et  souvent  même  des  fdtns  récents. 

- Vous  devez  avoir  des  archives  impres- 
sionnantes ? 

— C’est  le  mot.  Tous  nos  films,  toutes  nos 
photos,  écartés  par  la  Censure,  serviront, 
un  jour,  à montrer  de  quel  prix  nous  avons 
accédé  à la  victoire  qui  couronnera  l’ef- 
fort de  la  France  et  des  Alliés.  Ces  docu- 


ments sont  en  lieu  sûr.  Et  notez  bien  que  la 
collection  même  du  Journal  de  Guerre  cons- 
titue déjà  l’histoire  en  images  de  la  guerre 
la  plus  sincère,  la  plus  abondante  et  la  plus 
émouvante  ». 

Nous  avons  remercié  notre  interlocuteur 
de  ses  déclarations  intéressantes.  Nous  sa- 
vons qu’en  plein  combat,  les  cinéastes  et 
photographes  de  l’Armée  poursuivent,  au 
péril  de  leur  vie,  leur  tâche  sacrée.  Nous  sa- 
vons qu’en  France  meurtrie,  en  Norvège, 
partout  où  nous  nous  battons,  la  caméra  est 
présente  et  nous  souhaitons  que,  dans  tou- 
tes les  salles  de  France,  soient  projetés, 
in  extenso,  ce  « Journal  de  Guerre  » qui 
nous  montre  nos  fils  et  nos  frères  héroïques 
et  ne  manque  jamais  d’exalter  noblement 
leur  rôle  glorieux. 

Le  „Mayflower  Picfures,, 
reco m m ence 
en  Angleterre 

Mayflower  Productions,  société  de  Ericli 
Pommer,  Charles  Laughton  et  R.  K.  O.,  va 
de  nouveau  s’occuper  de  production  en  An- 
gleterre. Mais  il  s’agira  vraisemblablement 
de  courts  sujets  uniquement. 


4 


HT»  ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦♦♦♦♦♦♦♦♦» 


ciNɫfHiE 


DANS  LES  STUDIOS 


BILLANCOURT 


Ils  étaient  Cinq  Permission- 
naires. 

Réal.  : P.  Caron. 

Ved.  : A.  Bernard,  Ginette  Le- 
clerc, Raymond  Cordy,  Trame], 
Jack  Wilson,  Sylvia  Bataille,  etc. 
Tournage  : 2e  semaine. 

Décors  : La  villa  Brou,  le  théâ- 
tre. 

Prod.  : Eclair-Journal. 


ËPINAY-ÉCLAIR 


Jean  Douarinou  a construit 
dans  le  parc  des  studios  un  dé- 
cor : « Le  Castelet  » pour  Ils 

étaient  Cinq  Permissionnai- 
res. Pierre  Caron  tournera  à 
Epinay  à partir  de  lundi  pro- 
chain. 


N E U I L L Y 


Remorques  esl  achevé. 
Prod.  : Impérial-Sédif. 


AU  MONTAGE 

« SOYEZ  LES  BIENVENUS  » 

Ce  film  de  J.  de  Baroncelli  esl 
en  voie  de  montage.  Il  est  inter- 
prété par  Lucien  Baroux,  dans 
le  rôle  principal,  Jules  Berry, 
André  Lefaur,  Jean  Mereanton, 
Jean  Tissier,  Carette,  Gabrielle 
Dorziat,  Simone  Berriau  et  Ma- 
rion Delho.  Production  Cipra. 


FRANÇOIS  Ier 


Guet-Apens  dans  la  Forêt 
Noire. 

Réal.  : Félix  Gandéra. 

Ved.  : Marie  Déa,  Alice  Field, 
Jean  Max,  Jean  Servais,  Berge- 
ron,  Debucourt. 

Décors  : Une  grande  brasse- 
rie avec  figuration  importante. 

Tournage  : 4"  et  dernière  se- 
maine. 

Production  : Gandéra. 

Distr.  : C.  F.  C. 


FRANCO U R 


Pour  permettre  la  construc- 
tion de  plusieurs  grands  décors 
pour  le  troisième  sketch  : Para- 
de en  Sept  Nuits,  le  film  s’est 
interrompu  cette  semaine. 

On  monte  un  décor  de  loge  de 
concierge,  une  péniche,  un  vas- 
te garage. 

Le  travail  reprendra  lundi  3 
juin. 

EN  PRÉPARATION 

« SERVIR  » 

Maurice  Cloche  prépare  une 
production  de  grand  métrage 
qui,  sous  le  titre  c Servir  », 
sera  consacrée  à l’activité  des 
femmes  françaises  pendant  la 
guerre. 

Le  film  sera  romancé  et 
joué  par  des  acteurs. 


G.  M.  FILM  CREE 
UN  LABORATOIRE 
EN  PROVINCE 

M.  Rosenave,  directeur  de 
G.  M.  Film,  devant  l’extension 
des  Centres  cinématographiques, 
n’a  pas  hésité,  pour  répondre 
aux  besoins  nouveaux  de  la 
clientèle,  à créer  un  laboratoire 
en  province,  ainsi  qu’un  dépôt 
de  négatifs  et  de  positifs. 

L’activité  de  G.  M.  Film  esl 
donc  parfaitement  adaptée  aux 
conditions  actuelles  de  l’Indus- 
trie. 


ERRATUM 

« MA  BELLE  MARSEILLAISE  » 

Une  coquille  nous  a fait  impri- 
mer, dans  le  dernier  numéro, 
Marseille  mes  Amours  à la  place 
de  Ma  Belle  Marseillaise,  dont  la 
production  serait  entreprise 
cette  année  aux  studios  Pagnol. 


PARMI  NOS  REFUGIES 

■ Nous  apprenons  avec  plai- 
sir que  M.  Charles  S.  Liverman, 
l’ingénieur  du  son  bien  connu,  a 
pu  quitter  Bruxelles  où  il  était 
en  train  de  tourner  aux  studios 
Sonart. 

M.  Liverman  était  accompa- 
gné de  sa  femme,  Mme  Jeanne 
Liverman  et  de  M.  George  E. 
Burgess,  directeur  technique  des 
Studios  Sonart. 

Nous  rappelons  que  MM.  Bur- 
gess et  Liverman  furent  parmi 
les  pionniers  du  film  sonore  en 
France. 

DEUIL 

On  nous  signale  le  décès  de 
M.  Edouard  Lopard,  directeur 
du  cinéma  Palace,  de  Maisons- 
Laffitte. 

Nous  adressons  à sa  famille, 
nos  très  sincères  condoléances. 


EXPRESS  TRANSPORT 
COMMUNIQUE 

■ Certaines  firmes  de  Distribu- 
tion cinématographique  ayant 
manifesté  leur  désir  de  transférer 
momentanément  tout  ou  partie 
de  leurs  services  sur  la  province, 
Express  Transport  nous  avise 
que  son  centre  de  la  Courneuve 
peut  assurer  en  leur  lieu  et  place 
les  travaux  qui  devraient  être 
nécessairement  effectués  à Paris. 

Ils  peuvent  donc  prendre  un 
service  complet  en  charge  com- 
prenant le  magasinage,  la  vérifi- 
cation, le  camionnage  et,  éven- 
tuellement, la  distribution  di- 
recte aux  clients  de  la  Région 
parisienne. 

Il  va  de  soi  que  leurs  services 
continuent  à fonctionner  poul- 
ies transports  à destination  de  la 
province  et  de  l’étranger. 

A LA  C.  F.  LUX 

Mme  Josette  France,  Prési- 
dent et  Administrateur-Délégué 
de  la  « Lux  » Compagnie  Ciné- 
matographique de  France,  26, 
rue  de  la  Bienfaisance,  Paris, 
nous  informe  que  M.  N.  Rosso  a 
quitté  le  Conseil  d’Administra- 
tion  en  plein  accord  avec  la  So- 
ciété. 

Par  ailleurs,  elle  nous  informe 
que  l’activité  de  la  « Lux  » con- 
tinue comme  par  le  passé  et  dé- 
ment catégoriquement  tous  les 
bruits  concernant  la  fermeture 
de  l’établissement. 

PUBLICITE  DU  MÉTROPOLITAIN 

Département  Cinémas 


L.  PERTUS 

3,  rue  Duperré,  Paris  (9  ) 
de  9 heures  à 14  heures  : 
Trinité  15-14 

de  14  heures  à 24  heures  : 
Roquette  30-12 


Maria  LYNN 


Oscar  STRAUS 


Un  Grand  Film  Français  en  préparation 

La  Grande  Traversée 


On  prépare  actuellement  à Paris,  un  très 
grand  film  dont  la  réalisation  est  prévue  poul- 
ie mois  de  juillet  prochain.  Il  s’agit  de  La 
Grande  Traversée,  un  sujet  original  de  Ja- 
cobi,  auquel  le  célèbre  auteur  de  Jean  de  la 
Lune,  Marcel  Achard,  apportera  la  saveur 
de  son  dialogue  tendre,  profond  et  spirituel. 

La  particularité  de  celte  production  que 
nous  devrons  à une  nouvelle  maison  de 
films  : « Ciné  Production  VIX»,  consiste 
dans  le  fait  qu’une  version  espagnole  sera 
tournée,  simultanément,  au  film  français. 

Les  protagonistes  de  La  Grande  Traversée 
seront  Victor  Francen  qui,  depuis  long- 
temps, n’aura  pas  eu  un  rôle  aussi  « à sa 
mesure  »,  et  une  nouvelle  vedette  - nou- 
velle pour  l’écran  français,  puisqu’elle  a déjà 
tourné  en  Italie  et  en  Angleterre  — Maria 
Lj  n n . 

La  musique  de  cette  importante  produc- 


tion sera  écrite  par  Oscar  Straus,  l’auteur 
de  Trois  Valses.  Et  c’est  tout  dire. 

Sans  vouloir  déflorer  le  sujet,  on  peut  ré- 
véler qu’il  s’agit  d’une  très  belle  histoire 
d’amour  située  sur  un  paquebot  qui  fait  la 
traversée  Amérique  du  Sud-France  dans  la 
dernière  quinzaine  du  mois  d’août  1939. 
Victor  Francen  incarnera  un  savant  fran- 
çais et  Maria  Lynn  une  danseuse  sud-amé- 
ricaine. Commencé  dans  le  cadre  luxueux 
du  grand  transatlantique,  h-  film  s’achèvera 
dans  les  magnifiques  décors  du  Paris  de 
l’automne  39. 

La  Grande  Traversée,  sans  être  un  film 
de  guerre,  sera,  néanmoins,  une  œuvre  fran- 
çaise qui  devra  servir  à l’étranger  le  pres- 
tige de  la  France. 

Ajoutons  que  le  metteur  en  scène  prévu 
pour  la  réalisation  de  ce  film  est  Max 
Ophüls,  actuellement  aux  armées. 


Victor  FRANCEN 


Marcel  ACHARD 


Sous-titres  en  toutes  langues 
pour  films  parlants 

COPY- BOURSE 

TITRA-FILMS 

130,  Rue  Montmartre 

Tel.  : GUT  15-11 

26,  rue  Marbeuf,  PARIS 

est  ouvert 

! Tél.  : ELYSEES  00-18  et  00-29 



et  se  charge 

Le  procédé  TM  IIA-FILM  vous  garantit 

sur  n’importe  quelle  émulsion  positive 

tous  travaux 

ancienne  ou  récente 

machine  à écrire 

des  impressions  claires,  nettes 

sans  bavures  et  lisibles 

; 

même  sur  fond  blanc 

Travaux 

TITRA -FILM  EST  LE  MEILLEUR  PROCEDE 
APPLICABLE  AUX  FILMS  EN  COULEURS 

machine 

et 

duplicateurs 

Les  copies  sous-titrées  par  TITRA-FILM 
peuvent  être  vernies,  lavées,  nettoyées 

etc.,  sans  aucun  inconvénient. 

POUR  AVOIR  LES  MEILLEURS  PRIX 
DANS  LÀ  MEILLEURE  FABRICATION 

CONSULTEZ  SANS  HÉSITER 


CINÉ- SIÈGES 

45,  RUE  DU  VIVIER  à AUBERVILLIERS  (Seine) 

Téléphoné  : FLAND  RE  01-08 


SMBB—i —B— I M — — 


PETITES  4NMONCES 


OFFRES  D’EMPLOI 


Cirta  - Palace,  Constantine 
(Algérie)  offre  de  venir  en  aide 
à réfugié  exclu  de  toutes  obliga- 
tions militaires,  pour  doubler 
autre  opérateur  sur  Wester  Sim- 
plex. Ecrire  avec  références. 


DEMANDES  D’EMPLOI 


Directeur,  48  ans,  marié,  en- 
core en  situation,  ayant  fait  ses 
preuves,  très  bon  programma- 
teur, connaissance  absolue  cabi- 
ne, fils  opérateur,  cherche  autre 
situation  région  sud-ouest,  25  ans 
expérience,  très  bonne  présenta- 
tion, pari,  anglais. 

Ecrire  n"  135. 


Bon  opérateur,  prise  de 
vues,  possédant  caméra  repor- 
tage, libre  de  suite. 

M.  Michel,  68,  rue  Général- 
Galliéni,  Boulogne  - sur  - Seine, 
iolitor  21-30. 


Ex-directeur  cinéma  Select  à 
Amiens  (Somme),  cherche  gé- 
rance, accepterait  place  chef  de 
poste. 

Ecrire  M.  Rémy,  24,  rue  du 
Départ,  Enghien-les-Bains  (Sei- 
ne-et-Oise). 


Jeune  homme,  18  ans,  diplô- 
mé E.C.P.,  cherche  emploi  assis- 
tant metteur  en  scène. 

Ecrire  M.  Lord,  48,  route  de 
Croissy,  Le  Vésinet  (Seine-et- 
Oise).  

Opérateur  projection,  réfé- 
rences Belgique,  cherche  emploi 
Paris. 

Ecrire  n°  136. 

Très  bonne  sténo-dactylo, 

programmatrice,  excellentes  ré- 
férences, cherche  place. 

Ecrire  n°  137. 

Bonne  secrétaire  sténo- 
dactylo, bien  au  courant  comp- 
tabilité, cherche  place. 

Ecrire  n°  138. 

Aide  - opérateur,  références 
métier,  cherche  emploi. 

Ecrire  M.  Wald,  12,  boulevard 
Poissonnière,  Paris. 

Opérateur  recherche  emploi 
pour  soirée  ou  remplacement 
Paris. 

Ecrire  n°  139. 


DIVERS 

Guy  Bachand  Cinéma,  Im- 
meuble Olivier,  Sherbrooke  P.  Q. 
Canada,  désire  entrer  en  relation 
avec  maisons  de  films  et  dessins 
animés  publicitaires,  et  aussi 
éditeurs  de  magazines  à prix 
populaires. 


iilllliili! 


FILMS  ALBATROS 

7,  Avenue  Vion  Whitcomb 
PARIS-166 
Tél.  : Jasmin  18-96 


116 


Représentant  général  pour 
Europe  Continentale 
Ernest  WETTSTEIN 
bis,  av.  des  Champs-Elysées 
PARIS 

Tél,  : BAL.  34-38 
Câbles  ERWETT-PARIS 


£ 


WÊL 

37,  Avenue  des  Champs-Elysées 
PARIS  (VIIIe) 

Téléphone  : Balzac  40-38 
Câbles  : EERRREN-PARIS 

LIBRE 

ILFORD1 

Pellicule  vierge  = 
Agents  Exclusifs  i| 

WELLINGTON  & WÀRD  S.  A.  | 

52,  rue  de  Dunkerque  = 
PABÏS-IX*  g 

Tél.  : Trud.  83-82.  1 

Télégr.  : Wellward.  = 


MATERIEL  MODERNE  - TRANSPORTS  - DOUANES 


| ECRANS 

| Superdiaphonic 

= Ingnifugés 

( Henry  DEBIEVRE 

g 1,  rue  Laffitte,  PARIS 
1 Tél.  : Tait.  45-66 


EN  PREPARATION 


C.T.M.C. 

320,  rue  Saint-Honoré 
PARIS  (I”) 

Téléphone  : Opéra  24-91 


APPAREILS  SONORES 

» ELECTROPHONIC  » 
« SUPER-PHONIC  » 

SALLE  DE  VISION 
AUDITORIUM 
MATERIEL  COMPLET 
POUR  CINEMAS 


LES  UÈGEi 

STELLA 

USiME  a LABRUCUÎÈRE  .TARN 


MICHÂIMERIN 


TRANSPORTS  EXTRA  RAPIDES  6E  FIIMS 
2. RUE  DE  ROCROY 

Tru  daine  72-81  (7  ligne») 

Permanent  nuit  et  jour. 


Rapid  Universal  | 
Transport  | 

Tél.  : Trud.  01-50  = 


TRANSPORTS  = 
RAPIDES  DES  FILMS  = 
TOUTES  DIRECTIONS  = 


2,  rue  Thimonnier  = 

PARIS  (IX')  | 

lllllllllliilllllllilllllililllltlillill  itllllllllrn 


lmp-  de  Ea  Cinématographie  Française,  29,  rue  Marsoulan,  Paris. 


Gérant  : P.  A.  Harlé. 


DIRECTEURS! 


PROGRAMMEZ 


TOURBILLON 
DE  PARIS 


Le  grand  film  de  RAY  VENTURA 

ÉTOURDISSANT 

DE  VERVE... 

DE  GAIETÉ... 

ET  DE  JEUNESSE... 


f DISTRIBUTION  ^ 


GRANDE  REGION 

A MARSEILLE 

A BORDEAUX 

A 

LYON 

VE  NTE  EXCLUSIVE 

A L’ÉTRANGER 

TRANSAT  FILM 

PA  R I S I S I E N N E 

ALBERT  LAUZIN 

DORFMANN 

Agence  Générale 

de  Location  de  Film 

Comptoir 

Commercial 

CH.  PALMADE 

61.  Rue  Chabrol 

Cinématographique 

9,  Rue 

des  Archers 

29,  Rue  de  Marignan 

PARIS 

50,  Rue  Senac 

26,  Rue  du  Manège 

PARIS 

REDACTION  ET  ADMINISTRATION  : 29,  rue  Marsoulan,  PARIS  (XII  ).  — Tél.:  Diderol  85-35 

Abonnement  : 121  fr.  20 


Au  milieu  d’extérieurs  magnifiques,  se  déroule 
l’action  de  Angélica,  film  de  .1.  Choux 

avec  Viviane  Romance  et  Georges  Flamant. 

(Discina). 

Le  Journal  Ue  Guerre  est  projeté 
à Genève  et  Zurich 

Nous  apprenons  que  le  « Journal  de 
Guerre  » est  projeté  dans  les  deux  sal- 
les Cinébref  de  Genève  et  de  Zurich,  les 
deux  plus  grandes  salles  d’actualités  de 
Suisse,  depuis  plusieurs  semaines  déjà. 

C’est  une  satisfaction  pour  nous  que 
de  savoir  que  l’effort  du  S.  C.  A.  est, 
connu,  non  seulement  en  Afrique  du 
Nord,  mais  en  Suisse.  La  valeur  de  ces 
bandes  hebdomadaires  est  faite  autant 
de  la  qualité  technique  des  opérateurs 
que  de  leur  courage  absolu,  égal  à celui 
de  toute  l’armée  française. 

Nos  amis  suisses  lisent  ainsi,  chaque 
semaine,  sur  l’écran,  des  pages  de  gloire 
et  de  ténacité.  Remercions-les  de  leur 
sympathie. 

“VAINCRE”  passe  en  Algérie 

H De  nombreux  cinémas  (l’Alger  ont  pro- 
jeté dernièrement  un  document  de  guerre 
du  plus  haut  intérêt,  Vaincre,  film  édité  par 
la  Section  Cinématographique  de  l’Armée. 
P.  S. 

M.  JEAN  PROUVOST  devieiiT 

Ministre  Je  l’Information 

Au  cours  du  récent  remaniement 
ministériel,  SV5.  Paul  Raynaud  a nom- 
mé notre  confrère  M.  Jean  Prouvost, 
directeur  général  de  Paris-Soir,  mi- 
nistre de  l’ Information.  M.  Frossard 
prend  de  ce  fait  le  ministère  des  Tra- 
vaux publics,  et  IVE.  Yvon  Delbos  de- 
vient ministre  de  ë’ Education  natio- 
nale. 


LETTRE  DE^  LONDRES 

La  Carrière  du  Film  français 


Les  Actualités  françaises  triomphent 


A l’Academy,  La  Marseillaise,  de  Jean  lie- 
noir,  dans  une  «nouvelle  version»,  n’a  at- 
tiré qu’un  public  restreint.  Est-il  besoin  de 
signaler  qu’un  spectacle  doit  s’efforcer,  à 
l’heure  actuelle,  de  distraire  les  gens  des 
mille  préoccupations  de  guerre  dont  ils  sont 
quotidiennement  assaillis  ? De  grâce,  pas  de 
cliquetis  d’armes...  Mlle  Elsie  Cohen  l’a  vite 
compris  puisqu’elle  s’est  empressée  de  sau- 
ver de  nombreuses  tètes  en  interrompant 
la  prise  de  la  Bastille...  En  attendant  la  re- 
prise future,  Liban  Harvey  dans  Sérénade, 
relatant  un  amour  de  Schubert,  nous  fait 
passer  un  délicieux  moment  musical,  aux 
côtés  d’un  Jouvet  magistral,  et  d’un  excel- 
lent Lancret  dans  un  rôle  de  composition. 

Ils  étaient  Neuf  Célibataires,  blague  d’al- 
liances, continue  à triompher  au  Studio  One. 
Son  étincelante  distribution,  l’esprit  qui  y 
fuse  à tout  bout  de  champ,  font  les  délices 
des  spectateurs.  Ceci  est  une  preuve  fla- 
grante de  ce  que  j’avançais  il  y a quelque 
temps  de  cela,  à savoir  : un  bon  film  fran- 
çais, spirituel  et  gai,  est  infailliblement 
goûté. 

Par  contre,  les  exploitants  anglais  ont 
dû  se  rendre  à l’évidence  que  les  vieux 
films  français,  descendus  de  quelque  étagère 


poussiéreuse,  n’ont  aucune  chance  de  suc- 
cès. L’Embassy,  après  quelques  coups  de 
plumeau,  a donc  jeté  L'Epervier  en  pâture 
au  public.  Celui-ci  fui  une  proie  facile  pour 
Charles  Boyer  dont  le  nom  seul  est  une  ga- 
rantie de  succès.  Mais  les  critiques  ne  mi- 
rent pas  longtemps  à s’apercevoir  qu’ils 
étaient  tombés  sur  un  bec  (et  crochu).  Il  a 
été  remplacé  par  Le  Dernier  Tournant,  très 
bien  accueilli  grâce  à la  présence  de  Fer- 
nand Gravey,  Corinne  Luchaire  et  Michel 
Simon. 

Les  actualités  françaises  sont  au  pro- 
gramme de  toutes  les  salles  spécialisées, 
qinsi  que  des  salles  d’actualités.  La  propa- 
gande contenue  dans  ees  images  prises  sur 
le  vif  est  prodigieuse.  IVÎass  elle  risque  de 
s’évanouir  en  fumée  si  une  amélioration 
considérable  n’est  apportée  sans  retard 
dans  la  rédaction  des  sous-titres  anglais. 
En  effet,  ceux-ci  sont  actuellement  telle- 
ment rares  et  laconiques  que  l’image 
perd  les  trois  quarts  de  sa  valeur  aux 
yeux  des  spectateurs  qui  n’entendent 
point  le  français.  Et  il  n’v  a rien  de  tel  que 
l'ennui  pour  leur  faire  dire  « baille-baille  »... 

Raymond  Anzannt. 


♦ 

Fermeture  des  Cinémas  de  l’Eure 


Nous  apprenons  que,  suivant  l’exemple 
donné  par  les  Préfets  de  la  Seine-Inférieure 
et  de  la  Meurthe-et-Moselle,  le  Préfet  de  l’Eu- 
re vient  d’ordonner  la  fermeture  générale 
des  cinémas  de  son  département.  Nous  pen- 
sons que  pareille  mesure  est,  non  seulement 
très  dure  pour  l’Industrie  du  Cinéma,  mais 
encore  préjudiciable  pour  cette  indispensa- 
ble force  morale  des  civils,  auxquels  le  ci- 
néma, distraction  saine,  apporte  tant  de  ré- 
confort. 

Mais  il  n’y  a qu’à  s’incliner  ! 

Faisons  cependant  remarquer  aux  autori- 
tés compétentes  que  ces  mesures  de  ferme- 
ture ne  se  peuvent  vraiment  concevoir  si  la 
Défense  Passive  a,  comme  nous  le  suppo- 
sons, organisé  les  abris  proches  des  cinémas 
et  fait  observer  toutes  les  règles  et  précau- 
tions obligatoires  en  cas  d’alerte. 

Notre  Directeur  n’écrivait-il  pas  la  se- 
maine dernière  dans  son  éditorial  : Il  ne 


lient  qu'aux  représentants  du  ministre  de 
l'Intérieur  d’obtenir  dans  chaque  ville  ce 
meme  résultat  (le  résultat  obtenu  à Paris 
lors  d’alertes  de  jour  et  de  nuit...)  En  ef- 
fet, les  spectateurs  ne  risquent  pas  plus  à 
proximité  de  bons  abris  que  chez  eux  dans 
des  septièmes  ou  des  troisièmes  étages  oû, 
avec  insouciance  ils  pourraient  être  tentés 
de  rester  dans  l’atmosphère  intime  de  leur 
foyer.  Pour  être  précis,  disons  qu’ils  ris- 
quent moins. 

Espérons  que  dans  peu  de  temps,  les  dé- 
partements touchés  par  les  mesures  de  fer- 
meture et  éloignés  de  la  zone  de  combat 
pourront  obtenir  la  réouverture  de  leurs 
salles  en  faisant  la  preuve  des  excellents 
moyens  de  protection  contre  les  bombarde- 
ments mis  par  les  directions  des  cinémas  à 
la  disposition  des  spectateurs  éventuels. 

Lucie  Derain. 


SOCIETES  EN  ACTIVITE 


i 

i 

1 v/ 

|||P§ 

= 

Société  anonyme 

| 27,  rue  Dumont-d’Urvilie,  PARIS 

122,  Champs-Elysées 

Téiéph.  : Balzac  38-10  et  11 

Téléphone  : Kléb.  93-86 

E- — - — 

nous  offre  toute  une  série  de  grands  films 

LES  FILMS 


44,  Champs-Elysées 
PARIS 

Elysées  64-31 

Sous  les  Toits  de  Paris, 
A nous  la  Liberté,  Le 
Grand  Jeu,  Pension 
Mimosas,  La  Kermesse 
héroïque,  Désiré,  En- 
trée des  Artistes,  La 
Fin  du  Jour,  Derrière 
la  Façade 


LES  FILMS  CRISTAL 

63,  Champs-Elysées,  Paris 

Téléphone  : Elysées  60-00 

Ronde  des  Heures  — Vignes  du  Seigneur 
Claudine  à l'Ecole  ■ — Enfant  de  Troupe 
Marraine  du  Régiment  — Moulin  dans  le 
Soleil  — Héros  de  la  Marne 

Vous  Seule  que  j'aime 
Cas  de  Conscience  — Saturnin 
L’Ombre  du  2e  Bureau 
Après  Mein  Kampf,  mes  Crimes, 

A.  Hitler 
L’Espion  noir 


par 


Marcel  Pagnolî 

13,  rue  Fortuny,  PARIS  = 

Téléphone  : Carnot  01-07  [ 


LES  PRODUCTIONS 

FOX-EUROPA 

DISTRIBUTEURS  DE 


I ^ 


FRÂNCIN 


Téléphone  : balzac  13-18  et  13-19 
Ad.  Tél.  : francinexso-paris 


36,  avenue  Hoche 
Paris  (8e) 

Téléphoné  : 
Carnot  30-21  et  30-22 

Adresse  télégraphique  : 
JESTICFILM 
PARIS 


| ROBERT  JOUAT 

24,  rue  de  Trévise,  Paris  (9e) 

Ë Provence  38-36 

TOUS  LES  ACCESSOIRES 

POUR  LA  CABINE 

\Charbons  — Miroirs  — Cellules  — Lampes 
zpxcitatrices  et  Tambours  dentés  pour  appa- 
\ reils  de  toutes  marques 

\ 37,  avenue  George-V,  PARIS 

j Téléphone  : Elysées  94-03  et  la  suite 


VEDIS 

FILMS 

TROIS  VALSES 
LOUISE 
ROSE  DE  RIO 


Les  Films  DE  KOSTER 

20,  boulevard  Poissonnière,  Paris. 

Téléphone  : Provence  27-47. 

UN  GOSSE  EN  OR 
TROIS  ARTILLEURS  A L’OPERA 
AMOUR  INTERDIT 
RETOUR  DE  ZORRO 
REVANCHE  DE  ZORRO 
CŒUR  DE  GOSSE 


95,  Champs-Elysées 
Elysées  42-78  et  51-19 
Ad.  7,1  . BR  UNFIl.M 


5,  av.  Velasquez  i 
PARIS  (8  ) 
Téléphone  : 
Laborde  88-50 
6 lignes 
groupées 

Représentant  de 

FILMS  EMKA 

Bruxelles 

C.  C.  C. 
Bordeaux 

A.  G.  L.  F. 
Marseille 

Vente 

pour  1 ’ étranger 


Société 
Anon  vme 


PARIS 

FILM 

LOCATION 

79,  CHAMPS-ÉLYSÉES 

A <lr.  \ è) pgr.  : PARI  FILM 
Téléphone  : Balzac  Iîl-4.’» 


FRIC-FRAC 
VOUS  N’AVEZ  RIEN  ,4  DECLARER 
LE  VEAU  GRAS 


Représentant  de  = 

OMNIA  FILMS  Ltd  = 

Londres  = 

ïeiile  exclusive  îles  meilleurs  films  anglais  = 

L'ESPION  NOIE  (C.  Veidt)  ■ |j 
CONTREBANDE  (C.  Veidt)  - = 
Q PLANES  (Laurence  Oli-  — 
vier  - 1L  Birhardsoni  - = 
BOVAL  DIVORCE  (T>.  Rlan-  = 
îhard  - Ruth  Chatterton)  - = 
TW  EN  T Y ONE  DA  VS  (Laurence  Olivier  - V.  Leigh) 

Tl  I UN  DE  B IN  THE  CITY  (Edw.  G.  Robinson  > = 


O1».  Champ*- Flirts 
Elysées  12-78  ci  5 I -4‘.» 

Ad.  El.:  B < AUNHLM 


et  des  première  parties  de  qualité 


ETABLISSEMENTS 

CINEMATOGRAPHIQUES 

ECLAIR 

12,  rue  Gaillon,  Paris 
Opéra  50-20 


SociHÉ  Centrale  de  0 


intiMtosrapliie 


PARADE  EN  7 NUITS 

LES  GARDIENNES 

LES  500  MILLIONS  DE  LA  BEGUM 

6,  rue  Christophe-Colomb,  PARIS  (8e) 
Elvsées  01-10 


C 


c 


oiyipagnie  Industrielle 


c, 


OMIYIERCIALE  ÜINÉIYIATCGRAPHIQU: 

QUALITÉ 

LA  RÉVOLTF.  DES  VIVANTS 
6e  ÉTAGE 
LE  DUEL 


Elysées  0110 


6,  rue  Christophe-Colomb,  Paris-8  — 


rTYTYYTTxxxrxxxxxxinrma 


CINE 


FR 


RAPHIE 

Si 


3 


♦♦♦♦»♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦♦ 


PERMANENT  A TOULOUSE 
SANS  INTERRUPTION 


t BeJjÇ  A *4 ( MT&) , Z,  ** 
T tl(/dciU*L«.  ^î.  ÿo 


Les  exploitants,  par  suite  d’un  nouveau 
décret  fixant  l’heure  de  fermeture  à 22  h.  30, 
ont  décidé,  d’un  commun  accord,  de  don- 
ner un  spectacle  permanent  sans  interrup- 
tion. 

Notons  également  qu’en  raison  de  l’obscu- 
rité totale  de  la  ville,  toutes  les  lumières  ex- 
térieures sont  interdites  : aucune  façade  ai! 
néon,  les  halls  sont  «bleutés». 

L’afflux  des  réfugiés,  ces  derniers  jours, 
semble  donner  un  regain  d’activité  à nos 
établissements,  ceux-ci  présentent  toujours 
des  programmes  de  choix,  agrémentés  de 
films  de  propagande  en  faveur  de  la  Dé- 
fense nationale. 

Voici  les  dernières  productions  projetées 
sur  nos  écrans  : Elles  étaient  Douze  Fem- 
mes (Variétés);  Sidi-Brahim  (Trianon); 
Quatre  au  Paradis  (Plaza);  Chantons  quand 


même  et  Booloo  (Trianon);  L’Intrigante  (Va- 
riétés); Le  Président  Haudecœur  (Variétés); 
La  Baronne  de  Minuit  (Gaumont);  La  Vie  en 
Rose  (Plaza);  Mes  Crimes  (Trianon);  Vic- 
toire sur  la  Nuit  (Gaumont);  Quartier  Latin 
(Trianon);  La  Famille  Duraton  (Gaumont); 
Corruption  et  Troubles  au  Canada  (Varié- 
tés); Miss  Manton  est  Folle  et  Compagnons 
d’infortune  (Plaza). 

Signalons  en  terminant  deux  intéressantes 
innovations  : la  direction  des  Variétés  a fait 
installer  un  poste  de  T.  S.  F.  dans  le  hall  de 
son  cinéma,  ce  qui  lui  permet  de  donner  au 
fur  et  à mesure,  à ses  spectateurs,  les  nou- 
velles du  «Radio-Journal  de  France»;  le 
Plaza  communique  chaque  jour  à son  pu- 
blic les  dernières  informations  transmises 
par  l’Agence  Havas. 

Roger  Bruguière. 


DANS  LES  STUDIOS 


.V  /*•  ■ t •’  r %»■  - ■ r*.-  yw  »-■-  ■ ■ ,r- . K 

O 1 

1 TOURNE 

BILLANCOURT  R 

DUV1VIER  VISIONNE  A NICE 

« UNTEL  PERE  ET  FILS  » 

Nice  29  mai.  — Julien  Duvi- 
vier  vient  de  visionner  en  pré- 
sence de  quelques  amis  son  der- 
nier film  IJntel  Père  et  Fils  qui 
a été  entièrement  réalisé  aux 
studios  de  la  Victorine.  Ce  film, 
qui  est  d’une  actualité  pathéti- 
que, a produit  la  plus  profonde 
émotion.  — - Ed.  E. 

♦ 

« LE  LOUP  ET  L'AGNEAU  » 

Nous  avions  annoncé  la  réali- 
sation d’un  dessin  animé  en  cou- 
leurs fait  en  France  sous  le  titre 
Le  Loup  et  l’Agneau.  Ce  film  qui 
dure  neuf  minutes  est  mainte- 
nant terminé  et  prêt  à sortir.  Sa 
valeur  artistique  se  double  d’une 
force  satirique  qui  en  fait  un  ex- 
cellent  film  de  propagande. 

Pourquoi  ne  le  sort-on  pas  ? 


Fernandel  et  Thérèse  Dorny 
dans  L’Acrobate,  film  de  J.  Boyer 

(C.C.  F.  C.) 


On  monte  Guet-Apens  dans 
la  Forêt  Noire  qui  est  achevé. 
Réal.  : F.  Gandéra. 

Prod.  : F.  Gandéra. 

Dislr.  : C.  F.  C. 


MARSEILLE  (Pagnol) 


La  Fille  du  Puisatier. 

Réal.  : M.  Pagnol. 

Ved.  : Raimu,  Fernandel,  Jo- 
I sette  Day,  Charpin,  Betty  Dauss- 
mond,  Tramel,  Georges  Grey. 
Tournage  : 3°  semaine. 

Prod.  : Pagnol. 


ÉRINAY-ÉCLAIR 


Ils  étaient  Cinq  Permission- 
naires. 

Réal.  : P.  Caron. 

Ved.  : A.  Bernard,  G.  Leclerc, 
Sylvia  Bataille,  J.  Wilson,  R. 
Cordy,  Tramel,  etc... 

Décor  : Un  cloître  avec  son 
déambulatoire. 

Tournage  : 3°  semaine. 


AU  MONTAGE 

La  Française  au  Service  de  la 
Nation. 

Ce  film,  consacré  à l’activité 
de  la  femme  française  dans  tous 
les  domaines  de  la  vie  nationale , 
est  produit  par  la  Société  Le 
Film  Educatif.  Actuellement  en 
cours  de  sonorisation,  il  sera 
bientôt  prêt  à « servir  » sur  les 
écrans  de  France  et  du  monde. 


Lundi  3 mai,  Pierre  Caron  a 
tourné  la  fin  des  décors  plantés 
ici  pour  Ils  étaient  Cinq  Per- 
missionnaires. 

11  s’est  ensuite  installé  à Epi- 
nay. 


FRANCŒUR 


Parade  en  Sept  Nuits. 

Réal.  ; Marc  Allégret. 

Ved.  du  prologue  et  de  l’épilo- 
gue : Julien  Carette,  Alcover  et 
le  chien  Pipo. 

Scènes  écrites  par  René  Le- 
fèvre. 

Décors  : Une  fourrière  de  pro- 
vince, la  cour  d’une  maison 
bourgeoise  proche  la  fourrière. 

Tournage  : 5e  semaine. 

Prod.  S.  C.  C. 


M.  BRERAULT  ACHEVE 
NOUS  AUSSI, 

LES  FEMMES  » 


.1/.  Jean  Brérault,  de  la  Sec- 
tion Cinématographique  de  l’Ar- 
mée. achève  le  montage  du  film 
Nous  aussi,  les  Femmes,  qui  sera 
présenté  et  largement  diffusé  ]>ar 
le  Ministère  du  Travail.  M.  Char- 
les Pomaret  a donné  son  haut 
patronage  à cette  réalisation,  qui 
présente  (méthodes  et  résultats ) 
le  Centre  de  reclassement  pro- 
fessionnel de  l’avenue  PhVinpe- 
Auguste  et  le  Centre  scientifique 
de  la  main-d’œuvre  de  la  rue 
Paul-Chantard.  P.  M. 


LA  MUSIQUE 
DE 

« PARADE  EN  7 NUITS  » 
SERA  COMPOSEE  PAR 
SEPT  GRANDS  MUSICIENS 
FRANÇAIS 


L’originalité  de  son  scéna- 
rio, écrit  et  dialogué  par  Mar- 
cel Achard,  René  Lefèvre, 
H. -G.  Clouzot  et  Carlo  Rim,  la 
diversité  de  son  interprétation 
groupant  une  liste  impres- 
sionnante de  comédiens,  sont 
déjà  des  atouts  pour  « Para- 
de en  Sept  Nuits  ». 

Ajoutons  que,  sous  l’impul- 
sion du  grand  violoniste  Jac- 
ques Thibaut,  la  S. C.C.  a con- 
fié à sept  des  meilleurs  musi- 
ciens français  la  partition  des 
sketches. 

La  musique  de  « Parade  en 
Sept  Nuits  » sera  donc  com- 
posée par  Reynaldo  Hahn, 
Georges  Auric,  Darius  Mi- 
Ihaud,  Arthur  Honegger,  Ger- 
m a in  e Tailleferre,  Louis 
Beydts  et  Marcel  Delannoy, 
imposante  réunion  des  talents 
français  les  plus  éclatants  et 
aussi  les  plus  variés. 


COMMUNIQUÉ 


La  Société  Liberty-Films, 
92,  Champs-Elysées,  nous  in- 
forme que  les  films  dont  les 
litres  : 

Mam’zelle  Spahi, 

Le  Prince  Jean, 

Le  Vertige, 

Un  Fil  à la  Patte. 

5*  Empreinte, 
Bourrasque, 

sont  en  distribution  depuis  le 
14  février  dernier  à la  Socié- 
té Miks-Films,  93-95,  rue  La 
Roétie.  Tél.  : Ely.  75-12. 


rXXXXXXXXXXXXXXXXXXlXXTl 


EXXXXXJ 


PETITES  ANNONCES 


DEMANDES  D’EMPLOI 


Chef  de  poste,  opérateur- 
dépanneur,  références  premier 
ordre  dans  le  métier,  cherche 
emploi. 

Ecrire  M.  Mathieu,  12,  rue  B. 
Gaillard,  Vaux-Le  Pénil  (Seine- 
el-Marne). 

M.  Jean  Desurmont,  directeur 
Office  Technique  du  Cinéma 
Familial  de  Lille,  cherche  em- 
ploi, distribution  ou  exploita- 
tion. 

Ecrire  M.  Desurmont,  « La  Sa. 
gesse  »,  rue  de  Brie,  Jauzé  (Ille- 
et-Vilaine). 

Opérateur  cherche  emploi 
remplacement. 

Ecrire  n°  140. 


Française,  propriétaire-di- 
rectrice, cinéma  région  est, 
cherche  situation  analogue  ou 
autre. 

Ecrire  n°  141. 


DIVERS 


L’Office  Technique  du  Ci- 
néma Familial,  précédemment 
13,  rue  Faidherbe  à Lille  (Nord), 
est  transféré  momentanément  à 
La  Sagesse,  rue  de  Brie,  Jauzé 
( Ille-et-Vilaine). 


RECTIFICATION 


C’est  M.  Ravenaz  et  non  Rose- 
nave  qu’il  fallait  lire  dans  l’écho 
consacré  à C.  M.  Film. 


FArtEUlLS 

POUR  AVOIR  LES  MEILLEURS  PRIX 
DANS  LA  MEILLEURE  FABRICATION 

CONSULTEZ  SANS  (HÉSITER 

CINÉ- SIÈGES 

45,  RUE  DU  VIVIER  à AUBERVILUERS  (Seine) 

Téléphone  : FLANDRE  ;çl-08 


DEUIL 

Nous  apprenons  la  mort  du 
dessinateur  affichiste,  notre  ami 
Rinaldo,  tué  sur  le  champ  de 
bataille. 

Que  sa  famille  veuille  bien 
irouver  ici  l’assurance  de  notre 
profonde  affliction. 


Louis  Jouvet 
dans  Untel  Père  et  Fils, 
de  J.  Duvivier. 

( transcontinental -Columbia) 


ANALYSE  ET 
CRITIQUE  DES  FILMS 


De  la  Ferraille 
à l’Acier  victorieux 


Réalisation  : Et.  Laitier. 
Musique  : G.  Auric. 
Longueur  : 250  mètres. 


Reportage  rapide,  nerveux, 
puissant  sur  Ea  collecte  et 
l’utilisation  des  ferrailles  qui, 
livrées  par  les  particuliers, 
les  administrations,  etc.  sont 
centralisées  par  les  soins  du 
Groupement  d’importation  -A 
d’Acliat  des  Ferrailles,  pour  9e 
ré-emploi  par  l’Armement.  Re- 
marquables vues  d’usines, 
courtes  et  puissantes;  plu- 
sieurs d’entre  elles  représen- 
tent des  prouesses  de  prise 
de  vues,  notamment  celles  de 
Sa  matière  en  fusion  à l’inté- 
rieur des  fours  Martin.  Le 
commentaire,  sans  grandilo- 
quence ni  vains  effets  de  lit- 
térature dit  bien  l’importance 
et  l’étendue  de  cet  effort  ca- 
pital pour  la  défense  natio- 
nale. Le  début  du  film  montre 
les  boys-scouts  pratiquant  le 
ramassage  des  ferrailles  avec 
tout  l’entrain  de  leur  jeunesse 
et  de  leur  ardeur.  — P.  M. 


2Jillllll!!lllillilllll!lilllllllillllllllllllll!llllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll!!illlllllllHIII!i:il||!llllll|||||||||||||||||||||||||||||||||||ii!lllllll  llllillliMIIIIIIIIIÜIÜIIHIIi'IilliilliillllülflHIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIlilllllllillilillllüll'lllllllüllillINIIIIIiMIN;  (g 


FILMS  ALBATROS 


Avenue  Vion  Whitcomb 
PARIS-16» 

Tél.  : Jasmin  18-96 


ILFORD 

= 

ijggi L 

Pellicule  vierge 

| 

Agents  Exclusifs 

ÊÊ 

LIBRE 

LIBRE 

WELLINGTON  & WARD  S.  A. 

52,  rue  de  Dunkerque 
PARIS-IX* 

l 

37,  Avenue  des  Champs-Elysées 
PARIS  (VIIIe) 

Tél.  : Trud.  83-82. 

= 

Téléphone  : Balzac  40-38 
Cailles  : I.EREBEN-PARIS 

Télégr.  : Wellward. 

Ej 

lll!lllllllllll!llllllllll!!lll!llllllllllllllllllllllli!llll!IIIIIIIIIIIIIIIIIIHIIIIIII!llllllllllllllllllllll!]lllllllllllllllllll!Hllllliinii  = 


MATERIEL  MODERNE  - TRANSPORTS  - DOUANES 


ECRANS 

Superdiaphonic 

Ingnifugés 

Henry  DEBIEVRE 

1,  rue  Laffitte,  PARIS 
Tél.  : Tait.  45-66 


EN  PREPARATION 


C.T.M.C. 

320,  rue  Saint-Honoré 
PARIS  (Ier) 

Téléphone  : Opéra  24-91 


APPAREILS  SONORES 

ELECTROPHONIC 
« SUPER-PHONIC  » 

SALLE  DE  VISION 
AUDITORIUM 
MATERIEL  COMPLET 
POUR  CINEMAS 


SJtlLA 

— USiME  a LABRUGUÎÈRE  .TARN 


CONTROLES  AUTOMATIQUES 

39,  avenue  George-V 

(entrée  17,  rue 
Quentin-Bauchart) 

Téléphone  : Balzac  47-95 


51 


MICHAUX;  GUERIN 


TRANSPORTS  EXTRA  TAPtOES  &£  fllMS 
2. RUE  DE  30CR0Y 

Trudaine  72-81  (7  lignes) 

Permanent  nuit  et  jour. 


Rapid  Universal  | 
Transport  | 

Tél.  : Trud.  01  -50  = 


TRANSPORTS  5 
RAPIDES  DES  FILMS  | 
TOUTES  DIRECTIONS  = 


2,  rue  Thimonnier  | 

PARIS  (IXe)  | 

illlll  SIIIIIIIIIIË 


lmp-  de  La  Cinématographie  Française,  29,  rue  Marsoulan,  Paris. 


’ - Gérant  : P.  A.  Harlé. 


Scanned  from  the  collection  of 
The  Muséum  of  Modem  Art 
Department  of  Film 


Coordinated  by  the 

Media  History  Digital  Library 
www.mediahistoryproject.org 


Funded  by  a donation  from 
Russell  Merritt